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Evacuation des déchets solides industriels dans la ville de Bukavu, cas de la Pharmakina et de la BALIMA

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par Patient POLEPOLE
ISDR-Bukavu - Graduat 2007
  

Disponible en mode multipage

République Démocratique du Congo

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

ET UNIVERSITAIRE

INSTITUTS SUPERIEURS TECHNIQUES

INSTITUT SUPERIEUR DE DEVELOPPEMENT RURAL

BP 2849 Bukavu

EVACUATION DES DECHETS SOLIDES INDUSTRIELS DANS LA VILLE DE BUKAVU,

Cas de la Pharmakina et de la BRALIMA

Par  Patient MULUMEODERHWA POLEPOLE

Directeur : C.T. J.P. BITUNDU MWANA-THANYA Travail de Fin de Cycle

« Maître de 3ème Cycle en Gestion Présenté en vue de l'obtention du

de l'Environnement et diplôme de Gradué en
Développement Durable » Développement Rural

Option : Environnement et Développement

Durable

Niveau de Technicité : A1

Année académique 2006-2007

INTRODUCTION

0.1 Problématique

Pour l'amélioration des conditions de vie, il est vu actuellement que la protection de l'environnement et par là la gestion durable des ressources naturelles doit être beaucoup prise en compte. Car, l'homme ne saura se développer dans un habitat insalubre.

La mauvaise gestion des déchets industriels ayant à la base l'état archaïque des industries pose de problèmes sur l'habitat de l'homme dans les pays en développement communément appelés pays du « tiers monde » en général et au Congo RD en particulier ; c'est ainsi qu'à Bukavu on enregistre un bon nombre des problèmes : maladies respiratoires, blessures, entravement des voies de circulation tant pour les hommes que pour les véhicules sur la route qui mène à la frontière Ruzizi II, diminution de la production halieutique sur la rivière Ruzizi et la lac Kivu ; improductivité des sols où on enfuit les produits appelés « mélanges ». Selon le centre National des Recherches scientifiques « CNRS/LWIRO ».(1(*)) Cette improductivité est observable pendant plus de 10 ans.

Tout cela est dû au dégagement des fumées noires, qui ont formés des nuages noirs ayant à son origine l'incinération des matières plastiques ;

Au dépôt en quantité considérable des déchets non biodégradables (cassures ou morceaux des bouteilles en verre, morceaux des métaux, objets plastiques, etc...) et qui ont une certaine toxicité, l'évacuation de la drêche encore chaude dans le lac Kivu via un petit canal qui prend source dans la BRALIMA. L'enfouissement et le stockage des produits toxiques appelés « mélange » en pleines plantations et qui pourtant demande un compostage plus raisonné pourrait être utilisé comme compost engrais.

L'incinération des caisses plastiques et autres déchets pollue l'atmosphère qui affecte la santé de la population vivant aux alentours.

Baisse des activités de la pêche à l'hameçon et de là de la production halieutique suite à l'évacuation insalubre des déchets.

Pas de lieu de divertissement pour les enfants qui habite le cite d'ELEKAT ;

Entravement de la circulation des gens et des véhicules qui trafiquent par la route ELAKAT-RUZIZI II

Des grands espaces cultivables sont devenus improductifs dans les plantations de la Pharmakina

C'est ainsi que tout au long de notre travail nous allons focaliser notre attention sur les facteurs ci-après :

- Examiner l'état de l'environnement à Bukavu et ses environs avant et pendant l'évacuation des déchets solides industriels sur ces sites ;

- La recherche des solutions pour rendre salubre la gestion des déchets solides industriels à Bukavu

- La recherche de stratégie et moyens pour inciter les industriels à une gestion plus durable des déchets et la modernisation de leurs activités de production ainsi que pour rendre plus responsables les autorités politico-administratives en matières de gestion durable de l'environnement.

0.2 Hypothèse

Selon Bwami Ikando, l'hypothèse est une proposition provisoire à confirmer ou à infirmer, à nuancer ou à rejeter.

Concernant notre travail, nous pensons que :

1) L'incitation des industriels à utiliser les méthodes et techniques plus salubres dans la production des différents produits tant agro-alimentaires que sanitaires, améliorerait la qualité de vie des habitants de Bukavu ;

2) La responsabilisation de l'Etat pourrait aussi améliorer la qualité de vie ;

3) La formation et la sensibilisation des industriels sur la gestion durable de l'environnement contribueraient à la fois à les inciter à utiliser des techniques modernes de production et abandonner celles archaïques, en vue d'améliorer la salubrité de notre milieu de vie.

Eu égard à ce qui précède, nous sommes certains que la création d'un consortium écologique qui se chargera de l'éducation (formation) des industriels et autorités politico-administratives sur la gestion durables de l'environnement et les inciterait à améliorer la salubrité du milieu de vie et de là, la qualité de la vie à Bukavu.

0.3 Choix et intérêt du sujet

Le principe 4 de la déclaration de Rio (CNUCED, 1992) stipule que « pour parvenir à un développement durable, la protection de l'environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolement. (2(*))

Notre travail a deux motifs qui justifient le choix et l'intérêt du sujet.

v Motif scientifique

Produire un document prélevant les problèmes environnementaux causés par le mode actuel d'évacuation des déchets solides industriel et proposer des stratégies pour y pallier

Ainsi, ce document pourra servir quiconque mènera des recherches dans ce cadre.

v Motif lié à l'objet même du travail

L'objet principal de notre travail est d'améliorer la qualité de la vie par l'amélioration de la salubrité du milieu de vie

Proposer quelques pistes de solution pour une gestion durable de l'environnement.

0.4 Délimitation spatio-temporelle

Toute recherche scientifique digne de cette dénomination doit toujours faire l'objet des limites nettes dans tous le temps que dans l'espace.

1°. Délimitation temporelle

L'évacuation des déchets solides industriels faisant l'objet de notre étude existe depuis l'érigement d'industries à l'époque coloniale. Notre travail se souscrit sur une échéance allant de 1999 année où on déchargé les déchets solides de la Bralima à l'hôpital provincial de Référence de Bukavu à août 2007, année marquant le dépouillement des données recueillies et la fin de notre cycle de graduat.

2°. Délimitation spatiale

Notre étude s'est menée dans la ville de Bukavu et ses environs, chef lieu de la Province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo.

0.5 Méthodes et techniques utilisées

0.5.1 Méthodes utilisées

La méthode est un ensemble des procédés utilisés pour découvrir la vérité et la prouver. (3(*)) C'est ainsi que nous avons fait usage des différentes méthodes dans la réalisation du présent travail.

v Méthode comparative

La comparaison nous a permis de comparer les techniques modernes salubres utilisées dans bon nombre des pays à celles archaïques insalubres d'usage dans notre milieu d'étude.

Les techniques archaïques et insalubres, dans la production industrielle causent bon nombre des dommages à la qualité de vie :

Ceci, serait parmi les éléments qui nous ont motivé à choisir ce sujet.

v Méthode statistique

Elle nous a permis non seulement de dépouiller les données mais aussi de les convertir sous forme chiffrée, et nous a permis de faciliter la comparaison des éléments du phénomène étudiés entre eux

v Méthode descriptive

Cette méthode nous a permis de décrire ce milieu, de fournir des renseignements sur la situation géographique, économique, socioculturel de la ville de Bukavu ; mais aussi de nos deux industries (Bralima et Pharmakina).

0.5.2. Techniques d'investigation

M. GRAWITZ, in « Méthode en science sociale » définit la technique comme un moyen à mettre en place pour répondre à une préoccupation quelconque. La technique est tout moyen qui permet au chercheur d'acquérir et de traiter les données dont il a besoin pour comprendre ou expliquer un phénomène ou un sujet d'étude.

C'est ainsi que nous avons recouru à cinq techniques de collecte des données pour recueillir les données d'usage dans notre travail.

v L'observation

Elle nous a permis de prendre connaissance des données qui ne pouvaient pas nous parvenir par nos enquêtes, et de mieux savoir les problèmes réels de l'évacuation des déchets solides industriels qui est très controversée.

v L'interview libre

A l'aide de cette technique, nous avons laissé à la population, aux inspecteurs de la D.P.E.C.N.E.F et à certains agents de la Bralima et la Pharmakina de s'exprimer avec toute liberté sur l'évacuation des déchets solides industriels. La population interviewée été de différentes catégories d'âge (trop jeunes, jeunes, vieux). C'est ainsi que nous avons eu à conclure que le mode actuel d'évacuation de déchets (solides) industriels constitut un problème de la salubrité de milieu de vie et de là la qualité de la vie.

v La documentation

Pour la réalisation du présent travail, nous avons eu les éclaircissements aussi les informations en consultant plusieurs documents (syllabus, TFC, mémoires, journaux, revues, ouvrages ou livres, rapports).

v L'Interview centrée

A l'aide d'un questionnaire d'enquête que nous avons élaboré, les industriels, la population ainsi que les autorités politico-administratives se sont exprimés et leurs expressions nous ont permis de constater l'importance attachée à la réalisation du présent travail.

v L'Echantillonnage

Nous avons possédé à cette technique étant donné que la ville de Bukavu est très vaste et ayant un très grand nombre d'habitants, il fallait prendre une portion représentative pour nous fournir les données.

0.6 Difficultés rencontrées

Du fait qu'aucune recherche n'est aisée, nous nous sommes heurté à des multiples obstacles dont :

- Non disponibilité des personnes qui sont aptes à répondre à nos préoccupations, pour ce qui est des industriels ;

- Refus de donner des renseignements sur le mode d'évacuation par les industriels (Pharmakina), voir annexe.

- Certaines gens ne nous fournissaient pas des informations vraies par mauvaise volonté ;

En dépit de toutes ces difficultés, nous somme parvenus quand même à recueillir les témoignages essentiels qui nous ont permis d'élaborer le présent travail. Grâce aux différents rapports et nos observations sur le terrain.

0.7 Définition des concepts clés

Dans notre présent travail, vous trouverez quelques concepts clés qui sont de la terminologie en matière environnementale, que nous pouvons définir comme suit :

v Evacuation : C'est le fait d'expulser, rejeter à l'extérieur les matières nuisibles ou trop abondantes (4(*))

v Déchet (s) : Résidu (s) découlant de la transformation des matières premières

v Solide (s) : Qui a de la consistance

v Industriel : Qui concerne l'industrie, ce qui est de l'industrie, Nom masculin, chef d'entreprise transformant des matières première.

v Consortium : Nom masculin, groupement d'entreprises en vue d'opérations communes.

v Ecologique : qui a trait à la défense du milieu naturel, à la protection de l'environnement.

0.8 Subdivision sommaire du travail

Hormis l'introduction et la conclusion, le présent travail est décortiqué en quatre chapitres:

Le Chapitre premier est consacré aux notes monographiques ou présentation de la ville de Bukavu, de la BRALIMA et de la PHARMAKINA ; le Chapitre deuxième aux considérations théoriques sur l'évacuation des déchets solides industriels ; le chapitre troisième est consacré aux investigations sur le terrain et le quatrième chapitre au projet de création d'un consortium écologique à Bukavu.

CHAPITRE. 1. ETUDE MONOGRAPHIQUE

1.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE BUKAVU

1.1.1. Donnée physiques

v Situation géographique

La ville de Bukavu est le Chef lieu de la province du Sud- Kivu, elle est située dans la partie orientale de la RD Congo, à l'extrémité Sud du Lac Kivu, elle s'étend entre 2°26' et 2°33' de latitude Sud et entre 28°49' et 28°53' de longitude Est ; elle est à une altitude moyenne de 1600m, elle est la plus élevée du Congo. Elle est limitée à l'Ouest et au Sud par le territoire de Kabare, au Nord par le Lac Kivu et à l'Est par la rivière Ruzizi qui forme une frontière naturelle avec le Rwanda5(*)

v Relief, sol, climat et hydrographie

Le relief de la ville de Bukavu est fort accidenté et accroît, au fur et à mesure qu'on s'éloigne du Lac, avec une pente de l'ordre de 75%. Il y a des petites modifications qui surgissent progressivement avec des mouvements tectoniques et d'autres catastrophes naturelles. Le point, le plus bas correspond au niveau du lac soit à 1460 m d'altitude et celui le plus élevé au niveau de Cimpunda (2192m) d'altitude: point culminant de Bukavu) soit une dénivellation de 732m. La ville de Bukavu, présente plusieurs unités de relief à cause de son caractère accidenté 6(*)

Le Climat y est humide tempérée par l'altitude. La précipitation moyenne 1500- 2000 mm/an :

- TMA = 20,5°C

- Le Maxima absolu varie entre 28,2°C et 31°C en début de la saison des pluies ;

- Les maxima absolus varie entre 9,9°C et 13°C pendant la saison sèche et sont rarement inférieurs à 10°C.

L'ensoleillement est maximal en juillet- Août.

Le sol y est relativement fertile du type volcanique, argileux, perméable7(*) , appartient entièrement dans le groupe des sols argileux de couleur rougeâtre.

Les pluies trop fortes par rapport à la perméabilité des sols et surtout pour les pentes des terres cultivées déclenchent leur solifluxion, la solifluxion en plaque affecte les versants et les plaques de sol se mettent à glisser vers le bas en accumulant la boue, la terre. Cette pluviosité a des conséquences négatives considérables dans le processus de la dégradation de la ville. L'accumulation de la boue en bas des rues, creuse des rigoles, ravins... finalement des éboulements8(*).

L'hydrographie est constituée par des sources et d'autres cours d'eaux tels que ; MUKUKWE, KAHWA, WESHA, BWINDI, etc.

1.1.2. Données socio- culturelles & économiques

En voyant la situation socio- culturelle actuelle tant dans la RD Congo en générale que la ville de Bukavu en particulier, il s'avère que l'Etat Congolais a renoncé à ses responsabilités socio- culturelles à l'égard de son peuple. Ainsi, à Bukavu on voit facilement les maux sociaux suivants :

- Le chômage et l'impayement des salaires ;

- L'inaccessibilité à l'eau, à l'électricité par la grande partie de la population d'une part de la pauvreté et d'autre part à la verticité des réseaux de distribution ;

- La détérioration du secteur de l'éducation surtout avec la saturation des écoles, la non déperdition scolaire ;

- La paupérisation de la population ne permet pas l'accès aux soins de santé, certains malades meurent à leurs domiciles ;

- L'explosion démographique, due à l'insécurité dans les campagnes ; ce qui entraîne les constructions anarchiques ;

- L'abattage massif des arbres par les soldats de la FARDC, les prisonniers ; glissement des terres, éboulement et autres formes d'érosions ;

- Les routes existent de trace, certaines sont marbrées de nids de poule, d'où la rareté de moyens de transport dans certains coins de la ville, seules les motos peuvent y assurer le transport,...

De ce fait nous pouvons dire que le social est tellement malade dans toute la ville de Bukavu.

Sur le plan culturel, il convient de souligner qu'il existe une diversification culturelle dans la ville de Bukavu suite à la présence des plusieurs tribus ainsi qu'ethnies. La langue parlée localement est le swahili pour la grande majorité, mais le français demeure la langue officielle. On peut y trouver aussi plusieurs formations troupes théâtrales, des groupes musicaux des différents rythmes, des nombreuses équipes de football, de basket bal, et différents tournois culturels, des universités, des instruits supérieurs, d'écoles primaires, secondaires et professionnelles, ...

1.1.3. Organisation administrative

La ville de Bukavu appelée jadis Constermansville, a été créée par le Colon Belge sur l'ordonnance n° 12/357 du 6 Septembre 1956. Elle regroupe des multiples autorités car elle est le chef lieu de la province du Sud- Kivu9(*), c'est ainsi que nous avons :

- Le Gouverneur de province et son vice gouverneur ;

- L'assemblée provinciale (d'où, les députés provinciaux) ;

- Le gouvernement provincial d'où les ministres provinciaux

- Le Directeur de province qui est le chef de l'administration ;

- Le Maire de la ville et ses deux adjoints est le chef de l'entité urbaine, et contrôle tous les trois bourgmestres (des 3 communes) que compte la ville ;

- Toute commune est composée des différents quartiers qui sont sous la responsabilité des chefs des quartiers, les quartiers sont divisés en cellules, les cellules en avenues, les avenues en Nyumba- kumi.

Les cellules sont chapeautées par les chefs de cellules, les avenues par les chefs d'avenues, et les Nyumba Kumi par les Chembe Chembes.

1.1.4. Situation économique

Le secteur économique de la ville de Bukavu, comme dans tout le reste de la RD Congo est, dominé par le secteur informel et, celui de petites et moyennes entreprises.

Cependant, le secteur informel bat son plein, car occupe un grand nombre des personnes.

Le lieu du négoce le plus actif reste le marché central de Kadutu, situé dans la Commune de Kadutu, ainsi que plusieurs magasins boutiques, quincailleries, librairies, ... situé dans différentes communes de la ville. Cependant faute de commercialisation favorable (routes, pistes, ...) les Bukaviens ont du mal à accéder dans le milieu rural, pourtant pourvu des produits vivriers de première nécessité.

Malgré la présence de quelques usines de grande renommée au niveau tant local que national, le chômage bat son plein. Le transport terrestre reste moins développé suite au mauvais état des routes ; par contre, les transports aérien et lacustre sont assurés pour la plupart par des privés.

1.2.3. Relevé démographique de la ville de Bukavu.

Tableau n° 1 : Statique de la population Congolaise et étrangère par commune de la mairie de Bukavu 1ère trimestre 2006.

SUBDIVISION ADMINISTRATIVE

POPULATION CONGOLAISE

POPULATION ETRANGERE

POPULATION TOTALE

Tot. Hoe

Tot. Fem

TOT GEN.

Hoe

Fem

Garçon

Fille

Tot.

Hoe

Fem

Garçon

Fille

Tot.

Hoe

Fem.

Garçon.

Fille

1. Commune de Bagira

28944

31445

43219

45371

148979

52

27

32

39

150

28996

31472

43251

45410

72247

76882

149129

3. Commune d'Ibanda

34521

44870

51918

61472

192781

128

198

32

66

424

34649

45068

51950

61538

86599

106606

193205

4. Commune de Bagira

35458

36486

42719

45069

159732

81

104

43

53

281

35590

36590

42762

45122

78304

81712

160013

Total Général

98923

112801

137856

151912

501492

261

329

107

150

855

99184

113130

137963

152070

237147

265200

502340

Source : Rapport de la Marie de Bukavu, 1er semestre 2006 ; Bukavu janvier 2007.

1.2. BREVE PRESENTATION DE LA PHARMAKINA

1.2.1. Statut juridique et identification

La PHARMAKINA est une société Congolaise pour l'Action à responsabilité limitée « SCARL » en sigle. C'est une entreprise Agro- Industrielle à 4Km du Centre Ville, sur la route de GOMA, avenue MICOMBERO, implanté dans la commune de BAGIRA, elle a son siège social à Bukavu. Ses différents secteurs agricoles sont à WALUNGU, KALEHE au Sud- Kivu et à BUTEMBO au Nord- Kivu.

Numéro d'enregistrement pour implantation (NRC) :

N° 0018/BUKAVU.

1.2.2. Aperçu historique

Le PK tire ses origines des aspirations de BOERHINGER MANNAHEIN, usine mère d'Allemagne. Déjà en 1984, la Pharmacie « LOWENA POTHEKEE » de la ville de « OPPENHEIN » sur le Rhin fabriquait de la quinine. Quelques années plus tard JOBST vendeur de la quinine sur le marché de STUTTGART s'associa à C. ZIMMER pour créer une compagnie qui sera rachetée par BOERHINGER. On l'a installé dans la ville de STUTTGART elle sera transférée par après à MANNHREIN, ville qui présentait des avantages aux nouvelles usines ascendantes à cause de la situation géographique favorable sur le Rhin, avec des ports maritimes. Les écorces de quinine provenant de l'Amérique latine et de l'Indonésie sur l' île de JAVA. Alors que la teneur d'écorces de l'Amérique s'élevait à 2% QAA (Quinine, Alcaloïde, Anhydride). Les Hollandais réussissent à l'élever à 10% QAA. Surtout avec l'apport de la culture du Quinquina ledgerana, aux écorces fortes, levure introduite par l'Anglais C.H Legder à jours, variété trouvée et suffisante de la province (INFOKINA, 1990, n°7).

A cause des changements politiques dans la contrée de JAVA, cette ville ne saura plus tenir le coût. Heureusement peu avant la 2ème guerre mondiale, par le truchement des colons belges, le quinquina été introduit au Kivu (1929). La bonne variété était en expérimentation depuis cette date à la station de recherche agronomique de l'INERA à Mulungu ; jusqu'à la fin des années 1930, la culture du café était la plus intéressante au colon, le quinquina ne prendra pas de l'ampleur. C'est à partir de la deuxième guerre mondiale, avec la création du SYNQUINAK (Syndicat pour l'Etude des Quinquinas au Kivu) que cette culture s'accroît. Une coopérative des colons CONGOKINA se forme et acquit la gérance de l'usine de traitement des écorces. Nous sommes dans les années 1950 ; les difficultés d'écoulement se firent sentir. Il fallait imposer des quotas limitatifs aux producteurs et des accords furent pris avec des colons Hollandais d'Indonésie pour éviter l'effondrement de cours commerciaux et normaliser le marché de la quinine. Il essor que l'extension des plantations au Congo devrait se limiter à 5500ha.

En 1957 - 1958, la coopérative CONGOKINA tombe en faillite. Le gouvernement en reprend les installations et les revend au groupe allemand BOERHINGER en association avec des hommes d'affaire Belges, la société prend le nom de PHARMAKINA. En 1960, c'est l'indépendance les Belges partent leurs associés se retirent, le groupe Allemand a la totalité des actions, la PK devient 100 % Allemande.

L'impréparation des cadres locaux fera perdre à la population Bukavienne les chances de récupérer ces terres confisquées par la colonisation. Certains comme NYAMULINDUKA sans avoir fait preuve de la capacité technique ni financière de gérer les plantations récupérées que malgré la Zaïrianisation de 1973, les sociétés PK, KINAPLAN et BUKINA échappent aux mesures de réappropriation. Les cours Mondiaux commerciaux tombés en baisse avec l'avènement des indépendances ne commencent à monter qu'à la fin de la décennie 1960.

En 1974, encouragés par la hausse des cours commerciaux, les planteurs nationaux se rouent également à la culture des Quinquinas (les commerçants, les fonctionnaires, les acheteurs des terres aux chefs coutumiers et des paysans grands propriétaires terriens).

En 1978, on parlera du « BOOM du quinquina » et la rentabilité de la spéculation entraîne beaucoup des paysans à sacrifier les cultures vivrières, le quinquina représentant un grand espoir. Car, en 1975, la superficie de la culture est de 2.229ha. En 1976, elle saute à 11.257 ha et en 1977, elle recule à 9.989ha pour bondir en 1979 à 16.374ha. Quant à l'analyse des chiffres de production en rapport avec les superficies cultivées, comme cela peut même se vérifier aujourd'hui, leur accession rencontrera beaucoup de blocage à savoir :

- Les relevés officiels et officieux sont caractérisés par l'imprécision (aujourd'hui on parle du compte double) ;

- La collaboration avec les services de contrôle de production est tronquée (L'OZAC n'est même pas reçu à la PK lors l'exportation du totaquina) ;

- L'exploitation des arbres est, elle-même irrégulière ;

- Les statistiques ne donnent ni l'âge, ne l'état des plantations (H. DUPRIEZ, 1987 ; p 65).

Après la restructuration foncière et l'extension de surface en 1980, la PK devient la monopole d'exportation des écorces et du totaquina, prend la suprématie dans le secteur agro- industriel et se situe dans une perspective de maîtrise du marché mondial (1/4 de la production en tonne de quinine).

En 1985, 3 sociétés ont 57% de la production mondiale dont 25% à la PK, 20 % à KINAPLAN et 12 % au BUKINA, la première était totalement congolaise (Zaïroise). Ces 3 sociétés vont contrôler 70 % des importations de la quinine dans la C.E.E (Union Européenne).

Même si la population Kivutienne n'en profite pas tellement, on doit reconnaître cependant qu'elle a été pour beaucoup dans l'ascension de BOERHINGER sur le marché mondial : achat des récoltes, des écorces à moins cher chez les planteurs locaux, main d'oeuvre bon marché, ... jamais la PK n'a comme, distingué un coût élevé de production.

Retenons en passant et comme pour clore ce rappel rétrospectif qu'à partir de 1994, suite à plusieurs contraintes sur le plan concurrentiel, marketing et autres raisons de vente et administratives, les actionnaires qui financent la PK/ Bukavu se sont retirés : FARMADI/Suisse, leur ancien commissionnaire pour la commercialisation de leur produit. Ils ont signé un nouveau contrat avec un autre groupe « CORANGE INTERNATIONAL » groupe des commissionnaires à la commercialisation des produits pharmaceutiques. En 1997, HOFFMAN CAROCHE, remplace BOERHINGER et en 1999 la PK est acquise par Monsieur HORST GEBBERS et Monsieur Etienne ERNY depuis, la PK connaîtra des profondes transformation, beaucoup des licenciements massifs et de recrutements des temporaires dans une prétendue séparation à l'amiable, des liquidations de certaines plantations, retombée immédiate de l'attaque du Phytophtora cinnamoni, maladie de la culture de quinquina ; lancement de l'Alimenkina, Herbakina, ...

1.2.3. Organisation et fonctionnement

Quelle que soit la forme d'une entreprise : Publique, paraétatique ou privée, l'organisation suppose la façon dont elle établit la base stratégique l'orientant dans ses activités, vers un objectif optima usant des moyens efficients, mais tout en respectant la règle du jeu : le Droit.

« L'homme est à la fois pensée et action en communications multiples avec sont environnement » (Dinitri WEISS et Alii, 1993, p 299).

Dans l'effort de compréhension des idées de MASHANDA, l'organisation suppose enfin une certaine structure de coordination des activités et moyens mis en place dans la structure hiérarchique, fonctionnel, mixte, industrielle,...

Le cas de la PK adopterait mieux la structure mixte qui corrigerait, vu sa grandeur, la conception dictatoriale de l'autorité hiérarchique et la perte d'unité de commandement du collège dans l'exercice de l'autorité fonctionnelle.

Malheureusement pour la PK l'organisation, dans sa structure connue dans un fonctionnement, présente 10 lois traditionnelles entretenues dans un mythe « secret du patron », son « dossier tabou » ; et dont les racines tiennent à l'intérieur par les tops chefs initiés de direction et de l'extérieur par certaines autorités administratives comme on peut l'observer pour la plupart des entreprises privées à l'instar de la PK/Bukavu, l'organigramme parait sombre, parfois, il ne traduit pas la réalité. Celui de la PK n'est jamais rendu public, quelque soit ses différentes modifications, il reste dans les tiroirs des certains bureaux (BAHIZIRE, ISGEA/BKV, 1996, p.17). C'est la difficulté que nous avons eu de trouver l'organigramme actuel de la PK, comme on ne peut pas se fier à celui d'avant la restructuration de 1999 qui fait passer le cadre juridique de la PK d'une entreprise paraétatique à celle dite privée.

1.2.4. Finalité de la PK

Cellule de l'économie, l'entreprise a le but de satisfaire aux besoins d'une communauté donnée (régionale, nationale, mondiale).

Ainsi, la PK vise les objectifs suivants :

- La maîtrise de la culture de quinquina ;

- La production, le traitement et le transport de tout produit pharmaceutique et chimique pour compte propre ou celui de tiers collaborateurs ;

- Avec la branche d'Herbakina, cultiver les plantes médicinales.

La PK produit 3200T d'écorces/an en moyenne soit 125T de QAA de teneur de 6.5. A partir de son secteur de raffinage, elle fabrique les totaquinas, produits qui fait la grandeur en apport de des devises. Avec la quinine, le PK mène une lutte contre le paludisme dans toutes les régions de Grand Lacs. La totaquina est exportée dans différents pays de la CEE (Union Européenne), USA et en Afrique du Sud, dont l'importance fait état d'une demande forte non seulement pour un besoin pharma mais aussi pour des besoins de leurs centres nucléaires. Son prix est déterminé par le marché mondial. (Bahizire, op, cit, p 10)

1.2.5. Projet de la PK

- Produire davantage de la quinine en diversifiant sa présentation sur les marchés ;

- Lutte contre le phytophtora cinnamoni ;

- Promouvoir l'élevage et la pisciculture pour la sécurité alimentaire (Alimenkina) ;

- Valoriser les déchets de l'usine par le compostage ;

- Diversifier les produits pharma en faisant la culture et le traitement d'autres plantes médicinales (Herbakina) ;

- Encadrer les anciens travailleurs par les micro- projets de développement.

1.3. PRESENTATION DE LA BRALIMA

1.3.1. Localisation

La BRALIMA/BUKAVU SARL (Brasseries Limonaderies, Malteries) qui est une société par action à responsabilité limitée est située à 4Km du centre ville de Bukavu sur la route qui mène à GOMA, dans la commune de Bagira, province du Sud- Kivu, en RD CONGO. Elle est l'une des 151 Brasseries à travers 53 pays du monde.

Son siège social et administratif est établi à Kinshasa, dans la commune de Barumbu au n° 912 avenue du drapeau à Ndolo.

1.3.2. Historique

Les boissons traditionnelles alcoolisées étaient les seuls reconnues, commercialisées et consommées au Congo en majorité. C'est ainsi que certains colons belges soucieux d'investir dans leurs colonies suggèrent utile de créer une firme industrielle du type brassicole.

La BRALIMA fut créée le 23 Octobre 1923 à Léopoldville (Kinshasa) et

s'appelait « Brasserie de Léopoldville », la direction était assumée à l'époque par Monsieur MOULIN.

Cette bière comme sous le nom de « PRIMUS » n'était pas appréciée par sa qualité qui était mise en doute et ne pouvait s'imposer sur le marché du fait qu'elle n'était pas pastérisée. Après les années la production est passé successivement de 5.000 bouteilles par mois à 10.000 bouteilles en 1934 et à 35.000 bouteilles en 1936 actuellement la Bralima compte 6 sièges fournissant l'ensemble du pays, entre autre :

Ø Siège national de KINSHASA créé en 1928.

Ø Siège de Bukavu créé en 1950

Ø Siège de BOMA créé en 1958

Ø Siège de KISANGANI créé en 1958

Ø Siège de MBANDAKA créé en 1972

Ø Siège de LUBUMBASHI créé en 1994.

1.3.3. Objectifs poursuivis

La BRALIMA poursuit plusieurs objectifs que nous pouvons regrouper en quelques grands objectifs :

1. La production et la commercialisation de ses produits dont la bière et les boissons gazeuses ;

2. La fabrication et la vente d'eau de table ainsi que blocs de glace pour bonne commercialisation de ses produits

3. D'atteindre le plus grand nombre des consommateurs tout en relevant le niveau de ses ventes par le SRD et aussi à satisfaire sa clientèle.

1.3.4. Rayon d'action

La BRALIMA/BUKAVU étend ses activités sur deux provinces ; le Nord et le Sud-Kivu. Le secteur du Nord- Kivu comprend : Le dépôt de GOMA, BENI- BUTEMBO et BUNIA.

Les deux derniers du Nord- Kivu sont actuellement inopérables suites aux situations de crise que connaît notre pays. Ces deux marchés restent approvisionnés par deux grands distributeurs de la BRALIMA/Bukavu, en la personne de Monsieur MUSANGANYA et Maman ELIZA.

1.3.5. Ressources de la Bralima

v Ressources Financières

Elles proviennent de la vente des ses différents produits qu'elle produise, (ou fabrique). Ainsi le résultat de cette vente peut couvrir les différentes dépenses.

La gamme des produits de la BRALIMA comprend deux grandes subdivisions et une fabrique des glaces.

1. La Bière

Dans cette catégorie nous avons 3 types :

- Primus

- Turbo King

- Mützig

2. Les boissons gazeuses

Elle comprend des produits suivants :

- Coca Cola

- Soda

- Fanta Orange

- Fanta Citron

- Tonic

- Sprite

- Eau pure

- Vital'o Grenadine, ...

v Ressources Humaines

La BRALIMA tire ses ressources humaines au niveau local. Toute, fois, elle effectue des mutations de ses agents d'une période à une autre et permet ainsi à diversifier des relations entre ses agents provenant des différentes provinces.

v Ressources Matérielles

En plus des différentes machines pour la réalisation de sa première mission (Machines pour la fabrication et la production des produits, pour la mise en bouteilles, pour la stérilisation et lavage des bouteilles, pour l'analyse des produits,...).

La BRALIMA possède des fournitures de bureau et de véhicules pour mener à bon terme ses différentes activités.

CHAPITRE. II. CONSIDERATIONS THEORIQUES SUR LES DECHETS INDUSTRIELS

2.1. HISTORIQUE SUR LES DECHETS SOLIDES

La production des déchets solides municipaux et industriels, continue d'augmenter dans le monde entier, en terme absolu et par habitant.

La richesse est un déterminant primordial de la quantité de déchets que produit une ville... a mesure qu'augmente le revenus par habitant dans les villes du monde en développement, la qualité des déchets solides est susceptible de croître en parallèle. En outre, avec l'accroissement de la richesse, la composition même des déchets se modifie passant des matières essentiellement organiques et biodégradables à des plastiques et autres matières synthétiques qui prennent plus longtemps à se décomposer.10(*)

2.2. ORIGINE DES DECHETS SOLIDES

Les têtes humaines pour répondre à leurs différents besoins transforment des richesses naturelles provenant des sources aussi proches que lointaines et elles génèrent des déchets au cours de leur transformation.

C'est ainsi que BIKAYA B. dira : l'homme à la recherche de son mieux être, utilise naturellement plusieurs moyens mis à sa disposition et se trouvant dans son environnement. En même temps, il rejette dans la nature plusieurs éléments pouvant aller à l'encontre de son objectif de départ. (11(*)) il se fait qu'à l'origine des déchets il y a toujours eu la transformation des différents ressources pour avoir différents produits répondant aux besoins humaines, (la boisson, les médicament,...).

2.3. PROCEDES D'UTILISATION DES DECHETS OU L'EVALUATION DES DECHETS SOLIDES

2.3.1. Les différents procédés de traitement des déchets

Le dépôt des déchets solides dans les sites d'enfouissement légitimes ; qu'il faut convenablement gérer car en cas de ruissellement et d'infiltration il peut y ne avoir contamination des eaux de surface ainsi que de celles souterraines.

L'incinération qui peut considérablement réduire la masse des apports municipaux des déchets solides. Cependant les cendres peuvent contenir des matières dangereuses y compris des métaux lourdes et des composés organiques comme la dioxine.

Le recyclage joue un rôle majeur dans la gestion des déchets solides. Et on peut recycler les déchets de différentes façons :

· le compostage des déchets solides organiques permet de les transformer en compost qui sera d'usage en agriculture pour fertiliser le sol.

· Utilisation en élevage comme aliments ; surtout en élevage des porcs, pisciculture et élevage des poules.

· En artisanat, pour la fabrication des plusieurs oeuvres d'arts, on recourt à des déchets provenant aussi des industries.

· Retransformation des déchets pour leur redonner la forme initiale afin de répondre soit au même besoin ou à un autre besoin.

· Utilisation dans la production de gaz.

Parmi ces différents modes de traitement des déchets, il y a ceux-là qui sont(12(*)) :

Insalubres :

Décharge ordinaire ou simple.

Décharge hydrauliques

Nourriture pour porc

Utilisation agricole

Salubres :

Décharge contrôlée ou enfouissement sanitaire

Technique satisfaisante (incinération), ...

2.3.2. Les différentes étapes de la gestion des déchets solides industriels

Le traitement des déchets est l'ultime étape dans le gestion des déchets. En ce qui concerne les déchets solides industriels nous avons les étapes :

- La collecte des déchets : où on rassemble les déchets par catégorie afin de faciliter leur évacuation

- L'évacuation : opération consistant à rassembler les déchets et à les éloigner des centres de production

- Le traitement : qui consiste à transformer les déchets en sous produits inoffensif pour l'environnement et la santé humaine et pouvant trouver un débouché naturel sous forme de réutilisation et de revente.

2.4. IMPACT DES DECHETS SUR LA SANTE ET L'ENVIRONNEMENT

Lorsque les déchets ne sont pas ramassés et qu'on en dispose pas de façon efficiente et efficace, ils polluent et dégradent le sol et l'eau.

Quand on mélange les déchets ménager aux déchets industriels on n'exacerbe les problèmes de pollution. Les détritus domestiques et les décharges industrielles contaminent l'air, la terre et l'eau ont ensuite des effets nuisibles sur la faune et la flore.

L'impact des déchets sur l'environnement et la santé peut se résumer par ce schéma (origine des problèmes de santé publique) :

Produites finis

Ressources naturelles 

Déchets mal gérés

Dégradation et pollution de l'environnement

Problème de santé publique

Pour obtenir les différents produits agro-alimentaires on fait usage des ressources naturelles produisant des déchets qui une fois mal gérés dégradent et polluent l'environnement et c'est-là que surviennent les problèmes de santé publique.

2.5. Nomenclature des établissements qui ne peuvent être exploité qu'en vertu d'un permis dit d'exploitation (13(*))

Tableau n°2 : Etablissements qui peuvent être exploité qu'en vertu d'un permis dit d'exploitation.

Désignation de l'industrie ou le de l'entreprise

Classe

Nature des inconvénients

Service à consulter

Brasserie

I

Vapeur, fumée, bruits, odeur

T

Eaux gazeuses :

1. Sans qu'il soit procédé à la production d'anhydride carbonique ;

2. Quand il est procédé à la production d'anhydride carbonique.

II

I

Danger d'incendie et d'accident

Danger d'incendie d'accident et d'asphyxie

-

T

Produits chimiques non spécialement désignés (fabrication de).

I

Odeur, émanation insalubre

T

Quinquina

1. Séchage ;

2. Toute opération de traitement ;

II

I

Danger d'incendie et d'asphyxie

Poussière danger d'incendie

-

T

Solvants chlorés (utilisation des) ;

Tétrachlorure de Carbone tétrachloréthane.

 

Emanation insalubres, danger des maladies professionnelles.

HT

Sulfate de Cu (fabrication du)

I

Fumée, émanations insalubres.

HT

Notes : lorsque l'industrie ou l'établissement visé constitue une dépendance d'une mine, d'une usine de traitement ou d'une carrière permanente, le service des mines est le seul compétent.

CHAPITRE. III. INVESTIGATIONS SUR LE TERRAIN

3.1. Présentation de l'Enquête

Cette enquête n'avait que pour objectif de nous permettre d'avoir des informations expérimentales et tangibles sur notre sujet d'étude.

Ainsi, un ensemble des questionnaires était adressé aux inspecteurs de la division provinciale de l'environnement, aux agents de la BRALIMA et de la PHARMAKINA et aux exploitants et/ou habitants des sites d'évacuation des déchets solides de ces deux industries (surtout le site d'ELEKAT).

3.2. Présentation de l'Echantillon

Etant donnée que c'est ne pas possible d'enquêter tous les concernés, dans le cadre de notre sujet nous avons prélevé nos données sur 4 inspecteurs de la division province de l'environnement 1 agent de la BRALIMA attaché au poste qui cadre avec notre sujet et à 79 exploitants et/ou habitants des sites d'évacuation des déchets solides pour nos deux industries.

Notre échantillon étant constituée de la manière ci-haut est au totale de 84 constituants qui équivaut à 100% pour ce qui est de notre travail.

3.2.1. Répartition de l'Echantillon

Vu que nous avons fait usage de quatre types de questionnaires pour la réalisation du présent travail, nous allons aussi repartir notre échantillon en quatre grandes branches:

Pour le questionnaire adressé aux inspecteurs de la division provinciale de l'environnement ;

Agent de la PHARMAKINA ;

Agents de la BRALIMA ;

Exploitants et/ou habitants.

Tableau n° 3 : Répartition de l'Echantillon

Enquêtés

Nombre d'enquêtés

Pourcentage (%)

Inspecteur division environnement

4

4, 76

Agent BRALIMA

1

1, 19

Exploitant et/ou habitants des sites d'évacuation des déchets solides.

79

94, 05

TOTAL

84

100

Commentaire : Nous avons contacté 84 personnes pour la formation de notre échantillon. Par échantillons groupés nous avons eu :

- Inspecteur de la division de l'environnement : échantillon de 4 soit, 4,76 % par rapport à 84 ;

- Agent BRALIMA : Echantillon de 1 soit 1, 19 % par rapport à 84 ;

- Exploitants et/ou habitants des sites d'évacuation : Echantillon de 79 soit 94,05 % par rapport à 84.

Nous avons tiré ces échantillons en fonction de la disponibilité et d'appartenance dans le cadre du sujet de recherche afin qu'elles puissent nous fournir des informations tangibles sur le sujet.

3.2.2. Déroulement de l'Enquête

Pour rédiger les questionnaires, nous nous sommes inspirés de l'objectif de l'enquête qui est celui de concevoir un document (Travail de Fin de Cycle) issu des recherches de l'étudiant finaliste et il doit être inspiré des cours appris afin qu'il cadre avec la formation de l'étudiant finaliste. A cela, s'est ajouté, l'identification des enquêtés, les questionnaires relatifs à l'évacuation des déchets solides de la PHARMAKINA et de la BRALIMA et relatifs aux effets de l'évacuation des déchets solides industriels sur l'environnement.

3.3. Présentation, Analyse et Interprétation des résultats

La présentation, l'analyse et l'interprétation des résultats porteront de même sur quatre volets de nos questionnaires, dont ceux adressés aux inspecteurs de la division provinciale de l'environnement, aux agents de la BRALIMA et PHARMAKINA et ceux adressés aux exploitants et/ou habitants des sites d'évacuation.

3.3.1. Questionnaire adressé aux Inspecteurs de la Division Provinciale de l'Environnement

Tableau n° 3 : Questions relatives à l'évacuation des déchets solides industriels (cas de la BRALIMA et de la PHARMAKINA)

Questions

Réponses proposées

Effectifs

Pourcentage (%)

1.

- Les deux industries vous initient-elles dans le processus d'évacuation de leurs déchets ?

Oui

3

75

Non

1

25

TOTAL

4

100

2.

Leur montrez-vous le danger de pollution que court la ville de Bukavu et ses environs avec le mode actuel d'évacuation ?

Oui

4

100

Non

0

0

TOTAL

4

100

3.

Avez-vous déjà enregistré quelques dommages matériels causés par le mode actuel d'évacuation ?

Oui

4

100

Non

0

0

TOTAL

4

100

4.

Connaissez-vous l'autre méthode d'évacuation qui conserverait le mieux l'environnement ?

Oui

4

100

Non

0

0

TOTAL

4

100

5.

Y a-t-il des méthodes socio légales régissant l'évacuation des déchets solides industriels en RDC ?

Oui

4

100

Non

0

0

TOTAL

4

100

Commentaire : Parant de ce tableau, nous voyons que les deux industries initient les autorités compétentes aux processus d'évacuation (au n° 1), trois (3) voix sur 4 exprimés soit 75 % nous l'ont témoigné.

Au n° 02, 4 voix sur 4 exprimées soit 100% ont témoigné que la DPECNEF montre le danger de pollution que courent la ville de Bukavu et ses environs avec le mode actuel d'évacuation.

Au n° 3, l'évacuation entraîne les dommages matériels cela à déjà été enregistré par les inspecteurs, ainsi 4 voix sur 4 (inspecteurs) exprimées l'on approuvé soit 100 % ;

Au n°4, 4 inspecteurs enquêtés soit 100% ont approuvé d'avoir une connaissance sur les méthodes (modes) d'évacuation qui conserveraient mieux la nature.

