CHAPITRE II : CADRE
LOGIQUE DE L'ETUDE
I. Présentation de la zone
d'étude
Située dans la région des Hauts-Bassins, au
sud-ouest du Burkina Faso, Bobo-Dioulasso est la deuxième ville du pays
après Ouagadougou. Ses coordonnées géographiques sont
approximativement 11°11' de latitude nord et 4°17' de longitude ouest
(INSD, 2022). Chef-lieu de la province du Houet, elle s'étend sur
environ 136,78 km² et joue un rôle stratégique en tant que
carrefour commercial et centre économique et culturel national (INSD,
2022). Sa population, estimée à 984 603 habitants en 2019, est
principalement composée des ethnies Bobo, Dioula et Mossi. En 2009, un
redécoupage administratif a réorganisé la ville en sept
arrondissements répartis en 33 secteurs. Traversée par plusieurs
cours d'eau, dont le Houet et le Sanyo.

Figure 1: Commune de Bobo-Dioulasso
1. Caractéristique physique
1.1. Relief et
sols
Bobo-Dioulasso présente un relief peu accidenté
avec des plateaux et plaines ondulées, favorisant l'agriculture et
l'urbanisation. Son altitude moyenne est de 388 mètres, avec quelques
collines et formations rocheuses influençant l'écoulement des
eaux(DA Nibado Gilles Orner, 1993).
Les sols ferrugineux tropicaux, bien qu'assez fertiles,
subissent une forte pression due à l'urbanisation et à
l'agriculture. La surface cultivée est passée de 22 % en 1990
à 71 % en 2020, entraînant une régression des formations
naturelles (SANOU et LOMPO, 2024).
1.2.
Végétation et climat
Bobo-Dioulasso était dominée par des savanes
arborées et arbustives, mais l'urbanisation et l'agriculture ont
entraîné une forte régression de la couverture
végétale. Les forêts classées ont été
transformées en terres cultivées et zones résidentielles
(SANOU et LOMPO, 2024).
Le climat tropical soudanien alterne entre saison sèche
et saison des pluies, mais la pluviométrie a fluctué avec une
tendance à la baisse. Les températures annuelles ont
augmenté, affectant les conditions de vie et l'agriculture(KABORE
Boureima, 2017).
1.3. Hydrographie
Bobo-Dioulasso est alimentée par plusieurs cours d'eau,
notamment le Kou, qui joue un rôle clé dans l'agriculture et
l'écosystème local. En plus des rivières naturelles, des
retenues d'eau et des barrages permettent de réguler les ressources
hydriques. Les eaux souterraines sont abondantes, avec des débits
variant de 10 à 800 m/heure (Mahadi BREME, 2014).
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