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Identification des espèces fauniques sauvages vendues sur les marchés de Kinshasa, RDC «cas du marché Apollo, Gambela et Liberté»


par Sénevé Kakum
UNIKIN - Graduat 2025
  

Disponible en mode multipage

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TABLEDES MATIERES

TABLEDES MATIERES I

SIGLESETACRONYMES III

LISTEDESTABLEAUX IV

LISTESDESFIGURES ERREUR!SIGNETNONDEFINI.

EPIGRAPHE VI

DEDICACE VII

REMERCIEMENTS VIII

RESUME X

INTRODUCTION 1

1. PROBLEMATIQUE 1

2. HYPOTHESES 2

3. LESOBJECTIFS 3

Objectifgénéral 3

3. 2.Objectifsspécifiques 3

4. INTERETDU SUJET 3

5. DELIMITATIONDUTRAVAIL 3

6. SUBDIVISIONDUTRAVAIL 4

CHAPITREI.REVUEDELALITTÉRATURE 5

DEFINITIONDESCONCEPTS 5

Faunesauvage 5

Biodiversité 5

Conservation 5

GESTIONDURABLEDELAFAUNESAUVAGE 5

Utilisationdurabledelafaunesauvage 6

Conservationdelafaunesauvage 6

EXPLOITATIONDELAFAUNESAUVAGE 7

Formedel'exploitationdelafaunesauvage 7

1.3.2.Techniquesdechasse 8

PRODUCTIONDELAVIANDESAUVAGE 8

CHAPITREII.MATERIELSETMETHODES 9

MILIEUD'ETUDE 9

MATERIELS 11

METHODE 11

MéthodeDocumentaire 11

Méthoded'enquêteparinterview 11

Analysedesdonnées 12

DIFFICULTESRENCONTREES 12

CHAPITREIII.RESULTATSETDISCUSSION 13

IDENTITEDESREPONDANTS 13

INFORMATIONSLIEESALAFAUNESAUVAGE 15

3.2.1.Espècesfauniquessauvagesvenduessurlemarché 15

3.2.2.Répartitiondesespècesfauniquesvenduesselonleur ordre 15

3.Approvisionnementdesespècesfauniquessauvagesvenduessurle marché 17

PERSPECTIVESD'AVENIR 19

CONCLUSIONETSUGGESTION 21

REFERENCESBIBLIOGRAPHIQUES 23

ANNEXES 26

SIGLESETACRONYMES

CBD:Conventionsurdiversitébiologique

CITES:Conventionsurlecommerceinternationaldesespècesde Faune et flore sauvages menacées d'extinction

FAO :OrganisationdesNationsUniespourl'Alimentationetl'Agriculture ICCN : Institut National de Conservation de la Nature

ITC:CentreduCommerce International

OCHA:OfficedeCoordinationdesAffairesHumanitaires RDC : République Démocratique du Congo

TFC:TravaildeFindeCycle

UICN:L'UnionInternationalepourlaConservationdelaNature UNIKIN : Université de Kinshasa

WWF:FondsMondialpourlaNature(WordWildlifeFundforNature)

LISTEDES TABLEAUX

Tableau1.repartitiondesenquetesselonl'age 14

Tableau2.listesdesespecesfauniquessauvageslesplusvenduessurlemarche.15

Tableau3.taxonomiedesespecesfauniquessauvagesvenduessurlesmarchés 28

LISTEDESFIGURES

figure1.cartographiedelavillede kinshasa 10

figure2.repartitiondesenquetesselonle sexe 13

figure3.repartitiondesenquetesselonniveaud'instruction 14

figure 4 : frequence des especes fauniques sauvages vendues sur le marche selon lesordres 16

figure5:repartitiondesenquetesselonlesfournisseurs 17

figure6:repartitiondesenquetesselonlessaisonsd'approvisionnement 18

figure7.risquededisparitiondesespècesfauniquessauvages 19

figure8.adoptiondel'elevagedesespecesfauniquessauvages 20

EPIGRAPHE

«Lacraintedel'Eternelestlecommencementdelascience...»

Proverbes1,7a

«Jenemesuisjamaisvuecommeétantparticulièrementtalentueuse.Làoùjesuis bonne c'est dans madisciplinede travail. Lorsqueles autres dorment, jetravaille.

Lorsqu'ilsmangent,jetravaille»

WillSmith

DEDICACE

«AuxgestionnairesdesressourcesfauniquesenRépubliqueDémocratiquedu Congo »

Jedédiecetravail

SénevéKAKUM AWAS

REMERCIEMENTS

Avant toutechose, qu'il nous soit permis de signaler et martelerque le présent travail est le résultat de la conjugaison d'efforts de plusieurs partenaires motivés de nous voir émerger scientifiquement.

En premier lieu, nous adressons nos très sincères remerciements à notre Dieu pour son soutien à notre faible personne sur tous les plans ; la vie et la force ont été des dons découlant de son amour.

Nous remercions les autorités de la Faculté des Sciences Agronomiquespour avoir disposé à notre égard des compétences nécessaires dans notre formation tout au long de notre cursus du premier cycle de graduat.

Nos plus grands et sincères remerciements s'adressent à notre directeur, le professeur Gaëtan KALALA, qui, sous sa directionce travail de fin de cycle a été réalisé.

Nousadressonségalementnossincèresremerciementsànostrèschers parents Zacharie KAKUM et Floriane OWALA pour leur soutien financier ainsi que nos frères et soeurs : Aaron MUSAMUNA, Tabitha KAKUM, Gaëlle KAKUM, David KAKUM, Tyfanny KAKUM et Gloriade KAKUM pour leuraffection.

L'apport de nos ami(e)s, compagnons de lutte de la promotion et de nos ainés scientifiques vaut également la peine d'être mentionné. Leur soutien inconditionnel et leurencouragement ont été d'une grande aide.

Nous ne pouvons qu'exprimer toute notregratitude à ce mouvement chrétien,leCampusPour ChristUNIKINpoursonencadrement. Ilnous aexhortés

trois ans durant à ne pas trahir la race des enfants de Dieu en courant derrière les antivaleurs,maisàtravaillerpourhonorerlemaîtredelascienceetservirlanation.

Atous ceux dont les noms ne sont pas cités ci-haut et qui ont contribué d'une manière ou d'une autre à la réalisation de ce travail, nous présentons nos remerciements, notre respect et notre gratitude.

SénevéKAKUMAWAS

RESUME

La présente étude s'intéresse aux espèces fauniques sauvages prélevéesenforêt etvenduessur quelquesmarchésdela villedeKinshasa, capital de la RDC, notamment : Apollo, Gambela, Liberté.

Pour atteindre notre objectif générale d'évaluer la vente de cesespèces sur le marché ainsi que l'impact de cette activité dans la gestion durable de la faune sauvageenRépublique Démocratique du Congo, une enquête par interview s'est effectuée auprès de 30 vendeurs de ces marchés afin de collecterdes informationspertinentes quant à cette étude.

Cependant, les espèces fauniques sauvages les plus vendues sur ces marchés sont les Artiodactyles suivie des squamates, des primates ainsides rongeurs fournis par les commerçants qui s'approvisionnent auprès des chasseurs. Elles sont fournies en grande quantité pendant la saison des pluies et ces espèces proviennent des provinces périphériques de la ville mais également des provinceslointaines.

La vente de ces espèces sur les marchés contribue à la régulation des populations animales en forêt et à la satisfaction des besoins des ménages rurales ainsi qu'urbaines. Mais elle constitue également un risque de disparition pour ces espèces dans le cas où le prélèvement est élevé par rapport à leur capacité de reproduction dans le milieu naturel. Ainsi des stratégies efficaces de gestion durables'avèrent importantespourconserverlaressource faunique sauvage.

Motsclés:Biodiversité,Faune,Chasse,Viande,Conservation

SénevéKAKUMAWAS

INTRODUCTION

1. Problématique

Au niveau mondial, l'alimentation d'un milliard des personnes estissue des ressources non agricoles. En particulier, les forêts du bassin du Congo fournissent à plus de 60 millions d'habitants les éléments nécessaires à leur subsistance. Parmi les ressources forestières non ligneuses utilisées par les populations des pays de la sous-région, la faune revêt d'une importanceparticulière (Haurez et al. 2020).

En effet, la plupart de ménages trouvent la grande majorité de leurs protéines dans la viande sauvage, les insectes et les poissons. Alors que certains d'entre eux, préfèrent la viande sauvage aux autres sources de protéine (Wilkie et Carpenter, 1999).Dans les régions rurales, le commerce de la viande sauvage est une source des revenus. Mais également pour de nombreux ménages urbains (Ndona, 2004). Et enfin un facteur de poids dans l'appauvrissement de la biodiversité (Pallares, 2018).

Cependant, la gestion durable et le commerce des espèces sauvages sont étroitement liés. La disparition de la faune sauvage dans les régions boisées tropicalesetsubtropicalesmenacenonseulementl'intégritédesforêtselles-mêmes, mais ce qui est tout aussi grave, elle met en danger les moyens de subsistance et la sécuritéalimentairedescertainespopulationsquidépendentdecetteviande (Pallares, 2018).

Or, une gestion rationnelle en faveur de ces espèces peut relever l'économie de la région et créer des nouveaux pôles de développement avec possibilité d'enrichir et diversifier la vie urbaine et rurale. Mais pourtant, la gestion

durable de ces espèces sauvages impose la connaissance au préalable de leurs fonctionnalités (Kapoli et al. 2018).

C'est dans cette optique qu'il nous a paru utile de mener une étude d'identification des espèces fauniques sauvages vendues sur quelquesmarchés de lavilledeKinshasaafin defairedespropositionsdanslaperspectived'unegestion durable de ces espèces.

Au regard de ce constat invraisemblable, il y a lieu de se poser des questions ci-après :

Ø QuellessontlesespècesfauniquessauvageslesplusvenduesàKinshasa?

Ø Quel est le principal mode d'approvisionnementdes espèces fauniques sauvages trouvées sur les marchés ?

Ø La vente des espèces fauniques sauvages sur le marché constitue-t-elle un risque de disparition pour ces espèces?

2. Hypothèses

Pour tenter de répondre aux questions de recherche posées ci-haut, les hypothèses ont été formulées de la manière suivante :

Ø Ilsembleraitquelesespècesfauniquessauvageslesplusvendues àKinshasa font partie de l'ordre des Artiodactyles.

Ø Il serait évident que le principal mode d'approvisionnement de ces espèces soit la chasse via un circuit commercial(intermédiaires) .

Ø Laventedesespècesfauniquessauvagessurlemarchéconstitueraitunrisque de disparitionpour les espèces les plus vendues.

3. Objectifs

Objectifgénéral

L'objectif général de ce travail consiste donc à évaluer la vente des espèces fauniques sauvages sur les marchés de Kinshasa ainsi que l'impact de cette activité dans la gestion durable de la faune sauvage en République Démocratique du Congo.

2.Objectifsspécifiques

Lesobjectifsspécifiquesdecetravailsontlessuivants:

Ø Répertorier les espèces fauniques sauvages les plus vendues sur les marchés de Kinshasa.

Ø Identifier les fournisseurs ainsi que les différents lieux de provenance de ces espèces. Mais également les périodes.

Ø Questionnerlesvendeurssurlesconséquencesdeleuractivité.

4. Intérêtdu sujet

C'est avec attention particulière que cette étude est menée dans le but d'assurer la protection ainsi que la conservation des espèces en voie de disparition.

5. Délimitationdutravail

Tout travail scientifique doit avoir des limites. C'est pourquoi il est important de circonscrire aussi ce travail dans le temps et dans l'espace.

Ø Délimitationdansl'espace

Dans l'aspect spatial, ce travail est porté sur la ville de Kinshasa en République Démocratique du Congo qui constitue le champ d'étude d'identification des espèces fauniques sauvages vendues sur les marchés.

Ø Délimitationdansletemps

Le présent travail s'est effectué sur une période allant de juillet 2021 en janvier 2022 soit une année académique constituant l'année de l'étude.

6. Subdivisiondutravail

Le présent travail est constitué de trois chapitres, hormisl'introduction et la conclusion.

Ø Lepremierchapitreabordelarevuedelalittérature;

Ø Le second chapitre décrit le milieu d'étude, les matérielsutilisés ainsi queles méthodes ; et

Ø Letroisièmechapitreestconsacréàlaprésentationdesrésultatsetlesdiscussions.

CHAPITREI.REVUEDELALITTÉRATURE

DEFINITIONDESCONCEPTS

Faunesauvage

Le concept de la faune sauvage désigne tous les organismes vivants, non domestiqués, qui vivent dans les milieux naturels comme la forêt, la savane, etc. (Chandra, 2011).

Biodiversité

La biodiversité est tout l'éventail des végétaux, animaux et microorganismes terrestres, indispensables à la sécurité alimentaire (FAO, 2020).

Conservation

L'Union internationale pour la conservation de la nature, définit la conservation comme «la protection, la gestion, etl'entretien des écosystèmes, des habitats, des espèces sauvages et des populations à l'intérieur ou à l'extérieur de leur environnement naturel afin de sauvegarder les conditions naturelles de leur permanence à long terme ».

GESTIONDURABLEDELAFAUNESAUVAGE

La gestion durable de la faune sauvage désigne la bonne gestion des espèces fauniques sauvagesafin de maintenir leur population et leur habitat au fil du temps, compte tenu des besoins socioéconomiques des populations humaines. Lorsqu'elle est gérée de manière durable, la faune sauvage peut fournir des éléments nutritifs et des revenus à long terme aux communautés locales, contribuant ainsi considérablement aux moyens de subsistance locaux et sauvegardant la santé humaine et environnementale (CBD, 2014).

Utilisationdurabledelafaunesauvage

La convention sur la diversité biologique définit l'utilisation durable de la faune sauvage comme une utilisation des espèces fauniques sauvages d'une manière et rythme qui n'entrainent pas leur appauvrissement à long terme et sauvegardent ainsi leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations des générations présentes et futures.

Cependant, le commerce durable, légal et équitable d'espèces fauniques sauvages peut aussi être une solution naturelle puissante pour répondre audoubledéfid'améliorerlesmoyensdesubsistancerurauxeturbainsainsiquede maintenir un équilibre écologique de la forêt (ITC, 2015).

Conservationdelafaunesauvage

Les airs protégésde la RDC font l'objet d'une protection intégraledes espèces fauniques sauvages. Ils sont composés de neuf parcs nationaux ainsi que de63 domaines de chasse et réserves gérés par l'Institut National de Conservation de la Nature(ICCN).

L'explosion démographique a augmenté la pression sur les ressources naturelles. Les conditions sont depuis une vingtaine d'années bien différentes de celles qui prévalaient lors de la création de ces airs protégés.De ce fait, même làoù des efforts de conservation importants sont déployés, les résultats ne sont pas toujours durables. C'est ainsi que L'élevage de la faune sauvage devient une stratégie importante de gestion durable (Czudek, 2001).

EXPLOITATIONDELAFAUNE SAUVAGE

L'exploitationdelafaunesauvageestlefaitdetirerprofitdeces espèces animales non domestiqués vivants dans le milieu naturel.

Formedel'exploitationdelafaunesauvage

Le charognage : C'est une pratique préhistorique qui consiste à récupérer la viande des animaux morts dans la forêt. Ce qui le différencie de la chasse c'estle fait que les animaux ne sont pas tués, ils sont morts naturellement ou ont été tuées par d'autres animaux (Anonyme, 2017).

La chasse: C'est une technique traditionnelle ou moderne tendant à capturer ou à tuer tout animal sauvage en liberté. La chasse obéit aux normes etaux dispositions prévues par la loi. Tout acte contraire, est donc considéré comme du braconnage (Mbete ,2012).

Ondistingue:

Ø La chasse alimentaire (commerciale, de subsistance),constituedanstoute l'Afrique la forme la plus répandue de l'exploitation de la faune sauvage. Autrefois, les populations autochtones chassaient traditionnellement à l'aide d'outils fabriqués à la main pour subvenir à leur besoin alimentaire et la chassen'étaitpasvraimentintense. Alorsquelademandedelaviandedans les centres urbains, ainsi que l'arrivée des armes à feu, a conduit à une surexploitation de nombreuses espèces qui vivent en forêt (Pallares, 2018).

Ø La Chasse au trophée ; Un type de chasse menée à des fins récréatifs et visant des animaux dotés des caractéristiques spécifiques souhaitées, telles qu'une grande taille, ou des bois (FAO, 2017).

1.3.2.Techniquesdechasse

D'aprèsSemeki(2019),ilexiste:

Ø Destechniquesdechassetraditionnelle:lachassecollectiveaufilet et la chasse au piégeage.

Ø Destechniquesdechassemoderne:lachasseau fusil

PRODUCTIONDELAVIANDESAUVAGE

Les disponibilités de la viande sauvage en Afrique proviennent de quatre sources principales: le milieu naturel, les élevages extensifs, les élevages intensifs et la domestication des animaux sauvages. Ces pratiques sont explicitées dans les lignes ci-dessous selonFAO(2017):

La production à partir du milieu sauvage : le cas des animauxprotégés qui vivent dans des réserves et qui peuvent être éliminées pour des fins de consommation ainsi que ceux qui vivent dans les zones non protégées faisant partie des ressources communautaires.

L'Elevage extensif des animaux sauvages: Exploitation où les animaux sauvages sont entretenus dans des zones bien définies délimitées par des clôtures. Les animaux appartiennent à un propriétaire mais se nourrissent de la végétation naturelle.

L'Elevageintensifs des animaux sauvages : Dans ce cas les animaux sont semi-domestiqués, ils sont nourris jusqu'à ce qu'ils atteignent un poids voulupour être affectéesà des fins de consommation.

La domestication des animaux sauvages : ici, le propriétaire des animaux sauvages contrôle leur reproduction pour en faciliter.

CHAPITREII.MATERIELSETMETHODES

MILIEUD'ETUDE

La présente étude a été menée dans quelques marchés dansdifférentes communes de la ville de Kinshasa entre autres: le marché d'Apollo dans la commune de la Gombe, le marché Gambela ; commune deKasa-vubuetle marché de la liberté dans la commune de Masina.

Kinshasa, la capitale de la RDC est une province constituée de 18 communes urbanisées et six communes rurales dont : Mont-ngafula, Kimbaseke, N'sele,Maluku,KisensoetN'djili.Lorsqu'onparledelavilledeKinshasa,ils'agit de la partie urbanisée de cette entité en tant qu'agglomération administrative constituée de 18 communes urbanisées. Il s'agit des communes de Ngaliema, Kintambo,Gombe,Barumbu,Kinshasa,Lingwala,Selembao,Bandalungwa,Kasa-Vubu, Kalamu, Ngiri-Ngiri, Bumbu, Makala, Lemba, Ngaba, Limete, Matete et Masina (De Saint Moulin, 2005).

La Ville-Province de Kinshasa s'étend sur 9,965 Km2, soit 0,42% du territoire national. Elle est située à l'ouest du pays entre 3,9 et 5,1 degrés delatitude Sud et 15, 2 et 16,6 degrés de longitude Est. Elle est limitée au Nord-Est et à l'Est par la Province du Kwango, au Sud par celle du Kongo central, au Nord-Ouest et à l'Ouest par la République du Congo Brazzaville, sur une frontière naturelle, formée par une partie du fleuve Congo. (Ministère de plan, 2005).

Ci-dessouslacartedelavilleprovincedeKinshasa:

Figure1:CartographiedelavilledeKinshasa(OCHA,2012).

La population de Kinshasa est exprimée à 12 millions d'habitants avec une densité de plus de 1000 habitants/km². Son taux de croissance annuel est de 4 %. A l'indépendance en 1960, la population de Kinshasa était de 400000 habitants sur une superficie de 5.500 ha après l'accession à la souveraineté nationale, Kinshasa a connu une forte poussée démographique due à l'exode rural et surtout aux conflits armés à travers le pays. Cette situation a sensiblement modifié la configuration spatiale de la ville (lokakao et Shamba, 2007).

MATERIELS

Lesmatérielsutiliséssont:

Ø Unquestionnaired'enquêteenannexedecetravail;

Ø Unordinateurportable;

Ø PapierA4,styloetagrafeuse;

METHODE

Sur le plan méthodologique, cette étude s'est basée sur deux éléments fondamentaux : Il y a d'abord, la méthode empirique appuyée par les recherches documentaires relatives au thème de la recherche et ensuite la collecte des données primaires sur le terrain c'est-à-dire nous avons recouru à la méthode d'enquêtepour réunir toutes les informations.

MéthodeDocumentaire

Cette méthode a permis de recueillir certaines informationspour se faire des idées sur ce qui était déjà fait à ce sujet. Pour y arriver, il était important de faire recourt aux bibliothèques et à l'internet. Quelques ouvrages scientifiques ont été consultés notamment les livres, les revues et les publications scientifiques ayant trait à la faune sauvage.

Méthoded'enquêtepar interview

Un questionnaire d'enquête a été élaboré et utilisé en vue de rendre facile la collecte des données de cette étude de façon aléatoire auprès de 30 vendeurs de la viande sauvage sur trois marchés de la ville de Kinshasa ciblés.

Analysedesdonnées

L'utilisation des certains logiciels informatiques et statistiques susceptibles de réduire certaines erreurs a été d'une grande importance pour la conduite de la présente étude. Les données recueillies après enquête furent dépouillées et analysées avec ces principaux logiciels en vue de présenter des résultats fiables : World etExcel.

DIFFICULTESRENCONTREES

Certaines difficultés ont été rencontrées quant à la conduite de cette étude. Les principales difficultés rencontrées sont :

Ø Le refus des certaines personnes de nous fournir des informations essentielles pour notre recherche sousprétexte quenous en tireronsungrand profit ;

Ø Lemanquedesmoyenssuffisantspouvantfinancerladiterecherche.

A l'issu de ces difficultés, notre détermination, courage et privation ont été le moteur nous ayant permis d'en remédier.

CHAPITREIII.RESULTATSETDISCUSSIONS

IDENTITEDESREPONDANTS

L'enquête a été réalisée dans trois marchés à Kinshasa: Gambela, liberté etNdolo, sur lesquelles 10 vendeurs par marché ont été interviewés soit un total de 30 vendeurs. Les figures ci-dessous présententles résultats en rapportavec leur identité.

Figure2.Répartitiondesenquêtésselonlesexe

L'examen de cette figure montre que sur quelques marchés de Kinshasa, il y a prédominance des femmes dans la vente de la viande faunique sauvage soit 53%. Elles s'y lancent pour subvenir aux besoins familials entre autre la scolarité des enfants.

.

Tableau1.Répartitiondesenquêtésselonl'âge

Variable

Modalités

Effectif

%

Age

20-29

4

13,3

30-39

14

46,7

40-49

9

30

50-Plus

3

10

Total

30

100

Source:lesenquêtessurterrain,2021

Cette figure montre également la prédominance des jeunes âgés de 30 à 39 ans dans la vente des espèces fauniques sauvagescar ils ont beaucoup de courage et force pour réaliser cette activité.