Au n°5, 3 voix sur 4 exprimés ont approuvé l'existence des méthodes socio légales régissant l'évacuation des déchets solides industriels soit 100% mains qui ne sont pas appliquées par manque d'autorité du gouvernement ou de l'Etat Congolais.

Tableau n°4 : Dommages matériels causés par le mode actuel d'évacuation

Questions

Réponses proposées

Effectifs

Pourcentage (%)

1.

Obstruction de la route ELEKAT suite à la présence des déchets sur la voie. (par exemple : crevaison des pneus)

Oui

3

75

Non

1

25

TOTAL

4

100

2.

Blessure des exploitants et/ou habitants (surtout les enfants)

Oui

4

100

Non

0

0

TOTAL

4

100

3.

Prolifération des mouches et moustiques responsable des plusieurs maladies, aux habitants (surtout les enfants)

Oui

4

100

Non

0

0

TOTAL

4

100

4.

Formation des nuages noirs (pollution de l'air suite à l'incinération des matières plastique)

Oui

2

50

Non

2

50

TOTAL

4

100

5.

Pollution de sol. (suite à l'enfouissement des déchets solides toxiques)

Oui

3

75

Non

1

25

TOTAL

4

100

6.

Pollution de la rivière Ruzizi et du lac Kivu

Oui

3

75

Non

1

25

 

TOTAL

4

100

Commentaire  (1, 2, 3, 4, 5, 6)

Partant des résultats ci-haut affichés ou énumérés, nous voyons de façon non détaillée les dommages matériels, causés par le mode actuel d'évaluation des déchets solides industriels.

C'est ainsi que :

Au n° 1, 4 vois sur 4 ont témoigné (soit 100 %) que la route qui amène à la frontière de RUZIZI II, est bourrée des morceaux des verres bien que la BRALIMA envoie occasionnellement le tracteur pour la dégage et cela entrave que ça soit la circulation des gents que des autos (crevaison des pneu)

Au n° 2, 4 voix sur 4, soit 100 %, ont affirmé que les morceaux des bouteilles en verre blessent les exploitants et/ou habitants de la route ELEKAT-RUZIZI II, surtout les enfants.

Au n° 3, 4 voix sur 4 exprimées, soit 100 %, ont témoigné que ces déchets solides au site d'ELEKAT entraînent la prolifération des mouches et moustiques qui sont la causes des plusieurs maladies, par exemple : la diarrhée, le paludisme, etc.

Au n° 4, 2 voix sur 4 exprimées, soit 50 %, ont affirmé qu'il y a formation des nuages noirs, suite à l'incinération des matières plastiques ce qui pollue l'air (atmosphère). Cela a une répercutions sur les environnants.

Au n° 5, 3 voix sur 4 exprimées, soit 75 %, ont constaté la pollution, des sols suite à l'évacuation (l'enfouissement) des déchets toxiques,  ainsi, il y a séchages des cultures aux alentours des décharges et l'infertilité avancée du sol.

Au n° 6, 3 voix sur 4 exprimées, soit 75 %, nous ont fait part d'existence de la pollution du lac Kivu et de la rivière RUZIZI. Ce qui contribue à la baisse de la production halieutique, car les côtes sont détruites par des dépôts des déchets qui sont toxiques, et que couvrent leur nid.

Donc, les autorités politiques sont conscientes des différents dommages que causent les modes actuels d'évacuation des déchets solides industriels que ça soit de la BRALIMA et/ou de la PHARMAKINA.

Tableau n°5 : Composition des déchets solides, selon les Inspecteur de la Division Provinciale de l'Environnement (D.P.E.C.N.E.F.)

POUR LA BRALIMA

POUR LA PHARMAKINA

Composition

Pourcentage (%)

Composition

Pourcentage (%)

Bouteilles en verres cassées

En grande quantité

Cassures de verre

-

Cartons et papiers

-

Cartons et papiers

-

Plastique (bidons, caisses, cassiers, etc.)

-

Plastiques

-

Métalliques (de l'atelier mécanique.), capuchons.

-

Métallique

-

Sac d'emballage

-

Métallique

-

Sachets d'emballage

-

Sac d'emballage

-

La drêche

En grande quantité

Sachets d'emballage

-

Copeau et sciure de bois

-

« Mélange »

En grande quantité

 
 

Produits du dispensaire

-

 
 

Copeau sciure de bois

-

Sources : Différents rapports de la DPECNEF

Commentaire : En nous référant à ce tableau, il se fait voir que la composition des déchets est presque la même pour nos deux industries mais il y a une différence sur les quantités et les qualités bien qu'ils sont du même type ( agro- alimentaire, et agro-alimentaire-pharmaceutique).

Nous trouvons que les inspecteurs n'on pas de précision sur les quantités évacuées.

Nous pouvons dire que :

- La BRALIMA produit plus la drêche et les bouteilles cassés en verre, et

- Le PHARMAKINA des produits appelés mélanges fini qui sont toxiques à l'origine.

Tableau n°6 : Commentaire sur ce questionnaire d'enquête

Question

Réponses proposées

Effectifs

Pourcentage (%)

1.

Quels sont vos avis ou considérations sur ce questionnaire d'enquête ?

Que les deux sociétés se mettent ensemble pour améliorer le mode de gestion des déchets.

3

75

Qu'on jette les déchets dans les ravins et non sur des voies de circulation

1

25

Que la mairie s'investisse dans la gestion des déchets et surtout l'évacuation

3

75

Ne pas sacrifier tout le

site de Kihamba. (limiter les dépotoirs)

1

25

Commentaire : Les avis et considération des inspecteur sur ce questionnaire d'enquête ont été les suivants : 3 sur 4 opinions soit 75 % nous ont montré que les industries doivent collaborer entre elles et les autorités compétentes pour une gestion plus durable des déchets. 1 sur 4 soit 25 % nous a montré qu'il faut faire un choix judicieux de site d'évacuation pour minimiser ou éradiquer les différents dommages. 3 sur 4 soit 75 % nous ont montré que les autorités administratives doivent investir dans l'évacuation des déchets solides pour une bonne salubrité. 1 sur 4 soit 25 % nous a fait son avis qui est celui de limiter les dépotoirs, réglementer l'évacuation et posséder à l'enfouissement de ceux-ci.

3.3.2. Questionnaire adressé aux habitants et/ou exploitants de sites d'évacuation des déchets solides industriels

Ø Question relative à l'utilisation des déchets par la population

Tableau n°7 : Usage à des fins diverses des déchets solides industriels par la population

Question

Réponses proposées

Effectifs

Pourcentage (%)

2.

Quels types des déchets utilisez-vous ?

Bouteilles (entières et cassées)

19

24, 05

Drèche

20

25, 32

Métaux (Al, Cu, Fe)

16

20, 26

Carton et papiers

11

13, 92

Plastique (bidon et sachets)

6

7, 59

Sacs plastiques

3

3, 80

Rien

4

5, 06

TOTAL

79

100

Commentaire : Au regard de ce tableau, nous présentons les opinions des populations et exploitants des sites d'évacuation des déchets et nous pouvons dire ce qui suit :

19 ont affirmé qu'ils utilisent les bouteilles (soit 24, 05 %) entières pour revendre aux détaillant de l'huile de la cuisine que ça soit de palme ou conservé, du pétrole, les jus. Cassés pour la construction d'enclos, comme moyens de sécurisation sur la partie supérieure.

20 soit 25, 32 % utilisent de la drêche pour l'alimentation des volailles (poules et canards) et pour celle des caprins.

16 soit 20, 26 %, utilisent des métaux dans l'artisanat et revendent d'autres à ceux qui collectent les métaux pour les revendent comme mitraille en Ouganda.

3 soit 3, 80 %, utilisent des sacs comme emballage des manioc et maïs.

4 soit 5, 06 % n'en font aucun usage.

Cela nous indique que les déchets solides industriels peuvent toute fois servir de matière première pour d'autres activités et ainsi ils seront mieux gérer car ne présentant aucun danger.

Tableau n°8 : Questions relatives aux dommages causés par

le mode actuel d'évacuation

Question

Réponses proposées

Effectifs

Pourcentage (%)

3.

Quels sont les dommages causés par la présence de ces déchets.

- Blessures des gents et d'animaux

20

25, 32

- Obstruction de la route ELEKAT-RUZIZI II

29

36, 71

- Prolifération des mouches et moustiques

20

25, 35

- Formations des nuages noirs

4

5, 06

- Pollution du sol

4

5, 06

- Pollution de la rivière Ruzizi

2

2, 53

TOTAL

79

100

Commentaire : Certes que le mode actuel d'évacuation cause d'innombrables dommages que ça soit aux être humains, aux animaux qu'à la nature. C'est ainsi que nous avons reçu les témoignages suivants :

20 soit 25, 32 %, ont déjà enregistré des blessures d'humains et d'animaux

29 soit 36, 71 % enregistrent l'obstruction de la route ELEKAT - Frontière RUZIZI II par des déchets solides et cela se reproduit mainte fois.

20 soit 25,32 % constatent la prolifération des mouches et moustiques suite la présence de dépotoir cas de l'ELEKAT.

4 soit 5, 06 %, ont enregistre il n'y a pas longtemps (+ 1 ans) la présence de nuages noirs sur leur tête et cela suite à l'incinération des déchets (aux alentour de nos deux industries.

4 soit 5, 06 % trouvent que le sol est déjà pollué car, il ne produit presque pas et il devient difficile à labourer étant donné qu'il regorge de bouteilles cassées en verre, des sachets, des métaux lourds, des plastiques, etc.

2 soit 2, 53 % constatent depuis un certain temps la pollution du littorale de la RUZIZI sur une longueur de + 500 m car pas des poissons sur ce site pourtant poissonneux dans le temps.

Les dommages causés sont innombrables, car les modes actuels d'évacuation de déchet sont non réglementés.

Les agents n'ont pas préféré parler des odeurs nauséabondes que dégagent ces dépotoirs, car selon eux ils y sont déjà habitués.

Tableau n° 9 : Commentaire sur ce questionnaire d'enquête

Question

Réponses proposées

effectifs

Pourcentage (%)

2.

Quels sont vos avis ou considération sur ce questionnaire d'enquête ?

- Qu'on crée un service chargé de gestion permanente des déchets

6

7, 59

- Que l'autorité urbaine trouve une solution durable dans le cadre de l'opération « Bukavu ville propre »

27

34, 18

- Qu'on change de lieu d'évacuation

25

31, 65

- Qu'on enfouie ces déchets

21

26, 58

TOTAL

79

100

Commentaire : Comme se présentent dans le tableau ci-haut les avis et/ou propositions des enquêtés ont été faits comme suit :

6 enquêtés soit 7, 59 % de l'échantillon ont proposé de créer un service qui gérera d'une façon permanente les déchets qui sont très mal gérés.

27 soit 34, 18 %, ont fait une proposition selon laquelle, l'autorité urbaine doit trouver une solution durable dans le cadre de « Bukavu ville propre »

25 soit 31, 65 % ont proposé qu'on puisse tout simplement changer de lieu d'évacuation, car la décharge d'ELEKAT ne convient plus pour des raisons d'explosion démographique.

21 soit 26, 58 %, ont tout simplement proposé qu'on possède chaque fois qu'on évacue à l'enfouissement de ces déchets pour éviter la prolifération des moustiques et autres dommages que cela entraîne.

Ces propositions cadreraient avec la gestion durable des déchets solides industriels. Mais surtout il faudra qu'on voie comment nous procéder à la combinaison des ces solutions dans un même organe.

CONCLUSION PARTIELLE

A l'issue de ce troisième chapitre qui nous a permis de vérifier nos hypothèse de recherche sur base de méthodes analytiques, descriptives, statistique, et les techniques d'interview, questionnaires ; les résultats aux quels nous avons abouti se présentent de la manière suivante :

Il s'est avéré que nos industriels n'observent plus les normes environnementales et l'autorité politico-administrative demeure passive, affirment 75 % de nos enquêtés ;

L'état archaïque et non salubre de ces industries agro-alimentaires contribue à la production excessive des déchets et qui ne fournissent aucun effort pour leur gestion durable, telle que, affirmé par 100 % d'enquêtés dans l'échantillon des inspecteurs de la D.P.E.C.N.E.F soit 4,76 % de l'échantillon total.

Eu égard de ces résultats nos hypothèse de départ ont été bel et bien confirmée à 94,04 % des cas enquêtés.

Etant donné que la confirmation de ces dernières (hypothèses) nous avons pensé à la création d'un consortium écologique à Bukavu comme pisté de solution pour exacerber les problèmes posés dans cette problématique.

CHAPITRE. IV. PROJET DE CREATION D'UN CONSORTIUM ECOLOGIQUE A BUKAVU

4.1. DEFINITION DU PROJET

Le projet est un ensemble d'activités qui avec l'apport des différentes ressources vise à réaliser certains avantages. (DIRK DESMET).

C'est donc un ensemble d'activités qui donnent prépondérance aux objectifs immédiats et précis.14(*)

Dans notre présent travail, le projet signifie un ensemble des moyens mis en oeuvres de façon coordonnée et systématique en vue d'atteindre un résultat bien défini vise le mieux être mais aussi un plus être conscient de la population de Bukavu en général et des industries produisant les déchets en particulier.

En vue de réaliser ce qui précède, le présent projet de création d'un consortium écologique dans la ville de Bukavu mobilisera les ressources matérielles, financières, humaines, naturelles et pédagogiques dans le but d'une gestion durable de déchets industriels.

4.2. OBJECTIF ET BUT DU PROJET

Ø Objectif global :

La finalité de ce projet est d'améliorer la qualité de la vie par l'amélioration de la salubrité du milieu de vie.

Ø Buts

- Impliquer les industriels de Bukavu dans la gestion durable des déchets industriels.

- Inciter l'autorité politico-administrative à une application de sa responsabilité pour une bonne coordination des activités pour un développement durable.

- Créer un consortium écologique dans la ville de Bukavu.

4.3. DUREE ET LOCALISATION DU PROJET

Notre projet s'inscrit dans le cadre de la participation active, c'est ainsi qu'il sera installé sur une durée de 2 ans (allant du 1er janvier 2008 au 30 décembre 2009) renouvelable.

Il a son siège social et administratif à Bukavu.

4.4. NATURE DU PROJET

Le présent projet a un double aspect :

- Aspect social ; et

- Aspect économique.

v Aspect social : L'encadrement et la formation des industriels et des autorités politico-administratives viseront un changement dans le mode de vie de la population et leur implication dans la gestion durable des déchets (de l'environnement).

v Aspect économique : Nous estimons que tout au long de la formation et éducation reçue, les industriels pourront utiliser les déchets comme matière première pour la production d'autres biens économiquement rentables.

4.5. BENEFICAIAIRES DU PROJET

Les bénéficiaires du présent projet sont principalement les industriels de Bukavu en particulier et la population sud kivutienne en général.

v Stratégie globale

Aucun projet ne peut réussir sans stratégie mise sur pied. Notre stratégie reposera sur la législation applicable en matière environnement dans notre pays, et sur des expériences dans d'autres pays africains comme là République Sud Africaine, le Kenya, l'Ouganda, etc. mais sans mettre de côte ce que les premiers concernés connaissent déjà car dit-on, une action de développement en milieu rural comme en milieu urbain ne peut réussir convenablement que si elle tient compte du savoir-faire des concernés, en d'autres terme si elle s'appui sur la culture locale.

4.6. FAISABILITE DU PROJET

Notre projet étant à caractère socio-économico-écologique est faisable du fait qu'il est une émanation des besoins ressentis et exprimes par les bénéficiaires ; donc le projet ne souffrira pas de manque de ressources humaines nécessaires pour sa réalisation et sa réussite.

La population, est prête à participer efficacement à la réalisation du projet. Il permettra à tout le monde (Industriels, autorités politico-administratives et population) de s'implique dans le gestion durable des déchets.

Du point de vue matériel, le projet trouvera sur les marchés locaux et extérieurs les éléments nécessaires dont il aura besoin pour son exécution.

4.7. OPERATIONNALISATION DU PROJET

La succession des différentes phases du présent projet se fait selon un ordre chronologique et une logique bien réfléchis.

Chacune des phases doit par ses caractéristiques propres constituer une sous entité cohérente qui pourra s'éteindre sur une période donnée.

Tableau n° 10 : Les différentes phases du présent projet

Phases

Activités

I. Créer le cadre de travail (fourniture de bureau un bureau d'équipement)

1. Formation l'équipe de gestion sur les technique et méthodes de gestion durable des déchets solides la lutte contre la dégradation de

l'environnement.

2. Organiser des sessions de formation afin de renforcer les capacités que ça soit des industriels des autorités politico-

administratives ou de la population sur la gestion durable de

l'environnement.

II. Tenue des consortiums.(phase opérationnelle) suivre et évaluer les activités du projet.

1. Installation du conseil de gestion

2. Tenue proprement dite des

consortiums

3. Constituer une équipe de

représentation au niveau de chaque

4. industrie (2 personnes.)

 

5. Suivre régulièrement les activités.

6. Evaluer le projet à la fin et au :

- Niveau des intrants ou ressources

- Niveau des objectifs et buts.

4.7.1. PHASE DE CREATION D'UN CADRE DE TRAVAIL

v Former l'équipe de gestion sur les techniques et méthodes de gestion durable des déchets solides et la lutte contre la dégradation de l'environnement :

Cette activité sera focalisée sur la formation d'une équipe constitué d'industriels et d'autorités politico-administratives et la population victime de la mauvaise gestion, en leur parlant des méthodes et technique du gestion durable des déchets solides industriels et la lutte contre la dégradation de l'environnement dans la ville de Bukavu et ses environs.

v Organiser des sessions de formation afin de renforcer les capacités des producteurs de déchets solides en matière de leur gestion durable.

Cette activité de fera sous forme de rencontre mensuelle dans la quelle ne prendront part que les membres du consortium dans le but de renforcer leurs capacités en matière de gestion durable des déchets solides industriels. Les membres du consortium, sont : les industriels (deux individus par industrie), le maire de la ville ou son représentant, deux inspecteurs de la division provinciale de l'environnement (le n°1 y compris) et un expert en gestion de l'environnement.

4.7.2 PHASE D'IMPLATATION DU CONSORTIUM ECOLOGIQUE A BUKAVU

v Installation du conseil de gestion

Les membres du conseil de gestion commenceront à exercer leurs fonctions durant cette activité et chaque membre connaîtra effectivement ses attributions au sein du consortium.

v Mettre en place une équipe de représentation à chaque niveau

Chaque membre du conseil de gestion devra avec la connivence dune équipe qu'il mettra en place assurer l'exécution des décisions prises dans le consortium au niveau de l'industrie ou l'organe qu'il représente.

v Tenue des consortiums écologiques à Bukavu.

4.7.3. SUIVRE ET EVALUER LES ACTIVITES DU PROJET

v Les intrants ou ressources

Pour ce qui est de intrants, il faudra voir si toute l'équipe est au grand complet et si tous les concernés sont représentés.

Il faudra aussi voir si l'expert en gestion de l'environnement rempli sa tâche comme il se doit. En bref, il est question de s'assurer que les ressources et intrants disponibles permettent de réaliser les actions planifiées.

v Résultats

Au niveau des résultats, il faudra voir ou comparer les résultats obtenus aux résultats attendus et d'en apprécier les écarts.

v Les objectif et buts

Au niveau des objectifs et buts, on cherche à savoir si la réalisation du projet continue à poursuivre le but fixé afin d'atteindre l'objectif global et comment renforcer les activités ou s'assurer de la réalisation des objectifs du projet.

4.7.4. CALENDRIER OU CHRONOGRAMME DES ACTIVITES

I. PHASE PREPARATOIRE

PERIODE

ACTIVITES

2008

2009

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

1.1. Animation

sensibilisation et

conscientisation

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1.2. Constitution des fonds

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1.3. Former l'équipe de gestion sur les techniques et méthodes de

l'amélioration de la salubrité du milieu de vie

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1.4. Organiser des

sessions de

formation afin de

renforcer les capacités

des industriels en

matière de gestion

durable de

l'environnement.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

II.PHASE OPERATIONNELLE

2.1. Installation du

conseil de gestion

constitué par des

équipes de

représentation de

chaque industrie (2

personnes par industrie)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2.2. Tenue des

consortiums

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2.3. Suivi

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2.4. Evaluation

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Légende : Activités permanentes

 

Activités intermittentes

Activités continues

4.8 ORGANIGRAMME ET FONCTIONNEMENT

4.8.1. ORGANIGRAMME DU PROJET

CONSEIL DE GESTION

COORDINATION

Commission de Planification

Secrétariat et Comptabilité

Sous Commission de formation

Sous Commission

de gestion des équipements

Sous Commission

de suivi et évaluation

4.8.2. FONCTIONNEMENT

v Conseil de gestion

C'est l'organe suprême du projet. Il est présidé par un industriel ayant une formation en gestion de l'environnement ou en gestion des déchets industriels. Il se réunit une fois le trimestre en séance ordinaire, mais il peut être convoqué chaque fois que les besoins qui se présentent sont urgents. Les réunions sont convoquées par le président du conseil de gestion.

v Coordination

Organe qui acquiert pouvoir du conseil de gestion, investie par élection démocratique, assumant toutes les étapes et l'exécution du projet. Comme exigence, il doit être à l'occurrence un industriel, ayant une formation en gestion de l'environnement.

Qualités professionnelles et compétences :

· Maturité : Avoir au moins 25 ans d'âge révolu ;

· Etre de bonne vie et moeurs

· Etre porteur d'un diplôme de licencié en gestion de l'environnement ou son équivalent ;

· Etre honnête, compétent et à la hauteur de sa tâche.

v Commission planification

A la charge d'un industriel ayant une formation en planification et gestion des projets, il supervisera les services ou sous commissions formation, gestion des équipes, suivi et évaluation. Il doit être compètent, capable d'élaborer le rapport technique et des programmes.

v Commission secrétariat et comptabilité

Sous la responsabilité d'un caissier-comptable qui doit être tout d'abord un industriel avoir une formation et être porteur d'un diplôme de niveau A1 en comptabilité, ayant aussi une maîtrise de l'outil informatique.

Il est chargé de la gestion de la caisse de projet (entrées et sorties), du recouvrement des notes débits et des factures et perception de fonds du projet, il garde les documents comptables et financiers des projets.

Ses qualités : Il doit être honnête, crédible, discret et courtois.

Secrétariat assumé par un industriel (agent, d'une des industries qui forment le consortium écologique) ayant une formation en secrétariat (au moins D6).

Il est chargé de correspondance, dactylographie, classement de dossiers du projet et des lettres administratives du projet.

v Les sous commissions

Sous le haut patronat de la commission de planification, pourront s'occuper d'animation, sensibilisations, la formation des membres en matière, de gestion des l'environnement et du suivi et évaluation des activités du projet.

Elles sont aussi assumées par les membres du consortium ayant une compétence en la matière.

4.9. BUDGETISATION DU PROJET

Tableau n° 11 : Affectation des ressources matérielles

Désignation

Quantité

Prix unitaire ($)

Prix total ($)

1.

Ordinateur complet

(3 portables)

4

1500

6000

2.

Calculatrice

3

5

15

3.

Rames de papiers

5

5

25

4.

Fardes chemises

20

0,25

5

5.

Agrafeuse

4

5

20

6.

Perforateur

4

5

20

7.

Lettes

20

1,5

30

8.

Enveloppes

5 lots

5

25

9.

Papier collant

5

2

10

10.

Cahiers ministres

8

4

32

11.

Correcteur blanc

8

5

40

12.

Livre de caisse

6

3

18

13.

Livre de vente

6

3

18

14.

Classeurs

4

2,5

10

15.

Marker

6 boites

3

18

16.

Papiers forma A1

6 lots

10

60

17.

Divers

-

-

50

TOTAL

1.559,25

6.396

Sources : Relevé des prix aux différents magasins et papeteries à Bukavu, le 10 Août 2007.

Tableau n° 12 : Aménagement de la salle de réunion de la division provinciale de l'environnement conservation de la nature, eaux et forêts

Désignation

Quantité

Prix unitaire ($US)

Prix total

($US)

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

Tables

Chaises

Magnétoscope

Lecteur DVD

Appareil pour projection d'images

Rideaux

Microphones

Amplificateur

Lance voix (baffle)

10

20

1

1

1

6

4

1

1

40

5

80

100

800

25

5

10

100

400

100

80

100

800

150

20

80

100

TOTAL

1235

1830

Sources : Relevé des prix aux différents ateliers de menuiserie de la ville de Bukavu et des magasins à Bukavu et Bujumbura, le 22 Août 2007.

Tableau n° 13 : Affectation des ressources financières pour formation

Désignation

Prix unitaire ($ US)

Effectifs

Prix total ($ US)

1.

Perdiem

5

10

50

2.

Frais de formation

100

1

100

3.

Frais de participation

20

9

180

TOTAL

125

 

330

Tableau n° 14 : Affectation des ressources financières pour sessions

et/ou consortiums proprement dits

Désignation

Prix unitaire ($ US)

Effectifs

Prix total ($ US)

1.

Perdiem

5

20

800

2.

Frais de participation

 

20

 

3.

Frais de formation

20

2

3200

TOTAL

25

 

4.000

Tableau n° 15 : Affectation des ressources financières pour suivi

Désignation

Prix unitaire ($ US)

Effectifs

Prix total ($ US)

1.

Achat véhicule Land Cruiser

40.000

1

40.000

2.

Frais de suivi

20

3

480

3.

Achat carburant

250

9 fus

2.000

TOTAL

40.270

 

42.480

Sources : Relevé des prix du carburant aux stations de Bukavu, le 10 Août 2007. Et tarification des véhicules dans un journal de Kampala en Ouganda paru le 1er juin 2007.

v ALLOCATION DU COUT TOTAL DU PROJET

Tableau n°16 : Allocation du coût total du projet

Charges

Coût total ($ US)

1.

Affectation des ressources matérielles

6.396

2.

Aménagement salle des réunions de la D.P.E.C. N.E.F.

1.830

3.

Affectation pour formation du comité de gestion

330

4.

Affectation pour les

consortiums proprement dits

4.000

5.

Affectation pour suivi

42.480

TOTAL

54.550

Imprévu (10 %)

5.455

TOTAL GENERAL

60.005

v SOURCES DE FINANCEMENT

Tableau n° 17 : Répartition des sources de financement

Source

Montant ($ us)

Taux de répartition du financement (en %)

1.

Gouvernement congolais

30.002,5

50

2.

Industriels

30.002,5

50

TOTAL

60.005

100

4.10. RENTABILITE DU PROJET

v Rentabilité sociale :

Ce projet est socialement rentable car, vise l'amélioration de la salubrité du milieu de vie et de là la qualité de la vie.

v Rentabilité économique :

Ce projet permettra d'avoir ou de recycler les déchets industriels et de les transformer en matière première pour la production des biens qui sont économiquement rentables.

v Rentabilité écologique :

A l'instar de tout notre travail, le présent projet permettra d'établir un équilibre entre les êtres vivants et leur habitat, ceci grâce à l'amélioration de la salubrité du milieu de vie (surtout les industries) et de là l'amélioration de la qualité de la vie.

4.11. PLANIFICATION DU PROJET PAR UN CADRE LOGIQUE (Matrice PIPO)

PROJET DE CREATION DATE D'ELABORATION : Octobre 2007 BAILLEURS :

D'UN CONSORTIUM ECOLOGIQUE DUREE : Janvier 2008 à Décembre2009 Les Industriels et

A BUKAVU le Gouvernement

RESUME NARRATIF (R.N.)

INDICATEURS OBJECTIVEMENT VERIFIABLES (I.O.V)

MOYEN DE VERIFICATION (MV)

CONDITIONS CRITIQUES (C.C)

OBJECTIF 

Améliorer la salubrité du milieu de vie et par là AMELIORER LA QUALITE DE LA VIE à Bukavu et ses environs.

1. L'application des méthodes et technique améliorant la salubrité du

milieu de vie.

2. les résultats sur la modernisation des activités industrielles appréciable des le 6ème mois.

1. Visites d'inspection sur le terrain.

2. Rapports trimestriel du consortium.

3. Rapports du coordonnateur du projet.

 

BUTS

1. Impliquer les industriels de Bukavu dans la gestion durable des déchets.

2. Inciter les industriels, et les autorités politico-administratives à une responsabilité active pour un développement durable de la ville

1. 80 % d'industriels modernisent leurs activités et de là gèrent de façon durable les déchets. Des la deuxième année.

2. 100 % des autorités politico-administratives s'impliquent avec les industriels dans l'amélioration de la

salubrité du milieu de vie le 1er semestre premier semestre.

1. Visites sur terrain.

2. Rapports du coordonnateur du projet.

3. Rapports des autorités politico -

administratives par l'entremise de

la D.F.E.B.N.E.F

1. les membres soient compétents et à la hauteur de leur tâche.

2. les matériels et matériaux soient disponibles sur le marche.

3. les matériels et matériaux soient prêts pour la modernisation de leurs activités.

4. les industriels et autorités politico administratives.

EXTRANTS (outputs)

1. Fonds disponibilisés.

2. Comité de gestion mis sur place.

3. Matériels et matériaux achetés pour

l'animation

4. Membres sélectionnés

5. Les consortiums tenus.

6. Salle des réunions de la

D.P.E.C.N.E.F aménagée.

7. Formateurs recrutés

8. Les industriels et autorités politico-

administratives formés sur l'amélioration de la salubrité du milieu de vie

pour l'amélioration de la qualité de vie.

1. Un fonds de 60.005 $ us disponible

avant de 15 novembre 2007.

2. La salle des réunions aménagée à

part du 30 novembre 2007

3. 100 % d'industriels animés sur la

salubrité du milieu pour l'amélioration

de la qualité de vie dès la deuxième

(mois)

4. 100 % d'industriels formés sur la

gestion durable de l'environnement.

5. Huit (8) consortiums tenus tout au long

du projet.

6. Toutes les industries inspectées dès

le premier semestre.

1. Compte bancaire.

2. Rapports de suivi et d'inspection sur

le terrain

3. Lettre des donateurs des fonds

4. Rapports de la commission d'évaluation.

5. Comptes rendus des sessions de

formation et des consortiums.

6. Compte-rendu de la gestion

quotidienne du projet.

1. Les fonds soient libertés à temps.

2. Les industriels soient motivés sur la salubrité pour l'amélioration de la qualité de vie.

3. Les autorités politico-administratives soient responsables.

4. Les formations soient compétentes et à la hauteur de leur tâche.

5. Les membres (autorités politico - administratives et les industrielles) soient réceptifs à la formation.

6. Les membres du comité de gestion soient compétents, honnêtes et à

la hauteur de leurs tâches.

INTRANTS (inputs)

1. Disponibiliser les fonds

2. Mettre sur pied un comité de gestion.

3. Acheter les matériels et

matériaux pour animation, sensibilisation et aménagement.

4. Sélectionner les membres.

5. Créer un consortium écologique à

Bukavu

6. Aménager la salle des réunions.

7. Recruter les formateurs

8. Former les industriels, et les autorités sur l'amélioration de la salubrité du milieu de vie pour améliorer la qualité de la vie.

1. Affectation des ressources matérielles pour 6.396 $ us

2. Aménagement de la salle des réunions pour 1.830 $

3. Le consortium écologique opérationnel

des les 1er mois

4. Affectation pour formation du comité

de gestion : 330 $.

5. Affectation pour les consortiums ; 4.000$ us.

6. Affectation pour suivi : 42.480 $ us.

7. Total + Imprévu pour 60.005 $

1. Vérification du compte bancaire.

2. Rapports du Coordonnateur

3. Reçu (pièces justificatives) pour

matériels et matériaux achetés.

4. Rapports des suivis sur le terrain.

1. Le financement accordé arrive à temps.

2. Les membres aient une conscience développeuse et responsable.

3. Le programme soit bien conçu.

4. Le respect du temps soit de rigueur.

CONCLUSION GENERALE

Au terme du présent travail intitulé « évacuation des déchets solides industriels dans la ville de Bukavu, cas de la BRALIMA et de la PHARMAKINA », qui a connu en son sein le concours de quatre chapitres hormis l'introduction et la conclusion générale, il a été question d'étudier l'impact de l'évacuation des déchets solides industriels sur la salubrité du milieu de vie et de là la qualité de la vie ; c'est ainsi que :

Dans le premier Chapitre il s'est agi de la monographie de la ville de Bukavu, la présentation de la BRALIMA et de la PHARMAKINA ; le deuxième Chapitre était relatif aux considérations théoriques sur l'évacuation des déchets solides industriels ; le troisième Chapitre concernait les investigations sur le terrain. Celles-ci nous ont permis de vérifier nos hypothèses de départ sur base des méthodes et techniques déjà décrites précédemment. Les résultats auxquels nous avons abouti, se présentent comme suit :

v 75 % de nos enquêtés, nous ont affirmé que les opérateurs industriels n'observent plus les normes environnementales et l'autorité politico-administrative demeure passive face à la non application de ces normes;

v L'état archaïque et non salubre de ces industries agro-alimentaires contribue à la production excessive des déchets et ne fournissent aucun effort pour leur gestion durable, tel que avancé par 100 % d'enquêtés dans l'échantillon des inspecteurs de la D.P.E.C.N.E.F soit 4,76 % de l'échantillon total.

Eu égard à ces résultats, nous avons pensé à la mise sur pied du « Projet de Création d'un Consortium écologique à Bukavu », qui est d'une durée de deux ans, soit du 1er janvier 2008 au 30 décembre 2009, Il est rentable sur le plan social, économique et écologique à longue échéance. Son coût global s'élève à 60.005 $ us, repartis comme suit pour financement : 50 % provenant du gouvernement et 50 % autres des industriels eux-mêmes.

La présente publication étant une oeuvre humaine, n'est pas la panacée des problèmes liés à l'évacuation des déchets solides industriels à Bukavu. Néanmoins, nous pensons que nos résultats d'enquête peuvent servir d'hypothèse à d'autres chercheurs potentiels s'intéressant au même champ de recherche que le nôtre.

Sur ce, nous restons ouvert aux critiques et suggestions constructives pour pallier aux imperfections du présent travail en améliorant la salubrité du milieu de vie ainsi que la qualité de la vie des être vivants dont nous faisons partie à Bukavu.

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages

1. Allen L. HAMMOND et Alii, Ressources mondiales 1996-1997, l'environnement Urbain, CRDI, Ottawa, Paris, 1997

2. Avocats verts ; Recueil des textes juridiques en matière environnementale en RD Congo, 2e éd ; Revue et augmenté, Kinshasa 2006

3. Fadha et Simeone ; Les problèmes de l'environnement dans le tiers monde, Bruxelles, 1986

4. Gerry P. Waechter et Alii, Environnement et Développement rural, Guide de gestion des ressources naturelles, Ed Frison Rouge, Paris 1992

5. INADES ; L'enquête au village, guide pour connaître son village, INADES, Abidjan, Juin 1971

6. PNUD ; Diverses manières de traiter les déchets, 1990

7. WWF, IUCN, PNUE, Sauver la planète ; Stratégie pour l'avenir de la vie, Saddag ; Bellegarde, 1991

II. Revues

1. Réveillez-vous  du 22 juillet 2005, Quatre millions d'affamés d'ici 2050

2. Réveillez-vous du 22 décembre 2005 ; Epuisement des ressources

III. TFC et Mémoires

1. BALIBUNO B ; Composition et utilisation systématique des déchets solides dans la ville de Bukavu, TFC, inédit, ISDR-BKV, 2003.

2. BAYUBASIRE B.J , l'environnement des ordures, une stratégies dans l'assainissement de Bukavu, mémoire, Inédit, ; ISDR-BKV, 1994-1995

3. BUHENDWA M.A, Gestion communautaire de l'assainissement et revalorisation des déchets dans la ville de Bukavu, Mémoire, Inédit ISDR-Bukavu, 2003

4. IRANGA L.O, Stratégie de lutte contre la dégradation de l'environnement dans la ville de Bukavu TFC, inédit, ISDR-BKV, 2003.

5. KASOLE K.G, Education environnementale à Bukavu bilan sur les connaissances, attitudes et pratiques des citadins face aux problèmes d'environnement, Mémoire, Inédit, ISDR-BKV, 2003

6. NZABADORO V.F ; Possibilité de l'assainissement de la ville de Bukavu par le système de Biogaz, TFC, Inédit, ISDR-BKV, 2000

7. WAND'ARHASIMA M.L, Du licenciement collectif et du recrutement des temporaires dans les entreprises privées du Sud-Kivu (Cas de la Pharmakina Bukavu), Mémoire, Inédit, Inédit, ISDR-BKV, 2004

8. WILONDJA M.A, Analyse des problèmes environnementaux dans la ville de Bukavu, TFC, Inédit, ISDR-BKV, 2005

IV. Notes des Cours

1. BWAMI I.G, Cours d'initiative à la recherche scientifique, G1, Inédit, ISDR-BKV, 2004

2.  J.P. BITUNDU M., Cours d'Hygiène et assainissement (aspect approfondis), L1 Santé Publique, inédit, ISTM/Bukavu 2006

3. J.P. BITUNDU M., Cours d'utilisation durable des ressources naturelles, G3, Inédit ISDR-BKV, 2007.

4.  J.P. BITUNDU M., Cours de Gestion durable des ressources naturelles, G2, Inédit, ISDR-BKV, 2006.

5. KASUKU K.E, Cours de planification régionale, G2, inédit, ISDR-BKV 2006

TABLE DES MATIERES

PRELUDE.............................................................................................I

DEDICACE..........................................................................................II

REMERCIEMENTS...............................................................................III

SIGLES ET ABREVIATIONS..................................................................IV

INTRODUCTION 1

0.1 Problématique 1

0.2 Hypothèse 2

0.3 Choix et intérêt du sujet 3

0.4 Délimitation spatio-temporelle 3

0.5 Méthodes et techniques utilisées 4

0.5.1 Méthodes utilisées 4

0.5.2. Techniques d'investigation 5

0.6 Difficultés rencontrées 6

0.7 Définition des concepts clés 6

0.8 Subdivision sommaire du travail 7

CHAPITRE. 1. ETUDE MONOGRAPHIQUE 8

1.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE BUKAVU 8

1.1.1. Donnée physiques 8

1.1.2. Données socio- culturelles & économiques 9

1.1.3. Organisation administrative 10

1.1.4. Situation économique 11

1.2.3. Relevé démographique de la ville de Bukavu. 12

1.2. BREVE PRESENTATION DE LA PHARMAKINA 13

1.2.1. Statut juridique et identification 13

1.2.2. Aperçu historique 13

1.2.3. Organisation et fonctionnement 16

1.2.4. Finalité de la PK 17

1.2.5. Projet de la PK 17

1.3. PRESENTATION DE LA BRALIMA 18

1.3.1. Localisation 18

1.3.2. Historique 18

1.3.3. Objectifs poursuivis 19

1.3.4. Rayon d'action 19

1.3.5. Ressources de la Bralima 19

CHAPITRE. II. CONSIDERATIONS THEORIQUES SUR LES DECHETS INDUSTRIELS 21

2.1. HISTORIQUE SUR LES DECHETS SOLIDES 21

2.2. ORIGINE DES DECHETS SOLIDES 21

2.3. PROCEDES D'UTILISATION DES DECHETS OU L'EVALUATION DESDECHETS SOLIDES........................................................................ 21

2.3.1. Les différents procédés de traitement des déchets 21

2.3.2. Les différentes étapes de la gestion des déchets solides industriels 23

2.4. IMPACT DES DECHETS SUR LA SANTE ET L'ENVIRONNEMENT 23

2.5. Nomenclature des établissements qui ne peuvent être exploiter qu'en vertu d'un permis dit d'exploitation () 24

CHAPITRE. III. INVESTIGATIONS SUR LE TERRAIN 25

3.1. Présentation de l'Enquête 25

3.2. Présentation de l'Echantillon 25

3.2.1. Répartition de l'Echantillon 25

3.2.2. Déroulement de l'Enquête 26

3.3. Présentation, Analyse et Interprétation des résultats 26

3.3.1. Questionnaire adressé aux Inspecteurs de la Division Provinciale de l'Environnement 27

CONCLUSION PARTIELLE 36

CHAPITRE. IV. PROJET DE CREATION D'UNE CONSORTIUM 37

ECOLOGIQUE A BUKAVU 37

4.1. DEFINITION DU PROJET 37

4.2. OBJECTIF ET BUT DU PROJET 37

4.3. DUREE ET LOCALISATION DU PROJET 38

4.4. NATURE DU PROJET 38

4.5. BENEFICAIAIRES DU PROJET 38

4.6. FAISABILITE DU PROJET 38

4.7. OPERATIONNALISATION DU PROJET 39

4.7.1. PHASE DE CREATION D'UN CADRE DE TRAVAIL 40

4.7.2 PHASE D'IMPLATATION DU CONSORTIUM ECOLOGIQUE A BUKAVU 40

4.7.3. SUIVRE ET EVALUER LES ACTIVITES DU PROJET 41

4.7.4. CALENDRIER OU CHRONOGRAMME DES ACTIVITES 42

4.8 ORGANIGRAMME ET FONCTIONNEMENT 43

4.8.1. ORGANIGRAMME DU PROJET 43

4.8.2. FONCTIONNEMENT 43

4.9. BUDGETISATION DU PROJET 45

4.10. RENTABILITE DU PROJET 48

4.11. PLANIFICATION DU PROJET PAR UN CADRE LOGIQUE (Matrice PIPO) 49

CONCLUSION GENERALE 51

BIBLIOGRAPHIE 52

TABLE DES MATIERES 54

* 1 CNRS/LWIRO, rapport sur l'inspection mené par CNRS/LWIRO et la DPECNEF, l'année n'est pas mentionnée.

* 2 Cité par Michel MALDAGUE, in Ressource mondiales 1996-1997 ; l'environnement urbain, CRDI, OTAWA, Paris, p.1-2

* 3 Prof CHIBENDA M, Cours de méthodes de recherche en sciences sociales, G2 ISDR, inédit, Bukavu, 2003

* 4 LAROUSSE, Dictionnaire de Français ; Ed Larousse, Manche court, mai 2006, p.160

* 5 Mohamed Samir CHAMAA et Alii, Cité par BAYUBASIRE BIKAYA in l'évacuation des ordures, une stratégie dans l'assainissement de Bukavu, Mémoire ISDR- Bukavu, 1995, p4.8

* 6 Ibidem, p 8.

* 7 M.S. CHAMAA et Alii, Attas de la ville de Bukavu, CERUKI, Bukavu, 1981, p 4.

* 8 CIREGO SHAMAVU, Le boisement dans la zone d'Ibanda, TFC, ISP, 1990, p 11.

* 9 DIDACE MUNANI, Impact du boisement sur l'écosystème urbain, TFC, ISDR- BUKAVU, 2004, p 15, inédit.

* 10 Hammond A.L. et Alii, Ressources mondiales 1996 - 1998, WRI, Paris 1997, p. 18

* 11 BIKAYA B. l'évacuation des ordures, une stratégie dans l'assainissement de Bukavu, mémoire, ISDR-BKV, inedit, 1994-1995, (page 2)

* 12 BITUNDU M.JP, notes du cours d'hygiène et assainissement (aspects approfondis), L1 santé publique, ISTM-BKV 2005-2006

* 13 Avocat vert ; recueil des textes juridiques en matière environnementale en R.D. Congo, 2ème éd, Kinshasa, 2006

* 14 KASUKU K.. E., cours de planification des projets ; G2 ISDR Bukavu, janvier 2006.