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Marchés financiers et croissance économique : Impact des bourses de la Zone Franc CFA sur la croissance économique des PAZF à long terme

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par Charles-arthur Londo Pango
ESLSCA ( Ecole Supérieure Libre des Sciences Commerciales Appliquées) - Mastère Spécialisé : Banque-Finance-Assurance 2008
  

Disponible en mode multipage

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Mémoire de fin de cycle

Auteur : M. LONDO PANGO Charles-Arthur Master Spécialisé : Banque-Finance-Assurance

École Supérieure Libre des Sciences Commerciales Appliquées (ESLSCA) École Privée reconnu par l'État.

Fondé en 1949.

Tuteur : M. Georges Castel Directeur des études de l'ESLSCA

Thème : Marchés financiers et croissance économique

Sujet : Impact des bourses des Valeurs Mobilières de LIBREVILLE et d'Abidjan sur les économies des pays des deux sous -ensembles de la zone monétaire Franc CFA à long terme.

Résumé

Les États Africains semblent aujourd'hui résolument engagés dans la voie de la modernisation de leurs économies, modernisation rendue nécessaire par le contexte de mondialisation ambiant. L'une des voies qu'emprunte ce processus de modernisation est le marché financier qui, outre le fait qu'il est un instrument de développement des entreprises, impose également aux États et aux entreprises tant des obligations morales et déontologique que des contraintes financières et technologiques. Ces exigences, loin de constituer des obstacles, reflètent plutôt l'allure des défis qui sont ceux des dirigeants Africains d'aujourd'hui et de demain, défis qui du reste peuvent et doivent être surmontés .Les résultats déjà enregistrés jusqu'ici prouvent qu'avec un peu de volonté politique, l'intégration Africaine pourra se faire, les marchés étant l'une des voies les plus prometteuses. Ce mémoire vise à valider l'existence d'un lien entre, d'une part, le développement des activités d'intermédiation financières et le développement économique et, d'autre part une politique monétaire expansionniste et la croissance ; Des nombreux travaux théoriques ont montrés que l'intermédiation financière est susceptible d'avoir des effets positifs sur la croissance. Par leurs capacités d'expertises spécifiques et leur accès privilégié à l'information, les banques sont à même d'assurer un financement optimal des projets d'investissements système financier développé est alors capable de jouer sur la croissance par trois canaux distincts que nous développerons au cours de notre exposé.

Les conséquences du développement de la finance sur le secteur réel dépendent du niveau de développement de l'économie. Un système très développé dans une économie qui l'est moins pourrait être prédateur de ressources. A contrario, un système financier inefficient dans un pays en développement peut perpétuer le sous-développement et plonger le pays dans le cercle vicieux d'un piège à pauvreté.

Quel peut alors être le rôle de l'État ?

Une action de politique monétaire est-elle capables de répondre aux insuffisances des systèmes financiers ?

Quel est le lien entre l'intermédiation financière, la politique monétaire et la croissance ? Comment la politique monétaire est-elle susceptibles de modifier l'évolution à long terme d'une économie ?

Introduction :

L'idée d'un lien entre les marchés financiers et la croissance économique n'est pas du tout récente ; des auteurs tels que : Bagehot ; Schumpeter ; Gurley et Shaw sont les premiers à la mettre en évidence. Mais, il a fallu attendre les travaux des économistes tels que :

- Davis (1965)

- Cameron (1967)

- Sylla (1969)

Pour donner un contenu empirique à cette idée ; trois positions différentes dans la littérature semble marquer le rapport entre système financier et croissance économique.

D'abord, certains auteurs pensent que le système financier à un impact positif sur la croissance économique .En effet, Walter Bagehot en 1973 et John Hicks en 1969 montrent le rôle critique qu'a joué le système financier dans l'essor de l'industrialisation de l'Angleterre en facilitant la mobilisation du capital.

Joseph Schumpeter quant à lui souligne que lorsque les banques fonctionnent bien, elles encouragent l'innovation technologique en identifiant et en finançant les entrepreneurs avec un grand potentiel innovateur.

Il existe aujourd'hui une littérature empirique extensive qui prouve la robustesse du lien croissance économique et développement financier (Levine, 1997) ; D'un point de vue théorique, une littérature montante argumente que les marchés financiers procurent des services qui dopent la croissance économique ;

- Greenwood et Smith en 1997 montrent quant à eux qu'un marché boursier développé peut réduire le cout de la mobilisation de l'épargne et de cette façon faciliter l'investissement productif.

- Levine en 1991 ; Bencivenga, Smith et Sarr (1996) trouvent que la liquidité du marché boursier est importante pour la croissance ; En effet, une liquidité renforcée facilite donc l'investissement dans les projets de long terme dont la rentabilité est plus élevée et stimule la croissance économique.

Cette liquidité s'explique par le fait que les agents économiques pourraient être amenés à garder moins d'épargne sous forme de biens métalliques, fonciers, ou de consommation durables et d'argent au profit d'autres biens tels que : Les actions et les autres titres.

Des travaux encore plus récents vont dans le même sens en montrant que le développement des structures financières comme la liquidité des marchés boursiers est liée à une croissance économique élevée selon : Rousseau et Wachtel en 2000.

Ensuite, d'autres auteurs comme Joan Robinson en 1952 pensent que c'est plutôt la croissance économique qui draine le système financier .Le développement économique créerait donc des demandes de types particuliers auxquelles répond le système financier en se développant.

Le développement des marchés financiers peut être donc interprété comme le résultat des demandes exprimées par le secteur productif ; La causalité vue précédemment est alors inversée :

- Le processus de croissance exige de nouveaux modes de financement, ce qui provoque le développement des marchés financiers.

Enfin, certains économistes ne croient pas qu'il y ait une relation importante entre le système financier et la croissance économique ; Ainsi, Robert Lucas en 1988, pensent que le rôle des facteurs financiers dans la croissance économique est exagéré.

Mayer (1988) affirme quant à lui qu'un marché boursier développé n'est pas important pour le financement des entreprises ; De même, pour Stieglitz(1 985 ; 1993) allant dans le même sens affirme que la liquidité des marchés financiers n'a pas d'impact sur le comportement des gestionnaires de compagnies d'assurance ,des opérateurs en bourse, des banques et des sociétés d'investissement en bourse , et donc n'exerce pas un certain control corporatif.

La plupart des économistes du développement sont également sceptiques quant au rôle du système financier dans la croissance économique.

Il faudra cependant souligner qu'on note dans la littérature une prépondérance des travaux aussi bien théoriques qu'empiriques qui suggèrent une relation positive entre développement financier et croissance économique.

Le but de ce mémoire n'est pas de confronter les thèses et les antithèses sur la relation entre le développement financier et la croissance économique ; mais plutôt de démontrer l'avantage que peut procurer la financiarisation d'une économie sur le processus de développement des économies faibles en général et particulièrement de l'économie du Gabon avec le lancement des activités de la Bourse des Valeurs Mobilières d'Afrique Centrale (BVMAC).

Nous définirons dans un premier temps le rôle et les fonctions d'un marché financier ; Puis dans un second temps nous nous poserons la question savoir quelle sera l'impact des Bourses de Valeurs Mobilières de Libreville et d'Abidjan sur la croissance économique des Pays Africains de la Zone Franc (PAZF) à long terme ?

Il s'agit de comprendre ici à travers une approche fonctionnelle le rôle du système financier dans la croissance économique. Nous verrons essentiellement comment le système financier à partir de ses différentes fonctions peut affecter la croissance économique d'un pays comme le Gabon en fournissant aux entreprises et à l'État les ressources nécessaires au financement de leurs investissements.

En suite, nous ferrons une analyse approfondie des systèmes financiers et bancaires de la Zone UEMOA et de la Zone CEMAC, des situations économique et de l'impact du secteur bancaire dans le processus de développement.

Nous évaluerons l'importance quantitative des marchés boursiers dans la croissance économique en Zone Franc CFA avant d'examiner le lien de causalité qui lie : Développement financier - croissance économique.

I/ Définition et fonctions des marchés financiers

I/ 1- Mobilisation de l'épargne

I/ 2- Acquisition de l'information sur les entreprises et Allocation des ressources.

I/ 3- Exercice de contrôle sur les entreprises

I/ 4- Liquidité

I/ 5- Gestion et diversification du risque

II/ Présentation de la Zone Franc CFA

II/ 1- Situations économique

1.1. Évolution de la situation économique en Zone UEMOA

1.1.1. L'activité

1.1.2. L'inflation

1.1.3. Les finances publiques 1.1.4. La balance des paiements 1.1.5. La dette extérieure

1.1.6. L'intégration régionale 1.1.7. Les perspectives d'avenir

1-2. Évolution de la situation économique en Zone CEMAC

1.2.1. L'activité

1.2.2. L'inflation

1.2.3. Les finances publiques 1.2.4. La balance des paiements 1.2.5. La dette extérieure

1.2.6. L'intégration régionale 1.2.7. Les perspectives d'avenir

II/ 2- Système bancaire et financier

2-1. Les politiques monétaires en Zone UEMOA

2.1.1. Les politiques monétaires en 2007 2.1.2. Les agrégats monétaires

2.1.3. Les résultats de la politique monétaire
2.1.4. Les objectifs de la politique monétaire

2-2. Les politiques monétaires en Zone CEMAC

2.2.1. Les politiques monétaires en 2007 2.2.2. Les agrégats monétaires

2.2.3. Les résultats de la politique monétaire
2.2.4. Les objectifs de la politique monétaire

II/ 3- Les systèmes bancaires

3-1. Le système bancaire de la Zone UEMOA

3.1.1. Présentation du secteur bancaire

3.1.2. Activités des banques

3.1.3. La place des banques dans l'activité économique

3-2. Le système bancaire de la Zone CEMAC

3.2.1. Présentation du secteur bancaire

3.2.2. Activités des banques

3.2.3. La place des banques dans l'activité économique

II/ 4- Financement bancaire et croissance économique 4-1. Rôle d'un système bancaire

4.1.1. Fonctions d'une banque

4.1.2. Spécificités de la relation Banque-croissance économique 4.1.3. Rôle du système bancaire dans la croissance économique 1.3.1. Banque en tant que moniteurs délégués

1.3.2. Banque comme producteurs de l'information 1.3.3. Banque comme fournisseurs de liquidité

4-2. Banque et financement du développement

III/ - Impact des Bourses de Libreville et d'Abidjan sur les économies des deux Zones.

III/ 1- Élargissement des perspectives des entreprises face à leurs besoins de Financement

III/ 2- Solutions au problème de l'étroitesse des fonds propres

III/ 3- Source de financement pour les politiques d'investissement publique Des états membres.

III/ 4- Mesures du développement d'un marché financier et de la croissance Économique.

IV/ - Impact du secteur financier sur la croissance économique.

IV/ 1- Densification et élargissement des circuits financiers locaux IV/ 2- Stimulation de l'épargne intérieure

IV/ 3- Arrêt de la fuite des capitaux vers l'étranger

IV/ 4- Financement du développement

4.1. La fragilité des Finances Publiques

V/ Étude de cas : Gabon ; impact de la Bourse des Valeurs Mobilières d'Afrique Centrale sur la croissance économique à l'horizon 2020 ?

V/ 1- Généralités

1.1. PIB par habitant ; indicateurs sociaux ; répartition de la population Active par secteurs d'activité

1.2. Relations avec la communauté financière internationale

V/ 2- Résumé

V/ 3- Les sources de financement des PME locale

3.1. Financement endogène 3.2. Financement Informel 3.3. Financement bancaire

V/ 4- La mise en place d'un cadre propice au développement des Sociétés Anonymes

V/ 5- Les opportunités offertes

I/ Définition et fonctions des marchés financiers

- Définition

La Bourse tient un rôle économique primordial, car, pour se finance et se développer les entreprises ont besoins d'argent. Elles peuvent émettre des titres, et pour les placer, elles vont trouver des investisseurs sur les marchés financiers ; Les marchés financiers permettent la confrontation de l'offre et de la demande de capitaux. In fine, la demande des capitaux émane des entreprises pour le financement de leurs investissements, de l'État et des collectivités locales ; L'offre de capitaux émane principalement des ménages qui assurent leur consommation future par l'épargne qu'ils constituent et qu'ils apportent au système financier, soit directement ou indirectement par le biais des compagnies d'assurance, des caisses de retraites...

Les marchés des capitaux peuvent donc être considérés comme un système industriel de collecte, de transformation et d'allocation des ressources financières.

- Les fonctions des marchés financiers

La fonction primordiale d'un marché financier est de faciliter une allocation efficace des ressources ; à la fois dans le temps et dans l'espace, et leurs misent en oeuvre dans un environnement incertain.

Cette fonction primaire est subdivisée en fonction de base par Levine :

- Mobilisation de l'épargne

- Acquisition de l'information sur les entreprises et allocation des ressources - Exercice de contrôle sur les entreprises

- Liquidité

- Gestion et diversification du risque

Nous verrons comment ces fonctions affectent la croissance économique à travers des canaux que sont :

- L'accumulation du capital

- L'innovation technologique

Le système financier affecte l'accumulation du capital en touchant le taux d'épargne et la réallocation de cette épargne ; L'innovation technologique concerne l'invention de nouveaux processus de production (Römer ; 1990)

I/ 1- Mobilisation de l'épargne

C'est ce que l'on appelle aussi du pooling, qui peut -être considéré tant du point de vue des entreprises que celui des ménages.

La mobilisation de l'épargne suppose une agglomération du capital des épargnants disparates aux fins d'investissement. En tant que marché primaire, le marché financier permet de lever du capital et de transformer directement l'épargne des ménages en ressources longues pour les collectivités publiques et privées ; En réunissant les épargnes, les marchés financiers élargissent l'ensemble des projets d'investissement réalisables. Étant donné que les projets à rendement plus élevé nécessitent souvent des grandes injections de capital, en mobilisant l'épargne des ménages, les marchés financiers peuvent améliorer l'efficience économique et accélérer la croissance économique. En plus de l'effet direct de la mobilisation des épargnes sur l'accumulation du capital, une mobilisation efficace de l'épargne peut améliorer l'allocation des ressources et accentuer l'innovation technologique selon Bagehot.

En mobilisant efficacement les ressources pour les projets, le système financier peut jouer un rôle crucial en permettant l'adoption de meilleurs technologiques, ce qui favorise la croissance.

I/ 2- Acquisition de l'information sur les entreprises et allocation des ressources. 2.1. Acquisition de l'information sur les entreprises.

Les marchés financiers représentent une mine d'information pour et sur les entreprises. Selon Gros sman et Stiglitz, les marchés financiers peuvent promouvoir l'acquisition d'informations à propos des firmes. L'habiliter à profiter de l'information va stimuler les

investisseurs à la recherche et à la surveillance des firmes. Ces informations agrées sont utiles à la fois pour les investisseurs et les entreprises quelque soit leurs activités. Ces dernières peuvent extraire et analyser ces données et s'en servir pour prendre des décisions d'investissements.

2.2. Allocation des ressources

Par le transfert de l'information, le marché financier facilite la coordination de la prise de décision décentralisé dans les différents secteurs de l'économie. En effet, sur l'ensemble des firmes et des entrepreneurs qui sollicitent du capital, les intermédiaires financiers et les marchés sélectionneront les plus prometteurs. Ainsi, on obtient une allocation du capital plus efficiente et par la, une accélération de la croissance selon Greenwood et Jovanovic (1990). L'allocation des ressources financières que permettent les marchés financiers de plus en plus concurrentiels permettra donc de se rapprocher de l'optimum ce qui se traduit par une accélération du taux de croissance.

I/ 2- Exercice de contrôle sur les entreprises & la mutation des structures de production

Nous soulignerons dans un premier temps comment le système financier améliore la surveillance et le contrôle des entreprises, puis dans un second temps la mutation des structures de production. Nous analyserons en suite comment les dispositions financières suite au monitoring influent sur l'accumulation du capital, l'allocation des ressources et la croissance à long terme.

2.1. Exercice de contrôle sur les entreprises.

Le développement du marché boursier peut avoir une influence sur le contrôle des entreprises ; En effet, pour Diamond et Verrachia (1982), ainsi que Jensen et Murphy en (1990) montrent que les marchés boursiers efficients aident à concilier les intérêts des gestionnaires et ceux des actionnaires.

2.2. La mutation des structures de production

Un marché financier concourt à la mutation des structures de production. Celles-ci se modifient entre autres par l'acquisition d'actifs ou par la prise de contrôle d'autres sociétés. De telles opérations peuvent être financées par l'émission de titres financiers, sans qu'il ne soit nécessaire de faire appel à la trésorerie de l'entreprise.

NB : Les opérations de restructuration par le marché boursier peuvent s'effectuer sous forme d'OPA, d'OPE ou de négociation de bloc de titres.

Emboitant le pas aux grands marchés Anglo-Saxon, la place de paris est le théâtre de bataille boursière très médiatique dont la finalité est la prise de contrôle des sociétés, assumant ainsi pleinement sa fonction de restructuration du tissu économique.

La réduction de l'asymétrie de l'information facilite à son tour le financement externe et une meilleure allocation des ressources selon Sharpe. En terme de croissance à long terme, le système financier qui améliore le contrôle des entreprises tend à améliorer une accumulation plus rapide du capital et la croissance par une meilleure allocation du capital.

I/ 3- La liquidité du marché

La liquidité est la facilité et la rapidité avec laquelle les agents peuvent convertir les actifs en pouvoir d'achat à un prix convenable. Le lien entre la liquidité et la croissance économique fait surface essentiellement parce que les projets à rendement élevé requièrent des engagements financiers à long terme, mais les épargnants n'aiment pas perdre le contrôle de leurs épargnes pour de longues durées. Dans ces conditions, les investisseurs sont prêts à prendre d'avantage de risque et exigent une rentabilité plus faible de leurs investissements, ce qui a pour conséquence que les entreprises peuvent se financer à moindre cout. Ainsi, lorsqu'un système financier n'accroit pas la liquidité, les projets à rendement élevé auront du mal à être financés. Les marchés liquides permettent aux actionnaires de vendre facilement leurs actions, pendant que les firmes ont un accès permanent aux capitaux.

En facilitant les transactions, les marchés financiers réduisent le risque de crédit.

I/ 4- Gestion & diversification du risque.

Hormis la réduction du risque de crédit, le système financier peut atténuer le risque dit : Idiosyncratique ; c'est-à-dire les risques liés aux projets individuels, aux entreprises, aux industries, aux régions, aux pays. Cette atténuation du risque Idiosyncratique se fait à travers la diversification.

Ainsi, les marchés financiers qui facilitent la diversification du risque tendent à induire des portefeuilles qui intègrent d'avantages les projets avec les plus grandes espérances de rendement.

La diversification du risque pourrait donc favoriser l'accumulation du risque capital(Smith) ; Par contre pour Levine, les systèmes financiers qui facilitent la diversification peuvent accélérer les changements technologiques et la croissance économique. Ainsi, la diversification du risque à travers les marchés boursiers internationalement intégrés est également une voie par laquelle le développement du marché boursier peut influer sur la croissance.

Cependant, pour Obstfeld, le risque à travers les marchés boursiers internationalement intégrés peut exercer une pression à la baisse sur les taux d'épargne, ralentir la croissance et réduire le bien-être économique.

Les analyses traditionnelles du système financier insistent sur son rôle dans l'allocation efficace du capital au sein de l'économie, mais, la fonction d'allocation efficace du risque au sein de l'économie est toute aussi importante pour le système financier.

Illustration : Prenons l'exemple suivant ; Celui de l'effet de l'introduction en bourse des actions d'une entreprise financée uniquement par des capitaux propres, cette opération de mise sur le marché permet à certain d'acquérir le risque des actions de l'entreprise et au contraire à d'autres de s'en défausser, ce risque n'est pas un risque supplémentaire dans l'économie, mais simplement la titrisation du risque de l'activité de l'entreprise.

Conclusion :

En somme, un marché boursier grand, liquide et efficient favorise la croissance économique. Étant donné qu'il existe des divergences de point de vue, nous examinerons pour la Zone Franc CFA la relation entre développement des marchés boursiers et la croissance économique

II/ - Présentation de la Zone Franc CFA

La Zone Franc est née officiellement en 1948 entre la France, ses colonies et ses protectorats. Elle est passée d'une intégration monétaire à une coopération monétaire entre la France et 14 pays africains ; qui sont regroupés dans deux unions monétaires ayant chacune une banque centrale.

Il existe une transférabilité entre les deux Zones, et la France garantie la convertibilité à taux de change fixe avec l'euro ; 1 euro = 655 F CFA grâce au mécanisme du compte des opérations et aux règles relatives à la politique monétaire.

L'existence d'une unité monétaire et d'un dispositif monétaire commun impose une discipline ; ceci favorise des compensations entre les pays et permet d'absorber les chocs de court terme, mais elle peut également retarder et ou réduire l'ajustement dans le cas de choc durable.

Le change fixe crée un point d'ancrage nominal favorable pour les politiques économiques, limite le risque de change et favorise une discipline commune mais, réduit en même temps la flexibilité.

La convertibilité externe favorise la mobilité des capitaux et les échanges commerciaux, mais peut également conduire à des fuites de capitaux liées aux échanges avec les pays à monnaies inconvertible. Le Franc CFA est détenu pour bénéficier de sa prime de convertibilité.

Les Pays Africains de la Zone Franc (PAZF) avaient connu durant les premières décennies des indépendances une plus grande stabilité de change ainsi que de meilleures performances économique en matière de commerce extérieur et de croissance si on les comparent aux autres pays africains hors Zone Franc CFA .

La dévaluation du Franc CFA de janvier 1994 avait permis des progrès économique dans un contexte international favorable. Les effets macro-économique et financiers de la dévaluation ont été globalement conformes aux attentes, en revanche, les questions structurelles de faiblesse des investissements et de compétitivité insuffisante continuent de se poser ; Les investissements permettant un changement de spécialisation internationale et de structure industrielle demeurent en attente. L'environnement institutionnel est insuffisant pour l'investissement productif.

La dévaluation et l'ajustement du Franc CFA ont crée des opportunités pour changer de spécialisation afin de rendre les économies plus flexibles et plus compétitives mais ; Les pays de la Zone demeurent spécialisés dans les « commodities » (marché des matières premières) dont les élasticités des revenus sont faibles et dont les cours sont très instables et les perspectives des marchés sont limitées. La rente de la dévaluation à peu servit à construire des nouveaux avantages comparatifs et à avoir un positionnement positif sur le marché mondial.

La dévaluation à été accompagnée de la mise en oeuvre de deux sous-ensembles économique et douanier :

- L'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA)

- La Communauté Économique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC)

Vue d'ensemble

En 2006, dans un contexte marqué par une croissance mondiale soutenue et en accélération, les Pays Africains de la Zone Franc (PAZF) ont, globalement enregistrés un nouveau ralentissement de leur taux de croissance (3,1% Après 3,9% en 2005). Ce résultat d'ensemble, à peine supérieur à la croissance démographique résulte de la décélération, plus marquée en Afrique de l'Ouest qu'en Afrique Centrale, du rythme de progression du PIB, qui a convergé vers 3% dans les deux parties de la Zone. Comme en 2005 , la Zone Franc a enregistrée , pour chacun de ses deux principaux sous-ensembles , une croissance économique inférieure à celle de l'Afrique Sub-saharienne (5,5%) , toutefois, le taux d'inflation est resté sensiblement plus bas en Zone Franc Cfa que dans pays d'Afrique Sub-Saharienne .

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) ont de nouveau bénéficié en 2006 d'une forte amélioration de l'échange, grâce à la hausse des cours du pétrole. Le ralentissement de la croissance économique en Zone CEMAC traduit principalement par la baisse de la production pétrolière, qui représente 11% de la production du Continent, 44% du PIB des 5 pays de la CEMAC producteurs de pétrole proviennent des recettes pétrolières.

Le taux d'investissement en Zone CEMAC représente environ 28,7 % du PIB de ces pays et supérieure à celui du reste de l'Afrique Noire, et est très fortement influencé par sa composante pétrolière dont les effets d'entrainement à moyen et long terme sur le développement économique local restent limités aux zones pétrolifères

L'Union économique et monétaire Ouest-Africain (UEMOA) a bénéficié d'un léger redressement des termes de l'échange mais a pâti des incertitudes socio-politiques persistantes dans plusieurs de ses pays membres. Le taux de croissance des pays de l'UEMOA a reculé d'un point, passant de 4,1% en 2005 à 3% en 2006, dans le secteur primaire, la lenteur des restructurations a affecté la situation financière et les résultats économiques des filières agricoles. La filière coton de la Zone est fortement confrontée à la concurrence asymétrique de certains pays industrialisés qui accordent de larges subventions à leurs producteurs.

A coté des facteurs conjoncturels, l'environnement socio-politique toujours délicat de certains pays pèse sur les décisions de développement des entreprises, ce que traduit la relative faiblesse du taux d'investissement dans la sous-région soit : 16,9%. Ainsi, depuis 2002, l'économie de l'UEMOA reste contrainte par la situation en Cote d'ivoire dont le PIB représente 35% de la sous-région.

En 2006, L'Union a également été affectée par le ralentissement marqué de la croissance du Sénégal de 5,3% à 2,1%, qui représente la 2eme économie de la sous-région soit 20% du PIB.

II / 1 - Situations économiques

1.1 Évolution de la situation économique en Zone UEMOA

En 2006, le taux de croissance des pays membres de l'UEMOA s'est établi à 3% contre 4,1% en 2005 soit un niveau à peine égal à celui de la croissance démographique de la Zone , il a , de nouveau été nettement plus inférieur aux performances de l'Afrique Sub-saharienne dans son ensemble qui lui avait été de 5,5% en 2006 ; La décélération de la croissance s'explique principalement par les difficultés persistantes de certaines filières agricoles , les conséquences de la hausse des cours du pétrole et la situation socio-politique toujours délicate dans plusieurs pays de la région.

Les principaux secteurs d'activités de l'UEMOA restent fragiles par rapport aux chocs externes, notamment le prix élevé du pétrole qui a continué de pénaliser des pays traditionnellement importateurs nets de pétrole.

1.1.1 L'activité

Sur la base des estimations les plus récentes, la campagne agricole 2006/ 2007 s'est caractérisée par une hausse de la production vivrière et un résultat contrasté pour les cultures d'exportation.

La production vivrière s'est inscrite en augmentation de + 3%, après + 9% pour la campagne 2005/2006 ; Cette progression se retrouve dans tous les États, s'agissant des cultures d'exportation, les performances sont différenciées selon les produits et les pays, si le café a enregistré une légère progression (+ 3%) celle du coton devrait rester stable d'une campagne sur l'autre alors que le cacao évolue à la baisse dans les pays producteurs.

Dans le secteur minier, les estimations sont orientées à la hausse, pour l'OR, l'Uranium et le Pétrole brut dont la production en Cote d'ivoire a progressé de 50 % ; au cours de la même année 2006, parmi les composantes du PIB, la consommation (5%) et les exportations (10%) ont progressé, alors que la FBCF (formation brute de capital fixe) est restée stable.

1.1.2 L'inflation

En 2006, le taux d'inflation s'est inscrit en repli pour atteindre 2,3% en moyenne annuelle contre 4,3% en 2005 ; Cette baisse du rythme de la hausse des prix a concerné tous les pays sauf le Sénégal.

La décélération de la hausse des prix s'explique par l'augmentation de la production vivrière et de l'offre céréalière. Elle a été tempérée par l'augmentation des cours du pétrole. La hausse des prix à la pompe s'est diffusée aux autres secteurs de l'économie, notamment le transport dont les prix ont accusé une hausse de +10,7% en 2006 ; Les taux d'inflation ont varié d'un pays à un autre entre 3,8% au Bénin et 0 % au Niger, seulement trois pays de la sous-région ont respectés l'objectif de 2% fixé dans le cadre de la programmation monétaire de la BCEAO.

1.1.6 L'intégration régionale

En 1999, le pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de sécurité entre les États membres de l'UEMOA est rentré en vigueur ; Ce pacte distinguait deux phases :

- Une phase convergence, allant du 1er Janvier 2000 au 31 décembre 2002, durant laquelle les États membres devaient se rapprocher progressivement des normes communautaires ;

- Une phase de stabilité, devant débuter initialement au 1er Janvier 2003, à partir de laquelle tous les États membres devraient respecter l'ensemble des critères de convergences

Le pacte introduisait également une hiérarchisation des critères de convergence en identifiant des critères de premier rang à savoir :

- Le solde budgétaire de base rapporté au PIB Nominal doit être supérieur ou égal à 0%

- L'inflation est maintenue à moins de 3% par An

- L'État n'accumule pas d'arriérés de paiement intérieurs ni sur la gestion de la

période courante. Les États doivent éliminer les stocks d'arriérés existants

- L'encours de la dette intérieure et extérieure rapporté au PIB Nominal n'excède pas

70%

Pour les critères de second rang, ont pourra noter :

- La masse salariale n'excède pas les 35% de recettes fiscales

- Les investissements publics financés sur ressources internes atteignent au moins 20% des recettes fiscales

- Le déficit extérieur courant hors dons rapporté au PIB Nominal n'excède pas 5% - Les recettes fiscales sont supérieures ou égales à 17 % du PIB Nominal.

Le conseil a décidé après constations d'améliorer le climat des affaires et de réduire les couts d'entreprendre, il a encouragé la mise en oeuvre du Programme Économique Régional (2006/2010). Qui consiste à améliorer les infrastructures ; on note la mise d'organes destinés à lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

1.1.7 Les perspectives d'avenir

Les services de la BCEAO anticipent pour les années avenirs une croissance relativement modérées, avec un taux de croissance du PIB en terme réel de 4%. Toutefois, ces perspectives restent marquées d'incertitudes relatives en particulier à la disponibilité et au cout élevé des facteurs de production (pétrole et énergie électrique) ; Par ailleurs, d'importants secteurs économiques continuent de rencontrer des difficultés en matières d'assainissement et de restructuration qui pèsent sur la compétitives des exportations.

Enfin, en dépit des améliorations enregistrées ces derniers mois, la situation socio-politique dans certains pays de la sous-région constitue toujours un facteur d'attentisme pour les investisseurs nationaux et étrangers.

1- 2 Évolution de la situation économique en Zone CEMAC

L'année 2006 est marquée par la poursuite de la croissance observée en 2005. La hausse du PIB, en terme réel s'est établi à 3,2 % contre 3,7 % en 2005 ; Ce ralentissement de l'activité économique intervenue dans un contexte international marqué par une amélioration sensible des termes de l'échange ( + 18,4 % ) en liaison avec la bonne tenue des cours du pétrole et des autres produits de base exportés ( bois, café) résulte essentiellement de la baisse de la production pétrolière dans la Zone CEMAC .

1.2.1 L'activité

La croissance en Zone CEMAC a été soutenue principalement par le secteur non pétrolier, qui a contribué à hauteur de 3,5 % à la croissance du PIB de la Zone, en revanche, la contribution du secteur pétrolier a été négative, du fait de la diminution de la production pétrolière. Cette dernière a reculée de 3,9 % en 1an, passant de 56,8 Millions de tonnes en 2005 à 54,6 Millions de tonnes en 2006 ; Cette diminution est due à la baisse de la production du Gabon passant de 13 Millions à 11 Millions de Tonnes en 1 an.

La production vivrière a augmenté de 3% grâce à l'accroissement des superficies cultivées et à des conditions climatiques favorables.

S'agissant de l'industrie du bois, l'augmentation de la production d'agrumes a été de 12,2%, l'apport des industries minières a été positif, traduisant la relance de la production de Diamants bruts et du Manganèse.

Le taux d'investissement a progressé en 2006, passant ainsi de 26,5% en 2005 à 28,7% en 2006, grâce à la relance des programmes d'investissements publics dans les domaines des infrastructures collectives et au dynamisme des investissements dans le secteur pétroliers.

1.2.2 L'inflation

Après le regain des tensions inflationnistes observé en 2005, l'année 2006 s'est caractérisé par une nouvelle hausse du taux d'inflation, en moyenne annuelle, l'indice des prix à la consommation des ménages a progressé de 5,3% après les 2,9% en 2005. Cette accentuation des tensions inflationnistes est observée dans l'ensemble des pays de la Zone CEMAC. Cette évolution résulte principalement de la diffusion aux marchés domestique de la hausse des cours internationaux du pétrole brut, du fait de la levée progressive par les États des mécanismes de blocage des prix à la pompe.