Figure3.Répartitiondesenquêtésselonniveaud'instruction

Il ressort de cette figure que ce sont des personnes peu scolarisées qui se lancent le plus danslaventede la viande sauvage enfin d'améliorer leur condition de vie.

INFORMATIONSLIEESALAFAUNESAUVAGE

Cettesectionprésenteetdiscutelesrésultatsayanttraitàlafaunesauvage.

3.2.1.Espècesfauniquessauvagesvenduessurle marché

L'enquête menée sur terrain a permis de mettre en exergue sept espècesfauniquessauvagesvenduessurlesmarchésdeKinshasa. Etletableaucidessous reprend ces espèces.

Tableau2.Listesdesespècesfauniquessauvageslesplusvenduessurlemarché

Nomsscientifiques

NomsCommuns

Nomsvernaculaires

Susscrofa(Linnaeus,1758)

Sanglier

Sombo

Hystrix(Linnaeus, 1758)

Porcs-épics

Simbiliki

Cercopitecusspp,(Lam., 1779)

Singes

Makaku

Serpentes(Linnaeus,1758)

Serpents

Nioka

Cephalophusspp

Antilopes

Mboloko

Synceruscaffer(Hodgson,1847)

Buffle

Mpakasa

Pythonsebae(Gmelin,1789)

Boa

Nguma

Source:lesenquêtessurterrain,2021

3.2.2.Répartitiondesespècesfauniquesvenduesselonleurordre

Les espèces fauniques sauvages vendues sur le marché sont reparties dans cinq ordres suivant leur taxonomie notamment: Artiodactyle, Primate, Squamate, Rongeur (voir annexes du travail).

La distribution des fréquences selon ces ordres est donnée par lafigure ci-dessous :

Figure4.Fréquencedesespècesfauniquessauvagesvenduessurlemarchéselon les ordres

L'examen de cette figure montre que les Artiodactyles sont les plus représentés sur les marchés (43%) suivi des squamates (29%)ainsi que des primates et des rongeurs avec une représentativité de 14% chacun. Les Artiodactyles sont donc les plus chassés et vendues sur les marchés comme le confirme également Semeki et Vermeulen (2014) dans Problématique de la viande de brousse en Afrique centrale: cas de la concession forestière de Nteno à Oshwe, RDC; Les artiodactyles représentent la part la plus importante de la biomasse des proies consommées (68, 74 %). Car même la plupart des animaux d'élevage descendentde cet ordre (Pattie, 2007).

3.Approvisionnementdesespècesfauniquessauvagesvenduessurlemarché

Il ressort de notre enquête que la plupart des espèces fauniques sauvages venduessur les marchés de Kinshasa proviennent de la provincedeMai-Ndombe, du Kwilu,du Kwango ainsi que du Kongo Central car ils sont prochesde la ville mais parfois aussi de la province Orientale et de l'équateur à cause de leur richesse en biodiversité. Ce résultat est semblable à celui deNdona (2004)qui a trouvé que deux tiers de la viande sauvage vendue sur le marché de Kinshasa proviennent de la province Orientale ainsi que de l'ex Bandundu et un tiers provientde l'ex Province du Bas-Congo.

Les figures qui suiventmontrent qui sont les fournisseurs de ces espèces et à quelle saison les vendeurs sont plus fournis.

Figure5.Répartitiondesenquêtésselonlesfournisseurs

Bien que la figure ci-dessus présente les commerçants comme principauxfournisseursdesespècesfauniquessauvagesvenduessurlesmarchés

de Kinshasa, il convient de noter que ces commerçants s'approvisionnent toujours auprès des chasseurs au travers d'un circuit commercial (intermédiaires).

D'où le principal mode d'approvisionnement de ces espèces est la chasse. Le chasseur représente le lien essentiel entre la demande et l'offre de la viande sauvage, affirme Mbete(2012).

Figure6:répartitiondesenquêtésselonlessaisonsd'approvisionnement

L'analyse des résultats consignés à cette figure montre que lamajorité des vendeurs reconnaissent d'être plusfournis en espèces fauniques sauvages pendant la saison de pluie car elle coïncide avec la période de reproduction des plusieurs espèces.

PERSPECTIVESD'AVENIR

Figure7.Risquededisparitiondesespècesfauniques sauvages

Il ressort de cette figure que la majorité des vendeurs soit77% affirment queles espèces fauniques sauvagesprélevés en milieu naturel nepeuvent pas disparaitre compte tenu de leur reproduction. Pourtantpour Dzudek(2001), l'émergenced'uncommercedeviandesauvagesuiteàlacroissancedémographique telle que constaté aujourd'hui ainsi que le développement technologique de la chasse serait à la base de la disparition des certaines espèces car ils livrent la ressource faunique à des prélèvements qui dépassent sa capacité derenouvellement. Mais puisque la vente des espèces fauniques sauvages peut également profiter à la conservation (Régulation des populations des animaux sauvages) et àla survie des ménages si seulement ces espèces ont une résilience élevée par rapport à la récolte, un commerce durable, légal et équitable de ces espèces fauniques sauvages peut aussi être une solution naturelle puissante pour répondre à ce double défi (ITC, 2015).

Figure8.Adoptiondel'élevagedesespècesfauniquessauvages

Quant aux propositions sur l'adoption de l'élevage des espèces fauniques sauvages, la figure ci-dessus montre que la majorité des enquêtés soit 63%soutiennent l'élevage des espèces fauniques sauvages enfin d'augmenter leur disponibilité sur les marchés.Bien que les animaux soient vendus à des prix un peu plus élevés, l'élevage de ces espèces pourra contribuer à la sécurité alimentaire et à l'amélioration des moyens de subsistance. Pour l'élevage des serpents par exemple dans les pays traditionnellement consommateurs de ces animaux, le débouché en vente ou en autoconsommation est presque toujours assuré (HARDOUIN, 2000).

Ce résultat corrobore avec celui du rapport de la FAO(2017)sur les systèmes de production de la faune sauvage : contribution potentielle à la sécurité alimentaire, affirmant que la disponibilité en viande sauvage en Afrique peut également provenir de l'élevage.

CONCLUSIONETSUGGESTION

Nous voici au terme de notre travail qui avait pour objectif général d'évaluer la vente des espèces fauniques sauvages à Kinshasa ainsi que l'impact de cette activité dans la gestion durable de la faune sauvage en République démocratique du Congo.

Pour vérifier nos hypothèses, une enquête par interview a été effectuée auprès de 30 vendeurs dans trois différents marchés de la ville de Kinshasa notammentApollo, Gambela, Liberté.

Les résultats obtenus montrent que les espèces fauniques sauvages les plus vendues font partie de l'ordre des Artiodactyles suivi des Squamates, des Primates et des Rongeurs fournispar les chasseurs.

Bien que la vente des espèces fauniques sauvages puisse contribuer à la régulation des populations animales en forêt et à la survie des ménages, elle constitue également un danger pour les espèces les plus vendues qui courent un risque de disparition. D'où la nécessité de mettre en placedes stratégies efficaces de gestiondurable.

Auregarddecesrésultats,noussuggéronscequisuit:

a) Auxchercheurs

Ø De mener des études ultérieures dans le but de mettre au point un système économique d'élevage de ces espèces fauniques sauvages trouvées sur les marchésafin d'accroître leur disponibilité sans recourir à la réservenaturelle.

b) AuxgestionnairesdesressourcesfauniquesenRDC

Ø De proposer des stratégies de protection des Artiodactyles qui sont les plus victimes de la chasse incontrôlée et du braconnage.

c) Au Gouvernement

Ø Derenforcerdesloisrégissantla chasseenfind'éviterlebraconnage.

REFERENCESBIBLIOGRAPHIQUES

Anonyme, 2017; Etat et tendances de la diversité biologique, des dangers qui la menacent et leurs conséquences sur le bien-être, www.abctaxa.be, consulté le 02 novembre 2021.

CBD, 2014, Gestion durable de la faune sauvage : décision adoptée par la conférence des parties à la convention sur la diversité biologique,CBD/COP/DEC/14/7 30 novembre 2018

Chandra, 2011, Gestion de la faune sauvage, FAO, www .fao.org, consulté le 8 Décembre2021

Czudek R., 2001, Utilisation rationnelle de la faune sauvage en Afrique, Gestion de la biodiversité, page 1.

De Saint Moulin L.,2005.Atlasdel'organisationadministrative delaRépublique Démocratique du Congo, CEPAS, Kinshasa.

FAO,2017,Gestiondurabledelafaunesauvage, Unasylva,page4

Hardouin J. et al., 1993. Guide pratique d'élevage d'Escargots Géants africains, Ed. MEPS, Cotonou, Bénin

Haurez B.,Fonteyn D.,Toint S., Bracke C., Doucet J.L.,Daunou K., Kehou S. et Vermeulen C., 2020,Elaboration et mise en oeuvre d'un plan de gestion de la faune-Guide technique à destination des gestionnaires des forets de production d'Afrique centrale, Les presses agronomiques de Gembloux , Belgique,303p

ITC, 2015, le commerce de faune et flore sauvage ; cadre pour améliorer l'exploitation durable, Genève, 34p

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ANNEXES

ANNEXE1:Questionnaired'enquête

QUESTIONNAIRED'ENQUETE

Nous, Etudiante finaliste du premier cycle de la faculté dessciences Agronomiques de l'université de Kinshasa, menons une étude pour inventorier les espèces fauniques vendues dans la ville de Kinshasa. A cet effet, nous sollicitons votre collaboration et vous garantissons que les réponses que vous nous donnerez, seront confidentielles et exploitées qu'à des fins scientifiques.

