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Etude des facteurs limitant l'adhesion des femmes enceintes au conseil dépistage volontaire dans le district sanitaire de Koupela

( Télécharger le fichier original )
par Jean Dieudonné DAMIBA
Centre International de Formation en Recherche Action (CIFRA) - Certificat en recherche action dans le domaine du VIH/SIDA 1998
  

Disponible en mode multipage

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MINISTERE DE LA SANTE PROJET D'APPUI AU

******** DEVELOPPEMENT

REGION DU CENTRE-EST SANITAIRE DES

******** REGIONS DU

DIRECTION REGIONALE DE LA CENTRE-EST ET DU

SANTE DU CENTRE-EST NORD (PADS-CEN)

********

DISTRICT SANITAIRE DE KOUPELA

ETUDE DES FACTEURS LIMITANT L'ADHESION DES FEMMES ENCEINTES AU CONSEIL DEPISTAGE VOLONTAIRE

LORS DES CONSULTATIONS PRENATALES

DANS LE DISTRICT SANITAIRE DE KOUPELA

Une version en ligne du résumé de cette étude peut être consulté sur le site Web

http : //www.cifra-bf.org

Janvier à Juin 2007

DAMIBA Jean Dieudonné

Infirmier Diplômé d'Etat

Mars 2008

REMERCIEMENTS

A la Direction Régionale de la Santé du Centre-Est,

Pour la confiance portée sur ma personne

Je tiens à remercier ici,

Dr Alizèta SAMANDOULOUGOU, MCD de Koupèla

M. Madi KABORE, responsable CISSE du DS de Koupèla Dr Maxime DRABO, chercheur à l'INRSS de Bobo

Abbé Paul VI KARENGA, à l'archevêché de Koupèla

pour leurs conseils éclairés et leur relecture critique de la présente.

Aux membres du jury,

Pr Laurent OUEDRAOGO

Dr Diénéba OUEDRAOGO

Dr Boukari OUEDRAOGO

Dr Maxime DRABO

Pour avoir accepter de présider et de porter leur jugement sur le présent travail de recherches.

Aux Enquêteurs,

M. Paul KABORE, enseignant à l'école primaire de Gonsin

M. Omer BELEMBAOGO et son épouse Salamatou, enseignants à l'école primaire de Salguin (Kando)

M. Dieudonné KABORE

Veuillez bien trouver dans ces pages l'expression de ma gratitude et de ma reconnaissance.

ACRONYME

ARV

Anti Retro Viraux

CDV

Conseil Dépistage Volontaire

CDVA

Conseil Dépistage Volontaire et Anonyme

CM

Centre Médical

CMA

Centre Médical avec Antenne chirurgicale

CPN

Consultation Pré Natale

CSPS

Centre de santé et de promotion sociale

FACOM

Facilitateur Communautaire

FE

Femme Enceinte

MNH

Maternel Néonatal Health

PEC

Prise En Charge

PIC

Plan Intégré de Communication

PMA

Paquet Minimum d'Activité

PSE

Projet Survie de l'Enfant 1ère phase

PTME

Prévention de la Transmission Mère Enfant

PvVIH

Personne vivant avec le VIH

TME

Transmission Mère Enfant

VIH

Virus de l'Immuno déficience Humaine

GOSS

Guide d'Observation Semi Structuré

GIISS

Guide d'Interview Semi Structuré

GCS

Guide du Client Simulé

BF

Burkina Faso

MCD

Médecin-chef du District

CISSE

Centre d'information Sanitaire et de Surveillance Epidémiologique

OMS

Organisation Mondiale de la Santé

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES

 
 
 

Tableau N°I

: Appréciation du temps d'attente selon les femmes enceintes

 

Tableau N°II

: Appréciation du niveau de connaissance des agents sur le moment de la transmission

 

Tableau N°III

: Types de difficultés rencontrées par les prestataires lors du conseil de groupe

 

Tableau N°IV

: Types de difficultés rencontrées par les prestataires lors du conseil individuel

 

Tableau N°V

: Obstacles au processus de prélèvement selon la régularité du conseil individuel

 

Tableau N°VI

: Appréciation du niveau de connaissance des femmes sur le mode de transmission et les moyens de réduction du risque disponibles

 

Tableau N°VII

: Appréciation du rôle/influence du conjoint et de l'entourage sur les décisions des FE

 

Tableau N°VIII

: Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur le mode de transmission

 

Tableau N°IX

: Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur le moment de la transmission

 

Tableau N°X

: Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur les moyens de prévention ou de réduction de la TME

 

Tableau N°XI

: Appréciation / perception de la PTME par les conjoints

 

Tableau N°XII

: Suggestions des conjoints pour améliorer le CDV

 

Figure N°I

Appréciation du niveau de connaissance des femmes enceintes sur le sida et la grossesse, la TME, la PTME et les ARV

 

Figure N°II

: Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur le sida, la TME, la PTME et les ARV

 

SOMMAIRE

Acronyme.................................................................................3

Liste des tableaux et graphiques.......................................................4

Résumé de l'étude...................................................................6 à 7

Problème de recherche...................................................................8

Constat du problème..................................................................8

Causes probables......................................................................8

Conséquences......................................................................... 9

Actions déjà entreprises, résultats et limites/insuffisances......................9

Actions possibles.....................................................................10

Informations manquantes...........................................................10

Problème de recherche..............................................................11

Apport de la recherche..............................................................11

But pratique de la recherche...........................................................11

Question générale de recherche.......................................................11

Questions spécifiques de recherche...................................................12

Présentation des résultats............................................................ ...12

Instruments utilisés..................................................................12

Échantillon et échantillonnage................................................12 à 13

Résultats et discussions..............................................................13

De la qualité du CDV au cours de la PTME................................13 à 16

De la perception des prestataires sur le processus de dépistage .........16 à 21

De la perception des femmes enceintes sur le processus de dépistage.21 à 25

De la perception des conjoints sur le processus de dépistage.............26 à 34

Que pouvons-nous retenir de cette étude.......................................34 à 35

Que pouvons-nous faire pour améliorer l'adhésion des femmes enceintes

au dépistage du VIH dans les formations sanitaires................................35

Bibliographie.......................................................................36 à 37

Annexes.............................................................................38 à 49

RESUME DE L'ETUDE

Le district sanitaire de Koupèla a débuté les activités de prévention de la transmission mère enfant du VIH en 2002. Depuis lors, on constate une faible adhésion des femmes enceintes au conseil dépistage du VIH pendant les CPN. C'est dans le but de mieux appréhender les raisons profondes de ce refus au test de dépistage que cette étude qualitative a été menée afin de développer des actions en faveur de la santé des FE, celle de leur conjoint et du futur nouveau né.

Le groupe cible de cette étude était représenté par les femmes enceintes au sortir de la CPN, les conjoints et les prestataires des services de santé.

Trois instruments ont été utilisés dans la collecte des données. Il s'agit:

· du  Guide d'Observation Semi Structuré (GOSS),

· de trois (3) Guides d'Interview Semi Structuré (GIISS) pour les cibles respectives suivantes : les prestataires, les conjoints et les femmes enceintes, et

· d'un (1) Guide du Client Simulé (GCS).

La taille de l'échantillon n'a pas été prédéfinie si bien que les femmes enceintes, leurs conjoints et les prestataires ont été inclus dans l'enquête jusqu'à saturation. C'est ainsi que la saturation de l'information fut atteinte au bout de 25 femmes interrogées, 18 conjoints et 13 agents de santé.

L'échantillonnage adopté était le choix raisonné des formations sanitaires sur la base de la disponibilité du service de CDV selon les statistiques de l'année 2006. C'est ainsi que neuf formations sanitaires ont été incluses dans l'étude. Ce sont : le CMA de Koupèla, le CM de Pouytenga, les CSPS de Tambogo, Dialgaye, Tensobtenga, Baskouré, Andemtenga, Boto et Kando.

Le traitement des données a été à la fois manuel et informatisé avec les logiciels EXCELL et WORD.

De la discussion des résultats, il est ressorti que malgré l'intégration de l'offre de CDV dans le PMA des formations sanitaires, le conseil dépistage n'est pas réalisé de façon régulière et les différents programmes d'activités des FS ne le prévoient pas non plus. En outre, on a pu réaliser que le niveau de connaissance des prestataires sur la PTME et ses processus est satisfaisant, mais du fait de l'obligation de référer la femme au CMA où l'accès au service n'est pas toujours continu, les agents n'encouragent pas ces dernières à se faire dépister lors des CPN.

Quant aux femmes enceintes et les conjoints, leur comportement à l'égard de la PTME est toujours sous l'influence de l'entourage et certains maris vont même jusqu'à empêcher leur femme de faire le test par peur de la stigmatisation. De plus, ces derniers ne connaissent pas les avantages d'un dépistage précoce, condition nécessaire à l'adhésion ou à la demande de CDV. Et si parfois quelques uns ont apprécié positivement la PTME, beaucoup ont manifesté leur doute sur son efficacité. Chaque groupe cible a proposé des solutions afin d'améliorer l'adhésion des femmes enceintes au CDV.

Que faire donc pour amener les femmes enceintes à se faire dépister dans le cadre de la PTME du VIH dans les formations sanitaires? Des résultats obtenus ci-dessus nous proposons :

· d'intégrer le CDV dans le PMA (Offre systématique de CDV)

· de sensibiliser la population à grande échelle en insistant sur les avantages du dépistage précoce

· de décentraliser le test ou réorganiser la collecte, la transmission des prélèvements au laboratoire et le retrait des résultats

· de nommer un répondant principal (point focal?) au CMA pour faciliter la centralisation des prélèvements et le retrait des résultats

· d'organiser des sorties de suivi mensuel sur les sites, de préférence par le point focal.

Il importe donc d'en tenir compte dans la mise en oeuvre des activités du District pour une amélioration significative de l'adhésion des femmes enceintes.

I. PROBLEMATIQUE

ü Constat

L

a pandémie du Sida depuis son apparition frappe toutes les couches sociales à travers le monde. En 2005 selon l'OMS1(*), environ 40,3 millions de personnes seraient porteurs du virus du sida. Selon les spécialistes,2(*) sans intervention médicale le risque de transmission du virus de la mère à l'enfant oscille entre 30 à 35%.Au Burkina Faso, la situation est si préoccupante que les premiers responsables ont décidé de privilégier l'approche préventive. C'est dans ce contexte d'épidémie généralisée qu'un programme de réduction de la transmission mère enfant du VIH à été mis en place depuis 2001 et réajusté en 2006. Un des objectifs spécifiques de ce programme vise à amener 50% des femmes enceintes vues en CPN à réaliser le test de dépistage volontaire du VIH, dans les sites d'intervention. En 2004, à l'instar de plusieurs Districts, le District sanitaire de Koupèla a démarré les activités de PTME avec 02 sites et a sitôt généralisé à toutes les formations sanitaires en 2006. Cependant sur 11 341 femmes enceintes vues en CPN, seulement 465 ont réalisé leur test soit 4,10%, alors qu'elles ont toutes bénéficié du conseil de groupe.

ü Causes probables

Les causes probables sont les suivantes :

· Insuffisances du contenu du conseil de groupe à cause du faible niveau de connaissance des agents à utiliser des termes adaptés à leur auditoire que sont les femmes enceintes

· Irrégularité du conseil personnalisé lié à une insuffisance dans l'organisation des services

· Faible pouvoir décisionnel de la femme en ce qui concerne le test VIH , domaine toujours perçu comme tabou dont l'apanage n'est pas seulement du ressort de la femme mais aussi et surtout de la grand-mère, des belles soeurs ...

· Perceptions négatives du sida par la femme ; le sida étant perçu comme un mal incurable qui n'atteint que les infidèles et autres dévergondés.

· Méconnaissance des risques encourus et des perspectives de prise en charge par les femmes enceintes (Beaucoup d'entre elles ne savent pas qu'il est désormais possible d'éviter la transmission mère enfant du VIH).

ü Conséquences

Les conséquences du problème peuvent se présenter comme suit :

· Transmission du VIH de la mère à l'enfant accrue du fait de l'absence de mesure de prévention avant, pendant et après l'accouchement, le statut de la mère étant méconnu

· Risques de propagation du VIH au sein de la population,

· Risque de passage rapide au stade maladie des femmes enceintes porteuses du virus lié a l'absence d'un plan de vie saine et de prévention/prise en charge des infections opportunistes

· Augmentation de la charge sociale (Il s'agit ici des dépenses pour maladies, entretien des OEV, augmentation de la charge de travail due aux hospitalisations fréquentes et prolongées...)

· Décès précoce préjudiciable à l'absence de prise en charge.

ü Actions déjà entreprises, résultats et limites/insuffisances

Depuis la mise en oeuvre de la PTME dans le District sanitaire, plusieurs activités ont été réalisées dans le but d'amener les femmes enceintes à se faire dépister du VIH; il s'agit notamment du plan intégré de communication (PIC) et de la mise en oeuvre d'un plan de relance des activités avec l'appui technique des facilitateurs communautaires (FACOM) du projet survie de l'enfant (PSE I/Plan International) et appui financier de MNH (Maternel Neonatal Health/Plan).

En outre, le District a procédé aussi au renforcement des compétences des agents de santé dans les formations sanitaires ; Tous les Infirmiers chefs de poste et les accoucheuses auxiliaires ont bénéficié d'une formation en conseil et dépistage VIH au cours de l'année 2006. Malgré ces activités d'appui, le conseil personnalisé n'est pas régulièrement mené et on assiste à un faible taux de dépistage. A cela, il faut ajouter la non disponibilité des substituts de lait maternel dans les sites PTME ; ce qui compromet quelquefois la bonne exécution des activités de prévention.

ü Actions possibles

Nous espérons qu'en améliorant le niveau de connaissance des mères par le conseil dépistage personnalisé, elles comprendront davantage les risques qu'elles courent et seront plus disposées à se soumettre au dépistage.

En améliorant le contenu du counseling par la formation, les prestataires seront plus outillés à convaincre les femmes enceintes à se faire dépister. Il y'a aussi la supervision spécifique des agents en charge des activités PTME qui constitue un cadre idéal de formation sur site.

Par ailleurs, nous pensons que la stratégie « paire éducatrice » qui consiste à exploiter les expériences d'une personne déjà infectée lors des activités de sensibilisation ou de conseil dépistage pourrait contribuer à lever l'inquiétude des femmes enceintes désirant se faire dépister.

Enfin, en réorganisant nos services de santé, ils seront plus aptes à dispenser pleinement des soins continus, globaux et intégrés à même de satisfaire les desiderata des femmes enceintes.

ü Informations manquantes

Pour réaliser ces actions possibles, nous avons besoin d'information sur :

· La qualité actuelle des prestations offertes dans le cadre du conseil dépistage du VIH

· Les perceptions des femmes enceintes sur le CDV au cours de la PTME

· Le rôle /influence des conjoints et de l'entourage dans la prise de décision à faire le test.

ü Problème de recherche

La majorité des femmes enceintes (96%) ayant bénéficié du conseil de groupe dans les sites PTME du DS/Koupéla refusent le test de dépistage et les raisons sont mal connues.

ü Apport de la recherche

· En connaissant la qualité actuelle du processus de dépistage, nous serons à mesure de réorganiser nos services de CDV et d'en adapter le contenu des étapes à la compréhension des femmes enceintes

· L'information sur les perceptions des femmes enceintes envers le CDV, nous permettra d'adapter le contenu de nos messages et d'insister sur les avantages et les inconvénients de faire son test

· La connaissance du rôle/influence des conjoints et de l'entourage sur le CDV facilitera l'implication de ces derniers dans la mise en oeuvre d'un plan de vie favorable au maintien de la santé dans le couple.

II. BUT PRATIQUE DE LA RECHERCHE

A l'issue de cette étude, nous voudrions appréhender les raisons profondes qui amènent les femmes enceintes à refuser le test de dépistage dans les sites PTME afin de développer des actions en faveur de leur santé, celle de leur conjoint et du futur nouveau né.

III. QUESTION GENERALE DE RECHERCHE

Pourquoi les femmes enceintes refusent-elles le test de dépistage du VIH dans les sites PTME?

IV. QUESTIONS SPECIFIQUES DE RECHERCHE

· Quelle est la qualité du processus de dépistage au cours de la PTME?

· Quelle est la perception des prestataires sur ce processus de dépistage?

· Comment les femmes enceintes perçoivent-elles ce processus de dépistage?

· Quelle est la perception des conjoints et de l'entourage des femmes enceintes sur ce processus de dépistage?

V. PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

· Instruments utilisés

Trois instruments ont été utilisés dans la collecte des données. il s'agit : d'un (1) Guide d'Observation Semi Structuré (GOSS), de trois (3) Guides d'Interview Semi Structuré (GIISS) pour les cibles respectives suivantes : les prestataires, les conjoints et les femmes enceintes, et d'un (1) Guide du Client Simulé (GCS). Ces instruments ont été validés par un pré-test qui s'est déroulé à Koupéla.

· Échantillon et échantillonnage

La taille de l'échantillon n'a pas été prédéfinie si bien que les femmes enceintes, leurs conjoints et les prestataires ont été inclus dans l'enquête jusqu'à saturation. C'est ainsi qu'elle fut atteinte au bout de 25 femmes interrogées, 18 conjoints et 13 agents de santé.

L'échantillonnage adopté était le choix raisonné des formations sanitaires sur la base de la disponibilité du service de CDV selon les statistiques de l'année 2006. C'est ainsi que neuf formations sanitaires ont été incluses dans l'étude. Ce sont: le CMA de Koupèla, le CM de Pouytenga, les CSPS de Tambogo, Dialgaye, Tensobtenga, Baskouré, Andemtenga, Boto et Kando.

Les caractéristiques de L'échantillon étaient les suivants :

Au niveau des femmes (N : 25): L'âge des femmes interrogées oscille entre 19 et 36 avec un âge moyen de 26 ans.

Niveau d'éducation : Aucun : 16

Primaire : 5

Secondaire : 4

Profession : Ménagère : 17

Commerçante : 8

Au niveau des prestataires (N : 13)

Accoucheuse auxiliaire : 09

Sage femme : 01

Infirmier d'État : 03

Niveau de connaissance sur la PTME (Formation) : 13

Au niveau des conjoints (N:18)

Niveau d'éducation : Aucun : 18

Profession : Commerçant : 8

Cultivateur : 10

· Le traitement des données a été à la fois manuel et informatisé avec les logiciels EXCELL et WORD.

VI. Résultats et discussions

VI.1 De la qualité du CDV au cours de la PTME

Résultats

Il était prévu l'observation du processus de CDV (déroulement des activités du CDV, circuit des clientes, environnement de travail...) par une cliente simulée mais elle n'a pas été effective du fait de la non effectivité du CDV dans les FS visitées. Une mesure indirecte de la qualité du CDV au cours de la PTME a été réalisée à travers l'appréciation des prestataires et des femmes enceintes.

· De l'appréciation du temps d'attente

Il s'agit du temps écoulé depuis l'arrivée de la femme dans le service jusqu'au moment où elle est rentrée en contact avec l'agent de santé pour le CDV.

Tableau N°1 : Appréciation du temps d'attente selon les femmes enceintes (N=25)

Appréciation

Effectif

Pourcentage

Court

10

40,00%

Moyen

9

36,00%

Long

2

8,00%

Ne sait pas

4

16,00%

La majorité des femmes disent ne pas attendre longtemps dans les services avant d'avoir les soins : « Si ce n'est pas un jour de marché, dès que tu arrives on te ``pèse'' »

Un peu moins de la moitié (10/25 soit 40%) d'entre elles sont satisfaites 30 minutes après leur arrivée et 36% (9/25) 1 heure après.

· De l'appréciation du lieu et de l'heure de déroulement du counseling.

Un peu plus de la moitié des FE (15/25 soit 60%) estiment que le lieu où elles sont reçues garanti la confidentialité; les autres citent l'intrusion d'une tierce personne ou la non fermeture de la porte comme des situations ne la garantissant pas.

La moitié (13/25 soit 52%) des femmes interrogées affirment avoir été bien accueillies à leur arrivée dans les formations sanitaires tandis que 84% (21/25) d'entre elles affirment avoir accès aux agents de santé à tout moment.

· De l'appréciation de la disponibilité des conseillers, du contenu des messages et du niveau de communication entre les FE et les prestataires.

Seulement 24% (6/25) des femmes interrogées disent avoir pu établir une communication efficace avec les agents de santé; leur échange a porté principalement sur les posologies des médicaments pour la prévention du paludisme, la date de l'accouchement, l'hygiène de la grossesse l'alimentation de la FE et le prochain rendez-vous. Cependant, plus de la moitié des femmes (16/25 soit 64%) pensent que les agents de santé ne s'intéressent pas à leur préoccupation lors de la dernière visite et 28% (7/25) d'entre elles affirment n'avoir pas été satisfaites des réponses à leurs questions.

Plus de la moitié (19/25 soit 76%) des femmes interrogées disent ne pas rencontrer de difficulté lors du CDV d'autant plus qu'elles n'en savent pas beaucoup sur ce service qui n'est pas disponible.

Discussion

L'organisation des services est un élément fondamental de la qualité des services surtout ceux qui concernent la prévention.

L'heure de début de la CPN se situe aux alentours de 7H30. Selon les agents, l'espace réservé au counseling garanti la confidentialité; cependant, quinze (15) femmes interrogées citent l'intrusion d'une tierce personne ou la non fermeture de la porte pendant le counseling. Plus de la moitié des femmes estiment que l'accueil et le niveau de communication avec les agents étaient satisfaisants.

Six (06) agents disent réaliser le conseil au dépistage pendant les CPN mais une programmation formelle n'est pas disponible. Pourtant, l'exploitation des guides du client simulé montre que sur les 03 FS visitées, aucune n'a offert une prestation incluant le conseil dépistage; ce faisant, l'appréciation du déroulement du counseling n'a pas pu être effective.

Quant à la disponibilité des agents et l'heure de démarrage des CPN, l'exploitation du GCS permet de confirmer la réponse des agents de santé. Mais cette disponibilité ne s'applique pas au niveau du prélèvement de sang où parmi quatre (4) prestataires qui affirment conduire le CDV, trois (3) affirment que les clientes rencontrent des difficultés quand elles se présentent au CMA pour le prélèvement de sang. Le fait de ne pas disposer d'entretien sur le conseil de groupe et/ou individuel auprès des prestataires présente à priori une limite sur l'appréciation des services de CDV; toutefois, nous pouvons conclure que le conseil dépistage est irrégulier.

VI.2 De la perception des prestataires sur le processus de dépistage

Résultats

· De la connaissance de la TME

Tableau N°2 : Appréciation du niveau de connaissance des agents sur le moment de la transmission (N : 13)

Appréciation

Nbre de foisPourcentage

Pendant l'accouchement

13100,00%

Pendant la grossesse

1076,92%

Pendant l'allaitement

969,23%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Parmi les moments de transmission connus par les agents de santé l'accouchement, vient en première position (100,00%) suivi de la période de grossesse (76,92%) et enfin celle de l'allaitement (69,23%)

Quatre (04) prestataires affirment que leur structure est à mesure de prendre en charge des femmes enceintes séropositives et estiment le coût de la contribution à 5000 Frs.

Un (01) seul prestataire estime que la prise en charge médicale (suivi psycho social, traitement) est inutile mais il n'a pas dit la raison.

La CPN débute habituellement autour de 7H30; tous les agents ont répondu que l'espace réservé au conseil garanti la confidentialité; 6 agents disent réaliser le conseil au dépistage pendant les CPN mais une programmation formelle n'est pas disponible.

· Des types de difficultés rencontrées par les prestataires lors du conseil de groupe

Tableau N°3 : Types de difficultés rencontrées par les prestataires lors du conseil de groupe (N : 13)

Appréciation

Nbre de fois

Pourcentage

CDV non disponible

6

46,15%

Insuffisance de participation/timidité

6

46,15%

Limite linguistique (Pb de traduction)

1

7,69%

Un peu moins de la moitié (6/13 soit 46,15%) des prestataires affirment que le CDV ne fait pas partie de leur paquet minimum d'activité et là où il est réalisé les femmes enceintes sont indécises et timides pendant l'entretien.

· Des difficultés rencontrées par les prestataires lors du conseil individuel

Tableau N°4 : Types de difficultés rencontrées par les prestataires lors du conseil individuel (N : 13)

Appréciation

Nbre de fois

PourcentageCDV non disponible646,15%Insuffisance de participation/timidité215,38%Absence de décision personnelle215,38%Ne sait pas323,08%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Parmi les 7 prestataires qui effectuent le conseil dépistage, 4 estiment que le niveau de communication avec les femmes n'est pas satisfaisant du fait de leur timidité ou de l'absence de décision personnelle de ces dernières.

