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La contribution de la Convention sur la diversité Biologique à  la protection de l'environnement au Sénégal: bilan de 20 ans d'application

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par Maà¯mouna OUMAROU IBRAHIM
Université de Limoges - Master 2 droit international et comparé de l'environnement. 2011
  

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Paragraphe 2 : une démographie galopante

A/ La pression sur les ressources biologiques

La dégradation des terres est à l'origine de la baisse des revenus des populations rurales. En effet, l'effet combiné des symptômes de dégradation des terres (sécheresse, salinisation, acidification, érosion, baisse des rendements, ;;;) a contribué à installer une situation de pénurie alimentaire et de disette dans les campagnes. Devant de telles difficultés sans cesse croissantes, les populations rurales ont développé des stratégies de survie qui, pour la plupart, se traduisent par d'intenses pressions sur les ressources naturelles (défrichement de terres impropres à la culture ou peu fertiles sans apport de fertilisants, surpâturage avec ses effets négatifs sur les ressources naturelles).

De plus l'accélération de l'épuisement des sols et la disparition du couvert végétal (principale source d'alimentation du bétail) réduisent encore davantage les rendements, donc les revenus agricoles et rompent l'équilibre écologique. C'est le cercle vicieux dégradation - pauvreté - dégradation.

La forte humanisation et la présence d'activités touristiques (chasse cynégétique et braconnage) dans la zone pourraient contrarier les programmes de conservation de la biodiversité. L'exemple le plus illustratif de cette situation est le phénomène de prolifération des plantes aquatiques liées aux activités anthropiques.

Ainsi dans les écosystèmes aquatiques, la prolifération des plantes envahissantes pose d'énormes problèmes au fonctionnement de l'écosystème et aux conditions de vie des populations locales. L'installation d'un barrage anti-sel, à Diama, sur le fleuve Sénégal par l'OMVS est la principale cause de la multiplication des espèces envahissantes, elle-méme liée à la permanence de l'eau douce en amont de Diama.

Si la prolifération de Salvinia molesta (fougère d'eau) et Pistia stratiotes (laitue d'eau) semble aujourd'hui maîtrisée, celle de Typha australis est toujours plus préoccupante. La lutte biologique n'est pas encore au point, l'enlèvement mécanique suppose des efforts physiques et financiers considérables et pourtant dérisoires face à une diffusion incontrôlable des graines par le vent. Cette infestation est très préjudiciable sur le plan de l'accès à l'eau et de la circulation (pecheurs en particulier), de l'écoulement hydraulique (effet de frein dans les canaux, les défluents et sédimentation), du rôle d'abri ou de nidification pour des espèces animales ellesmêmes redoutables (notamment les oiseaux mange-mil, Quelea quelea, granivores). .

Par ailleurs, la diversité des groupes sociaux et les intérêts divergents des acteurs peuvent susciter une discussion sur la volonté d'harmonisation des approches de gestion. Par exemple, les préjudices liés à l'agrobusiness entrainent les disfonctionnements environnementaux qui perturbent l'équilibre des écosystèmes.

Un autres cas défavorable à la conservation de la biodiversité qui a marque ces vingt dernières années est l'ouverture, le 03 mars 2003, d'un canal de délestage sur la langue de Barbarie (pour répondre au risque d'inondation de la ville de Saint Louis) a entrainé une forte dynamique sédimentaire qui se manifeste par l'élargissement de cette brèche et l'ensablement de sites hautement productifs au niveau du Gandiole92.

Les écosystèmes terrestres ont connu les plus importantes modifications suite aux feux de brousse et à la pression démographique surtout en raison des modes d'exploitation et à l'extension des terres de culture. Actuellement, dans le PNNK, de nombreuses espèces animales sont aujourd'hui menacées du fait de la perte de leurs habitats.

L'analyse des causes anthropiques de perte de biodiversité dans les écosystèmes marins et côtiers fait ressortir le caractère aléatoire de l'agriculture qui a provoqué un afflux d'acteurs vers le secteur de la pêche93. D'autres événements comme la dévaluation du franc CFA et la forte demande extérieure en ressources halieutiques, ont également donné à ce secteur une plus grande importance pour l'économie nationale.

La pression croissante sur les ressources a accentuée les menaces sur la biodiversité dans les écosystèmes marins et estuariens. Parmi les causes et menaces de perte de la biodiversité, on pourrait citer : l'augmentation de l'effort de péche (surexploitation); la fragmentation et la destruction des habitats ; la pêche sous-marine sur les lieux de reproduction et l'utilisation de techniques ou d'engins inappropriés et prohibés. A cela s'ajoutent des rejets de déchets solides et d'eaux usées domestiques et industrielles non traitées qui induisent une eutrophisation des baies et lacs.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus