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Analyse de la politique des rémunérations dans les hôpitaux de Bujumbura à  autonomie de gestion et son impact sur leurs résultats. Cas de l'hôpital Prince régent Charles (2006-2010).

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par Jeanne BIGIRIMANA
Université Martin Luther King de Bujumbura - Licence en gestion et administration des affaires 2013
  

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DEUXIEME CHAPITRE: PRESENTATION DE L'HOPITAL PRINCE REGENT CHARLES

II.1. Historique de l'Hôpital Prince Régent Charles

L'HPRC vient de fêter 63 ans d'existence. Avant cette période, seul l'Hôpital Clinique Prince Louis RWAGASORE, anciennement appelé « hôpital Docteur Rhodain », était fonctionnel dans la capitale BUJUMBURA. Cet hôpital n'accueillait pas n'importe quel patient ; seuls les colons et quelques nationaux dits évolués dont des politiciens y étaient admis.

Du 29 juin au 12 Aôut 1947, le Prince Régent Charles de la Belgique a fait un périple dans la colonie du Congo belge et a fait une incursion dans le territoire du Ruanda-Urundi. Au cours de son séjour à Usumbura, il a constaté que la population burundaise avait un problème sérieux d'accessibilité aux soins de santé dans les milieux appropriés à cause de cette discrimination qui régnait à l'hôpital CPLR. Il se résolut à aider la population burundaise en construisant un hôpital à la portée de tout le monde.C'est ainsi que sur son initiative, la construction de l'hôpital débuta en commune urbaine de Buyenzidans un endroit alors appelé « camp CFL : centre pour le personnel de la Compagnie des chemins de fer du Congo supérieur aux grands Lacs Africains» et s'acheva en 1949 (voir l'annexe 2).

Comme il y avait urgence, l'hôpital sera inauguré la même année et « baptisé » sous son nom « HOPITAL PRINCE REGENT CHARLES». Au départ, l'hôpital était essentiellement fréquenté par la population de Bujumbura qui n'avait pas d'accès à la CPLR.Après la proclamation de l'indépendance du Burundi, le 1er Juillet 1962, la population de l'intérieur du pays a été obligée de fréquenter, elle aussi, ledit hôpital à cause des départs massifs des médecins coopérants et colons belges qui oeuvraient à l'intérieur du pays.

Dès lors, la capacité d'accueil de l'H.P.R.C s'avéra de plus en plus insuffisante compte tenu de la demande. C'est ainsi qu'il s'est doté, dans la suite, de nouvelles infrastructures tout en transformant quelques-unes parmi les anciennes. C'est le cas du bâtiment destiné à la physiothérapie qui a été transformé en bâtiments administratifs, de la construction de l'actuel service des urgences et plus tard, en 2010, de l'extension générale de l'hôpital sur l'initiative de la coopération belge. En même temps, d'autres services ont été mis en place avec un personnel suffisant et spécialisé pour répondre aux besoins des patients.

En plus de la mission principale de soigner assignée à l'HPRC à cette époque, il y avait aussi la formation des étudiants de la faculté de médecine de l'université du Burundi et des autres universités et instituts publics et privés, des techniciens et des élèves des écoles paramédicales.La formation des étudiants de la faculté de médecine de l'université du Burundi à l'HPRC a duré six ans seulement (de 1978 à 1984). Elle fut confiée après au Centre Hospitalo Universitaire de Kamenge (CHUK).

Depuis sa création, l'HPRC était un hôpital public jusqu'en 1992, date à laquelle il a été érigé en une administration personnalisée par le décret-loi n°100/011 du 6 février 1992 de la République du Burundi. Par cette décision, le gouvernement visait une série d'avantages tels que :

- la motivation du personnel ;

- la responsabilisation effective des gestionnaires ;

- la gestion efficace et efficiente du personnel ;

- la conscientisation de ses gestionnaires sur l'importance de la maintenance et l'entretien des infrastructures sanitaires ;

- la prise de décisions rapides, rationnelles et faciles.

Malgré cette décentralisation, la réalité est que l'HPRC reste sous tutelle du ministère ayant la santé publique et la lutte contre le SIDA dans ses attributions  tel que prévu dans le décret-loi n°1/024 du 13 juillet 1989 de la République de Burundi, portant cadre organique des administrations personnalisées de l'Etat, spécialement en ses articles 2, 4,7 et 13.

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius