II.2 Méthodes
Différentes méthodes ont été mises
en oeuvre pour le bon déroulement des travaux afin de produire des
données pertinentes par rapport au sujet. Elles nous permettent
d'obtenir des informations nécessaires pour la compréhension de
ce qui se passe sur le terrain pour en tirer des conclusions.
II.2.1 Recherches bibliographiques et support
cartographique
Comme tous les travaux scientifiques, la méthodologie
est basée sur la documentation. Nous avons consulté des ouvrages
qui ont des rapports étroits au thème de ce mémoire suivi
par une analyse et synthèse des données antérieures. Des
documents, des mémoires, des thèses et des revues scientifiques
ont été consultés pour bien cerner le sujet.
Différents types de cartes ont été
utilisés et traités dans ce travail. Nous avons utilisé
des ouvrages cartographiques de version physique comme la carte
géologique I63-J63 de Besairie (1974) et une carte topographique de la
FTM (1978), feuille I63-Tsiombe. Pour la cartographie numérique, nous
avons utilisé le BD 500 comme support supplémentaire pour le
SIG.
D'autres sources d'information, l'internet, sont aussi
consultées pour la recherche en ligne des données sur les sites
non payants et accessibles. La navigation dans le site web nous a permis de
télécharger des supports bibliographiques et des images
satellites. Cette méthode nous aide à compléter et
actualiser les données recueillies dans les ouvrages antérieurs.
Les bons documents et ouvrages ne sont pas gratuits en
général.
18
II.2.1.1 Carte géologique et topographique
Nous avons à notre disposition deux cartes à
l'échelle de 1/100 000 dont une carte géologique de Besairie et
une carte topographique de la FTM. Sur le terrain, un extrait de la carte
géologique de la feuille I63-J63 Tsiombe-Ambondro-Erada au 1/100 000
(Besairie, 1974) a été utilisé pour la connaissance des
formations existantes (Fig. 6). La carte topographique au 1/100 000 (FTM, 1978)
de la feuille I63 couvrant la zone nous a aidé de se localiser sur le
terrain et d'avoir des idées sur la géomorphologie de la
région (Fig. 7).
Ces cartes ont été utilisées pour
concevoir un modèle géologique et qui fera l'objet
d'identification sur le terrain.

Figure 7. Extrait de la carte topographique au 1/100 000 de la
FTM (1978), le cadre rouge délimite la zone d'étude.
19
La carte des réseaux hydrographiques (Fig.
8) a été établie à partir de la
vectorisation de la carte topographique. Dans l'ensemble de la zone de Tsiombe,
nous avons pu faire sortir le type de réseaux hydrographiques, les
lignes de partage des eaux et les anomalies radiales des réseaux
hydrographiques. La ligne de partage est une ligne imaginaire qui sépare
deux versants, elle passe donc au niveau de la crête. L'anomalie radiale
correspond au point où s'observe une divergence des réseaux
hydrographiques.

Figure 8. Carte des réseaux
hydrographiques de la zone de Tsiombe, vectorisée à partir de la
carte topographique au 1/100 000 de la FTM, montrant les principales lignes de
partage des eaux et les anomalies radiales (Harempahasoavana, 2018).
La morphologie du réseau hydrographique est
contrôlée par la géologie et la tectonique d'une
région donnée. À Tsiombe, le tracé du réseau
hydrographique est dominé par le type dendritique. Les formations
géologiques à dominance de leucogneiss granitoïde, le relief
légèrement marqué et le climat subaride sont favorables
à ce type dendritique. Les réseaux hydrographiques
présentent des anomalies radiales circulaires à elliptiques.
Le
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dôme d'Ankaboa est bien mis en évidence par la
présence d'une forte anomalie radiale (Fig. 8). Les lignes de partage
des eaux suivent en général la ligne de crête du relief et
sont subparallèles à la direction du cours d'eau. Elles
s'orientent généralement suivant la direction N-S. Nous
remarquons un changement brusque du sens d'écoulement au niveau du
fleuve de Manambovo (WNW-ESE) par rapport à ses affluents. Une
hypothèse probable de ce changement du tracé du cours d'eau peut
être d'origine tectonique.
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