WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Facteurs explicatifs de l'achat en ligne au Cameroun


par Boukar Adam Boukar
Université de ngaoundéré - Master 2 Recherche en science de Gestion, Option Marketing et stratégie 2020
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

SECTION I : POSITIONNEMENT ÉPISTEMOLOGIQUE ET CHOIX MÉTHODOLOGIQUES

Cette section vise à exposer le cadre épistémologique et méthodologique adoptés dans cette recherche. Dans un premier temps, nous dégagerons les principaux paradigmes épistémologiques abordés dans la littérature, qui nous aident par la suite à choisir et à justifier notre positionnement épistémologique. Notons que le choix du paradigme de recherche retenu a des implications sur la conception de la stratégie de collecte et de traitement des données qui seront aussi exposées dans un deuxième temps.

I- La posture épistémologique de la recherche

L'épistémologie est « l'étude critique de la connaissance, de ses fondements, de ses principes, de ses méthodes, de ses conclusions et des conditions d'admissibilité de ses propositions » (Legendre, 1993).Dans notre étude, elle présente l'étude de la connaissance dans les sciences, en autre terme, elle s'intéresse aux connaissances qui forment les sciences en se demandant comment ces connaissances émergent, se structurent et évoluent (Thiétart, 2014).Cette étape est un passage indispensable dans la recherche comme le souligne Gavard-Perret et al. (2012) : « la spécification du cadre épistémologique dans lequel le chercheur inscrit son projet de recherche est un acte fondateur, qui porte à conséquence sur l'ensemble de la recherche ». L'explication de la méthode retenue permet de contrôler la démarche de la recherche, d'accroître la validité de la connaissance qui en est issue et de lui conférer un caractère cumulable. D'ailleurs, d'après Gavard-Perret et al. (2012) le questionnement épistémologique vise à « clarifier la conception de la connaissance sur laquelle le travail de recherche reposera et la manière dont seront justifiées les connaissances qui seront élaborées »

Dans cette sous-section nous présenterons d'abord, les trois grands paradigmes épistémologiques et ensuite nous présenterons et justifierons notre positionnement épistémologique.

1. Les paradigmes épistémologiques

La littérature en science social distingue entre trois grands paradigmes épistémologiques : le positivisme, l'interprétativisme et le constructivisme.

Le paradigme se définit par Gavard-Perret et al. (2012) comme « le modèle fondamental ou schéma partagé par une communauté qui organise notre vision de quelque chose », donc l'intérêt du paradigme est de guider le chercheur dans ce qu'il doit regarder pour obtenir des réponses aux questions qu'il se pose. Les sciences de gestion se caractérisent dans la plupart des cas par la mobilisation de l'un ou l'autre de ces trois paradigmes épistémologiques. Le choix d'un positionnement épistémologique se construit généralement au fur et à mesure de l'avancement des réflexions et est influencé par plusieurs éléments : la démarche, les objectifs, la problématique de la recherche, le contexte et les choix méthodologiques de recherche.Ce positionnement épistémologique se construit par les réponses aux trois questions proposées par Girod-Séville et Perret(1999). Le tableau suivant expose ces questions et leurs réponses

Tableau 2: Les questions d'un positionnement méthodologie et leurs réponses

Questions à se poser

Réponses à apporter

Quelle est la nature de la connaissance produite ?

Vision du monde social par le chercheur ; nature du lien sujet / objet ; nature de la réalité

Comment la connaissance scientifique est- elle engendrée ?

Chemin de la connaissance empruntée

Quels sont la valeur et le statut de cette connaissance ?

Critères de validité de la connaissance produite

Source : Girod-Séville et Perret (1999)

Les explications à ces questions, posées ci-dessus, dans les trois paradigmes positivisme, interprétativisme et constructivisme se présentent de la manière suivante :

1.1. Le paradigme positiviste et le post-positiviste.

Le paradigme positivisteest établi sur le principe ontologique proposé par Le Moigne (1990).Ce principe propose que la science dispose d'un critère de vérité, et a pour but de découvrir la vérité en décrivant la réalité. Le positivisme retient trois critères de validité : Vérifiabilité, Confirmabilité, et Réfutabilité

v La vérifiabilité : il s'agit de s'assurer de pouvoir procéder au test empirique de toute assertion

v La confirmabilité : il s'agit de l'introduction de la logique probabiliste au secours du principe de vérifiabilité, si l'on ne peut s'assurer que les généralisations émanant des tests empiriques sont forcément vraies, à tout le moins, il est possible de dire qu'elles sont probablement vraies.

v il s'agit de postuler qu'une théorie sera provisoirement vraie du moment qu'elle n'est pas réfutée

Le paradigme épistémologique qualifié de post-positiviste est un prolongement du paradigme positiviste/réaliste. Pour ce dernier, les connaissances se fondent sur le réel ou le réalisme scientifique. Le rôle de l'observateur ou du chercheur serait alors de rendre compte de la réalité, en adoptant des attitudes d'objectivités et de neutralité vis-à-vis de l'objet de recherche. Cependant, pour le post-positiviste, courant se situant entre les positivistes et les constructivistes, il n'est pas toujours possible de saisir pleinement et parfaitement la réalité dans sa globalité. Le chercheur doit alors se contenter de l'approcher « au plus près », en particulier en multipliant les méthodes. De même, ce paradigme estime que le chercheur doit tout mettre en oeuvre, pour tendre vers une objectivité maximale afin de contrôler le plus précisément possible les conditions dans lesquelles il réalise sa recherche. Alors que les positivistes n'envisagent pas d'autres approches que la méthode expérimentale et la vérification des hypothèses par des tests statistiques, les post-positiviste acceptent (et même s'efforcent de construire) d'autres modes de données et s'attachent aussi à réfuter les hypothèses qu'a seulement les vérifier.

Relayant les propositions d'Avenir et Thomas(2011), nous pouvons considérer que les hypothèses épistémologiques fondatrices sur lesquelles repose le post-positivisme se présentent de la façon suivante :

v le « réel » à une essence unique, indépendante de l'attention que peut lui porter un observateur qui la décrit ;

v la « réalité social » est extérieure à l'individu ;

v le « réel » est régi par des lois naturelles universelles immuables, dont beaucoup prennent la forme de relations.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon