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UNIVERSITE DE N'DJAMENA Faculté des Sciences
Exactes et Appliquées Département de
Géologie
MASTER HYDROSIG
Mémoire
Pour l'obtention du diplôme de Master en
Hydrogéologie et Système
d'Information Géographique
(Hydro-SIG)

Contribution du systeme d'information geographique et de la
télédetection à l'étude des inondations dans la
ville de n'djamena : cas de la commune du 7earrondissement
Présenté par :
DJONMBE Hounsala
Matricule : 01910114681/891050817
Sous la direction de :
Dr MAHAMAT NOUR ABDALLAH : Maître
Assistant, université de N'Djamena Dr DJORET
DAÏRA: Maître Assistant, université de N'Djamena
Soutenu publiquement le 27 Avril 2021 devant le jury
composé de
Président Loukman Bichara : Docteur,
l'université de N'Djamena
Examinateur SIDDIG AHMED Abbas : Docteur,
université de N'Djamena Rapporteur MAHAMAT NOUR ABDALLAH
: Maître Assistant CAMES;
Année académique : 2018-2019


Gloire et Honneur soient rendues à l'Eternel, Dieu de
Secours et d'Intelligence, qui dans toute sa Grâce et sa Plénitude
ma conduit pendant tout le parcours de mes études.
Je dédie aussi ce mémoire à la grande
famille Hounsala Rapsala Gaston.
Dédicaces
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
DJONMBE Hounsala, FSEA, Université de N'Djamena. Page i
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
REMERCIEMENT
Je voudrais exprimer ici toutes mes reconnaissances à tous
ceux et celles qui de loin ou de près ont contribué à
l'élaboration et à la mise en forme de ce mémoire. Je
pense à : Dr MAHAMAT NOUR Abdallah et Dr DJORET Daïra, qui ont
accepté d'encadrer ce travail d'initiation à la recherche
malgré leurs multiples occupations et qui m'ont toujours soutenue par
leurs conseils et encouragements. Votre rigueur scientifique et technique,
étaient pour moi une houlette. Je saisis cette occasion pour vous
exprimer toute ma gratitude. À tous le corps enseignant et personnel de
l'université de N'djamena et en particulier, à tous les
enseignants de Master HydroSIG pour tous les enseignements dispensés. Il
s'agit du Dr. MOUSSA Isseini, Dr. MOUSSA Abderamane, Dr. ABDERMANE Hamit, Dr.
ADOUM Issack, Dr. Job ANDIGUE, Dr. DIONDO Sandrine, Dr. MOUPING Bedjaoue, Dr.
MASSING Oursingbe, Dr. OUYA BONDORO Henry, Dr. AHMED Dorsouma, Dr. DENENODJI
Antoinette, Dr. LOUCKMANE Bichara, Dr. HAMZA Brahim, M. ABDELHAKIM MOUSTAPHA,
M. WALBADET Ezéchie et Dr SIDDIG AHMED Abbas . Mes remerciements vont
aussi à l'endroit du personnel administratif de la
faculté des sciences exactes et appliquées de
l'université de N'Djamena qui ont fait de cette institution un
abreuvoir de connaissance et de l'excellence. J'en serais toujours
reconnaissant de vos efforts.
Aux techniciens du service hygiène et assainissement et le
service aménagement de la commune du 7e arrondissement pour
leur disponibilité et conseils pendant mes enquêtes de collectes
des données.
A la Sr N'GUEMTA MANNTA Nakoye et à tout son staff de la
Bibliothèque Amadou Hampate Ba d'atrone pour m'avoir accordé leur
local pour mon travail de recherche.
Mr Allaramadji Mouldjide pour sa disponibilité et ses
multiples aides.
Mes pensées s'orientent également à
l'encontre de Mr MADAINA Patrice, Mr DOUSWE Ngoindandi et deMr MADJIHOTOUM
Tamngar et son épouse, vos soutiens ne resteront pas dans
l'oubliette.
A mes frères et soeurs MAISERIEUX Hounsala, YING-YANG
Hounsala, NDIKWA Hounsala, NGUELWE Hounsala, TEBARA Hounsala, MAINIPA Hounsala,
SOUSSE Hounsala, NDARMAIWA Hounsala, TAOGA HAMATKREO Gerard, Ma NIECE
HADJE-ACHTA Hassan et tout le reste pour leur affection et encouragement.
Qu'ils soient rassurés de ma sincère gratitude.
À tous mes camarades de Master Hydro-SIG, j'exprime ma
profonde gratitude pour les moments de joie, de partage d'ensemble durant ces
deux années passées ensemble. Je me souviens de LOTODINGAOU
LAOUKOURA Julius, HINNENNE Jean-Louis, TENA Stella, KHADIDJA
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DJONMBE Hounsala, FSEA, Université de N'Djamena Page ii
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
DJONMBE Hounsala, FSEA, Université de N'Djamena Page iii
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Khelemi, TAN-IM Abdallah Brahim, KADERE ALLAFI, Djibrine TERAB,
Moussa BATRANE, RIMTYAL Israël, Béni AINGAR, pour ne citer que
ceux-là, et sans oublier mon compagnon de tout le parcours Universitaire
GOLNODJI Mbaiyanbe Narcisse. Je garde une grande reconnaissance à
l'endroit de toute la famille de Mr VAISSECKNE Jacques et Me. ACHE Nicole Adoum
pour ces multiples conseils, encouragements et soutiens tout au long de mon
parcours. A tous ceux dont les noms ne sont pas cités et qui se
reconnaissent à travers cette étude, je tiens à leurs
témoigner ma profonde gratitude.
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
DJONMBE Hounsala, FSEA, Université de N'Djamena. Page i
Table de matières
Dédicaces Erreur ! Signet non
défini.
REMERCIEMENT ii
Table de matières i
Liste des figures iii
Sigle et abréviation v
RESUME vii
INTRODUCTION 10
I. CADRE NATUREL 12
I.1 Localisation et géomorphologie du site d'étude
12
1.1. Localisation du site d'étude 12
1.2. Géomorphologie 13
1. Contexte socioéconomique 14
2. Cadre climatique 15
a. Les précipitations 15
b. Température 17
c. Ensoleillement. 18
d. Humidité Relative 18
e. Evaporation 19
3. Cadre pédologique et géologique 20
? Pédologie : 20
? Géologie 21
4. Cadre hydrologique et hydrogéologique 21
? Hydrologie : 21
? Hydrogéologie 24
5. La végétation 26
II. MATERIEL ET METHODES 28
1. Données existantes 28
2. Mission de terrain et outils de travail 28
3. Outils de travail 29
4. Méthodes de traitement des données 29
III. RESULTATS ET INTERPRETATIONS 36
1. Occupation de sol entre 1999 et 2020 36
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
? État de l'occupation du sol en 2020 38
? Synthèse de l'occupation du sol de 1999 à 2020
40
2. Le modèle numérique de terrain (MNT) 41
3. La pente du terrain 47
4. Pédologique de la zone 49
5. Risque d'inondation par les cours d'eau 51
6. Synthèse de discussion 54
CONCLUSION ET RECOMMENDATION 56
Reference bibliographique : 59
ANNEXES LX
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Liste des figures
Figure 1: Carte De Localisation De La Commune Du 7e
Arrondissement 13
Figure 2 : Carte Topographique De La Ville De N'djamena A
Partir Du Mnt(Srtm) 14
Figure 3:Precipitations Moyennes Mensuelles Interannuelles De
La Periode De 1990 A 2019 . 16
Figure 4: Precipitation Interannuelle De La Ville De N'djamena
De 1999 - 2019 (Anam) 17
Figure 5: Temperature Moyenne Mensuelle De La Periode De 1990
A 2018 (Anam). 17
Figure 6: Variation Journaliere De L'ensoleillement . 18
Figure 7: Humidite Relative Moyenne Mensuelle De
1990-2018(Anam). 19
Figure 8: Evaporation (Piche) Moyenne Mensuelle Interannuelle
De 1990-2018 (Anam). 19
Figure 9 : Coupe Transversale Du Bassin Du Lac Tchad (Source :
Schneider Et Wolff, 1992). 21
Figure 10: Carte Des Reseaux Hydrographiques Des Bassins
Versants Du Chari Et Du Logone
(Source : Cblt, 2006) 23
Figure 11: Carte Montrant Les Mares De La Ville De N'djamena
(Mairie De N'djamena). 24
Figure 12: Carte D'interpolation Des Niveaux Statiques Des
Points De Mesures Et Forages Ste
(Deubalbe, 2017). 26
Figure 13: Plate-Forme Usgs De Telechargement Des Images
Satellitaires Landsat. 30
Figure 14: Procedure De Telechargement D'images Landsat7 Etm+
Et Landsat 8 Oli/Tirs 31
Figure 15: Bande Des Differents Indices Calcules. 33
Figure 16: Composition Coloree De Fausse Couleur De L'image
Landsat. 34
Figure 17: Carte D'occupation Du Sol De La Commune Du 7e
Arrondissement. Periode Du 17
Novembre 1999 (Source : Landsat7 Et M+,1999) 37
Figure 18: Repartition Des Classes D'occupation Du Sol De
L'annee 1999 38
Figure 19: Carte D'occupation Du Sol De La Commune Du 7e
Arrondissement. Periode Du 01
Octobre 2020. 39
Figure 20: Repartition Des Classes D'occupation Du Sol En 2020
40
Figure 21: Dynamique D'occupation Du Sol Entre 1999 Et 2020 De
La Commune Du 7e
Arrondissement 41
Figure 22: Carte Geomorphologique En 2d (Strm) ERREUR
! SIGNET NON DEFINI.
Figure 23: Profil Topographique. Nw-Se. 44
Figure 24: Profil Topographique Ne-Sw. 45
Figure 25: Modelisation En 3d Sur Le Logiciel Surfer Du
Relief. (Srtm) 46
Figure 26: Carte De La Pente Du Terrain Extraite De Srtm 48
Figure 27: Carte D'influence De La Pedologique Sur Le Reseau
De Drainage. (J.Pias 1958) 50
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Figure 28: Reseau De Drainage Et Les Mares. (Google Earth Et
Srtm) 52
Liste des photos
Photo 1: sol argileux a n'djamena 20
photo 2: fleuve chari pendant la periode de crue vers quartier
habbena du 11 septembre 2020. 47
photo 3: inondation pluviale du 3 septembre2020 dans la
commune du 7e arrondissement. 53
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Sigle et abréviation
ACTED: Agence d'aide à la
coopération technique et au développement
ANAM : Agence Nationale de
Météorologie
BRGM : Bureau de Recherche Géologique
et Minière
CBLT : Commission du Bassin du Lac-Tchad
CDIG : Centre de Documentation et de
l'Information Géographique
CNRD : Centre National de Recherche et de
Développement
CONASI: Comité National d'Assistance
aux Sinistrés
DCPU : Document Cadre de Planification
Urbaine
DRE : Direction de Ressources en Eau
ETM+: Enhanced Thematic Mapper plus
FAO: Organisation des Nations-Unies pour
l'Alimentation et l'Agriculture
GPS : (Global Positionning System)
Système de positionnement global System
Ha : hectare
Hydro-SIG : Hydrogéologie et
système d'information géographique
INSEED: Institut National de la Statistique,
des Études Économiques et Démographiques.
m: mètre.
MATUH : Ministère de
l'Aménagement du Territoire de l'Urbanisme et de l'Habitat
mm: millimètre
MNT : Modèle Numérique de
Terrain
NDVI: Indice de différence
normalisée de végétation
NDWI: Indice de différence
normalisée de l'eau
OCHA : Organisation pour la Coordination des
Humanitaires
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
OLI/TIRS: Oprational Land Imager et Thermal
Infrared Sensor
ONU : Organisation n des Nations Unies
ORSTOM: Office de la Recherche Scientifique
et Technique Outre-Mer
PUR: plan urbain de
référence
QGIS: Quantum Geographical Information
System
RGPH : Recensement Générale de
la Population et de l'Habitat
SDEA: Schéma Directeur de l'Eau et de
l'Assainissement
SHP: Shape File
SRTM: Shuttle Radar Topography Mission
STE: Société Tchadienne de
l'Eau
UNITAR : l'Institut des Nations Unies pour la
formation et la recherche
USGS: United States Geological Survey
UTM: Universal Transverse Mercator
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
RESUME
La gestion d'inondation de la ville de N'Djamena en
général et celle de la commune du 7e arrondissement en
particulier à l'aide de logiciel de SIG et de la
télédétection, exige une analyse multicritère
basée sur quatre principaux facteurs qui sont la pluviométrie
(eau de pluie), la perméabilité du sol (pédologie), le
relief (topographie), la pente et l'occupation du sol. L'étude
menée autour de ses facteurs nous atteste que l'inondation dans la
commune du 7e arrondissement est exclusivement d'ordre pluvial avec un cumul
pluviométrique annuel atteignant 200 à 300 mm Le facteur
topographie inégalement réparti et donc les altitudes oscillent
de 295 à 304m avec une moyenne de 294m. La pente est très faible
et se situe dans l'ordre 0,1 à 2,02 % avec une moyenne de 1,6% et qui
est orientée du vers nord-ouest au lieu du sud de la commune pour se
déverser dans le fleuve Chari.
Les résultats observés suivant les altitudes de
la commune du 7e arrondissement nous révèlent que la berge du
fleuve Chari se trouve plus élevée que l'intérieur de la
commune. L'autre facteur déterminant qui occasionne l'inondation dans la
commune est l'occupation du sol avec une forte urbanisation qui est
passée de 13% (926 ha) a 77% (5472) en 2020 soit une augmentation de
64%. La croissance exponentielle de la population et l'urbanisation anarchique
entraine l'occupation des bas-fonds et des chemins de ruissellement des eaux.
Le facteur pédologique est à signaler car la commune est
bâti sur un sol constitué des sols hydromorphes (argile-sablonneux
et argile noire), qui ont une faible perméabilité qui ne favorise
pas l'infiltration de l'eau vers la nappe et engendre l'inondation.
Mots clés : inondation, 7e
arrondissement, SIG, Télédétection.
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
ABSTRACT
The flood management of the city of N'Djamena in general and
that of the municipality of the 7th arrondissement in particular using GIS
software and remote sensing, requires a multicriteria analysis based on four
main factors which are rainfall. (rainwater), soil permeability (pedology),
relief (topography), slope and land use. The study carried out around its
factors attests to us that the flooding in the municipality of the 7th
arrondissement is exclusively of a pluvial order with an annual rainfall
accumulation reaching 200 to 300 mm The topography factor unevenly distributed
and therefore the altitudes oscillate from 295 to 304m with an average of 294m.
The slope is very low and is in the order 0.1 to 2.02% with an average of 1.6%
and which is oriented north-west instead of the south of the town to flow into
the river Chari.
The results observed according to the altitudes of the
municipality of the 7th arrondissement show us that the bank of the Chari river
is higher than the interior of the municipality. The other determining factor
that causes flooding in the municipality is land use with high urbanization
which increased from 13% (926 ha) to 77% (5472) in 2020, an increase of 64%.
The exponential growth of the population and anarchic urbanization leads to the
occupation of lowlands and water runoff paths. The pedological factor should be
noted because the town is built on a soil made up of hydromorphic soils (sandy
clay and black clay), which have a low permeability which does not favor the
infiltration of water towards the water table and generates the flood.
Keywords: flood, 7th arrondissement, GIS, Remote sensing.
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
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DJONMBE Hounsala, FSEA, Université de N'Djamena Page 10
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
INTRODUCTION
La question des risques naturels dans le monde constitue de
nos jours, et ce à travers des multiples menaces, le principal souci
à la fois environnementale, économique et sociale. Dans ces
multiples désastres (inondation, érosion côtière,
réchauffement climatique, vents violents...), ils engendrent de nombreux
dégâts matériels et humains tant dans les pays
développés que ceux en voie de développement. Toutefois,
la différence entre ces pays peut se situer au niveau de la
capacité et ou stratégie d'adaptation et de gestion de ces
risques.
Les inondations représentent le risque de catastrophes
les plus dévastatrices dans le monde (Magdelaine, 2012)
.Durant ces vingt(20) dernières années, 90 % des catastrophes
naturelles sont causées par les inondations, les tempêtes, les
vagues de chaleur, les sècheresses et autres évènements
liés à des phénomènes climatiques. Les inondations
représentent à elles seule plus de 47 % des désastres
liés au climat d'après le rapport de l'ONU de 1995-2005 et
2005-2015.
En Afrique de l'ouest et précisément à
Dakar au Sénégal, les inondations enregistrées en
1987,1995,1996,2000,2003 et 2005 soulèvent des préoccupations
à la fois naturelles et sociales, au rang desquelles la remise en eau
des bas-fonds asséchés autrefois, l'occupation de ces bas-fonds
par des habitats spontanés ,le retour à la normale des pluies
rompues depuis les années 1970 (Wade et al.2008).
En Afrique centrale, Ovono(2017) s'est
basé sur les outils de la géomatique pour faire une analyse sur
l'érosion côtière sur les côtes gabonaise. Le Tchad
est l'un des pays les plus confrontés aux phénomènes
d'inondation qui se manifestent de façon catastrophique constituant
ainsi une menace sérieuse pour l'homme et ses biens à travers
plusieurs régions du territoire national . Selon le rapport de OCHA du
10 septembre 2020, le mois d'août 2020 en particulier a provoqué
de nombreuses inondations sur la plupart du territoire national : au centre, au
sud, à l'est, au Lac et dans la capitale N'Djamena. Les statistiques du
Gouvernement indiquent que les inondations ont affecté près de
190 000 personnes et près de 38 000 ménages sont touchés
par les inondations. Une analyse de l'Institut des Nations Unies pour la
formation et la recherche (UNITAR) comparant les précipitations de 2015
à 2020 pour les mois de mai, juin et juillet montre une
dégradation et une forte augmentation des précipitations
mensuelles et ceci d'une année à l'autre (OCHA
,2020).
En l'espace de trente ans, N'djamena a connu plusieurs
inondations. Les plus marquantes sont celles des années 1988, 1998 et
2012 ou plus de la moitié de la population était touchée
(Ramadane.A, 2015).
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Des études utilisant le SIG et la
télédétection ont été menées sur les
inondations dans la ville de
N'Djamena .On peut citer celle de DJIMTA.R,(2018)
qui a travaillé sur le thème : Modélisation des
risques d'inondation de la ville de N'Djamena a l'aide de SIG. Il a
utilisé le SIG pour le repérage des ilots avec les risques
d'inondation et la délimitation des bassins et celle de
Bayam.B.S,(2012) menée sur le thème Morphologie
,occupation du sol et inondation dans la ville de N'Djamena. Sa
méthodologie est basée sur l'utilisation de la
télédétection pour cartographier l'occupation de sol et
montrer la dynamique de l'occupation du sol. Mais il reste encore à
élaborer un véritable système de prévention du
risque basé sur l'exploitation des Systèmes d'Information
Géographique et de la télédétection pour faire face
de manière plus efficace aux problèmes récurrents des
inondations dans la ville de N'Djamena de manière générale
et de la commune du 7e arrondissement en particulier.
Pour une meilleure gestion des risques d'inondations dans un
contexte de changement climatique et de l'urbanisation galopante dans la
commune du 7e arrondissement, une meilleure connaissance des facteurs causant
l'inondation est indispensable. C'est dans ce sens que s'inscrit la
présente étude intitulée « Contribution du SIG et de
la télédétection à l'étude des inondations
dans la ville de N'Djamena : cas de la commune du 7e arrondissement ».
Globalement, notre travail consiste à contribuer
à l'étude des facteurs qui engendrent les inondations
saisonnières dans la commune du 7e arrondissement grâce aux outils
SIG et de la télédétection.
Spécifiquement, ce travail vise à :
V' Exploiter les données radar srtm pour l'analyse de
la géomorphologie de la commune du 7e arrondissement et
l'élaboration des cartes thématiques (carte de relief, carte des
pentes, carte de réseaux de drainage) ;
V' Utiliser l'image Google earth pour Cartographier les zones
inondables ;
V' Réaliser les cartes d'occupation de sol avec les
images optiques (landsat) pour observer la dynamique de l'occupation du sol et
d'étudier son influence sur les inondations ;
V' Proposer des solutions pouvant permettre l'adaptation ou la
résilience aux aléas climatiques (inondation).
Cette étude singulière sur l'inondation dans la
commune du 7e arrondissement s'organise autour de quatre(4) parties.
Le cadre naturel, l'approche méthodologique, le résultat et
interprétation puis la synthèse de la discussion.
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
I. CADRE NATUREL
I.1 Localisation et géomorphologie du site
d'étude
1.1.Localisation du site d'étude
N'Djaména est située au Centre-ouest du pays, au
confluent des fleuves Chari -Logone, centrée sur 12°06'36 de
Latitude Nord et 15°02'34 de Longitude Est. Elle est la plus grande et
importante ville du Tchad avec une population de 1600395
d'habitant selon la projection d'INSEED de 2020.
Située entre le 15°04'55,34» à
15°11'04,37» de la longitude Est et 12°07'56,11» à
12°07'56,64» de la latitude Nord, la commune du
7ème Arrondissement est l'une des communes de la ville de
N'Djaména la plus vaste avec une superficie de 24 021 hectares et
peuplée de 343 277 habitants (service SIG commune de la ville de
N'Djaména). Elle fait frontière au Nord par la commune du
8ème Arrondissement, à l'Est par la sous-
préfecture de Lian, à l'Ouest par la commune du
6ème Arrondissement et au Sud par la commune du
9ème Arrondissement. D'abord, avec une population de 343 277
habitants (RGPH2, 2009), elle est la plus vaste et la plus
peuplée de la ville de N'Djaména. Cependant, la gestion de cette
Commune est rendue complexe par une croissance rapide de la population : La
commune du 7ème regroupe un dixième de la population
de la ville de N'Djaména et son taux de croissance s'élève
à 5% par an (SIG, commune de la ville de N'Djaména, 2018). Ce
taux de croissance nous conduit à estimer que la population de la
commune de 7ème Arrondissement atteindra un million
d'habitants en 2035.La commune du 7ème Arrondissement compte 12
quartiers à savoir : Dembé, Chagoua, Habbena, Atrone, Amtoukoui,
Ambata, Boutalbagara, Gasssi, Mandjafa, Kliwiti, Kourmanadji et Digo
(Fig1).
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Figure 1: Carte de localisation de la commune du
7e arrondissement
1.2.Géomorphologie
Le relief de la ville de N'Djamena est dans son ensemble
légèrement plat. Sa cote la plus haute est de 300 m et la plus
basse est de 288 m (Figure 2). Il s'agit d'un ensemble de
plaines inondables et exondées issues du quaternaire récent,
s'étendant de part et d'autre du fleuve Chari. On y trouve partout des
bas-fonds ou de faibles dépressions accumulant les eaux de pluie pendant
la période d'hivernage et le début de la saison sèche.
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Figure 2 : Carte topographique de la ville de
N'Djamena à partir du MNT(SRTM) 1. Contexte
socioéconomique
? La démographie
La ville de N'Djamena est peuplée de 993492 habitants
(RGPH2, 2009).Sa population représente 8 % de la
population nationale .Elle occupe une place à part dans le réseau
urbain tchadien, cette population représente 41 % des citadins du pays.
La population tchadienne croit en général à un rythme de
3,6% par an (INSEED, 2009) ce qui engendre une urbanisation
anarchique. On y rencontre toute sorte de culture tchadienne car toutes les
couches ethniques y sont représentées. Les groupes ethniques les
plus représentés sont les suivants classes par ordre
d'importance/ Ngambay,Arabes, Ouaddai. Hadjarai, Daza, Bilala, Kanembou, Marba.
Kanouri, Gore, Kouka, Toupouri, Sarah, Barma (RGPH2, 2009). La
commune du 7ème Arrondissement comptait 223.231 habitants
(RGPH2, 2009), la projection de la Mairie de N'djamena a
estimée 343 277 habitants en 2018.
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? Activités économiques
L'activité économique de la ville de N'Djamena
se caractérise par une relative
hétérogénéité comparativement à celle
des autres provinces du pays, dominée par le secteur de l'agriculture et
de la pêche. L'activité dominante est le commerce qui occupe 37%
de personnes, soit environ deux actifs N'Djaménois sur cinq
(RGPH1, 1993). Le secteur primaire occuperait 9,1% des
activités de la ville et concerne celles qui sont liées à
l'agriculture en général et la culture maraîchère en
particulier. Le secteur secondaire, localise essentiellement dans le premier
arrondissement est représenté par les industries.
2. Cadre climatique
Le climat de la ville de N'Djamena est de type sahélien
avec une pluviométrie inférieure à 600 mm de pluie par an
et une température moyenne de 35° C toute l'année (avec un
fort soleil), le maximum des températures pouvant atteindre 45°C
entre mars et mai. Des nuages de poussière liée à
l'Harmattan s'abattent sur la ville pendant la saison sèche,
réduisant donc la visibilité, c'est-à dire que lorsque la
vitesse du vent au sol atteint une certaine vitesse critique (qui est de
l'ordre de 15m/s), cette vitesse peut soulever de la poussière. Au cours
de l'année, les vents sont issus du déplacement de la zone de
convergence intertropicale, qui sépare les masses d'air maritime humide
(«Mousson») des masses d'air continental sec
(«Harmattan»).
a. Les précipitations
L'analyse de l'histogramme de précipitations moyenne
mensuelle de la ville de N'Djamena pour la période de 1990 à 2019
montre deux saisons dont l'une est sèche et l'autre humide. La saison de
pluie commence à partir du mois de juin et fini en Septembre
(Figure 3). Le mois de Mai est considéré comme
le mois de transition de début de saison de pluies et octobre
période de transition de fin de saison.
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Intensité pluviometrique en mm
250
200
150
100
50
0
Figure 3:Précipitations moyennes
mensuelles Interannuelles de la période de 1990 à 2019 (ANAM).
L'histogramme suivant présente la pluviométrie
moyenne interannuelle de 1990 à 2019 de la ville de N'Djamena avec des
irrégularités notoires dans le temps avec une moyenne
interannuelle de 577 mm. L'année la plus pluvieuse est celle de 1998
suivie de l'année2018 avec les hauteurs moyennes annuelles qui
atteignent respectivement 775 mm et 754mm. L'année 1990 connait une
insuffisance pluviométrique avec une hauteur moyenne annuelle de 296 mm.
Elle demeure l'année qui a enregistré la basse hauteur
pluviométrique depuis 30 ans. Les dix (10) dernières
années présentent une moyenne annuelle au-dessus de 400mm, cela
montre une légère amélioration de la tendance
climatique.
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précipitation
|
Intensité (mm)
|
1000 900 800 700 600 500 400 300 200 100
0
|
Moyénne
interannuelle
(577,59mm)
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
2017 2018 2019

