WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Etude sur l'accès raisonnable à  l'eau Ngongoau quartier Bankoko.

( Télécharger le fichier original )
par Dharley L. Batchu
Cepromad - Graduat en management. 2012
  

sommaire suivant

INTRODUCTION

01. PROBLEMATIQUE

Dans la vie pratique beaucoup de phénomènes se produisent dont les uns créent de problèmes sans solution et interpellent d'autres plus facilement compris ayant des solutions. Selon DELANDESHER (1973 :7 ). La problématique est définie comme l'étant ensemble des questionnements au sujet d'un phénomène que le chercheur expose par écrit et qui se termine sur une question principale. Elle est l'exposé de la préoccupation de condition insuffisante constatée par le chercheur et qui abouti à une question principale logiquement induite de l'exposée (SINGO M, 2009 :33). En d'autre terme, elle signifie l'ensemble de questions posées dans un domaine de la science, en vue d'une recherche de solution.

Notre planète est la seule du système solaire à posséder de l'eau liquide, et notre pays, l'un des plus privilégiés du globe terrestre par son bassin du Congo.

« Quoi de plus facile aujourd'hui que d'ouvrir un robinet ? Quoi de plus normal que de prélever sans compter à cette manne quotidienne pour la satisfaction de tous nos besoins ? Pourtant, exploitée sans mesure ni prudence, l'eau est de plus en plus polluée, et la production d'eau potable de plus en plus complexe et coûteuse ». (MOUSSA ALIMANE, 2009 : 1).

L'homme étant un sujet social, il est toujours appelé à vivre au sein d'une communauté. Par soucis de protection de sa nature, il est obligé de travailler activement, car le travail assure le bien être en donnant à chacun ses mérites. L'eau joue un rôle irremplaçable dans le développement de vies humaines et dans l'évolution des sociétés.

L'eau est nécessaire à la vie des végétaux, des animaux et aux activités humaines. Cependant, les ressources en eau sont inégalement réparties dans le monde. L'eau douce, celle qui est essentielle à nos besoins, ne représente que 1 % du total des eaux présentes sur la Terre, le reste étant formé par les eaux salées des mers et des océans. L'eau douce est donc un capital limité, renouvelable mais fragile, car menacé par une consommation croissante et par de multiples pollutions (encarta : 2009).

Cependant dans certains pays, surtout ceux en voie de développement, le problème d'approvisionnement en eau potable fait l'objet d'une grande nécessité, constituant un élément de gestion prioritaire de la population même jusqu'à ce jour. (les objectif du millénaire, OBEDI P, 2008, p2-4)

L'Organisation Mondiale de la Santé estime qu'environ 14 mille personnes dont 6 mille enfant meurent chaque jour des maladies hydriques, notamment : la diarrhée, le cholera, la fièvre typhoïde. Chaque année quatre millions de cas de diarrhée en plus d'autres maladies sont dit à un manque d'accès à l'eau potable et surtout dans le ménage (OMS ,2003).

Depuis la nuit des temps, les hommes se sont regroupés et organisés autour des fleuves et des rivières, dans la perspective de satisfaire des besoins vitaux liés, à la nourriture, aux échanges (circulation des biens et des personnes) et à la construction de leur imaginaire (représentation sociale de l'univers), espaces disputés, générateurs de conflit allant de simples querelles à la guerre, les cours d'eaux ont tout de même servi d'instruments de rapprochement et d'expression de la fraternité et de la paix. L'histoire même des civilisations humaines fait apparaître le lien entre l'homme et l'eau. Les fleuves et les rivières ont été le berceau de civilisations. Très tôt apparues dans l'histoire, on songe au Nil qui a vu naître la civilisation Egyptienne, au Tigre et à l'Euphrate qui ont vu éclore la civilisation de la Mésopotamie, à l'Indus et au Gange qui ont plus où moins stimulé le développement de la civilisation Hindoue. On a l'impression que l'eau est à la base de tout, même si on ne doit pas être absolu dans cette position, force est tout de même de constater que l'eau, a joué un rôle prépondérant dans l'émergence de ces grandes civilisations (Moussa Elimane Sall, 2007 : 3).

Dans les faits, l'eau offre plusieurs usages et le concept de l'eau au coeur de la vie, trouve son expression la plus éloquente dans la pensée d'Antoine De Saint Exupery, qui, rescapé d'un accident d'avion en plein Sahara, et suite à plusieurs jours de marche, ponctués des affres de la faim, de la chaleur et surtout de la soif, découvre in extremis un point d'eau. Sa soif étanchée a volonté, le pilote écrivain frôlant l'extase, décrit et sanctifie les vertus et les merveilles de l'eau en ces termes : 

«  Eau, tu n'as ni goût, ni couleur, ni arome, on ne peut pas te définir, on te goûte sans te connaître. Tu es nécessaire à la vie, tu es la vie. Tu nous pénètres d'un plaisir, qui ne s'explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous, tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncés. Par ta grâce, s'ouvrent en nous toutes les sources taries de notre coeur. Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, toi si pure au ventre de la terre, tu n'acceptes point de mélange, tu ne supportes point d'altération. Tu es une ombrageuse divinité, Mais tu répands en nous un bonheur infiniment simple [...] ». (In Terres des hommes 1976 VIII).

Bien que la République Démocratique du Congo (RDC) soit le pays d'Afrique possédant les ressources hydrologiques les plus importantes, elle fait aujourd'hui faire face à une crise aiguë de l'approvisionnement en eau potable. En effet, seuls 26 % de la population congolaise ont accès à une eau potable salubre, une estimation bien en dessous de la moyenne des 60 % pour l'ensemble de l'Afrique subsaharienne (PNUE : 2010). En 2000, FAO Aquastat a estimé que les relèvements totaux d'eau s'élevaient à 356 millions de m3 pour cette année, soit seulement 0,04 pour cent des ressources internes en eau renouvelable de la RDC. Cela illustre bien le manque de ressources mobilisées au niveau national pour la distribution de l'eau. La quantité d'eau disponible par individu, estimée à 19 967m3 en 2008, est bien au-dessus du palier minimum international fixé à 1 700 m3 (mille sept cent m 3). (http://www.fao.org/nr/water/aquastat/countries/index.stm Consulté le 17 March 2011).

Cependant, l'abondance en eau contraste nettement avec l'approvisionnement effectif, estimé en 2000, à seulement 7 m 3 par individu par an. En fait, l'utilisation d'eau par habitant en RDC est considérablement plus faible que celle de plusieurs pays arides du Sahel faisant face à un problème de pénurie physique d'eau. Ceci révèle clairement à quel point la rareté économique de l'eau entrave le développement en RDC. (Rapport de PNUE, 2010).

Bunia chef lieu de district de l'Ituri n'est pas épargné par le problème d'accès à l'eau potable, notamment le Quartier Bankoko où la proportion de personnes sans accès à l'eau durable est préoccupante et se pose avec acuité selon AEPHA(2011). Du fait d'un accroissement démographique mal maitrisé ou la grande majorité de la population consomme l'eau des puits traditionnels, marigots, de cours d'eau avec des conséquences très perceptibles sur leur santé. Les statistiques médicales révèlent de problème de santé liée à l'eau de la boisson impropre à la consommation humaine, d'où la forte fréquence des diarrhées, dysenteries,.... Cette population éprouve d'énormes difficultés pour accéder à l'eau potable. Vielle de cinquante huit ans, l'usine de la Régie de distribution d'eau (Regideso) qui desserve l'eau est largement dépassée par la demande. Elle ne sert que quatre litres d'eau par jour par habitant en lieu et place de soixante litres, a indiqué le chef de centre de la Regideso. L'eau reste une denrée rare pour les habitants de Bunia. Il n'y a que quelques quartiers qui sont raccordés soit au réseau de la Regideso, soit à celui de Ngongo. Malgré cela, ces rares privilégiés passent parfois des semaines entières sans eau. La plupart des habitants se servent carrément des eaux sales des rivières Ngezi ou Nyamukau.

Pour notre travail, la problématique se résume aux questions suivantes :

· quel est le niveau d'accès de la population de quartier Bankoko à l'eau de Ngongo?

· cette population a-t-elle un accès raisonnable à l'eau fournie par Ngongo dans ce Quartier en travers ces installations?

sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.