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Freemium et presse quotidienne numérique


par Thomas GUSTAVE
Université d'Aix en Provence - Master 2 2013
  

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ANNEXE N°4 : INTERVIEW

Florence NAVARRO - CONSOMMATRICE de presse écrite

Entretien avec Florence NAVARRO, lectrice-consommatrice de presse écrite et numérique, étudiante, 21 ans.

Bonjour, je m `appelle Thomas GUSTAVE, je suis étudiant et pour finaliser mon master je dois réaliser un mémoire de recherche, mon travail porte sur la crise et la numérisation de la presse écrite. Je vous interroge pour connaître votre point de vue, votre approche de la presse écrite.

Mais tout d'abord je vous demanderais de vous présenter.

Je m'appelle florence NAVARRO, j'ai 21 ans, j'effectue un double diplôme, je suis à l'école de commerce de Grenoble et à la faculté de Droit, je passe en Master dans les deux. Je suis originaire de l'Ariège, c'est juste ma terre de naissance parce que sinon je suis Hollandaise. Après voilà, j'aime beaucoup le sport, j'aime beaucoup lire, j'essaye d'avoir un esprit de plus en plus ouvert à la fois sur la culture et le monde.

Très bien, tout d'abord je voudrais savoir quelle est votre relation à la presse ?

J'essaye au maximum de me tenir informé de l'actualité, donc ça passe par en fait, toute l'année scolaire j'avais les Echos gratuit à l'école, donc je le prenais tous les matins.

De ce fait je n'achetais pas beaucoup ou très rarement le journal dans un bureau de presse. A peu près une fois par mois j'achète des magazines, et j'avais également le Point gratuitement toute les semaines et il m'arrivait par la poste gratuitement.

Et sinon lorsque je ne suis pas à Grenoble et que je rentre en Ariège, une fois par semaine je vais au bureau de tabac acheter des journaux, je m'intéresse beaucoup à la presse Internationale, les journaux anglais surtout, et des magazines plutôt féminin.

Quels genres ? Vous avez des noms ?

Oui, je recevais le Point, et après c'est surtout des magasines de mode : « Style Paper », « Two », et après, « Elle » ect... Des magazines typiquement féminins.

Qu'est-ce qui vous plaît dans ces magazines ?

Je m'intéresse beaucoup, j'adore la mode, donc en fait je les achetais juste pour ça, et ce qui me plaisais dans les deux premiers magasines que j'ai cité, c'est qu'il n'y a pas de texte. En fait avant j'achetais des magasines du style « Elle », et je regardais que les images ou les habits et je ne lisais pas du tout les textes, ça ne m'intéressais pas de savoir des trucs sur la vie des autres et des stars, donc je ne lisais pas. Ce qui fait que les magasines sans textes m'ont plu. C'est pas par fainéantise de ne pas lire mais le contenu ne me plaisait pas. Après quand je veux lire ou m'informer c'est différent.

Pour la mode par exemple, vous n'avez de magasine qui vous offre réellement une analyse approfondie sur la Mode ?

Non, non, et c'est peut-être ça qui manque dans ces magasines je trouve, c'est que soit y a trop, c'est à dire que je sais pas, « Cosmopolitan » par exemple, y a quelques pages sur la mode, quelques pages sur la cuisine, quelques pages sur plein de trucs comme ça, c'est trop divers, soit c'est trop spécialisé et on comprend rien. Il n'y a pas de juste milieu. Ce qui manque c'est des trucs explicatif sur la mode, des conseils, des historiques ça pourrait être super intéressant.

Vous n'avez pas trouvé votre magasine Mode ?

Non.

On va revenir un peu sur la presse plus généraliste, vous m'avez parlé des Echos et du Point que vous lisez gratuitement, est-ce que le prix est un frein ?

Oui, c'est un gros frein, ça m'empêche, si je pouvais j'achèterai beaucoup plus régulièrement des journaux. Mais quand je vois par exemple que les journaux anglais c'est 4 euros, je vais pas l'acheter trop souvent.

Quelle est votre fréquence d'achat ?

Une fois par mois sur. Entre une à deux fois par mois je m'achète un journal. Et après quand je veux savoir quelque chose, je vais sur Internet.

On reviendra un peu plus tard à Internet, vos deux lectures phares sont le Point et les Echos, pourquoi ?

Pour moi leurs accès me sont gratuit, ce n'est pas forcément ceux que je préfère. « Le Point » par exemple me plait moins, trop accès sur la politique, j'allais dire café du commerce, c'est pas le terme mais j'aimais moins le contenu par exemple les ragots politiques.

A la fin je le recevais mais je ne le lisais plus. « Les Echos » j'aime bien par contre, mais en journal que je lirais plus facilement, ça serait « Le Monde » et « Courrier International ».

On va parler de ces deux là alors, qu'est-ce qui les différencies des autres ?

Alors, le style de rédaction, j'aime beaucoup la rédaction du Monde, ils sont bien fait, ils sont bien au niveau du contenu, c'est surtout tourné vers le monde, c'est ça qui me plaît. Alors que par exemple si on achète Libération c'est que la France. J'aime cette ouverture sur le monde et ce qui se passe ailleurs, particulièrement les dossiers.

Il y a beaucoup de... c'est tourné sur l'économie et j'aime bien ça aussi. C'est vraiment les dossiers économique, et cet aspect ouvert sur le monde qui me plaît. Et après ce que j'aime beaucoup dans « Courrier International » c'est cet accès sur la culture générale. Ce patchwork de journaux Internationaux c'est très sympa, oui, c'est pour la culture, avec des histoires que j'aime bien.

Vous lisez la presse Internationale donc depuis toujours ?

Non. J'ai commencé en Prépa, où on nous disait que c'était très important de s'ouvrir à la culture et après j'ai fait ça pour améliorer mon niveau d'anglais, à chaque fois que je lis ces journaux bien évidemment je ne comprends pas tout donc je vais chercher des mots et petit à petit j'améliore mon vocabulaire.

Pour vous faire déplacer chez votre marchand de journaux c'est pour aller chercher votre journal, ce n'est pas un autre produit qui vous y pousse ?

Non.

Est-ce que vous utilisez uniquement le support papier ou est-ce que pour vous renseigner vous utilisez d'autres moyens ?

Internet mais peu, par rapport à, parce que je fais parti de la génération Y, j'utilise pas beaucoup internet, un petit peu mais très peu. Et après je regarde souvent les informations à la TV.

La télévision est aussi un bon moyen de se tenir au courant ?

Un bon peut être pas, mais c'est pratique.

Quels sont les programmes que vous regardez ?

Les infos, sur la 2, mais c'est surtout quand j'habitais toute seule pour manger parce que après ça ne m'intéressais pas, ça ne me captivais pas ce que fait le petit fermier du coin. Les infos ne sont pas assez représentatifs de ce qui se passe dans le monde.

Vous parlez des chaines nationales, vous n'avez pas trouvé de meilleurs compromis avec les chaines spécialisées sur la TNT ?

Si je regarde beaucoup BFM TV, et c'est d'ailleurs la chaine que je regarde le plus. Je trouve ça très intéressant, ce qui est bien c'est que voilà ça parle mais si ça ne nous intéresse pas il y a l'actualité qui défile, je trouve ça bien.

Ensuite la radio pas du tout.

Vous m'avez dit que vous alliez parfois sur Internet chercher des informations, vous avez des sites préférés ?

Je vais beaucoup sur la BBC, et j'allais surtout sur la BBC parce qu'on peut voir de petites vidéos en anglais d'une minute qui montre tout ce qui se passe dans le monde et en anglais, je trouve ça sympa. Les Podcasts.

Après je vais sur le site du Monde.

J'ai aussi essayé de m'inscrire dans des sites comme « Netvibes », avec tous les flux RSS. Au final je n'y vais plus du tout.

Quels magasines vous suiviez sur « Netvibes »?

J'avais Le monde, Le Times, je ne sais même plus exactement, un truc sur la météo et le cinéma.

Vous semblez préférer la presse écrite aux autres moyens d'informations, qu'elles sont les valeurs ajoutées du papier pour vous ?

De l'écrit, en fait j'aime bien le contact avec le papier, et je n'arrive pas à lire sur un écran en fait. Ça me bloque encore un peu. Après le gros inconvénient des journaux papier, c'est le format. Je n'apprécie pas du tout ce format, je ne le trouve pas pratique, ce n'est pas ergonomique. Les journaux comme « les Echos » ou « Le Monde » c'est beaucoup trop grand alors que, je regarde par rapport à la presse dans les autres Pays, par exemple aux Pays-Bas ils ont des formats type magasine : A4, le même papier que le papier journal et je trouve que c'est beaucoup plus pratique à manipuler.

Est-ce que pour vous la presse écrite est de meilleure qualité que sur un autre support ?

En fait, je ne pense pas tant que ça. Je pense pouvoir trouver les même informations sur Internet, et même plus. On retrouve les mêmes articles, et même plus parce que je pense que la liberté de la presse elle n'est pas totalement acquise pour les journaux papier en France. Je pense qu'il y a des barrières à l'information, tout n'est pas dit. L'information elle n'est pas biaisée mais je pense qu'il y a des freins, tout n'est pas dit, alors que sur Interne la liberté de la presse elle est quasiment à son paroxysme.

Et puis il y a tous les autres sites comme les blogs, pas des sites officiels quoi.

Pour vous Internet est un complément pour trouver l'information ?

Oui, et en plus ce qui est appréciable, l'information est plus rapide. C'est instantané, dès que quelque chose se passe dans le monde on le sait de suite alors que la presse papier il faut attendre.

Où est-ce que vous allez chercher cette instantanéité ?

Sur les sites officiels par contre, ou alors, ce n'est pas forcement pour l'information, les réseaux sociaux, par exemple, je ne sais pas, ce sera dit de suite par les personnes sur les réseaux sociaux.

Ces derniers sont pour vous un moyen de s'informer ?

Oui.

C'et partagé par vos amis, et c'est gage de qualité pour vous ?

Euh, je ne sais pas si c'est gage de qualité, mais l'information elle est plus rapide et plus courte. En une phrase on sait le thème majeur, et après, libre à nous d'aller sur les autres sites pour s'informer plus en détails.

On ne perd pas en qualité d'analyse sur Internet par rapport au format papier ?

Donc rien à voir avec les réseaux sociaux ?

Disons que je fais un parallèle avec le journalisme instantané, où au final on ne va pas dans le détail, mais simplement sur l'information brute.

Ces phrases on les retrouve dans les statuts ou les Tweets. L'information est vraie mais après s'il y aune analyse autour je ne m'y attache pas, on n'est pas des spécialistes.

Vous suivez des spécialistes ?

Non.

Je ne suis pas, mais je pense que Twitter est le meilleur moyen pour ça.

Il est vrai que la presse traverse une crise depuis plusieurs années, est-ce que vous la ressentez ?

Non.

Vous avez une vision de l'évolution du secteur de la presse ? A 10 ans par exemple ?

Je pense qu'il y aura de moins en moins de papier. Je pense vraiment que d'ici 10 ans il n'y aura plus du tout de presse écrite. Ou très peu du style, des magasines mais pas pour les journaux et les quotidiens. Je pense que ce sera fini, ils ne sont plus rentables.

On n'est de plus en plus, pas contraints mais il faut prendre en compte l'impact écologique et je pense que pour le papier c'est la fin.

Comment pourrons faire alors les gens comme vous qui apprécient le papier ?

Je ne sais pas. On ne représentera pas forcement un marché assez important.

Je pense qu'on est pas la génération Y, on ne sera pas, on est très peu de cette génération a préférer le support papier, et dans 10 ans mine de rien ce sera nous les actifs.

Pour l'instant ce qui achètent les journaux sont les actifs, la part de marché est plus importante, et dans 10 ans ce sera la génération Y qui seront les actifs je ne pense pas que, je pense que tout ça va dégringoler.

Et donc, dans 10 ans une personne qui n'aura pas internet n'aura pas accès la liberté de la presse ?

Je pense que tout le monde aura accès à Internet, même dans les petites campagnes il y a internet. Dans la montagne ou autre. Aujourd'hui c'est banalisé complètement, c'est facile d'avoir Internet et dans 10 ans encore plus.

Tous les retraités pour vous aurons internet et pourrons accéder à l'information ?

Oui. Les retraités dans 10 ans, ce sera qui ? Nos parents, et nos parents sont déjà en train de manipuler internet. Pour la plupart.

Un gros frein à la presse écrite est la notion de gratuité. Internet permet cette gratuité de l'information. Vous observer des changements dus à cette gratuité ?

Les changements de la gratuité... le fait que ce soit gratuit... Je ne vois pas.

Vous ne lisez pas par exemple Métro, 20 minutes ?

Non je trouve que ce n'est pas intéressant.

Je trouve que ça fait café du commerce. Et, après ouais, ce qui est pénible, avec tous ces trucs gratuits, c'est assaillit de publicité donc...

Vous ne craigniez pas cette uniformatisation de l'information à l'image de Métro ou 20 minutes avec la disparition de la presse écrite ?

Je ne pense pas.

Qui financera les journalistes à ce moment là ?

Les magasines, ces derniers encore resteront en papiers, et ne sortiront pas tous les jours par contre, pour pouvoir rentabiliser les sorties.

Après je pense qu'il y aura de plus en plus d'aides de l'Etat. Si le marché s'effondre complètement, s'il n'y a plus de fonds, un pays ne peut pas vivre sans presse, cela fait parti de notre constitution, de nos droits. Il faut garantir au citoyen l'accès à l'information. Et si les fonds privés ne peuvent plus soutenir ces activités là, c'est indéniable que ce soit l'Etat qui finance une partie.

La presse pourrait donc tomber dans le domaine public ?

Je pense oui. A savoir si c'est une bonne chose ou pas je ne sais pas.

Un contrôle de l'information serait possible ?

Oui il y aura plus de barrières à l'information et de contrôles.

A l'encontre de la liberté des journalistes et de l'opinion.

Y a ça et aussi, les pressions sociales qui, enfin, les pressions sociales qui vont à l'encontre des libertés d'expressions, je pense à Charlie Hebdo et toute l'affaire qu'il y a eu sur le dessin de Mohamet.

C'est plus l'Etat qui fait ce contrôle mais c'est plus une pression sociale à travers la religion.

On parlait tout à l'heure de la génération Y, est-ce que vous vous sentez représentative non seulement sur le point de la lecture de la presse mais globalement ?

Oui. Pas sur le point de l'information, mais après oui. Je fais beaucoup de chose sur Internet pour acheter des habits, pour acheter un billet de train, parfois pour faire les courses je fais tout sur internet. On devient acteur de ce qui se passe dans le sens où on laisse des commentaires sur certains magasins, restaurants, tout ce qui est web.2.0.

On manipule aussi beaucoup plus les ordinateurs que nos parents, par exemple dans notre travail on ne peux plus se passer d'un ordinateur, tout ce qui est Excel, PowerPoint ect... Nous on va manipuler ça, ça fait partie entièrement de notre boulot maintenant.

Qu'est-ce que ça change concrètement par rapport à vos parents ?

On gagne du temps. En efficacité, en productivité.

On dit de votre génération qu'elle est instable ?

Oui parce que on n'est habitué a ce que tout aille vite et change sans arrêts. On veut vite, on se lasse plus vite des choses matérielles, ce qui fait qu'on veut toujours changer et on n'arrive pas à ce fixer sur certains trucs.

Même au niveau, des relations que ce soit amoureuses ou amicales, cette instabilité elle se ressent beaucoup.

Cette instabilité serait due à quoi ?

Je ne sais pas, changement de moeurs, de valeurs.

Est-ce que vous pensez que vos besoins eux ont changés par rapport à vos parents ?

Oui, nos besoins matériels ont changés, un téléphone, un ordinateur, une voiture, alors que nos parents n'avaient pas tout cet aspect matériel et i Tech. Nous on veut tout le temps être à la pointe alors que nos parents pas du tout.

Est-ce que vous avez confiance en l'avenir ?

Ca dépend pour quoi. D'un point de vue économique pas trop, dans le sens où avant nos parents ils faisaient des études il étaient sur d'avoir un boulot alors que maintenant on fait presque tous des études et on n'est pas sur d'avoir un travail ou en tous cas un travail à la hauteur de nos compétences.

Le fait d'avoir évolué très jeunes dans une atmosphère de crise est un peu responsable de cette instabilité dont on parlait ?

Oui.

Vous avez des exemples ?

Oui, avec la crise par exemple, il n'y a plus du tout, ou très peu de CDI, donc ce qui fait qu'il y a que des CDD et intérim, ça contribue complètement à l'instabilité de nos situations, et ça conduit à la précarité.

Je pense que oui, cette crise économique est en partie responsable.

Je pense aussi que l'on est plus individualistes, peut-être que mon avis est influencé par mes études, j'ai l'impression que vu que je fais une école de commerce, on veut tous travailler, avoir un job où on a des responsabilités, où nous sommes pleinement acteurs, réussir tout seul et bien gagner sa vie...

Il n'y a plus du tout cette notion de service public. Alors que je pense qu'avant on pensait moins a soi, moins à sa réussite personnelle, mais à la réussite d'un groupe.

Dans ces générations d'avant ils avaient plus cette idée de service public en tête, oui, je pense que c'est une notion qui se perd.

Vous vous sentez à l'aise dans cette génération ? Et à cette époque ?

Oui. Je m'adapte facilement. Après j'ai des côtés vieux jeu peut-être, dans le style, par exemple un exemple tout bête à la fac tout le monde écrit sur des ordinateurs moi je ne peux pas, je continu à écrire sur papier.

Je ne sais pas télécharger non plus.

Vous n'êtes pas à l'aise avec internet ?

Je sais aller chercher ce qu'il me faut, mais tout ce qui est téléchargement j'y arrive pas. Mais c'est illégal heureusement pour moi (rires).

Pour finir je vous demande de me décrire votre relation à la presse comme vous la voyez dans 10 ans ? Elle aura évoluée ?

Je pense que ça va évoluer dans le sens où je pense que dans le métier que je vais être amené à faire j'aurai besoin d'être au courant très rapidement de plein de choses et j'irai plus sur interne pour chercher l'information.

Je vous remercie pour votre temps de parole et votre implication, bonne chance pour vos études et pour la suite.

Merci vous aussi.

Figure 3 : Les subventions croisées directes

Figure 3 :

Table des illustrations :

Figure 1 :

 

Figure 1 : Effet ciseaux de la crise de la presse
Source : Scia Conseil (2009), http://www.sia-partners.com.

Figure 2 :

Figure 2 : Boucle de rétroaction positive

Source : Antoine SEVILLA (2012), Le Business model Freemium est-il applicable et viable
hors de l'économie numérique ?
Mémoire ESCP Europe, p.13

Figure 7 : Le Freemium

Source : Chris ANDERSON (2009), Free ! Entrez dans l'économie du gratuit, Edition
Pearson, Paris. p.21

Figure 4 :

Figure 4 : Le marché tripartite

Source : Chris ANDERSON (2009), Free ! Entrez dans l'économie du gratuit, Edition
Pearson, Paris. p.22

Figure 5 :

Figure 6 : Les marchés non monétaires

Source : Chris ANDERSON (2009), Free ! Entrez dans l'économie du gratuit, Edition
Pearson, Paris. p.24.

Figure 7 :

Source : Chris ANDERSON (2009), Free ! Entrez dans l'économie du gratuit, Edition
Pearson, Paris. p.24.

Figure 8 :

Figure 8 : Titres de la Presse éditeur
Source : Étude EPIQ (2009).

Figure 9 :

Figure 9 : Presse éditeur par type de presse et périodicité
Source : Étude EPIQ (2009).

Figure 10 :

Figure 10 : Diffusion des principaux titres de la presse d'information générale et politique
Source : Étude EPIQ (2009).

Figure 11 :

Figure 11 : Nombre de publicités parues pour chaque quotidien régional en 2012.
Source : Serge Halimi (1997 mais actualisé en 2005), Les nouveaux chiens de gardes, Liber-
Raison d'agir, Paris.

Figure 12 :

Figure 12 : Cartographie des grands groupes de presse des quotidiens nationaux et régionaux.

Figure 13 :

Figure 13 : Cartographie du modèle Freemium adapté à la presse écrite.

Figure 14 :

Figure 14 : Offre Premium de la Dépêche du Midi Source : http://clubabonnes.ladepeche.fr

Table des matières :

Remerciements

Table des abréviations

Préambule :

Sommaire

Introduction 1

I. Internet et l'économie du « Gratuit » 9

Qu'est ce que le gratuit ? 9

Les effets de réseaux et la gratuité : 12

Les différents modèles économiques liés au gratuit : 14

Le gratuit qui ne l'est pas vraiment : 14

Les subventions croisées directes : 16

Le marché tripartite : 17

Les marchés non monétaires : 19

Le Freemium : 20

Une économie controversée : 21

II. La gratuité au centre du nouveau modèle d'affaires de la presse écrite : 25

L'économie de la presse : un modèle d'affaire à part : 25

La gratuité au centre du nouveau modèle d'affaire : 29

Les conséquences sur la pluralité de la presse : 31

III. État des lieux des acteurs de la presse écrite quotidienne en France : 33

Chiffres clés de la presse éditeur en France : 33

Quotidiens Nationaux : 37

Nombre de ventes des quotidiens nationaux en 2012 : 37

Audience des quotidiens nationaux en 2012 : 38

Présence de la publicité dans les quotidiens nationaux en 2012 : 39

Quotidiens Régionaux : 40

Nombre de ventes des quotidiens régionaux en 2012 : 40

Audience des quotidiens régionaux en 2012 : 41

Présence de la publicité dans les quotidiens régionaux en 2012 : 42

Synthèse : 43

La presse écrite en France et ses jeux de pouvoirs : 44

IV. Le Freemium comme nouvelle norme pour les éditeurs de presse 47

Le Freemium et ses origines : 47

Le taux de conversion : 50

Les facteurs clés de succès pour entrer dans un modèle Freemium : 51

Le Freemium et la presse écrite numérique : 53

V. Les grands quotidiens et le Freemium : 57

Hypothèses de recherche : 57

Méthodologie de l'étude de cas : 58

Objectifs : 58

Méthode de sélection des quotidiens : 58

Méthode d'analyse : 59

Benchmark : 61

Le Figaro : 61

Le Monde : 64

Les Échos : 67

La Dépêche : 70

Le New York Times : 73

Synthèse et préconisations : 77

Synthèse de l'étude : 77

Préconisations à l'issu de cette première étude: 78

VI. Les lecteurs et la presse numérique : 81

La mutation des usages sociaux de l'actualité : 81

Le « tout gratuit » comme nouvelle norme : 85

La génération Y : 87

Entretiens qualitatifs semi directifs : 89

Interview n°1 avec Francis Gustave : 90

Interview n°2 avec Kevin Gomez : 91

Interview n°3 avec Florence Navarro : 92

Interview n°4 avec Serge Artigaud : 94

Interview n°5 avec Grégory Bastide : 95

Interview n°6 avec Jeremy Lourtet : 97

Synthèse des résultats et premières préconisations: 99

Réponses aux hypothèses de recherche et à la problématique : 103

Conclusion : 109

Bibliographie : 113

Annexes : 117

Table des illustrations : 153

Table des matières : 159

Executive summary 162

Executive Summary

Georg Hegel, le philosophe idéaliste allemand disait que la prière du matin de l'homme moderne était la lecture de son journal.

Qu'en est-il aujourd'hui ? Les journaux sont toujours là, mais les usages de lecture ont bien évolués depuis le XVIIIème siècle. Avec l'arrivée d'internet c'est toute la relation des lecteurs-consommateurs à l'actualité qui a évoluée, la toile a permit un accès illimité à l'information mais aussi et surtout gratuit.

La presse écrite cherche alors son modèle économique numérique, la grande majorité du secteur a choisie de tenter l'aventure du Freemium : offrir un vaste vivier d'articles gratuitement pour optimiser son audience et proposer une formule Premium payante pour les lecteurs souhaitant des articles plus poussés et des services personnalisés.

Ce mémoire cherche à donner les clés permettant de façonner une offre Freemium adéquate avec les nouveaux usages de l'information, et ainsi ajouter une petite pierre à l'édifice de l'adaptation de la presse au monde numérique.

Mots Clés : Presse écrite numérique ; Economie du gratuit ; Freemium ; génération Y, culture du gratuit.

Georg Hegel, the German idealist philosopher said that the morning prayer of the modern man was reading his newspaper.

What about today? Newspapers are still there, but the uses of reading have well advanced since the eighteenth century. With the arrival of internet it is all the reader-consumer relationship to the news that has evolved, the web has allowed unlimited access to the information, but also and above all free.

The press is searching its digital business model, the vast majority of the industry has chosen to try the adventure of Freemium: offer a large pool of free articles to maximize its audience and offer a paid premium package for readers wishing for more analysis and personalized services.

This thesis aims to give the key to shaping an adequate Freemium offer with new uses of information, and to add a small stone to the edifice of the adaptation of the press to the digital world.

Keywords: Digital Print Media ; Economics Free ; Freemium ; Generation Y ; Free culture.

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