Figure 4: Précipitation interannuelle de
la ville de N'Djaména de 1999 - 2019 (ANAM)
b. Température
Les températures moyennes mensuelles oscillent entre
30°C et 40°C. La courbe de variation montre deux maxima (avril et
octobre) et deux minima, l'un en saison de pluies pendant le mois le plus
pluvieux (août) et l'autre en hivers (janvier). Le graphique
ci-après illustre l'évolution annuelle de la
température.

Temperature (0C)
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Figure 5: Température moyenne mensuelle
de la période de 1990 à 2018 (ANAM).
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c. Ensoleillement.
La figure 6 indique la variation journalière
d'ensoleillement de 1990 à 2018.le minimum est observé pendant le
mois d'Août avec une durée de 6,5h par jour et cela se justifie
par la saison de forte pluviométrie dans la ville d'où la
couverture nuageuse ne favorise pas un bon rayonnement solaire. Le maximum se
situe dans le mois de Novembre avec une durée de 10h par jour.

10
8
6
4
2
Ensoleillement h/J
12
0
Figure 6: variation journalière de
l'ensoleillement (ANAM).
d. Humidité Relative
L'humidité relative de l'air atteint 95% en août et
19% en février-mars pour ne pas dépasser une moyenne annuelle
d'environ 57%.
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Humidité en %
120
100
40
80
60
20
0
Figure 7: Humidité relative moyenne
mensuelle de 1990-2018(ANAM).
e. Evaporation
Les évaporations citées ci-dessous ont
été mesurées à l'aide de l'appareil Piche dans la
ville de N'Djamena et sont données en millimètre. Le maximum de
l'évaporation se situe en saison sèche, le minimum en saison des
pluies. Les valeurs mensuelles moyennes interannuelles de l'évaporation
PICHE de la station de N'Djamena sont reportées sur la figure 8. Les
variations de l'évaporation PICHE suivent celles de la
température et vont en sens inverse de la pluviométrie.
L'évaporation mensuelle maximale est atteinte au mois
de Mars avec 410mm et la valeur minimale apparaît au mois d'Août
avec 69mm.
|
450 400 350 300 250 200 150 100
50
0
|
|
|
|
|
Evaporation de piche (mm)
|
|
|
|
|
|
|
Figure 8: Evaporation (piche) moyenne mensuelle
interannuelle de 1990-2018 (ANAM).
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3. Cadre pédologique et
géologique
? Pédologie :
On distingue deux grandes catégories de sols dans la
ville de N'Djamena, réparties sur deux grandes unités de
paysages. Elle se distingue par leur structure, leur texture, leur composition
chimique et leur relative position topographique (J.Pias,
1974).
Les sols en zones émergées :
Ces sols sont d'une bonne structure physique et bien drainés. Leur
texture granulométrique ne permet qu'une faible rétention en eau
et un médiocre potentiel d'échange cationique, d'où une
modeste richesse en éléments chimiques nutritifs. Ceux-ci
présentent deux variantes, dont les complexes sols
hydromorphes-vertisols et sols hydro morphes- halomorphes. Les sols en zones
émergées connaissent un processus d'érosion pelliculaire
décapante, suivi du transport des matériaux vers le bas-fond.
Très colonisés par les cultures, ces sols subissent une
évolution régressive ou, tout simplement, une dégradation
qui aboutit à la formation de sols stériles.
Les sols en zones inondables. Il s'agit
essentiellement des sols hydromorphes d'ensemble permanente ou temporaire
très argileux à argilo-limono-sableux. Ces derniers montrent une
disparité accentuée en fonction de leur structure, de leur faible
perméabilité et de leur mauvais drainage. On distingue deux
catégories, dont les sols hydromorphes et les vertisols. Les sols
inondables sont imperméables et présentent une bonne aptitude
pour les cultures de décrue.

Photo 1: Sol argileux à N'Djamena
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? Géologie
La géologie du Chari Baguirmi en générale
et celle de la ville de N'Djamena en particulier est liée à celle
du Bassin du Lac Tchad (BRGM, 1988 ; Kushnir, 1993 ; Djoret, 2000,
Edith, 2007). La région du Chari Baguirmi repose sur les
alluvions du quaternaires de l'ancien Lac Tchad, ces alluvions sont
superposées au sol cristallin précambrien. Sa stratigraphie a
distingué des dépôts sédimentaires d'origine
fluviale, lacustre ou éolienne lors de la formation quaternaire. La zone
est constituée de formation sédimentaire des sables, des argiles
et des limons du quaternaire. Les sables sont particulièrement
développés dans la partie centrale de la cuvette, sur les lits du
Logone-Chari ainsi que dans le sud du Kanem.

Figure 9 : Coupe transversale du bassin du lac
Tchad (Source : Schneider et Wolff, 1992).
4. Cadre hydrologique et
hydrogéologique
? Hydrologie :
Le réseau hydrographique est dominé
essentiellement par les deux fleuves : Chari et Logone. Le fleuve Chari coule
entièrement dans pays au sud de la ville de N'Djamena, alors que le
Logone la sépare du Cameroun. La ville comprend quelques cours d'eau
temporaires et des dépressions inondables. Au cours d'une certaine
période, ces cours d'eau tarissent compte tenu de la forte
évaporation et de la courte saison des pluies. Les principales
caractéristiques des deux fleuves sont présentés
ci-dessous (J.Pias ,1970).
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? Le Logone
Le Logone prend sa source dans le plateau de l'Adamaoua
(Cameroun) à 1 200 m d'altitude. Long de 1000 km, il porte le nom de
Vina au Cameroun et reçoit la M'Béré grossie du Ngou et de
la Lim. L'ensemble constitue le Logone occidental qui collecte la Pendé
ou Logone oriental, et sur la rive gauche la Tandjilé issue des plateaux
Laka. Ce fleuve ne recevra plus aucun affluent jusqu'à sa confluence
avec le Chari (Fig10). Les eaux perdues en amont lui
retourneront plus en aval par l'intermédiaire des défluents. Son
régime est caractérisé par une crue qui débute avec
le commencement de la saison des pluies (mai- juin). La grande crue
s'étale de juillet à octobre avec un maximum dans ce dernier
mois. La décrue est régulièrement observée
dès la fin octobre avec des débits moyens mensuels à
l'étiage de 45 à 100 m3/s et de 1 800 à 2 000
m3/s au moment de la crue. L'étiage se situe en avril-mai.
Ensuite, au plus fort de la crue le Logone inonde par ses déversements
les plaines environnantes. Pendant cette période, les débits
diminuent progressivement de l'amont vers l'aval, conséquence des pertes
subies par le fleuve. Le Logone perd 20 à 30 % de son débit par
déversement entre Laï et le confluent du Chari. Ces
déversements irriguent les plaines et les rendent favorables aux
cultures.
? Le Chari
Le Chari prend ce nom en amont de Fort-Archambault, actuel
Sarh. Il résulte de la jonction de plusieurs rivières venant de
la République Centrafricaine. Son régime est presqu'identique
à celui du Logone. La crue débute en juin pour atteindre son
maximum en octobre-novembre. Les débits moyens mensuels se situent dans
l'ordre de 2 500 à plus de 4 000 m3/s suivant l'année
considérée à N'Djamena. La décrue est
régulière à partir de novembre et l'étiage a lieu
en avril-mai (150 à 200 m3/s). Le cours inférieur du Chari
s'étend de N'Djamena au Lac Tchad. Le fleuve Chari recoupe dans cette
partie, des formations quaternaires récentes, en même temps qu'il
a donné naissance aujourd'hui à une multitude des
défluents qui ont disparu.
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Figure 10: Carte des réseaux
hydrographiques des bassins versants du Chari et du Logone (Source : CBLT,
2006)
? Les mares et marigots
Ils sont partout dans les cuvettes d'inondation de la ville de
N'Djamena et sont soit entretenus par les hommes ou soit naturels. Aux
premières pluies, ils collectent les eaux des rigoles. A la fin de la
saison des pluies, ils gardent pendant un temps leurs eaux avant que celles-ci
ne s'évaporent. Parmi eux, on distingue principalement
(Fig11):
? Le marigot des Jardiniers : long de 2,5 km, il traverse le
bassin versant portant le même nom. Ancien bras latéral du
Chari, il se situe entre le quartier Ardepdjoumal et Paris-congo. Il collecte
et évacue les eaux pluviales dans le Chari. C'était un
marécage naturel peu profond vers lequel toutes les eaux des quartiers
périphériques convergeaient. Son tracé fut
recalibré entre 1978 et 1988 ans le cadre des actions de drainage des
eaux pluviales de la ville;
? Le marigot d'Amriguebé : ce marigot long de 2 km
prend sa source au centre-ville et constitue l'évacuateur principal
du bassin versant portant le même nom. Dans les années 19701980,
c'était un marécage naturel peu profond vers lequel toutes les
eaux des quartiers
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périphériques convergeaient. Son tracé
fut recalibré également entre 1978 et 1988 pour devenir un grand
canal à ciel ouvert ;
? La cuvette Saint Martin: c'était un
cours d'eau naturel ancien affluent du Chari. Il divisait la vieille ville
(Fort-Lamy) en deux parties en sens Nord-Sud. Une étude d'assainissement
y fut réalisée en 1959 afin de créer un bassin en amont
jouant le rôle de collecteur des eaux de ruissellement. Les premiers
travaux avaient eu lieu en 1960 donnant ainsi naissance au canal saint Martin
(MADJ-NDEUDE.R, 2009). Les autres sont des petits bassins de
retentions et les petites mares dans les différents arrondissements de
la ville.

Figure 11: Carte montrant les mares de la ville
de N'Djamena (Mairie de N'Djamena).
? Hydrogéologie
? Caractérisation et type d'aquifères
à Ndjamena
L'aquifère de la nappe phréatique de N'Djamena
est situé dans les niveaux détritiques du Quartenaire qui est
formé essentiellement d'alternance d'argile et de sable, surmontant une
épaisse formation argileuse du pliocène (Kadjangaba,
2007).
Le quartenaire est un aquifère régional libre,
composé notamment de sables moyens fins localement
entremêlés d'argiles conduisant à des aquifères de
caractéristiques semi-confinées. En revanche, Kadjangaba
(2007) mentionne que l'ensemble de l'aquifère du quartenaire de
la
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ville de N'Djamena est un aquifère multicouche et
divisé par une couche argileuse imperméable à
semi-imperméable dans l'aquifère superficiel (8 à 20m)
exploité par des puits traditionnels .Un aquifère
intermédiaire (20 à 30m) exploité par les forages manuels
privés et un aquifère relativement profond exploité par
des forages de la STE (30 à 60 mètres). Cette couche d'argile a
été détectée localement à une profondeur
d'environ 20 mètres, et présente une épaisseur allant
jusqu'à 40m (BRGM, 1967). D'après les
études de Djoret (2000), le niveau statique des
aquifères de la nappe à Ndjamena, varie progressivement de 08
à 20m à partir de la bordure du fleuve vers le Nord
(Fig12). La nappe captée à N'djamena par les
puits, les forages privés, les forages profonds de la STE et l'ensemble
des forages industriels est la nappe Quaternaire du Chari Baguirmi
(Kadjangaba, 2007). Du point de vue
hydrogéologique, on peut différencier les trois (3) niveaux de
ces nappes dans le Quaternaire, bien qu'il y ait une continuité
hydraulique (pression) sur la verticale des terrains saturés et de
nombreuses variations horizontales de faciès :
? de 08 à 20 m : Aquifère
contenant une nappe libre, capté par de nombreux puits
et puisards
et par la partie supérieure des forages manuels. Ces
niveaux sont très sensibles à la pollution,
notamment anthropique et l'exploitation de ces ouvrages pour
l'alimentation en eau potable
doit être considérée comme un
problème sanitaire majeur. Selon les travaux de recherche de
Kadjangaba (2007) cette nappe est
caractérisé par une transmissibilité hydraulique T= 3
à
5 10-3 m2/s, et un coefficient
d'emmagasinement, S = 3.10-4 à 1.3 10-3) ;
? De 20 à 30 m : Aquifère
contenant une nappe intermédiaire libre exploité
par les forages manuels privé.
? De 30 à 60 m : Aquifère
sableux avec passées argileuses, contenant une nappe captive
profonde. Ces niveaux sont ceux qui peuvent être captés
par les forages profonds (forages STE).
Il est toujours préférable de capter les niveaux
sableux de base qui sont isolés de la surface par des passages argileux
et/ou par une épaisseur suffisante de formations sablo-argileuses,
permettant une filtration biologique efficace des eaux supérieures,
potentiellement contaminées par les latrines.
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Figure 12: Carte d'interpolation des niveaux
statiques des points de mesures et forages STE (Deubalbé, 2017).
5. La végétation
N'Djamena est située au centre d'une région de
savane. Elle est caractérisée par une savane arbustive
très dégradante laissant les sols nus. Les espèces
végétales, les plus dominantes de la région sont : les
acacias et les arbustes épineux. Ces espèces sont les plus
répandues dans la région. À l'intérieur du
périmètre urbain, la couverture végétale a
complètement disparu faisant place à des lotissements
étendus. L'extension de la ville vers les régions
périphériques et les besoins en bois de chauffe ont causé
la disparition complète du couvert végétal qui a
été considéré comme la ceinture urbaine.
La végétation joue fondamentalement un
rôle régulateur dans le changement climatique, et dans le
renouvellement du cycle hydrologique. Elle constitue une composante essentielle
du paysage. Enfin, la ville de N'Djamena a récemment
bénéficié d'un projet étatique de reboisement et de
la création de la ceinture verte pour deux (2) grands sites: le site de
Gaouï et le site de Wali. La muraille verte de Gaouï occupe une
superficie de 40 000 mètres (40 Km) de long et 2 00 mètres
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de large. Elle s'étend de Gaouï à la sortie
Nord-est de la ville jusqu'à la sous-préfecture de Mani dans le
Lac-Tchad.
Conclusion :
L'étude géophysique et géomorphologique
de la ville de N'Djamena nous procure quelque nombre d'information visant
à faire une analyse des risques d'inondation dans la commune du 7e
arrondissement en se basant sur les données de précipitation, de
température, la géomorphologie et la pédologie etc. qui
sont des facteurs déterminants. Ces données nous serviront des
outils et moyens pertinents qui détermineront la qualité des
résultats que nous obtiendrons durant notre recherche. Dans les parties
suivantes, nous aborderons la partie méthodologique en élucidant
les causes, préventions des risques d'inondation et les résultats
obtenus ainsi que les démarches entretenues.
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II. MATERIEL ET METHODES
Pour la réalisation de ce travail, des recherches
bibliographiques (bibliothèques, centre de recherches, anciens travaux
de mémoire, internet), des collectes de données et le traitement
de ces données ont été effectués.
1. Données existantes
Nous avons utilisé des données existantes pour
réaliser les différentes cartes thématiques. Il s'agit de
:
> données climatiques exploitées sont celles
de la ville de N'Djamena acquises à l'Agence National de la
Météorologie (ANAM). Elles sont composées de :
? La pluviométrie mensuelle (1990 à 2019) ;
? Les températures interannuelles (1990 à 2018)
;
? Humidité relative mensuelle (1990 à 2018) ;
? L'ensoleillement de 1990 à 2018 ;
? Evaporation mensuelle de Piche (1999 à 2018);
> données satellitaires : Deux(2) images dont le
Landsat 7-ETM+ du 17 novembre 1999 et
Landsat 8 OLI / TIRS du 01 octobre 2020 ;
> donnée radar : une image SRTM de 2009 a
été également exploitée ;
> données shapfiles de la carte de la ville de
N'Djamena ;
> carte pédologique de Fort-Lamy (N'Djamena) de
1/200.000e de 1958 ;
2. Mission de terrain et outils de travail
V' Mission de terrain
Les travaux de terrain ont été
réalisés dans la plupart des quartiers de la commune pendant la
saison pluvieuse et pendant la période non pluvieuse. Les
activités menées sont les suivantes :
Observations des zones ou quartiers les plus vulnérables
à l'inondation (Boutalbakara, Amtouikoui, Atrone, Dembé et
Habbena) pour constater les dégâts causés par les averses
de cette année et de photographier les zones vulnérables,
Visites aux abords du fleuve Chari, pour observer l'avancer de
crue du fleuve,
Campagne de levée de coordonnées
géographiques (longitude, latitude et l'altitude) effectué dans
les quartiers de la commune afin réaliser la modélisation en 3D
du modèle numérique du terrain,
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Une reconnaissance des unités d'occupations du sol dans
la commune du 7e arrondissement.
3. Outils de travail
Un appareil Smartphone tecno smart 4 menu d'un GPS de type
UTM GEO MAP 2.8.4 pour la prise des coordonnées
géographiques (longitudes et latitudes), les altitudes des terrains et
des photos.
? Outil informatique
La réalisation de ce travail a nécessité
l'utilisation de matériel informatique. Il s'agit essentiellement d'un
ordinateur doté de plusieurs logiciels nécessaires au traitement
des informations et données. Le logiciel QGIS 2.16 pour
la réalisation des différentes cartes thématiques, le
géoréférencement, le géotraitement et l'habillage
des cartes. Le logiciel Grass gis 6.4.4 pour la
réalisation de la carte des réseaux de drainage. Pour le
traitement des images satellitaires Landsat nous avons utilisé le
logiciel ArcGIS 10.5 pour la
télédétection (Réalisation des cartes d'occupation
du sol), le logiciel surfer12 pour réaliser la
modélisation en 3D du Modèle numérique de terrain de la
commune. Le logiciel Google earth et SAS. planet
release151111, utilisés pour la visualisation et l'extraction
des vues de la commune du 7e arrondissement, le logiciel Global Maper
15.0 nous servi à réaliser le profil topographique et
les logiciels bureautiques Microsoft office (Excel, Word,
Power Point) ont servi à la saisie, aux calculs et à la
réalisation des graphiques.
4. Méthodes de traitement des
données
? Données SRTM
Le Modèle numérique de terrain (MNT) est une
représentation virtuelle en 2D ou 3D de ce que peut être la
réalité du terrain d'une surface topographique, ou de toute autre
représentation cartographique d'isovaleurs, cet ensemble étant
géoréférencé dans un système de projection
bien précis (Clarke, Lambert, WGS 84...) (BACHIR,
2006).
Les techniques qui permettent de fournir des données
utiles à la création d'un MNT sont variées et l'on
retrouve parmi elles : le levé topographique, la photogrammétrie,
l'interférométrie radar, le laser altimètre,
l'interpolation de courbes de niveau à partir de cartes existantes. Dans
le cadre de notre étude, nous exploitons la base de données
topographiques disponibles sur le site internet de la Nasa (http: //
www.jpl.nasa.gov/srtm) libre
d'accès à partir des limites géographiques de la
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
zone d'étude. Suite à leur grande
capacité, ces données sont téléchargées en
format de fichier archive WinRaR `'Zip» et extrait après le
téléchargement pour le traitement.
? Téléchargement et traitement des
images Landsat
L'analyse de la cartographique d'occupation du sol s'appuie
sur deux (02) images optiques. Il s'agit des images Landsat7 ETM+ du 17
novembre 1999 et Landsat-8 OLI/TIRS du 01 octobre 2020. Ces deux images ont
été téléchargées le 14 décembre 2020.
Les capteurs de la série Landsat ont été retenus en raison
de leur disponibilité, leur qualité et leur résolution
acceptable, permettant de bien identifier les unités d'occupation du
sol. Ils ont aussi l'avantage d'avoir une chronique d'archives gratuites. Les
images Landsat utilisées ont été
téléchargées à partir du site de The United
States Geological Survey (USGS), à l'adresse
http://earthexplorer.usgs.gov/ ou https://glovis.usgs.gov/
(Fig 13). Par ailleurs, l'acquisition des images landsat8
de 2013 à nos jours dans le site https:// libra.developmentseed.org/
ne nécessite nécessairement pas la création d'un
compte. Les caractéristiques de ces deux images sont
répertoriées dans les tableaux1 et 2.

Figure 13: Plate-forme USGS de
téléchargement des images satellitaires LANDSAT.
Une fois fini d'enter les informations pour le
téléchargement d'image (type de satellite et période),
nous avons lancé le téléchargement (Fig
14).
Contribution du SIG et de la télédétection
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commune du 7e arrondissement.

Figure 14: Procédure de
téléchargement d'images landsat7 ETM+ et Landsat 8 OLI/TIRS
Les images Landsat, téléchargées sont
sous forme de fichier archives ".zip" (contenant plusieurs fichiers ".tif" ou
bandes spectrales). Nous les avons décompressées
(dézipper) à l'aide de l'utilitaires winRAR et winZIP avant de
les utiliser. Les images optiques téléchargées
nécessitent un certain nombre d'opérations de
prétraitement et de traitement. Il s'agit d'une étape
indispensable dans le processus de traitement des images satellitaires qui
oriente l'ensemble de processus méthodologique. Le prétraitement
d'images ou l'analyse préliminaires est un ensemble d'opérations
qui a pour but d'augmenter la visibilité et la lisibilité des
données pour faciliter leur interprétation. Lorsqu'il est bien
mené, il contribue à une meilleure extraction de l'information
utile (TABOPDA, 2010). Ainsi, dans le cas présent, les
prétraitements et les traitements effectués sont les suivants
:
Calcule des diffèrent indices :
Pour aboutir à une bonne visualisation des images
satellitaires, le traitement par calcul des indices (NDVI, NDWI) est
nécessaire.
Indice de végétation (NDVI)
Le NDVI est un indice de végétation qui se
définit comme la différence normalisée des mesures de
réflectance spectrale acquises dans les zones de longueurs d'onde «
Proche Infra-Rouge » (« PIR ») et « Rouge ». Le NDVI
réduit les effets d'éclairement ou de pente sur la
réflectance des couverts végétaux (Bonn, 1996;
Lau, 1997; CCT) et permet de mieux séparer la
végétation
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
(forêts, cultures) des sols nus et des surfaces
urbanisées. Sa valeur théorique varie entre -1 et 1. En pratique,
une surface d'eau libre (océan, lac,...) prendra des valeurs de NDVI
proches de 0, un sol nu prendra des valeurs de 0.1 à 0.2, alors qu'une
végétation dense aura des valeurs de 0.5 à 0.8. Ils se
calcul avec la formule suivante
(Equation1)
Son expression suit la procédure suivante :
ArcToolbox> Outils d'analyse spéciale>
Algèbre cartographique>Calculatrice Raster. Cette
procédure est valable pour le calcul des autres indices.
Pour les données de Landsat 7 on a appliqué de la
manière suivante.
(Equation 1.1)
Pour Landsat 8:
(Equation 1.2)
Indices de différence normalisée de l'eau
(NDWI):
L'indice de différence normalisée de l'eau
« Normalized Difference Water Index » est destiné
à être utiliser pour surveiller les changements dans la teneur en
eau des feuilles. En effet, il a des applications plus larges pour
l'identification de l'eau ou des organismes liés l'eau tels que les
zones humides et les Bas-fonds. Le NDWI utilise les longueurs d'onde infrarouge
proche (NIR) et ondes courtes (SWIR).
La formule est:
Equation (2)
Pour les bandes spectrales du capteur ETM+ du satellite
Landsat7 on procède à l'application suivante :
Equation (2.1)
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Pour les bandes des capteurs OLI et TIRS du satellite Landsat 8
on utilise la formule suivante :
Equation (2.2)

Figure 15: Bande des différents indices
calculés.
Création de raster virtuel
Avant de faire d'autres traitements, il faut combiner les
différentes bandes spectrales en une seule image composée de
plusieurs bandes (image multi spectrale) pour rendre la manipulation plus
facile afin que les traitements se fassent simultanément sur l'ensemble
des bandes regroupées (DENIS, 2016). Le logiciel ArcGIS
a été utilisé et la combinaison a été faite
par la composante Arctoolbox.
La création de la composition
colorée
Il s'agit d'une étape importante dans la classification
des éléments qui occupent le sol. Pour bien faire la
photo-interprétation, une amélioration des contrastes a
été réalisée.
Elle consiste en une transformation virtuelle des
données afin d'utiliser toute la gamme d'intensité de couleur
disponible et la combinaison de trois bandes pour visualiser les données
à l'écran. Cette amélioration ne modifie pas les
données sources. Elle ne fait qu'attribuer différemment la
palette de couleur disponible à l'image afin de faire ressortir plus
clairement certains éléments.
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Avec le logiciel, ArcGis, il est réalisé via
l'outil « Composite Bands » de ArcToolbox,
utilisé pour compiler certaines bandes spectrales afin d'avoir comme
fichier de sortie une seule image multi bandes en format " tif, qui sera
utilisée pour la création de la composition colorée. Les
techniques de compositions colorées consistent à afficher l'une
des bandes spectrales dans chaque couleur primaire : Rouge, Vert, et Bleu.
(Fig16).

Figure 16: composition colorée de fausse
couleur de l'image Landsat.
Le découpage des images : les images
satellitaires téléchargées couvrent de grandes superficies
qui ne sont pas nécessaires pour notre travail. Le découpage nous
a permis de réduire la taille des images pour garder que la zone
d'étude. Cela a pour corollaire la facilitation et
l'accélération des opérations lors du lancement des
algorithmes. La réalisation a été faite en suivant la
procédure et les outils suivant: ArcToolbox- spatial analyst
tools - extraction - extraction by Mask.
? Traitement des images
Les images prétraitées ont été
soumises à la classification supervisée par maximum de
vraisemblance.
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commune du 7e arrondissement.
? La réalisation de la classification
supervisée
Réaliser une classification supervisée d'une
image satellite sous-entend une très bonne connaissance de l'occupation
réelle du sol de la zone de l'image à l'époque où
elle a été prise (DENIS, 2016). Ainsi, la
connaissance du milieu, complémentée par les résultats du
prétraitement, nous ont permis de réaliser la classification
supervisée en classes thématiques identifiées pour notre
zone d'étude. Cette étape nécessite la définition
des classes. Pour notre travail, cinq classes spectrales, correspondant
à des signatures spectrales différentes ont été
identifiées. Elles correspondent à cinq classes
thématiques à savoir la végétation, le fleuve, la
zone à risque, le bâti et le sol nu. Après la
définition des classes, nous nous avons converti ces classes raster en
vecteur afin d'extraire les différentes valeurs statistiques pour
effectuer l'analyse diachronique de ces deux(2) images Landsat. Pour la mise en
page des cartes d'occupations de sol, Nous avons utilisé le logiciel
QGIS 2.16.
? Réalisation de la carte topographique et de
pentes.
Les variables retenues, à savoir la topographie
(décomposée en données d'altitude et de pente), ont
été extraites, analysées et traitées à
partir des données Radar SRTM (N12E015) de 30 m de résolution
sous QGIS 2.16.0 avec l'outil raster-analyse analyse
de terrain. Nous avons utilisé les données des
levés topographiques relevés lors de nos travaux de terrain et
altitudes générées à partir de l'image srtm pour
réaliser la modélisation en trois dimension (3D)
du model numérique du terrain sur le logiciel surfer 12. Le profil
topographique de la zone est réalisé sur le logiciel
Global Maper 15.0.
? Réalisation de la carte de réseau
drainage
Pour la réalisation de la carte du réseau de
drainage, nous avons utilisés les données radar (SRTM) de la
tuile N12E015 sous le logiciel GRASS GIS 6.4.4 pour extraire les
différents réseaux de drainages. La mise en page de la carte le
logiciel QGIS 2.16.0 with GRASS 7.0.4.
? Carte pédologique
Dans le cadre cette étude, il a été
utilisé une carte pédologique. Il s'agit de la carte de la
région de Fort-Lamy (actuel N'Djamena) à l'échelle de
1/200000ème établie par la mission de J.PIAS (1961). Cette carte
a été utilisée pour identifier les différentes
couches pédologiques se trouvant dans la zone d'étude.
Après le calage de celle-ci, nous avons superposé le contour de
la commune sur cette dernière pour digitaliser les différentes
formations pédologiques de la zone d'étude. Toutes ces
étapes sont faites à l'aide du Logiciel QGIS 2.16.
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
III. RESULTATS ET INTERPRETATIONS
La mise en oeuvre de la méthodologie décrite
précédemment nous a conduits à des résultats que
nous présentons et interprétons dans cette partie.
1. Occupation de sol entre 1999 et 2020
La Carte de l'occupation du sol est un excellent outil pour la
gestion de l'espace (Bouzed .H, 2020). Dans le cadre de cette
étude, l'occupation du sol permet de montrer comment ont
évolué les espaces, notamment en termes d'urbanisation dans la
zone d'étude et afin d'analyser son impact sur le ruissellement des
eaux.
Pour cartographier la dynamique d'occupation du sol dans la
commune du 7e arrondissement, il a été
réalisé deux (02) cartes d'occupations diachroniques à
partir des images optiques Landsat- 7 ETM+ du 17 novembre 1999 et Landsat-8
OLI/TIRS du 01 octobre 2020. Grâce aux traitements de ces images, il a
été identifié cinq (05) types d'unités d'occupation
du sol dans la commune. Il s'agit globalement de :
- végétation : est
constituée des cordons rupicoles (ce sont des forets galerie constituant
une bande étroite en bordure des cours d'eau), des arbres et des jardins
;
- Fleuve : c'est le cours d'eau du Chari;
- Zone à risque : ce sont des mares et
les zones de basses altitudes.
- zone urbanisée ou bâti : il
s'agit d'une zone aménagée en agglomération ou en zone
occupée par des habitats, ville ;
- sols nus : les unités d'occupation
du sol caractérisées par des sols dépourvus de couverture
végétale et des habitats ;
? Etat d'occupation du sol en 1999
Les figures 17 et 18 présentent les classes
d'occupation de sol de l'année 1999.Ces figures nous permettent de
constater qu'en 1999, le sol nu qui domine les autres classes d'occupations. Il
occupe à lui seul 4209,29 ha soit 60% de la superficie de la zone
d'étude. Il est secondé par les zones à risques
d'inondation qui couvre une superficie de de 1593 ha soit 23% de la zone. Les
bâtis n'occupent que 926,45ha soit 13% .La végétation et le
fleuve Chari couvrent respectivement 228,34 et 107 ,83 ha soit 3 et 2% de la
superficie. La petite proportion d'occupation du sol par le sol se justifie par
l'altitude élevée de la lisière Sud de la commune
(Fig22).
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.

Figure 17: Carte d'occupation du sol de la
commune du 7e arrondissement. Période du 17 novembre 1999.
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à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
? Bilan de l'occupation du sol de 1999
La figure ci-après présente la synthèse
statistique de l'occupation du sol de 1999 de la comme du 7e
arrondissement.
Végetation Fleuve Zone à risque Bâti
Sol nu
3% 1%

60%
23%
13%
Figure 18: Répartition des classes
d'occupation du sol de l'année 1999
? État de l'occupation du sol en
2020
Après 20 ans, on constate une nette dynamique des
éléments qui occupent le territoire de la commune. La carte
d'occupation du sol de l'année 2020 et la figure de la
répartition des classes d'occupations (Fig : 19, 20),
présentent les classes d'occupation de sol de l'année 2020. La
dominante est celle des bâtis qui occupe une superficie de 5472
ha soit 77% de la proportion de la commune. Cette
augmentation, se justifie par le taux d'accroissement élevé de la
population du 7e arrondissement qui est de 4% (
RGPH2, 2009) et la forte urbanisation de la ville de
N'Djamena. Elle est suivie par les zones à risque d'inondation qui
occupent une proportion de 13% de la surface soit 898
ha. La végétation quant à elle occupe 7 %
de la zone d'étude soit 495 ha . Le fleuve
Chari n'occupe que 7% de la superficie soit 177
ha.
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Figure 19: Carte d'occupation du sol de la
commune du 7e arrondissement. Période du 01 octobre 2020.
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commune du 7e arrondissement.
? Bilan de l'occupation du sol de 2020
La figure(20) ci-dessous présente la synthèse
statistique des classes d'occupation du sol de 2020

Végetation
7%
Sol nu
2%
Fleuve
1%
Zone à rique
13%
Bâtis
77%
Figure 20: Répartition des classes
d'occupation du sol en 2020
? Synthèse de l'occupation du sol de 1999
à 2020
La figure 19 présente en proportion les
différentes unités d'occupation de sol dans la commune du 7e
arrondissement. Il ressort de très grandes variations perceptibles
au niveau des classes d'occupation. Nous remarquons que les deux (2) des
cinq(5) classes retenues connaissent un changement global régressif
entre 1999 et 2020. Le fleuve Chari a connu un sensible changement de son
étendu, avec une perte de 10 % de son étendue.
Il ne la reste que 253 ha seulement sur 434
ha. La plus grande partie de sa superficie est empiétée
par les autres classes. De plus, la proportion du sol nu chute excessivement
avec une perte de 33 %, soit une perte notoire de 836
ha contrairement à 1393 ha du départ.
Cette régression de sol nu est essentiellement due à un rythme
d'urbanisation qui va Cres indo dans la commune. Par ailleurs, nous relevons
que le bâti connaît une hausse significative de son étendue,
avec une extension spatiale de 633 ha. Cette extension du
bâti s'est faite par l'occupation des lits des cours d'eau, et des zones
marécageuses. L'urbanisation contribue à
l'imperméabilisation du sol, qui favorise accroissement de volume de
l'écoulement et la vitesse de propagation des crues, y compris pour des
précipitations de faible intensité (Bouzed .H
,2007). Quant à la végétation, on constate
Contribution du SIG et de la télédétection
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commune du 7e arrondissement.
une petite extension de son étendu avec une proportion
de 2% soit 51 ha. Cette extension s'explique
par la courbe de tendance de la précipitation qui va croissante et qui
augmente l'humidification des sols favorisant le développement des
végétaux d'une part et d'autre part, par la ceinture verte de
Gassi.

Proportion
40,0%
80,0%
70,0%
60,0%
50,0%
30,0%
20,0%
10,0%
0,0%
Végetation Fleuve Zone à
risque
Bâti Sol nu
2020
1999
Figure 21: Dynamique d'occupation du sol
entre 1999 et 2020 de la commune du 7e arrondissement
2. Le modèle numérique de terrain
(MNT)
Les caractéristiques du relief revêtent une
importance considérable pour l'estimation de la vitesse de ruissellement
(Bouzed H, 2020). En effet, une forte pente provoque un
écoulement plus rapide, donc un temps de concentration plus court et une
montée plus rapide des crues. Le relief de la commune du 7e
arrondissement est composé des plateaux argilo-sableux, des bas-fonds et
du fleuve du Chari. La topographie joue un rôle dans le
déclenchement et l'extension des inondations, puisque les resserrements
des vallées, les petits roseaux locaux freinent l'écoulement et
provoquent ou accentuent la montée des eaux en amont (Gabriel,
2005).
L'altitude maximale et l'altitude minimale, sont lues
directement sur la carte topographique. Les altitudes minimale et maximale sont
respectivement de 285 m et 304 m. L'altitude
moyenne est égale à 294 m.
Contribution du SIG et de la télédétection
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Figure 22: Carte géomorphologique en 2D
(STRM)
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Les figures ci-dessous illustrent l'inégalité de
la surface topographique de l'arrondissement. Sur l'axe NW-SE de la
figure 23, on remarque la zone de basse altitude avec une
hauteur de 290 m qui se rencontre dans une mare située
au quartier Amtoukoui, le pic d'altitude avec une hauteur 301 m
se situe sur la berge du fleuve Chari dans le quartier Habbena. On
remarque une chute d'altitude de 4 m sur la berge
située dans le quartier Mandjafa.
Sur l'axe SW-NE (Fig 24), on observe une
première chute d'altitude de 293m sur le
côté sud-ouest. Cette partie se trouve sur le lit majeur du fleuve
Chari du quartier Habena et une deuxième chute de 292,5 m d'altitude
vers le NE de la commune. La partie la plus élevée avec une
hauteur de 301 m se situe légèrement sur la
berge du fleuve Chari dans le quartier
Habena. C'est ce qui empêche un écoulement des
eaux vers le fleuve.
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Figure 23: Profil topographique. NW-SE.
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Figure 24: Profil topographique NE-SW.
La représentation en trois dimensions (3D)
réalisée avec les données de levées topographiques
collectées au terrain et générée de l'image radar
SRTM valide nos interprétations des figures 22,23 et 24.
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Figure 25: Modélisation en 3D sur le
logiciel Surfer du relief. (SRTM)
L'or de notre enquête de terrains du 11 septembre 2020
effectuée sur les berges du fleuve Chari, de la commune du 7e
arrondissement, nous avons constaté réellement une
surélévation de la berge à une hauteur d'environ 1 ,5
mètre par rapport au niveau du fleuve (photo 2).En
cette même période, les berges des communes du 6e et
9e arrondissement sont envahies par les eaux du fleuve Chari C'est
ce qui nous laisse à dire que la commune n'est pas exposée pour
le moment a l'inondation fluviale, mais la surexploitation de la
carrière dans les lits majeurs du Fleuve pourrait accélère
l'érosion de la berge du Chari.
Contribution du SIG et de la télédétection
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Photo 2: Fleuve Chari pendant la
période de crue vers quartier Habbena du 11 septembre 2020.
3. La pente du terrain
La pente détermine la vitesse avec laquelle l'eau de
ruissellement se rend à l'exutoire du
bassin. Cette variable influence le débit maximal
d'écoule ment. Une pente abrupte favorise et accélère
l'écoulement superficiel, tandis qu'une pente douce (faible) ou nulle
pourrait favoriser l'infiltration des eaux. La plus part de l'espace de la
commune à une très faible pente de 0,1 % (en
bleu), la pente moyenne en jaune avec une valeur de 1% se
rencontre majoritairement dans les quartiers Boutal-Bagara, Amtoukoui et la
lisière Est de l'arrondissement précisément dans les
quartiers Chagoua, Habena, Atrone, Gassi et Mandjafa (Fig 26).
Les seuls endroits indiquant des pentes supérieures à 1 %
(parties colorées en rouge) sont sur les berges du fleuve Chari
et quelques quartiers de la commune à savoir les quartiers Amtoukoui,
Gassi, Chagoua, Habena et Atrone.
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Figure 26: Carte de la pente du terrain extraite
de SRTM
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commune du 7e arrondissement.
4. Pédologique de la zone
La pédologie de la ville de N'djamena en
générale est le domaine des sols halomorphes à dominance
argilo-limoneuse. Ces sols se différencient les uns des autres par un
régime hydrique légèrement dissemblable et sont tous de
types argilo-sableux à argileux. La culture répétitive de
ces sols a entrainé une baisse de fertilité. La plupart sont
devenus sablo-argileux à sableux avec apparition par endroit de
croûtes de battance et de plages glacées. En contact avec l'eau
l'argile se gonfle, devient aussitôt imperméable et fragilise les
fondations des bâtiments en rendant ces derniers vulnérables
à l'inondation et à l'écroulement. La figure ci-dessus
nous renseigne sur les types de sols de la commune du 7e
arrondissement. On rencontre deux types de sols qui sont les sols argileux noir
(en couleur grise) et argilo-limoneuse (en orage) qui font partie de la classe
des sols halomorphes et constituent les vertisols de dépressions
topographiques (J.Pias, 1968). La pédologie participe
activement à l'augmentation des ruissellements des eaux pluviales
à travers certains de ces caractéristiques tels que la
perméabilité. Pias (1968) défini la
perméabilité des sols en précisant que les sols argileux
de bas-fonds à inondation semi- permanente ont une
perméabilité en sol humide faibles (1,5 à 4 cm/h) a
très faibles (inférieur à 1,5 cm / h). On peut conclure
à travers notre interprétation que les zones à sol
argileux noir sont très vulnérables à
l'inondation à cause de leur très faible
perméabilité.
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.

Figure 27: Carte d'influence de la
pédologique sur le réseau de drainage. (J.Pias 1958)
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Les sols imperméables ou à très faibles
perméabilité jouent un très grand rôle en hydrologie
urbaine. Ils augmentent l'écoulement de surface, réduisent les
infiltrations et la recharge des nappes, et diminuent le temps de concentration
et donc causent des inondations.
5. Risque d'inondation par les cours d'eau
Le réseau hydrographique est un ensemble des cours
d'eau naturels, permanents ou temporaires, qui participent à
l'écoulement dans un bassin versant. Le fleuve Chari constitue
l'essentiel du réseau hydrographique de l'arrondissement. Il est le seul
cours d'eau permanent. A ce dernier, s'ajoutent les mares qui viennent
renforcer l'Hydrographie de la commune (Fig28).
Les écoulements des eaux constituent une menace pour
les riverains des mares en saison de pluie, surtout ceux qui ont construit dans
les zones non-aedificandi (bas-fonds)
(Photo3). Ils sont en effet les plus exposés au
risque d'inondation. On constate sur la carte de la figure 31 que
l'écoulement des eaux de pluies s'effectue du sud vers le Nord selon la
pente du terrain. Le fleuve Chari située au sud de la commune ne
constitue pas un exutoire naturel de ses écoulements. On constate
également une discontinuité des exutoires des cours d'eaux. Ces
exutoires sont pour la plupart localisés dans des mares
(Fig28). Les chemins de ruissellement de ces eaux et les
exutoires se trouvent de plus en plus occupés par les bâtis et
c'est ce qui obstrue le passage des eaux de pluies de s'écouler
convenablement. Les canaux de drainage des eaux des pluies sont quasiment
inexistants ou s'ils existent, ils sont sous dimensionner et ne favorisent pas
un bon système d'évacuation des eaux de ruissellement et c'est ce
qui
engendre également les inondations des rues
(Photo3).
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à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
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Figure 28: Réseau de drainage et les
mares. (Google Earth et Srtm)
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commune du 7e arrondissement.

C
A
B
D
Photo 3: Inondation pluviale du 03 septembre
2020 dans la commune du 7e arrondissement. A : maison
construite dans une mare, B : lycée de Habbena
inondée, C : goudron de l'avenue du 10 octobre
inondé ; D : maison
écroulée par l'inondation,
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commune du 7e arrondissement.
6. Synthèse de discussion
? Occupation du sol :
Les cartes de l'occupation du sol produites dans cette
étude sont issues de l'exploitation des images Landsat. Ces cartes ont
permis de mettre en évidence la croissance urbaine au niveau de la zone
d'étude au cours de la période allant de 1999 à 2020. La
dynamique de l'occupation du sol a montré une très importante
urbanisation en l'espace de 21 ans. De 1999 à 2020, la zone
urbanisée est passée de 926 ha à
5472 ha, soit une multiplication par plus de 5 en 21 ans.
Cette forte urbanisation serait responsable des forts ruissellements dans la
commune, l'urbanisation rend les sols imperméables et réduit les
infiltrations des eaux (Bouzed .H, 2020). La population de la
commune du 7e arrondissement est de 222574 habitants sur 944059
habitants dans les villes de N'Djamena soit un taux de 23 % (RGPH2,
2009). D'après le rapport de l'Agence d'aide à la
coopération technique et au développement (ACTED,
2020), La commune abrite plus de 500.000 habitants soit une
augmentation 27746 habitants en 11ans. L'urbanisation galopante et le
développement des activités socio-économiques ont
amené la commune à s'étendre dans les zones inondables.
Les études de Ramadan. A (2015) et Mbayam.B (2012),
réalisés sur la ville de N'Djamena confirment que les risques
d'inondation dans la ville de N'Djamena sont aggravés par l'extension
des surfaces urbanisées mal planifiées. La pauvreté et la
politique de logement qui attire également de plus en plus des
populations vers les bas-fonds marécageux
? Géomorphologie
D'après les résultats des
caractéristiques physiques, la commune du 7e arrondissement
présente une surface topographique accidentée repartie avec des
altitudes variantes entre 285 à 304 m et une pente qui oscille entre
0,1 à 2 % cette
inégalité topographique de la commune ne permet pas un
écoulement naturel des eaux de ruissellement Chari qui possède
une berge située à des hautes altitudes. Mbayam
(2012), affirme que la ville de N'Djamena n'est pas en hauteur par
rapport au niveau du Chari, c'est ce qui rend l'écoulement des eaux
très difficile. les résultats de nombreux auteurs et chercheurs
qui ont travaillé sur la ville de N'Djamena et qui affirment que les
inondations de la ville sont causées par la platitude du terrain. Beller
(1990), dans ses résultats montre que la ville de N'Djamena se trouve
dans une plaine alluviale très plate, et que le bassin versant de la
ville accuse une pente régulière en direction Nord et non vers le
Chari au Sud. Les travaux de Dobingar (2001) confirment le
résultat de Beller que la faible altitude et l'absence de la pente
significative vers les exutoires naturels qui justifient cette catastrophe.
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
A la différence des résultats des travaux de
Mbayam (2012), Dobingar(2001) et Beller(1990), il ressort de notre
résultat que la géomorphologie de la commune du 7e
arrondissement est de type accidenté et non plate. Cependant, les
parties de basses altitudes sont des mares. L'inondation, la
vulnérabilité des populations est liée à la
localisation très rapprochée des habitations aux marigots et
à la qualité des bâtis.
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commune du 7e arrondissement.
CONCLUSION ET RECOMMENDATION
Conclusion
Les inondations sont dues à la fois à
l'occupation des zones inondables par les populations et par une perturbation
des régimes des cours d'eau et des régimes
pluviométriques, provoqués par la variabilité du climat.
La commune du 7e arrondissement couvre une superficie de
7064 ha environ. Son altitude varie de 284 à 304 m avec
une moyenne de 294,5 m et sa pente moyenne et de 1,6%. L'analyse de
l'occupation de sol montre une forte augmentation de zone urbanisée par
rapport aux autres classes d'occupations du sol, sa superficie est
passée de 13% en 1999 à 77% en 2020, soit un écart de 64%.
Ce changement provient de la croissance démographique du aux taux
d'exode rural grandissant qui a conduit la population à satisfaire ses
besoins en habitation en occupants même les zones à risque.
L'imperméabilisation des sols du type hydromorphes de notre zone
d'étude cause de ruissellement urbain et c'est ce qui augmente les
risques d'inondation. Il faut souligner que, les zones à risques sont
celles situées dans les zones de dépressions. Notamment, les
quartiers Amtoukoui, Boutalbagara, une partie de Ngassi, Habena, Digo et
Ambatta. La plupart de ces quartiers ne disposent pas des réseaux de
canalisation des eaux pluviales. La commune du 7e arrondissement
n'est pas exposée à l'inondation fluviale car elle est
protégée par la berge du Fleuve Chari qui se trouve à une
haute altitude.
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commune du 7e arrondissement.
Recommandation
Dans un cadre de synergie d'actions, une attention
particulière doit être accordée aux questions de risque
d'inondation dans la ville de N'Djamena en générale et la commune
du 7e arrondissement en particulier. En effet, les compétences en
matière d'assainissement urbain sont dispersées entre
différents ministère, directions, services et structures
suivants:
y' Ministère de l'hydraulique urbaine et rurale :
hydrologie ;
y' Ministère de l'aménagement du territoire de
l'habitat et de l'urbanisme : planification des projets d'assainissement et de
lotissement des ilots ;
y' Ministère de l'environnement : protection de
l'environnement, récepteurs, réutilisation des eaux,
maraîchage ;
y' Ministère des travaux publics et des transports :
aménagement de voiries, construction des ouvrages d'assainissement.
y' Mairie de la commune du 7e arrondissement :
veiller à l'application du plan des outils d'aménagements et de
curer les caniveaux des drainages des eaux avant la période pluvieuse. A
l'issue de cette étude, plusieurs recommandations peuvent s'adresser
particulièrement aux autorités du ministère de
l'aménagement du territoire de l'urbanisation et de l'habitat(MATUH), de
la mairie centrale de N'Djamena, de la commune du 7e arrondissement ainsi
qu'à la population de cette commune.
+ Au MATUH et à la mairie centrale
y' La construire des canaux de drainage dimensionné en
fonction du débit des eaux de ruissellement,
y' Aménager les bassins de retentions naturelles
(bas-fonds),
y' Lotir les espaces avant leur occupation afin
d'éviter des occupations anarchiques des zones à risque.
y' Installer un système d'alerte précoce des
inondations,
y' Doter la commune des moyens techniques afin de la rendre
autonome de la gestion des catastrophes naturelles.
+ A la commune du 7e
arrondissement
y' Elaborer un schéma directeur de l'eau et de
l'assainissement local comme guide de gestion des inondations,
y' Veiller à l'entretien des canaux de drainage des eaux
existants,
y' Organiser en partenariat avec les ONG intervenant en
assainissement, les sensibilisations de la population sur leurs
responsabilités dans les inondations.
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
? A la population locale
V' Eviter de construire sur les zones à risques
d'inondation
V' Eviter de boucher les canaux de drainage construits
V' Faire au préalable une étude topographique
avant toute construction d'habitat.
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à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
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Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
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1/1500 000 de la République du Tchad. Mémoire
explicatif. Document BRGM n°
209vol. 1,2, 689 p.

ANNEXES
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
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à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Annexe 1 : Carte pédologique Fort
Lamy.

Annexe 2: statistique de l'état Etat de
l'occupation de sol de 2020
|
Classe
|
Superficie (ha)
|
proportion·%
|
|
Végétation
|
494,9355184
|
7,0%
|
|
Fleuve
|
65,45558222
|
0,9%
|
|
Sol nu
|
134,2883997
|
1,9%
|
|
Zone à risque
|
897,7385245
|
12,7%
|
|
Bâtis
|
5471,616691
|
77,5%
|
|
Total
|
7064,034715
|
100,0%
|
Contribution du SIG et de la télédétection
à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
Annexe 3: statistique de l'occupation de sol de
1999
|
Classe
|
Surface (ha)
|
proportion(%)
|
|
Végétation
|
228,3474436
|
3%
|
|
Fleuve
|
107,8369321
|
2%
|
|
Zone à risque
|
1592,781073
|
23%
|
|
Bâti
|
926,4516291
|
13%
|
|
Sol nu
|
4208,293126
|
60%
|
|
Total
|
7063,710204
|
100%
|
Annexe 4 : statistique de l'état de l'occupation
du sol entre 1999 et 2020
|
Classe
|
Superficie (ha) :1999
|
Superficie (ha) :2020
|
Etat de Progression ou Régression
(1999-2020)
|
Taux de
variation (1999-2020)
|
|
Végétation
|
228,3474436
|
494,9355184
|
-266,588075
|
59,5%
|
|
Fleuve
|
107,8369321
|
65,45558222
|
42,3813498
|
-9,5%
|
|
Zone à risque
|
1592,781073
|
897,7385245
|
-695,042549
|
155,1%
|
|
Bâti
|
926,4516291
|
5471,616691
|
4545,16506
|
-1014,3%
|
|
Sol nu
|
4208,293126
|
134,2883997
|
-4074,00473
|
909,2%
|
|
Total
|
7063,710204
|
7064,034715
|
-448,0889
|
100,0%
|
Annexe 4 : caractéristique du capteur ETM+ du
satellite landsat7
|
Bande
|
Longueur d'onde (um)
|
Résolution spéciale(m)
|
|
TM1-Bleu
|
0.45-0.52
|
30
|
|
TM2-Vert
|
0.52-0.60
|
30
|
|
TM3-Rouge
|
0.63-0.69
|
30
|
|
TM4-Proche Infrarouge
|
0.77-0.90
|
30
|
TM5- Infrarouge à onde courte (SWIR) 1
|
1.55-1.75
|
30
|
TM6- Thermique
|
10.40-12.50
|
60*30
|
TM7- Infrarouge à onde courte (SWIR) 2
|
2.09-2.35
|
30
|
TM8- Panchromatic
|
|
0.52-0.90
|
15
|
|
|
TM6-
|
10.40-12.50
|
60*30
|
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
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Thermique
Source : usg
Annexe 5: Caractéristique du capteur OLI
et TIRS de satellite Landsat 8.
|
Bande
|
Longueur d'onde (um)
|
Résolution spéciale(m)
|
|
Bande1 -Bleu profond
|
0,433-0,453
|
30
|
|
Bande 2-Bleu
|
0,452-0,512
|
30
|
|
Bande 3-Vert
|
0,533-0,590
|
30
|
|
Bande 4-Rouge
|
0.636-0.673
|
30
|
|
Bande 5-Proche infrarouge(NIR)
|
0.851-0.879
|
30
|
|
Bande 6-Infrarouge à onde courte(SWIR) 1
|
1.566- 1.651
|
30
|
|
Bande 7-Infrarouge à ondes courtes(SWIR) 2
|
2.107-2.294
|
30
|
|
Bande 8-Panchromatic(PAN)
|
0.503-0.676
|
15
|
|
Bande 9- Cirrus
|
1.363-1.384
|
30
|
|
Bande 10- TIRS1
|
10.60-11.19
|
100*(30)
|
|
Bande 11-TIRS2
|
11.50-12.51
|
30*(30)
|
Source : usgs
Annexe 6 : Image de la zone d'étude
landsat découpée.

Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
DJONMBE Hounsala, FSEA, Université de N'Djamena Page IV
Mémoire de Master HydroSIG rédigé par
DJONMBE Hounsala, FSEA, Université de N'Djamena Page V
Contribution du SIG et de la télédétection
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Annexe 7: photos des zones affectées par
l'inondation pluviale de 2020 dans le 7e arrondissement.

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à l'étude des inondations dans la ville de N'Djamena : Cas de la
commune du 7e arrondissement.
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