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analalyse d'un projet de création d'une savonneri moderne à Kinsenso

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par Lydie MVUNZI
ISP/GOMBE (article ) -  2008
  

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ANALYSE D'UN PROJET

DE CREATION D'UNE SAVONNERIE MODERNE A KINSESO

Par

Lydie MVUNZI TSANGA

Assistante à l'ISP/Gombe

Résumé :

Introduction

Depuis quelques décennies ; la République Démocratique du Congo est plongée dans une crise qui paralyse tous les secteurs de la vie sociale.

Le pays est considéré comme étant l'un des plus pauvres du monde ;il s'agit du nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté et cela malgré son riche potentiel agricole, minier, hydrographique , etc.

Cette pauvreté qui n'épargne aucun milieu est très accentuée dans les zones rurales et dans la périphérie de grandes villes au regard de certains indicateurs tels que la nutrition, l'hygiène, la santé et l'éducation.

De plus, cette situation pèse énormément sur les jeunes, les enfants et encore plus sur les femmes.

Cette triste réalité est vécue dans les milieux ruraux et péri- urbains de notre pays. C'est le cas dans la commune de Kinseso. Cette entité administrative faisant partie de la Ville de Kinshasa est l'une des communautés urbaines les moins nanties de la capitale. En effet, la majorité de sa population n'a pas accès aux biens et services qui pourraient améliorer son niveau de vie : infrastructures de base inexistantes ; absence d'unités de production ; énergie insuffisante (eau et électricité), enclavement (pas de routes), pas de communication avec les autres communes ; etc.

La conséquence de cette situation est que la population dont la grande partie est au chômage, s'adonne à des activités informelles, d'autosubsistance, elle est dans l'insécurité alimentaire et l'extrême vulnérabilité.

Implanter une unité de production dans cette Commune pourrait résoudre tant soit peu le problème d'emplois, de redistribution des revenus. C'est dans ce cadre que nous avons pensé à un projet ; celui de l'implantation création d'une savonnerie moderne à Kinsenso.

Cependant ; la réalisation d'un tel projet peut susciter plusieurs interrogations :

- comment évaluer son impact quantitativement et en termes du nombre d'emploi ?

- quelle est l'opportunité d'un tel projet ?

- - Notre hypothèse de départ est que cette unité de production serait très importante et pourrait jouer un rôle dans le développement socio-économique de la Commune de Kinseso en particulier et du pays en général par la création d'emplois et la redistribution des revenus avec comme corollaires la baisse du chômage, le soulagement de la misère et l'amélioration du bien-être social.

L'existence de la savonnerie pourrait avoir des effets d'entraînement en amont (installation des usines, rétablissement de fourniture en eau et en électricité) et en aval (la vente des produits favoriserait la construction des routes et le désenclavement de la Commune).

Nous voulons développer ce travail en s'articulant autour de trois axes suivants :

- le calcul du coût du projet ;

- la détermination de la rentabilité ;

- l'impact socio - économique.

1. Détermination du coût du projet.

Nous traitons de la détermination du montant de l'investissement ; du plan de financement ; des conditions de financement et de l'échéancier de remboursement du crédit.

1.1. Détermination du montant de l'investissement

Il s'agit ici de déterminer le coût de l'investissement en termes d'immobilisations (équipements, machines et autres immobilisations), d'acquisition des droits et de besoins permanents en fonds de roulement, de frais de 1er établissement. En d'autres termes, il s'agit d'évaluer l'ensemble des dépenses directes et indirectes nécessaires à la réalisation du projet (J. Barreau, 2004, p. 335).

a. Equipements et machines.

C'est le principal outil de production qui permet d'obtenir le savon. Il comprend le réacteur, les cuves conventionnelles, le malaxeur, les tanks d'alimentation, le séchoir, la coupeuse, l'estampeuse. Ces équipements et machines seront importés, leur coût total d'achat sera égal au prix d'achat majoré des taxes d'entrée et des autres frais accessoires.

b. Autres immobilisations

On compte parmi les immobilisations, les terrains, les bâtiments, les matériels roulants les mobiliers de bureau, etc. Ces derniers doivent être couverts ou protégés par des droits.

c. Acquisition des droits

Pour les obtenir ; il faut s'octroyer des documents :

acquisition de brevets, de licences, de droits de concession, procédés de fabrication de savon, etc.

La création d'une usine exige des fonds permanents.

d. Besoins permanents en fonds de roulement

C'est le volume minimum des capitaux engagés en permanence dans les matières et fournitures, les charges du personnel, etc.

A titre indicatif le tableau n°1  ci-après concrétise notre pensée :

Tableau n°1  : Estimation du coût du projet en $ us.

Désignation

$

1

* Equipements & machines

Prix d'achat

+ Taxes d'entrée

+ Frais accessoires d'achat

100.000

2

Autres immobilisations

40.000

3

Frais de 1er établissement

10.000

4

Fonds de roulement

- Matières et fournitures (20000)

- Charges du personnel (20000)

- charges administratives (10000)

50.000

 

SOUS - TOTAL

200.000

5

Imprévus 5%du sous-total

10.000

 

TOTAL

210.000

Source : Tableau élaboré par nous sur base des informations récoltées sur terrain.

Interprétation :

Le tableau ci-dessus donne le coût de l'investissement en termes d'équipements, du volume minimum des capitaux engagés en permanence dans les matières et fournitures ainsi que les charges du personnel.

I.2. Plan de financement.

Ce plan détermine les besoins de financement c'est-à-dire le coût total du projet, l'origine et les conditions de financement (échéances, taux d'intérêt, délai de remboursement, etc.).

Etant donné que la majorité des pays en voie de développement ne disposent pas d'assez de devises pour financer les importations des biens d'équipement ; ils recourent à des sources de financement étrangères, le plus souvent sous forme d'un prêt à moyen ou à long terme.

C'est dans ce cadre que le projet pourrait recourir à un prêt à moyen terme accordé par la Banque Africaine de développement (BAD) sous forme d'importation du principal outil de production et d'autres matériels.

Celle-ci a ses exigences.

I.3. Conditions de financement.

Après négociation, la BAD octroie son crédit aux conditions suivantes :

- montant du crédit $ US 210.000

- taux d'intérêt : 10%

- durée : 5 ans dont un an de différé partiel

- garantie : hypothèque d'un immeuble appartenant au

promoteur du projet.

Il faut aussi rembourser ces prêts à des échéances précises.

I.4. Echéancier de remboursement du crédit.

Le tableau n°2  ci-dessous décrit un exemple concret.

Tableau n°2 : échéancier de remboursement

Année

Principal restant

Remboursement du principal

Intérêts

Annuités

1

210.000

-

21.000

21.000

2

210.000

52.500

21.000

73.500

3

157.500

52.500

15.750

68.250

4

105.000

52.500

10.500

63.000

5

52500

52.500

5.250

57.750

 

-

210.000

73.500

283.500

Source : élaboré par nous sur base des conditions d'octroi du crédit.

Interprétation (à titre indicatif pour la 1ère année) :

- A la 1ère année, le montant principal restant à rembourser est de 210 .000$ ;

- Rien n'a été payé à cause de la durée du crédit de 5 ans dont 1 an de différé partiel ;

- 21.000$ représentent l'intérêt calculé au cours de cette année au taux de 10%.

Dans un projet ; lorsque la première étape est conçue il faut décrire la suivante : prévision de la rentabilité.

2. Détermination de la rentabilité du projet.

Pour déterminer la rentabilité, il faudrait considérer plusieurs paramètres :

- la somme ou le montant investi (coût du projet)

- la série des flux nets annuels de liquidités ou cash flows

- la durée de vie économique de l'investissement,

- les mécanismes d'actualisation,

- le profil de survenance des flux de liquidités dans le temps.

C'est à travers l'étude financière que l'investisseur devra apprécier la rentabilité des capitaux à engager pour le financement du projet, la rentabilité étant le surplus actualisé net dégagé par un investissement par rapport au montant investi.

A cet effet, plusieurs indicateurs sont utilisés notamment la valeur actuelle nette, le taux interne de rentabilité, le délai de récupération du capital investi, etc.

2.1. La Valeur Actuelle Nette (VAN)

Cette méthode compare la somme actualisée des flux nets de liquidités au montant investi, c'est donc la différence entre les deux grandeurs. Elle est aussi appelée profit net, goodwil ou bénéfice actualisé.

La valeur actuelle nette est la différence entre les cash flows actualisés à la date 0 et le capital investi. Le taux d'actualisation utilisé est le taux de rentabilité minimum exigé par l'entreprise (J. Barreau, op. Cit, p. 341).

Elle est donnée par la formule suivante :

Ft

(1+i)t

VAN =

où Ft = cash flows ou flux nets de liquidité.

i = taux d'actualisation

t = année

Il faudrait noter que l'investissement est un flux négatif car il s'agit d'une sortie de trésorerie.

Le critère de décision est que l'investissement est rentable si la VAN est positive.

Un projet est autant plus intéressant que sa valeur actuelle nette est plus grande (J. Barreau, op. Cit, p. 342).

Plusieurs éléments interviennent dans le calcul des cash flows (le chiffre d'affaires, les différentes charges, les résultats brut et net) , voilà pourquoi nous allons commencer par estimer tous ces éléments dans un compte d'exploitation prévisionnel à l'aide de certaines hypothèses de base formulées à cet effet.

Tableau n° 3 compte d'exploitation prévisionnel en $us

Années/Rubriques

1

2

3

4

5

Chiffe d'affaire

Charges d'expl.(61-66)

500.000

140 000

550.000

168 000

600.000

201. 600

650.000

241. 920

700.000

290.304

Marge bénéficiaire

360.000

382.000

398.400

408.080

409.696

Frais financiers

Amortissements

21.000

15.000

21.000

15.000

15.750

15.000

10.500

15.000

5.250

15.000

RBE= marge

Bénéficiaire-

Frais fin

amortissement

324.000

346.000

367.650

382.580

389.446

Impôt 40 %

129.600

138.400

147.060

153.032

155.778

RNE= RBE- impôt

194.400

207.600

220.590

229.548

233.668

Cash flows = RNE

+ Amortissements

209.400

222.600

235.590

244.548

248.668

Source : Tableau élaboré par nous sur base des hypothèses suivantes :

1. Le chiffre d'affaires estimé à $ 500.000 accroît chaque année

de $ 50.000.

2. Les charges d'exploitation estimées au départ à $140.000 accroissent de 20% par an.

3. Amortissement constant (10 %) sur la valeur totale des immobilisations ;

4. RBE = Résultat brut d'exploitation ;

5. RNE = Résultat net d'exploitation.

Compte tenu des cash flows calculés dans le tableau ci-haut, la VAN va se calculer comme suit :

VAN = Ft Si i = 10 %

(1+i) t

VAN= -210000+209.400 + 222.600 + 235.590 + 244.548 + 248.668

(1,1)1 (1,1)2 (1,1)3 (1,1)4 (1,1)5

VAN= $ 662.766

Interprétation : La VAN est positive, ce qui veut dire que le projet est rentable car les cash flows générés par l'unité de production sont supérieurs aux dépenses d'investissement à effectuer, ce qui permettra de rembourser le capital emprunté et les intérêts.

2.2. Le taux de rentabilité (TIR)

C'est le taux auquel il faudrait actualiser les recettes annuelles de l'investissement pour que la somme actualisée de recettes soit égale au capital investi, d'où le TIR se calcule comme suit :

0 = I + Ft ou I = Ft ou r= TIR

(1+r)t (1+r)t

Par tâtonnement le TIR peut être calculé comme suit :

210.000 = 209.400 + 222.600 + 235.590 + 244.548 + 248.668

(1+r)1 (1+r)2 (1+r)3 (1+r)4 (1+r)5

TIR = r = 63%.

Le taux interne de rentabilité est un outil de décision à l'investissement. Dans ce cas d'espèce ce taux de 63% qui est largement supérieur au taux du marché (10%) nous fait dire que le projet sera rentable.

Apres avoir déterminé la rentabilité du projet ; il est important d'estimer le délai au bout duquel le capital investi pourrait être récupéré c'est-à-dire la durée de vie à la fin de laquelle il peut présenter une valeur résiduelle.