1.2.6 L'intégration régionale

Instituée par le traité du 16 mars 1994, la CEMAC a pour vocation de compléter la coopération monétaire par la constitution d'un espace économique unifié, fondé sur l'harmonisation graduelle des politiques économiques et de l'environnement juridique.

La surveillance multilatérale des politiques macroéconomiques est assurée par le Secrétariat Exécutif de la CEMAC.

La Directive du 31 aout 2001 a fixé 4 critères et indicateurs macroéconomiques de convergence :

- Le solde budgétaire de base rapporté au PIB doit être supérieur ou égal à zéro. - La dette publique rapportée au PIB ne doit pas excéder 70%

- Le taux d'inflation annuelle ne doit pas excéder 3%.

Chaque État doit transmettre au Secrétariat Exécutif de la CEMAC au plus tard le 31 juillet de chaque année un programme triennal de convergence, qui doit conduire par étape au respect des critères de surveillance.

Dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a été mis en place en 2001 le groupe anti-blanchiment d'Afrique Centrale (GABAC). Cependant, l'intégration financière se heurte à l'existence de deux bourses concurrentes ; La bourse régionale (BVMAC) lancée en 2003 à Libreville et qui a passée un contrat avec EURONEXT pour l'acquisition d'un système de cotation.

S'agissant de la bourse nationale de Douala au Cameroun ; Le Douala Stock Exchange (DSX), inaugurée en 2003, et dont le démarrage des activités tarde à se concrétiser.

1.2.7 Les perspectives d'avenir

Selon le rapport de la BEAC, la situation macroéconomique des pays de la CEMAC en 2007 devrait être marquée par un sensible raffermissement de l'activité économique. Le taux de croissance du PIB, en termes réels s'établirait autour de 5% contre 3,2% en 2006.

Ces projections s'appuient principalement sur le dynamisme du secteur non pétrolier qui contribuerait à hauteur de 4,3 % à la croissance , de la poursuite du développement des activités tertiaires et du secteur du BTP, de l'évolution de la demande globale qui devrait bénéficier non seulement de la poursuite d'une consommation privée dynamique mais également de l'intensification des investissements dans le secteur pétrolier et dans le secteur public ; Le taux d'investissement brut dans la Zone CEMAC atteindrait ainsi 32,5% du PIB en 2007 contre 28,7% en 2006.

II / 2 - Système Bancaire et Financier

2.1 La politique monétaire en Zone UEMOA

L'article 52 des statuts de la BCEAO confie au conseil d'administration de la Banque Centrale la conduite de la politique monétaire dans le cadre des Directives du conseil des Ministres de l'Union, avec le concours à l'échelon National des comités nationaux de crédit. Enfin, l'article 44 des statuts de la BCEAO indique que le Gouverneur fait exécuter les décisions du conseil des Ministres et du Conseil d'administration.

Aux termes de l'accord de coopération monétaire du 4 décembre 1973 entre la France et les pays membres de l'UMOA, L'État français garantit la convertibilité de Franc de la Communauté financière Africaine émis par la BCEAO, en lui consentant un droit de tirage illimité sur un compte d'opération ouvert auprès du Trésor français. L'article 5 de la convention de compte d'opération entre la France et les pays de l'UMOA du 4 décembre 1973 prévoit que, lorsque le compte d'opération devient débiteur, la BCEAO prend les mesures conservatoires figurant à l4article 20 du traité de l'UMOA.

2.1.1. La politique monétaire en 2007

Conformément à l'article 12 du traité de l'UMOA, le Conseil des Ministres des Finances de l'Union définit la politique monétaire et de crédit afin d'assurer la sauvegarde de la monnaie commune et de pourvoir au financement de l'activité et du développement économique des États de l'Union.

Les objectifs de la politique monétaire s'inscrivent aussi dans le cadre de la « la convergence des performances et des politiques économiques des États membres par l'institution d'une procédure de surveillance multilatérale » selon l'article 4 du Traité de l'UEMOA du 11 janvier 1994 et doivent soutenir l'intégration économique de l'Union.

La BCEAO dispose de trois types d'instruments pour la mise en oeuvre de la politique monétaire :

- Les plafonds des concours globaux aux États

- Les concours aux Banques et aux établissements financiers - Les réserves obligatoires et les taux d'intérêt directeurs

Les réformes mises en place en 1993 Puis en 1996, visaient à conférer aux taux d'intérêt un rôle central comme instrument de la régulation monétaire. La réalisation de cet objectif suppose un développement suffisant du marché interbancaire pour que ce dernier puisse jouer le rôle de canal de transmission des signaux de l'Institut d'émission en matière de taux d'intérêt.

2.1.5. Les objectifs de la politique monétaire en 2008

Le Conseil des Ministres de l'UEMOA du 08 septembre 2007 a fixé les directives de politique de la monnaie et du crédit pour l'exercice 2008. Elles sont axées sur la maitrise de

l'inflation et la consolidation de la position intérieure. Ces orientations se sont inscrits dans un cadrage macro-économique qui a, notamment mis l'accent sur la poursuite des efforts d'assainissement des finances publiques, l'accélération de la restructuration des filières agricoles d'exportation et le renforcement des infrastructures. Ce cadrage tient également compte de l'annulation de dettes dont ont bénéficié 5 pays de la sous-région et du niveau élevé du cout du pétrole.

Dans ce contexte, et avec un objectif de croissance de l'économie de l'UEMOA de 4% en termes réels le Conseil d'administration de la BCEAO de décembre 2007 a fixé comme objectifs pour l'exercice 2008 (sur la base des données prévisionnelles 2007)

- Une amélioration de la position extérieure nette des institutions monétaires

- Une hausse des crédits à l'économie et une amélioration de la position débitrice nette des gouvernements ;

- Une progression de la masse monétaire de 5,9%.

La revue à mi-parcours des objectifs de politique de la monnaie et du crédit pour 2009 a conclu au maintien des objectifs initiaux de balance des paiements et à une révision à la hausse pour les avoirs extérieurs. La prévision du taux de croissance de l'UEMOA a été maintenue à 4% en dépit d'incertitudes quant à sa réalisation.

Le déséquilibre du compte courant extérieur ressortirait à 6% du PIB contre une prévision initiale de 4,7% et une réalisation de 5,4% en 2007. Néanmoins, compte tenu d'une mobilisation accrue des ressources extérieures, l'excédent global de la balance des paiements progresserait au niveau régional.

2-2. La politique monétaire en Zone CEMAC

La convention entre les États membres de la Zone d'émission de la BEAC et les statuts de la BEAC ont confié à la Banque Centrale de l'Union, outre le privilège exclusif d'émettre la monnaie unique, les pouvoirs nécessaires à la mise en oeuvre de la politique monétaire avec le concours à l'échelon national des comités monétaires et financiers.

Dans le cadre des exercices de programmation monétaire , le Conseil d'administration de la BEAC fixe pour chaque État de la Zone d'émission des objectifs d'avoirs extérieure nets, de croissance des crédits à l'économie et la masse monétaire ( M2) ; De plus , depuis la mise en place du marché monétaire en juillet 1994 , le Conseil détermine un objectif de refinancement des banques en cohérence avec les objectifs en matière de croissance économique ,d'équilibre extérieur et de finances publiques.

Aux termes de la convention de coopération monétaire du 23 novembre 1972 entre la France et les États de la Zone d'émission de la BEAC , l'État français garantit la convertibilité de la monnaie émise par la BEAC en lui consentant un droit de tirage illimité sur un compte d'opération ouvert auprès du Trésor français ; En contre partie de ce droit de tirage, la Banque Centrale doit déposer sur le compte d'opération une fraction de ses avoirs extérieurs nets

( réserves de change) .

2.2.1. La politique monétaire en 2007

L'objectif final de la politique monétaire est défini par l'article 21 de la convention régissant l'UMAC : L'objectif de la BEAC est de garantir la stabilité de la monnaie. Sans préjudice de cet objectif, la BEAC apporte son soutien aux politiques économiques générales élaborées dans les États membres de l'Union monétaire.

La BEAC dispose de trois types d'instruments :

- Les objectifs de refinancement des banques - Les taux d'intérêt

- Les réserves obligatoires

2.2.5. Les objectifs de la politique monétaire en 2008.

Les objectifs de la politique monétaire de la BEAC révisés à l'occasion du Conseil d'administration de juillet 2007 reposent sur les hypothèses suivantes :

- Un maintien de la croissance à un niveau soutenu, le PIB en termes réels devant s'accroitre de 5% ;

- Une persistance de l'inflation qui pourrait se situer à 3,8% en moyenne annuelle ;

- Une croissance des crédits à l'économie estimée à 10,5%.
- Une augmentation de la masse monétaire (M2) de 12,2%.

Enfin, face à une surliquidité bancaire croissante, qui présente un risque d'aggravation des tensions inflationnistes, la BEAC a significativement renforcé ses opérations de reprises de liquide depuis Mai 2007, en recourant à l'instrument des appels d'offres négatifs.

II/ 3 - Les systèmes bancaires.

Le dispositif actuel de financement des économies de la Zone Franc CFA est composé dans sa majorité de banques, or la politique de crédit de celle-ci s'oriente la plupart du temps vers le financement du cycle d'exploitation des entreprises et donc sur les opérations de court terme. Beaucoup d'espoir avaient été mis sur les banques de développement. Celle-ci devait adosser leurs concours sur les opérations de financement de haut du bilan. Malheureusement, elles se sont lancées dans des financements sans discernement et dont la rentabilité était sujette à caution ; ceci a entrainé la disparition de plusieurs banques de développement dans la Zone Franc CFA.

Dans l'ensemble, les banques de développement en activités alignement désormais leur politique de crédit sur celle des banques commerciales.

Un marché financier capable de mobiliser l'épargne des ménages et de l'orienter vers des investissements productifs, pourra donc judicieusement compléter ce dispositif en occupant un créneau délaissé par les banques .Mais celle-ci seront sans aucun doute des acteurs à part entière du marché financier.

3.1. Le système bancaire de la Zone UEMOA 3.1.1. Présentation du système bancaire.

En 2007, le nombre d'établissements agrées dans l'UEMOA a progressé de 2 unités pour s'inscrire à 116 dont :

- 95 Banques

- 21 Établissements financiers.

Cette augmentation résulte de l'agrément de trois banques et d'un établissement financier, et du retrait de deux établissements financiers.

3.1.2. Activités des banques.

Les établissements de crédit de l'UEMOA exercent en majorité une activité de banque universelle. Le secteur bancaire de l'Union est caractérisé par une structure oligopolistique, entre 2005 et 2006, le nombre de groupes détenant au moins 2% de part de marché par rapport au total du bilan de l'UEMOA est passé de 8 à 6. Ces six groupes internationaux ou régionaux contrôlent 34 établissements de crédit installés dans la quasi-totalité des pays de l'Union. Mesurée par l'excédent des réserves constituées auprès de la Banque Centrale sur les réserves requises, la liquidité du secteur est restée élevée en 2007, malgré la baisse en fin d'année des réserves constituées par rapport à 2006.

Le marché interbancaire, qui a pour vocation de recycler les excédents de trésorerie a enregistré un regain d'activité, le montant des transactions rapporté à la taille du système bancaire reste limité. Cette faiblesse des volumes s'explique par l'importante des excédents de trésorerie qui réduit d'autant les besoins de refinancement des banques de l'Union. L'activité interbancaire s'est concentrée sur les places de Dakar, Abidjan, Lomé.

Les perspectives de développement du marché interbancaire restent limitées par l'insuffisance du cadre et de la sécurité juridique et par l'absence de supports appropriés (la plupart des opérations s'effectuent en blanc, sans échanges de titres ou de prêts).

3.1.3. La place des banques dans l'activité économique.

La position extérieure nette des banques s'est améliorée en 2007, en liaison avec une progression des avoirs bruts et des engagements.

Après avoir augmente de 11% en 2006, les crédits à l'économie ont de nouveau enregistré une progression soutenue en 2007, le ratio des crédits rapportés au PIB s'est ainsi inscrit en légère hausse de 16,6% en 2007 contre 15,5 % en 2006.

Les crédits de campagne sont en repli dans l'ensemble de l'Union à l'exception du Burkina- Faso et de la Guinée-Bissau. Les crédits ordinaires ont eux augmentés de près de 10,3% par rapport à 2006.

L'encours des crédits recensés par la Banque Centrale est passé de 8,5 % à 11% en 2007 ; Cette évolution traduit une hausse des financements pour l'ensemble des secteurs :

- Commerce

- Services fournis à la collectivité - Services sociaux et personnels

- Agriculture

- Transport, communication - BTP

- Services aux entreprises.

Le rythme de progression des crédits à moyen et long terme à été plus soutenu qu'en 2006, la part des concours à long et moyen terme dans l'ensemble de l'Union reste cependant limitée, en raison notamment de la faiblesse du taux d'investissement.

3-2. Le système bancaire de la Zone CEMAC.

3.1.1. Présentation du secteur bancaire

Au 31 décembre 2007, le système bancaire de la CEMAC comptait 35 établissements de crédits ; Une nouvelle banque a été agrée en Guinée-Équatoriale, et un établissement financier au Cameroun a obtenu un agrément bancaire, parmi ces 35 établissements, 32 ont donnés lieu à une évaluation par la COBAC, synthétisée par une cotation globale, ce qui a donné :

- 6 en situation financière solide - 21 en bonne situation financière - 4 en situation financière fragile - 3 en situation financière critique.

Les systèmes bancaires Camerounais et Gabonais qui ont longtemps représentés 80% du marché bancaire de la CEMAC en matière de distribution de crédits et de collecter des dépôts voient leur part se réduire progressivement au profit de la Guinée et du Congo Brazzaville.

3.1.2. Activités des banques

L'activité du système bancaire de la CEMAC a poursuivi son développement 2006, le total agrégé des bilans au 31 décembre 2007 s'est inscrit en hausse de 14,1% par rapport à 2006. Cette évolution résulte essentiellement de la croissance soutenue des dépôts et tout particulièrement du secteur privé + 21%, les dépôts des États s'étant contractés de 10,2 % en 1 an.

Le volume des transactions sur le marché interbancaire n'a que modestement progressé en 2006, les taux appliqués sur le marché interbancaire présentent une très forte amplitude, ils ont oscillés entre 2% à 7,5 % en 2007.

Ceci traduit la variabilité des niveaux de liquidité dans le temps et entre les différents États de la CEMAC ; L'importance des opérations intra-groupe réalisées hors marché et les surliquidités bancaires constituent les principaux facteurs explicatifs de l'étroitesse du marché interbancaire de la Zone CEMAC, toutefois, le développement du marché interbancaire demeure aussi entravé par l'existence de risques spécifiques liés à l'absence de cadre juridique et de support ( Les certificats de placement émis en contrepartie des dépôts spéciaux des banques ne sont utilisés comme collatéraux) .

3.2.3 La place des banques dans l'activité économique

L'encours des crédits à l'économie a augmenté de près de 9 % en 2007 .Les créances à court terme, qui représentent plus de 60 % des crédits à l'économie ont légèrement diminué à 0,5% dans la Zone.

Cette diminution tient principalement à la forte baisse des encours de crédits à court terme au Gabon de - 20 %, les autres pays de la CEMAC ayant enregistrés une progression de leurs encours pour cette catégorie de crédits.

L'encours à moyen terme a en revanche augmenté de 29,6 % du fait de la vigueur de la construction de logements sociaux, des investissements de capacités et de productivité dans le secteur industriel et des travaux de réhabilitation et de développement des infrastructures dans plusieurs pays de la Zone.

La situation de surliquidité du système bancaire de la Zone s'est accentuée : L'excédent global de trésorerie a été en hausse de 24 %.

Etude : Diversification économique en Afrique Centrale .

Au lendemain des indépendances , la plupart des pays africains ont entamés un processus de diversification de leurs structures économiques , à travers des politiques industrielles de substitution aux importations, afin de réduire progressivement leur dépendance à l'égard des produits de base.

Ces expériences d'industrialisation ont néanmoins abouti à des échecs , du fait en particulier de la crise de la dette qu'on subie les pays en développement au cours des années 1980 .

Le creusement des déficits commerciaux , lié à la progression des importations , et l'augmentation des déficits publics ,résultant de l'interventionnisme des Etats ont conduit à une réorientation des stratégies de développement et à la privatisation du tissu industriel à partir des années 1990 .

En dépit de ces échecs, l'exigence d'une réorientation des politiques de développement des pays africains demeure, afin de promouvoir une plus grande diversification du tissu productif. La diversification joue en effet un rôle essentiel dans la maitrise des aléas de la conjoncture et réduit l'impact des fluctuations des cours des matières premières sur les économies . Elle doit aussi permettre une amélioration de la compétitivité internationale .

Les économies des pays de la CEMAC apparaissent fortement concentrées autour des secteurs pétrolier, minier et agricole. Si l'embellie observée au cours des années récentes sur les marchés mondiaux des matières premières a permis un sensible redressement des performances Macroéconomique de la CEMAC, ces économies nen demeurent pas moins vulnérable à un risque de retournement de la conjoncture internationale .

Cette vulnérabilité doit conduire à repenser les stratégies de développement à moyen et long terme dans l'optique de rendre durable les performances Macroéconomique récentes .

La presente étude donne un bref aperçu de l'opportunité d'une diversification des bases productives , en mettant en relief les enjeux et les déterminants de celle-ci.

Les enjeux de la diversification économique .

Pour mieux apprécier les couts et les avantages d'un processus de diversification ,il convient d'en souligner les principales caractéristiques .

Diversification de la production horizontale/verticale

La diversification de la production répond à la loi des rendement décroissants

La corrélation des performances sectoriellesest critique

La diversification horizontale

Si la diversification d'un

Le gain attendu de la

vise l'émergence d'un

portefeuille d'actifs en réduit

diversification est accru si le

nouveau secteur

le risque , le bénéfice

développement de la

d'activité,tandis que la

marginal d'un accroissement

production dans de nouveaux

diversification verticale

de la diversification est une

secteurs n'est pas

consiste à élargir la gamme

fonction décroissante du

parfaitement corrélé à celui

des produits fabriquées dans

volume global de ce

du reste de l'économie .

un meme secteur ,afin

portefeuille .

Ceci implique que la

d'aboutir à la constitution

Ce principe s'applique

diversification de la

d'une filière complète , partant du produit de base

également à la diversification de la production .

production ne doit pas seulement correspondre à une

jusqu'aux produits ou service

La diversification peut

migration vers de nouveaux

incorporant une plus forte

s'avérer contreproductive s'il

secteur , mais elle nécessite

valeur ajoutée.

faut réallouer des ressources

également le déplacement

 

affectées aux secteurs

vers des secteurs dont

 

performants au profit de

l'évolution est décorrélée du

 

nouveaux secteurs .

reste de l'économie .

En outre ;

Afin de permettre aux économies de ne plus etre excessivement tributaires de secteurs d'activité fondés sur l'exploitation et l'exportation des ressources naturelles, la diversification doit pouvoir s'appuyer sur un secteur privé dynamique ayant accès à une main-d'oeuvre qualifiée et évoluant dans un environnement institutionnel et juridique favorable .

Les déterminants de la diversification .

La diversification joue un rôle important dans le développement et la croissance d'une économie . En effet, elle peut contribuer selon certains auteurs à accroitre la productivité des facteurs , à renforcer l'investissement et à stabiliser les recettes d'exportations .

Le rapport sur la diversification en Afrique de la Commission Economique pour l'Afrique des Nations Unies 2007 répertorie 5 catégories de variables agissant sur le processus de diversification , notamment :

- Les facteurs physiques : L'investissement , la croissance et le capital humain;

- Les politiques publiques : Les politiques budgétaires, commerciale et industrielles,

- Les variables Macroéconomique : Les taux de changes et d'inflation ainsi que les soldes

extérieurs ;

- Les variables institutionnelles : La gouvernance, l'environnement de l'investissement et la situation sécuritaire ;

- L'accès aux marchés : Le degré d'ouverture aux échanges de biens , de services et des capitaux , l'accès aux financement , bancaires ou de marché.

Plus particulièrement , au plan Macroéconomique , une forte instabilité de l'environnement économique, marqué par exemple , par une forte inflation , ne favorise ni la création et le développement de nouveaux secteurs d'activité, ni l'instauration d'un climat d'affaire favorable au processus de diversification.

Dynamique de diversification dans les pays de la Zone CEMAC .

Le processus de diversification dans les pays de la Zone CEMAC peut etre apprécier à travers l'évolution de la structure des exportations . Cette approche ,qui consiste à considérer la notion de diversification des économies de la CEMAC comme étroitement liée à celle de la dynamique de leurs exportations , peut se justifier , compte tenu de leurs structures de production dominées par l'exploitation et l'exportation de produits de base.

Dans cette perspectives, les analyses qui suivent visent à examiner l'évolution des exportations et à évaluer l'étendue de la diversification verticale ( variétés de la gamme des produits de base) et horizontale ( introduction de nouveaux produits au fil du temps dans la gamme de production) des pays de la CEMAC .

Structure moyenne des exportations de biens des pays de la Zone CEMAC;

Pays

Produits de base

1987/1993

1994/2000

2001/2007

Cameroun

Pétrole brut

53%

10%

53%

 

Cacao

10%

10%

11%

 

coton

10%

8%

3%

 

café

5%

6%

6%

 

bois

11%

22%

17%

 

aluminium

6%

7%

6%

 

banane

3%

4%

3%

 

caoutchouc

2%

3%

2%

CentrAfrique

Coton

10%

14%

4%

 

Diamants

57%

48%

45%

 

Café

12%

10%

1%

 

Tabac

2%

0

0

 

Bois

18%

28%

50%

Congo-

Pétrole brut

83%

92%

92%

Brazzaville

Bois

12%

5%

6%

 

Sucre

1%

1%

0

 

Eucalyptus

2%

2%

1%

Gabon

Pétrole brut

76%

80%

85%

 

Manganèse

9%

5%

5%

 

Bois

11%

14%

10%

 

Uranium

4%

1%

0

Guinée

Pétrole brut

15%

75%

92%

Equatoriale

Méthanol

0

0

6%

 

Bois

57%

22%

2%

 

Cacao

27%

2%

0

 

Café

11%

0

0

Tchad

Coton-fibre

61%

57%

19%

 

Bétail

39%

43%

30%

 

Pétrole Brut

0

0

51%

Source : Service de la programmation Monétaire de la BEAC .

II/ 4- Financement bancaire et croissance économique.

Plusieurs économistes ont parlés du système financier ; Ils ont insistés sur le rôle des intermédiaires financiers dans la croissance économique. Le rôle des intermédiaires financiers est crucial dans la croissance économique.

Les techniques mises en oeuvre par ces derniers tendent à relever le niveau de l'épargne et de l'investissement et à repartir plus efficacement les épargnes « rares » entre les différentes occasions d'investissement.

De ce fait, le système bancaire remplit un grand nombre de fonctions à savoir :

- Collecte de l'épargne

- Allocation des ressources - Gestion de l'information

Le système bancaire à pour rôle essentiel de gérer les moyens de paiement et de fournir les liquidités aux agents économiques, nécessaires au bon fonctionnement de l'économie.

Le développement de l'intermédiation financière constitue donc un moyen essentiel pour favoriser l'accumulation du capital, de même, la mise en place d'un système financier plus efficace conduit à accroitre le bien-être de l'économie.

La relation entre le développement financier et la croissance économique reste aussi bien théoriquement qu'empiriquement source de contradictions et de discussions.

La question est de savoir quel est le rôle des banques dans l'économie ; C'est-à-dire : De savoir comment les banques contribuent-elles à la croissance économique ; Et de préciser si leur action a un impact positif sur la croissance économique.

Pour beaucoup d'économistes, l'investissement est le moteur de la croissance, partant de ce fait, nul ne peut nier l'importance du rôle des banques étant donné qu'elles sont considérées comme les canaux quasi-uniques du drainage de l'épargne vers l'investissement. Elles contribuent donc de part leur action sur l'investissement à déclencher le cercle vertueux de la croissance économique à savoir :

- Investissement/ Production-Productivité/ Revenu/ Demande/ Investissement

4.1. Rôle d'un système bancaire

Le processus d'épargne - investissement dans les économies capitalistes est organisé autour de l'intermédiation financière, faisant des banques des acteurs centraux de la croissance économique.

En effet, les intermédiaires financiers sont des entreprises qui empruntent aux consommateurs/épargnants et prêtent aux compagnies qui ont besoin des ressources pour leurs investissements. De ce fait, il sera mieux de recourir à l'intermédiation bancaire :

- Les ménages achètent des titres émis par les banques, qui investissent à leur tour l'argent en le prêtant aux autres agents économiques ;

C'est de cette manière que les intermédiaires financiers sont susceptibles d'offrir des services spécifiques aux ménages.

4.1.1. Fonctions d'une banque.

Les banques sont des institutions qui assument deux fonctions distinctes : 1/ Intermédiation des dépôts.

- Collecte des dépôts - Octroi de crédits

2/ Gestion du système de paiement.

- Carte de paiement - Chéquiers

Outre ces fonctions « Traditionnelles », les banques ont d'autres activités à savoir :

- Dépositaire des valeurs Mobilières, courtage, placement de titres .Elles fournissent

du conseil, distribuent de l'assurance ; Elles se portent contrepartie sur les marchés,

sont des market-makers, offrent des garanties et rachètent les risques.

Ainsi définie, il s'agit maintenant de considérer le rôle des banques sur le plan théorique à travers les différents courants économiques qui affirment quasi-unaniment que le système bancaire contribue positivement à la croissance économique.

4.1.2. Spécificités de la relation : Banque-croissance économique.

La majorité des courants économiques semble appuyer largement la thèse de l'existence d'une relation positive entre le financement bancaire d'une part et la croissance économique d'autre part.

Comment expliquer la contribution d'un système bancaire dans la croissance économique ?

Premièrement en analysant le rôle du système bancaire dans la relation : Banque- croissance économique ;

Deuxièmes, la relation : Banque et financement du développement ;

Enfin, la nécessaire mise en place d'un cadre juridique adéquat afin de contenir les risques.

4.1.3. Rôle du système bancaire dans la croissance économique.

Les banques ne se limitent plus à accomplir leurs fonctions Traditionnelles de collecte de l'épargne et d'octroi des crédits ; Elles sont devenues des fournisseurs de liquidité, ces institutions de par leur taille et leurs moyens seraient bien plus efficaces que les agents individuels ; Permettant ainsi la réalisation des économies d'échelle considérables qui conduiront à une meilleure allocation des ressources favorisant par la suite le développement de la sphère réelle.

Les banques sont aussi des gestionnaires de risque dans la mesure où l'intermédiation bancaire dans le système financier réduit le risque de liquidité des déposants individuels et permet par conséquent de financer des investissements de plus long terme, plus productifs mais moins liquide au détriment de projets liquides mais de court terme et à faible rendement. Elles effectuer par ailleurs une fonction al locative autrement dit ; Aujourd'hui, les banques se portent garantes de certifier la qualité des investissements et de sélectionner les projets les plus rentables, les plus novateurs et donc les projets susceptibles de favoriser la croissance économique.

De ce fait, il apparait clairement que les banques occupent une place prépondérante dans le fonctionnement de l'économie et exercent un impact non négligeable sur la croissance économique. Néanmoins, pour pouvoir mener à bien leur missions, les banques doivent bénéficier d'un cadre juridique et réglementaire favorable au libre exercice des fonctions qui leurs sont attribuées ; C'est pour cela qu'on assiste depuis quelques décennies à un mouvement de libéralisation financière en Afrique qui n'est certes pas sans effets sur la croissance économique et sur l'amélioration des performances des banques .

1.3.1. Banque en tant que moniteurs délégués.

Les emprunteurs doivent être contrôlés à cause de l'asymétrie de l'information Ex-Poste selon laquelle les prêteurs ne disposent pas d'informations concernant l'entreprise.

En effet, seul les emprunteurs individuels peuvent observer l'OUTPUT réalisé de leurs projets, de ce fait, les contrats sont plus précis concernant le rendement réalisé.

Par conséquent, le prêteur peut être défavorisé dans le cas ou l'emprunteur n'est pas en mesure d'honorer ses promesses EX-ANTES de payer, sauf s'il existe une incitation de le faire ; Une solution proposée par Diamond pour résoudre ce problème est la possibilité de s'engager dans un contrat qui impose des pénalités non pécuniaires pour l'emprunteur dans le cas ou il n'honore pas ses engagements dans un délai bien défini dans le contrat.

Ce contrat est couteux puisque de telles pénalités réduisent l'utilité des emprunteurs. En outre, si le prêteur dispose des technologies de production d'information disponible,

l'asymétrie d'information peut être surmontée par l'application de ces technologies. Cette possibilité est moins couteuse et plus efficiente que d'imposer des pénalités non-pécuniaires. Diamond nomme la production d'information concernant l'Output réalisé par l'emprunteur « Monitoring » : Le contrôle.

1.3.2. Banque comme producteur de l'information.

Si l'information concernant les opportunités d'investissements ne sont pas disponibles, les agents économiques sont amenés à produire l'information. Si les agents choisissent de produire la même information, ceci va engendrer une duplication inefficiente des couts de production de l'information.

1.3.3. Banque comme fournisseur de liquidité.

La création monétaire se développe par la progression d'activité économique, exigeant ainsi un accroissement continuel de la quantité de monnaie dont doivent disposer les agents économiques.

Les organismes créateurs de monnaies sont les banques commerciales, la Banque Centrale et le Trésor Public.

Les banques sont des institutions d'intermédiation financière et les services qu'elles produisent sont :

- La mise à la disposition de leurs clients des moyens de paiements divers que sont : Liquides, chéquiers, carte bleue

Pour comprendre le principe de la création monétaire, il est nécessaire de distinguer deux types de monnaie :

- La monnaie centrale émise par la Banque Centrale sous forme de billet

- La monnaie de banque : monnaie scripturale (chèque), représentée par des inscriptions en compte courant sur les livres des banques commerciales ; C'est n'est pas une seconde monnaie, elle s'ajoute à la monnaie Centrale pour constituer une monnaie véritable ; Il s'agit alors d'une création monétaire Ex-nihilo.

Selon Keynes, les banques peuvent avoir recours aux 3 sortes d'actifs suivant :

- Les lettres de changes et les prêts - Les placements

- Les avances à la clientèle.

4-2. Banque et financement du développement.

Le système bancaire est l'un de tout premier partenaire de l'État en matière de développement économique , du fait qu'il joue un rôle primordiale dans la création monétaire et la mobilisation des ressources de développement aussi bien nationale que étrangère, il est de même susceptible de fournir la garantie et l'expertise nécessaire au bon choix des projets de développement et prémunir les investissement publics ou privé contre les risques de dérapages et de mauvaise gestion ; En effet, les crédits de campagne, le soutient des activités commerciales et des services sont autant des contributions au financement du développement que le financement de la création industrielle ou d'infrastructures collectifs ou encore d'autres activités économiques .

La participation du système bancaire au développement se concrétise donc dans les rôles que jouent les banques à savoir :

- La collecte de l'épargne disponible

- La création de l'épargne productive

- La création de l'investissement productive

- L'investissement direct et le conseil technique.

4.2.1. La collecte d'épargne disponible.

Le système bancaire est capable de canaliser l'épargne sous formes diverses, puis la redistribue dans l'économie en crédits à des agents économiques organisés et productifs.

4.2.2. La création de l'épargne productive.

Le système bancaire représente la seule et l'unique structure institutionnelle et financière capable d'induire, de créer, de développer et de motiver l'épargne productive : L'orientation des liquidités disponibles vers les canaux qui doivent être transformés par la suite en investissement productif en faveur de l'épargnant et du pays en général. C'est ainsi que le système bancaire est considéré important surtout dans les pays en développement qui se caractérisent par une propension à l'épargne publique et privée faible, tandis que la fuite des capitaux nationaux à l'étranger semblent être plus ou moins forte.

L'acquisition spéculative au nom des biens réels plus ou moins productifs et plus ou moins nécessaires constituant le mode essentiel de la transformation des disponibilités liquides au niveau des ménages.

4.2.3. La création de l'investissement productif.

L'intermédiation bancaire joue le rôle de financement de l'investissement indirect : Octroi de crédit d'investissement aux agents économiques. En effet, la banque est en mesure de sélectionner, encourager, soutenir l'investissement productif de l'entreprise et d'éliminer les mauvais choix.

Par ailleurs, les économies dans les pays en développement sont dans une phase dite de création de richesse, ou les contraintes des ressources productives sont devenues plus astreignantes et les problèmes de gestion deviennent primordiaux ; Le rôle du système bancaire qui consiste à orienter les ressources disponibles vers les meilleurs projets de développement devient primordial et même crucial.

- La banque comme investisseur direct :

Le rôle de la banque comme investisseur direct se concrétise par la constitution d'un portefeuille productif, fait d'affaires directement crées et gérées à travers ses filiales, par le soutient et la gestion plus ou moins directe des projets industriels, agricoles ou commerciaux. C'est ainsi que les systèmes monétaires et financiers des pays en développement doivent trouver les moyens afin de stabiliser les ressources des banques , renforcer les capitaux propres et inciter les banques à prendre une part plus active dans la création directe de projets qui leurs sont propres.

4.2.4. La banque comme conseillée technique.

Le système bancaire national doit jouer le rôle de conseiller et de guide, formation des cadres financiers des entreprises à tous les niveaux, et particulièrement la formation des cadres capables d'évaluer les projets.

Conclusion Partie II :

L'or, le bétail, les bijoux, les biens immobiliers et l'argent cachés sous les matelas sont les moyens d'épargne préférés dans de nombreuses parties du monde en développement. Toutefois, ces avoirs contribuent rarement au développement d'entreprises productives. Il est crucial d'orienter l'épargne vers les mécanismes d'intermédiation institutionnels qui peuvent les affecter à des utilisations productives ; S'ils sont rationnels et efficaces, les intermédiaires financiers allouent généralement l'épargne aux emprunteurs intérieurs les plus productifs, ce qui permet d'accroitre la productivité, de créer les conditions nécessaires à une augmentation des revenus réels et, aussi de bien rémunérer l'épargne investie.

III / Impact des Bourses de Libreville et d'Abidjan sur les économies des deux Zones.

La bourse tient une place économique primordiale, car, elle permet la confrontation de l'offre et de la demande de capitaux. L'importance d'une bourse est en relation avec le poids économique du pays ; Ainsi, la capitalisation boursière (Valeur de marché de l'ensemble des titres cotés) des USA représente entre 30 et 60 % de la capitalisation boursière Mondiale.

Il est intéressant de comparer le volume de la capitalisation boursière nationale à la taille des économies correspondantes pour situer le rôle de la bourse dans le système économique de chaque pays.

Une indication du poids de chaque bourse peut être obtenue en rapportant sa capitalisation boursière au Produit National Brut (PNB).

Une mesure de l'activité des bourses est le volume des transactions ; Dans le cadre de ce mémoire, nous analyserons l'impact des bourses des Valeurs Mobilières de Libreville et d'Abidjan sur les économies des pays des deux sous-ensembles qui forment les Pays Africain de la Zone Franc Cfa.

III / 1- Élargissement des perspectives des entreprises face à leurs besoins de Financement.

L'impact positif d'un secteur financier solide sur l'économie, que ce soit au niveau de la productivité des entreprises, de l'accumulation de capital, de l'accroissement de l'épargne et de l'investissement ou de la croissance est aujourd'hui largement reconnu. Selon des études de la Banque Mondiale, une augmentation de 10 % de la densité des circuits financiers (Liquidités) s'accompagne d'une accélération de la croissance du PIB par habitant de 2,8 %, ce qui est considérable.

Cela n'a pas toujours été le cas ; Il y a 25 ans, nombreux sont ceux qui doutaient du bien- fondé d'une initiative multilatérale axée sur le développement du secteur financier dans les économies émergentes.

Or ; Les opérations menées en collaboration avec des investisseurs du secteur privé et des pouvoirs publics, chaque fois que la situation s'y prêtait, ont favorisé la poursuite de deux objectifs fondamentaux : La Densification et l'Elargissement des circuits financiers des pays en développement.

Qu'entend-on par Densification et Élargissement des circuits financiers ?

Quand ils s'appliquent au système financier, ces deux concepts se recouvrent partiellement ; De manière générale, par Densification des circuits , on entend : L'accroissement du pourcentage du PIB représenté par les actifs financiers ; Et par Élargissement des circuits : La mise en place d'un nombre plus élevé et d'une gamme plus étendue de participants et d'instruments ; Par exemple : Un accroissement du pourcentage d'épargnants dans la population , du nombre d'intermédiaires sur le marché, du type d'instruments d'épargne ou du nombre d'entreprises qui empruntent ou lèvent des capitaux extérieurs .

Globalement, le processus de Densification et d'élargissement des circuits financiers implique généralement :

- Un accroissement de la participation des épargnants/ investisseurs sur les marchés financiers institutionnels

- Une augmentation du nombre et du type d'institutions opérant sur le marché ; - L'élargissement de l'éventail d'instruments financiers offrant diverses combinaisons de risques/ rémunération ;

- L'amélioration de l'aptitude des marchés à quantifier, à faciliter en tant qu'intermédiaire et à régler des transactions au moyen de divers instruments qui permettent de réduire les couts et les spreads ;

- L'assurance que les transactions s'effectuent dans des conditions de libre et réelle

concurrence entre des institutions et des intervenants efficaces et crédibles ;

- L'application aux intervenants sur le marché de réglementations bien conçues ;

- L'assurance d'un marché transparent grâce à une large diffusion des informations

sur les sociétés qui lèvent des capitaux, le prix des transactions, les prix de référence

et la situation financière des intermédiaires financiers ;

- Le respect des normes internationales en matière de règlement, de comptabilité, de présentation de l'information relative aux sociétés, de fonds propres et autres aspects des opérations financières.

1.1. Des nouvelles alternatives aux entreprises pour leurs besoins en Financement.

Le financement des investissements se fait le plus souvent en ayant recours aux crédits bancaires, conjointement à l'autofinancement, à l'appel au marché financier ainsi que dans certains cas aux aides publiques.

En Afrique, les difficultés de collecte de l'épargne aussi bien par les canaux formels que par les canaux informels, doublée du faible niveau d'intermédiation financière font en sorte que les marchés sont de plus en plus regardés comme un créneau susceptible de donner un nouveau souffle aux entreprises.

Certains auteurs justifient ce changement de vision en faveur des marchés financiers par le décollage économique de bon nombre d'États Africains dans un contexte de Mondialisation. En effet, après être longtemps restés en marge de cette formule de mobilisation de l'épargne, les pays Africains semblent aujourd'hui avoir perçu l'importance des marchés financiers dans le processus de développement de leurs économies.

L'engouement remarqué en Afrique pour ces marchés depuis la fin de la décennie 90 illustre bien cette assertion ; On compte en effet de nos jours plus d'une vingtaine de places boursières sur le Continent.

Le marché financier régional de l'UEMOA crée en décembre 1993, se présentait ainsi à l'époque comme l'unique marché financier au Monde commun à plusieurs pays ; L'idée a fait école, notamment en Zone CEMAC. Ces marchés financiers sensés apportés des solutions aux vicissitudes liées à la procédure d'octroi d'un crédit bancaire, à l'insécurité caractéristique du secteur financier informel et à la méfiance des épargnants vis-à-vis du secteur financier formel, représentent un nouveau défi pour les entreprises et les autorités monétaires de ces deux espaces économique.

Un pan important de ce nouveau défi réside dans la conciliation des besoins en financements longs des entreprises et la recherches par les épargnants des placements sécurisés et rentables. Le marché financier qui vient en complément des autres sources de financement constitue un moyen efficace pour les entreprises.

Dans le contexte particulier des pays de la Zone Franc Cfa, il y a lieu de remarquer qu'à la suite de la profonde crise économique qui a secoué ces pays à partir des années 80, le système bancaire avait été frappé de plein fouet et les portefeuilles de crédits avaient été compromis. Par ailleurs, les banques de développement qui auraient pu pallié les limites des banques commerciales n'ont pas elles aussi échappé à la crise ; Les recours aux banques par les entreprises pour financer leurs activités étaient devenus quasi-impossible.

L'apparition des marchés financiers dans le paysage économique des pays de la Zone Cfa offre ainsi aux entreprises des opportunités intéressantes de financement.

III / 2 - Une solution au problème de l'étroitesse des fonds propres.

Les Valeurs Mobilières constituent sur le plan collectif un moyen de financement efficace pour les entreprises ; Au XIXe siècle, elles ont permis aux sociétés anonymes de collecter les capitaux nécessaires à la mise en place du potentiel industriel des pays occidentaux, cette collecte des capitaux n'est possible que s'il existe un cadre appropriés ou les entreprises à la recherche des capitaux et les investisseurs désireux d'obtenir des placements rentables peuvent se rencontrer, c'est donc le marché des capitaux de longue durée qui représente l'ensemble des offres et des demandes pour des souscriptions au capital social des entreprises et des placements à long terme ; De la, le constat selon lequel « si l'entreprise ne peut s'autofinancer, si elle ne peut pas obtenir des fonds nouveaux de la part des associés ou des groupes qui participent à sa gestion » : L'entreprise qui veut investir doit pour rassembler les capitaux nécessaires, solliciter les marchés financiers.

Le marché financier qui vient en complément de l'autofinancement et de l'endettement auprès des banques constitue un moyen efficace de financement des entreprises ; Entre le capital social et l'endettement, l'un englobant parfois une partie de l'autre, s'est développé la notion de fonds propres. Les fonds propres ou capitaux propres désignent l'ensemble des fonds, réserves et reports à nouveau mis à la disposition de la société par les associés et correspondant au passif interne.

Il s'agit en d'autre termes de l'ensemble des biens matériels et financiers de la société, caractérisés par les critères de propriété, d'affectation et de permanence lui servant selon les cas de moyens de financement.

Qu'il s'agit de fonds propres ou de quasi-fonds propres, leur relative faiblesse et tout au moins la difficulté d'en disposer rapidement et au moment voulu constitue le ventre mou de la politique financière de beaucoup d'entreprises. Devant le fait relève des vicissitudes liées à l'octroi des crédits bancaires, le marché financier apparait comme la solution appropriée pour les entreprises en quête de financement.

Selon l'article 81 de l'Acte Uniforme de l'OHADA, relatif au droit des sociétés commerciales et des groupements d'intérêts économique ; L'inscription à la bourse des Valeurs est la preuve par excellence de l'appel public à l'épargne.

Selon l'article 84 du même Acte Uniforme de l'OHADA, donne la possibilité aux sociétés anonymes de faire publiquement appel à l'épargne par l'inscription de leurs titres à la bourse des Valeurs d'un État autre que l'État de leur siège social.

Ces sociétés pourront ainsi, grâce à la disponibilité et à la rapidité que leur offrent les marchés financiers lever les fonds nécessaires au financement de leurs activités et aussi accroitre leur indépendance financière, les faisant ainsi échapper plus facilement à l'emprise des banques ; Bien plus, le climat de hausse des cours des titres permettra aux entreprises d'obtenir des capitaux à un cout avantageux.

2.1. Les possibilités de croissance externe.

La cotation du titre permet à l'entreprise de saisir, voire de susciter des opportunités intéressantes de croissance externe, il devient alors possibles de régler en titres , de prendre des participations ou des contrôles ; Paiement par titres peut également être attrayant pour apporteurs ou propriétaires des sociétés absorbées non cotées qui peuvent trouver un moyen de mobiliser les titres qu'ils reçoivent en rémunération de leurs apports.

La transformation rapide du financement des entreprises sont la conséquence de « l'effet de levier », c'est-à-dire de l'écart entre le taux de profit (rentabilité économique) et le taux d'intérêt réel : Tant que cette différence est positive, il est préférable d'emprunter pour financer un projet d'investissement car, son cout (le taux d'intérêt) sera inférieur à ce que l'investissement rapporte (le taux de profit).

III 3 - Source de financement pour les politiques d'investissement publique pour les États

membres .

3.1. L'essor des marchés de la dette publique en Zone Franc CFA : Cas de l'UEMOA .

Après avoir doublé en 2006, les émissions de titres ont diminué de près de 18% en 2007, passant de 465,6 Milliards de FCFA ( 680 Millions D'euros) à 380 Milliards de FCFA ( 580 Millions d'Euros) .

Bien que la taille du marché de la dette publique au sein de l'UEMOA demeure

modeste( 1,5% du PIB de la Zone en 2007) , les volumes d' émissions des gouvernements ont connu une progression remarquable au cours de ces derniers années ( multipliés par 6 entre 2000 et 2007); Le choix du marché de l'UEMOA par la SFI ( filiale de la Banque Monde) fin 2006 pour sa première émission obligataire en monnaie locale en Afrique sub-saharienne témoigne d'un intérêt accru pour ce marché.

Illustrant ainsi l'évolution structurelles des modes de financement des États ,marquée par le recul progressif du financement monétaire , le développement récent du marché régionale tient d'une part au recours désormais systématique des États à ce mode de financement et d'autre part, à l'essor du compartiment obligataire, à la faveur d'un allongement sensible des marchés .

Cet allongement de la maturité moyenne de la dette publique dans l'UEMOA à l'origine d'un profil d'endettement plus diversifié que dans les restes des autres pays d'Afrique subsaharienne, est à relier à une plus forte stabilité macroéconomique en Zone Franc CFA .

La surliquidité des établissements bancaires de la Zone a également facilité la progression des émissions des États . L'abondance de liquidités pourrait expliquer les conditions financières relativement favorables auxquelles les États ont pu émettre, ainsi que la faible discrimination au sein de la Zone entre émetteurs souverains.

Cette situation privilégiée est susceptible d'évoluer sous l'effet d'une part , d'un éventuel resserrement de la liquidité bancaire et, d'autre part , des opérations réalisées dans la Zone par les grandes signatures,susceptibles d'élargir les spreads .

3.2. Une forte croissance des volumes d'émission depuis 2001 .

Le marché de dette publique en Zone UEMOA a enregistrée une forte progression depuis 2001 . Les volumes des émissions effectuées par les Trésors Nationaux ont progressivement été multipliés par 6 entre 2001 et 2007 , soit 485 Millions d'Euros . En effet, entre 1998 et 2001 , tant sur le marché des titres de créances négociables sur le marché obligataire, les acteurs du secteur privé ( établissements financiers et entreprises industrielles) ont été à l'origine de la majorité des opérations d'émission . Depuis, le mouvement s'est inversé, les émissions publiques ayant pris le pas sur les émissions privées

Deux facteurs ont particulièrement contribué à cette forte augmentation du volume des émissions publiques :

- La totalité des 8 États de la Zone UEMOA ont désormais recours au marché pour ce procurer des ressources .

- Une diversification et un allongement des maturités ( jusqu'à' à 7 ans) ont été progressivement opérés à partir de 2001 , ce qui a permis d'assurer l'essor du marché obligataire , ainsi , en moyenne sur la période 1999/2006 , près du tiers des émissions ( en volume) a été effectué à des échéances supérieure à 3 ans .

3.3. Modification structurelle des modes de financement des États .

La dernière décennie est en effet marquée par un recours des États aux financement intérieure qui représentent désormais près du triple des ressources extérieures, obtenues traditionnellement auprès des bailleurs de fonds internationaux.

3.3.1. Le recul progressif du financement monétaire

De surcroit , l'évolution la plus notable enregistrée depuis le début des années 2001 dans les modes financement intérieure des États a résidé dans la mise en oeuvre d'un processus d'extinction progressive des concours de la BCEAO .

Si les avances de la BCEAO aux États sont demeurées relativement stable jusqu'en 2001, leur montant a depuis, régulièrement diminué , alors que les financement bancaires et le marché enregistraient à l'inverse une rapide progression ( + 23% entre 2001 et 2005) ;

Ce moindre recours des États au financement monétaire tient au processus d'épurement progressif des avances concédées auprès de la BCEAO .

Cette diminution tendancielle du financement monétaire des États constitue l'un des principaux facteur de développement du marché financier régional ; Celui-ci à permis aux États d'accéder à de nouvelles sources de financement , d'autant que le recours au marché domestique présente pour les Trésors Nationaux plusieurs avantages au regard d'autres modes de financement, notamment externe :

- il apporte aux États une plus grande flexibilité dans l'accès aux ressources, les gouvernement disposant d'une relative maitrise du calendrier des émissions , des montants levés et des remboursement;

- il assure une meilleure prévisibilité dans l'obtention des financements, l'accès à ces ressources n'étant pas conditionner , comme c'est le cas pour celles obtenues auprès des institutions internationales , à la mise en oeuvre de politiques spécifique ou à l'évaluation de leurs résultats.

- Ces financements peuvent être mobilisés pour des besoins courants et récurrents , alors que les financements mis en oeuvre par les bailleurs internationaux ou bilatéraux sont souvent liés à des affectations précises dans le cadre de programmes arrêtés de commun accord.

- Enfin, le recours au financement de marché incite à une gestion plus efficace de la trésorerie.

III / 4 - Mesures du développement d'un marché financier et de la croissance économique.

4.1. Mesures du développement du marché financier.

La théorie ne fournit pas une mesure unique du développement du marché boursier ; Les mesures suggérées pour mesurer le développement du marché boursier sont essentiellement relatives à la taille du marché, à la liquidité du marché, et à l'intégration avec les autres marchés boursier internationaux.

A l'instar de Levine, nous utiliserons plusieurs mesures du développement des marchés boursiers ; Il s'agit essentiellement des mesures relatives à la taille et à la liquidité du marché.

4.1.1. Mesure relative à la taille du marché

Pour mesurer la taille du marché boursier, nous retiendrons la mesure utilisée par Levine et Zervos, il s'agit du ratio de la capitalisation du marché divisée par le Produit Intérieur Brut(PIB).

La capitalisation du marché est égale à la valeur totale de tous les titres inscrits ;Ainsi, à la BRVM (Bourse Régionale des Valeurs Mobilière) d'Abidjan ont a enregistré un volume total des transactions de 3200 000 Titres à 3000 000 de Titres entre 2005 et 2006, soit une baisse de 6,5 % pour l'ensemble des Titres cotés sur ce marché ; Ainsi, sur le marché Actions, le volume des transactions après avoir quasiment doublé en 2005 est passé de 3000 000 de Titres à 2300 000 ; En revanche, sur le marché obligataire, le volume des transactions a été en hausse avec 600 000 Titres échangés selon les estimations 2005,deux emprunts ont été émis par la Cote d'ivoire et le Togo ; Par ailleurs, la Société Financière Internationale( SFI) filiale

de la Banque Mondiale a émis un emprunt pour 330 Millions d'Euros à un taux de 4,75 % sur 5 ans ; Cette opération constitue la première émission en Franc Cfa sur le marché de l'UEMOA d'une institution financière internationale non régionale.

Il faut noter aussi que des bons du Trésor ont été émis par les Trésors Nationaux du Bénin, du Burkina-Faso, de la Guinée-Bissau, du Mali , du Niger et du Sénégal destinés à mobiliser les ressources nécessaires au financement des infrastructures au sein de l'Union ; Ces emprunts bénéficient d'une exonération d'impôts et taxe et sont admis en support au refinancement par la Banque Centrale.

Par contre, étant encore au début de ses activités, la Bourse des Valeurs Mobilière d'Afrique Centrale (BVMAC) n'a enregistrée qu'une seule cotation jusqu'à ce jour portant sur 1,2 Milliards d'Euros lever par le Gouvernement Gabonais ; D'autres lever de fonds ont étés annoncées pour les mois avenirs.

4.1.2 . Mesure relative à la liquidité du marché

Pour mesurer la liquidité du marché, nous utiliserons deux mesures ; La première mesure se retrouve dans Levine et Zervos. Il s'agit du ratio de la valeur total des transactions divisée par le PIB, cette mesure complète celle de la taille du marché car, le marché peut être de grande taille mais inactif ;En fin 2006, la capitalisation de la BRVM seule bourse active de la Zone Franc Cfa a atteint 2475 Milliards de Franc Cfa, tandis que en fin 2007, cette capitalisation s'élevait à 3575 Milliards de Franc Cfa. La seconde mesure de liquidité du marché que nous considérons est le taux de rotation en volume égale au rapport des transactions en volume sur la capitalisation boursière en volume. Cette mesure complète également celle de la taille du marché car, le marché peut être important mais inactif.

4.1.3. Mesure relative à la profondeur du marché .

La profondeur du marché est une autre dimension de la liquidité mise en exergue par Black en 1971, elle indique la quantité des titres qu'il est possible de négocier aux prix affichés sur le marché. Elle mesure en fait, l'influence qu'un ordre peut exercer sur le prix actuel du marché, plusieurs auteurs dont King et Levine en 1993 ; Ainsi que De Gregorio et Giudotti en 1995 identifient une corrélation significative entre la profondeur financière et la croissance économique.

Pour mesurer la profondeur financière, ces auteurs utilisent la Masse Monétaire M2 divisée par le PIB ; En effet, la Masse Monétaire est essentiellement reliée à l'habileté du système financier à fournir de la liquidité.

4.2. Mesures de la croissance économique.

Concernant les mesures indicatrices de la croissance économique, nous retenons la variation du PIB par tête ; En effet, selon une étude de la Banque Mondiale, une augmentation de 10 % de la densité des circuits financiers (liquidités) s'accompagne d'une accélération de la croissance du PIB par Habitant de 2,8 % ; nous retenons aussi la variation de la productivité du travail et la variation du taux d'utilisation de la capacité industrielle.

La première mesure est celle communément utilisée même si le choix de cet indicateur pose en réalité une série de problème qui tient à son mode de construction.

L'augmentation du PIB ne signifie pas nécessairement que la population bénéficie de richesse disponible plus nombreuse, cela dépend de plusieurs facteurs dont :

- Si le PIB augmente moins vite que la population, alors la richesse disponible par habitant diminue, ce qui s'avère incompatible avec l'idée que la croissance augmenterait le bien-être de la population, c'est pour quoi, les économistes choisissent souvent de retenir le PIB/ habitant comme indicateur de croissance.

- Le PIB ne mesure par définition que la valeur ajoutée produite par les agents résidents, ne tient pas compte des transferts de ressources entre Nations, pour certains pays en développement ces transferts représentent une part très sensible de la richesse Nationale, et il est alors plus pertinent d'utiliser d'autres agrégats comme le Revenu National disponible brut (PNB).

Nous avons retenu la seconde hypothèse par rapport à la variation de la productivité qui joue un rôle clé dans la croissance économique.

La croissance économique nécessite d'utiliser d'avantage de facteurs de production, mais ce n'est pas une condition suffisante pour une croissance durable.

A long terme, la croissance économique s'accompagne d'une augmentation de la population active, phénomène que l'on observe depuis la Révolution industrielle.

Conclusion Partie III.

Le rôle du système financier est un élément clé du développement économique. Il favorise la mobilisation de l'épargne tout en assurant la meilleure affectation possible aux investissements productifs, eux-mêmes moteur de la croissance économique.

En raison d'un marché financier embryonnaire, l'intermédiation incombe au seul secteur bancaire, or celui-ci est caractérisé par des nombreux dysfonctionnements.

L'intermédiation bancaire est insuffisante dans les pays de la Zone Franc Cfa ; En ce qui concerne l'UEMOA, le montants des crédits alloués à l'économie équivalait à 16 % du PIB de l'Union en 2006, soit un niveau relativement proche de la moyenne du continent, mais assez loin derrière les pays comme l'Afrique du Sud ou l'Ile Maurice pour lesquels ce ratio avoisinait les 80 % de leur PIB respectifs.

En Zone CEMAC ; Le manque de profondeur du secteur bancaire est plus prononcé, les ratios Masse Monétaire ( M2) et de crédits à l'économie sur le PIB atteignent la moitié de ceux de l'UEMOA, certes les caractéristiques économique de la Zone CEMAC expliquent le retard de l'intermédiation financière dans la mesure ou le développement du secteur des hydrocarbures repose essentiellement sur des financements autres que le crédit bancaire local

( autofinancements, crédits de banques internationales, IDE, ou cotation sur les places financières plus importantes ; Cas de Total Gabon) .

Au final, l'insuffisance de projets bancables débouche sur une situation paradoxale : La surliquidité des banques, mesurées par le rapport entre les dépôts collectés et les crédits à l'économie, cette situation apparait plus accentuée dans les pays de la CEMAC, dont les banques dégageaient un excèdent de 25% en 2006.

IV / - Impact du secteur financier sur la croissance économique.

Schumpeter soulignait depuis le XXe Siècle la grande importance des banques dans le fonctionnement du système financier, et leur apport bénéfique à la croissance à travers le financement de l'innovation.

Il a mit en exergue l'action de l'entrepreneur capitaliste dont l'apparition est liée à la volonté de réaliser un profit par la modification volontaire des conditions technologiques de la production et de la distribution.

Les banques occupent aussi une place prépondérante dans l'analyse Keynésienne. En effet, partant sur le constat qu'il faille qu'un système financier organisé avance les ressources financières nécessaires au financement de l'investissement ; Le banques deviennent essentielles puisque ce sont elles qui accordent les crédits et qui se chargent de réduire les risques inhérents à l'incertitude de l'avenir.

C'est donc le système bancaire qui finance la croissance économique.

Lorsqu'ils sont efficaces, les secteurs financiers permettent de mobiliser l'épargne venant de sources diverses pour l'affecter à un usage productif, ce qui profite non seulement aux investisseurs et aux bénéficiaires des investissements mais aussi à l'ensemble de l'économie.

1 - Densification et Élargissement des circuits financiers locaux.

Nous avions définit ces deux notions à la page 34 comme étant l'accroissement du pourcentage du PIB représenté par les actifs financiers et la mise en place d'un nombre plus élevés et d'une gamme plus étendue de participant et d'instruments.

Afin que ces deux notions aient un impact sur le développement, la SFI a lancée dans les pays en développement de nouveaux produits et marchés et a, à plusieurs reprises ouvert des brèches dans les systèmes établis :

- Elle a investi dans la première société de crédit-bail et fourni des conseils dans plus de 25 pays

- Elle a aidée à établir le premier fonds de capital-risque dans une vingtaine de pays - Elle a crée le premier fonds de placement pour l'Afrique et l'un des premiers fonds d'investissement indiciels pour les marchés émergents en 1993.

Ainsi pour les marchés émergents et les systèmes financiers embryonnaires ; La SFI préconise pour les deux notions les points suivants à respecter et à mettre en place :

Densification Élargissement

Augmentation du nombre/ volume des : Augmentation du nombre de :

- Dépôts - Banques et assurance

- Prêts - Agences bancaires

- Opérations en bourse - Épargnants

- Polices d'assurances des ménages - Investisseurs

- Avoirs des caisses de pension - Emprunteurs ...

2.1. Stimulation de l'épargne intérieure.

« Le capital se constitue dans le pays même »

L'épargne intérieure est la clé du développement du secteur financier, les entreprises et les projets les plus productifs d'un pays sont financés par des ressources intérieures et génèrent des fonds en monnaie nationale.

Dans la plupart des pays en développement mis à part l'Afrique sub-saharienne, l'épargne finance entre 85 et 90 % de l'investissement intérieure brut, sur le long terme , les investisseurs locaux sont une source de financement plus stable que les investisseurs étrangers qui ont généralement d'avantage d'options et moins de liens avec le marché local, les investisseurs locaux sont aussi généralement bien informés et ont souvent d'avantages intérêt à ce que les projets qu'ils financent produisent de bons résultats.

Il faut encourager l'épargne intérieure pour soutenir ce processus de formation intérieure de capital , et la mobiliser sous forme de dépôts auprès des investisseurs aussi variées que les ménages, les sociétés et les pouvoirs publics, pour allouer les fonds ainsi obtenus aux emprunteurs ou aux émetteurs les plus productifs sur les plans économiques et financiers .

2.2. Les marchés financiers mobilisent et allouent l'épargne. Mobilisation Allocation

-Épargnants Emprunteurs/ instrument

Intermédiaires financiers

Épargnants intérieurs Ménages

Marchés boursiers

-Ménages, par le canal des Fcp Prêts

-Sociétés Hypothèques

-État Marchés obligataires

Épargnants étrangers Sociétés

-Investisseurs de portefeuille privés Crédit-bail

-Sociétés Multilatérales Fonds propres

Établissements de crédit

État

Bon du Trésor Obligations

2.2. Fourniture d'un appui aux marchés financiers intérieurs

Les efforts de développement devraient viser en priorité à créer et appuyer les systèmes financiers institutionnels ; Une grande partie du patrimoine des pays en développement est encore investie dans des instruments d'épargne traditionnels comme l'Or, la Terre ou encore « cachées sous les matelas ». Or, les mécanismes d'épargne institutionnels offrent un moyen plus productif et souvent plus sur d'épargner que les méthodes précédentes.

Lorsqu'ils sont bien réglementés et concurrentiels, ces systèmes peuvent offrir des couts d'intermédiations inférieurs à ceux des circuits non officiels et fournir des services de dépôts et de prêts à un grand nombre d'épargnants et d'entrepreneurs locaux, ce qui est crucial pour le développement.

3 - Arrêt de la fuite des capitaux vers l'étranger.

En fin 2006 , les dépôts internationaux des résidents de la Zone Franc Cfa étaient estimés à 8,5 Milliards de US Dollars, soit une hausse de 25,6 % par rapport à 2005 , en liaison avec l'augmentation significative enregistrée en Cote d'ivoire ( + 38 % ) , au Sénégal ( + 50 %) et au Gabon ( + 59 % ) .

Les dépôts bancaires à l'étranger des résidents de la Zone représenteraient environ 8 % du PIB de la Zone Franc Cfa ; Ces dépôts proviennent à hauteur de 59 % de l'UEMOA, de la Cote d'ivoire et du Sénégal ; Tandis que 65 % des dépôts bancaires internationaux de la CEMAC provienne du Cameroun et du Gabon.

3.1. Politiques de luttes anti-blanchiment.

Le dispositif mis en place dans la sous-région de la CEMAC est le GABAC, Groupe antiblanchiment d'Afrique Centrale institué en 2001 et opérationnel depuis 2004 lutte dans le domaine du financement du terrorisme et contre le blanchissement d'argent.

Le GABAC tout en s'attelant à la sensibilisation des responsables politiques et financiers de la sous-région en vue de la création d'agences nationales d'investigation financière a orienté son action vers le développement de ses relations avec le GAFI et le TRACFIN.

Les pays de l'UEMOA ont approuvés en 2003 la mise sur pieds des cellules nationales de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

De même, les pays exportateurs de pétrole tel que : Le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Guinée-Équatoriale, le Cameroun et le Tchad ont signés l'initiative sur la transparence dans les industries extractives qui engage les autorités à faire certifier les recettes pétrolières par un cabinet d'audit externe, de publier et déclarer les recettes des ventes des industries extractives, selon le programme « profil oïl »

4 - Financement du développement.

A l'instar d'autre pays en développement, les besoins de financement des pays de la Zone Franc Cfa sont élevés ; Leurs couvertures reposent sur la capacité des États à lever des fonds à travers la collecte fiscale ou l'emprunt. Au regard des ressources disponibles, l'objectif pris par les Gouvernements de la Zone Cfa de réduire de moitié les niveaux de pauvreté d'ici

2020 ; l'OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) apparait ambitieux et pourrait faire resurgir le spectre de la spirale du ré- endettement sans une mobilisation accrue de la communauté internationale.

4.1. La fragilité des Finances Publiques.

Les deux Zones présentent des fragilités sur le plan des Finances Publiques ; Les pays de la CEMAC peuvent compter sur les recettes pétrolières, mais, cette mobilisation ne devrait pas être amenée à durer dans un grand nombre de pays en raison de la baisse tendancielle des réserves de pétrole ; Cas du Gabon.

L'ampleur du déficit hors pétrole en 2007 (- 18% du PIB hors pétrole) souligne la nécessité de la consolidation des Finances publiques, d'autant que la dépendance aux recettes pétrolières a augmenté ces dernières années, ainsi, le pourcentage des recettes pétrolières dans les budgets représenté par pays est le suivant :

- Cameroun : 35 % des recettes budgétaires

- Congo - Brazzaville : 87 % des recettes budgétaires - Gabon : 54 % des recettes budgétaires

- Guinée - Équatoriale : 93 % des recettes budgétaires.

Cependant, le cas du Tchad présente un autre cas de figure ; En effet, de 1999 à 2005 , la loi de gestion des revenus pétroliers élaborée avec la Banque Mondiale réglemente la gestion des ressources tirées de l'exploitation du pétrole ; En vertu de cette loi, les revenus directs

( redevances et dividendes versés à l'État, soit : 12,5 % du prix de vente du brut sur le marché international) étaient versés sur un compte de l'État et 10 % de ces revenus étaient placés sur un compte d'épargne ouvert dans une institution internationale au profit des générations futures , les 90 % restants étaient destinés à des comptes spéciaux du Trésor et répartis dans des secteurs prioritaires au financement de projets de développement.

Pour les pays de l'UEMOA, la part des recettes publiques rapportées au PIB était également basse, alors que les perspectives d'amélioration sont bridées par l'étroitesse de la base productive et l'importance du marché informel.

Par ailleurs, d'autres contraintes financières sont apparues, avec la hausse des cours du pétrole, la pression exercée ces dernières années par les dépenses de subventions au secteur énergétique est restée élevée.

Parallèlement, tous les Gouvernements devront intensifier les programmes d'investissements publics en vue d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, ce qui devrait accroitre la pression sur les dépenses publiques et donc accentuer la dynamique d'endettement à moins que les ressources extérieures traditionnelles ne viennent à augmenter.

Or, les perspectives en matière d'aide internationale sont incertaines. Selon l'OCDE, l'aide publique au développement des principaux bailleurs bilatéraux a stagné en 2006 pour les pays Africains, il est même en léger repli si l'on exclut les montants d'annulations de dette, il existe donc un risque de voir les montants d'aides extérieures stagner ou diminuer, sachant que les dons extérieurs génèrent 15 % des recettes budgétaires des pays de l'UEMOA , et plus de la moitié des dépenses en capital est financée dans la cadre de programmes de coopération internationale .

Dans ces conditions, la tentation de recourir à l'emprunt pour couvrir ses besoins de développement est grande, d'autant que de nouveaux bailleurs sont apparus sur la scène internationale. En effet, la quasi-totalité des États ont améliorés leur solvabilité, que ce soit par l'intermédiaire des programmes d'annulations de dettes (UEMOA) ou grâce à l'afflux de pétrodollars (CEMAC).

Dès lors, il est plus facile de lever des fonds auprès des marchés financiers internationaux, mais, les conditions de financement sont parfois opaques, et il est notamment reproché à ces nouveaux prêteurs de pratiquer des taux non concessionnels ; A terme, le cout d'un tel endettement peut devenir insoutenable en cas de retournement de conjoncture.

4.2. Les freins au développement restent nombreux.

Selon les prévisions élaborées par le FMI, le taux de croissance de la Zone en 2009 ne devrait pas dépasser 5 % et sera donc inférieure à celui du reste de l'Afrique sub-saharienne pour la troisième année consécutive.

On est également en deçà du taux de 7 % l'an estimé nécessaire par la Banque Mondiale pour réduire le niveau de pauvreté, les pays de l'UEMOA se retrouvent à l'écart de l'essor du commerce mondial dont bénéficie une partie de l'Afrique.

De même, le niveau actuel des prix du pétrole risque d'être une bénédiction de courte durée pour les pays de la CEMAC ; Assurant presque 70 % des recettes budgétaires et des recettes d'exportations, l'avenir du secteur pétrolier est incertain à moyen-long terme en raison de la diminution des réserves dans de nombreux pays, or, la dynamique hors hydrocarbures reste bloquée en dépit de l'intensification des programmes d'investissement public.

La diversification économique est donc un défi commun aux deux régions, mais le processus est entravé par de nombreuses rigidités.

4.3. La nécessaire mise en place d'un bon climat des affaires.

Les déterminants du développement industriel sont multiples ; Outre la qualité des infrastructures qui sont étroitement corrélés à l'environnement institutionnel dans lequel une entreprise opère, « le climat des affaires » constitue également un critère important pour attirer des capitaux étrangers parmi lesquels les IDE ; Mais, de ce point de vue, la performance de la Zone Cfa reste modeste.

Le manque d'infrastructure est un frein au développement industriel. D'une part, l'énergie est couteuse et sa fourniture parfois insuffisante. D'autre part, les couts de transport sont élevés en raison de structure routière peu adaptée ; En outre, les indicateurs de la Banque Mondiale font ressortir un climat des affaires défavorables notamment sur le plan réglementaire. Parallèlement, le FMI relève dans son étude sur la compétitivité de la Zone Franc, que l'environnement des affaires y est globalement plus défavorable que pour la moyenne des pays Africains. La rigidité du marché de l'emploi et le cout pour démarrer une affaire y sont mis en avant.

La difficulté de l'environnement économique est corroborée par la faible attractive de la Zone, et ce en dépit des mécanismes stabilisateurs de la Zone Franc.

L'absence de tension inflationniste, la parité fixe avec l'Euro et la garantie du Trésor pour assurer la convertibilité de la monnaie sont autant de facteurs favorables aux investisseurs étrangers.

Entre 2001 et 2005, pour les IDE dans la Zone avoisinait 4 Milliards de Dollars, mais la dynamique se concentre sur quelques pays et concerne peu de secteurs ; Ainsi, la CEMAC a capté plus de 80 % des IDE de la Zone sur cette période dont la quasi-totalité est absorbée par le secteur des hydrocarbures ; Or, ces investissements sont déconnectés du reste de l'économie et donc peu structurants.

Conclusion Partie IV

La question du développement de la Zone Franc à moyen-long terme reste donc entière ; Le manque de profondeur du système financier et la médiocre qualité du climat des affaires freinent le développement du tissu industriel. De plus, la mise en place des programmes d'investissement se heurte à la qualité des Finances Publiques et renvoie indubitablement à la problématique de ré-endettement .

Sans une mobilisation accrue de la communauté internationale et sans intensification des réformes structurelles, la région court le risque de décrocher durablement ce qui à terme posera la question du système de change avec plus d'acuité.

V / Étude de cas : Le Gabon ; Impact de la Bourse des Valeurs Mobilières d'Afrique Centrale sa croissance économique à l'horizon 2020 ?

Comme je l'ai dit dans le résumé de ce travail, les pays africains semblent résolument engagés dans la voie de la modernisation de leurs économies et que cette modernisation est aujourd'hui rendue nécessaire par le contexte de Mondialisation , et l'une des voies qu'emprunte ce processus de modernisation est le marché financier qui , outre le fait qu'il est un instrument de développement des entreprises et un moyen aux États de trouver les ressources nécessaires à la réalisation des politiques d'investissement public, le marché financier impose et nécessite la mise en place des structures et des règlements propices à son développement .

Le Gabon a abandonné son rôle de propriétaires ou d'exploitant des entreprises publiques et cherche à frayer une place au secteur privé local. Ce transfert d'activité vers le secteur privé nécessite cependant pour son efficacité en tant moteur de la croissance économique un certain nombres de facteurs liés à la crédibilité et à la périnité . En effet,outre les reformes structurelles en cours, il faut donner un coups de pouce à l'initiative privée à un stade ou le système bancaire hésite encore à intervenir.

La mondialisation en cours exige de la part des pays Africains,comme de ceux du reste du monde un tissu économique adapté ,c'est-à-dire compétitif. Le secteur privé est plus que jamais admis comme le moteur d'une croissance économique durable et du développement humain.

I/ - Introduction

L'économie du Gabon est peu diversifiée,c'est dans ce cadre que le Gabon c'est engagé à approfondir les reformes structurelles en vue de réduire la forte dépendance de l'économie vis-à-vis du pétrole. Son programme cible le secteur privé comme " Moteur de la croissance"; L'état devant renforcer son rôle facilitateur et de régulateur .

L'année 2007, a vu le lancement du processus d'élaboration d'un plan d'action prioritaire

et d'un cadre de dépense à moyen terme ( CDMT) pour renforcer l'efficacité des ressources publiques et de réduire la pauvreté .

A l'heure actuelle, les autorités Gabonaise prônent l'émergence d'entrepreneurs nationaux dans un marché dominé par les expatriés ; En effet, les BOOMS pétroliers dont avait bénéficié le pays depuis l'indépendance a annihilé l'initiative privée de la part des gabonais attirés par des fonctions administratives de l'État et du secteur Parapublique.

Mais la saturation de la fonction publique ( 30000 agents environ) et la montée du chômage chez les jeunes diplômés ont conduit l'État à prendre des disposition visant à promouvoir le secteur privé local.

Une classe d'entrepreneurs locaux est donc née de ces dispositions entreprissent par l'État ,mais cet engouement pour les affaires a été cependant vite stoppé,les jeunes créateurs ayant fait face à certaines contraintes internes,notamment financière ; En effet, « L'argent est le nerf de la guerre »; Il n'y a pas d'entreprises sans financement.

Quelles sont alors les sources de financement des PME au Gabon?

En dépit de ces difficultés, le financement des entreprises au Gabon se prêtent à des observations bien établies dans la plupart des pays d'Afrique à savoir :

- Financement Endogène - Financement Informel - Financement Bancaire

Dans cette partie du mémoire consacrée à l'étude du cas du Gabon et à l'impact de la Bourse des Valeurs Mobilières de l'Afrique Centrale, nous tenterons de démontrer de manière théorique l'avantage que peut tirer le Gabon par la financiarisation de son économie à l'horizon 2020.

Nous analyserons les sources de financement des PME au Gabon dans un premier temps, ensuite, les opportunités offertes aux entreprises locales et enfin, les possibilités de croissance externe des entreprises gabonaises.

II/ - Les sources de financement des PME au Gabon.

II/ 1- Financement Endogène II/ 2- Financement Informel II/ 3- Financement Bancaire

III/ - La mise en place d'un cadre propice au développement des sociétés anonymes .

III/ 1- Les contraintes à surmonter III/ 2- Les exigences financières III/ 3- La rigueur manageuriale

IV/ - Les opportunités offertes aux entreprises locales

IV/ 1- L'élargissement des alternatives de l'entreprise face à ses besoins de financement

1. Des solutions apportés aux problèmes de l'étroitesse des fonds propres.

2. Des réelles possibilités de croissance externe.

II - Les sources de financement des PME au Gabon.

L'identification des modalités particulières du financement des entreprises dans les pays africains reste, de nos jours peu étudiée. Dans le cas spécifique du Gabon ,cette question pose au moins trois problèmes : Le problème de terminologie, le problème lié au besoin de financement de l'entreprise et le problème des sources de financement.

S'agissant du problème de terminologie , le concept même de l'entreprise recouvre une réalité disparate. Il peut s'agir d'entités permanentes et organisées,assez proches des entreprises modernes. Il peut s'agir de micro-entreprise,petits exploitants sur les marchés ou artisans des rues,qu'il est impossible de répertoire . Entre les deux, des PME appartiennent à un secteur intermédiaire entre le formel et l'informel.

Pour ce qui est des besoins de financement de l'entreprise,elle ont besoin de ressources au moment de leur création ,et par la suite pour s'étendre,mais, plus elles sont petites,moins elles ont de la chance de se développer . Ainsi, que nous l'avions souligné plus haut, l'entreprise informelle se reproduit mais, ne grandit pas. Les entreprises ont besoin de ressources à long terme pour financer leurs investissements,mais aussi à court terme pour financer le cycle d'exploitation . Le capital fixe est moins important dans le commerce que dans l'artisanat que dans l'industrie, et il l'est d'autant moins que est petite et qu'elle reste plus proche du secteur informel .

Enfin,s'agissant des sources de financement, le recours au banque est facile à appréhender. Mais,que dire des emprunts aux prêteurs individuels qui sont souvent des usuriers,aux parents et aux amis de la famille qui souvent prêtent sans intérêts ou consentent un don pur et simple,qui n'est pas forcement sans contrepartie; Quant aux ressources personnelles des intéressés,elles sont déposées auprès du garde-monnaie plus souvent que dans la banque et plus souvent encore ,elles alimentent les tontines.

En dépit de ces difficultés , le financement des entreprises au Gabon se prêtent aux observations qui semblent bien établies dans la plupart des pays africains et concernent succevissement : Le financement Endogène,le financement informel et le financement bancaire .

II/ 1- Financement Endogène

Les entreprises ,spécialement les plus petites se financent d'abord par elles mêmes, au départ,elles sont constituées à partir d'une épargne personnelle,complétée par celle des parents ou des amis les plus proches . Par la suite,elles financent leurs propres investissements avec leurs propres bénéfices . De cette façon,elles ne s'endettent pas envers des personnes étrangères ou envers certaines institutions.

Au Gabon, les enquêtes effectuées sur le terrain révèlent le recours systématique des entrepreneurs à leur épargne personnelle, comme à celle ou de leurs amis . Ces, dons,ne sont pas vraiment sans contrepartie,car le bénéficiaire doit à son tour, le moment venu en aide à ceux qui l'ont précédemment aidé. La contrainte sociale est à cet égard extrêmement forte en Afrique.

Toutefois,'épargne familiale ne fait pas naitre une obligation de remboursement précise quant à son montant et à son échéance. Elle n'entraine pas le paiement d'un intérêt comme prix du service rendu. De telles transactions,fortement personnalisées,échappent totalement à la logique financière .

Le tableau ci-dessus représente les différentes réponses à la création et au financement des micro-entreprises au Gabon .

Création d'entreprise

Hommes

Femmes

Total

%

Épargne

25

60

85

62

Aide familiale et amis

10

20

30

22

Crédit bancaire

3

4

7

5

Ressources tontine

5

9

14

11

Financement ultérieur de l'investissement

Hommes

Femmes

Total

%

Revenu de l'activité

30

70

90

72

Autofinancement

11

21

32

24

Ressources tontine

3

2

5

4

Source : S Engone MVE ; Thèse de Doctorat : Financement de la croissance dans les pays africains au sud du Sahara( cas du Gabon) .

Plus de la moitié de l'échantillon,soit en moyenne : 63 % des exploitants créent leur entreprise à partir de leur épargne personnelle,qui dans 2 cas sur 3 est le résultat d'une activité antérieure d'entreprise.

Par ailleurs, 90 exploitants financent leurs investissements ultérieurs par les revenus de leurs activités, soit 67% et parmi eux ,32 ont procédé par autofinancement.

En montrant à quel point l'accumulation du capital dans les entreprises gabonaises est largement endogène , cette enquête précis et conforte les observations résultant d'études conduites au début des années 80.

L'une d'elles a été réalisée sous l'égide du Ministère gabonais de la planification auprès de 25 PME dans les secteurs de l'industrie et du bâtiment . Son principal intérêt est d'avoir distingué trois catégories : Des entreprises modernes respectant la comptabilité légale des entreprises dites de transition n'utilisant qu'une comptabilité rudimentaire mais employant au moins un salarié permanent ,des entreprises informelles ne tenant aucune comptabilité et n'ayant aucun employé en permanence.

Le capital initial provient de l'épargne personnelle dans 70% des cas dans le secteur informel,52% dans le secteur en transition et 31% dans le secteur moderne.

L'épargne familiale suit la même évolution : Avec elle,c'est respectivement 71 %;62% et 24% des entreprises qui se sont financées de façon endogène.

II/ 2 - Financement informel

Le financement de l'entrepreneur gabonais par le secteur informel est entaché d'une certaine ambiguïté. L'épargne personnelle et l'aide de la famille ou des amis sont d'une telle importance qu'elles laissent peu de place au financement informel, lequel paraît jouer parfois un rôle tout à fait original.

La tontine est une technique de mobilisation à court terme de l'épargne personnelle; L'épargne retrouve alors la disponibilité de l'argent qu'il a déposé . Le petit entrepreneur a bien conscience que la tontine n'est pas en soi un moyen de financer ses projets. Elle ne lui permet pas de disposer de plus ressources qu'il n'en a . La tontine permet seulement, en mettant régulièrement un peu d'argent de coté,de disposer à un moment donné,peut-être rapidement,de tout ce qu'il aura économisé pendant un certain temps . Elle joue un rôle indirect comme le montre le tableau ci-dessus : 11 % de micro-entreprises se sont constituées avec les ressources des tontines ; 4 % ont financé par la suite leurs investissements complémentaire à partir de ces ressources.

En fait,le système financier informel contribue au financement des entreprises d'une façon indirecte,mais, qui n'est pas pour autant sans importance . Sans lui, les recettes de chaque jour ou le revenu de chaque mois seraient quasi totalement consommées .

On observe ainsi qu'en dépit du dispositif d'aide à la création d'entreprise mis en place par l'État ( le FAGA et le FODEX), l'entrepreneur gabonais bénéficie rarement de soutiens institutionnels pour mener son projet à terme . La famille et l'épargne personnelle constituent les vecteurs principaux grâce auxquels l'entrepreneur réunit les capitaux dont il a besoin. C'est ainsi que se pose la question du maintien de l'activité dans le secteur formel ou informel. L'entrepreneur n'ayant pas été aidé lors de la phase cruciale du démarrage de son activité refuse souvent de verser la taxe à l'État.

Les entrepreneurs de cette catégorie perçoivent l'État comme un frein plutôt que comme un stimulant à la création d'entreprise; Pour eux,l'État empêche l'initiative individuelle à travers une réglementation très lourde,il se contente aussi de collecter l'impôt sans pouvoir justifier de son utilisation. C'est pourquoi ils s'étonnent lorsque l'État leur réclame le versement de l'impôt sur leurs activités ,alors qu'ils n'ont pas bénéficié de son concours lors du démarrage de leurs entreprises.

L'administrateur général du FODEX ( Fond d'expansion des PME/PMI) explique que « Les bénéficiaires de prêts n'investissent pas du tout dans projets pour lesquels ils ont contractés un crédit refinancé par le FODEX, qui s'est ainsi retrouvé avec un nombre important d'impayés . Cette situation a donc conduit la Banque Africaine de Développement ( BAD) à demander la suppression des prêts sur ses ressources au niveau local.

La Banque Gabonaises de Développement ( BGD) a ensuite ,elle aussi refusé de suivre le FODEX dans le financement des petits métiers ,or, c'est la BGD qui a procédé à 70% des décaissements, ce qui a donc amené cette institution à supprimer cette ligne de crédit aux micro-projets ».

Les entrepreneurs préfèrent donc se réfugier dans le secteur informel , pour éviter les représailles.

L'entreprise locale est donc considérée comme un bien personnel qu'on n'est pas disposé d'ouvrir aux personnes extérieures . Les incidences sur la gestion de l'entreprise sont souvent multiples.

II/ 3 - Financement bancaire.

Au 31 décembre 2006 les crédits à l'équipement des entreprises dans la Zone CEMAC s'élevaient à 210 Milliards F CFA sur un total crédits de 1590 Milliards F CFA ; Soit 15% . L'immobilier et l'habitat individuel ayant été financés à hauteur de 240 Milliards F CFA .

3.1. Financer les investissements au Gabon à moyen et long terme .

A la même date au Gabon, les crédits à long terme faits par les banques s'élevaient seulement à 8 Milliards de F CFA à long terme, ceux à moyen terme à 165 Milliards de F CFA sur un total crédits de 399 Milliards de F CFA.

Les banques Gabonaises prêtent donc souvent à court terme et moyen terme qu'à long terme( au-delà de 7 ans) .

En réalité, le financement des investissements à long terme de l'outil de production

( terrains,bâtiments et machines industriels, recherche) a toujours été un domaine spécifique, hors champ des banques commerciales ; Ce domaine est réservé à des établissements de financement spécialisés .

En prenant l'exemple de la France, il y' a de façon non exhaustive :

- Le DFES ( Fonds de développement économique et social) - Le Crédit National

- Le Crédit d'équipement aux PME

- Les Sociétés de développement régional .

Ces établissements ont été crées soit pour des besoins de reconstruction d'après-guerre, soit en appui d'une politique industrielle ou de développement, soit encore en soutient intensif de secteurs économique particulier.

Au Gabon,rien d'équivalent ,mais il existe la BGD et le FODEX ,qui contrairement à ce que l'on dit ne sont pas des établissements de crédit à moyen et long terme mais, des établissements qui aurait du à partir de financement longs et abondants obtenus auprès de la BAD , le FODEX aurait servit d'établissement de refinancement aux banques commerciales ; les banques commerciales auraient prêter à 7 ans et plus à taux bonifié et trouverait un refinancement auprès du FODEX .

3.2. rôle et mission de la Banque Gabonaises de Développement .

De l'avis de tous, la BGD est depuis longtemps celle qui marche le mieux en Afrique subsaharienne, du pont de vue de la gestion interne et du point de vue des résultats .

La relative bonne implantation territoriale ainsi que la qualité de son actionnariat ont toujours été des atouts majeurs pour sa participation au financement à long terme de l'économie Gabonaises .

C'est ainsi qu'elle a de tout temps participé au pool de financement syndiqué constitués par les banques commerciales en réponse aux demandes des entreprises des grands secteurs de l'économie ( Bois, Pétrole, Uranium, Manganèse, Agro-industrie) .

Mais,le reproche fait à cette institution c'est sa faible implication dans l'assistance aux PME/PMI et sa trop grande implication dans les crédits à la consommation des ménages , matérialisée par d'innombrables " points-crédits" à travers le pays . La BGD semble renouer avec l'ensemble des problèmes de financement à long terme,avec la création récente de la Banque de l'habitat du Gabon ( BHG) constituée en succursale.

De plus, les jeunes entrepreneurs doivent savoir que l'accès aux guichets de la BGD est presque plus aisé que l'accès aux guichets des banques commerciales puisqu'il n'y a pas obligation d'y entretenir un compte .

3.3. Le Fonds d'Expansion des PME .

Une réorganisation et une rationalisation des fonctions du Fodex ont été annoncées par le Gouvernement Gabonais suite à une affaire de corruption et de détournements de fonds de son ancienne directrice.

Malgré cela , le Fodex continue de financer des crédits sur la base de conventions signées avec les banques commerciales .

Au Fodex comme à la BGD , un entrepreneur devra présenter un dossier bancable comprenant une étude de marché, 3 bilans certifiés , prévisions d'exploitations sur 3 ou 5ans ,puisqu'il s'agit de solliciter un crédit long , une étude de la rentabilité et de l'investissement projeté .

3.4. Le crédit-bail .

Le crédit est une technique de financement qui constitue une alternative à l'endettement bancaire et permet à l'entreprise de disposer d'un bien sans avoir à contracter un prêt ni à avancer en fonds propres les sommes nécessaire à l'achat . Cette formule est généralement plus couteuse et moins intéressante qu'un financement classique par emprunt mais, plus simple à obtenir au Gabon . A dire vrai, c'est souvent la seule disponible .

III/ - La mise en place d'un cadre propice au développement des sociétés anonymes.

L'argent est bien le nerf de la guerre et on aura beau reproché aux capitaux de n'avoir d'autres finalités que de s'optimiser le plus rapidement possible cela n'en reste pas moins leur vocation. Le cadre privilégié pour le déploiement de ces capitaux est bien le marché financier qui représente le marché des capitaux à long terme , contrairement au marché monétaire qui , pour sa part , accueille les capitaux à court terme.

Dans le contexte particulier des pays de l'espace OHADA, le marché financier représente le cadre par excellence pour les sociétés anonymes d'assurer une certaine police des équipes dirigeantes,de garantir la rapidité et la sécurité des opérations sur titres émis à long terme , et surtout de recueillir les ressources nécessaires au financement de leurs activités.

Il est à cet égard intéressant de remarquer que l'émergence des marchés financiers dans les pays de l'espace OHADA est accueillie avec enthousiasme par les entreprises qui voient en eux une opportunité d'accroissement de leurs possibilités de financement, même si,pour remplir efficacement ce rôle ,des efforts sont à entreprendre dans le sens d'une grande ouverture des différents marchés.

III/ 1 - Les contraintes à surmonter .

Une entreprise qui souhaite accéder à l'un des marchés financiers de la Zone Franc CFA doit posséder les aptitudes et les attitudes liées au statut de sociétés cotées. En effet, le fait pour une société d'être cotée permet aux partenaires d'en avoir une image plus ou moins positive. Cette image serait trompeuse s'il n'existait pas un corps de règles destinés à rassurer les uns et les autres quant à la bonne santé financière de l'entreprise cotée et quant à l'exigence de gestion rigoureuse qu'impose l'admission à la cote.

III/ 2 - Les exigences financières

Il s'agit principalement du capital social exigé des entreprises dont les titres sont inscrits à la bourse des valeurs d'un ou plusieurs États membres de l'OHADA et de la Zone Franc CFA. Ce capital a été fixé par l'Acte Uniforme OHADA à 100.000.000 de Fcfa (150.000 Euros). Si le capital venait à tomber en dessous de ce seuil minimal, la société anonyme concernée

serait obligée de se transformer en une société d'une autre forme conformément aux exigences de l'alinéa 2 de l'article 824 de l'Acte Uniforme. Une telle transformation équivaudrait alors pour la société en question à une interdiction formelle de faire appel public à l'épargne,donc à une cessation de cotation de ses titres sur un marché boursier de l'espace OHADA.

L'exigence du capital minimum ne fait pas préjudice aux dispositions d'une bourse des Valeurs particulière.

Il faut à titre d'exemple souligner que pour être admise au compartiment des actions de la BRVM d'Abidjan, l'entreprise candidate doit présenter une capitalisation boursière égale ou supérieure à 500.000.000 F.CFA ( 750.000 Euros), et avoir une marge nette sur chiffre d'affaires sur chacune des trois dernières années de 3%

III/ 3 - La rigueur manageuriale

L'article 824 de l'Acte Uniforme oblige les sociétés faisant appel public à l'épargne ou celles dont les titres sont inscrits à une bourse des Valeurs d'un ou de plusieurs États membres à se doter d'un conseil d'administration.

Ce conseil ,dont rester inchangé tant que le nombre d'administrateurs n'aura pas été réduit à 15.

Ce mode de gestion ,propre aux entreprises de grande taille,permet mieux que la gestion avec un administrateur général unique qui est possible dans certains cas pour les sociétés anonymes d'assurer le partage des responsabilités entre les structures dirigeantes et de mieux garantir la professionnalisation de la fonction de directeur de société.

En outre,ces dirigeants sont tenus de mettre sous forme nominative les actions qui leurs appartiennent en propre ou qui appartiennent à leurs enfants mineurs non émancipés ou leurs

conjoints non séparés de corps lorsque ces actions sont émises par la sociétés elle-même ou par une société du même groupe .

En plus de ces exigences , les sociétés dont les titres sont cotés doivent procéder à des publications annuelles et en fin de semestre dans un journal habilité à recevoir des annonces légales.

On voit que les réglementations en vigueur sur les différentes places boursières de l'espace OHADA ainsi que la législation OHADA elle-même instituent un certain nombre de contraintes qui pèsent sur les sociétés appelées à évoluer sur nos marchés financiers . Ces contraintes, loin de constituer des obstacles sont plutôt des mesures qui permettent aux entreprises de mieux tirer profit des promesses de financement et de croissance qu'offrent ces marchés.

Les opportunités ainsi offertes seraient encore plus intéressantes et plus efficace si les marchés financiers de l'espace OHADA étaient moins cloisonnés.

IV/ - Les opportunités offertes aux entreprises locales .

L'avènement des marchés financiers dans le microcosme économique des pays membres de l'espace OHADA et des pays membres de la Zone Franc CFA, va à coups

sur apporter des solutions au lancinant problème de l'étroitesse des fonds propres dont souffre la grande majorité des entreprises de cette zone et permettra par ailleurs à ces entreprises de prétendre légitimement à l'élargissement de leur champ d'action.

IV/ 1 - L'élargissement des alternatives de l'entreprise face à ses besoins de financement

Le marché financier qui vient en complément de l'autofinancement et de l'endettement auprès des banques constitue un moyen efficace de financement des entreprises . Dans le contexte particulier des pays de l'espace OHADA de la Zone Franc CFA, il 'y'a lieu de remarquer qu'à la suite de la profonde crise économique qui a secoué les pays membres à partir du milieu des années 80, le système bancaire a été frappé de plein fouet et les portefeuilles de crédits ont été sérieusement compromis . Le processus de restructuration qui s'en est suivi a abouti à la liquidation de plusieurs établissements bancaires.

Par ailleurs , les banques de développement qui auraient pu pallier les limites des banques commerciales n'ont pas elles aussi échappé à la crise . Le recours par les entreprises aux banques pour le financement de leurs activités était dès lors devenu extrêmement difficile sinon quasi-impossible, les autorités monétaires exerçant un contrôle très strict sur les établissements de crédits.

L'apparition des marchés financiers dans le paysage économique des pays membres de l'OHADA et de la Zone Franc CFA offre ainsi aux entreprises des opportunités intéressantes de financement et apporter des solutions à l'étroitesse des fonds propres quoi qu'il faille pour ces entreprises surmonter certaines contraintes pour prétendre bénéficier de ces avantages.

IV/ 2 - Les solutions apportées au problème de l'étroitesse des fonds propres .

Entre le capital social et l'endettement , l'un englobant parfois une partie de l'autre,c'est développée la notion de fonds propres.

Les fonds propre ou capitaux propres désignent l'ensemble des fonds ,réserves et reports à nouveau mis à la disposition de la société par les associés et correspondant au passif interne. Qu'il s'agisse de fonds propres ou de quasi-fonds propres, leur relative faiblesse et tout au moins la difficulté d'en disposer rapidement et au moment voulu constitue le ventre mou de la politique financière de beaucoup d'entreprises ; Devant le fait déjà relevé des vicissitudes liées à la procédure d'octroi d'un crédit bancaire, le marché financier apparaît comme la solution appropriée pour les entreprises en quête de financement .

C'est pourquoi,selon l'article 81 de l'Acte Uniforme de l'OHADA, relatif au droit des sociétés commerciales et des groupement d'intérêt économique , l'inscription à la bourse des Valeurs est la preuve par excellence de l'appel public à l'épargne.

La possibilité offerte aux sociétés anonymes par l'article 84 de l'Acte Uniforme de faire publiquement appel à l'épargne par l'inscription de leurs titres à la bourse des Valeurs d'un État membre autre que l'État de leur siège social est ici à saluer.

Ces sociétés pourront ainsi,grâce à la disponibilité et à la rapidité que leur offrent les marchés financiers lever les fonds nécessaires au financement de leurs activités et aussi accroitre leur indépendance financière , les faisant ainsi échapper plus facilement à l'emprise des banques . Bien plus encore la hausse des cours des titres permettra aux entreprises d'obtenir des capitaux à un cout avantageux .

IV/ 3 - Des réelles possibilités de croissance externe.

La cotation du titre permet à l'entreprise de saisir,voir de susciter des opportunités intéressantes de croissance externe,il devient alors possible de régler en titres et à l'entreprise de faire des prises de participations ou de contrôle .

L'absorption par paiement en titres est en outre facilitée par l'évaluation objective de la société absorbante , ou absorbée,que constitue le cours de bourse,sous réserve du cours en bourse de la cotation .

Le paiement par titres peut également être attrayant pour les apporteurs ou propriétaires des sociétés absorbées non cotées,qui peuvent trouver la un moyen commode de mobiliser les titres qu'ils reçoivent en rémunération de leurs apports.

L' accès au marché financier facilite par ailleurs les opérations de cession ou de contrôle qui comme le fait observer Marie-Anne Frison Roche,ne s'effectuent pas « à plat »,mais dans la quasi-totalité des cas par une sorte d'aspiration verticale en insérant la société dans un groupe ,en offrant son contrôle à une société mère; La faisant ainsi bénéficier des effets de synergies liés à l'appartenance au groupe concerné.

Conclusion Partie V

Le Gabon est marqué par une tradition Étatiste et interventionniste. Le taux d'initiative entrepreneuriale est encore très faible; seulement 2000 PME/ PMI appartiennent aux gabonais en 2007.

En plus des causes structurelles ( l'environnement administrative et légal) ,cette « exception gabonaises » est due à un contexte culturel et psychologique défavorable qui se traduit par le développement de l'assistanat et la recherche d'un statut qui incite trop souvent les jeunes diplômés à intégrer soit le secteur public,soit les grandes entreprises privées .

Face à l'internationalisation des marchés et à la concurrence de plus en plus accrue , les entreprises gabonaises doivent plus que jamais faire preuve de compétitivité pour maintenir et développer leur activités et ainsi participer à la création d'emplois pérennes.

Et pour accompagner les créateurs ,il revient à l'État de mettre en place un dispositif d'aides incitatif. Parce que , créer une entreprise,recruter du personnel , moderniser les procédés de production, exporter ou acquérir des nouvelles technologies sont d'autant d'étapes délicates dans la vie d'une entreprise que l'État doit soutenir financièrement afin de donner un

maximum de chances de réussite à leurs projets.






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"L'imagination est plus importante que le savoir"   Albert Einstein