I.IDENTITEDU REPONDANT

1. Nom, Post-nom,

(Prénom):.................................................................

2. Commune:..............................................................................

...........

3. Quartier:..............................................................................

...............

4. Genre: 1.Masculin 2.Féminin

5. Tranched'âge:

6. 20-29 ans b. 30-39 ans c. 40-49 ans d.50ans -etplus

7. Niveaud'étude:

8. Primaire 2.Secondaire3. Universitaire 4.Aucun

9. Activitéprofessionnellesecondaire:

10. Fonctionnaire 2. Agriculteur 3. exploitant

11. Province

d'origine.................................................................................

12. Tribut de l'enquêté

:...............................................................................

QUESTIONSLIEESALA FAUNE

1. Vendez-vouslesproduitsdelafaunesauvage1.Oui 2.Non

2. Si oui

lesquelles.................................................................................

...

3. Connaissez-vouslaprovenance(province,ville,secteurouvillage)decesanimaux

1. Oui 2.Non

4. Depuiscombiend'annéespratiquez-vouscetteactivité?

1.1à5 ans 2. 6 à 10 ans 3. 11 à 15 ans 4.plusde15ans

5. Quisontvosfournisseurs

a.Les commerçants2.les chasseurs 3.Autresàpréciser

6. Quelles sont les différentes espèces qui vous sont fournies par lesfournisseurs

.............................................................................................

.............................................................................................

........................

7. Ya-t-ildespériodesoùvousêtesplusfournisqued'autres1.Oui2.Non

Si oui

lesquelles....................................................................................

8. Pourlesproduitsdelachassedestinésàl'alimentationhumaine,vousvendez

a) 1.desanimauxvivantsou 2.abattus

b) 1.Entier 2.enmorceaux?

c) 1.Frais 2.Cuit 3.Sousuneautreforme

9. Qui sont vos clients

...............................................................................

10. Quelles sont les espèces pour lesquelles la viande est plus demandée par lesclients

..........................................................................................

...............

11. Pensez-vous qu'à l'allure actuelle et future de leur utilisation ces animaux vont-ils disparaitre

1. Oui 2.Non

12. Quelle pourrait être la conséquence de leur disparition

.......................................

13. Pensez-vousquelegoûtdelaviandeseraitlemêmequeceluidelamême espècelorsqu'il provient d'un élevage. 1. Oui 2.Non

14. Si non

pourquoi?...........................................................................................................

....

15. Sijamaisoncommençaitàélevercesanimaux,accepteriez-vousdelesacheter un peu plus cher ? 1. Oui 2. Non

16. Commentconservez-vouslaviandenonvendues1.Danslecongélateur2. Dans le frigo 3. Dans les bassins 4. A préciser

17. La consommation des espèces fauniques sauvages a-t-elle des conséquences sur la santé humaine ? 1. Oui 2. Non

18. Si oui

lesquelles.................................................................................

.....

19. Recevez-vouslesréclamationsdesclients?1.Oui2.Non

20. Si oui

lesquelles.................................................................................

.....

21. Quefaites-vousdesbénéficestirésdecetteactivité?1.Résolutiondes besoinsfamiliaux2.Payementdelascolaritédesenfants3.Autresàpréciser.

22. Souhaiterez-vouscontinueraveccetteactivité?1.Oui2.Non

23. Si non pourquoi ?...........................................................................................................

ANNEXE3:Taxonomiedesespècesfauniquesvenduessurlesmarchés Tableau 3 . Taxonomie des espèces fauniques vendues sur les marchés

Regne

Embrachement

Classes

Ordres

Genres

Espèces

Animal

Chordé

Mammifère

Artiodactyle

Sus

scrofa

Animal

Chordé

Mammifère

Rongeur

Hystrix

-

Animal

Chordé

Mammifère

Primate

Cercopitecus

-

Animal

Chordé

Reptile

Squamate

Serpentes

-

Animal

Chordé

Mammifère

Artiodactyle

Cephalophus

-

Animal

Chordé

Mammifère

Artiodactyle

Syncerus

caffer

Animal

Chordé

Reptile

Squamate

Python

sebae

Source: Internet, www.zoo.lyon.fr

ANNEXE3:Quelquesanimauxsauvagesvenduessurlesmarchés






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