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Proposition de la restructuration du quartier mososo en éco-quartier


par Dieu-merci Muhindo Saghasa
Institut Supérieur d'Architecture er d'Uranisme/ ISAU Kinshasa - Licence 2020
  

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INTRODUCTION GENERALE

1. CONTEXTE DE L'ÉTUDE

L'optimisme relié aux opportunités d'un mode de développement durable à l'échelle du quartier perd tout son sens si le concept reste incompris ou hors d'atteinte. En effet, le quartier représente une échelle d'intervention réaliste et prometteuse faisant partie intégrante de la solution pour des villes durables. Encore faut-il que ce changement de cap soit accessible aux acteurs de l'aménagement du territoire et du développement des municipalités.

L'étude du développement durable dans les quartiers de la ville de Kinshasa, revêt un grand intérêt pour plusieurs catégories des personnes (chercheurs, pouvoirs publics, population, etc.).

La ville, notre chef d'oeuvre collectif est en péril. Elle nécessite des actions politiques concertées pour lui assurer un avenir durable.

D'autant plus que certaines répercutions du progrès sont peu désirables : on parle de la destruction des forêts, de la pollution dans les différents aspects, de la surexploitation des énergies non renouvelables, de la ségrégation sociale.

Aujourd'hui, la prise de conscience se généralise en deux mots,« développement » et « durable » qui se rejoignent pour l'exprimer.

Mais la volonté d'adopter une démarche de développement durable se manifeste de façon plus intense au niveau de la ville. Face à ces enjeux, la République Démocratique du Congo n'a pas encore abouti à une politique urbaine efficace pour faire face à une situation à la limite catastrophique.

2. PROBLEMATIQUE

Ces dernières années, on assiste à une prise de conscience mondiale de l'impact du réchauffement de notre planète ainsi que des effets et conséquences néfastes à tous les niveaux : humain, social, économique, politique et ceci dans tous les pays du monde.

L'accroissement des populations citadines dont le corollaire est le développement et la multiplication des villes sans tenir compte de leur impact sur la vie (humaine, animale, végétale) et l'environnement est l'un des facteurs de ce constat alarmant qui, sans réaction de la part de tous, concepteurs et planificateurs en urbanisme et autres domaines, ainsi que tout citoyen, pourrait entraîner des situations dommageables pour le devenir de notre planète. C'est ainsi que la prise en compte du concept de développement durable s'est de plus en plus accrue. Le domaine de l'urbanisme n'échappe pas à cette nouvelle car les enjeux énergétiques et climatiques mondiaux nous rappellent l'urgence d'une utilisation raisonnée des ressources et la nécessaire mutation du secteur du bâtiment et environnement.

L'urbanisation est l'un des principaux phénomènes sociaux avec une évolution accélérée qui touche à présent la planète toute entière.Cette urbanisation non maitrisée (spontanée), appelée anarchique pose des problèmes d'infrastructures, de transport, des logements, de gestion des déchets, de réseaux d'assainissement, etc. C'est cetteurbanisation rapide qui est observée de plus en plus dans les villes africaines comme : Kinshasa, Kampala, Bujumbura, Nairobi, etc. Quant à la République Démocratique du Congo et plus particulièrement la ville de Kinshasa, elle comptait jadis plus ou moins 400 000 habitants (1960),contrairement à plus de 17 071 000 habitants qu'elle compte actuellement selon l'encyclopédie Wikipédia mais les autorités urbaines donnent le chiffre de 13 000 000 habitants.(Wikipédia.org)

Par ailleurs, ce phénomène n'est pas observé de la même manière pendant et après la colonisation. Pendant la période coloniale, l'urbanisation de Kinshasa répondait au plan d'aménagement régulièrement élaboré et approuvé par le service spécialisé de la colonie. Il n'y avait pas de hasard dans l'urbanisme colonial et de grands espaces ont été déclaré non aedificandi. L'évolution de la population et la croissance de la ville étaient suivies en contrôlant le mouvement de la population pour maintenir l'équilibre. Mais, après l'accession du pays à l'indépendance, un climat d'insécurité a régné dans l'ensemble du territoire, ce qui a occasionné un afflux massif de populations qui s'installent sans autorisation sur les terres libres et la ville va connaitre une croissance démographique rapide.Vers les années 1970, les difficultés sociales, la crise économique et politique ont données une nouvelle dimension à la question de logement pour la population kinoise.

Plusieurs quartiers de Kinshasa ont commencé à se développer dans les zones déclarées non constructibles (les lits des cours d'eaux, les emprises des infrastructures, les cimetières, etc.), ce qui causent d'énormes problèmes tels que : les inondations, les érosions, les ensablements, l'insalubrité, etc. Ces espaces sont occupés non seulement par les habitants à faible revenu mais aussi par d'autres personnes des familles aisées. C'est le cas du quartier Mososo.

En effet, le quartier Mososo est confronté aux diverses vulnérabilités qu'occasionne sa spontanéité. On constate une occupation anarchique, l'insalubrité dans les parcelles et rues, la pollution du sol, le délabrement rapide du cadre bâti, la dégradation de l'environnement, les inondations, etc.

En outre,dans ce quartier, la distribution de l'espace habité reste très stéréotypée et standardisé, calculé généralement sur base d'un COS et d'un CES, reste trop rigide et souvent inadapté pour les habitants et leur environnement. Ce qui fait surgir des problèmes de santé physique et psychique, les maladies respiratoires causées par la négligence des contraintes climatologiques (le mauvais isolement des parois ou l'emploi des matériaux de construction toxiques, la mauvaise orientation des bâtiments ou la mauvaise ventilation des logements, l'absence des espaces verts et ouvrages d'assainissement). Des troubles du comportement social sont aussi observés et sont causés par les pollutions visuelles, sonores et olfactives au sein même de logement et de l'environnement.

De ce qui précède, nos préoccupations se résument sous forme des interrogations suivantes :

Ø Qu'est ce qui est à la base de l'état actuel du quartier Mososo ?

Ø Quelles sont les conséquences issues de l'état actuel de cequartier?

Ø Que faut-il faire pour améliorer son cadre de vie?

3. HYPOTHÈSES DU TRAVAIL

Corrélativement aux questions formulées dans la problématique, nous considérons que :

Ø L'état actuel du quartier Mososo, caractérisé par la précarité, serait dû au manque de planification avant son occupation, à la pression démographique accélérée, au besoin d'avoir un chez soi à tout prix, au laxisme du pouvoir public, etc.

Ø L'anarchie du quartier serait due à l'occupation incontrôlée du quartier et parfois illicite sur le lit majeur de la rivière Yolo.

Ø Les conséquences dues à l'état actuel de ce quartier seraient multiples, à savoir : par l'insalubrité,l'anarchie, les inondations, la dégradation de l'environnement.

Ø Pour améliorer le cadre de vie de ce quartier, il faudrait lerestructureren éco-quartier.

4. OBJECTIFS DU TRAVAIL

4.1. Objectif général

L'objectif de ce travail est d'améliorer le cadre et conditions de vie du quartier Mososo en faisant de celui-ci un éco-quartier.

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