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1
ÉPIGRAPHE
``L'économie d'un pays ne repose pas seulement sur
ses richesses naturelles, mais sur la manière dont elles sont
gérées et partagées.»
LEON ILUNGA
2
DÉDICACE
A Dieu glorieux source de connaissance et du savoir, pour sa
grâce qu'il renouvelle chaque jour dans nos vies.
A vous mes très chers parents ILUNGA MPOYO Musackse et
MPOYO MWAMBA Fany, votre affection parental, éducation maternelle,
sacrifice et volonté ont été indispensable à notre
formation.
A travers eux, nous exprimons la gratitude à nos
frères, soeurs, cousins et cousines parce qu'ils ont
témoigné de leurs affections et soutien qui en ce jour, semble un
exploit.
Au monde scientifique.
3
REMERCIEMENT
C'est conformément aux règles universitaires de
l'enseignement universitaire et université de la RDC que nous avons
rédigé ce présent mémoire à l'occasion de
fin d'étude en sciences économiques et de gestion. C'est travail
est le fruit des recherches scientifiques et des connaissances acquises pendant
notre parcours académique.
Nos grandes reconnaissances s'adressent
généralement aux autorités académiques de
l'université de Kamina et particulièrement celles de la
faculté de Sciences Économiques et de gestion, qui nous ont
amenés jusqu'à ce stade, à l'occurrence du professeur
MUKALAY MUTOMBO Fulbert, pour son sens de père scientifique et
souciés de notre formation malgré ses multiples
préoccupations, il a accepté d'assurer objectivement la diction
de ce présent beau fruit. Nous souhaitons également exprimer
notre profonde gratitude envers l'Assistant Robert NBANZA UMBAMBA pour avoir
accepté la codirection de ce travail, malgré ses multiples
responsabilités, ses conseils et ses expertises ont été
inestimable pour la réussite de notre recherche.
A tous les professeurs, chefs des travaux et Assistants de
l'université de Kamina plus particulièrement ceux des sciences
économiques et de gestion, qui se sont donnés chacun dans son
domaine malgré leurs préoccupations, ont assuré une
solitude formation et un encadrement efficace a l'égard de notre
insuffisance par un enseignement de qualité, puissent lire dans ces
lignes l'expression de notre profonde gratitude.
Avec une gratitude infinie, nous pensons à tous ceux
qui n'ont jamais cessé de nous soutenir d'une façon ou d'une
autre par des prières ou autres assistances, sans oublier la famille
chrétienne et tous les serviteurs de Dieu qui ont pris du temps afin de
prier pour nous.
Pour chuter, nous exprimons nos sentiments d'amitié a
tous nos collègues et compagnons de lutte qui nous ont
côtoyé et coudoyé durant nos études.
4
INTRODUCTION
Le transport en commun joue un rôle fondamental dans la
dynamique économique et sociale des villes en développement. Il
assure la mobilité de la population, facilite les échanges
commerciaux et participe au fonctionnement des services essentiels. Dans un
contexte urbain comme celui de la ville de Kamina, où le transport
routier constitue le principal mode de déplacement, toute variation du
prix du carburant engendre des répercussions immédiates et
significatives sur les tarifs de transport, et par extension, sur le pouvoir
d'achat des ménages.
Depuis quelques années, la République
Démocratique du Congo, à l'instar de plusieurs pays africains,
est confrontée à une instabilité chronique des prix des
produits pétroliers. Ces fluctuations, influencées par des
facteurs aussi bien internes qu'externes (conflits géopolitiques,
inflation, variation du taux de change, dépendance aux importations),
affectent directement le secteur du transport urbain. À Kamina, cette
situation se traduit par une hausse fréquente et imprévisible des
tarifs appliqués par les transporteurs, provoquant des tensions sociales
et économiques, notamment auprès des usagers à faibles
revenus.
L'augmentation du prix du carburant constitue ainsi un
défi majeur pour la régulation du transport en commun, surtout
dans une ville où l'offre de transport reste limitée, les
infrastructures routières sont dégradées, et la demande de
mobilité urbaine ne cesse de croître. D'où la
nécessité d'une étude approfondie pour comprendre les
mécanismes économiques en jeu et évaluer l'ampleur
réelle de cet impact.
C'est dans cette perspective que s'inscrit la présente
recherche, qui vise à analyser l'influence de l'augmentation du prix du
carburant sur le tarif de transport en commun dans la ville de Kamina. Cette
étude repose sur des bases théoriques solides (courants
classiques, keynésiens et néoclassiques),
complétées par une analyse empirique fondée sur des
données locales. Elle permettra de dégager les principales
variables explicatives de cette relation et d'apporter des pistes de
réflexion en matière de régulation tarifaire et de
politique publique du transport urbain.
1. Objectif de la recherche
Le travail a comme objectif d'étudier l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs de transport en commun dans
un environnement urbain.
1 Nos recherches.
5
A. Objectif général
Analyser l'impact de l'augmentation du prix du carburant sur
les tarifs des transports en commun dans la ville de Kamina, en mettant en
évidence les conséquences économiques et sociales pour les
usagers et les transporteurs.
B. Objectifs spécifiques
Nous avons comme objectif spécifique :
? - Examiner l'évolution des prix du carburant et des
tarifs du transport en commun à Kamina sur une période
donnée, afin d'identifier les tendances et les fluctuations.
? Identifier les facteurs influençant l'ajustement des
tarifs des transports en commun, notamment les coûts d'exploitation des
transporteurs, les politiques publiques et les réactions du
marché.
? Étudier les effets économiques et sociaux de
la hausse des prix du carburant et du transport, en analysant son impact sur le
pouvoir d'achat des usagers, la rentabilité des transporteurs et les
dynamiques socioéconomiques de la ville
2. PROBLÉMATIQUE.
Pour BEACHIER Dans son ouvrage intitulé le
phénomène révolutionnaire affirme qu'en science la
faculté n'est pas de trouver des réponses mais de se poser des
questions et de construire les axes autour desquels les matériaux
viendront s'adonner.
La problématique peut ainsi être définie
comme un ensemble de problèmes, d'inquiétude, des
préoccupations qu'un chercheur attend résoudre dans un
travail.
Quant à nous, la problématique est l'art de se
poser des questions1.
L'étude d'impact de l'augmentation du prix du carburant
sur les tarifs de transport en commun est un thème éveillant un
fort intérêt en économie tout comme dans la vie sociale.
Dans toutes les mesures, l'homme est maitre de son destin.
Dès son comportement il peut se rendre heureux ou malheureux ou
même maitre fin à sa vie.
6
Depuis des années, la hausse de prix d'un bien entraine
toujours des actions bonnes ou mauvaises sur le prix d'autres biens ou services
sur le marché. On en parle avec la hausse de prix de carburant qui cause
chez les détaillants plusieurs effets sur le prix de transport en
commun en RDC précisément dans la ville de Kamina,
où cette hausse n'est qu'une
réalité sociale et une action de
l'économie sur le marché. Celle-ci produit une
conséquence sur le prix de transport qui dépend du prix de
carburant en premier lieu. Les prix deviennent fixés sur le
marché selon le fournisseur du service de transport.
Cette hausse de prix de carburant conditionne les fournisseurs
de transport à revoir à la hausse des tarifs de transport en
commun. Ceci cause la diminution de consommateurs de ce dit service et pousse
différents producteurs de ce service à disparaitre sur le
marché.
Cette triste situation nous amener a élaboré
notre question de départ de la manière
suivante :
Comment l'augmentation du prix du carburant influence-t-elle
les tarifs du transport en commun dans la ville de Kamina ?
De cette question découle deux questions de recherche
ci-après :
? Quel est le niveau d'augmentation des tarifs du transport en
commun en réponse à l'augmentation du prix du carburant ?
? Comment cette augmentation des tarifs affecte-t-elle la
demande pour les services de transport en commun ?
? Quelles sont les perceptions des usagers concernant les
augmentations de tarifs ?
3. HYPOTHÈSE
Tout Chercheur doit en effet présupposer au
départ un point de vue, lequel constitue ce que l'on appelle « les
concepts opérationnels ou hypothèse d'un travail ».
Et pour Good et Ali 1980, l'hypothèse est
définie comme « une proposition temporelle acceptée comme
vraie à la lumière de ce qui est à un moment donné
connu au sujet d'un phénomène et elle est employée comme
base d'action de la recherche de la nouvelle vérité ».
7
Les hypothèses sont de propositions des réponses
en rapport avec le sujet pouvant être confirmées ou
infirmées à la fin du travail.
Par rapport à nos préoccupations nous avons retenus
les propositions des réponses suivantes:
? L'augmentation du prix du carburant entraînerait une
augmentation proportionnelle des tarifs du transport en commun.
? Une hausse des tarifs du transport en commun
réduirait sensiblement la demande pour ces services.
? Les usagers exprimeraient des préoccupations
concernant l'accessibilité et la qualité des services suite
à l'augmentation des tarifs.
4. MÉTHODE ET TECHNIQUES 4.1.
Méthode
Il est difficile de Prétendre élaborer un
travail scientifique sans recourir aux procédés Scientifiques
Rigoureux.
PINTO et GRAWITZ, M., définissent la méthode
comme étant un ensemble d'opérations intellectuelles par
lesquelles une discipline cherche à atteindre la vérité
qu'elle poursuit, la vérifié et la démontré.
Nous pouvons ajouter en outre que la méthode est une
voie de recherche pour arriver à un bon objectif.
Pour la réalisation de ce travail, nous avons fait recours
à la méthode suivante : Méthode
analytique
Celle-ci nous a aidé à passer en revue la
situation de la hausse de prix de carburant et de prix de transport en commun
dans la ville de Kamina, elle nous a permis d'observer, d'étudier et
d'analyser la hausse de prix de carburant et ses effets sur le prix de
transport en commun. Cette méthode sera soutenue par l'approche
économétrique pour le traitement des données et
mesuré la corrélation entre les variables.
8
4.2. Techniques
Les techniques sont des moyens des outils à la
recherche des méthodes pour faciliter la recherche, elles servent
à la collecte des données sur le terrain et à leur
traitement. Par technique nous attendons l'ensemble des procédés
exploités par les chercheurs dans la phase de collecte des
données qui intéressent son étude.
Quant à ce travail nous l'avons réalisé en
utilisant la technique d'interview et la technique statistique.
? Technique d'interview :
Selon C. SSELLITE; l'interview est « Est un
procédé d'investigation scientifique utilisant un processus de
communication verbale entre deux personnes l'enquêteur et
l'enquêté en fin de permettre de recueillir certaines informations
concernant un objet de recherche. »
Cette technique nous a facilité de dialoguer avec nos
interlocuteurs afin de collecter aisément les données.
Des entretiens avec des responsables de sociétés
de transport et des usagers nous ont permis d'obtenir des perspectives
approfondies sur les effets des augmentations tarifaires. Ce dernier nous a
permis de bien recueillir certaines informations concernant le sujet de
recherches auprès des fréquentant en les interviewant.
? Techniques statistique : Les données quantitatives
seront analysées à l'aide de statistiques descriptives et
d'analyses de régression pour établir des corrélations
entre le prix du carburant et les tarifs.
5. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET 1.
Intérêt personnel
L'étude de l'impact de l'augmentation du prix du
carburant sur les tarifs du transport en commun à Kamina revêt un
intérêt personnel significatif. En tant qu'utilisateur
régulier des transports en commun, je suis directement concerné
par les fluctuations tarifaires. Comprendre comment ces augmentations affectent
non seulement mon budget, mais aussi celui des autres usagers, me motive
à explorer des solutions potentielles pour améliorer
l'accessibilité au
9
transport public. Cette recherche me permettra
également de mieux appréhender les enjeux économiques et
sociaux liés à la mobilité dans ma ville.
2. Intérêt scientifique
D'un point de vue scientifique, ce sujet contribue à
la littérature existante sur l'économie du transport et les
dynamiques de marché. Alors que de nombreuses études se
concentrent sur les grandes villes, l'analyse des effets des prix du carburant
sur le transport en commun dans des villes de taille moyenne comme Kamina est
relativement peu explorée. Ce travail peut fournir des données
empiriques importantes, enrichir les connaissances sur la gestion des
transports publics et offrir un cadre pour des études
ultérieures.
3. Intérêt social
Sur le plan social, cette recherche est essentielle pour
comprendre les implications de l'augmentation des tarifs du transport en commun
sur les populations vulnérables. Dans une ville comme Kamina, où
de nombreux habitants dépendent des transports publics pour leurs
déplacements quotidiens, les augmentations tarifaires peuvent avoir des
conséquences significatives sur l'accès aux emplois, à
l'éducation et aux services de santé. En identifiant ces impacts,
cette étude peut contribuer à sensibiliser les décideurs
politiques et à orienter les politiques publiques vers des solutions
durables et équitables pour le transport en commun.
6. DÉLIMITATION DU SUJET
Nous avons voulu délimiter notre travail dans le temps
et dans l'espace. Sur le plan temporel
La délimitation dans le temps est une justification de
deux dates ou années du début et de la fin ou encore, elle exige
qu'on précise la date de début ou de la fin.
Pour ce travail, nous pensons menés
des recherches à partir de 2020 jusqu'en 2024. Sur le plan
spécial
Spécialement, le cadre de notre sujet s'entend sur la
ville de Kamina.
10
7. PRÉSENTATION SOMMAIRE
Hormis l'introduction et la conclusion, ce travail comprend
trois chapitres.
- Le premier chapitre parle de la revue de littérature.
- Le deuxième chapitre traite du cadre
méthodologique
- Le troisième chapitre traite sur la présentation
du résultat
11
PREMIER CHAPITRE : REVUE DE
LITTÉRATURE
Dans ce chapitre, notre réflexion sera centrée
dans la première section sur la revue de littérature
théorique. La deuxième section sur la revue de la
littérature empirique.
SECTION 1 : REVUE DE LITTÉRATURE THEORIQUE A.
Définition de concepts
La définition de concepts dans ce présent sujet
de recherche est d'une importance très capital. Celui-ci ce manifeste
lorsque l'on désire expliquer le dit sujet et aussi elle
empêcherait à l'auteur et aux lecteurs les divers risques
d'égarement.
S'agissant de la question de définition de concepts,
Robert PINTO et Madeleine GRAWITZ, pensent que « le savant doit d'abord
définir ce dont il parle exactement »
L'intitulé de ce travail comporte quelques termes qui
nécessitent que nous en précisions le sens. Ceci étant, il
s'avère donc indispensable et commode de clarifier de prime abord les
concepts clés autours des quels se focalise notre sujet.
1.1. Impact
Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE). L'OCDE définit l'impact comme « les
effets positifs et négatifs, primaires et secondaires, à long
terme produits par une intervention, directement ou indirectement,
intentionnellement ou non ».2
Impact Management Project (IMP). Selon l'IMP, l'impact
correspond aux « effets positifs et négatifs, primaires et
secondaires, à long terme produits par une intervention, directement ou
indirectement, intentionnellement ou non ».
https://fr.apiday.com/glossaries-posts/impact-what-is-impact
Institut de la gestion publique et du développement
économique (IGPDE). L'IGPDE décrit l'impact comme «
l'ensemble des conséquences directes ou indirectes d'une action ou d'un
processus, d'un évènement ou d'une activité ».
https://books.openedition.org/igpde/16268
1.2. Augmentation
Larousse (Dictionnaire de français). L'augmentation est
définie comme un « accroissement en valeur, en nombre, en prix,
etc. »
2
https://inee.org/fr/eie-glossary/impac
12
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL).
Le CNRTL décrit l'augmentation comme l'« action d'accroître,
de faire progresser quelque chose »
https://www.cnrtl.fr/definition/augmentation
1.3. Prix
Larousse (Dictionnaire de français). Le Larousse
définit le prix comme la « valeur d'échange d'un bien, d'un
service, exprimée en monnaie ».
Selon le fonds Monétaire International (FMI). Le FMI
décrit le prix comme « le montant qu'un acheteur donne à un
vendeur en échange d'un bien ou d'un service ».
https://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2013/12/pdf/basics.pdf
Fabien Eloire et Jean Finez (Sociologie des prix 2019). Ces
auteurs proposent une conception élargie des prix, le définissant
comme « la contrepartie monétaire d'un droit d'acquisition ou de
jouissance d'un bien, d'un service ou d'une force de travail ».
https://journals.openedition.org/sociologie/10648
1.4. Carburants
D'après Jean-claude Guibet et Xiavier Montagne (2011),
les carburants sont des produits dont la combustion en présence d'air
permet le fonctionnement des moteurs thermique à pistons (de type
essence ou diesel) ou à combustion continue (réacteurs d'avion,
turbines à gaz).
La principale caractéristique des carburants est
d'avoir une grande densité énergétique,
c'est-à-dire qu'ils contiennent beaucoup d'énergie pour une masse
ou un volume réduits, ce qui accorde au système motorisé
une grande autonomie. Plusieurs produits pétroliers sont utilisés
comme carburant dans de nombreux moteurs (Guibet & Montagne, 2011).
1.5. Transport en commun
Office québécois de la langue française
(OQLF). Le transport en commun est défini comme un « transport
collectif mis à la disposition du public, dont les horaires et les
trajets sont planifiés et connus à l'avance, et qui implique
généralement l'utilisation de titres de transport ».
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8361878/transport-en-commun
Quant à Pigou, après une discussion
détaillée de l'expérience britannique de contrôle
des prix en temps de guerre, il conclut que : « L'établissement de
plafonds pour certains
13
Selon
Techno-Science.net, le transport
en commun, ou transport collectif, met en oeuvre des véhicules
adaptés à l'accueil simultané de plusieurs personnes. Il
est généralement accessible en contrepartie de l'achat d'un titre
de transport (billet, ticket, carte d'abonnement, etc.).
https://www.techno-science.net/definition/2343.html
Henri Raymond et Anne Gotman (1982). Dans leur étude,
ces auteurs abordent le transport en commun comme « un domaine
spécifique de relations entre une organisation et la population,
soulignant son rôle dans la vie quotidienne et les interactions sociales.
»
https://www.persee.fr/doc/aru
0180-930x 1982 num 14 1 1027.
B. Notion sur le prix
En économie et en finance, le concept de prix
diffère de celui du coût en ceci que le coût à voir
avec les dépenses liées aux intrants alors que le prix à
voir avec la vente ou la valeur psychologique qu'est prêt à payer
le consommateur ou le client. L'analyse de la valeur d'un bien se réduit
à celle de sa forme phénoménale, c'est-à-dire de
son prix effectif observable dans l'échange. L'économiste cherche
alors plus particulièrement à établir les lois de
variations des prix, prix censés résulter de la confrontation des
offres et des demandes globales. Le prix désigne la valeur d'un bien ou
d'un service. Le prix est exprimé généralement en
unité monétaire, comme le franc congolais ou le dollar. Autrement
dit, le prix est la valeur qu'un individu est disposé à
débourser en contrepartie de la cession d'un bien ou d'un service, dit
Kotler et Dubois (1997).
Depuis l'époque d'Adam Smith au moins, une des
questions qui soulève les passions les plus intenses parmi les
économistes est celle du contrôle des prix. Rappelons, avant de
poursuivre, que les économistes classiques (d'Adam Smith à Pigou)
n'adhéraient pas à un laissez-faire doctrinaire sur la question
du contrôle des prix. Smith, par exemple, ne croyait pas que le libre
mouvement des prix soit toujours la meilleure politique. Il pensait que
l'État devait veiller à ce que l'école
élémentaire soit accessible à tous à un prix
modique :
« L'État peut faciliter l'acquisition de ces
connaissance en établissant dans chaque paroisse ou district une petite
école où les enfants seront instruits pour un prix si modique,
que même un simple ouvrier peut le payer ».
14
prix spécifiques ... aide l'État à
contenir cette menace suprême que constitue l'inflation galopante ... Le
contrôle de certains prix, n'est donc ni condamnée d'avance
à l'échec ni nécessairement futile » (Pigou,
1946).
2.1. Rôle de prix
Pour l'économiste DEHEM R, le prix et la
quantité monétaire qu'il faut donner en échange des biens
et services. Il est fixé en fonction d'une réalité, le
prix peut tenir compte de l'aspect des produits, à savoir la
quantité et la qualité, le prix de reviens, et tout autre frais
accessoires y compris la marge bénéficiaire3
Sur un marché libre le prix reflète
l'équilibre entre l'offre et la demande, l'économiste Milton
Friedman résume cela en écrivant que le système de prix
remplit trois rôles :
? La transmission de l'information sur l'offre et la demande
;
? L'incitation pour les producteurs à s'orienter vers
les secteurs aux prix élevés et partant à
l'équilibre ;
? La répartition des revenus.4 2.2.
Formation de prix
Dans la ville de Kamina, les prix sont fixés en
fonction du cout d'achat et de transport, de l'offre et demande sur le
marché et autre taxes perçus au profit du trésor public,
sans oublier la marge bénéficiaire, certains économistes
donne le rôle prédominant dans la détermination de prix,
tantôt à l'offre, tantôt à la demande. Ainsi le prix
de tous les autres produits et service comme le prix de carburant et de
transport sont soumis d'abord à l'influence de l'offre et de la
demande.
Signalons néanmoins qu'un prix peut varier suivant les
conditions de la vente, suivant le mode ou la date de livraison (au comptant ou
à crédit) ou un prix imposé selon le régime
économique.

3 . DEHEM, R, initiation à l'économie, Ed Dunod,
paris, 1987, p 36.
4 . Milton Friedman ET Rose Friedman (trad.Guy
casaril), la liberté de choix, Paris, Belfond, 1980, p.26-38.
15
La formation de prix dépend définitivement du
régime économique choisi. Nous avons essentiellement deux
régimes, notamment celui de l'économie du marché
(marché libre) et celui de l'économie dirigée ou
planifiée.
Dans une économie du marché le prix suit un
régime économique dans lequel l'allocation des ressources est
réalisée sur base du prix établi sur le marché
où se rencontre librement et de maniéré
décentralisée les offreurs et les demandeurs de biens et
services.
Par contre, dans une économie planifiée les prix
sont fixés autoritairement par le pouvoir public, selon qu'il estime
qu'un produit est utile ou nuisible à la santé. 5
Considérons ces aspects, nous pouvons constater que la
RDC en générale, et la ville de Kamina en particulier sont
caractérisées par une économie du marché, et le
prix résulte de la libre confrontation de l'offre et de la demande,
c'est-à-dire que la quantité de la demande fait accroitre les
prix, tandis que l'offre excessive le fait fléchir et inversement.
Néanmoins, pour éviter l'exagération de
prix par les opérations économiques, le pouvoir public intervient
en vue de protéger les consommateurs locaux pendant la période de
rareté, mais aussi pour éviter les fluctuations incessantes en
approuvant la structure de prix établi par les opérateurs
économiques.
2.3. Détermination de prix des biens et
services
Il existe deux grandes méthodes de détermination
de prix des biens mis en vente et services sur le marché :
La première consiste à fabriquer le produit,
à évaluer son coût de production à ajouter un
pourcentage de marge (le bénéfice ou le profit) ; la seconde
revient à la définir préalablement le prix auquel un
produit peut être vendu sur un marché déterminé ,
puis à
5 MARC, A, l'évolution de prix depuis cent ans,
PUF, Paris, 1966, p. 8.
16
concevoir et à fabriquer ce produit en respectant les
impératifs de coût qui permettront de le vendre à un prix
compétitif tout en dégageant un bénéfice
raisonnable. 6
2.3.1. Détermination de prix en fonction de
l'offre et la demande
Le mécanisme de prix joue un rôle fondamental
dans l'ajustement de l'offre et de la demande, dans la mesure où il
existe, dans les économies de marché, un niveau de prix qui
permet d'établir pour tout produit ; un équilibre entre la
production et la consommation. Ce prix d'équilibre constitue un
compromis entre ce que les producteurs peuvent se transmettre de facture et ce
que les consommateurs sont disposés à payer, les prix vont
permettre de déterminer ce qui sera produit, Pour qui ? Dans quelle
quantité et quelle manière? Ces questions relatives aux prix sont
par conséquent, cruciales en sciences économiques, notamment en
micro économique et font l'objet d'études approfondies.
Ce sont les facteurs constitutifs de l'offre et de la demande
qui déterminent le prix des produits (fixation des prix). Ainsi lorsque
la demande est trop importante, les prix diminuent jusqu'à ce qu'un
équilibre soit atteint. En matière d'offre les prix sont
définis sur base des coûts de production et de distribution, qui
sont fonction de la rareté des matériaux et de la technologie
employée. Ainsi que des limites imposées par l'organisation.
La détermination du prix par l'offre et la demande :
application au marché du carburant à Kamina. Dans une
économie de marché, le prix d'un bien est
généralement déterminé par le mécanisme
d'offre et de demande. Lorsque la demande augmente et que l'offre reste
constante, le prix a tendance à augmenter. À l'inverse, si
l'offre est abondante et que la demande est faible, le prix diminue. Ce
principe fondamental s'applique également au marché du carburant
à Kamina, bien que dans un contexte local particulier.
a. Une offre instable et limitée à
Kamina
À Kamina, l'offre de carburant est faible et peu
flexible. Elle dépend essentiellement de l'approvisionnement depuis
d'autres villes comme Lubumbashi, via des routes souvent
délabrées ou impraticables. Cette situation provoque des retards,
des pénuries
6
MICROSOFTE®Encarta®2008,(C)1993-2007 Microsoft Corporation
17
temporaires, ou des coûts de transport
élevés, qui réduisent la capacité
d'approvisionnement régulier. Lorsqu'une pénurie se profile ou
qu'une livraison tarde, l'offre baisse brutalement, ce qui fait
mécaniquement monter le prix de carburant dans la ville.
b. Une demande relativement
inélastique
La demande de carburant à Kamina est en grande partie
inélastique : les transporteurs, les commerçants et même
les particuliers ne peuvent pas se passer du carburant, même si le prix
augmente. Cela signifie que même une légère
réduction de l'offre peut provoquer une forte hausse des prix, car les
acheteurs continueront d'en consommer, parfois à n'importe quel prix.
c. Effets immédiats sur le tarif du transport en
commun
Cette hausse du prix du carburant a un effet direct et quasi
immédiat sur le tarif du transport en commun à Kamina. En effet
:
? Les chauffeurs de taxis, motos ou bus répercutent
rapidement la hausse du carburant sur leurs passagers.
? Comme le carburant représente une part importante du
coût d'exploitation, une augmentation du prix provoque une augmentation
du tarif de transport parfois du jour au lendemain.
? Cette instabilité tarifaire affecte directement le
pouvoir d'achat des ménages et rend le coût de la mobilité
imprévisible pour les citoyens.
Le marché du carburant à Kamina est fortement
influencé par le mécanisme classique de l'offre et de la demande,
mais dans un contexte fragilisé par des contraintes logistiques et
infrastructurelles. Cette instabilité se répercute rapidement sur
le tarif du transport en commun, qui devient volatile et sensible à la
moindre variation du prix de carburant. Cela soulève la
nécessité d'une régulation plus efficace, voire d'une
politique publique d'encadrement du prix ou du tarif pour protéger les
usagers.
d. Mécanisme de fonctionnement
18
Lorsque la demande augmente et que l'offre reste constante, le
prix monte.
? Lorsque l'offre augmente et que la demande reste stable, le
prix baisse.
? Le point d'équilibre est atteint lorsque l'offre est
égale à la demande : c'est à ce niveau que le prix de
marché se stabilise naturellement.
Application au marché du carburant à
Kamina
Dans le contexte de Kamina, ce mécanisme est
perturbé par : L'offre est limitée et
vulnérable
- Le carburant provient de l'extérieur (souvent de
Lubumbashi ou d'autres provinces).
- Les infrastructures sont dégradées (routes
impraticables), ce qui ralentit et rend incertain l'approvisionnement.
- Le nombre de fournisseurs est très limité, ce qui
réduit la concurrence.
La demande est inélastique
- Le carburant est indispensable pour le transport des
personnes, des marchandises, et pour les activités
économiques.
- Même si le prix augmente, les consommateurs n'ont pas
le choix : ils continuent d'acheter, parfois à un prix plus
élevé.
Impact sur le tarif du transport en commun
- Le prix du carburant influence directement le coût de
fonctionnement des véhicules (taxis, bus, motos).
- Quand le prix du carburant augmente à cause d'une
chute d'offre ou d'une forte demande, les chauffeurs augmentent rapidement les
tarifs pour ne pas travailler à perte.
- Cela explique pourquoi, à Kamina, le tarif du
transport en commun varie fréquemment, parfois même d'un jour
à l'autre.
Illustration schématique
Rupture d'approvisionnement (offre baisse)
19
? Prix du carburant augmente ? Coûts pour les
transporteurs augmentent ? Tarif du transport en commun
augmente ? Impact direct sur les usagers et le coût de la vie
2.4. L'offre et la demande
D'après les économistes, le prix des biens et
services se forment sur le marché ou s'exercent une offre et une
demande.
2.4.1. Définition de l'offre et de la
demande
L'offre désigne la quantité de biens ou de
services que les producteurs ou vendeurs sont prêts à vendre
à un certain prix, pendant une période donnée.
La demande représente la quantité de biens ou de
services que les consommateurs sont disposés à acheter à
un certain prix, à un moment donné. « Paul Samuelson,
Économie, 2010 »
2.4.3. L'offre d'un bien
Elle se définit comme le volume de bien mis à la
disposition du marché.7 2.4.4. La demande d'un
bien
7 BARRE, R, Économie
Politique, Tome 1.PUF, Paris 1955, P516
20
La demande d'un bien à son tour est une intention
d'achat d'une certaine Quantité d'un bien pour un prix donné.
2.4.5. La monnaie
Dans le système actuel les marchandises ne
s'échangent pas entre eux (troc) mais surtout des marchandises contre la
monnaie en suite l'échange de la monnaie dans le circuit
économique a suscité une très grande importance qui
concerne le moyen d'échange, celle de la politique économique.
2.4.6. Définition
Par définition, la monnaie est définie comme un
stock d'actifs aisément mobilisable pour procéder à des
transactions.
« La monnaie est ce que l'on accepte
généralement en paiement des biens et des services ou pour le
remboursement des dettes. » (Paul Samuelson, Économie, 1948)
Économiquement la monnaie a des fonctions suivantes :
- Les fonctions traductionnelles ; - Les fonctions modernes.
a. Fonctions traditionnelles de la monnaie
Traditionnellement, on reconnait trois fonctions à la monnaie
:
- L'unité de compte : c'est l'instrument qui sert
à compter, à mesurer les autres biens, c'est la fonction qui
monétise l'économie (étalon de mesure) ;
- Le moyen de paiement : c'est l'intermédiaire de
l'échange, cette fonction fait acquérir au détenteur de la
monnaie le pouvoir d'achat ;
- L'instrument de réserve de valeurs : c'est un outil
grâce auquel on conserve le pouvoir d'achat dans le temps, cette fonction
donne la liberté de choisir le moment, pour effectuer une transition,
immédiatement ou à terme.
b. Fonctions modernes de la monnaie
21
Il y en a deux :
- La fonction de liquidité : la monnaie donne au
détenteur une créance générale sur la production,
sur tous les biens parce qu'il peut convertir cette monnaie en n'importe quel
bien ou service au moment opportun ;
- L'instrument de la politique économique : Elle est
utilisée dans le cadre de l'économie globale comme instrument de
l'expansion de la redistribution de niveau et même de la domination
politique économique.
2.4.7. L'inflation
Elle se définie comme la hausse permanente et
accélérée du niveau général des prix des
marchandises et des facteurs de production. Elle est provoquée par une
augmentation de la demande de biens qui n'entraine pas une augmentation
correspondante des quantités, échangées. Ou dans une
diminution de l'offre de biens sans une diminution de demande.
Elle se mesure par l'indice du niveau général
des prix. Le taux d'inflation d'une économie donnée est
pourcentage d'accroissement de l'indice de prix, ce mouvement
général entraine très souvent une stagnation ou une
récession de l'activité économique.
a. Le prix du carburant comme facteur déclencheur
de l'inflation
Le carburant joue un rôle fondamental dans
l'économie, car il est un intrant essentiel dans le transport des
personnes, des biens et dans la production de certains services. Ainsi :
- Une hausse du prix du carburant entraîne une
augmentation des coûts de production et de transport.
- Ces coûts sont répercutés sur les prix
finaux des biens et services, contribuant à l'inflation
générale.
b. Cas de Kamina : l'impact sur le transport en
commun
- Le carburant est principalement importé via des
routes en mauvais état, ce qui rend son approvisionnement coûteux
et irrégulier.
Dans la ville de Kamina :
On trouve autant de marchés. Qu'il Ya des produits
destinés à l'échange. Diffèrent critères
servent de distinguer les marchés :
22
- Lorsqu'une pénurie survient ou que le prix augmente
au niveau du marché (souvent de manière brutale), les coûts
pour les chauffeurs de taxi, bus ou motos montent immédiatement.
- En réaction, ces transporteurs augmentent les tarifs
de transport en commun, parfois du jour au lendemain, pour maintenir leurs
marges.
- Cela affecte fortement la population, en particulier les
ménages à faibles revenus, pour qui le coût quotidien du
transport devient de plus en plus lourd.
c. Un cercle vicieux inflationniste
La situation peut créer un cercle vicieux :
- Hausse du prix du carburant ;
- Augmentation du tarif de transport ;
- Augmentation du coût des biens (transportés) ;
- Baisse du pouvoir d'achat ;
- Demandes salariales ou aides publiques ;
- Nouvelle pression inflationniste.
À Kamina, la hausse du prix du carburant constitue un
facteur inflationniste majeur, avec des répercussions immédiates
sur le transport en commun. Cette situation contribue à
l'instabilité des prix et à la précarité
économique des ménages, et nécessite des mesures
d'encadrement ou de soutien pour amortir ses effets sociaux.
2.5. Le marché.
Par définition; le marché est un lieu
réel ou virtuel où se rencontrent l'offre (vendeurs) et la
demande (acheteurs) d'un bien ou d'un service, afin d'y échanger contre
un prix déterminé. Il constitue le mécanisme central de
coordination des décisions économiques dans une économie
de marché.
« Le marché est un processus par lequel les
décisions des ménages et des entreprises sont coordonnées
par les ajustements des prix. » (Paul Samuelson, Économie, 1948)
2.5.1. Types de marchés
23
? D'une part, selon l'étendue de leur réseau
géographique, et dans ce cas, on parle de marché mondial,
marché régional (continental), du marché sous
régional, du marché national ou local ;
? D'autre part, suivant le nombre respectif d'offreurs et de
demandeurs, tel que nous aurons l'occasion de le constater plus loin.
Dès la définition du marché telle
qu'annoncée ci-dessus, il Ya lieu de tirer quatre
caractéristiques importantes valable pour le marché du produit ou
pour celui d'un facteur de production :
Le nombre d'acheteurs et de vendeurs :
· Grand nombre ;
· Petit nombre.
· La nature du bien :
· Périssable ;
· Durable ;
· Facilement stockable ;
· Divisible.
· Le degré d'information :
Connaissance de prix pratiqués antérieurement,
de stocks disponibles aujourd'hui, dans un lieu plus au moins proche, de la
qualité ;
La mobilisation des vendeurs et acheteurs :
A partir de ces caractéristiques, il est possible de
déterminer les structures de marché qui sont les formes
alternatives que peut présenter un marché, fonction de
manière dont réalisent quartes caractéristiques
fondamentales.
Ainsi, plusieurs structures de marché peuvent survenir
en fonction du nombre d'offreurs et de demandeurs
À Kamina (comme dans beaucoup de villes congolaises),
le marché de vente de carburant est analysé comme une forme
d'oligopole imparfait, voire de quasi-monopole local dans certaines zones.
Voici pourquoi :
24
s Nombre limité d'offreurs :
Le nombre de stations-service n'est pas très
élevé. Le marché est souvent dominé par quelques
distributeurs agréés (par exemple : LUPASA, ou d'autres
privés), ce qui donne à chacun un pouvoir de marché
significatif.
s Dépendance de l'offre :
Le carburant vient de l'extérieur (souvent de Lubumbashi,
Dilolo ou par importation) donc l'offre est centralisée, parfois soumise
à des ruptures, des délais ou à la variation des
coûts de transport, ce qui limite la concurrence.
s Prix partiellement contrôlés ou alignés
:
Même si officiellement il peut y avoir une certaine
liberté de fixation des prix, en réalité, les stations
pratiquent souvent des prix très proches les uns des autres
phénomènes typiques de l'oligopole, parfois appelé
«entente tacite».
s Faible pouvoir de négociation des consommateurs :
Les clients (transporteurs, particuliers, etc.) ne peuvent pas
négocier le prix. Ils subissent le tarif fixé, ce qui renforce le
déséquilibre entre l'offre et la demande.
Le marché du carburant à Kamina peut être
classé comme un oligopole imparfait, dominé par quelques
distributeurs qui exercent un pouvoir sur les prix, dans un contexte de demande
inélastique et de concurrence limitée.
2.5.2. Définition : Oligopole
imparfait
Un oligopole imparfait est une forme de marché dans
laquelle quelques entreprises (offreurs) dominent la vente d'un produit, mais
le produit n'est pas totalement identique entre elles.
Autrement dit, chaque entreprise propose un produit
légèrement différent (par la qualité, la marque, la
localisation, le service, etc.), ce qui leur donne un petit pouvoir de
différenciation sur les prix.
Caractéristiques d'un oligopole imparfait :
25
|
Élément
|
Description
|
|
Nombre d'offreurs
|
Faible (quelques entreprises seulement)
|
|
Produit
|
Similaire mais pas parfaitement identique (différenciation
possible)
|
|
Pouvoir sur les prix
|
Modéré à fort (les entreprises peuvent
influencer les prix)
|
|
Barrières à l'entrée
|
Assez fortes (besoin de licences, capital élevé,
logistique, etc.)
|
|
Exemple concret
|
Marché du carburant à Kamina, marché de la
téléphonie, secteur bancaire
|
Source : nos recherches
« Un oligopole est une structure de marché dans
laquelle un petit nombre de vendeurs se partagent la majorité du
marché. Lorsqu'il y a différenciation des produits, on parle
d'oligopole imparfait. » (Dominique Plihon, Les grands courants de la
pensée économique, 2009)
Dans la ville de Kamina, le marché de vente de
carburant présente les caractéristiques d'un oligopole imparfait.
En effet, ce secteur est dominé par un petit nombre de distributeurs
officiels ou semi-officiels, qui détiennent l'essentiel du marché
local. Ces fournisseurs, bien qu'en concurrence, proposent un produit
relativement standardisé (essence, gasoil), mais avec certaines
différences selon les lieux de vente, la qualité du service ou la
régularité d'approvisionnement.
Cette structure imparfaitement concurrentielle leur
confère un pouvoir de marché : bien que les prix ne soient pas
totalement libres, ils sont souvent alignés entre les différents
vendeurs, ce qui laisse peu de marge de manoeuvre aux consommateurs. De plus,
les barrières à l'entrée (coûts
élevés, autorisations d'exploitation, accès à
l'approvisionnement) limitent l'apparition de nouveaux concurrents.
Un facteur aggravant de cette structure imparfaite est la
dégradation des infrastructures routières. À Kamina,
l'état des routes est un obstacle majeur : plusieurs axes sont
impraticables ou fortement détériorés, ce qui ralentit le
transport, augmente les coûts logistiques, et renforce la
dépendance des revendeurs à quelques circuits
d'approvisionnement. Cela limite davantage la concurrence et contribue à
maintenir des prix élevés et rigides, même en
période de baisse des cours internationaux.
26
Ainsi, le marché du carburant à Kamina est
marqué par une faible concurrence, une demande peu élastique, et
des contraintes structurelles fortes, caractéristiques d'un oligopole
imparfait en contexte sous-développé.
Ainsi selon nos obervation, même si plusieurs acteurs
coexistent, le marché du carburant à Kamina ne fonctionne ni
selon la logique d'un monopole pur, ni selon celle de la concurrence parfaite,
mais plutôt selon une forme d'oligopole imparfait,
caractérisée par une faible concurrence sur les prix, une demande
peu élastique et un déséquilibre de pouvoir entre vendeurs
et acheteurs.
2.6. Courant de pensées sur la variation du prix
et sur le tarif de transport en commun 2.6.1. Courant
classique
Le prix « naturel » (par opposition au prix de
marché) d'un bien est le prix de production : il reflète la
valeur d'échange, le travail nécessaire pour produire le bien.
Mais le prix naturel ne coïncide pas forcément avec le prix de
marché auquel il est échangé. Sur le marché, le
prix est fixé en fonction de l'offre et la demande. Smith explique que
cette discordance entre prix naturel et prix de marché n'est pas
durable. La concurrence a pour effet d'ajuster le prix du marché au prix
naturel. Si le prix de marché d'un bien est trop élevé par
rapport à son prix naturel, il va automatiquement redescendre et
inversement. Ainsi, le prix de marché va « graviter » autour
du prix naturel. La concurrence permet une autorégulation du
marché (smith, 1776).
Dans l'analyse économique classique,
représentée notamment par des penseurs comme Adam Smith, David
Ricardo, et Jean-Baptiste Say, le prix d'un bien ou d'un service est
généralement déterminé par l'interaction entre
l'offre et la demande, ainsi que par le coût des facteurs de production.
Le transport en commun, en tant que service économique, n'échappe
pas à cette règle.
Selon cette théorie, le carburant constitue un facteur
essentiel dans la production du service de transport. En effet, pour qu'un
transporteur (chauffeur de taxi, moto, ou bus) puisse offrir son service, il
doit engager des dépenses sur plusieurs éléments : achat
de carburant, entretien du véhicule, main-d'oeuvre, pièces de
rechange, etc. Parmi ces éléments, le
27
carburant occupe une place dominante. Ainsi, toute variation
à la hausse du prix du carburant a un impact direct sur les coûts
de production du service de transport.
Conformément aux postulats classiques, si le coût
de production augmente, le producteur (ici le transporteur) est contraint de
répercuter cette hausse sur le consommateur final, afin de maintenir sa
rentabilité. Cela se traduit par une augmentation du tarif du transport
en commun.
Par ailleurs, la théorie classique accorde une place
centrale au jeu de l'offre et de la demande. En situation de marché
libre (non réglementé), les prix s'ajustent selon ces deux
forces. Si le prix du carburant augmente considérablement, certains
transporteurs peuvent réduire leur fréquence de travail ou se
retirer temporairement du marché, ce qui diminue l'offre de services de
transport. En même temps, la demande de transport (souvent
inélastique dans les milieux urbains comme Kamina, où les gens
doivent se déplacer quotidiennement) reste stable, voire augmente. Cette
situation crée un déséquilibre : la demande dépasse
l'offre, ce qui provoque une hausse du prix d'équilibre,
c'est-à-dire du tarif de transport en commun.
Ce phénomène est observable à Kamina, une
ville où le carburant est souvent importé à coût
élevé à cause du mauvais état des routes et d'une
chaîne logistique défaillante. Le marché du carburant y est
dominé par un petit nombre de fournisseurs, ce qui favorise une
situation d'oligopole imparfait. Dans ce contexte, toute pénurie ou
augmentation du prix du carburant au niveau des dépôts provoque
immédiatement une hausse des prix du carburant chez les
détaillants, que les transporteurs répercutent sur les passagers.
Cela se traduit par une variation fréquente et imprévisible des
tarifs de transport dans la ville.
Selon la pensée classique :
o Le carburant est un facteur clé de production pour les
transporteurs ;
o Une augmentation de son prix entraîne une hausse des
coûts, donc une augmentation du tarif;
o Ce changement s'opère par ajustement du point
d'équilibre entre une offre réduite et une demande stable.
Ainsi, dans le cas de Kamina, on constate clairement que la
variation du prix du carburant affecte fortement le tarif du transport en
commun, confirmant les prévisions de la théorie classique sur les
mécanismes de formation des prix dans un marché libre.
28
2.6.2. Le Courant
keynésien8
Durant la Grande Dépression des années 30,
L'économiste britannique John Maynard Keynes a
révolutionné la pensée économique alors dominante
que l'économie de marché assurait automatiquement le plein-emploi
; en d'autres termes, quiconque souhaitait travailler trouvait un emploi si ses
exigences salariales étaient souples. Le fil conducteur de cette
théorie, à laquelle il a donné son nom, est que la demande
globale la somme des dépenses des ménages, des entreprises et de
l'État est le premier moteur de l'économie. Keynes a en outre
soutenu que l'économie de marché ne comportait pas de
mécanismes d'équilibrage automatique pour assurer le plein
emploi. Pour les keynésiens, l'intervention de l'État par des
politiques qui visent à atteindre le plein emploi et la stabilité
des prix est justifiée (Keynes, 1930).
Selon Keynes, les prix, les salaires et la production ne
s'ajustent pas toujours rapidement aux chocs économiques. Ainsi, une
variation du prix d'un facteur clé comme le carburant peut avoir des
effets en chaîne sur l'ensemble de l'économie, en particulier dans
les secteurs sensibles comme le transport public.
Application au secteur du transport en commun à
Kamina
Dans un contexte comme celui de Kamina, la variation du prix
du carburant influence directement les coûts d'exploitation des
transporteurs. Or, selon la théorie keynésienne :
o Les transporteurs n'ont pas une parfaite flexibilité
des prix : ils ne peuvent pas toujours ajuster leurs tarifs
instantanément à la hausse ou à la baisse.
o Dans un environnement de faible pouvoir d'achat, ils
doivent parfois absorber les coûts ou les transférer
progressivement, créant ainsi une période d'instabilité
tarifaire.
o La hausse du carburant peut aussi réduire la
rentabilité, poussant certains opérateurs à réduire
l'offre, ce qui crée une tension sur les services disponibles.
o Comme les salaires ne suivent pas immédiatement, la
hausse du tarif de transport devient un fardeau pour les ménages, et
cela réduit leur consommation dans d'autres secteurs.
Cette situation peut ralentir l'activité
économique locale, selon la logique keynésienne où la
demande globale est le moteur de la croissance. Lorsque les coûts de
transport grèvent le revenu
8 John Maynard Keynes,
Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et
de la monnaie (1936)
29
disponible, la demande intérieure chute, ce qui
affecte négativement d'autres secteurs économiques.
Rôle de l'État selon Keynes
Une autre dimension importante du keynésianisme est le
rôle actif de l'État. Keynes considère que l'État
doit intervenir lorsque les marchés n'arrivent pas à
s'auto-réguler efficacement. Dans le cas de Kamina :
o L'absence d'une politique de régulation du prix du
transport ou de subvention sur le carburant laisse les usagers à la
merci des fluctuations du marché.
o Une intervention étatique pourrait consister
à subventionner le carburant pour les transporteurs, ou à
encadrer les prix de transport en période de crise, afin de stabiliser
la demande et protéger les ménages vulnérables.
Selon l'analyse keynésienne, la hausse du prix du
carburant ne se limite pas à une simple réaction d'offre et de
demande, mais s'inscrit dans une dynamique macroéconomique plus
complexe. Elle affecte la structure des coûts, la demande globale, le
pouvoir d'achat, et l'activité économique locale. Dans une ville
comme Kamina, où les rigidités structurelles sont fortes,
l'ajustement n'est ni instantané ni automatique, d'où la
nécessité d'une intervention publique pour corriger les
déséquilibres et protéger les populations.
Ainsi cette citation célèbre de John Maynard
Keynes, dans Théorie générale de l'emploi, de
l'intérêt et de la monnaie (1936) : « Le marché ne
garantit pas automatiquement le plein emploi ; seule une action
délibérée peut rétablir l'équilibre.
».
2.6.3. Courant néoclassique
Leur vision de la concurrence et leur modèle du
consommateur et du producteur conduisent les néoclassiques à une
description du marché selon laquelle, quand le prix augmente, la
quantité offerte augmente et la quantité demandée diminue.
Offre et demande évoluant en sens inverse par rapport au prix, le
mécanisme de marché conduit à un équilibre,
c'est-à-dire à la détermination d'un système de
prix qui égalise durablement l'offre et la demande. Autrement dit, le
marché conduit à une situation stable et non conflictuelle.
Cependant, si l'idée que le marché permet d'obtenir un
équilibre fédère la théorie néoclassique,
30
l'interprétation de cet équilibre varie d'un
auteur à l'autre, tant le raisonnement néoclassique a produit de
théoriciens.
Le courant néoclassique, qui prend racine à la
fin du XIXe siècle avec des auteurs comme William Stanley Jevons, Carl
Menger, Léon Walras, et plus tard Alfred Marshall, repose sur plusieurs
concepts fondamentaux : l'individualisme méthodologique, la
rationalité des agents économiques, et surtout,
l'équilibre des marchés à travers l'offre et la
demande.
Dans cette approche, les agents économiques
(producteurs et consommateurs) agissent de façon rationnelle, cherchant
à maximiser leur utilité (pour les consommateurs) ou leur profit
(pour les producteurs). Les prix sont vus comme des signaux qui régulent
les comportements des agents et orientent les décisions
économiques.
Selon les néoclassiques, le tarif du transport en
commun est le résultat d'un équilibre entre l'offre (les services
de transport offerts) et la demande (les besoins de mobilité des
usagers). Le carburant, en tant qu'intrant de production, joue un rôle
déterminant dans la formation des coûts.
Lorsqu'il y a hausse du prix du carburant, cela provoque une
augmentation du coût marginal de chaque unité de service de
transport (chaque trajet). Pour maximiser leur profit, les transporteurs
doivent ajuster leurs prix à la hausse. Si le marché est libre et
concurrentiel, le nouveau tarif du transport se stabilise à un nouveau
point d'équilibre, où l'offre reste rentable pour les producteurs
et acceptable pour les consommateurs.
Si le prix devient trop élevé, certains
consommateurs réduisent leur usage du transport, ou cherchent des
alternatives (marche à pied, vélo, covoiturage). De l'autre
côté, certains transporteurs inefficaces peuvent se retirer du
marché, laissant place à ceux qui s'adaptent mieux aux nouvelles
conditions. Cela illustre le mécanisme d'allocation optimale des
ressources, cher aux néoclassiques.
Hypothèse du marché efficient
Le courant néoclassique suppose aussi que les
marchés sont efficients, c'est-à-dire que toute information
(comme la hausse du carburant) est immédiatement intégrée
dans les décisions des agents. Donc, dans un marché comme celui
de Kamina, dès qu'il y a hausse du
31
prix du carburant, les tarifs du transport sont ajustés
très rapidement, car les transporteurs anticipent l'impact sur leur
rentabilité.
Cependant, cette approche suppose que les marchés sont
parfaitement concurrentiels, ce qui n'est pas totalement le cas à
Kamina. Le marché du carburant est oligopolistique, avec peu de
fournisseurs dominants, ce qui limite la flexibilité des prix à
la baisse. De plus, la demande de transport est souvent inélastique (les
gens sont obligés de se déplacer), ce qui permet aux
transporteurs de répercuter facilement la hausse des coûts sur les
tarifs.
Dans l'approche néoclassique, la variation du prix du
carburant entraîne une réévaluation des coûts pour
les transporteurs, qui ajustent alors leur tarif de transport afin de maintenir
l'équilibre économique. L'ensemble du système tend vers un
nouvel équilibre de marché, même si cet ajustement peut
être plus complexe dans des marchés imparfaits comme celui de
Kamina.
Parmi les fondateurs, Walras est celui qui développe le
plus son modèle. Il considère que l'équilibre global entre
l'offre et la demande se fait au niveau national, donnant une
présentation de l'aboutissement du processus économique que la
tradition a retenue sous l'appellation « d'équilibre
général walrassien » (Walras, 1896). Carl Menger attache
plus d'importance à la décroissance des utilités
marginales et à l'augmentation des coûts marginaux, et reste
attaché à une présentation de l'économie où
la concurrence est particulièrement contraignante pour l'offreur
(Menger, 1871).
Section 2 : Revue de littérature empirique
La question de l'impact de l'augmentation du prix du carburant
sur le tarif du transport en commun est au coeur des débats
économiques depuis plusieurs décennies, notamment dans les pays
à faible revenu où le secteur du transport constitue un levier
essentiel de la vie économique et sociale. De nombreux chercheurs ont
abordé cette problématique sous différents angles,
plusieurs auteurs ont traités de la question mais dans le cadre de ce
travail nous avons tenu les travaux des auteurs suivants :
- Selon Tanzi (2005), les fluctuations du prix du
carburant peuvent avoir des effets multiplicateurs sur l'ensemble de
l'économie, notamment dans les pays où le transport repose
presque exclusivement sur le carburant fossile. Il soutient que les hausses du
carburant
32
augmentent directement les coûts de production et de
distribution, ce qui pousse les opérateurs à ajuster leurs prix,
y compris dans le transport.9
- Dans le contexte africain, Mumbere (2018), dans une
étude menée à Bukavu (RDC), a montré que les
augmentations répétées du prix du carburant
entraînent des hausses automatiques du tarif des taxis-motos et minibus.
À travers des entretiens et des données collectées sur
plusieurs mois, il conclut que l'élasticité-prix du transport en
commun est particulièrement élevée dans les zones
où l'offre est inférieure à la demande.10
- Selon ILUNGA MIKONZO André (2021), a
mené une étude d'un projet une << Analyse des tarifs de
transport en commun face à l'augmentation du prix de carburant
>>.à Lubumbashi dans un mémoire. Les questions ci-dessus
ont sous-entendu sa problématique :
- Quelles sont les facteurs favorisant de la hausse de prix de
carburant sur le marché ?
- Que faut-il faire pour éviter cette hausse de
prix.
Après enquête auprès de soixante personnes
habitant la commune annexe de Lubumbashi, le résultat s'est
présenté comme suit : La hausse de prix de transport, la
diminution des offreurs de transport sur le marché, la diminution Des
engins de transport sur le marché sont les effets de la hausse de prix
de carburant sur le marché.
Les taxes et impôts, frais de douanes, frais de transport,
frais de port, changement de monnaie à l'achat de carburant sont les
facteurs favorisant de la hausse de prix de carburant. La production locale de
carburant, la diminution de taxes et impôts, création de plusieurs
sociétés de transport, création de sociétés
de production de carburant et de sa vente, telles sont les solutions pouvant
nous permettre d'éviter cette hausse observer sur le marché. La
différentiation avec les travaux ci-haut cité est qu'à
Kamina, la problématique reste peu documentée. La ville souffre
à la fois de l'insuffisance de l'offre de transport, de la mauvaise
qualité des routes, et d'une dépendance au carburant
importé depuis d'autres provinces comme le Haut-Katanga. Ces conditions
aggravent les effets de la hausse du prix du carburant sur le tarif du
transport, dans un contexte d'absence de régulation publique et de
pression constante de la demande. Bien que plusieurs auteurs aient
traité la relation entre carburant et transport dans d'autres contextes
urbains africains, la ville de Kamina demeure largement absente de ces
études, ce qui justifie l'importance et la pertinence de cette
recherche.
9 BELINGA TANZI : (2016) Transport
urbain et politiques publiques en Afrique centrale : étude comparative
entre Yaoundé et Abidjan. Presse de l'université de
Yaoundé.
10 Mumber , A. (2018) . Hausse du prix du carburant et
tarif du transport en commun : cas de la ville de Bukavu. Mémoire de
master, Université Officielle de Bukavu.
33
Elle vise à combler ce vide scientifique en s'appuyant
à la fois sur des données empiriques locales et sur les apports
théoriques des courants économiques classiques et
contemporains.
La cité de Kamina fut créé par
l'arrêté n°21/122 de 1945 de Monsieur le gouverneur de
Katanga Joseph SCHOLLER. Elle fut créée comme un centre extra
coutumier,
34
DEUXIÈME CHAPITRE : CONSIDÉRATION
MÉTHODOLOGIQUES
Section 1. Description de la méthode
I. Méthode de la recherche
Approche mixte : Utilisation de
méthodes qualitatives et quantitatives pour obtenir une
compréhension approfondie du sujet.
- Quantitative : Enquêtes et questionnaires pour collecter
des données.
- Qualitative: Entretiens semi-directifs avec les
gestionnaires et employés pour explorer les défis
rencontrés dans le transport en commun.
II. Instruments de la recherche
- Questionnaire : Élaboré pour recueillir des
données quantitatives sur la gestion, les performances
économiques et les impacts sur l'emploi.
- Guide d'entretien : Utilisé pour les entretiens
qualitatifs, incluant des questions ouvertes sur les pratiques de gestion et
les perceptions des employés et responsables.
Section 2. Description du milieu d'étude et
modélisation
I. Description du milieu d'étude
Toute recherche scientifique porte toujours une
délimitation qui est spatiale et précise. Certes, faire la
présentation d'une organisation où une société de
grande importance ; c'est donner les caractéristiques qui lui reviennent
ou simplement exhiber son image pour qu'on se fasse une idée sur son
historique, sur son étendu géographique ou superficielle, sur sa
population, sa production, sur son infrastructure réelle.
Nous nous sommes assignés de faire connaitre
ouvertement auprès de personnes résidentes ou non
résidentes qui ne sachent pas la vérité sur la ville.
D'après toutes les lignes précédentes et
celles qui suivent, il sera fait une présentation de notre champ de
recherche qui est la ville de Kamina. Nous parlerons avec exactitude de son
historique, de l'étendue géographique ou superficielle, sur sa
population, sa production agricole, sur son élevage, sur sa pêche
et sur son infrastructure réelle.
2.1. HISTORIQUE DE LA VILLE DE KAMINA
35
cet arrêté entré en vigueur en date de 15
octobre 1955, lors de la première visite du roi Baudouin 1er à la
base militaire de Kamina.
Par l'appellation de centre extra coutumier, les colonisateurs
voulaient mettre différence entre les deux races qui y vivaient, les
noirs et les blancs.
Le centre coutumier devrait être habiter par la race
noire.
Cette ségrégation avait pris fin avec
l'indépendance de la RDC, Kamina devait changer son appellation pour
être appelé comme « cité de Kamina » et on a
créé le centre urbain par un arrêté n°42 du 6
juin 1971 du gouverneur du Katanga.
La naissance de la cité de Kamina s'est
réalisée pendant que le district du haut-lomami dépendait
d'abord de celui de Panda (Jadot-Ville) actuellement Likasi et par l'ordonnance
loi n°21/1235 du 4 Juillet 1952.
Le district du Haut-Lomami devient autonome et son appellation
tire son origine du nom de la rivière lomami qui prend sa source dans le
territoire de Kamina. La cité de Kamina est organisée
conformément au décret-loi n°81 du 2 juillet 1988 portant
organisation territoriale et administrative de la République
Démocratique du Congo ;
Après la seconde guerre mondiale, l'armée belge
a établi deux bases aériennes au Congo, à Kamina et
à Kitona. Henri de Bruyne et Joseph Lippens. Tués lors des
campagnes de l'état indépendant du Congo contre les
arabes-swahilis, furent inhumés à Kamina. La ville abritait
notamment une base aérienne qui devait accueillir en 1960 une escadrille
de Fauga Magister. La ville a eu un rôle d'importance pendant la crise
Congolaise de 1960-196511
2.2. ADMINISTRATION
La cité de la ville de Kamina est subdivisée en
deux blocs (bloc I et bloc II) comprenant 25 quartiers. Les quartiers sont
formés par 25 cellules, formées par 165 Blocs et 147 avenues.
11 Saubegarde de : Word gazettze 2013
36
En ce qui concerne la délimitation, depuis le
début de l'année, aucune extension cadastrale n'a pu avoir lieu
et ces limites demeurent les même depuis sa création ; les imites
de ces deux blocs sont les suivantes :
- Au nord : une droite parallèle aux rails,
située à 50m du franc du remblai de la voie ferée depuis
149, 150ème jusqu'à 100ème Km ;
- Au sud de cette borne C.E.C n°3, la route Kamina-Kinda
sur une longueur de 150m de ce point marque de la borne C.E.E n°4 une
droite reliant à la source des ruisseaux jusqu'à son confluant
avec la LOVOI ;
- L'est est la limite de Nord, une perpendiculaire de 210m en
direction du sud, puis un perpendiculaire au rail de 125m en direction du sud,
puis 290m jusqu'à la rivière Kamina ;
- A l'ouest : la rivière LOVOI depuis son confluent
avec les ruisseaux Ntumba jusqu'à sa source, la borne CEC n°5,
située sur la route Kamina dino de cette borne C.E.C droite de 2550m
Kamina est un milieu urbano-rural, il est le siège de la province du
haut-lomami.
Il est situé entre 8°et 9° de latitude sud et
entre 24 et 25 de longitude est à 120m de l'altitude sud. Sa superficie
est de 606 Km2 et sa densité est de 21 habitant par
Km2. Cette serait plus grande avec le changement du statut de la
cité en ville ; selon la constitution de notre pays du 28 février
2016 en ses articles 2et 3 qui stipulent : article 2 « la RDC est
composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la
personnalité juridiques territoriales décentralisées de la
RDC sont dotée de la personnalité juridique et sont
gérées par les organes locaux. Ces entités territoriales
décentralisées sont la ville, la commune, le secteur et la
chefferie... »
Plusieurs voies relient la cité de Kamina à
d'autres milieux externes ?
3 voies de chemin de fer se rencontrent à cette
entité où a ce milieu donc Kamina-Kabongo, Kamina-Malemba,
Bukama-Lubumbashi, Kayembe Mukulu et en fin Kamina-Kolwezi, Kinda-Sandoa.
La ville de Kamina est devenue chef-lieu de province depuis
2015, la localité à le statut de ville, elle est
constituée de 3 communes urbaines d'au moins de 80.000 électeurs
en 201912
- Dimayi qui a 7 conseillers municipaux ;
12 CENI répartition des sièges pour les
élections 2018
37
- Kamina, possèdent également 7 conseillers
municipaux ; - Sobongo en suite possède 7 conseillers municipaux 2.3.
LANGUES
Dans la ville de Kamina plusieurs langues sont parlées
dont nous citons :
- Le Swahili ;
- Le Français ;
- Le Kiluba ;
- Le Tshiluba,...
La langue Swahili est parlée à Kamina comme dans
plusieurs villes du centre et
de l'est de la république démocratique du Congo
entre autres : Baraka, Bunia, Bukavu, Isiro,
Goma, Kalemie, Kamina, Kindu, Kisangani, Kolwezi, Lubumbashi.
2.4. LES ACTIVITES ECONOMIQUES
La cité de la ville de Kamina est surtout au centre de
consommation et de commerce cela étant connu, elle a dans ses entourages
plusieurs activités commerciales et agricoles qui constituent ses
activités commerciales et que nous allons expliquer dans cette
partie.
A Kamina nous avons différentes sources
d'activités qui font la force de cette petite ville qui est aujourd'hui
chef-lieu de la nouvelle province du haut-lomami entre autre : le transport, le
commerce, l'élevage, l'agriculture.
a. LE TRANSPORT
La ville de Kamina est une petite ville qui est
traversée par la société de chemine de fer du Congo (SNCC)
qui assure le transport ferroviaire cette société a connu
plusieurs agences concurrentes en 2017 elle a été
concurrencé par l'agence « CLASSIC » cela avait
été un signe de désenclavement de la ville mais dans nos
jours malgré la forte concurrence par différentes agences entre
autre : « TRANS-MUS, TRANS-BARAKA, FAMRIC-TRANS, » la SNCC continue
ses activités.
Elle est connue pour être un important noeud de
communication ferroviaire.
38
Trois lignes de chemin de fer de la société
nationale des chemins de fer du Congo partent en effet de la
ville13
- Au nord, vers Kindu au Maniema, accessoirement vers Kalemie
;
- Au Nord-Ouest, vers Kananga et Ilebo dans le Kasaï-Central
;
- Au Sud-est vers Lubumbashi et la Zambie, accessoirement vers
Lobito en Angola par le chemin de fer Dilolo-lobito, la rivière Lomami
est l'une des plus longues du pays qui prend par ailleurs sa source à
proximité de la ville.
b. LE COMMERCE
La ville de Kamina se situe au carrefour et elle est en
présence du chemin de fer, d'où l'ampleur de maison de commerce
telles que : les alimentations, les pharmacies, ...
Toutes les activités citées ci-haut, la ville
de Kamina est dotéee de beaucoup d'emplois qui peuvent rendre facile la
circulation de la monnaie afin de mettre fin au sous-développement.
c. L'ELEVAGE
En ce qui concerne l'élevage, il s'agit du genre
intensif qui est pratiqué dans certaines familles. Les produits qui
proviennent de cette activité sont de la nature à soutenir la
consommation autonome d'une part et de la consommation revenue d'autre part.
cela veut dire que certains revenus de cette activité permettent de
subvenir aux besoins primaires.
d. L'AGRICULTURE
La ville de Kamina est une partie de la République
démocratique du Congo composée de la population qui vit de
l'agriculture pratiquées sur brulis et les techniques rudimentaires. Ces
activités sont du type d'auto-substance basées sur le manioc, la
maïs, l'arachide, le haricot, le riz et la patate douce.
2.5. CULTURE
Le coeur des troubadours du roi Baudoin de l'école
centrale de Kamina acquit une notoriété internationale dans les
années 1950. En chantant la MISSA LUBA.
13 Ochafiss, democratic republic of tho congo, major
cities 6séptember 2018.

Intendance
39
STRUCTURE ORGANISATIONNELLE DE LA VILLE DE
KAMIN
|
|
MAIRE
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Secrétariat
|
|
|
|
|
|
|
|
Maire Adjoint
|
Chef de division urbain
Chef du 2er bureau administratif
général
Chef du 1er bureau receveur provincial


Entités territoriales décentralisées

Coordination
urbaine de l'Etat civile et
population
Inhumation

Protocole civile
Morgues
Service technique
Service de sécurité
ARN
PNC
DGM
Source : mairie de Kamina

Comptabilité urbaine
Protocole
Secrétariat
variables.
40
II. Cadre de modélisation
Pour estimer ce modèle, nous utiliserons :
o Des données quantitatives : prix du carburant, tarif
de transport, nombre de véhicules, inflation, etc.
o Des données qualitatives ou indicateurs :
état des routes, perception des acteurs du transport, etc.
Ces données peuvent être collectées à
travers :
o Des enquêtes sur le terrain,
o Des entretiens avec des conducteurs et passagers,
o Des rapports officiels ou données des
stations-service,
o Des observations directes sur les trajets urbains à
Kamina. Modelé d'estimation :
La méthode économétrique utilise repose sur
l'estimation du modèle de régression multiple suivant :
TTC(Y) = â0 + â1 PC(X1) + â2 INF(X2) +
å
Où :
> Y : TTC : Tarif du transport en commun
(variable dépendante)
> X1 : PC : Prix du carburant
> X2 : INF : Taux d'inflation
> â0 : Constante du modèle
(interception)
> â1...â2 : Coefficients des
variables explicatives
> å : Terme d'erreur aléatoire
(influence des facteurs non observés)
III. Technique d'analyse des données
Analyse quantitative :
- Utilisation de logiciels Excel pour traiter et analyser les
données des questionnaires.
- Tests statistiques (les tests de corrélation et de
régression) pour évaluer les relations entre les
41
TROISIEME CHAPITRE : PRESENTATION DU
RESULTAT
Section 1 : Définition du problème
La ville de Kamina, située dans la province du Haut-Lomami
en République
Démocratique du Congo, est confrontée à
une augmentation constante du prix du carburant, en raison de facteurs
économiques nationaux et internationaux. Cette hausse des prix du
carburant a un impact direct sur les coûts d'exploitation des entreprises
de transport en commun de la ville, qui doivent répercuter ces
augmentations sur les tarifs de leurs services pour maintenir leur
rentabilité.
Le problème de cette étude réside dans
l'analyse de l'impact de l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs du
transport en commun à Kamina. En effet, cette augmentation des
coûts d'exploitation peut entraîner une hausse des tarifs des bus,
des taxis et des motos-taxis, ce qui peut avoir des répercussions
importantes sur le pouvoir d'achat des habitants de la ville et sur
l'accessibilité aux services de transport.
Il est donc nécessaire de comprendre comment cette
augmentation du prix du carburant affecte les tarifs du transport en commun
à Kamina, afin de proposer des solutions pour atténuer les effets
négatifs sur la population locale et assurer la durabilité
économique des entreprises de transport dans la région.
Section 2 : présentation et analyse des
données
Dans cette partie du travail, nous présentons et
analysons les données que nous avons
recueillies à l'aide d'un questionnaire
administré aux enquêtés que nous avons pris au hasard et
qui ont constitué pour nous un échantillon
représentatif.
II.1. Population d'étude
Notre étude s'est basée sur
l'impraticabilité des routes de desserte agricole et l'impact
de dernier sur le prix des produits agricoles à Kamina.
Ainsi notre étude a comme population les transporteurs et les
consommateurs des produits agricoles à Kamina.
42
II.2. Échantillon d'étude
Nous avons tiré un échantillon par
commodité de 120 personnes sur les 60 derniers
mois dans la ville de Kamina.
II.3. Présentation des données
Tableau No1 : variation des prix en moyenne de
carburant en francs congolais
|
2020
|
|
2021
|
|
2022
|
2023
|
2024
|
|
Detaille( litre)
|
3
|
500
|
3
|
500
|
4.500
|
4
|
000
|
4 500
|
|
Gros (bidon : 20 litres)
|
75
|
000
|
80
|
000
|
90 000
|
95
|
000
|
95 000
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain (Div.
Eco).
Ce tableau, nous montre une variation à la hausse de prix
des carburant sur l'ensemble de 5 années sous étude, mais cette
variation peut être explique par plusieurs facteurs.
Tableau No2 : Route de desserte agricole dans le
territoire de Kamina
|
N°
|
Axes
|
Prix
|
|
1
|
Centre-ville - cité
|
2000 FC
|
|
2
|
Centre-ville - RVA
|
1500 FC
|
|
3
|
Cinquantenaire - centre - ville
|
2000 FC
|
|
4
|
Katuba - centre-ville
|
2500 FC
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain
(OVDA). Ce tableau nous montre que les variations des prix des
différents points de ville.
43
Tableau N° 3 : variation du taux de change de 2015 à
2024
|
Année
|
Taux de change moyen
|
Variation par rapport à l'année
précédente
en %
|
|
2015
|
925,226
|
0.616
|
|
2016
|
925,985
|
0.0811
|
|
2017
|
1 010
|
9.11
|
|
2018
|
1 464
|
44.9
|
|
2019
|
1 623
|
10.8
|
|
2020
|
1 648
|
1.56
|
|
2021
|
1 851
|
12.3
|
|
2022
|
1 989
|
7.47
|
|
2023
|
2 007
|
0.871
|
|
2024
|
2 340
|
16.6
|
Source : banque mondial
Ce tableau nous montre la variation du taux de change de 2015
à 2024 selon la banque mondial sur base des données de la banque
centrale du congo.
44
Tableau N° 3 : Prix mensuelle des Carburant sur les 60
derniers mois et prix moyen de transport par course correspondant
|
Mois
|
Prix du litre
|
Prix d'un bidon
|
Prix de transport
|
|
1
|
3200
|
60000
|
1000
|
|
2
|
3000
|
70000
|
1000
|
|
3
|
3700
|
70000
|
1000
|
|
4
|
3800
|
75000
|
1000
|
|
5
|
3900
|
70000
|
1000
|
|
6
|
4000
|
75000
|
1500
|
|
7
|
4000
|
78000
|
1500
|
|
8
|
4000
|
80000
|
1500
|
|
9
|
3200
|
85000
|
1000
|
|
10
|
4000
|
100000
|
1500
|
|
11
|
4000
|
95000
|
1500
|
|
12
|
4500
|
110000
|
2000
|
|
13
|
5000
|
115000
|
2000
|
|
14
|
5200
|
97000
|
2000
|
|
15
|
5700
|
127000
|
2000
|
|
16
|
4700
|
70000
|
1500
|
|
17
|
4500
|
72000
|
1500
|
|
18
|
4000
|
75000
|
1500
|
|
19
|
4500
|
72000
|
1500
|
|
20
|
4300
|
80000
|
1000
|
|
21
|
4200
|
85000
|
1000
|
|
22
|
4000
|
90000
|
1000
|
|
23
|
4000
|
95000
|
1000
|
|
24
|
5700
|
105000
|
2000
|
|
25
|
3800
|
100000
|
1000
|
|
26
|
4000
|
100000
|
1500
|
|
27
|
4200
|
100000
|
1500
|
|
28
|
3700
|
98500
|
1000
|
|
29
|
3500
|
97000
|
1000
|
|
30
|
4000
|
107000
|
1500
|
|
31
|
4500
|
110000
|
1500
|
|
32
|
4500
|
105000
|
1500
|
|
33
|
4200
|
105000
|
1500
|
|
34
|
4000
|
100000
|
1500
|
|
35
|
4500
|
110000
|
1500
|
|
36
|
3800
|
98500
|
1000
|
45
|
37
|
3500
|
70000
|
1000
|
|
38
|
3300
|
75000
|
1000
|
|
39
|
3700
|
80000
|
1000
|
|
40
|
3700
|
85000
|
1000
|
|
41
|
3500
|
75000
|
1000
|
|
42
|
4000
|
75000
|
1000
|
|
43
|
4300
|
85000
|
1500
|
|
44
|
4300
|
98000
|
1500
|
|
45
|
4200
|
98500
|
1500
|
|
46
|
5000
|
100000
|
1500
|
|
47
|
4000
|
95000
|
1000
|
|
48
|
3800
|
98000
|
1000
|
|
49
|
3500
|
96000
|
1000
|
|
50
|
3500
|
78000
|
1000
|
|
51
|
5500
|
115000
|
2000
|
|
52
|
3700
|
87500
|
1000
|
|
53
|
3500
|
75000
|
1000
|
|
54
|
4000
|
85000
|
1500
|
|
55
|
3800
|
78000
|
1500
|
|
56
|
4000
|
80000
|
1500
|
|
57
|
4200
|
85000
|
1500
|
|
58
|
5800
|
120000
|
2000
|
|
59
|
4000
|
90500
|
2000
|
|
60
|
3800
|
70000
|
1500
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain.
Dans ce tableau nous constatons que pendant les 60 mois sous
étude qu'il y a eu des variations à la hausse ainsi qu'à
la baisse des carburant en gros et en detaille dans la ville de Kamina.
46
III.4. ANALYSE DES DONNÉES ET INTERPRÉTATION
DES RÉSULTATS
III.4.1. ANALYSE DES DONNÉES
Dans cette partie du travail, nous nous sommes servis du
calcul de fréquences ainsi
que leurs pourcentages pour l'interprétation des
résultats.
1. Combien des bidons des carburant vendes-vous par mois ?
(Chiffre)
|
Combien des bidons des carburant vendes-vous par mois ?
(Chiffre)
|
Fréquence
|
Percent
|
Cum. Percent
|
|
2
|
4
|
3,33%
|
3,33%
|
|
3
|
2
|
1,67%
|
5,00%
|
|
4
|
6
|
5,00%
|
10,00%
|
|
5
|
10
|
8,33%
|
18,33%
|
|
6
|
14
|
11,67%
|
30,00%
|
|
7
|
12
|
10,00%
|
40,00%
|
|
8
|
8
|
6,67%
|
46,67%
|
|
9
|
10
|
8,33%
|
55,00%
|
|
10
|
8
|
6,67%
|
61,67%
|
|
11
|
2
|
1,67%
|
63,33%
|
|
12
|
14
|
11,67%
|
75,00%
|
|
13
|
8
|
6,67%
|
81,67%
|
|
15
|
6
|
5,00%
|
86,67%
|
|
17
|
2
|
1,67%
|
88,33%
|
|
18
|
8
|
6,67%
|
95,00%
|
|
20
|
4
|
3,33%
|
98,33%
|
|
22
|
2
|
1,67%
|
100,00%
|
|
Total
|
120
|
100,00%
|
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain.
Ce tableau nous renseigne que 14 enquêtés soit
11,67% vendent 12 bidons de carburants par mois, 14 enquêtés soit
11,67% vendent 6 bidons par mois, 12 enquêtes soit 10% vendent 7 bidons
par mois, 10 enquêtés soit 8,33% vendent 9 bidons par mois, 10
enquêtés soit 8,33% vendent 5 bidons par mois, 8 enquêtes
soit 6,67% vendent 18 bidons par mois, 8 enquêtes soit 6,67% vendent 13
bidons par mois, 8 enquêtes soit 6,67% vendent 10 bidons par mois, 8
enquêtes soit 6,67% vendent 8 bidons par mois, 6 enquêtes soit 5%
vendent 20 bidons par mois.
47
2. Êtes-vous consommateur du transport en commun ?
Êtes-vous consommateur du transport en commun ?
|
Fréquence
|
Percent
|
Cum. Percent
|
Oui
|
120
|
100,00%
|
100,00%
|
Total
|
120
|
100,00%
|
|
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain.
Ce tableau nous montre que 100% de nos enquêtes sont de
consommateurs le transport en commun.
3. L'accès au transport en commun est-il important ?
Le transport en commun est-il important ?
|
Fréquence
|
Percent
|
Cum. Percent
|
Extrêmement important
|
58
|
48,33%
|
48,33%
|
Moyennement important
|
34
|
28,33%
|
76,67%
|
Pas du tout important
|
6
|
5,00%
|
81,67%
|
Peu important
|
8
|
6,67%
|
88,33%
|
Très important
|
14
|
11,67%
|
100,00%
|
Total
|
120
|
100,00%
|
|
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain.
Ce tableau nous montre que 58 enquêtes soit 48,33%
disaient que l'accès au transport en commun est extrêmement
important, 38 enquêtes soit 28,33% disaient que l'accès au
transport en commun est moyennement important, 14 enquêtes soit 11,67%
disaient que l'accès au transport en commun est très important, 8
enquêtes soit 6,67% disaient que c'est peu important et 6 enquêtes
soit 5% disaient que c'est pas du tout important.
4. Êtes-vous satisfait du transport en commun dans la
ville de Kamina ?
|
Êtes-vous satisfait du transport en commun dans la ville
de Kamina
|
Fréquence
|
Percent
|
Cum. Percent
|
|
Non
|
86
|
71,67%
|
71,67%
|
|
Oui
|
34
|
28,33%
|
100,00%
|
|
Total
|
120
|
100,00%
|
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain.
Ce tableau nous renseigne que 86 enquêtes soit 71,67% ne
sont pas satisfait du transport en commun et 34 enquêtes soit 28% sont
satisfait du transport en commun.
48
5. Selon vous variation du prix de carburant est-il à la
base de la variation des prix de transport en commun ?
|
Selon vous variation du prix de carburant est-il à la
base de la variation des prix de transport en commun?
|
Fréquence
|
Percent
|
Cum. Percent
|
|
non
|
20
|
16,67%
|
16,67%
|
|
oui
|
100
|
83,33%
|
100,00%
|
|
Total
|
120
|
100,00%
|
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données recueillies sur terrain.
Ce tableau nous renseigne que 100 enquêtés soit
83,33% disaient que la variation prix est dû à la variation du
prix du carburant et 20 enquêtes soit 16,67% disaient que le contraire,
ils pensent que ce dû à beaucoup choses.
III.4.2. Interprétation des résultats
|
Y
|
X1
|
X2
|
|
1000
|
3200
|
1648
|
|
1000
|
3000
|
1648
|
|
1000
|
3700
|
1648
|
|
1000
|
3800
|
1648
|
|
1000
|
3900
|
1648
|
|
1500
|
4000
|
1648
|
|
1500
|
4000
|
1648
|
|
1500
|
4000
|
1648
|
|
1000
|
3200
|
1648
|
|
1500
|
4000
|
1648
|
|
1500
|
4000
|
1648
|
|
2000
|
4500
|
1648
|
|
2000
|
5000
|
1851
|
|
2000
|
5200
|
1851
|
|
2000
|
5700
|
1851
|
|
1500
|
4700
|
1851
|
|
1500
|
4500
|
1851
|
|
1500
|
4000
|
1851
|
|
1500
|
4500
|
1851
|
|
1000
|
4300
|
1851
|
|
1000
|
4200
|
1851
|
|
1000
|
4000
|
1851
|
49
|
1000
|
4000
|
1851
|
|
2000
|
5700
|
1851
|
|
1000
|
3800
|
1989
|
|
1500
|
4000
|
1989
|
|
1500
|
4200
|
1989
|
|
1000
|
3700
|
1989
|
|
1000
|
3500
|
1989
|
|
1500
|
4000
|
1989
|
|
1500
|
4500
|
1989
|
|
1500
|
4500
|
1989
|
|
1500
|
4200
|
1989
|
|
1500
|
4000
|
1989
|
|
1500
|
4500
|
1989
|
|
1000
|
3800
|
1989
|
|
1000
|
3500
|
2007
|
|
1000
|
3300
|
2007
|
|
1000
|
3700
|
2007
|
|
1000
|
3700
|
2007
|
|
1000
|
3500
|
2007
|
|
1000
|
4000
|
2007
|
|
1500
|
4300
|
2007
|
|
1500
|
4300
|
2007
|
|
1500
|
4200
|
2007
|
|
1500
|
5000
|
2007
|
|
1000
|
4000
|
2007
|
|
1000
|
3800
|
2007
|
|
1000
|
3500
|
2340
|
|
1000
|
3500
|
2340
|
|
2000
|
5500
|
2340
|
|
1000
|
3700
|
2340
|
|
1000
|
3500
|
2340
|
|
1500
|
4000
|
2340
|
|
1500
|
3800
|
2340
|
|
1500
|
4000
|
2340
|
|
1500
|
4200
|
2340
|
|
2000
|
5800
|
2340
|
|
2000
|
4000
|
2340
|
|
1500
|
3800
|
2340
|
Source : Élaboré par
nous-même sur base des données du tableau ci-haut.
Où : la variable expliquée (Y) c'est le prix de
transport et les variables explicatives (X1) est le prix d'un litre de
carburant et (X2) est les taux de change moyen pendant le 5 années sous
étude.
50
Estimation des résultats
Faisant recours à l'outil informatique pour analyse de nos
données, voici comment se présente les différents
résultats de nos analyses.
Notre modèle est de la forme :
Y= â0+â1X1 + â2X2+?.
D'où :
Y= variable expliquée,
â0 = Constante qui a la valeur de Zéro quand X=0,
ât = les constantes qui représentent la pente de la
ligne de régression,
Xt = les variables explicatives
E = termes d'erreurs
Ainsi, Y= 648,1411161+ 0,453475799X1+0,069073294X2+58
Interprétation
Les éléments dans la synthèse ci-haut
nous renseignent que le modèle est expliqué à hauteur de
62,3% (coefficient de détermination R2) avec un coefficient de
détermination multiple ou corrélation de 78,9% ; ceci veut dire
que les variables explicatives (Xt) et la variable expliquée (Y) sont
corrélées à hauteur de 78,9%. C'est-à-dire que
notre modelé est significatif, les variables explicative (Xt) explique
à hauteur de 78,9% les variation de la variable explique (Y) d'où
la significativité de notre modelé.
1. Test global de fisher
Pour vérifier si le modèle est acceptable, deux
hypothèses sont envisageables :
? Hypothèse nulle (H0) : Lorsque F calculé est
inférieur à F théorique, nous acceptons l'hypothèse
nulle et nous rejetons l'hypothèse alternative.
? Hypothèse alternative(Ha) : Lorsque F calculé
est supérieur à F théorique, nous acceptons
l'hypothèse alternative et nous rejetons l'hypothèse nulle.
Dans notre modèle :
? H0 : " L'augmentation du prix du carburant n'impact pas les
tarifs du transport en commun dans la ville de Kamina"
51
? Ha : " L'augmentation du prix du carburant impact les tarifs
du transport en commun dans la ville de Kamina"
F calculé = 47,08522566 F théorique (k-1, n-k)
F théorique (2-1,60-2) F théorique (1,58) = 4,01
(table de Fisher)
Avec le test de FISHER, nous constatons que F calculé
est largement supérieur à F théorique soit 47,08522566
> 4,01. Donc, nous acceptons dans ce cas l'hypothèse alternative et
rejetons l'hypothèse nul et donc nous disons que le modèle est
acceptable.
2. Test de student
Pour vérifier si le modèle est significatif,
nous pouvons aussi utiliser le test de STUDENT. Ici, deux hypothèses
sont encore envisageables :
? Hypothèse nulle (H0) : Lorsque T calculé est
inférieur à T théorique, nous acceptons l'hypothèse
nulle et nous rejetons l'hypothèse alternative.
? Hypothèse alternative (Ha) : Lorsque T calculé
est supérieur à T théorique, nous acceptons
l'hypothèse alternative et nous rejetons l'hypothèse nulle.
T calculé = 2,128474554
T th (n-k) = (60-5) T th (58) =2,004 (voir table de Student)
Avec ce test, nous trouvons que T calculé est aussi
largement supérieur à T théorique soit 2,128474554 >
2,004. Dans ce cas, nous acceptons l'hypothèse alternative et rejetons
l'hypothèse nul et donc le modèle n'est pas significatif.
Donc, avec tous les deux tests (de FISHER et de STUDENT) ;
nous constatons que l'augmentation du prix de carburant impacte le prix du
transport en commun dans la ville de Kamina.
Section 3 : Présentation et discussion des
résultats
I. Présentation des résultats
Après avoir mené nos investigations, nous avons
enfin trouvé qu'il existe une corrélation significative entre
l'augmentation du prix du carburant et le prix de transport en commun dans la
ville de Kamina, c'est-à-dire qu'à chaque augmentation du prix
des carburant, le prix de transport en commun varie également dans la
ville de Kamina. L'augmentation du prix du carburant a un impact direct sur les
coûts d'exploitation des entreprises de transport en
52
commun, ce qui peut entraîner une augmentation des prix
des billets. L'élasticité de la demande, La sensibilité
des usagers des transports en commun aux variations de prix peut influencer la
décision d'augmenter ou non les tarifs. Si la demande est
inélastique, une augmentation des prix pourrait ne pas entraîner
une baisse significative du nombre de passagers. Ce qui est notre cas ici
à Kamina.
En effet, les résultats que nous avons obtenus nous
permettent de confirme nos hypothèses selon lesquelles :
? L'augmentation du prix du carburant entraînerait une
augmentation proportionnelle des tarifs du transport en commun.
? Une hausse des tarifs du transport en commun
réduirait sensiblement la demande pour ces services.
? Les usagers exprimeraient des préoccupations
concernant l'accessibilité et la qualité des services suite
à l'augmentation des tarifs.
Ce résultat nous permet également de
répondre à notre question de recherche selon laquelle : «
Comment l'augmentation du prix du carburant influence-t-elle les tarifs
du transport en commun dans la ville de Kamina ?». Ainsi, comme
nous démontre les résultats que nous avons obtenus et pour
répondre à cette question « Oui, l'augmentation du
prix du carburant impact significativement les prix de transports en commun
dans la ville de Kamina; c'est-à-dire que l'augmentation du prix de
carburant explique le mieux la variation des prix de transport dans la ville de
Kamin.
II. Discussion des résultats
Dans cette partie du travail, nous allons discuter sur les
résultats que nous avons obtenus et ceux obtenus par les autres
auteurs.
1. Selon Tanzi (2005), les fluctuations du prix du
carburant peuvent avoir des effets multiplicateurs sur l'ensemble de
l'économie, notamment dans les pays où le transport repose
presque exclusivement sur le carburant fossile. Il soutient que les hausses du
carburant augmentent directement les coûts de production et de
distribution, ce qui pousse les opérateurs à ajuster leurs prix,
y compris dans le transport.14
14 BELINGA TANZI : (2016) Transport
urbain et politiques publiques en Afrique centrale : étude comparative
entre Yaoundé et Abidjan. Presse de l'université de
Yaoundé.
15 Mumber , A. (2018) . Hausse du prix du carburant
et tarif du transport en commun : cas de la ville de Bukavu. Mémoire de
master, Université Officielle de Bukavu.
53
Quant à nous, nous avons parlé de " l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs du transport en commun dans
la ville de Kamina". Nous avons eu comme objectif d'Analyser l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs des transports en commun
dans la ville de Kamina, en mettant en évidence les conséquences
économiques et sociales pour les usagers et les transporteurs. Comme
problématique nous nous sommes posés des questions à
suivants :
> Quel est le niveau d'augmentation des tarifs du transport
en commun en réponse à l'augmentation du prix du carburant ?
> Comment cette augmentation des tarifs affecte-t-elle la
demande pour les services de transport en commun ?
> Quelles sont les perceptions des usagers concernant les
augmentations de tarifs ?
À ces deux questions, nous avons répondu
provisoirement comme suit :
> L'augmentation du prix du carburant entraînerait
une augmentation proportionnelle des tarifs du transport en commun.
> Une hausse des tarifs du transport en commun
réduirait sensiblement la demande pour ces services.
> Les usagers exprimeraient des préoccupations
concernant l'accessibilité et la qualité des services suite
à l'augmentation des tarifs.
Après avoir mené notre investigation, nous avons
abouti aux résultats selon lesquels, il existe une corrélation
significative entre l'augmentation du prix du carburant et le prix de transport
en commun dans la ville de Kamina. Ces résultats nous ont permis de
confirme toutes nos hypothèses.
2. Dans le contexte africain, Mumbere (2018), dans
une étude menée à Bukavu (RDC), a montré que les
augmentations répétées du prix du carburant
entraînent des hausses automatiques du tarif des taxis-motos et minibus.
À travers des entretiens et des données collectées sur
plusieurs mois, il conclut que l'élasticité-prix du transport en
commun est particulièrement élevée dans les zones
où l'offre est inférieure à la demande.15
54
Quant à nous, nous avons parlé de " l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs du transport en commun dans
la ville de Kamina". Nous avons eu comme objectif d'Analyser l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs des transports en commun
dans la ville de Kamina, en mettant en évidence les conséquences
économiques et sociales pour les usagers et les transporteurs. Comme
problématique nous nous sommes posés des questions à
suivants :
> Quel est le niveau d'augmentation des tarifs du transport
en commun en réponse à l'augmentation du prix du carburant ?
> Comment cette augmentation des tarifs affecte-t-elle la
demande pour les services de transport en commun ?
> Quelles sont les perceptions des usagers concernant les
augmentations de tarifs ?
À ces deux questions, nous avons répondu
provisoirement comme suit :
> L'augmentation du prix du carburant entraînerait
une augmentation proportionnelle des tarifs du transport en commun.
> Une hausse des tarifs du transport en commun
réduirait sensiblement la demande pour ces services.
> Les usagers exprimeraient des préoccupations
concernant l'accessibilité et la qualité des services suite
à l'augmentation des tarifs.
Après avoir mené notre investigation, nous avons
abouti aux résultats selon lesquels, il existe une corrélation
significative entre l'augmentation du prix du carburant et le prix de transport
en commun dans la ville de Kamina. Ces résultats nous ont permis de
confirme toutes nos hypothèses.
3. Selon ILUNGA MIKONZO André (2021), a
mené une étude d'un projet une << Analyse des tarifs de
transport en commun face à l'augmentation du prix de carburant
>>.à Lubumbashi dans un mémoire. Les questions ci-dessus
ont sous-entendu sa problématique :
- Quelles sont les facteurs favorisant de la hausse de prix de
carburant sur le marché ? - Que faut-il faire pour éviter cette
hausse de prix.
Après enquête auprès de soixante personnes
habitant la commune annexe de Lubumbashi, le résultat s'est
présenté comme suit : La hausse de prix de transport, la
diminution
? L'augmentation du prix du carburant entraînerait une
augmentation proportionnelle des tarifs du transport en commun.
55
des offreurs de transport sur le marché, la diminution
Des engins de transport sur le marché sont les effets de la hausse de
prix de carburant sur le marché.
Les taxes et impôts, frais de douanes, frais de
transport, frais de port, changement de monnaie à l'achat de carburant
sont les facteurs favorisant de la hausse de prix de carburant.
La production locale de carburant, la diminution de taxes et
impôts, création de plusieurs sociétés de transport,
création de sociétés de production de carburant et de sa
vente, telles sont les solutions pouvant nous permettre d'éviter cette
hausse observer sur le marché. La différentiation avec les
travaux ci-haut cité est qu'à Kamina, la problématique
reste peu documentée. La ville souffre à la fois de
l'insuffisance de l'offre de transport, de la mauvaise qualité des
routes, et d'une dépendance au carburant importé depuis d'autres
provinces comme le Haut-Katanga. Ces conditions aggravent les effets de la
hausse du prix du carburant sur le tarif du transport, dans un contexte
d'absence de régulation publique et de pression constante de la demande.
Bien que plusieurs auteurs aient traité la relation entre carburant et
transport dans d'autres contextes urbains africains, la ville de Kamina demeure
largement absente de ces études, ce qui justifie l'importance et la
pertinence de cette recherche. Elle vise à combler ce vide scientifique
en s'appuyant à la fois sur des données empiriques locales et sur
les apports théoriques des courants économiques classiques et
contemporains
Quant à nous, nous avons parlé de " l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs du transport en commun dans
la ville de Kamina". Nous avons eu comme objectif d'Analyser l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs des transports en commun
dans la ville de Kamina, en mettant en évidence les conséquences
économiques et sociales pour les usagers et les transporteurs. Comme
problématique nous nous sommes posés des questions à
suivants :
? Quel est le niveau d'augmentation des tarifs du transport en
commun en réponse à l'augmentation du prix du carburant ?
? Comment cette augmentation des tarifs affecte-t-elle la
demande pour les services de transport en commun ?
? Quelles sont les perceptions des usagers concernant les
augmentations de tarifs ?
À ces deux questions, nous avons répondu
provisoirement comme suit :
56
? Une hausse des tarifs du transport en commun
réduirait sensiblement la demande pour ces services.
? Les usagers exprimeraient des préoccupations
concernant l'accessibilité et la qualité des services suite
à l'augmentation des tarifs.
Après avoir mené notre investigation, nous avons
abouti aux résultats selon lesquels, il existe une corrélation
significative entre l'augmentation du prix du carburant et le prix de transport
en commun dans la ville de Kamina. Ces résultats nous ont permis de
confirme toutes nos hypothèses.
Recommandation
? Pour les Fédération des Commerçant du
Congo, FEC en sigle, Ils doivent mettre fin aux pratiques malsaine des
commerçants dans la ville Kamina.
Pour le gouvernement provincial, Mettre en pratique la loi de
20% de prix de revient comme bénéfice sur les produits
pétroliers et non laisse les commerçant fixent le prix
eux-mêmes comme ce que l'on voit généralement à
Kamina, la majorité des produits pétroliers ont des pourcentages
de bénéfice qui dépasse la valeur du produit en question
voir même jusqu'à 300%.
57
CONCLUSION
Toute chose a un début et une fin dit-on ; nous voici
arriver au point de chute de ce travail dont le thème est " l'impact de
l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs du transport en commun dans
la ville de Kamina ".
En effet, le choix de ce sujet a relevé d'une
observation selon laquelle, depuis des années jusqu'au jour
d'aujourd'hui ont assisté à une variation des prix des transports
en commun dans la ville, mais également nous remarquons une variation de
prix du carburant, ainsi nous voulions étudier si l'augmentation du prix
du carburant impact la variation du prix des transports en commun dans la ville
de Kamina.
Notre objectif général était d'Analyser
l'impact de l'augmentation du prix du carburant sur les tarifs des transports
en commun dans la ville de Kamina. Pour y arriver, nous nous sommes
posés trois questions en terme de problématique à savoir
:
> Quel est le niveau d'augmentation des tarifs du transport
en commun en réponse à l'augmentation du prix du carburant ?
> Comment cette augmentation des tarifs affecte-t-elle la
demande pour les services de transport en commun ?
> Quelles sont les perceptions des usagers concernant les
augmentations de tarifs ?
En guise d'hypothèses, nous avons proposé ce qui
suit :
> L'augmentation du prix du carburant entraînerait
une augmentation proportionnelle des tarifs du transport en commun.
> Une hausse des tarifs du transport en commun
réduirait sensiblement la demande pour ces services.
> Les usagers exprimeraient des préoccupations
concernant l'accessibilité et la qualité des services suite
à l'augmentation des tarifs.
Lors de notre investigation, nous avons fait recours à
la méthode économetrique appuyée par la technique
documentaire, questionnaire et la technique d'interview.
Ainsi, pour mener à bien notre travail nous l'avons
subdivisé en trois chapitres hors mis l'introduction et la
conclusion.
- Le premier chapitre parle de la revue de littérature.
- Le deuxième chapitre traite du cadre
méthodologique
58
- Le troisième chapitre traite sur la présentation
du résultat
Après analyse des données et
interprétation des résultats, nous avons abouti à une
conclusion selon laquelle, il existe une corrélation significative entre
l'augmentation du prix du carburant et le prix de transport en commun dans la
ville de Kamina. Ces résultats nous ont permis de confirme toutes nos
hypothèses.
En effet nous n'avons réalisé que quelques
aspects de ce thème qui est si vaste. C'est la raison pour laquelle nous
laissons la porte grandement ouverte à d'autres chercheurs qui voudront
mener une étude en rapport avec ce sujet pour l'élargir.
59
BIBLIOGRAPHIE
I. TFC ET MEMOIRES
1. Mumber , A. (2018) . Hausse du prix du carburant et tarif du
transport en commun : cas de la ville de Bukavu. Mémoire de master,
Université Officielle de Bukavu.
2. BELINGA TANZI : (2016) Transport urbain et
politiques publiques en Afrique centrale : étude comparative entre
Yaoundé et Abidjan. Presse de l'université de Yaoundé.
II. RAPPORTS
3. Ochafiss, democratic republic of tho congo, major cities
6séptember 2018.
4. CENI répartition des sièges pour les
élections 2018
5. OUVRAGES
6. GASTON BACHELARD Ouvrage La formation de l'esprit
scientifique, 1938
7. PIERRE BOURDIEU Ouvrage La distinction et le sens pratique,
1960-1970
8. JAMES CLERK MAXWELL Ouvrage A Dynamical Theory of the
Electromagnetic Field, 1865
9. ADAM SMITH Ouvrage La Richesse des Nations, 1776.
10. MILTON FRIEDMAN (Ouvrage A Monetary History of the united
States, 1960
11. JOHN MAYANARD KEYNES (Ouvrage Théorie
générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie,
1936
12. CITES INTERNET
13.
https://www.persee.fr/doc/aru_0180-930x_1982_num_14_1_1027.
14.
https://www.techno-science.net/definition/2343.html
15.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8361878/transport-en-commun
16.
https://journals.openedition.org/sociologie/10648
17.
https://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2013/12/pdf/basics.pdf.
60
Table des matières
ÉPIGRAPHE 1
DÉDICACE 2
REMERCIEMENT 3
INTROUCTION 4
1. Objectif de la recherche 4
2. PROBLÉMATIQUE. 5
3. HYPOTHÈSE 6
4. MÉTHODE ET TECHNIQUES 7
5. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET 8
6. DÉLIMITATION DU SUJET 9
7. PRÉSENTATION SOMMAIRE 10
PREMIER CHAPITRE : REVUE DE LITTÉRATURE 11
SECTION 1 : REVUE DE LITTÉRATURE THEORIQUE
11
Section 2 : Revue de littérature empirique
31
DEUXIÈME CHAPITRE : CONSIDÉRATION
MÉTHODOLOGIQUES 34
Section 1. Description de la méthode
34
Section 2. Description du milieu d'étude et
modélisation 34
2.1. HISTORIQUE DE LA VILLE DE KAMINA 34
2.2. ADMINISTRATION 35
2.3. LANGUES 37
2.4. LES ACTIVITES ECONOMIQUES 37
2.5. CULTURE 38
TROISIEME CHAPITRE : PRESENTATION DU RESULTAT 41
Section 1 : Définition du problème 41
Section 2 : présentation et analyse des données
41
II.1. Population d'étude 41
II.2. Échantillon d'étude 42
II.3. Présentation des données 42
III.4. ANALYSE DES DONNÉES ET INTERPRÉTATION DES
RÉSULTATS 46
III.4.1. ANALYSE DES DONNÉES 46
III.4.2. Interprétation des résultats 48
Estimation des résultats Erreur ! Signet
non défini.
61
1. Test global de fisher 50
2. Test de student 51
I. Présentation des résultats
51
II. Discussion des résultats 52
Recommandation Erreur ! Signet non
défini.
CONCLUSION 57
BIBLIOGRAPHIE 59
62
ANNEXE
RAPPORT DÉTAILLÉ
Statistiques de la régression
Coefficient de détermination
multiple 0,789266866
Coefficient de détermination R^2 0,622942185
Coefficient de détermination R^2 0,609712087
Erreur-type 217,480121
Observations 60
ANALYSE DE VARIANCE
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Degré de Somme des Moyenne des Valeur critique
de
liberté carrés carrés F F
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Régression 2 4454036,626 2227018,313 47,08522566
8,46499E-13
Résidus 57 2695963,374 47297,60305
Total 59 7150000
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Limite inférieure Limite supérieure
pour seuil de pour seuil de
Coefficients Erreur-type Statistique t Probabilité
confiance = 95% confiance = 95%
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Constante
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648,1411161
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304,5096851
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2,128474554 0,037632811
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-1257,911242
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-38,37098973
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Variable X 1
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0,453475799
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0,047015086
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9,645325347 1,3888E-13
|
0,359329713
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0,547621884
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Variable X 2
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0,069073294
|
0,124150956
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0,556365382 0,580138846
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-0,179534707
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0,317681295
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63
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