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Analyse de la structure financière d'une entreprise prestataire de services: cas de la COBENAM

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par Juliette S. S. CHANGO
Université d'Abomey-Calavi (Bénin) - Maà®trise 2009
  

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SOMMAIRE Pages

INTRODUCTION GENERALE

CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE ET LA

METHODOLOGIE DE L'ETUDE ............................................ 5

SECTION 1 : Cadre théorique de l'étude...................................... 6

SECTION 2 : Revue de littérature et méthodologie de l'étude ............ 10

CHAPITRE II : CADRE CONTEXTUEL .................................. 27

SECTION 1 : Présentation de la COBENAM .............................. 28

SECTION 2 : Préalable à l'analyse .......................................... 37

CHAPITRE III : CADRE EMPIRIQUE DE L'ETUDE ................... 44

SECTION 1 : Analyse de la structure financière de la COBENAM ...... 45

SECTION 2 : Synthèse de l'étude ............................................. 67

CONCLUSION GENERALE ............................................. BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

Les entreprises occidentales et orientales mènent d'importantes actons pour se maintenir et influencer le marché international du fait de l'environnement instable, complexe et fortement concurrentiel qui le caractérise. Ceci suppose donc l'ouverture des pays à leur environnement immédiat et lointain à travers les échanges commerciaux car le développement des nations ne peut se faire lorsqu'elles sont en autarcie.

Le transport fait partir des facteurs qui contribuent au développement d'une nation. En effet, le transport joue un rôle capital dans la croissance d'un pays car du mode de transport choisi dépend le prix de revient des biens. Quant au transport maritime, il offre le double avantage de revenir moins cher et de permettre le transport d'une quantité importante de marchandises. Notons que plus de 80% du trafic mondial selon la Conférence des Nations Unis pour le Commerce Et le Développement (CNUCED) passe par la mer d'où l'importance du transport maritime.

Au regard des nombreux avantages du transport maritime, il n'est plus à démontrer le désir des différentes nations de créer leur propre armement. Pour ne pas rester en marge, le Bénin suite à un accord de coopération avec l'Algérie créa en 1974 sa compagnie de navigation maritime dénommée la Compagnie Dahoméenne de Navigation Maritime (CODANAM) spécialisée dans le transport par mer des personnes et des biens. Plus tard, la CODANAM devient la Compagnie Béninoise de Navigation Maritime (COBENAM) suite au changement du nom Dahomey en Bénin.

La libéralisation des années 90 ont permis à l'Etat béninois de privatiser un certain nombre d'entreprises publiques car ces entreprises étaient confrontées à d'énormes difficultés de gestion. Néanmoins, certaines entreprises publiques

ont pu résister au vent de la privatisation. Au rang de celles-ci figure la COBENAM qui a longtemps stimulée l'activité économique par le paiement régulier de ses impôts ainsi que par la création d'emploi.

En 1986, l'ouverture de la chaine portuaire a permis l'apparition de plus en plus poussée de nombreux concurrents. Ce qui n'est pas resté sans effet néfaste pour la Compagnie. En effet, l'environnement concurrentiel dans lequel se situe la COBENAM actuellement lui est défavorable et a pour conséquence la baisse considérable de son chiffre d'affaires entrainant une baisse tendancielle de son résultat net voir même déficitaire.

De nos jours, la compagnie rencontre d'énormes difficultés financières et sa performance devient problématique car la baisse du niveau de ses activités suscite des réflexions à ses dirigeants.

Face à cette situation que traverse la Compagnie, nous avons estimé que recourir à une analyse financière efficace, outil essentiel d'une bonne prise de décision nous permettrait de mieux déceler les mauvaises performances qu'enregistre la Compagnie à travers le thème : «Analyse de la structure financière d'une entreprise prestataire de services: cas de la COBENAM ».

Pour ce faire, notre étude s'articulera autour de trois chapitres. Le premier chapitre est entièrement consacré au cadre théorique et à la méthodologie de l'étude Le deuxième chapitre sera consacré au cadre conceptuel à travers la présentation de la Compagnie et de sa structure organisationnelle. Enfin, le troisième chapitre fera l'objet de l'analyse proprement dite de la structure financière suivie de la synthèse de l'étude.

 

CHAPITRE I:
CADRE THEORIQUE ET I A

METHODOI OGIE DE I 'ETUDE

 
 

BFR

FR

0 Temps

BFR

FR

T

BFR

FR

BFR

T

FR

Ce chapitre sert à la présentation d'une part de la problématique, des objectifs et des hypothèses de l'étude, d'autre part de la revue de littérature et de la méthodologie de recherche.

SECTION 1 : Cadre théorique de l'étude

Le cadre théorique de notre étude s'articule autour du problème que pose le sujet, de son intérêt et des objectifs que nous nous sommes fixé en vue de vérifier les hypothèses qui leur sont associées.

PARAGRAPHE 1 : Problématique et intérêt de l'étude

1-1 Problématique de l'étude

La crise économique des années 1980 par sa manifestation a eu des répercutions sur l'économie des différents pays du monde. Pour permettre à ces derniers de pallier aux effets néfastes de cette crise, leur développement s'avère indispensable. Puisque le développement d'une nation passe inévitablement par celui des différentes composantes de cette nation, l'entreprise définie comme « un agent économique qui acquiert et combine les facteurs de production (capital, travail, etc.) pour produire des biens et services destinés à d'autres agents économiques » contribue à ce développement.

En effet, le contexte actuel de la mondialisation de l'économie et du développement des Technologie de l'Information et de la Communication (TIC) permet aux entreprises et particulièrement celles des pays à économie dominée d'entrer dans une nouvelle ère de concurrence qui nécessite compétitivité et performance. Le Bénin quant à lui, pour donner une nouvelle vision à son économie a choisi la voie du libéralisme économique lors de la conférence des forces vives de la nation de février 1990 qui est essentiellement axé sur la création de la valeur ajoutée. Cette création de valeur s'avère indispensable pour toute nation qui opte pour son développement. C'est à travers cette vision de

développement que le Bénin cherche à rendre son économie saine et performante. Ainsi, il se doit à partir de la performance de son économie accroître le bien-être de ses citoyens sans recourir à l'endettement extérieur. Pour cela, l'entreprise en tant qu'agent économique contribue à la croissance de cette valeur et par conséquent à la performance de l'économie qu'elle soit publique, privée ou semi-publique par son rôle socio-économique.

Malgré les répercutions de la crise sur l'économie béninoise, certaines entreprises ont pu résister. Au nombre de ces entreprises figure la Compagnie Béninoise de Navigation Maritime (COBENAM) qui est une entreprise prestataire de services. La COBENAM née de la coopération entre le Bénin et l'Algérie est spécialisée dans le transport des biens et des personnes par la voie maritime. Elle contribue à la création et à l'accroissement de la valeur ajoutée tout en contribuant au développement de la nation.

Suite à l'ouverture en 1986 de la chaîne des transports en République du Bénin, la Compagnie est confrontée à d'énormes difficultés caractérisées par la perte de son monopole.

En d'autres termes, la libéralisation du secteur a permis à d'autres investisseurs de s'installer sur le marché entrainant ainsi une concurrence rude ayant pour conséquence entre autres, la baisse du niveau d'activité de la COBENAM, la réduction d'année en année du chiffre d'affaires qui est passé de199182771 en 2004 à 137524272 en 2005etc.

Notons que cette Compagnie pour jouer son rôle socio-économique doit s'intégrer et s'adapter à la nouvelle évolution de l'économie mondiale où la plus part des entreprises perdent leur monopole. A cet effet, la recherche de la performance est le but primordial des entreprises en vue de leur compétitivité dans cet environnement instable, complexe et fortement concurrentiel. La COBENAM dans cet environnement caractérisé par la concurrence rude mérite une attention particulière pour sa suivie.

Face à ces constats, plusieurs questions ont attirées notre attention :

- l'orthodoxie financière est-elle respectée à la COBENAM ? - la COBENAM est-elle en cessation de paiement ?

- Les activités de la COBENAM sont-elles rentables ?

Dans le but de mieux cerner les obstacles liés à l'atteinte de la performance de la COBENAM et d'apporter des réponses à nos questions nous avons orienté notre étude sur le thème : «ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE D'UNE ENTREPRISE PRESTATAIRE DE SERVICES : CAS DE LA COBENAM » Pour ce faire, notre étude se fera par la fixation des objectifs, la formulation des hypothèses, l'analyse critique de la revue de littérature et une méthodologie cohérente. Mais avant, il convient de souligner l'intérêt de notre étude.

1-2 Intérêt de l'étude

Notre objectif en choisissant ce thème est de contribuer au renforcement de la situation financière de toute entreprise et particulièrement celui de la COBENAM. Cette étude est utile à la compagnie étant donné qu'elle va tenter de formuler un jugement de valeur sur sa santé financière.

Elle serait d'intérêt pour les partenaires de la compagnie qui s'intéressent à sa gestion pour le renforcement de leurs liens de partenariat.

En somme, elle présente un intérêt à toute société prestataire de services pour assurer sa pérennité ; car l'analyse financière par les renseignements qu'elle est susceptible de fournir est un instrument dynamique et indispensable à la gestion éclairée de toute entreprise.

PARAGRAPHE 2 : Objectifs et hypothèses de l'étude

2-1 Les objectifs de l'étude

Notre étude porte sur un objectif général autour duquel sont fixés les objectifs spécifiques.

2-1-1 Objectif général de l'étude

L'objectif général de notre étude est de formuler un jugement de valeur sur la situation financière de la COBENAM à travers une analyse financière qui se repose sur l'étude des principaux éléments clés du bilan afin d'apprécier aussi bien son équilibre financier, sa solvabilité que sa rentabilité.

2-1-2 Les objectifs spécifiques de l'étude

Spécifiquement, notre étude vise à :

OS1 : Apprécier l'équilibre financier de la COBENAM

OS2 : Analyser la rentabilité des activités de la COBENAM

OS3 : Examiner la solvabilité de la COBENAM

OS4 : vérifier si la COBENAM est à l'abri des risques de défaillance financière.

2-2 Les hypothèses de l'étude

H1 : L'équilibre financier est respecté à la COBENAM.

H2 : Les activités de la COBENAM sont rentables sur la période de l'étude.

H3 : La COBENAM honore ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

H4 : La COBENAM est à l'abri des risques de défaillance financière.

SECTION 2 : Revue de littérature et méthodologie de l'étude

Pour réussir un travail de recherche, il est important de faire une rétroaction des travaux qui ont été effectués dans le domaine abordé en vue d'une synthèse et de suivre une méthode de travail bien définie. D'où l'importance de cette section pour mener notre étude.

PARAGRAPHE 1 : Revue de littérature

La revue critique de littérature nous permet de faire une synthèse en ce qui concerne les auteurs qui ont eu à aborder les aspects de notre thème de recherche, de critiquer les recherches antérieures et de ce fait développer les aspects qui seront remis en cause dans notre critique.

1-1 Clarification conceptuelle

L'appréciation de la structure financire de l'entreprise se base sur un certain nombre de concepts qui nécessite d'être clarifiés.

1-1-1 La notion d'équilibre financier

Selon CHARREAUX (2003), l'analyse financire consiste à étudier l'information comptable et financire relative à une entreprise, afin d'émettre un diagnostic. L'analyse doit aboutir à un diagnostic, donc conclure quant à la performance de lèntreprise étudiée et permettre dèn comprendre les déterminants; en particulier, si cette performance apparaît médiocre. Une telle démarche suppose lèxistence de normes et une définition préalable de la notion d'équilibre financier. En effet selon CHARREAUX, l'équilibre financier est réalisé si les apporteurs de capitaux, actionnaires et créanciers financiers, sont rémunérés à concurrence du risque qu'ils encourent.

La règle de l'équilibre financier minimum exige que les emplois stables soient financés par les ressources durables. En effet, le respect strict de cette

règle ne garantit pas totalement l'absence de problème de trésorerie. Pour cela, une « marge de sécurité » est nécessaire. Cette marge est le fonds de roulement.

On distingue trois différentes conceptions de la notion d'équilibre financier: la conception patrimoniale, celle fonctionnelle et celle « pool de fonds »

- La conception patrimoniale : selon cette conception, l'équilibre financier est centré sur la solvabilité et la liquidité. Il est apprécié à travers la capacité de l'entreprise à couvrir ses engagements exigibles par ses actifs liquides. Pour apprécier l'équilibre financier patrimonial, le fonds de roulement net (FRN) est l'indicateur étudié. Il représente un volant de sécurité, une marge financière que l'entreprise doit constituer pour faire face à l'asymétrie des risques des actifs et des dettes. Cet agrégat représente pour les banquiers la garantie du remboursement du crédit accordé à court terme (CT) lorsqu'il y a perte d'actif circulant. A cet agrégat s'ajoute le Besoin en Fonds de Roulement puisque le FRN pris isolement n'a qu'une signification relative. L'intérêt du FRN est qu'il constitue une garantie de liquidité de l'entreprise. Plus il est important, plus l'équilibre financier semble être assuré et plus la marge de sécurité financière est grande. Dans le cas où ce FRN est insuffisant, un concours bancaire est nécessaire.

- La conception fonctionnelle : en s'intéressant à l'origine des difficultés de trésorerie, l'analyse financière apprécie l'équilibre financier à travers l'aptitude de l'entreprise à financer ses emplois stables par ses ressources durables. L'outil d'analyse dans ce cas est le Fonds de Roulement Net Global(FRNG) qui contrairement au fonds de roulement financier ou patrimonial se calcule à base du bilan avant répartition. Le FRNG est la partie des ressources durables qui concourt au financement de l'actif circulant. Pour appréhender ce fonds de roulement, un ratio dit «ratio de couverture des capitaux investis(R) » est calculé selon la formule :

€Éè ãOøxè ãOOfø

R =

àOEçéà è çê éç

Les capitaux investis selon la centrale de bilans de la banque de France sont égaux à la somme des emplois stables et du besoin en fonds de roulement d'exploitation.

Les équilibres fondamentaux de l'activité de l'entreprise sont déterminés par les notions de FR et BFR. En effet, le FR doit couvrir le BFR qui est dû au fait que les besoins et les ressources induits par les opérations de l'entreprise ne sont pas toujours équilibrés. Toute différence entre ces deux agrégats est assurée par la trésorerie de l'entreprise et rétablir l'équilibre du bilan.

Le schéma ci-dessous met en évidence la variation du FR, du BFR et aussi la trésorerie qui en découle.

F

BFR > FR BFR = FR BFR < FR

T < 0 T = 0 T > 0

SOURCE : Gestion financière de Jean BARREAU et Jacqueline DELAHAYE (2003 ; p.155)

La conception « pool de fonds » : qui donne une place majeure à l'actionnaire dans le financement de la croissance et met l'accent sur les préoccupations de la rentabilité. L'analyse de la santé financière de l'entreprise selon cette approche est basée sur les arbitrages Rentabilité-

Risque. Ainsi, l'équilibre financier est atteint lorsque le rendement du portefeuille d'actifs couvre le coût du capital. Autrement dit, la rentabilité des actifs doit permettre de satisfaire les actionnaires après avoir rémunéré les prêteurs. Cette conception écarte le princje d'affectation des ressources durables au financement des emplois stables, d'où son nom d'approche "pool de fonds".

1-1-2 La notion de ratio financier

La mesure de l'équilibre passe par l'étude des ratios. Ce dernier est le résultat d'un rapport entre deux grandeurs homogènes permettant d'aboutir grâce à un raisonnement dialectique, à des conclusions sur l'objet homogène. Cette méthode d'analyse est connue et utilisée par les gestionnaires, les conseillers d'entreprise et les banquiers.

Le ratio financier d'une entreprise est un outil d'analyse financière. Il compare sous forme d'un coefficient deux comptes ou groupes de comptes tirés du bilan et / ou du compte de résultat. Il permet ainsi de mesurer la santé financière d'une entreprise et de comparer d'une année sur l'autre ou avec celle d'autres entreprises.

Puisque l'appréciation de la valeur d'une entreprise se repose sur sa solvabilité, sa liquidité et sa rentabilité, il est important de cerner ces concepts pour mieux les apprécier.

1-1-3 La notion de solvabilité

L'étude de la solvabilité permet de répondre aux questions majeures suivantes:

· le niveau de ressources propres est-il suffisant?

· l'évolution des ressources propres est-elle suffisante?

· les risques encourus par la structure sont-ils faibles?

€ la pérennité des ressources propres est-elle assurée?

Dans l'optique dite fonctionnelle de l'analyse financière, une entreprise est solvable lorsquèlle respecte la contrainte d'équilibre financier, c'est l'aptitude à assurer le règlement des dettes quand elles arrivent à échéance ; les dettes sont entendues au sens large : y compris les dépenses conditionnant la continuité de lèxploitation. En d'autres termes, la solvabilité est le fait de pouvoir assurer l'avenir relativement à long terme sans se trouver en défaut de paiement. Elle est la capacité d'une entreprise à répondre à ses échéances financières à tout moment. C'est également l'aptitude de l'entreprise à faire face à ses engagements de liquidation. Cèst-à-dire d'arrêt de l'exploitation et de mise en vente de ses actifs.

COHEN (1997) définit la solvabilité d'une entreprise ou de tout agent économique comme son aptitude à assurer le règlement de ses dettes lorsque celles-ci viennent à échéance.

1-1-4 La notion de liquidité

Selon HUTIN (2007), la liquidité est l'aptitude à faire face à ses dépenses par une circulation optimale de ses flux de trésorerie (encaissement, décaissement). Elle est donc le caractère d'une somme d'argent qu'on peut disposer presque immédiatement.

FRACHON et ROMANET quant à eux insistent sur l'importance de la liquidité, considérant qu'elle constitue pour le dirigeant une donnée stratégique aussi importante que la rentabilité.

1-1-5 La notion de rentabilité

La rentabilité de l'entreprise est appréciée à partir de sa structure financière. Selon BARREAU et DELAHAYE (2003) << la rentabilité est le quotient d'un résultat obtenu par le capital engagé pour l'obtenir >>.

On distingue :

- La rentabilité économique (ROI)

La rentabilité économique d'après MBANGALA (2002) est : << la capacité bénéficiaire de l'entreprise en neutralisant la rémunération du capital investiqu'il s'agisse de fonds propres ou de fonds de tiers>>.

ROI =

--éI?I?I?I?-z IIII

 
 
 

- La rentabilité sociale

La valeur ajoutée (VA) dans son acception micro-économique mesure la richesse créée par un agent économique par ses propres moyens du fait de son activité industrielle, commerciale ou prestation de services. Son intérêt consiste à éclairer sur la nature de la répartition des revenus entre les différentes composantes ci-dessous :

- les charges du personnel pour rémunérer le capital humain ;

- dotation aux amortissements et provisions pour rémunérer le capital physique ;

- charges fiscales pour rémunérer les pouvoirs publics;

- résultat net pour les apporteurs des capitaux.

En effet, la rentabilité sociale concerne le premier point des composantes

ocents£™««ïM£HïH1

LA PART DES TRAVAILLEURS EN% DE LA RICHESSE CREEE = *100

ï™»£·»-é™

 

- La rentabilité financière

Elle intéresse le plus souvent les associés en ce sens que si elle est supérieure au taux d'intérêt pratiqué sur le marché financier, l'entreprise n'aura pas de problèmes pour l'augmentation des capitaux propres au moment opportun.

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ROE =

o§oe-I1I1§£·§I™I1

 

Selon CHARREAUX (2003), l'analyse de la rentabilité des capitaux propres soulève différents types de problèmes: en premier lieu, le choix de la mesure de la rentabilité et en second lieu, l'invention d'une norme à considérer. Enfin, il est important de pouvoir s'appuyer sur un schéma qui permette d'aller plus loin dans l'étude de la formation de la rentabilité; ce schéma s'appuie sur la relation de l'effet de levier financier.

1-1-6 La notion d'effet de levier financier

Selon BARREAU et DELAHAYE (2003), le levier financier est l'incidence de l'endettement de l'entreprise sur la rentabilité de ses capitaux propres (ou rentabilité financière). Ainsi, l'effet de levier financier est l'accroissement du bénéfice provenant du financement par l'emprunt d'un

investissement dont la rentabilité est supérieure au taux d'intérêt de l'emprunt.

Soit Rf la rentabilité financière. Soient :

K : les capitaux propres

D : les dettes financières

B : le bénéfice de l'exercice

A : Actif total

0 : le taux d'impôt sur le BIC

i : le coüt des dettes financières

ro : la rentabilité économique (ROI) EBIT = roxA

B = (ro xA) - iD or A =K+D = ro (K+D) --iD

= roK+roD - iD

= roK + (ro - i) D

B/k = ro + (ro -- i) D/k

Rf = ro + '(ro-i)

 

A ½est appele levier financier

En presence d'imposition,

- si l'entreprise n'est pas endettée (D=0) Rf = (1-0) ro

- Si l'entreprise est endettée (1-0) #172; « (ro-i) mesure l'effet de levier financier.

1-1-7 La notion de risque de défaillance financière

La défaillance financire s'explique par le fait que l'entreprise ne peut plus faire structurellement face à ses décaissements et son passif à court terme est nettement supérieur à son actif réalisable. C'est donc la situation dans laquelle une entreprise donnée ne peut pas rembourser ses prêteurs, ses actionnaires détenant des actions de préférence, ses fournisseurs, etc.

Au nombre des méthodes qui existent sur l'analyse du risque de défaillance, nous avons l'approche statistique multidimensionnelle. Cette approche porte sur l'appréciation globale de la situation financire de l'entreprise à partir des ratios considérés simultanément.

La princjale méthode statistique utilisée dans cette approche pour l'évaluation du risque de défaillance est l'analyse discriminante. Altman, en 1968, a utilisé pour la premire fois cette méthode en construisant une fonction discriminante à cinq variables pour évaluer le risque de défaillance des entreprises. Plusieurs modèles ont été développés dans cette approche : d'Altman développés et Lavage (1981) Canada Ko (1982), Japon-Bondos (1981), France-Grammativis et Gloubos (1984).

En effet, Altman et lavalée ont construit à partir de onze (11) ratios financiers et d'un échantillon de vingt et sept (27) entreprises défaillantes entre 1970 et 1979 et vingt et sept autres non défaillantes pendant la même période la fonction discriminante suivante :

Z = -1,626 +0,234X1-0,531X2+ 1,002X3+ 0,972X4+ 0,612X5Avec

X1 = CAHT/ AT

X2 = dettes totales / AT

X3 = AC / DCT

X4 = RAI / dettes totales

X5 = taux de croissance des capitaux propres - taux de croissance des actifs

Les deux auteurs proposent la règle de classement suivante : Z > 0 ; entreprise saine

Z < 0 ; entreprise défaillante

1-2 Les fondements théoriques de l'étude

L'objectif d'un gestionnaire financier est de déterminer la structure financière optimale qui permet de minimiser le coût du capital afin de maximiser la valeur de l'entreprise. Cette préoccupation a été analysée par plusieurs approches théoriques.

L'étude de la structure financière des entreprises a pris de l'importance dès la fin des années 50 et précisément avec l'apparition en 1959 de l'article de Modigliani et Miller. Ces deux auteurs visent deux objectifs à travers cet article. Il s'agit de construire une théorie de l'incidence de la structure de financement sur la valeur de la firme en situation d'incertitude et de montrer comment cette théorie pouvait être utilisée pour résoudre la question du coût du capital et développer une théorie de l'investissement en situation d'incertitude. En effet, ils considèrent que la structure financière n'a pas d'impact sur la valeur de lèntreprise.

Cette théorie de neutralité de Modigliani et Miller est remise en cause par de nouvelles théories qui ont été développées à partir des années 70.

La théorie positive de l'agence de Jensen et Meckling (1976) stipule que la structure optimale de financement s'obtient par arbitrage entre les coûts d'agence associés au financement par fonds propres externes et de ceux liés à

l'endettement. L'optimum correspond donc à la minimisation des coûts d'agence totaux. Ainsi, les traditionalistes soutiennent la thèse de lèxistence d'une structure financière optimale c'est-à-dire que la valeur d'une entreprise dépend de sa structure financière.

La finance d'entreprise apparait comme une discipline qui a pour objectif d'étudier l'ensemble des problèmes financiers de l'entreprise. Elle inclut l'étude des techniques permettant d'apprécier la santé financière d'une entreprise à travers l'analyse financière, elle détermine les méthodes qui permettent de prendre des décisions financières à base de la gestion financière et enfin suppose un effort de réflexion sur l'ensemble des aspects des études théoriques pratiques de la finance d'entreprise.

1-3 Fondements empiriques de l'étude

Le bon fonctionnement d'une entreprise dépend non seulement de la valeur qu'elle crée mais aussi de la manière de prise de décision de ces dirigeants. Ainsi, l'analyse financière reste un instrument de suivi, d'évaluation et de contrôle de gestion qui permet aux dirigeants de l'organisation de prendre des décisions à des moments opportuns.

Pour HUTIN (2007) « le but de l'analyse financière est de permettre l'appréciation de la situation d'une entreprise de façon à faciliter la prise de décision. Ces décisions sont variées et ne concernent pas les mêmes acteurs (...).L'appréciation de la situation d'une entreprise répond donc à des préoccupations différentes selon les utilisateurs. Pour guider leur diagnostic, ceux-ci vont donc avoir des approches différentes». Cette définition de l'analyse financière selon HUTIN s'intéresse non seulement à la prise de décision mais aussi à des acteurs qui sont impliqués dans la prise de décision. Ce critère d'acteur dans la prise de décision a été pris en compte par VERNIMMEN (2000) qui définit l'analyse financière comme étant la mesure de la capacité de

l'entreprise à créer de la valeur selon qu'il s'agit des actionnaires et la mesure de la solvabilité et de la liquidité de l'entreprise c'est-à-dire sa capacité à faire face à ces engagements et à rembourser ses dettes en temps voulu lorsqu'il s'agit des créanciers.

En effet, l'appréciation de la situation financière de l'entreprise, la mesure de sa capacité de créer de la valeur, de sa solvabilité et de sa liquidité passent nécessairement par des outils de base. C'est cet aspect de l'analyse financière que retracent les définitions de COHEN et MARION.

D'après COHEN (1997), l'analyse financière constitue « un ensemble de concepts, de méthodes et d'instruments qui permettent de formuler une appréciation relative à la situation financière de l'entreprise aux risques qui l'affectent, aux niveaux et à la qualité de ses performances ».

Selon MARION, l'analyse financière est une méthode de compréhension de l'entreprise à travers ses états comptables qui a pour objet de porter un jugement global sur le niveau de performance de l'entreprise et sur sa situation financière (actuelle et future).

Ainsi, l'analyse financière a pour objectif de diagnostiquer la situation financière de l'entreprise et d'apprécier sa rentabilité présente et future. Elle vise surtout la politique financière de l'entreprise : choix des investissements et des moyens de financement, gestion de la trésorerie, relations avec les bailleurs de fonds, etc. L'analyse financière répond ainsi à deux préoccupations : celle des gestionnaires qui cherchent la rentabilité et la performance d'une part et d'autre part celle des propriétaires de l'entreprise qui cherchent un bon rendement de leurs investissements.

Pour mieux répondre à ces préoccupations, il faut donc un diagnostic de la situation de l'entreprise. Ce terme de diagnostic initialement réservé au domaine médical s'applique aux méthodes qui ont pour objet de déceler les maladies

d'après les symptômes. Il s'applique donc à l'organisme biologique. Puisque l'entreprise peut être affectée de troubles de fonctionnement, de déséquilibres internes, il est aussi normal d'étendre le terme et la pratique du diagnostic financier à cet organe particulier.

Le diagnostic financier selon le dictionnaire financier de BURLAND, EGLEM et MYKITA est l'évaluation des forces et faiblesses de l'entreprise à partir des états financiers. Le diagnostic financier permet de se prononcer sur l'activité de l'entreprise, sa rentabilité et sa trésorerie.

BOZO (1987) le définit comme une opinion résultant d'un ensemble d'analyses de forces et faiblesses d'une entreprise.

Pour JOBARD, NAVETTE et RAIMBOUG (1994), « il a pour but de mettre en évidence d'abord la rentabilité de l'entreprise, puis sa liquidité ».

Ainsi, le diagnostic financier dépasse la conception usuelle du terme dans la mesure où il ne vise pas seulement à révéler les aspects négatifs de son fonctionnement mais aussi à montrer son potentiel et ses aspects afin de s'y appuyer.

Les recherches antérieures en ce qui concerne l'analyse de la structure financière des entreprises se sont fondées pour la plupart sur la conception patrimoniale du bilan. Cela a été le cas de :

AFOUDA et BOSSOU (2009) qui ont mené leur étude sur l'équilibre financier à partir des bilans financiers sans aborder la notion de rentabilité et de la capacité d'endettement c'est-à-dire de l'effet de levier financier.

AHOUANTO et HOUNGBO (2008) quant à eux dans leur recherche ont abordé l'étude de l'équilibre financier à travers les agrégats tels que le FRN, BFR, TN ; l'étude de la rentabilité sur le plan économique, financier, social et également par les soldes intermédiaires de gestion tout en abordant la notion de

l'effet de levier financier. Leur outil de base a été également les bilans
financiers. Ce fut le cas de BOTON et KPADONOU (2008) dans leur recherche.

En somme, notre étude porte sur les deux aspects de la finance d'entreprise c'est-à-dire l'analyse financière et la gestion financière. En effet, à travers l'analyse financière des différents états nous pourrons jeter des bases sur la façon dont les dirigeants de la Compagnie peuvent prendre leurs décisions sur le plan financier. Ainsi, nous pouvons nous référer aux définitions d'Hervé HUTIN et de Pierre VERNIMEN pour y aboutir.

Soulignons également l'importance du Diagnostic financier car nous ne pouvons par mener notre analyse sans évaluer les forces et les faiblesses de la Compagnie.

En d'autre terme, pour mener une analyse financière il faut chercher à déceler les symptômes de disfonctionnement pour pouvoir proposer des solutions pour s'y prendre d'où la nécessité du diagnostic financier avant l'analyse financier.

En nous servant des méthodes de l'analyse financière, nous allons mener notre recherche de la même manière que les deux dernières recherches mais la particularité serait au niveau de l'outil d'analyse qui dans la présente étude est le bilan fonctionnel.

PARAGRAPHE 2 : Méthodologie de la recherche

La méthodologie de recherche est constituée de l'ensemble des méthodes permettant d'aboutir aux résultats escomptés.

2-1 Choix de l'unité de recherche

La Compagnie Béninoise de Navigation Maritime (COBENAM) est l'unité choisie pour servir de cadre à notre recherche. Elle est une société

exerçant princjalement dans le domaine du transport maritime. En tant que patrimoine national, elle mérite donc une attention particulière.

2-2 Choix de la période d'étude

Notre période d'étude s'étend de 2003 à 2007. En effet notre période de référence est l'année 2007 à cause de l'indisponibilité des états financiers de 2008.

2-3 Méthode de collecte des données

Pour collecter les données relatives à notre thème de recherche, nous nous sommes servi de la documentation qui nous a conduits à exploiter d'une part les sources bibliographiques : des ouvrages et mémoires de fin de formation ayant trait à notre sujet de recherche, des données issues des rapports d'activité et des états financiers de la compagnie. Dans le souci d'approfondir notre recherche, nous avons recouru également à des articles et publications obtenus sur l'internet.

D'autre part nous avons eu des entretiens avec certains responsables de la Compagnie en particulier ceux de la section comptabilité et finance. Ce qui nous a permis d'avoir une idée sur le fonctionnement de la compagnie.

Nous avons également opté pour un stage de trois mois dans la société COBENAM pour pouvoir confronter la théorie à la pratique et une meilleure connaissance des problèmes de la Compagnie.

2-4 Méthode d'analyse des données

Une fois les données collectées, notre méthode d'analyse a consisté en la présentation des tableaux statistiques et la représentation graphique des données

des tableaux en vue de suivre leur l'évolution. Enfin, nous avons procédé à l'interprétation de ces données pour tirer des enseignements relatifs à notre thème.

2-5 Difficultés rencontrées

Au sein de la COBENAM, la non disponibilité des états financiers des années 2008 et 2009 constitue pour nous le seul handicap raison pour laquelle nous avons mené notre étude sur les cinq (5) années précédant 2008.

2-6 Cadre opératoire de l'étude

H1 : cette hypothèse qui affirme que l'équilibre financier est respecté à la COBENAM serait vérifiée si les emplois stables de la Compagnie sont financés par les ressources durables tout en dégageant un excédent de trésorerie. C'est-à-dire lorsque le FR serait positif, capable de financer le BFR tout en dégageant un excédent de trésorerie. En d'autres termes, lorsque la trésorerie de la Compagnie serait favorable et sécurisant.

H2 : qui estime que les activités de la Compagnie sont rentables serait justifiée lorsque les activités de la Compagnie seront rentables économiquement et financièrement, lorsque la Compagnie bénéficierait d'un effet de levier financier positif et enfin lorsque le niveau de satisfaction des travailleurs serait appréciable.

H3 : cette hypothèse qui affirme que la Compagnie honore ses engagements vis-à-vis de ses créanciers serait vérifiée lorsque les ratios de solvabilité et de liquidité de la Compagnie seront favorables.

H4 : elle affirme que la compagnie est à l'abri du risque de défaillance financière. Elle sera vraie lorsque le modèle d'Altman et Lavalée retenue pour notre étude le révèlera.

Les seuils de vérification des hypothèses connus, il est important de procéder à l'analyse des forces, faiblesses et opportunités de la compagnie pour faire face à son environnement.

· . Les forces de la COBENAM

- La continuité d'exercer en tant que transporteur maritime grâce aux accords de coopération armatoriale et aux réseaux d'agents portuaires et commerciaux mise en place en Europe et en Afrique.

- La Compagnie dispose d'une bonne expérience car elle est restée pendant longtemps leader dans le secteur de la consignation en représentant 80% du marché au port de Cotonou.

- Exerçant l'activité de transit depuis 1991, la COBENAM offre des services de qualités par rapport à la concurrence.

· . Les faiblesses de la COBENAM

- La réduction de l'autonomie de la COBENAM en matière de transport maritime, suite à la cession du navire "M/S GANVIE".

- La réduction des capacités de transport de la Compagnie due à la faillite des armements dont elle dépend.

- L'Insuffisance des moyens financiers pour le renouvellement du navire.

- La perte de monopole de la Compagnie suite à la libéralisation de la chaîne des transports.

- La lenteur Administrative.

· . Les opportunités de la COBENAM

- Profiter du vide créé par la liquidation de "l'Air Afrique" à travers l'exploitation de navires de transport mixte de personnes et des biens sur les côtes ouest et centre de l'Afrique.

- Profiter des redevances générées par les activités de la compagnie pour financer l'acquisition du nouveau navire.

La méthode de travail connue, procédons à la présentation détaillée du cadre de l'étude.

CHAPITRE II: CADRE

CONTEXTUEL

Ce chapitre sert à la présentation du cadre de l'étude et à la présentation de l'outil d'analyse.

SECTION 1: Présentation de la COBENAM

Cette section consiste d'une part à exposer l'historique, les activités de la compagnie et d'autre part la façon dont elle est organisée puis les procédures comptables qu'elle utilise.

PARAGRAPHE 1: Historique et activités

1-1 Historique

L'émergence de toute nation passe inévitablement par le développement de ses échanges avec d'autres nations. Les pays en voie de développement ne voulant pas vivre en autarcie optent chacun pour des échanges internationaux. Le Bénin pour ne pas rester en marge de cette idée d'émergence créa sa propre Compagnie de Navigation Maritime. Cette compagnie a été crée le 11 Juillet 1974 grâce à la coopération entre le Bénin et l'Algérie sous l'appellation Compagnie Dahoméenne de Navigation Maritime (CODANAM) devenue plus tard Compagnie Béninoise de Navigation Maritime (COBENAM).

Elle a été constituée au capital social de cinq cent millions de francs (500.000.000 F CFA) dont 51% majoritairement au Bénin et 49% à l'Algérie. En 1996, la compagnie procéda à l'augmentation de son capital de cinquante millions de francs (50.000.000 F CFA) par incorporation de réserves légales ce qui a porté son capital social à cinq cent cinquante millions de francs (550.000.000 f CFA).

Plus tard, la compagnie se trouva confronter à d'énormes difficultés. En effet, la libéralisation du secteur de transport maritime a favorisé le

développement d'une concurrence rude entraînant ainsi la baisse de la compétitivité de la compagnie.

Le 1er Janvier 2002, l'Algérie céda ses parts à l'Etat béninois à titre gracieux.

1-2 Activités

La Compagnie Béninoise de Navigation Maritime (COBENAM) exerce une activité principale qui relève de la mission pour laquelle elle a été créée. Elle la complète par d'autres activités secondaires.

Activité principale

La mission principale de la COBENAM est le transport de marchandises et de personnes par voie de mer. Au démarrage de ses activités, elle n'opérait que par affrètement de navires pour assurer le transport des marchandises récencéés par elle-même et par ses agents en Afrique, en Europe et dans le reste du monde.

Pour l'amélioration de ses services, elle a acquis en 1978 son premier navire cargo de 4420 tonnes nommé « M/S GANVIE » qu'elle a exploité pendant douze (12) ans. Face à l'obsolescence de ses équipements et aux difficultés liés aux poids de son âge, le navire fut cédé.

Il faut noter qu'après la cession du navire, la compagnie a signé des accords lui permettant de louer des espaces à bord des navires d'autres armateurs partenaires pour le transport de tout ou partie du transport qu'elle recrute.

Du fait de la disparition de ces armements partenaires tels que la SITRAM (Société Ivoirienne de Transport Maritime) en Cote d'Ivoire et la COSENAM (Compagnie Sénégalaise de Navigation Maritime) au Sénégal, elle a mis fin à cette politique.

Actuellement, pour relancer son activité princjale, la compagnie se bat pour acquérir un navire, tout en concentrant ses efforts sur ses activités secondaires.

Activités secondaires

Ses activités secondaires sont au nombre de deux :

· . La consignation de navires : cette activité permet à la COBENAM de représenter des armateurs étrangers au port de Cotonou, tout en accomplissant en leur nom, pour leur compte des formalités administratives et portuaires relatives aux escales de leurs navires. En contrepartie, la COBENAM perçoit une rémunération appelée commission.

· . Le transit : il consiste en l'enlèvement ou à l'embarquement des marchandises dans un port pour le compte des tiers. La compagnie se substitue ainsi aux clients. Pour soutenir le transit, la compagnie exerce les activités de camionnage qui consiste à mettre à la disposition des clients ou autres personnes physiques pour l'acheminement de leurs marchandises des camions et le magasinage qui consiste à assurer le stockage, la garde, et la livraison des marchandises destinées aux clients. Notons que cette activité de transit connaît ces derniers temps une baisse due au nombre sans cesse croissant de transitaires ambulants au port de Cotonou.

Pour mener ces activités, la compagnie se doit de se doter d'une bonne organisation car la réussite et la pérennité de toute entreprise dépend en large partie de son organisation et de son fonctionnement. Ainsi, la COBENAM est dotée d'un organigramme qui retrace schématiquement la structure de la compagnie (présenté en annexe n°1).

PARAGRAPHE 2 : Structure organisationnelle et manuels de procédures comptables

2-1 Structure organisationnelle

Placée sous la tutelle du Ministère Délégué auprès du Président de la République Chargé de l'Economie Maritime, des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires (MDCEMTMIP-PR), la COBENAM dispose de deux types d'organisation pour son fonctionnement: les organes de décision et les organes techniques.

2-1-1 Organes de décision

Ils sont composés du Conseil d'Administration (CA) et de la Direction Générale (DG) qui sont chargés de la définition des grandes orientations stratégies de la société.

> Le Conseil d'Administration : avant le retrait de l'Algérie, il est composé de huit (08) membres à raison de quatre (04) membres par Etat. Suite au retrait de l'Algérie en 2002, il a été mis sur pied par décision un comité de gestion qui tient lieu de Conseil d'Administration. Ce conseil est composé de cinq (05) membres et se réuni deux (02) fois par an sur convocation de son président.

> La Direction Générale : Elle s'occupe de l'exécution et de la mise en oeuvre des décisions du Conseil d'Administration et du ministère de tutelle. Le Directeur Général est élu en conseil des ministres et est aidé par l'Inspecteur Générale et un Assistant dans sa mission.

L'Inspecteur Général

Il a pour mission :

- de converger les énergies dans le sens des intérêts de la compagnie

- de veiller à l'utilisation efficace de toutes les ressources de la société en vue de la réalisation de ses objectifs

- de veiller au bon fonctionnement de tous les services

L'Inspection est composée de deux services : le Service Audit Interne et Contrôle de Gestion qui amène les dirigeants de la COBENAM à mieux maîtriser le pilotage de la compagnie et le Service Etudes et Statistique qui assure la réalisation des études et l'élaboration des statistiques nécessaires au fonctionnement de la compagnie

L'Assistant du Directeur Général

Il a pour mission :

- d'assumer la communication, la coordination de l'action commerciale et les
relations avec les institutions maritimes sous-régionales et internationales.

- de faire des propositions au Directeur Général pour l'accroissement de la productivité de la compagnie.

- de représenter le Directeur Général en cas d'empêchement de celui-ci 2-1-2 Organes techniques

Ils comprennent :

- une direction fonctionnelle

- deux directions opérationnelles

Direction fonctionnelle

Il s'agit de la Direction Administrative et Financière (DAF) qui a pour mission la gestion optimale des ressources humaines, matérielles et financières de la Compagnie.

Elle est composée du :

Service Administratif et Juridique : il assure la gestion du personnel, du matériel, des différends et litiges entre la compagnie et les tiers

Service Comptable et financier : ce service s'occupe de la tenue régulière de la comptabilité de la compagnie à travers l'enregistrement des opérations comptables et financières telles que le recouvrement des créances, l'émission des chèques. Il s'occupe également de l'élaboration du budget et des états financiers de fin d'exercice.

Directions opérationnelles

> Direction Commerciale et de l'Exploitation (DCE)

Elle est chargée de la mise en oeuvre et de l'analyse des politiques commerciales de la Compagnie afin de conquérir de nouveaux marchés et de fidéliser leur clients. Elle est subdivisée en deux services:

o Le service commercial : il assure la promotion de l'armement sur le plan national et international par la mise en place de structures pour la défense des intérêts de l'armement et de son image. Il s'occupe également des relations de la compagnie avec les clients à partir des politiques de marketing pour la maîtrise du fret payable à destination.

o Service d'exploitation : il s'occupe des accords d'agence portuaire et des accords armatoriaux, de la survie des opérations de chargement à l'exploitation et des relations avec les agents portuaires.

> Direction de Consignation et du Transit (DCT)

Elle a pour mission de promouvoir l'agence maritime en offrant de meilleurs services à tous les armements consignés et aux clients tout en suivant leurs directives. Elle comprend :

o Le service consignation chargé de la représentation de l'armateur dont le navire est consigné, de l'accueil des clients et l'établissement de la documentation nécessaire à l'escale du navire.

o Le service transit : il est chargé des opérations de dédouanement de marchandises confiées par la clientèle et de l'exécution des formalités en vue de l'enlèvement de marchandises pour le compte des tiers.

2-2 Manuel de procédures comptables

L'organisation comptable permet de satisfaire aux exigences de régularité, de sincérité et assurer l'authenticité des écritures à travers les procédures comptables et administratives mises en place dans l'entreprise. La comptabilité sert ainsi d'instrument de preuve, de mesure des droits et obligations des partenaires de l'entreprise.

En effet, la loi prescrit aux entreprises d'établir une documentation décrivant les procédures d'enregistrement, de contrôle et d'organisation comptable appelée manuel comptable. Les opérations comptables de la COBENAM sont élaborées conformément aux princjes comptable admis par le système comptable OHADA en vigueur depuis le 1er Janvier 2001 et effectuées à la Direction Administrative et Financière (DAF) où tous les services exploitent un même logiciel pour le traitement des pièces comptables telles que : les factures fournisseurs, les factures clients, la trésorerie et les chèques émis et les chèques reçus.

La COBENAM utilise le système centralisateur pour l'enregistrement de ces pièces comptables qui se caractérise par:

- La création de journaux spécialisés appelés « journaux auxiliaire » qui reçoivent chaque jour des enregistrements de même type.

- Des grands livres auxiliaires sont tenus à partir de ces journaux.

- La comptabilisation périodique (au moins une fois par mois) des journaux auxiliaires dans un journal unique appelé « journal général ». Chaque journal auxiliaire représente un article du journal général.

- Le grand livre est obtenu à partir du journal général ou centralisateur.

Ce logiciel de traitement des pièces est le PERFECTO V 97.90 qui contient quatre (4) applications :

v' La paie

v' La comptabilité générale

v' La gestion commerciale

v' La confession des états financiers

Au lancement du logiciel, le menu principal s'affiche de la manière suivante :

Saisie des journaux
Engagement

Immobilisations
Rapports personnalisés
Clôture périodique
Bilan en cours
Ouverture du prochain exercice

Budgets
Définitions diverses
Paramètres

Transfert entre logiciel
Répartition des fichiers

L'enregistrement des opérations sur ce logiciel s'effectue avec des comptes à onze (11) chiffres. Par exemple la facture transit du Groupe ONAB.

Imputation (A l'import)

D : 41110002837 Clients ONAB .................. montant de facture (A +B+C) C : 4711017162 ....................................... Montant du débours (A)

C : 70614000000 ............................................. Commission (B)

C : 44320000000 ............................................. TVA (C)

SECTION 2 : Préalable à l'analyse

Cette section expose les travaux préalables à la présentation du bilan. C'est à dire les retraitements du bilan comptable et sa présentation proprement dite.

PARAGRAPHE 1 : Retraitements du bilan

La présentation du bilan fonctionnel ne nécessite pas des retraitements comme le bilan financier. Néanmoins, certains analystes financiers effectuent des retraitements hors bilan tels que :

- Les éléments d'actifs sont retenus à leur valeur brute. Les amortissements et provisions qui en découlent sont portés dans les ressources durables au passif.

- Les crédits-bails : les biens et équipements acquis en crédit-bail sont compris dans les actifs d'exploitations pour leur valeur inscrite sur le contrat. Leurs annuités correspondent à la part d'amortissement et sont inscrit dans le fonds d'amortissement des ressources durables, et la part des annuités non amorties restant à payer dans les dettes à long et moyen terme.

- Les effets escomptés non échus : ils sont réintégrés dans les créances d'exploitations à l'actif et inclus dans les concours bancaires courants au passif. Ce retraitement permet de faire apparaître l'ensemble des concours

bancaires sollicités par l'entreprise et permet une évaluation réaliste du Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation (BFRE)

- Ecarts de conversion actifs : ils sont rajoutés aux créances et retranchés des dettes

- La TVA déductible : elle représente la TVA payée par l'entreprise du fait de ses dépenses courantes. Parfois elle représente la TVA payée sur investissement ; il faut la ranger dans les éléments d'actifs circulant hors exploitation.

Après les préalables à l'analyse, nous allons passer à la présentation de l'outil d'analyse qui dans notre cas ne fera pas l'objet de retraitement autre que ceux des éléments d'actifs qui concerne le premier point des retraitements cidessus énumérés.

PARAGRAPHE 2 : Présentation du bilan fonctionnel

Le bilan fonctionnel est un bilan élaboré en valeurs brutes qui selon BARREAU et DELAHAYE (2003 op .cit) n'est rien d'autre que le bilan préconisé par le plan comptable. Il est dit fonctionnel parce que les postes y sont classés d'après la fonction à laquelle ils se rapportent. C'est un bilan élaboré avant répartition.

Cette approche de bilan a été privilégiée grâce à l'hypothèse de continuité de l'activité. Son but est de déterminer les besoins en financement nécessaires pour assurer le cycle de production et voir si les ressources permanentes peuvent couvrir une partie de ce cycle, une fois les emplois stables financés.

Ce bilan a pour objectif d'éclairer les dirigeants et les tiers sur la structure et la solvabilité de la société par le biais de l'analyse financière. C'est donc l'approche la plus adéquate pour une analyse interne de l'entreprise.

Le bilan fonctionnel est établi à partir des fonctions suivantes :

La fonction financière : elle regroupe les capitaux propres, dettes financières (quelles que soit leur date d'échéance) et les amortissements et provisions.

La fonction d'investissement qui regroupe les immobilisations incorporelles, corporelles et financières (quelles que soit leur durée de vie) les charges à répartir sur plusieurs exercice et les primes de remboursement des obligations.

La fonction d'exploitation : A l'actif :

- Les opérations relatives au cycle d'exploitation (stocks, créances clients et comptes rattachés) qui correspondent à l'actif circulant d'exploitation

- Les postes liés aux opérations diverses (créances diverses, capital souscrit appelé non versé..) qui correspondent à l'actif circulant hors exploitation.

- Les postes de disponibilité (banque, compte courant postal (ccp), caisse) qui correspondent à la trésorerie active.

Au passif:

- Les opérations liées au cycle d'exploitation (dettes fournisseurs et comptes rattachés, dettes fiscales et sociales..) qui correspondent aux dettes d'exploitations

- Les postes relatifs aux opérations diverses (dettes sur immobilisations, dettes fiscales relatives à l'impôt sur les bénéfices) qui correspondent aux dettes hors exploitations.

- Les concours bancaires courants et les soldes créditeurs de banque qui correspondent à la trésorerie passive.

Présentation du bilan fonctionnel de la COBENAM

Tableau N° 1 : Actif du bilan

Eléments Années

Emplois stables

Actif Circulant

Trésorerie Actif

Total Actif

2003

1.355.022.433

4.618.859.835

309.953.496

6.283.835.764

2004

1.263.713.213

4.761.334.071

301.935.227

6.326.982.511

2005

1.175.413.088

3.713.674.685

285.288.993

5.174.376.766

2006

1.299.003.722

4.129.950.317

133.942.852

5.562.896.891

2007

1.297.650.725

4.265.909.495

161.528.856

5.725.089.076

SOURCE : nous même à partir des états financiers de la COBENAM

50000000

4,5E+09

2,5E+09

3,5E+09

1,5E+09

4E+09

2E+09

3E+09

1E+09

5E+09

0

2003 2004 2005 2006 2007

Années

ES
AC
TA

GRAPHIQUE N° 2 : Evolution de l'actif du bilan

Nous constatons que les emplois stables et les actifs circulants évoluent au même rythme sur toute la période d'étude comparativement à la trésorerie active qui a évolué de 2003 en 2005 puis 2005 en 2007 a connu une baisse. Notons que les actifs circulants sont restés supérieurs aux actifs immobilisé ce qui signifie que la Compagnie financent beaucoup plus les actifs à court terme que les actifs à long terme. C'est également du à la croissance d'année en année des créances consenties aux clients

Tableau N°2 : Passif du bilan

Eléments Années

 

Ressources Durables

Passif Circulant

Trésorerie Passif

Total Passif

2003

1.736.435.710

4.547.400.054

-

6.283.835.764

2004

1.930.921.255

4.382.907.349

13.153.907

6.326.982.511

2005

1.927.570.958

3.246.639.087

166.721

5.174.376.766

2006

1.845.761.521

3.716.852.651

282.719

5.562.896.891

2007

1.781.614.016

3.942.494.922

980.138

5.725.089.076

SOURCE: les états financiers de la COBENAM

GRAPHIQUE N°3 : Evolution du passif du bilan

2003 2004 Années

2005 2006 2007

RD
PC
TP

5E+09

4,5E+09

4E+09

3,5E+09

3E+09

2,5E+09

2E+09

1,5E+09

1E+09

50000000

0

De 2003 à 2005, les ressources durables de la compagnie sont restées croissantes et à partir de 2006 jsqu'en 2007 elles ont connu une légère baisse par rapport au passif circulant qui est resté croissant de 2003 à 2005 où l'on constate une baisse qui reprend son évolution de 2006 à 2007. Quant à la trésorerie passive nous constatons qu'elle est nulle en 2003 ce qui signifie que la Compagnie n'a pas eu de découvert en cette année. Nous constatons qu'en dehors de l'année 2004 elle ne représente qu'une petite partie du total passif.

CHAPITRE III:

CADRE EMPIRIQUE DE

L'ETUDE

Ce chapitre est consacré à la présentation des résultats et aux synthèses de l'étude.

SECTION 1 : Analyse de la structure financière de la COBENAM

Elle sert à l'analyse proprement dite de la compagnie en vue de la vérification des hypothèses de notre étude.

PARAGRAPHE 1 : Etude de l'équilibre financier


·. Le Fonds de Roulement Net Global (FRNG)

Le Fonds de Roulement Net Global (FRNG) est la partie de l'actif stable financée par les ressources durables. Il correspond à la différence entre les ressources stables et les emplois stables. Il s'agit de lèxcédent des ressources durables sur les emplois stables. Selon la règle de l'équilibre financier minimum, le FRNG doit être positif. Il sert à financer le BFR et en particulier le BFRE.

FRNG = ressources durables - emplois stables

Ou

FRNG = (Actif circulant +Trésorerie actif) - (Passif circulant + Trésorerie passif)

Années

 

80000000
70000000
60000000
50000000
40000000
30000000
20000000
10000000
0

 

FRN G

 

2003 2004 2005 2006 2007

FRNG

Tableau N° 3 : Evolution du FRNG

Années Eléments

2003

2004

2005

2006

2007

Ressources
Durables (RD)

1.736.435.710

1.930.921.255

1.927.570.958

1.845.761.521

1.781.614.016

Emplois
Stables (ES)

1.355.022.433

1.263.713.213

1.175.413.088

1.299.003.722

1.297.650.725

FRNG

381.413.277

667.208.042

752.157.870

546.757.799

483.963.291

SOURCE : nous même à partir des états financiers de la COBENAM

Graphique N° 4: Evolution du FRNG

De 2003 à 2005 nous constatons une évolution du FRNG qui a atteint son niveau maximum de 752.157.870 F CFA en 2005. A partir de 2005 jusqu'en 2007 le FRNG a connu une baisse tout en demeurant néanmoins positif. Ce qui

signifie que les ressources durables de lèntreprise sont supérieures à l'actif immobilisé constitué. Ainsi les ressources durables couvrent les besoins à long terme de lèntreprise. En effet, l'un des principes de saine gestion impose un FR positif.

Puisque l'intérêt de l'analyse du FRNG réside pour l'essentiel dans sa comparaison avec le BFR procédons au calcul de ce dernier. Notons que le niveau du BFR est variable et que ces variations du BFR sont liées au caractère cyclique de l'activité (règlement des salaires, encaissement des ventes, paiement des impôts, etc.) impliquant nécessairement une succession de périodes dèxcédents de ressources durables suivies de périodes d'insuffisances de ces ressources.


·. Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR)

Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) est l'élément clé de la gestion financière du cycle d'exploitation. Il exprime le besoin net de financement provenant des opérations liées au cycle d'exploitation.

Les décalages dans le temps existant entre les flux réels et monétaires ou financiers engendrés par les opérations du cycle d'exploitation et les opérations du cycle hors exploitation expliquent l'existence de créances et de dettes. Les besoins sont souvent supérieurs aux ressources de sorte que la différence Besoins - Ressources, appelée Besoin Résiduel, fait appel à une ressource correspondante. La ressource appropriée pour financer ce besoin résiduel qu'est le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) est le Fonds de Roulement (FR).En réalité, le BFR d'une entreprise a deux composantes, l'une structurelle liée à la nature de son activité et aux choix stratégiques réalisés, l'autre cyclique liée à lèxploitation. Le FRNG doit être suffisant pour financer la partie structurelle du BFR.

BFR = Actif Circulant (AC) - Passif Circulant (PC) = (ACE +PCE) + (ACHE + PCHE)

BFR = BFRE +BFRHE

Tableau N°4 : Evolution du BFR

Années

Eléments

2003

2004

2005

2006

2007

Actif
Circulant

4.618.859.835

4.761.334.071

3.713.674.685

4.129.950.317

4.265.909.495

Passif
circulant

4.547.400.054

4.382.907.349

3.246.639.087

3.716.852.651

3.942.494.922

BFR

71.459.781

378.426.722

467.035.598

413.097.666

323.414.574

SOURCE: nous même à partir des états financiers de la COBENAM

Années

2003 2004 2005 2006 2007

BFR

45000000

40000000

25000000

20000000

35000000

30000000

15000000

10000000

50000000

50000000

0

BFR

Graphique N°5: Evolution du BFR

Le BFR de la compagnie évolue au rythme du FR sur la période de notre étude. Ainsi de 2003 à 2005 nous constatons une évolution avec son niveau maximum de 467.035.598 F CFA en 2005 année a laquelle le BFR commencé à chuter jsqu'en 2007. Puisqu'il est positif sur toute la période de l'étude, cela signifie que les emplois dèxploitation de lèntreprise sont supérieurs aux ressources dèxploitation. Lèntreprise doit donc financer ces besoins à court terme soit à l'aide de son excédent de ressources à long terme (Fond de roulement), soit à l'aide de ressources financières complémentaires à court terme (concours bancaires courants, crédits de trésorerie...).


·. La trésorerie nette

Le concept de trésorerie dans son sens banal, désigne les mouvements monétaires qui affectent la situation de liquidité de lèntreprise au jour le jour. Une telle conception de la trésorerie débouche sur une analyse en terme de flux. Dans son autre sens, ce terme peut désigner tout simplement la situation de liquidité de lèntreprise. Seul cet aspect là peut être saisi par le bilan. Il va de soi que l'appréciation de la situation de trésorerie ne peut se faire quèn rapprochant les masses financières de l'actif et du passif qui traduisent directement lëtat de liquidité de l'affaire, c'est-à-dire en rapprochant les postes de trésorerie actif des postes de trésorerie passif. Dans ces conditions nous appellerons trésorerie nette la différence :

Trésorerie Nette = FR - BFR global

La trésorerie est le

montant des disponibilités à vue ou facilement mobilisables possédées par lèntreprise, de manière à pouvoir couvrir les dettes qui arrivent à échéance. Son montant est variable tout au long de lèxercice. Mais, une entreprise doit conserver dans son actif un montant de liquidité suffisant afin de :

· prévenir les aléas (retards sur encaissements, crises conjoncturelles...)

· saisir les opportunités d'investissements intéressantes. La trésorerie nette est déterminée aussi de la manière suivante :

Trésorerie nette = Trésorerie actif - Trésorerie passif

Tableau N° 5 : Evolution de la TN

Années

2003 2004 2005 2006 2007

TN

25000000

20000000

35000000

30000000

15000000

10000000

50000000

0

TN

SOURCE : nous mêmes à partir des états financiers de la COBENAM

Années

 
 
 
 
 
 

2003

2004

2005

2006

2007

Eléments

 
 
 
 
 

FRNG

381.413.277

667.208.042

752.157.870

546.757.799

483.963.291

BFR

71.459.781

378.426.722

467.035.598

413.097.666

323.414.573

TN

309.953.496

288.781.320

285.122.272

133.660.133

160.548.718

Graphique N°6 : Evolution de la TN

Sur toute la période de notre étude, la TN de la compagnie est supérieure à zéro (TN > 0) cela signifie qu'elle dispose d'un excédent de liquidité. Ainsi, elle est la résultante de la réalisation ou non de l'équilibre financier. FR> BFR l'équilibre financier est réalisé. Dans ce cas, les ressources financières de lèntreprise sont suffisantes pour couvrir les besoins (soit Fond de roulement > besoin en Fonds de roulement), ce qui signifie que la situation financière de

lèntreprise est saine et quèlle est même en mesure de financer un surcroît de

Années

 
 
 
 
 
 

2003

2004

2005

2006

2007

Eléments

 
 
 
 
 

dépenses sans recourir à un emprunt. Si l'excédent de trésorerie est pléthorique, ce dernier est le signe d'une mauvaise gestion de trésorerie ou d'un mauvais placement. Le fait de transformer une partie de cet excédent en un autre poste du bilan va diminuer la trésorerie en augmentant le Besoin en Fonds de Roulement ou diminuant le Fonds de Roulement. En bref, gérer harmonieusement la trésorerie de l'entreprise revient à gérer efficacement le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement.

PARAGRAPHE 2 : Analyse de la rentabilité, étude de quelques ratios et analyse
du risque de défaillance financière

2-1 Analyse de la rentabilité

2-1-1 Rentabilité économique (ROI)

Encore appelée rentabilité des capitaux investis (Return On Investment des Anglo - saxons), elle permet une comparaison entre des entreprises qui ont une structure financière différente dans la mesure où l'on élimine les distorsions qui résulteraient de la rémunération différente attribuée aux fonds propres et aux fonds de tiers.

ROI brut = EBIT /Total actif

Eéfcàc áøç

ROI net =

® †éç ç° ° É%oçç-

EBIT

- 8.000.351

-55.996.664

-408.692.020

-646.669.641

-469.358.990

Total actif

6.283.835.764

6.326.982.511

5.174.376.766

5.562.896.891

5.725.089.076

Résultat net

-8.200.000

21.062.766

45.377.920

-198.297.584

61.270.930

Actif
immobilisé

1.355.022.433

1.263.713.213

1.175.413.088

1.299.003.722

1.297.650.725

ROI brut

-0,001

-0,009

-0,079

-0,116

-0 ,082

ROI net

-0 ,006

0,017

0,039

-0,153

0,047

Tableau N°6 : Evolution de la ROI brut et de la ROI net

Source: nous mêmes à partir des états financiers de la COBENAM

ROI

-0,05

-0,15

0,05

-0,1

-0,2

0,1

0

Annees

ROI

2003 2004 2005

2006

2007

Graphique N° 7: Evolution du ROI net

Nous constatons que les rentabilités économiques de 2003 et de 2006 sont de signe négatif ce qui est dû aux résultats nets de ces deux années qui sont négatifs. Au cours des années 2004, 2005 et 2007, les rentabilités sont restées positives.

Notons que cette rentabilité n'a pas atteint 5%. Ceci est dû à une forte intensité en immobilisation, confirmée par les amortissements qui s'accroissent sur presque toute la période de notre étude.

2-1-2 La rentabilité sociale (RS)

La valeur ajoutée (VA) dans l'acception micro-économique mesure la richesse créée par un agent économique par ses propres moyens du fait de son activité industrielle, commerciale ou prestation de service. Son intérêt consiste à éclairer sur la nature de la répartition des revenus entre les différentes composantes ci-dessous :

o les charges du personnel pour rémunérer le capital humain

o dotation aux amortissements et provisions pour rémunérer le capital physique

o charges fiscales pour rémunérer les pouvoirs publics

o résultat net pou les apporteurs des capitaux

En effet, la rentabilité sociale concerne le premier point des composantes

#177;OãUøaàà...çà?

LA PART DES TRAVAILLEURS EN % DANS LA RICHESSE CREEE = I Of ã ® Yâè çéø *100

Tableau N°7 : Evolution de rentabilité sociale

Années Eléments

2003

2004

2005

2006

2007

Charges de
personnel

218.872.365

235.187.319

233.863.599

293.833.283

274.127.575

Valeur
ajoutée (VA)

89.534.276

-143.436.715

-150.028.312

-315.230.677

-171.032.329

Rentabilité
sociale ?

244,46%

-163,97%

-155,97%

-93,25%

-160,28%

SOURCE: nous mêmes à partir des états financiers de la COBENAM

RS

50,00%

0,00%

-50,00%

-100,00%

Annees

-200,00%

300,00%

250,00%

200,00%

150,00%

100,00%

RS

-150,00%

2004

2005

2006

2007

2003

Graphique N°8 : Evolution de la rentabilité sociale

En 2003, la rentabilité sociale a atteint son maximum de 244,46%. A partir de cette année, elle a connue une baisse voire une négativité du fait de la valeur ajoutée négative au cours des années 2004 à 2007. Nous constatons que les charges salariales au cours de notre période d'étude ne sont pas maintenues croissantes car elles sont passées de 235.187.319 F CFA en 2004 à 233.863.599 F CFA en 2005 et de 293.833.283 F CFA en 2006 à 274.127.575 F CFA en 2007.En général, nous constatons que les charges salariales ont été significatives sur toute la période. C'est ce que confirme la part des travailleurs en pourcentage (%) de la richesse créée en 2003.

2-1-3 La rentabilité financière

Elle exprime la rentabilité de la valeur comptable des moyens propres dont dispose l'entreprise.

Eeéàç ç øç

ROE =

1/àOEUcàee Eãâããø

Tableau N°8: Evolution de la rentabilité financière

Années

 
 
 
 
 
 

2003

2004

2005

2006

2007

Elements

 
 
 
 
 

Résultat
Net

-8.200.000

21.062.766

45.377.920

-198.297.584

61.270.930

Capitaux

 
 
 
 
 

Propres

79.067.0204

811.732.970

857.110.890

658.813.306

720.407.413

ROE

-0,010

0,026

0,053

-0,301

0,085

Source: nous même à partir des états financiers de la COBENAM

ROE

-0,05

-0,15

-0,25

-0,35

0,15

0,05

-0,1

-0,2

-0,3

0,1

0

Années

ROE

2003 2004 2005

2006

2007

Graphique N° 9 : Evolution du ROE

Nous avons constaté que la rentabilité financière est restée croissante sur toute notre période de l'étude à l'exception des années 2003 et 2006 où elle est négative. En effet, cette négativité de la ROE est due au résultat net déficitaire sur les années 2003 et 2006. Notons que ce résultat sur toute la période de l'étude n'arrive pas à couvrir le total des capitaux propres.

En vue de voir l'impact que peut avoir une structure de capital sur la rentabilité des capitaux propres procédons à la détermination de l'effet de levier financier (leverage ratio).L'effet de levier financier est donc l'incidence de la structure financière de l'entreprise sur la rentabilité des capitaux propres.

En effet, l'appel à l'endettement permet, grâce à un effet dit de « levier» d'accroitre ou de diminuer la rentabilité des capitaux propres. Notons que l'analyse de l'effet de levier permet d'apprécier l'intérêt qu'à la Compagnie de s'autofinancer ou de recourir à des emprunts.

Pour déterminer cette incidence, nous mettrons en évidence la part de la rentabilité des capitaux propres qui proviennent de l'activité économique de l'entreprise (ROI) ou ro et celle qui est imputable au mode de financement (effet

de levier financier).

Rf = ro + D/K (ro-i)

Cette équation montre qu'en absence d'imposition, la rentabilité des capitaux dépend de deux facteurs:

- un facteur économique qu'est la rentabilité économique ROI ou ro

- Un facteur financier représenté par l'expression (ro - i) D/K appelé « effet de levier financier ». Il résulte de la différence entre la rentabilité économique et le coût de la dette et dépend de la proportion de dette par rapport aux capitaux propres.

Tableau N°9: Evolution de l'effet de levier financier en présence d'imposition

Supposons que la COBENAM supporte un taux d'emprunt de 12% (taux de la BCEAO) en présence d'impôt avec un taux d'imposition de 35%

Année Eléments

2003

2004

2005

2006

2007

ROI

-0,001

-0,009

-0,079

-0,116

-0 ,082

(1-e)D/K (ro-i)

-0,474

-0,476

-0,523

-0,917

-0,759

Rf

-0,475

-0,486

-0,602

-1,033

-0,841

Source : nous même à partir des états financiers de la COBENAM

Nous constatons que sur toute la période d'étude, la rentabilité des capitaux investis est inférieure au taux de rendement d'emprunt. Ainsi, (ro - i) <0, l'effet de levier joue de façon défavorable. Dans ce cas il ya effet massue.

2-2 Etude de quelques ratios

2-2-1 Ratios de structure

Ces ratios permettent de dégager la structure du financement de l'entreprise en mettant un accent sur la stabilité et le degré d'autonomie financière de la Compagnie. Ils sont donc complémentaires à l'analyse de l'équilibre financier.

 

Q Oç1J· Uè

Ratio de l'importance des actifs fixes (R1) : R1 =

Q oéur) f âçO

 

2 qra at

Ratio des actifs circ Octfke gx

ulants (R 2) : R 2 = ® †éç Ééà

ROame56

Ratio des em plois stables (R 3) :R 3 = 500xaa#1302e

3/41 male, ctrOme

2-2-2 Ratios d'activité ou de rotation

L'étude de ces ratios nous permet de mettre en évidence certains facteurs clés susceptibles d'avoir des répercussions sur le Besoin en Fonds de Roulement BFR tels que les délais de paiement obtenus des fournisseurs et les délais de paiement accordés aux clients.

Ratio de délai crédit clients (R4) :

YfiéOd 602altii gx

R4 = 40:050xiàaiàoxiacm a 6 ogi f 1*360 jours

Ratio de délai crédit fournisseurs (R5) :

R 5= fj a e as aff°71 aae* 360 jou rs

2 OtlOgxf i Y4

2-2-3 Ratios de liquidité

Ces ratios mettent en évidence la capacité de la compagnie A faire face A

ces dettes A court terme. On distingue :

Ratio de liquidité générale (R6) :

R 6 = 2 60E6/Meal gx50aag300a gx

1/209;0eà (Me ac coati 0

Ratio de liquidité réduite (R7) :

2 Offke4riliàagxaéteçetee€>I Ogk axxibOEas ONZ

R7 =

1090eà Oae ag gOaa 0

 

à...‡çOEÉêç%o

Ratio de liquidité immédiate (R8) : R8 =

1/209;0eà Oà6 5g gOal 0

2-2-4 Ratios de solvabilité

Ils permettent de mettre en évidence les engagements fixes d'endettement de la Compagnie et d'apprécier dans quelle mesure les engagements fixes résultant des emprunts sont couverts par les ressources financières de cette dernière.

Ratio de solvabilité générale (R9) : R9 = - OéJu

E1Eç éçãÔá Üøã

Ratio d'indépendance financière (R10) : R10 = L âá xEâÉ OE ...0

EàOCJ f acOf

Ratio de financement propre (R11) : R11 = i4&d UcO è Eââa âø

® CéJU ¾° a âCuç-

Tableau N°10 : calcul des ratios

Années Eléments

2003

2004

2005

2006

2007

R1

0,2156

0,1997

0,2271

0,2335

0,2266

R2

0,7350

0,7525

0,7177

0,7424

0,7451

R3

1,1258

1.5280

1.6399

1.4209

1.3729

R4

3ans 9mois
15jrs

3ans 5mois
4jrs

4ans 11mois
11jrs

6ans 4mois
23jrs

5ans 10mois
9jrs

R5

1an 10mois
4jrs

1an 4mois
10jrs

2ans 8mois 4jrs

2ans 6mois
7jrs

3ans 27jrs

R6

1,0157

1,0831

1,1438

1,1110

1,0818

R7

1,0839

1,1518

1,2317

1,1471

1,1227

R8

0,0682

0,0687

0,0879

0,0360

0,0410

R9

1,3819

1,4392

1,5937

1,4966

1,4518

R10

0,1258

0,1283

0,1656

0,1184

0,1208

R11

0,5835

0,6423

0,7292

0,5072

0,5552

Source : nous même à partir des états financiers de la COBENAM Commentaires

Ratios de structure

R1: le ratio de l'importance des actifs fixes nous renseigne sur la politique d'investissement de longue durée. Durant toute la période de notre étude, il varie de 19,97% à 23,35% ce qui veut dire que moins de 50% des emplois se trouvent dans les actifs fixes.

R2 : le ratio des actifs circulants permet de comparer les actifs circulants à l'actif total. Sur les cinq (5) années de notre étude, ce ratio varie entre 71,77% et

75,25% ce qui signifie que plus de 70% des emplois se trouvent dans les actifs circulants.

R3: le ratio des emplois stables ou le ratio de financement des immobilisations permet de mesurer la manière dont la Compagnie finance ses emplois stables grâce à ses ressources stables. On constate que sur toute la période de l'étude, ce ratio est supérieur à l'unité. Ce qui signifie que les ressources stables de la Compagnie ont pu couvrir les emplois stables.

Ratios de rotation ou d'activité

Sur toute la période de notre étude, le délai de crédit clients R4 est supérieur au délai de crédit fournisseur R5 ce qui signifie que la Compagnie accorde plus de temps à ses clients qu'elle en reçoit de ses fournisseurs. Ceci entraine une réduction de la capacité de remboursement des créances mise en oeuvre par la Compagnie. Cet écart entre les deux délais est l'une des sources des difficultés de trésorerie que rencontre la Compagnie.

Ratios de liquidité

R6 : le ratio de liquidité générale permet d'apprécier la capacité de la Compagnie à honorer ses engagements à court terme. Ce ratio doit normalement être supérieur à un, ce qui équivaut à un Fonds de Roulement Net Global positif. Il permet d'apprécier le niveau relatif du Fond de Roulement. Sur toute la période de notre étude, ce ratio a été légèrement supérieur à 1. Ce qui s'explique par le fait que la Compagnie peut honorer ses engagements a court terme si elle recouvre ses créances. Notons qu'elle connait des difficultés pour honorer ces engagements car ce ratio fluctue sur toute la période d'étude.

R7 : ce ratio exclut des actifs à court terme, les stocks qui constituent, le plus souvent, un élément dont la valeur et la liquidité sont incertaines. Ce ratio met en correspondance les éléments les plus liquides et les dettes à court terme. Sur notre période d'étude, il est supérieur à 1 cela signifie que la Compagnie

pourrait faire face à ces engagements à court terme suite au paiement de ses débiteurs.

R8 : Le ratio de liquidité immédiat montre comment les disponibilités de la compagnie permettent de régler l'ensemble de ses dettes à court terme. Sur toute la période de notre étude, ce ratio est inferieur a 1 ce qui veut dire que la COBENAM n'est pas en mesure d'honorer ses engagements de dettes a court terme avec ses disponibilités.

Ratios de solvabilité

R9 : le ratio de solvabilité générale mesure la capacité de la Compagnie à payer l'ensemble de ses dettes en utilisant l'ensemble de l'actif. Il mesure donc la sécurité dont juissent les créanciers et la marge de crédit de l'entreprise. Pour traduire une situation satisfaisante, il doit être proche de 2. Sur toute la période de notre étude, nous constatons que ce ratio est légèrement supérieur à 1 mais très éloigner de 2. La COBENAM n'est pas solvable vis-à-vis de ces créanciers.

R10 : Le ratio d'indépendance ou d'autonomie financière mesure la capacité de la compagnie à s'endetter. Ce ratio est inferieur à 1 sur toute la période de notre étude. La Compagnie n'est donc pas autonome financièrement et fait recours à des sources de financement extérieures.

R11 : le ratio de financement propre exprime la part des capitaux propres dans le financement des actifs immobilisés. Sur notre période d'étude, ce ratio varie entre 55,52% et 72,92% ce qui signifie que plus de 50% des immobilisations sont financées par les capitaux propres.

2-3 Analyse du risque de défaillance

Cette partie consiste à l'analyse du risque de défaillance de la COBENAM. Notre analyse porte sur le modèle discriminant d'Altman et la valée (1981)

Z = -1,626 +0,234X1-0,531X2+ 1,002X3+ 0,972X4+ 0,612X5

Tableau N°11 : analyse du risque de défaillance par le modèle d'Altman et lavalée

Années Eléments

2003

2004

2005

2006

2007

X1

0,0124

0,0148

0,0091

0,0074

0,0113

X2

0,7236

0,6948

0,6275

0,6682

0,6888

X3

1,0163

1,1327

1,1449

1,1124

1,0894

X4

-0,0018

0,0059

0,0173

-0,0075

0,0192

X5

-0,2616

0,202

0,2378

-0,3064

0,0208

Z

-1,1508

-0,8384

-0,6475

-1,06

-0,866

Source : nous à partir des états financiers de la COBENAM

A partir de ce tableau nous pouvons conclure que la COBENAM est en situation de risque de défaillance car Z est inférieur à 0 de 2003 à 2007.

SECTION 2 : Synthèse de l'étude

PARAGRAPHE 1 : Vérification des hypothèses

Hypothèse 1 :

Au terme de notre étude, nous constatons que le fonds de roulement net de la Compagnie et sa trésorerie nette sont positif. Ce qui signifie que les ressources durables de la COBENAM couvrent largement ses besoins tout en dégageant un excédent de ressource pour financer ces besoins de financement à court terme.

L'hypothèse selon laquelle « l'équilibre financier est respecté à la COBENAM » est vérifiée.

Hypothèse 2 :

Sur notre période d'étude, l'activité de la COBENAM n'est pas rentable car ses ratios de rentabilité économique et financière ne sont pas satisfaisants. En effet, ces ratios fluctuent sur la période d'étude. Notons que les charges salariales sont significatives mais le ratio de rentabilité n'est pas satisfaisant sur presque toute la période d'étude car de 2004 à 2007 la valeur ajoutée de la Compagnie est restée négative.

En mettant l'accent sur la capacité d'endettement, la COBENAM n'est pas rentable si elle supporte les charges financières grevant les fonds de tiers.

Il en découle de ces constats que l'hypothèse selon laquelle « les activités de la COBENAM sont rentable » n'est pas justifiée

Hypothèse 3 :

Cette hypothèse affirmait que la COBENAM honore ses engagements vis-à-vis de ses créanciers. Après analyse, nous avons constaté que la COBENAM n'est pas solvable et n'est pas autonome vis-à-vis de ses partenaires. Ce qui infirme l'hypothèse.

Hypothèse 4 :

Cette hypothèse stipule que la COBENAM est à l'abri du risque de défaillance financière. Après analyse selon le modèle d'Altman et Lavalée nous constatons que la compagnie est en situation de risque défaillance financière sur toute notre période d'étude. Cette hypothèse est donc rejetée.

PARAGRAPHE 2 : Suggestions

· . Suggestions générales

La compagnie peut recourir à des financements externes pour l'acquisition d'un nouveau navire pour la relance de son activité,

Pour permettre à la compagnie d'honorer ses échéances à terme, les fournisseurs doivent consentir un crédit à long terme,

Pour faire face à la concurrence, la Compagnie doit redynamiser son service marketing,

Pour réduire l'écart grandiose entre le délai client et le délai fournisseur, la compagnie doit réduire le temps accordé à ses clients et redynamiser sa politique de recouvrement des créances,

La compagnie doit procéder à l'ouverture du capital pour permettre aux investisseurs privés de participer à la gestion de la compagnie,

Enfin, mettre en place une politique afin de renforcer ses activités secondaires.

· . Suggestions spécifiques

- S'assurer que les ressources de longue durée financent les investissements de longue durée,

- Augmenter le capital social de la compagnie,

- Mettre en oeuvre une politique de recouvrement des créances à plus bref délai.

- Mettre en oeuvre une bonne politique de gestion des ressources humaines en

vue d'assurer la formation continue et le renforcement des capacités des

agents et cadres de la compagnie.

De façon générale, notre étude visait à formuler un jugement de valeur sur la situation financière de la COBENAM à travers une analyse financière qui se repose sur l'étude des principaux éléments clés du bilan afin d'apprécier aussi bien son équilibre financier, sa solvabilité que sa rentabilité. Pour atteindre cet objectif, nous avons orienté notre étude sur quatre objectifs spécifiques qui étaient :

- apprécier l'équilibre financier de la COBENAM ;

- analyser la rentabilité des activités de la COBENAM ;

- examiner la solvabilité de la COBENAM ;

- vérifier si la COBENAM est à l'abri du risque de défaillance financière.

Laméthodologie visant à atteindre ces objectifs à consister d'une part à la collecte des données par la revue littéraire des ouvrages et mémoire de fin de formation, des rapports d'activités et les états financiers de la compagnie. Nous avons eu également recourt à l'entretien avec certains responsables de la compagnie.






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