2.3. La durée de récupération du capital investi (DRCI)

C'est le temps de récupération du capital investi.

Afin d'évaluer les gains attendu il est nécessaire de connaître la durée d'exploitation du projet. En principe il s'agit de la durée de vie économique, mais celle-ci étant difficile a prévoir on lui substitue la durée d'amortissement (J. Barreau, op. Cit, p.348)

DRCI=

investissements

Cash flows actualisés moyens

Cash flows actualisés = 209.400 +222.600 + 235.590 +244.548 + 248.668

1,1 1,12 1,13 1,14 1,15

= 872.766

Cash flow actualisé moyen = 872.766 = 174.553

5

DRCI=

210.000 = 1,2 à peu près 1 année.

174.553

Interprétation : le capital investi devra être récupéré dans une année,

donc projet rentable.

L'appréciation de la viabilité financière du projet ne suffit pas, il faut également en évaluer l'impact sur le bien être de la population cible.

3. Impact socio- économique du projet

C'est l'appréciation de la contribution du projet au développement économique ou au bien-être de la communauté bénéficiaire. Il existe plusieurs méthodes permettant d'évaluer cet impact, mais nous allons nous focaliser dans le cadre de ce travail sur la méthode dite « des effets ».

3.1. Description de la méthode des effets

Il s'agit de comparer la situation économique « sans » le projet et la situation économique « avec » le projet au niveau macro-économique pour l'ensemble des agents directement et indirectement affectés.

Cette méthode apparaît avant tout comme une méthodologie de description de l'impact d'un projet sur le plan socio-économique

Tablant sur les prix du marché, cette méthode n'utilise pas des critères rigoureux pour juger cet impact laissant ainsi au décideur les soins d'apprécier la description qui lui est faite des transformations introduites dans l'économie (A. Bussery, B. Chartoi, 1979, p.55).

La démarche utilisée par la méthode (méthode des effets) consiste à :

- analyser le projet du point de vue de l'entrepreneur ;

- analyser l'insertion du projet dans l'économie ;

- évaluer économiquement le projet.

3.2. Analyse du projet du point de vue de l'entrepreneur

C'est l'évaluation financière du projet qui s'intéresse à la rentabilité des capitaux investis et à la capacité des ressources générées de prendre en charge l'exploitation, de rembourser les emprunts contractés et de dégager un surplus suffisant (cfr analyse de la rentabilité dans les paragraphes précédents).

3.3. Insertion du projet dans l'économie

Il s'agit ici de présenter les comptes d'exploitation prévisionnels du projet en termes de la comptabilité nationale. Les effets directs du projet seront déterminés en ventilant le chiffre d'affaires en :

- importations CIF directes (Cost, Insurance and Freight représente le prix d'un échange commercial comprenant les coûts nécessaires à l'acheminement jusqu'à la frontière nationale);

- consommations intermédiaires produites localement (tous les biens et services utilisés au cours de la production à l'exclusion des actifs fixes dont la consommation est enregistrée comme consommation du capital) ;

- valeur ajoutée directe (valeur créée par un agent économique).

Il existe également des effets indirects en amont du projet qui concernent principalement les fournisseurs du projet qui augmentent leur production pour satisfaire la demande du projet en consommations intermédiaires produites localement.

A défaut de disposer des statistiques sur les importations CIF, dans le cadre de cette étude nous n'allons déterminer que la valeur ajoutée.

3.3.1. Calcul de la valeur ajoutée(VA)

Cette valeur ajoutée se calcule à partir du compte d'exploitation prévisionnel en déduisant de la production finale (chiffre d'affaires) les consommations intermédiaires (les comptes 61,62, 63). Nous allons émettre l'hypothèse selon laquelle les consommations intermédiaires représentent la moitié des charges reprises dans le compte d'exploitation prévisionnel.

Tableau n° 4 : calcul de la VA en $ US

Année /Rubrique

1

2

3

4

5

chiffre d'affaires

500.000

550.000

600.000

650.000

700.000

Consommations intermédiaires

70.000

84.000

100.800

120.960

145.152

Valeur ajoutée

430.000

466.000

499.200

529.040

554.848

Source : Tableau établi par nous sur base du compte d'exploitation prévisionnel et

de l'hypothèse émise.

Les ménages, les entreprises, l'Etat et le reste du monde sont les principaux bénéficiaires de la valeur ajoutée du projet.

3.3.2. Répartition de la valeur ajoutée entre les bénéficiaires

Le tableau n°5  présente la valeur ajoutée pour les cinq années d'exploitation.

Tableau n°5 : répartition de la VA entre les bénéficiaires ($ US)

Année/Rubrique

1

2

3

4

5

MENAGES

-salaires

20.000

24.000

33.600

40.320

48.384

ENTREPRISE

dot. aux amort.

RNE

Autres charges

15.000

203.400

35.000

15.000

217.000

45.000

15.000

229.590

52.200

15.000

238.548

65.640

15.000

242.668

81.758

ETAT

impôt s/ bén.

135.600

144.000

153.060

159.032

161.778

RESTE DU MONDE

- frais financiers

21.000

21.000

15.750

10.500

5.250

TOTAL

430.000

466.000

499.200

529.040

554.848

Source : Tableau élaboré par nous sur base du tableau de calcul de la VA.

Légende :

- dot. aux amort. : Dotations aux amortissements

- RNE : Résultat Net d'Exploitation

- Impôts s/bén. : impôts sur le bénéfice

La répartition précédente peut -être interprétée à l'aide des ratios comme repris dans le tableau ci- après :

Tableau n°6 : ratios de la VA en %

Année/ rubrique.

1

2

3

4

5

moyenne

Ménages

4,65

5,15

6,73

7,62

8,72

6,57

Entreprise

60,33

60,64

60,66

61,47

62,26

61,07

Etat

30,14

29,70

29,5

28,93

28,08

29,27

Reste du monde

4,88

4,88

3,16

1,98

0,95

3,17

Total

100

100

100

100

100

100

Source : Tableau élaboré par nous sur base du tableau précédent

Interprétation :

De ce tableau n°6,  il ressort en moyenne que :

- les ménages recevraient 6,57% de la valeur ajoutée à titre de salaire, supplémentaire qu'ils n'avaient pas avant l'implantation de la savonnerie ;

- l'entrepreneur initiateur du projet recevrait 61,07% de la valeur ajoutée comme rémunération des capitaux investis ;

- l'Etat recevrait 29,27% comme revenu supplémentaire ;

- le reste du monde reçoit 3,17% comme intérêts sur capitaux prêtés.

Au regard de ces ratios, nous pouvons conclure que l'essentiel de la valeur ajoutée pourrait être utilisée par les agents économiques nationaux (ménages, entreprise, Etat) avec 96,83% ; ce qui constitue une contribution importante à l'économie nationale.

Cette situation profite plus particulièrement à l'entreprise avec 61,07% ; celle-ci peut s'autofinancer et réinvestir sans difficulté de financement.

3.4. Evaluation économique du projet.

Il est nécessaire de connaître pour chaque année du projet la valeur ajoutée supplémentaire (VAS) engendrée en phases de fonctionnement et considérer les dépenses d'investissement. Du rapprochement de ces deux éléments, l'évaluation économique par la méthode des effets pourrait être faite en utilisant les critères ci- après tels que suggérés par WIENER (1985, pp. 141-142)

a. Taux de rendement pour la collectivité (TRC) :

TRC = VAS où VAS = moyenne de la V.A.

I

I = investissement

VAS = 495.818 TRC = 495818 x 100 = 236%

210.000

I = 210.000

Le TRC est supérieur au taux du marché, ce qui veut dire que le projet est bon pour la collectivité.

Apres avoir déterminé la rentabilité du projet pour la collectivité ; il est également important d'estimer le temps au bout duquel le capital investi pourrait être récupéré par la collectivité.

b. Délai de récupération du capital investi du point de vue de la collectivité (DRCIC).

DRCIC = I = 210.000 = 0,42

VAS 495.818

Le délai relativement très court, c'est qui implique que le projet est bon pour la collectivité.

Les indicateurs utilisés dans l'appréciation de ce projet tant du point de vue financier que de la collectivité montrent qu'il est possible de créer une savonnerie et s'attendre à une rentabilité.

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