WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Dynamique des paysages végétaux autour d'une ville moyenne et sa périphérie. Cas de Meiganga (de 1987 à  2015)

( Télécharger le fichier original )
par Issouhou MOUHAMAN
Université de Ngaoundéré - Master 2015
  

précédent sommaire suivant

4.2.3. Les activités pratiquées

Comme nous nous intéressons à la dynamique du couvert végétal sur une période bien déterminée, les activités pratiquées par les populations dans les villages ayant un impact direct ou indirect sur la végétation à court, ainsi qu'à long terme est d'un intérêt indéniable d'où la conception du questionnaire en utilisant l'approche par activité. Cette approche consisteà identifierles activités pratiquées qui présentent un potentiel impact sur la végétation (chose faite lors de la descente exploratoire), et formuler des questions pour chacune de ses activités34(*).

En tant qu'élément susceptible d'expliquer la dynamique des paysages végétaux, les activités pratiquées par la population au niveau des villages a particulièrement retenu notre attention (figure 41). C'est d'ailleurs cet aspect qui a le plus déterminé l'échantillonnage. Il n'est donc pas surprenant de remarquer dans la répartition des questionnaires une inadéquation avec l'effectif de la population. Par exemple Bounou et Meidougou dont la population est estimée respectivement à 336 et 2948 habitants, ont pourtant le même nombre de questionnaires administrés. C'est dire que ces localités présentent un faible taux d'activités qui impactent sur les paysages végétaux.

Figure 41. Répartition des activités pratiquées

En observant la répartition des activités (figure 41),on se rend compte que le métier de cultivateur et celui de bucheron occupent les premières positions sur l'ensemble. Ces deux activités sont plus présentes à Nganhi, village dans lequel les habitants sont à majorité Gbaya et sont réputés pour leur intérêt vis-à-vis de la mise en valeur des terres fertiles via la culture des céréales et tubercules. À Bardé par contre, les éleveurs/cultivateurs sont les plus nombreux, car la population est en majorité peule et pratique uniquement une agriculture de subsistance. Ainsi, l'ethnie est un facteur déterminant sur l'activité pratiquée (figure 42).

Figure 42. Répartition des activités en fonction de l'ethnie

Les activités pratiquées et pouvant impacter sur le couvert végétal ont donc été dénombrées lors de notre descente. Nous avons donc retenu à cet effet certains corps de métiers tels que : cultivateurs, éleveurs, la coupe de bois (scieurs, bucherons, vendeurs de bois, utilisateur de barbecue à combustion et barbecue à fumer), que nous regroupons en trois secteurs d'activité à savoir l'agriculture, l'élevage et la coupe de bois.

* 34 Confer questionnaire d'enquête en annexe 1.

précédent sommaire suivant