· Des difficultés rencontrées par les prestataires lors du processus de prélèvement

Du fait que le conseil dépistage est irrégulier, 10 prestataires interrogés disent ne rien en savoir : « Je n'en sais rien, puisque le CDV n'est pas fait ici »; les trois (03) autres citent la non disponibilité du personnel pour le prélèvement comme difficulté rencontrée par les femmes enceintes; « Les femmes référées pour la PTME attendent jusqu'au soir sans avoir les tests »

Tableau N°5 : Obstacles au processus de prélèvement selon la régularité du conseil individuel

 Appréciation

Réalisation du CDV

 

Obstacle au processus de prélèvement

Oui

Non

Total

RFR car CDV non disponible

4

6

10

Non disponibilité du laboratoire

3

0

3

Total

7

6

13

La proportion des agents qui affirment réaliser le conseil individuel et qui disent rencontrer des obstacles au processus de prélèvement est de 57% (4/7) alors qu'elle est de 100% (6/6) chez celles qui ne font pas du tout le conseil individualisé; nous pouvons déduire que les prestataires pourraient ne pas encourager suffisamment les femmes à se soumettre au processus de prélèvement du fait de l'obligation de référer les clients pour le prélèvement.

· Des suggestions pour améliorer le CDV du point de vue des prestataires

Plus de la moitié des prestataires (9/13 soit75%) souhaitent procéder au prélèvement dans les formations sanitaires tandis que quatre (4) proposent l'instauration d'une équipe mobile de prélèvement.

Parmi les agents qui demandent la décentralisation des sites de prélèvement, trois (3) d'entre eux souhaitent la possibilité de dépister sur place au niveau FS afin d'éviter d'allonger la liste des intervenants.

Discussion

L'offre de service est la première condition pour susciter la demande de soins qu'elle soit préventive ou curative; une bonne connaissance de la PTME et de ses processus est indispensable pour la mise en oeuvre des activités en faveur de la prévention/réduction de la TME du VIH.

· De la connaissance de la PTME et ses objectifs et les moyens de prévention disponible

Tous les prestataires interrogés ont répondu correctement en ce qui concerne la définition de la PTME et ses objectifs, les différents moments possibles de la TME; tous les 13 prestataires connaissent l'existence des moyens de prévention/réduction de la TME, mais seulement 4 prestataires affirment que leur structure est à mesure de prendre en charge des femmes enceintes séropositives et estiment le coût de la contribution à 5000 Fr. Le niveau de connaissance des prestataires sur la PTME et ses processus est donc satisfaisant.

· Des difficultés rencontrées dans le processus de CDV

Sur les 13 personnes interrogées, 6 disent réaliser le Conseil de groupe mais seulement 2 parviennent à proposer le Test en conseil individuel; là aussi, l'absence de décision personnelle des femmes constitue un facteur limitant le processus de prélèvement. En outre, l'obligation de référer la femme pour le prélèvement au CMA intègre d'autres intervenants (Problème de confidentialité) et constitue un obstacle majeur à prospecter. Pour contourner ce problème, Odette KI ZERBO3(*) estime que l'utilisation des tests rapides pour une remise immédiate des résultats pourrait contribuer à améliorer la situation à condition de disposer d'agents formés à cette pratique et d'offrir un counseling post test de qualité. Par ailleurs, puisque le niveau de connaissance des prestataires sur la PTME et ses processus est satisfaisant, une supervision spécifique serait un atout pour catalyser les efforts en matière de réalisation du conseil.

· Des suggestions pour améliorer le CDV

Les agents interrogés proposent de décentraliser les sites de prélèvement jusqu'au niveau CSPS ou de fixer des jours où une équipe mobile du laboratoire sera de passage pour les prélèvements à l'instar des CDVA mobile.

S'agissant de la décentralisation, nous pouvons remarquer avec Dr William ZIMBO que les résultats auxquels sont parvenus le Bostwana4(*) (Taux d'infection des bébés de moins de 4%) sont en grande partie liés à l'offre systématique de CDV dans toutes les formations sanitaires de ce pays; Selon Odette KI ZERBO l'approche « Home testing »  voire du « Selftesting » consentement de type « Opt-in » versus « Opt-out » » serait en perspective au BF afin d'améliorer l'offre de CDV. Cependant, une étude qualitative5(*) menée à Abidjan a montré que 95% des femmes testées séropositives ne s'attendaient absolument pas à un tel résultat. Pour un taux d'acceptation de 72%, 13% des résultats s'avéraient positifs. L'intervention en test rapide avec résultats immédiats peut donc poser d'importants problèmes psychologiques; la stratégie Opt-out devrait donc être complétée par de fines évaluations de ces conséquences psychologiques.

Quant à l'équipe mobile, elle aura pour avantage non seulement de faciliter l'accès du CDVA à des localités isolées ne disposant pas d'équipement mais aussi de favoriser le dépistage des populations réticentes ou ayant peur des centres de dépistage volontaire6(*).

VI.3 De la perception des Femmes enceintes sur le processus de dépistage

Résultats

· Connaissance sur le sida et grossesse, la TME, la PTME et les ARV

Figure N°1 : Appréciation du niveau de connaissance des femmes enceintes sur le sida et grossesse, la TME, la PTME et les ARV (N=25)

Au total 64% (6/25) des personnes interrogées disent avoir déjà entendu parler de l'influence du sida sur la grossesse; 92% (23/25) connaissent la possibilité d'une transmission du VIH de la mère à son bébé mais 56% (14/25) d'entre elles ne savent pas l'existence de la PTME.

· Connaissance sur le mode de transmission et des moyens de réduction du risque disponibles

Tableau N°6 : Appréciation du niveau de connaissance des femmes sur le mode de transmission et des moyens de réduction du risque disponibles (N : 25)

Connaissance de laTME

 

Appréciation/appréciation

Oui

Non

  Total

Ne sait pas

6

4

10

Prise de médicament (ARV)

6

0

6

Dépistage précoce

4

0

4

Rapports protégés

2

3

5

Total

16

9

25

Au total 38% (6/16) des femmes enceintes ayant des connaissances préalable sur la TME interrogées citent les ARV comme moyen de réduction du risque. La majorité des femmes interrogées (20/25 soit 80%) situent bien le ou les moment(s) de transmission du VIH de la mère à l'enfant.

· Appréciation du rôle/influence du conjoint et de l'entourage sur les décisions à se soumettre au test

Tableau N°7 : Appréciation du rôle/influence du conjoint et de l'entourage sur les décisions des FE (N : 25)

Appréciation

Nbre de fois

Pourcentage

Conjoint

20

80,00%

Femme elle-même

5

20,00%

Belle mère

5

20,00%

Beau père

2

8,00%

Grand frère du mari

2

8,00%

L'influence de la famille dans la prise de décision pour se rendre à la CPN est prépondérante.

Un peu moins de la moitié des femmes interviewer (10/25 soit 40%) disent parler de leur entretien à leur entourage et 17/25 à leur mari; cependant, seulement 12/25 soit 48% discuteraient de certaines questions de santé telles que le VIH avec leur mari; parmi elles seulement 4 affirment avoir demandé l'avis de leur mari sur ce sujet et certifient que ces derniers se seraient intéressés.

Par ailleurs sur les 25 femmes interviewers 19 (76%) estiment que si elles manifestent le désir de se faire dépister, leur mari les écouteraient volontiers; cependant, parmi ces dernières 11 (44 %) subiraient la stigmatisation de leur entourage; a ce propos, l'une d'elle dis : « dès que les gens savent que vous avez le sida, ils ne s'approcherons plus de toi, même ton mari va te fuir ».

Parmi les raisons qui expliqueraient la faible adhésion des FE, on note par ordre de fréquence la peur de la stigmatisation (44%), la peur de connaître son statut sérologique et la peur de mourir (32%).

De façon générale, la sensibilisation représente pour 48% (12/25) le meilleur moyen d'améliorer l'adhésion au test par les femmes enceintes ; l'une d'elles dis  que « les femmes ne savent pas qu'il existe un médicament contre ça (sida), si elles le savaient elles feraient le test surtout pour leurs enfants ».

Discussion

La décision des femmes enceintes à se soumettre au test est fonction de leur connaissance sur la TME, des moyens de prévention disponibles et de l'influence de l'entourage.

· De la connaissance sur le sida et grossesse, la TME, la PTME et les ARV.

La connaissance du lien entre sida et grossesse et de la possibilité de réduire ou de prévenir cette transmission est un préalable à la démarche de recours au CDV.

Le fait que 92% des Femmes Enceintes interrogées connaissent la possibilité de TME mais seulement 44% d'entre elles savent l'existence de la PTME est très préoccupante ; des résultats similaires ont été obtenus à Rio de Janeiro, où une étude sur 1 500 femmes7(*) a montré que si 73 % connaissent l'existence du test de dépistage du VIH, 69 % des femmes n'ont aucune information sur les raisons de se faire tester, alors que toutes considèrent qu'il est important qu'une femme enceinte connaisse son statut sérologique et les possibilités de prévention de la contamination de la mère à l'enfant.

En outre 20% des femmes enceintes interrogées ignorent le moment de la TME ; cela engendre des difficultés quant aux séries d'actions nécessaires depuis la grossesse jusqu'à l'allaitement.

En plus, sur 16 FE soit 64% qui affirment connaître la possibilité de la TME, seulement 4 citent le dépistage précoce comme porte d'entrée dans le programme de PTME. Dans un contexte d'épidémie généralisée, la méconnaissance du dépistage précoce comme moyen de prévention/réduction du risque de TME constitue une difficulté importante que l'on devrait combattre par la mise en oeuvre d'un plan de communication.

· Du rôle/influence du conjoint et de l'entourage sur les décisions à se soumettre au test

Dans la série des intervenants dans la prise de décision pour se rendre au CSPS pour la CPN, nous pouvons citer par ordre décroissant le conjoint (80%), la femme elle-même ou la belle-mère (20%) et enfin le beau-père ou le grand frère du mari (16%).

On remarque l'influence de l'autorité morale de la famille ; outre le mari qui semble avoir un pouvoir décisionnel dominant, la belle-mère partage avec la femme le même niveau de pouvoir. Cette autorité morale n'est pas absolue et certains époux doivent parfois eux-mêmes mettre en oeuvre des stratégies pour faire accepter leur décision auprès de la famille surtout dans un contexte où la famille élargie patrilinéaire est prévalente, la grand-mère a un pouvoir décisionnel sur la femme en matière de soins.

Parmi les raisons qui expliqueraient la faible adhésion des Femmes Enceintes, on note par ordre de fréquence la peur de la stigmatisation citée onze (11) fois, la peur de connaître son statut sérologique et la peur de mourir huit (8) fois.

Une recherche qualitative8(*) réalisée par les Docteurs Mathurin DEMBELE et Léon G.B. SAVADOGO dans la région du Centre-Est du 1er au 16 juillet 2002, avait montré que les adolescents avaient peur des PvVIH tandis que les femmes, les hommes et les personnes âgées affirmaient que le sida était une punition pour les infidèles, une maladie honteuse pour toute la famille. Une telle attitude ne facilite pas une adhésion complète des Femmes Enceintes lors des CDV.

Tout comme les conjoints, elles estiment que la sensibilisation (citée 12 fois) est le moyen capable d'améliorer l'adhésion des femmes enceintes au test car permettant de dissiper les rumeurs. Isabelle HEARD de l'Hôpital Georges Pompidou (Paris) dans une revue9(*) a pu conclure que dans beaucoup de pays d'Afrique, il est clair que les décisions du test, de la prise de traitement et de l'allaitement ne sont pas le fait de la femme seule, mais bien du couple, de la famille, voire de la communauté dans laquelle vit la famille. C'est donc cette communauté qui doit devenir la cible de l'information et de l'éducation car il lui revient de soutenir les femmes enceintes vis-à-vis du problème de la contamination mère-enfant.

Nous pouvons donc conclure que la sensibilisation de la population tenant compte de ses aspects socioculturels pourrait être significative pour alléger le poids qu'exerce la communauté sur les décisions des Femmes Enceintes à se soumettre au test. En outre, il faudrait adapter le contenu du counseling à chaque culture.

VI.4 De la perception des conjoints sur le processus de dépistage

Résultats

· Des connaissances sur le mode de transmission

Il s'agit des modes de transmission du VIH, des moyens de prévention disponibles et de la prise en charge. Les proportions en fonction des réponses données sont résumées dans le tableau ci-dessous.

Tableau N°8 : Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur le mode de transmission (N : 18)

 Appréciation

Nbre de fois

Pourcentage

Rapport sexuel

13

72,22%

Objets souillés

5

27,78%

Transfusion

4

22,22%

TME

1

5,56%

Excision

1

5,56%

Le mode de transmission le plus connu est le rapport sexuel et dans une moindre mesure l'utilisation d'objets souillés et la transfusion.

· Des connaissances sur le sida, la TME, la PTME et les ARV

Figure N°2 : Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur le sida, la TME, la PTME et les ARV

Au total, 17 des 18 conjoints (94,44%) reconnaissent la possibilité de transmission de la mère à l'enfant, mais seulement 10 d'entre eux soit (58,82%) connaissent l'existence d'un programme de réduction de cette transmission.

· Des connaissances du moment de la transmission

Tableau N°9 : Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur le moment de la transmission (N :18)

Appréciation

Nbre de fois

Pourcentage

Pendant la grossesse

10

55,56%

Pendant l'accouchement

6

33,33%

Pendant l'allaitement

1

5,56%

Ne sait pas

1

5,56%

Plus de 94,44% des conjoints savent que la TME est possible depuis le début de la grossesse jusqu'à l'allaitement.

· Des canaux de réception des informations sur la PTME

La majorité des personnes interrogées ont cité par ordre les canaux suivants comme étant le moyen par lequel elles ont accédé à l'information sur la PTME: la radio, les causeries éducatives, les séances de sensibilisation dans les villages.

· Des connaissances des moyens de prévention ou de réduction de la TME selon les conjoints

Tableau N°10 : Appréciation du niveau de connaissance des conjoints sur les moyens de prévention ou de réduction de la TME (N : 18)

Appréciation

Nbre de fois

Pourcentage

Dépistage précoce

5

27,78%

Sensibilisation

11

61,11%

Sans réponse

2

11,11%

Seulement 5 conjoints sur les 18 interrogés (27%) citent le dépistage précoce comme moyen de prévention ou de réduction de la TME.

· De la perception /appréciation des conjoints selon le niveau de connaissance de la PTME

Tableau N°11 : Appréciation / perception de la PTME par les conjoints (N :18)

 

Connaissance de la PTME

Total

Perception /appréciation  

Oui

Non

 

Bien

5

6

11

Doute de son efficacité

3

2

5

Illusion

2

0

2

Total

10

8

18

La majorité des conjoints interrogés (16/18 soit 88%) estiment que la PTME-VIH/SIDA est une bonne chose à promouvoir (sur les 18 personnes interrogées, 16 ont répondu que la PTME est une bonne chose à promouvoir mais 5 d'entre elles doutent de l'efficacité réelle de la PTME).

La proportion de réponses favorables chez les conjoints qui connaissent la PTME est de 50% (5/10) alors qu'elle est de 75% (6/8) chez ceux qui affirment ne pas connaître la PTME.

· De l'appréciation de l'adhésion des conjoints au test de dépistage

Tous les conjoints (18/18) ont affirmé répondre favorablement à leur femme si elle leur manifestait le désir de se soumettre au test de dépistage.

· De l'appréciation du rôle/influence de l'entourage sur les décisions à se soumettre au test

La plupart des conjoints estiment qu'ils seraient eux-mêmes victimes de stigmatisation, si leur entourage immédiat apprenait que leur femme était séropositive (12/18 et six abstentions). Parmi les 12 conjoints, 10 affirment qu'ils influenceraient négativement leurs femmes par peur de connaître leur propre statut et /ou de mourir. Deux conjoints ont tenu à peu près ce propos : « Tout le village ne parlera que de vous tous les jours ; certains même utiliseront des détours chaque fois pour parler de vous aux autres ».

· Des suggestions pour améliorer l'adhésion au conseil dépistage VIH

Tableau N°12 : Suggestions des conjoints pour améliorer le CDV (N : 18)

Appréciation Nbre de fois Pourcentage

Sensibiliser-renforcer le conseil individuel 11 61,11%

 
 
 

Proposer systématiquement le test aux FE 3 16,67%

 
 
 

Impliquer les hommes 3 16,67%

 
 
 

Délocaliser les sites de CDV hors des FS 1 5,56%

 
 
 

Les activités de sensibilisation et de renforcement du conseil individuel paraissent être les plus adaptées pour améliorer l'adhésion des femmes enceintes au conseil dépistage volontaire. Le test systématique et la délocalisation des sites pourraient être perçus comme un moyen d'échapper à la stigmatisation dont sont l'objet les femmes qui choisissent délibérément d'effectuer le test. L'un des conjoints a même dit  que si toutes les femmes font le même test, il n'y a pas de raison que l'on critique l'autre.

Discussion

Une adhésion au processus de CDV suppose un environnement social soutenu par une meilleure connaissance de la TME (mode de transmission, moyens de prévention disponibles et des perspectives de PEC).

· Du niveau de connaissance des conjoints sur la TME, PTME et les ARV.

On note une connaissance satisfaisante sur la TME; 17 conjoints sur 18 (94,44%) connaissent la possibilité de transmission mère-enfant ; cependant, seulement 10 d'entre eux soit (58,82%) connaissent l'existence d'un programme de prévention/ réduction de la transmission. Cette proportion non négligeable n'a donc pas toute l'information nécessaire pour constituer un environnement favorable pour le recours au CDV.

· Des Connaissances du moment de la transmission

Elle est satisfaisante car plus de 96% des conjoints ont donné des réponses exactes quant au moment possible pour le passage du virus de la mère à l'enfant; cette connaissance est nécessaire pour soutenir les actions en faveur du suivi des conseils de réduction du risque (Prise d'ARV, Type d'allaitement...).

· De la Source d'information

La plupart des conjoints citent la radio comme étant le canal par lequel ils ont reçu des informations sur la PTME ; il s'agit donc d'un moyen de communication privilégié pour améliorer les connaissances de l'entourage sur la PTME. Ce canal pourrait être exploité dans le cadre d'un plan intégré de communication.

· Des connaissances des moyens de prévention ou de réduction de la TME par les conjoints

Pour une bonne prise en charge du couple mère-enfant, le dépistage précoce est recommandé afin d'entreprendre des actions pendant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement ; l'étude a révélé que seulement 5 conjoints sur 18 soit (27,78%) citent le dépistage précoce comme moyen de prévention ou de réduction de la TME alors qu'il constitue la porte d'entrée dans la PTME ; une bonne partie des conjoints n'aurait donc recours au CDV que de façon accidentelle ou à la faveur d'une maladie (test à visé diagnostic).

· De la perception /appréciation des conjoints selon le niveau de connaissance sur la PTME

La majorité (88%) des personnes interrogées estiment que la PTME-VIH/SIDA est une bonne chose à promouvoir (sur les 18 personnes interrogées, 16 ont répondu favorablement mais 5 d'entre elles doutent de l'efficacité de la PTME).

La proportion de réponses favorables chez les conjoints qui connaissent la PTME est de 5/10 (50%) alors qu'elle est de 6/8 (75%) chez les conjoints qui affirment ne pas connaître la PTME. Ce qui nous amène à croire que le niveau de connaissance sur la PTME n'a pas une influence sur l'appréciation des conjoints; cependant, le fait que 5 conjoints doutent de l'efficacité de la PTME nécessite des actions en faveur de l'amélioration des connaissances sur les avantages de la PTME.

· De l'appréciation du rôle/influence de l'entourage sur les décisions à se soumettre au test

Un peu plus de la moitié des conjoints accepteraient que leurs femmes se soumettent au test de dépistage mais certains estiment qu'ils seraient victimes de stigmatisation si leur entourage immédiat apprenait que leurs femmes ont été testées positives (12/18 et six abstentions). Parmi eux, 10 conjoints influenceraient négativement leurs femmes par peur de connaître leur statut sérologique et /ou de mourir. Cette situation est préoccupante au regard de l'ampleur de l'épidémie et de l'autorité morale des conjoints dans les familles. Ces derniers jouent souvent le rôle de rempart contre les critiques de l'entourage, en particulier celles de la grand-mère paternelle.

A propos de l'attitude des conjoints, une étude10(*) similaire conduite dans 4 villes africaines dont 2 du BF, après une analyse typologique a conclu à 5 « modèles » possibles d'attitudes et rôles masculins :

1. Le rejet (cas du conjoint qui « ne veut pas entendre parler » du VIH ; Il tient souvent des propos du genre « c'est ton problème »)

2. L'appui avec évitement (cas du conjoint qui « ne veut pas entendre parler » du VIH mais apporte son soutien ``ordinaire'' à son épouse pour les soins à l'enfant comme si la question du VIH pour l'enfant et la mère n'avait aucune implication pour lui-même)

3. L'appui avec dissimulation (c'est le cas du conjoint qui cache son statut VIH ou le traitement qu'il suit dans un autre lieu de soin, mais apporte son soutien pour payer les médicaments ou les soins comme si le fait de payer sans condition leur évitait d'ouvrir la discussion)

4. Le partage des soins (c'est le cas du conjoint qui prend en charge la dimension économique des soins en laissant la mère gérer les autres dimensions)

5. L'implication (c'est le cas du conjoint qui accompagne sa femme tout au long de son parcours).

· Des suggestions pour améliorer l'adhésion au conseil dépistage VIH

On peut retenir que l'offre systématique du conseil dépistage, l'implication des hommes (accompagner les FE pour les CPN?) et la délocalisation des sites de CDV hors des formations sanitaires sont des innovations majeures proposées par les conjoints ; Et cela sans doute pour réduire ou supprimer les barrières et faire du VIH une affection comme les autres. A propos de l'offre systématique de CDV, Dr William Jimbo11(*) considère la chute du taux de TME en dessous de 4% au Bostwana comme ``le résultat d'un mélange efficace d'engagement politique et de décisions stratégiques et courageuses (dépistage systématique du VIH)''. Une étude dans des centres de santé du Botswana12(*) qui compare en termes de population séropositive identifiée par le dépistage de routine sans pré-test pratiqué de 2004 à 2005 et le dépistage volontaire avec counseling pratiqué de 2002 à 2003 a révélé des résultats significatifs : le dépistage de routine permet de dépister en un an près de 24% de la population infectée contre 3% pour le dépistage volontaire. Les auteurs en concluent que 4 ans seront nécessaires pour dépister l'ensemble des personnes infectées dans le second cas, et 29 ans dans le premier. Cependant, cette étude compare deux situations différentes dans le temps en termes d'accès aux soins et d'information du public. D'autre part, il est peu probable que l'ensemble de la population infectée consulte dans les centres de santé offrant un dépistage systématique.

Également au Ghana voisin une autre étude13(*) a apprécié l'effet de l'introduction du dépistage de routine sur la réalisation des tests dans une population de femmes enceintes venues en consultation entre 2002 et 2005. Le nombre de tests réalisés est passé de près de 24% et 25% des femmes venues consulter dans deux centres, à respectivement 56% et 86%.

Tout comme les conjoints et toujours s'agissant du dépistage systématique certains agents de santé insistent sur l'effet barrière que le counseling pré-test pourrait avoir sur le dépistage (risque de dissuasion pour certaines personnes de réaliser un test)14(*).

La mise à disposition de tests rapides et simples parait donc susceptible d'atteindre les zones enclavées et des familles entières, de façon à mieux circonscrire l'épidémie.

Quant à l'implication des hommes pendant le CDV que proposent les conjoints, la même étude du Ghana citée plus haut a conclue que les résultats sont loin de ce que l'on pourrait s'attendre. Là où l'implication a été effective, le pourcentage d'homme qui a effectivement recours au dépistage est assez faible. Ce qui nous nous fait croire que les hommes perçoivent la santé comme une question purement individuelle et non familiale comme le considère le programme PTME.

De cette analyse, nous pouvons retenir que l'offre systématique de CDV (dans la mesure où le patient demeure libre de refuser) et la décentralisation des sites (Test rapide?) paraissent donc constituer une solution à la stigmatisation dont sont l'objet ceux qui choisissent délibérément de faire le test.

VII. QUE POUVONS NOUS RETENIR DE CETTE ÉTUDE

ï De la qualité du processus de dépistage au cours de la PTME

- Le conseil dépistage du VIH pendant les CPN est irrégulier (absence de programmation formelle)

- Le circuit du conseil dépistage du VIH pendant les CPN est défaillant (Obligation de référer la femme au CMA où l'accès au service n'est pas toujours continu).

ï De la perception des prestataires sur ce processus de dépistage

- Les agents n'encouragent pas suffisamment les FE à se faire dépister du fait de l'obligation de les référer au CMA pour le prélèvement

ï De la perception des FE sur le processus de dépistage

- Les Femmes Enceintes ne connaissent pas les avantages du dépistage précoce, porte d'entrée à la PTME 

- Les Femmes Enceintes ne reçoivent pas suffisamment d'information concernant la PTME 

- Le comportement des Femmes Enceintes est influencé par l'autorité morale de la famille/ communauté occasionnant un faible pouvoir décisionnel chez la FE.

ï De la perception des conjoints sur le processus de dépistage

- Les conjoints ne savent pas qu'il existe des possibilités de prise en charge du VIH 

- Les conjoints doutent de l'efficacité des traitements offerts dans le cadre de la PTME 

- Le comportement des conjoints face à la PTME est influencé par la pression familiale et/ou communautaire.

VIII. QUE POUVONS-NOUS FAIRE POUR AMELIORER L'ADHESION DES FEMMES ENCEINTES AU DEPISTAGE DU VIH DANS LES FORMATIONS SANITAIRES

ï Intégrer (intensifier) le CDV dans le PMA (Proposer le test lors du conseil individuel à toute femme lors des CPN)

ï Mettre en oeuvre un plan de communication : Sensibiliser la population à grande échelle en insistant sur les avantages d'un dépistage précoce (possibilité de prise en charge) "afin que ceux qui sont positifs soient traités et que ceux qui sont négatifs le restent"

ï Décentraliser le test ou réorganiser la collecte, la transmission des prélèvements au laboratoire et le retrait des résultats,

ï Nommer un répondant principal (point focal?) au CMA pour faciliter la centralisation des prélèvements et le retrait des résultats

ï Organiser des sorties de suivi mensuel sur les sites de préférence par le point focal.

IX. BIBLIOGRAPHIE

VIH-SIDA et développement au Burkina Faso

UN Integraed Regional Information Networks du 24 septembre 2007 publié sur le Net

Programme national de prévention mère enfant du VIH 2006-2010

Odette KI ZERBO participante à la 2 ème Colloque de la fondation GlaxoSmithKlineSK tenue à Paris du 07 au 28 mars 2007

Conférence trimestrielle de bioéthique et d'éthique de la recherche en santé

Table ronde sur le thème: questionnements éthiques autour du dépistage du VIH/SIDA en 2006 Sidanet, 2006, 3(8) : 938 (c) Copyright 2006 Sidanet www.sidanet.info

IRIN - Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires - PlusNews (ONU)Le 24-09-2007 (Publié sur internet le 24-09-2007 )

Dr Ida PENDA participante camerounaise à la 2 ème Colloque de la fondation GlaxoSmithKlineSK tenue à Paris du 07 au 28 mars 2007

Normes et directives nationales de CDV&A du VIH, Ministère de la santé, février 2003 P.18.

Santos D.F., " HIV testing in pregnancy : the role of the anonymous testing center of Madureira, Rio de Janeiro ", ThPeC5297

Étude de la satisfaction des clients, des besoins des groupes spécifiques et les causes de la faible utilisation des services de SR dans la DRS-CE P.45.

Revue critique de l'actualité scientifique sur le VIH et les hépatites N°87 oct-nov.07

Etude conjointe réalisée par le centre de recherche cultures, santé, sociétés de l'université Paul Cézanne, Aix en Provence/ Projet Kesho-bora Bobo dioulasso, Burkina Faso/ Projet DITRAME Plus NRS 1201/1202, Abidjan RCI.

Dans « une recette de PTME au Bostwana peu suivi dans la région » P.3.

Kabengele J.M.et al.,"Successfull introduction of routine counseling and testing in scaling up treatment, care and support to PLWH. Bobonong /Botswana experience", CDE0169

OMS:Traitement antiretroviraux, perspectives et réalité. bookorders@who.int.

Etude de cas : Miriam Rabkin et Waffa M- El Sadr au nom de l'initiative PTME plus : Sauver des mères, sauver des familles. bookorders@who.int.

Akai-Nettey R.I. et al., "Comparing two counseling and testing (CT) approaches for recruiting pregnant women into prevention of mother to child transmission of HIV (PMTCT) program in Ghana", CDB1176

Zavis A., "Botswana adopts new approach to HIV tests", courtesy South African Press Association, 2006

http://www.caseyhouse.com/

ONUSIDA /OMS. Le point sur l'épidémie de SIDA décembre 2005, Décembre 2005,104 pages

ANNEXES

MINISTERE DE LA SANTE BURKINA FASO

*********** ********

REGION DU CENTRE-EST UNITE-PROGRES-JUSTICE

***********

DISTRICT SANITAIRE DE KOUPELA

***********

Guide d'Observation Semi-structuré

Code Formation Sanitaire /____/

Code Enquêteur /____/

Date de l'enquête /____/____/____/

Heure d'arrivée du premier agent /________/

Heure d'arrivée du dernier agent /________/

Heure de début de la CPN /_________/

Perturbation pendant l'entretien (visite d'autres personnes.) Oui /__ /Non /__/

Le local permet-il de faire des confidences ? Oui /__ / Non /__/

Le conseil de groupe est-il tenu régulièrement? Oui /__ / Non /__/

Le conseil individuel est-il tenu régulièrement? Oui /__ / Non /__/

Thèmes abordés lors du conseil de groupe .............................................

Thèmes abordés lors du conseil individuel .............................................

Durée du conseil de groupe /____/

Durée du conseil individuel /____/

Utilisation de termes clairs et précis par l'agent Oui /__ / Non /__/

Attitudes du prestataire pendant les CPN Attentif /__/ Indifférent /__/ Distrait /__/ Autre (décrire)....................................................................................

Le prestataire incite la femme à poser des questions ? Oui /__ / Non /__/

Attitude de la cliente à la fin de l'entretien satisfaction /__/ mécontentement /__/

MINISTERE DE LA SANTE BURKINA FASO

*********** ********

REGION DU CENTRE-EST UNITE-PROGRES-JUSTICE

***********

DISTRICT SANITAIRE DE KOUPELA

***********

Interview des prestataires offrant régulièrement des services de CDV

Code Formation Sanitaire /____/

Code Enquêteur /____/

Date de l'enquête /____/____/____/

Qualification de l'enquêté : AA /__/ SFE /__/ ME /__/ IDE /__/ AIS /__/

A-t-il déjà reçu une formation sur la PTME ? Oui /__/ Non /__/

Selon vous qu'est ce que c'est que la TME ? .......................................

Selon vous quels sont les objectifs de la PTME ?... ..............................

Selon vous à quel moment a lieu la transmission du VIH de la mère à l'enfant

Pendant la grossesse /__/ Pendant l'accouchement /__/

Après l'accouchement /__/Autres..............................

Votre structure est-elle à mesure de prendre en charge des femmes enceintes séropositives et leurs enfants ? Oui /__ / Non /__ / si Oui lister les services disponibles.......................................................................

Connaissez-vous le coût de la prise en charge d'une femme enceinte séropositive ? Oui /__ / Non /__ / si Oui combien /_________/

Selon vous est-ce que la prise en charge médicale (suivi psycho social, traitement des infections opportunistes , traitement aux ARV ) est utile pour le malade Oui /__ / Non /__/ pourquoi .......................................

L'espace réservé au conselling garantit-il la confidentialité ?Oui /__ /Non /__/

Avez vous un programme de CPN intégrant le conseil dépistage ?Oui /_ /Non/_/

Quel est le contenu du conseil dépistage ?...........................................

A quel moment de la journée a lieu habituellement la CPN ? La matinée /__/ le soir /__/

A quelle heure débute-t-on effectivement la CPN dans votre structure ? /____/

Quelle est votre appréciation des heures de début effectif des CPN ? Bon /__/ Mauvais /__/ Ne sait pas /__/

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l'exécution du conseil de groupe ?.................................................................................

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l'exécution du conseil individualisé ?..............................................................................

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le processus de prélèvement de sang ?.....................................................................

Quelles sont vos suggestions pour améliorer le CDV dans le cadre de la PTME ?

................................................................................................

MINISTERE DE LA SANTE BURKINA FASO

*********** ********

REGION DU CENTRE-EST UNITE-PROGRES-JUSTICE

***********

DISTRICT SANITAIRE DE KOUPELA

***********

Interview des femmes enceintes au sortir de la CPN

Code Formation Sanitaire /____/

Code Enquêteur /____/

Date de l'enquête /____/____/____/

Age de l'enquêtée /____/

Niveau d'éducation de l'enquêtée : Aucun /_/ Alphabétisée /_/ Primaire /_/ Secondaire /_/

Profession Ménagère de l'enquêtée : /_/ Commerçante /_/ Fonctionnaire /_/

Avez-vous déjà entendu parler du Sida et grossesse ? Oui /__ / Non /__ /

Est-ce que selon vous une femme enceinte peut transmettre le sida à son enfant ? Oui /__ / Non /__ / si Oui comment ?.................................................................................

Avez vous déjà entendu parler de la PTME ? Oui /__ / Non /__ / si Oui à quelle occasion ?.................................................................................................

Selon vous comment se transmet le VIH ? rapport sexuel /__/ transfusion de sang /__/ mère à son enfant /__/ autres(préciser)...........................

Comment peut-on éviter ou réduire la transmission du VIH de la mère à l'enfant ? en se faisant dépister tôt /__/ en prenant des médicaments /__/ Autres ......................................................................................

Avez-vous déjà entendu parler des ARV (Névirapine) ? Oui /__ / Non

Que pensez-vous de la PTME ? .......................................................

Comment appréciez vous le temps d'attente ? (je veux dire par temps d'attente le temps qui s'est écoulé depuis votre arrivé dans ce service jusqu'au moment où vous êtes rentrée en contact avec l'agent de santé pour le CDV) court /__/ moyen /__/ trop long /__/

Le lieu où se tient le conseil dépistage garantit-t-il la confidentialité? Oui /__ / Non /__ / siNon pourquoi ?............................................................

Quand vous êtes arrivée l'agent de santé vous a-t-il saluée et invitée à vous asseoir ? Oui /__ / Non /__ /

Lui avez-vous posé des questions ? Oui /__ / Non /__ / si Oui lesquelles...................................................................................................

Quel était le thème de votre dernier entretien avec un agent de santé ?

................................................................................................

Lors de votre entretien, l'agent de santé s'est-il intéressé à vos préoccupations ? Oui /__ / Non /__ /

Avez-vous été satisfait du thème et des réponses à vos questions ? Oui /__ / Non /__ /

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez à l'hôpital lors du CDV ?........................................................................................

Arrivez vous à voir un agent de santé chaque fois que vous le désirez ? Oui /__ / Non /__ / siNon pourquoi ?...............................................................

Maintenant je voudrais vous parler de votre famille et entourage à propos de la PTME

Qui prend habituellement la décision dans votre famille lorsqu'une femme enceinte veut se rendre à la formation sanitaire pour une CPN ? La femme elle même /__/ son conjoint /__/ la belle mère /__/ le beau-père /__/ autres (préciser)....................................................

Parlez-vous souvent de votre entretien à l'hôpital avec votre entourage ? Oui /__ / Non /__ /

Parlez-vous souvent de votre entretien à l'hôpital à votre conjoint ? Oui /__ / Non /__ /

Discutez- vous avec votre conjoint de certaines questions de santé telle que le VIH ? Oui /__ / Non /__ /

Lui avez-vous déjà demandé son avis sur certaines questions de santé telles que la PTME/VIH-SIDA ? Oui /__ / Non /__ /

Quelle était sa réaction ? Il a porté de l'intérêt à la question /__/ manque d'intérêt /__/ indifférent /__/ Autres...................... 

Quelle serait la réaction de votre conjoint si vous lui manifestez l'envie de vous soumettre au test de dépistage dans le cadre de la PTME ? Va gronder la femme /__/ va écouter la femme /__/ a dit que ça ne l'intéresse pas /__/ menace de répudier la femme /__/

Quelle serait la réaction de votre entourage immédiat si les gens apprennent que vous avez accepté de vous soumettre au CDV dans le cadre de la PTME ? Stigmatisation /__/ indifférence /__/ autres /__/

Quelles peuvent être les raisons qui peuvent vous pousser à refuser le test ? Peur de connaître son statut /__/ peur de mourir /__/ peur de la stigmatisation /__/ peur d'être rejetée par le conjoint /__/ Ne sait pas qu'il existe un traitement /___/ Autres (préciser) .......... ............

Avez- vous des propositions pour faciliter l'acceptation des femmes à se soumettre au test ? Oui /__ / Non /__ / si Oui lesquelles....................................................................................

MINISTERE DE LA SANTE BURKINA FASO

*********** ********

REGION DU CENTRE-EST UNITE-PROGRES-JUSTICE

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DISTRICT SANITAIRE DE KOUPELA

***********

Interview des conjoints qui acceptent de se soumettrent au questionnaire

Code Formation Sanitaire /____/

Code Enquêteur /____/

Date de l'enquête /____/____/____/

Niveau d'éducation de l'enquêté : Aucun /_/ Alphabétisé /_/Primaire /_/ Secondaire /_/

Profession de l'enquêté : Cultivateur /_/ Commerçant /_/ Fonctionnaire /_/

Avez-vous déjà entendu parler du Sida? Oui /__ / Non /__ /

Selon vous, comment se transmet le sida ? .............................................

Est-ce que selon vous, une femme enceinte peut transmettre le sida à son enfant ? Oui /__ / Non /__ / si Oui comment ?....................................

Avez-vous déjà entendu parler de la PTME ? Oui /__ / Non /__ /

Si Oui à quelle occasion ....................................................................

Comment peut-on éviter ou réduire la transmission du VIH de la mère à l'enfant ?....................................................................................

Avez-vous déjà entendu parler des ARV (Névirapine) ? Oui /__ / Non /__ /

Que pensez-vous de la PTME ?......................................................

Maintenant je voudrais vous parler de votre famille et entourage à propos de la PTME

Qui prend habituellement la décision dans votre famille lorsqu'une femme enceinte veut se rendre à la formation sanitaire pour une CPN ? (Insister pour avoir une réponse)

La femme elle même /__/ son conjoint /__/ la belle mère /__/ le beau père /__/ autres (préciser)...........................................................................

Est ce que votre femme vous parle de son entretien avec l'agent de santé à l'hôpital? Oui /__ / Non /__ /

Discutez-vous de certaines questions de santé telle que le VIH-SIDA ? Oui /__ / Non /__ /

Votre femme vous a-t-elle déjà parlé de la PTME/VIH-SIDA ? Oui /_ / Non /__/

Quelle était votre réaction ? A écouté la femme /__/ a grondé la femme /__/ a dit que ça ne l'intéresse pas /__/ menace de la répudier /__/

Quel est votre avis sur des questions de santé telle que la PTME/VIH-SIDA ?

................................................................................................

Quelle serait votre réaction si votre femme manifeste l'envie de se soumettre au test de dépistage dans le cadre de la PTME ? Va accepter /__/ ne va pas accepter /__/ va menacer de la répudier /__/ ne sait pas /__/ (insister pour avoir une réponse)

Quelle serait la réaction de votre entourage immédiat si les gens apprennent que votre femme s'est soumise au CDV dans le cadre de la PTME ? Stigmatisation /__/ indifférence /__/ autres ...............................................

Quelles pourraient être les raisons qui vous pousseraient à influencer votre femme  à refuser le test ? Peur de connaître son statut /__/ peur de mourir /__/ peur de la stigmatisation /__/ autres ............................

Quelles sont vos propositions pour faciliter l'acceptation des femmes à se soumettre au test ? (Insister pour avoir une réponse)

................................................................................................

Quelles sont vos propositions pour faciliter l'acceptation des conjoints (hommes) à laisser leur femme se soumettre au test ? (Insister pour avoir une réponse) ....................................................................................

* 1 VIH-SIDA et développement au Burkina Faso

* 2 Dans UN Integraed Regional Information Networks du 24 septembre 2007 publié sur le Net

* 3 Odette KI ZERBO participante à la 2 ème Colloque de la fondation GlaxoSmithKlineSK tenue à Paris du 07 au 28 mars 2007

* 4 IRIN - Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires - PlusNews (ONU)Le 24-09-2007 (Publié sur internet le 24-09-2007 )

* 5 Dr Ida PENDA participante camerounaise à la 2 ème Colloque de la fondation GlaxoSmithKlineSK tenue à Paris du 07 au 28 mars 2007

* 6 Normes et directives nationales de CDV&A du VIH, Ministère de la santé, février 2003 P.18.

* 7 - Santos D.F., " HIV testing in pregnancy : the role of the anonymous testing center of Madureira, Rio de Janeiro ", ThPeC5297.

* 8 Étude de la satisfaction des clients, des besoins des groupes spécifiques et les causes de la faible utilisation des services de SR dans la DRS-CE P.45.

* 9 Revue critique de l'actualité scientifique sur le VIH et les hépatites N°87 oct-nov.07

* 10 Etude conjointe réalisée par le centre de recherche cultures, santé, sociétés de l'université Paul Cézanne, Aix en Provence/ Projet Kesho-bora Bobo dioulasso, Burkina Faso/ Projet DITRAME Plus NRS 1201/1202, Abidjan RCI.

* 11 Dans « une recette de PTME au Bostwana peu suivi dans la région » P.3.

* 12 Kabengele J.M.et al.,"Successfull introduction of routine counseling and testing in scaling up treatment, care and support to PLWH. Bobonong /Botswana experience", CDE0169

* 13Akai-Nettey R.I. et al., "Comparing two counseling and testing (CT) approaches for recruiting pregnant women into prevention of mother to child transmission of HIV (PMTCT) program in Ghana", CDB1176

* 14Zavis A., "Botswana adopts new approach to HIV tests", courtesy South African Press Association, 2006

http://www.caseyhouse.com/






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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon