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Les mutations de l'industrie musicale

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par Léa Schaller
ISCOM Paris - Master 1 Communication REP 2015
  

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Annexe 6 :

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Annexe 7 :

77

Annexe 8 :

INTERVIEW GIL ATTALI - Directeur de promotion du label Scorpio Music

1) Combien de personnes travaillent au sein du label ?

5

2) Les artistes du label vivent-ils de leur musique ?

Ça dépend de leur succès

3) En termes de financement, quels sont les organismes qui vous aident ? la SPPF, syndicat des producteurs indépendants

4) Est-ce que vous vous êtes adaptés aux mutations du secteur ? Par quels moyens ? Aujourd'hui, pour nous INDÉPENDANT, c'est vital d'être sur le numérique.

Ventes et streaming ( itunes- youtube, deezer, spotify...) , c'est notre plus grosse source de revenu !

5) Quelle est votre stratégie de communication / promotion pour faire connaître un album ou un artiste ? Avec quels outils ?

Essentiellement, Facebook. Bien entendu, il y en a d'autres, les classiques, la presse, la télé, la radio.

6) Quels formats utilisez-vous dans la commercialisation d'un album ? Nous, le numérique. Mais le CD existe encore pour les sorties événementielles.

7) Que pensez-vous de l'activité 360° ?

C'est une opportunité pour les maisons de disque, mais ça ne dure pas longtemps pour les artistes qui explosent.

8) Que pensez-vous de la nouvelle tendance « live » ?

Il n'y a pas de tendance LIVE, les concerts ont toujours existé, les gros artistes remplissent, les autres ont beaucoup de mal ou...annulent !!

9) Ressentez-vous une concurrence entre labels malgré le fait que chacun propose des artistes uniques ?

Il y a toujours de la concurrence mais elle est totalement impalpable, presque amicale, ce n'est qu'une source de motivation.

10) Quels pourraient-être ou sont les freins à votre évolution ?

Il n'y a qu'un seul frein connu pour les maisons de disque et les artistes d'ailleurs, c'est le piratage, le vol.

11) Quelles sont au contraire les opportunités que vous voyez ?

L'avènement du streaming est sûrement un point très positif pour le développement d'un artiste et de la maison de disque.

12) Selon vous, dans 10 ans quelles seront les tendances de la consommation musicale ? OH ! J'ai bien peur que les ventes de disques ne soient qu'un phénomène rare. Il n'y aura peut-être plus que le streaming.

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Annexe 9 :

INTERVIEW MICHAEL BERBERIAN - Directeur du label Season Of Mist

1) Pouvez-vous me donner une proportion du nombre d'artistes dans votre label, qui vivent de leur musique ?

25%

2) En termes de financement, quels sont les organismes qui vous aident, faites-vous partie d'une union de professionnels?

Indépendant, on ne fait pas partie du cercle institutionnel qui ne prend pas en compte la qualité artistique.

3) Comment avez-vous réussi à pérenniser dans un contexte de crise ?

En s'exportant, en faisant l'inverse des autres labels ultra subventionnés, on est basé sur un marché franco-international, il faut se diversifier, je pense qu'on est dans les plus gros exportateurs, on s'est développé à l'international.

4) Quelle est la part des téléchargements et du streaming ainsi que la part des ventes de CD dans vos revenus ?

Je pense que notre label est l'un des derniers bastions du physique, en moyenne un groupe c'est 70% digital 30% physique ou 70% physique et 30% du digital, parfois public plus jeune à exception ou la 50% numérique et CD.

Engel, par exemple, a un public de moins de 20 ans qui est à fond digital sinon les 30 ans sont très peu digital, ça dépend de la tranche d'âge.

5) Que pensez-vous du 360° artiste ? Apportez-vous des services supplémentaires à vos artistes que la promotion ou la distribution ?

On est aussi distributeur d'autres labels donc ça n'a rien à voir, je peux comprendre dans le cadre d'une majors car budget énorme avec plein de gens qui travaillent. Un coût peu absorbé par ventes de disques donc normal de prendre des parts sur tous les revenus. La partie recording ne paiera pas l'investissement de la majors : coûts monstrueux 80% de groupes ou ils vont perdre et 20% qui gagnent donc il faut gagner sur eux. Pour l'artiste c'est dégoutant mais s'il devait lui-même payé 40 personnes ça lui couterait plus cher. Perte de revenus depuis 15 ans et le digital qui reste mal payé. Les majors de toute façon sont là pour faire du fric.

6) Que pensez-vous du recours au branding musical pratiqué par Universal par exemple afin de pallier au manque financer dû à la chute des ventes de CD ?

Ça se faisait avant déjà, toujours fait partie, avant disco en permanence on était obligé d'en entendre, en martelant on rend n'importe quoi populaire, les majors ont les moyens promotionnels de le faire. À notre niveau pas la même philosophie car musique de connaisseurs, plus qualitatif.

7)

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Quels sont les freins à votre évolution, par exemple au niveau législatif ou comportement du consommateur?

Législatif : surtaxés sinon nous aurions plus de personnel. Nous sommes dans le TOP 5 des plus gros labels indépendants et le seul qui ne dispose d'aucune aide. Moins le gouvernement s'implique mieux c'est pour moi. Mes concurrents aux Etats-Unis n'ont pas d'aides de toute façon. Plus ils nous foutent la paix mieux je me porte. Plutôt d'avoir un mec que je pourrais avoir en France et le former, je suis obligé de le prendre aux Etats-Unis car les taxes sont moindres et il n'y a pas les 35 heures.

2ème frein : la partie culturelle éducative, mercredi je pars en Norvège à l'Inferno Festival, le gouvernement me paye le billet d'avion pour que j'aille parler de mon métier et ce n'est pas le seul pays, il y a aussi l'Islande, le Canada... Jamais une université française ne m'a contacté pour donner des cours alors que j'aimerais bien pourtant. En France il n'y a aucune école capable de former correctement à ce métier et à l'international. Le côté français me dégoute.

8) Quelles sont au contraire les opportunités que vous voyez pour continuer de pérenniser?

13 ans que j'ai ma société aux US ou j'ai de nouveau signé avec SONY. Levier à 6 personnes aux Etats-Unis. 17 en France et ça va s'aggraver. Au US pas de délégués syndicaux, pas de 35 heures. D'ici 4-5 ans je partirai...

9) Selon vous, dans 10 ans, quelles seront les tendances de consommation musicale?

Spotify et Netfix sont le futur. Ce système va être sur tous les appareils mobiles. Si tous les gens qui avaient un abonnement paieraient un dollar (selon une étude) ça remettrait à la gloire la musique. Maintenant que tout le monde consomme gratuitement, Deezer sur Orange partie de l'abonnement qui paie Deezer. Suffit de répartir de façon égale : quand on aura tous de la 4G la radio va mourir car on fera ça sur playlist mais la qualité qui s'améliore donc ça va arriver. Besoin d'un système global, les fournisseurs d'accès, les googles ont tellement fait d'argent sur notre dos. Google pour le piratage ne voulait pas retirer les liens torrent ni fermer Megaupload ils veulent le tout gratuit : pourquoi faire des disques durs de un terra maintenant ? C'est pour la musique et les séries téléchargées ! Mais c'est en train d'évoluer un petit peu avec Spotify petit à petit. La qualité des infrastructures où tout le monde n'a pas une super connexion avec la fibre, quand ça va se développer tout le monde y sera. Il faut laisser le temps à Spotify, après tout ils n'ont que 5 ans.

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