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TABLEDES MATIERES
TABLEDES MATIERES I
SIGLESETACRONYMES III
LISTEDESTABLEAUX IV
LISTESDESFIGURES ERREUR!SIGNETNONDEFINI.
EPIGRAPHE VI
DEDICACE VII
REMERCIEMENTS VIII
RESUME X
INTRODUCTION 1
1. PROBLEMATIQUE 1
2. HYPOTHESES 2
3. LESOBJECTIFS 3
Objectifgénéral 3
3. 2.Objectifsspécifiques 3
4. INTERETDU SUJET 3
5. DELIMITATIONDUTRAVAIL 3
6. SUBDIVISIONDUTRAVAIL 4
CHAPITREI.REVUEDELALITTÉRATURE
5
DEFINITIONDESCONCEPTS 5
Faunesauvage 5
Biodiversité 5
Conservation 5
GESTIONDURABLEDELAFAUNESAUVAGE 5
Utilisationdurabledelafaunesauvage 6
Conservationdelafaunesauvage 6
EXPLOITATIONDELAFAUNESAUVAGE 7
Formedel'exploitationdelafaunesauvage
7
1.3.2.Techniquesdechasse 8
PRODUCTIONDELAVIANDESAUVAGE 8
CHAPITREII.MATERIELSETMETHODES 9
MILIEUD'ETUDE 9
MATERIELS 11
METHODE 11
MéthodeDocumentaire 11
Méthoded'enquêteparinterview
11
Analysedesdonnées 12
DIFFICULTESRENCONTREES 12
CHAPITREIII.RESULTATSETDISCUSSION
13
IDENTITEDESREPONDANTS 13
INFORMATIONSLIEESALAFAUNESAUVAGE 15
3.2.1.Espècesfauniquessauvagesvenduessurlemarché
15
3.2.2.Répartitiondesespècesfauniquesvenduesselonleur
ordre 15
3.Approvisionnementdesespècesfauniquessauvagesvenduessurle
marché 17
PERSPECTIVESD'AVENIR 19
CONCLUSIONETSUGGESTION 21
REFERENCESBIBLIOGRAPHIQUES 23
ANNEXES 26
SIGLESETACRONYMES
CBD:Conventionsurdiversitébiologique
CITES:Conventionsurlecommerceinternationaldesespècesde
Faune et flore sauvages menacées d'extinction
FAO :OrganisationdesNationsUniespourl'Alimentationetl'Agriculture
ICCN : Institut National de Conservation de la Nature
ITC:CentreduCommerce International
OCHA:OfficedeCoordinationdesAffairesHumanitaires RDC :
République Démocratique du Congo
TFC:TravaildeFindeCycle
UICN:L'UnionInternationalepourlaConservationdelaNature UNIKIN :
Université de Kinshasa
WWF:FondsMondialpourlaNature(WordWildlifeFundforNature)
LISTEDES TABLEAUX
Tableau1.repartitiondesenquetesselonl'age
14
Tableau2.listesdesespecesfauniquessauvageslesplusvenduessurlemarche.15
Tableau3.taxonomiedesespecesfauniquessauvagesvenduessurlesmarchés
28
LISTEDESFIGURES
figure1.cartographiedelavillede kinshasa
10
figure2.repartitiondesenquetesselonle sexe
13
figure3.repartitiondesenquetesselonniveaud'instruction
14
figure 4 : frequence des especes fauniques sauvages
vendues sur le marche selon
lesordres 16
figure5:repartitiondesenquetesselonlesfournisseurs
17
figure6:repartitiondesenquetesselonlessaisonsd'approvisionnement
18
figure7.risquededisparitiondesespècesfauniquessauvages
19
figure8.adoptiondel'elevagedesespecesfauniquessauvages
20
EPIGRAPHE
«Lacraintedel'Eternelestlecommencementdelascience...»
Proverbes1,7a
«Jenemesuisjamaisvuecommeétantparticulièrementtalentueuse.Làoùjesuis
bonne c'est dans madisciplinede travail. Lorsqueles autres dorment,
jetravaille.
Lorsqu'ilsmangent,jetravaille»
WillSmith
DEDICACE
«AuxgestionnairesdesressourcesfauniquesenRépubliqueDémocratiquedu
Congo »
Jedédiecetravail
SénevéKAKUM AWAS
REMERCIEMENTS
Avant toutechose, qu'il nous soit permis de signaler et
martelerque le présent travail est le résultat de la conjugaison
d'efforts de plusieurs partenaires motivés de nous voir émerger
scientifiquement.
En premier lieu, nous adressons nos très
sincères remerciements à notre Dieu pour son soutien à
notre faible personne sur tous les plans ; la vie et la force ont
été des dons découlant de son amour.
Nous remercions les autorités de la Faculté des
Sciences Agronomiquespour avoir disposé à notre égard des
compétences nécessaires dans notre formation tout au long de
notre cursus du premier cycle de graduat.
Nos plus grands et sincères remerciements s'adressent
à notre directeur, le professeur Gaëtan KALALA, qui, sous sa
directionce travail de fin de cycle a été
réalisé.
Nousadressonségalementnossincèresremerciementsànostrèschers
parents Zacharie KAKUM et Floriane OWALA pour leur soutien financier ainsi que
nos frères et soeurs : Aaron MUSAMUNA, Tabitha KAKUM, Gaëlle KAKUM,
David KAKUM, Tyfanny KAKUM et Gloriade KAKUM pour leuraffection.
L'apport de nos ami(e)s, compagnons de lutte de la promotion
et de nos ainés scientifiques vaut également la peine
d'être mentionné. Leur soutien inconditionnel et leurencouragement
ont été d'une grande aide.
Nous ne pouvons qu'exprimer toute notregratitude à ce
mouvement chrétien,leCampusPour ChristUNIKINpoursonencadrement. Ilnous
aexhortés
trois ans durant à ne pas trahir la race des enfants de
Dieu en courant derrière les
antivaleurs,maisàtravaillerpourhonorerlemaîtredelascienceetservirlanation.
Atous ceux dont les noms ne sont pas cités ci-haut et
qui ont contribué d'une manière ou d'une autre à la
réalisation de ce travail, nous présentons nos remerciements,
notre respect et notre gratitude.
SénevéKAKUMAWAS
RESUME
La présente étude s'intéresse aux
espèces fauniques sauvages prélevéesenforêt
etvenduessur quelquesmarchésdela villedeKinshasa, capital de la RDC,
notamment : Apollo, Gambela, Liberté.
Pour atteindre notre objectif générale
d'évaluer la vente de cesespèces sur le marché ainsi que
l'impact de cette activité dans la gestion durable de la faune
sauvageenRépublique Démocratique du Congo, une enquête par
interview s'est effectuée auprès de 30 vendeurs de ces
marchés afin de collecterdes informationspertinentes quant à
cette étude.
Cependant, les espèces fauniques sauvages les plus
vendues sur ces marchés sont les Artiodactyles suivie des squamates, des
primates ainsides rongeurs fournis par les commerçants qui
s'approvisionnent auprès des chasseurs. Elles sont fournies en grande
quantité pendant la saison des pluies et ces espèces proviennent
des provinces périphériques de la ville mais également des
provinceslointaines.
La vente de ces espèces sur les marchés
contribue à la régulation des populations animales en forêt
et à la satisfaction des besoins des ménages rurales ainsi
qu'urbaines. Mais elle constitue également un risque de disparition pour
ces espèces dans le cas où le prélèvement est
élevé par rapport à leur capacité de reproduction
dans le milieu naturel. Ainsi des stratégies efficaces de gestion
durables'avèrent importantespourconserverlaressource faunique
sauvage.
Motsclés:Biodiversité,Faune,Chasse,Viande,Conservation
SénevéKAKUMAWAS
INTRODUCTION
1.
Problématique
Au niveau mondial, l'alimentation d'un milliard des personnes
estissue des ressources non agricoles. En particulier, les forêts du
bassin du Congo fournissent à plus de 60 millions d'habitants les
éléments nécessaires à leur subsistance. Parmi les
ressources forestières non ligneuses utilisées par les
populations des pays de la sous-région, la faune revêt d'une
importanceparticulière (Haurez et al. 2020).
En effet, la plupart de ménages trouvent la grande
majorité de leurs protéines dans la viande sauvage, les insectes
et les poissons. Alors que certains d'entre eux, préfèrent la
viande sauvage aux autres sources de protéine (Wilkie et Carpenter,
1999).Dans les régions rurales, le commerce de la viande sauvage est une
source des revenus. Mais également pour de nombreux ménages
urbains (Ndona, 2004). Et enfin un facteur de poids dans l'appauvrissement de
la biodiversité (Pallares, 2018).
Cependant, la gestion durable et le commerce des
espèces sauvages sont étroitement liés. La disparition de
la faune sauvage dans les régions boisées
tropicalesetsubtropicalesmenacenonseulementl'intégritédesforêtselles-mêmes,
mais ce qui est tout aussi grave, elle met en danger les moyens de subsistance
et la
sécuritéalimentairedescertainespopulationsquidépendentdecetteviande
(Pallares, 2018).
Or, une gestion rationnelle en faveur de ces espèces
peut relever l'économie de la région et créer des nouveaux
pôles de développement avec possibilité d'enrichir et
diversifier la vie urbaine et rurale. Mais pourtant, la gestion
durable de ces espèces sauvages impose la connaissance
au préalable de leurs fonctionnalités (Kapoli et al.
2018).
C'est dans cette optique qu'il nous a paru utile de mener une
étude d'identification des espèces fauniques sauvages vendues sur
quelquesmarchés de lavilledeKinshasaafin
defairedespropositionsdanslaperspectived'unegestion durable de ces
espèces.
Au regard de ce constat invraisemblable, il y a lieu de se
poser des questions ci-après :
Ø
QuellessontlesespècesfauniquessauvageslesplusvenduesàKinshasa?
Ø Quel est le principal mode d'approvisionnementdes
espèces fauniques sauvages trouvées sur les marchés ?
Ø La vente des espèces fauniques sauvages sur le
marché constitue-t-elle un risque de disparition pour ces
espèces?
2.
Hypothèses
Pour tenter de répondre aux questions de recherche
posées ci-haut, les hypothèses ont été
formulées de la manière suivante :
Ø
Ilsembleraitquelesespècesfauniquessauvageslesplusvendues
àKinshasa font partie de l'ordre des Artiodactyles.
Ø Il serait évident que le principal mode
d'approvisionnement de ces espèces soit la chasse via un circuit
commercial(intermédiaires) .
Ø
Laventedesespècesfauniquessauvagessurlemarchéconstitueraitunrisque
de disparitionpour les espèces les plus vendues.
3. Objectifs
Objectifgénéral
L'objectif général de ce travail consiste donc
à évaluer la vente des espèces fauniques sauvages sur les
marchés de Kinshasa ainsi que l'impact de cette activité dans la
gestion durable de la faune sauvage en République Démocratique du
Congo.
2.Objectifsspécifiques
Lesobjectifsspécifiquesdecetravailsontlessuivants:
Ø Répertorier les espèces fauniques sauvages
les plus vendues sur les marchés de Kinshasa.
Ø Identifier les fournisseurs ainsi que les
différents lieux de provenance de ces espèces. Mais
également les périodes.
Ø
Questionnerlesvendeurssurlesconséquencesdeleuractivité.
4. Intérêtdu
sujet
C'est avec attention particulière que cette
étude est menée dans le but d'assurer la protection ainsi que la
conservation des espèces en voie de disparition.
5.
Délimitationdutravail
Tout travail scientifique doit avoir des limites. C'est
pourquoi il est important de circonscrire aussi ce travail dans le temps et
dans l'espace.
Ø
Délimitationdansl'espace
Dans l'aspect spatial, ce travail est porté sur la
ville de Kinshasa en République Démocratique du Congo qui
constitue le champ d'étude d'identification des espèces fauniques
sauvages vendues sur les marchés.
Ø Délimitationdansletemps
Le présent travail s'est effectué sur une
période allant de juillet 2021 en janvier 2022 soit une année
académique constituant l'année de l'étude.
6.
Subdivisiondutravail
Le présent travail est constitué de trois
chapitres, hormisl'introduction et la conclusion.
Ø Lepremierchapitreabordelarevuedelalittérature;
Ø Le second chapitre décrit le milieu
d'étude, les matérielsutilisés ainsi queles
méthodes ; et
Ø
Letroisièmechapitreestconsacréàlaprésentationdesrésultatsetlesdiscussions.
CHAPITREI.REVUEDELALITTÉRATURE
DEFINITIONDESCONCEPTS
Faunesauvage
Le concept de la faune sauvage désigne tous les
organismes vivants, non domestiqués, qui vivent dans les milieux
naturels comme la forêt, la savane, etc. (Chandra, 2011).
Biodiversité
La biodiversité est tout l'éventail des
végétaux, animaux et microorganismes terrestres, indispensables
à la sécurité alimentaire (FAO, 2020).
Conservation
L'Union internationale pour la conservation de la nature,
définit la conservation comme «la protection, la gestion,
etl'entretien des écosystèmes, des habitats, des espèces
sauvages et des populations à l'intérieur ou à
l'extérieur de leur environnement naturel afin de sauvegarder les
conditions naturelles de leur permanence à long terme ».
GESTIONDURABLEDELAFAUNESAUVAGE
La gestion durable de la faune sauvage désigne la bonne
gestion des espèces fauniques sauvagesafin de maintenir leur population
et leur habitat au fil du temps, compte tenu des besoins
socioéconomiques des populations humaines. Lorsqu'elle est
gérée de manière durable, la faune sauvage peut fournir
des éléments nutritifs et des revenus à long terme aux
communautés locales, contribuant ainsi considérablement aux
moyens de subsistance locaux et sauvegardant la santé humaine et
environnementale (CBD, 2014).
Utilisationdurabledelafaunesauvage
La convention sur la diversité biologique
définit l'utilisation durable de la faune sauvage comme une utilisation
des espèces fauniques sauvages d'une manière et rythme qui
n'entrainent pas leur appauvrissement à long terme et sauvegardent ainsi
leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations des
générations présentes et futures.
Cependant, le commerce durable, légal et
équitable d'espèces fauniques sauvages peut aussi être une
solution naturelle puissante pour répondre
audoubledéfid'améliorerlesmoyensdesubsistancerurauxeturbainsainsiquede
maintenir un équilibre écologique de la forêt (ITC,
2015).
Conservationdelafaunesauvage
Les airs protégésde la RDC font l'objet d'une
protection intégraledes espèces fauniques sauvages. Ils sont
composés de neuf parcs nationaux ainsi que de63 domaines de chasse et
réserves gérés par l'Institut National de Conservation de
la Nature(ICCN).
L'explosion démographique a augmenté la pression
sur les ressources naturelles. Les conditions sont depuis une vingtaine
d'années bien différentes de celles qui prévalaient lors
de la création de ces airs protégés.De ce fait, même
làoù des efforts de conservation importants sont
déployés, les résultats ne sont pas toujours durables.
C'est ainsi que L'élevage de la faune sauvage devient une
stratégie importante de gestion durable (Czudek, 2001).
EXPLOITATIONDELAFAUNE
SAUVAGE
L'exploitationdelafaunesauvageestlefaitdetirerprofitdeces
espèces animales non domestiqués vivants dans le milieu
naturel.
Formedel'exploitationdelafaunesauvage
Le charognage : C'est une pratique
préhistorique qui consiste à récupérer la viande
des animaux morts dans la forêt. Ce qui le différencie de la
chasse c'estle fait que les animaux ne sont pas tués, ils sont morts
naturellement ou ont été tuées par d'autres animaux
(Anonyme, 2017).
La chasse: C'est une technique
traditionnelle ou moderne tendant à capturer ou à tuer tout
animal sauvage en liberté. La chasse obéit aux normes etaux
dispositions prévues par la loi. Tout acte contraire, est donc
considéré comme du braconnage (Mbete ,2012).
Ondistingue:
Ø La chasse alimentaire (commerciale, de
subsistance),constituedanstoute l'Afrique la forme la plus
répandue de l'exploitation de la faune sauvage. Autrefois, les
populations autochtones chassaient traditionnellement à l'aide d'outils
fabriqués à la main pour subvenir à leur besoin
alimentaire et la chassen'étaitpasvraimentintense.
Alorsquelademandedelaviandedans les centres urbains, ainsi que l'arrivée
des armes à feu, a conduit à une surexploitation de nombreuses
espèces qui vivent en forêt (Pallares, 2018).
Ø La Chasse au trophée ; Un
type de chasse menée à des fins récréatifs et
visant des animaux dotés des caractéristiques spécifiques
souhaitées, telles qu'une grande taille, ou des bois (FAO, 2017).
1.3.2.Techniquesdechasse
D'aprèsSemeki(2019),ilexiste:
Ø
Destechniquesdechassetraditionnelle:lachassecollectiveaufilet et la chasse au
piégeage.
Ø Destechniquesdechassemoderne:lachasseau fusil
PRODUCTIONDELAVIANDESAUVAGE
Les disponibilités de la viande sauvage en Afrique
proviennent de quatre sources principales: le milieu naturel, les
élevages extensifs, les élevages intensifs et la domestication
des animaux sauvages. Ces pratiques sont explicitées dans les lignes
ci-dessous selonFAO(2017):
La production à partir du milieu sauvage :
le cas des animauxprotégés qui vivent dans des
réserves et qui peuvent être éliminées pour des fins
de consommation ainsi que ceux qui vivent dans les zones non
protégées faisant partie des ressources communautaires.
L'Elevage extensif des animaux sauvages:
Exploitation où les animaux sauvages sont entretenus dans des
zones bien définies délimitées par des clôtures. Les
animaux appartiennent à un propriétaire mais se nourrissent de la
végétation naturelle.
L'Elevageintensifs des animaux sauvages :
Dans ce cas les animaux sont semi-domestiqués, ils sont nourris
jusqu'à ce qu'ils atteignent un poids voulupour être
affectéesà des fins de consommation.
La domestication des animaux sauvages : ici,
le propriétaire des animaux sauvages contrôle leur reproduction
pour en faciliter.
CHAPITREII.MATERIELSETMETHODES
MILIEUD'ETUDE
La présente étude a été
menée dans quelques marchés dansdifférentes communes de la
ville de Kinshasa entre autres: le marché d'Apollo dans la commune de la
Gombe, le marché Gambela ; commune deKasa-vubuetle marché de la
liberté dans la commune de Masina.
Kinshasa, la capitale de la RDC est une province
constituée de 18 communes urbanisées et six communes rurales dont
: Mont-ngafula, Kimbaseke,
N'sele,Maluku,KisensoetN'djili.Lorsqu'onparledelavilledeKinshasa,ils'agit de la
partie urbanisée de cette entité en tant qu'agglomération
administrative constituée de 18 communes urbanisées. Il s'agit
des communes de Ngaliema,
Kintambo,Gombe,Barumbu,Kinshasa,Lingwala,Selembao,Bandalungwa,Kasa-Vubu,
Kalamu, Ngiri-Ngiri, Bumbu, Makala, Lemba, Ngaba, Limete, Matete et Masina (De
Saint Moulin, 2005).
La Ville-Province de Kinshasa s'étend sur 9,965
Km2, soit 0,42% du territoire national. Elle est située
à l'ouest du pays entre 3,9 et 5,1 degrés delatitude Sud et 15, 2
et 16,6 degrés de longitude Est. Elle est limitée au Nord-Est et
à l'Est par la Province du Kwango, au Sud par celle du Kongo central, au
Nord-Ouest et à l'Ouest par la République du Congo Brazzaville,
sur une frontière naturelle, formée par une partie du fleuve
Congo. (Ministère de plan, 2005).
Ci-dessouslacartedelavilleprovincedeKinshasa:

Figure1:CartographiedelavilledeKinshasa(OCHA,2012).
La population de Kinshasa est exprimée à 12
millions d'habitants avec une densité de plus de 1000
habitants/km². Son taux de croissance annuel est de 4 %. A
l'indépendance en 1960, la population de Kinshasa était de 400000
habitants sur une superficie de 5.500 ha après l'accession à la
souveraineté nationale, Kinshasa a connu une forte poussée
démographique due à l'exode rural et surtout aux conflits
armés à travers le pays. Cette situation a sensiblement
modifié la configuration spatiale de la ville (lokakao et Shamba,
2007).
MATERIELS
Lesmatérielsutiliséssont:
Ø Unquestionnaired'enquêteenannexedecetravail;
Ø Unordinateurportable;
Ø PapierA4,styloetagrafeuse;
METHODE
Sur le plan méthodologique, cette étude s'est
basée sur deux éléments fondamentaux : Il y a d'abord, la
méthode empirique appuyée par les recherches documentaires
relatives au thème de la recherche et ensuite la collecte des
données primaires sur le terrain c'est-à-dire nous avons recouru
à la méthode d'enquêtepour réunir toutes les
informations.
MéthodeDocumentaire
Cette méthode a permis de recueillir certaines
informationspour se faire des idées sur ce qui était
déjà fait à ce sujet. Pour y arriver, il était
important de faire recourt aux bibliothèques et à l'internet.
Quelques ouvrages scientifiques ont été consultés
notamment les livres, les revues et les publications scientifiques ayant trait
à la faune sauvage.
Méthoded'enquêtepar interview
Un questionnaire d'enquête a été
élaboré et utilisé en vue de rendre facile la collecte des
données de cette étude de façon aléatoire
auprès de 30 vendeurs de la viande sauvage sur trois marchés de
la ville de Kinshasa ciblés.
Analysedesdonnées
L'utilisation des certains logiciels informatiques et
statistiques susceptibles de réduire certaines erreurs a
été d'une grande importance pour la conduite de la
présente étude. Les données recueillies après
enquête furent dépouillées et analysées avec ces
principaux logiciels en vue de présenter des résultats fiables :
World etExcel.
DIFFICULTESRENCONTREES
Certaines difficultés ont été
rencontrées quant à la conduite de cette étude. Les
principales difficultés rencontrées sont :
Ø Le refus des certaines personnes de nous fournir des
informations essentielles pour notre recherche sousprétexte quenous en
tireronsungrand profit ;
Ø
Lemanquedesmoyenssuffisantspouvantfinancerladiterecherche.
A l'issu de ces difficultés, notre
détermination, courage et privation ont été le moteur nous
ayant permis d'en remédier.
CHAPITREIII.RESULTATSETDISCUSSIONS
IDENTITEDESREPONDANTS
L'enquête a été réalisée
dans trois marchés à Kinshasa: Gambela, liberté etNdolo,
sur lesquelles 10 vendeurs par marché ont été
interviewés soit un total de 30 vendeurs. Les figures ci-dessous
présententles résultats en rapportavec leur identité.

Figure2.Répartitiondesenquêtésselonlesexe
L'examen de cette figure montre que sur quelques
marchés de Kinshasa, il y a prédominance des femmes dans la vente
de la viande faunique sauvage soit 53%. Elles s'y lancent pour subvenir aux
besoins familials entre autre la scolarité des enfants.
.
Tableau1.Répartitiondesenquêtésselonl'âge
|
Variable
|
Modalités
|
Effectif
|
%
|
|
Age
|
20-29
|
4
|
13,3
|
|
30-39
|
14
|
46,7
|
|
40-49
|
9
|
30
|
|
50-Plus
|
3
|
10
|
|
Total
|
30
|
100
|
Source:lesenquêtessurterrain,2021
Cette figure montre également la prédominance
des jeunes âgés de 30 à 39 ans dans la vente des
espèces fauniques sauvagescar ils ont beaucoup de courage et force pour
réaliser cette activité.

Figure3.Répartitiondesenquêtésselonniveaud'instruction
Il ressort de cette figure que ce sont des personnes peu
scolarisées qui se lancent le plus danslaventede la viande sauvage enfin
d'améliorer leur condition de vie.
INFORMATIONSLIEESALAFAUNESAUVAGE
Cettesectionprésenteetdiscutelesrésultatsayanttraitàlafaunesauvage.
3.2.1.Espècesfauniquessauvagesvenduessurle
marché
L'enquête menée sur terrain a permis de mettre en
exergue sept
espècesfauniquessauvagesvenduessurlesmarchésdeKinshasa.
Etletableaucidessous reprend ces espèces.
Tableau2.Listesdesespècesfauniquessauvageslesplusvenduessurlemarché
|
Nomsscientifiques
|
NomsCommuns
|
Nomsvernaculaires
|
|
Susscrofa(Linnaeus,1758)
|
Sanglier
|
Sombo
|
|
Hystrix(Linnaeus, 1758)
|
Porcs-épics
|
Simbiliki
|
|
Cercopitecusspp,(Lam., 1779)
|
Singes
|
Makaku
|
|
Serpentes(Linnaeus,1758)
|
Serpents
|
Nioka
|
|
Cephalophusspp
|
Antilopes
|
Mboloko
|
|
Synceruscaffer(Hodgson,1847)
|
Buffle
|
Mpakasa
|
|
Pythonsebae(Gmelin,1789)
|
Boa
|
Nguma
|
Source:lesenquêtessurterrain,2021
3.2.2.Répartitiondesespècesfauniquesvenduesselonleurordre
Les espèces fauniques sauvages vendues sur le
marché sont reparties dans cinq ordres suivant leur taxonomie notamment:
Artiodactyle, Primate, Squamate, Rongeur (voir annexes du travail).
La distribution des fréquences selon ces ordres est
donnée par lafigure ci-dessous :

Figure4.Fréquencedesespècesfauniquessauvagesvenduessurlemarchéselon
les ordres
L'examen de cette figure montre que les Artiodactyles sont les
plus représentés sur les marchés (43%) suivi des squamates
(29%)ainsi que des primates et des rongeurs avec une
représentativité de 14% chacun. Les Artiodactyles sont donc les
plus chassés et vendues sur les marchés comme le confirme
également Semeki et Vermeulen (2014) dans Problématique de la
viande de brousse en Afrique centrale: cas de la concession forestière
de Nteno à Oshwe, RDC; Les artiodactyles représentent la part la
plus importante de la biomasse des proies consommées (68, 74 %). Car
même la plupart des animaux d'élevage descendentde cet ordre
(Pattie, 2007).
3.Approvisionnementdesespècesfauniquessauvagesvenduessurlemarché
Il ressort de notre enquête que la plupart des
espèces fauniques sauvages venduessur les marchés de Kinshasa
proviennent de la provincedeMai-Ndombe, du Kwilu,du Kwango ainsi que du Kongo
Central car ils sont prochesde la ville mais parfois aussi de la province
Orientale et de l'équateur à cause de leur richesse en
biodiversité. Ce résultat est semblable à celui deNdona
(2004)qui a trouvé que deux tiers de la viande sauvage vendue sur le
marché de Kinshasa proviennent de la province Orientale ainsi que de
l'ex Bandundu et un tiers provientde l'ex Province du Bas-Congo.
Les figures qui suiventmontrent qui sont les fournisseurs de
ces espèces et à quelle saison les vendeurs sont plus fournis.

Figure5.Répartitiondesenquêtésselonlesfournisseurs
Bien que la figure ci-dessus présente les
commerçants comme
principauxfournisseursdesespècesfauniquessauvagesvenduessurlesmarchés
de Kinshasa, il convient de noter que ces commerçants
s'approvisionnent toujours auprès des chasseurs au travers d'un circuit
commercial (intermédiaires).
D'où le principal mode d'approvisionnement de ces
espèces est la chasse. Le chasseur représente le lien essentiel
entre la demande et l'offre de la viande sauvage, affirme Mbete(2012).

Figure6:répartitiondesenquêtésselonlessaisonsd'approvisionnement
L'analyse des résultats consignés à cette
figure montre que lamajorité des vendeurs reconnaissent d'être
plusfournis en espèces fauniques sauvages pendant la saison de pluie car
elle coïncide avec la période de reproduction des plusieurs
espèces.
PERSPECTIVESD'AVENIR

Figure7.Risquededisparitiondesespècesfauniques
sauvages
Il ressort de cette figure que la majorité des vendeurs
soit77% affirment queles espèces fauniques
sauvagesprélevés en milieu naturel nepeuvent pas disparaitre
compte tenu de leur reproduction. Pourtantpour Dzudek(2001),
l'émergenced'uncommercedeviandesauvagesuiteàlacroissancedémographique
telle que constaté aujourd'hui ainsi que le développement
technologique de la chasse serait à la base de la disparition des
certaines espèces car ils livrent la ressource faunique à des
prélèvements qui dépassent sa capacité
derenouvellement. Mais puisque la vente des espèces fauniques sauvages
peut également profiter à la conservation (Régulation des
populations des animaux sauvages) et àla survie des ménages si
seulement ces espèces ont une résilience élevée par
rapport à la récolte, un commerce durable, légal et
équitable de ces espèces fauniques sauvages peut aussi être
une solution naturelle puissante pour répondre à ce double
défi (ITC, 2015).

Figure8.Adoptiondel'élevagedesespècesfauniquessauvages
Quant aux propositions sur l'adoption de l'élevage des
espèces fauniques sauvages, la figure ci-dessus montre que la
majorité des enquêtés soit 63%soutiennent l'élevage
des espèces fauniques sauvages enfin d'augmenter leur
disponibilité sur les marchés.Bien que les animaux soient vendus
à des prix un peu plus élevés, l'élevage de ces
espèces pourra contribuer à la sécurité alimentaire
et à l'amélioration des moyens de subsistance. Pour
l'élevage des serpents par exemple dans les pays traditionnellement
consommateurs de ces animaux, le débouché en vente ou en
autoconsommation est presque toujours assuré (HARDOUIN, 2000).
Ce résultat corrobore avec celui du rapport de la
FAO(2017)sur les systèmes de production de la faune sauvage :
contribution potentielle à la sécurité alimentaire,
affirmant que la disponibilité en viande sauvage en Afrique peut
également provenir de l'élevage.
CONCLUSIONETSUGGESTION
Nous voici au terme de notre travail qui avait pour objectif
général d'évaluer la vente des espèces fauniques
sauvages à Kinshasa ainsi que l'impact de cette activité dans la
gestion durable de la faune sauvage en République démocratique du
Congo.
Pour vérifier nos hypothèses, une enquête
par interview a été effectuée auprès de 30 vendeurs
dans trois différents marchés de la ville de Kinshasa
notammentApollo, Gambela, Liberté.
Les résultats obtenus montrent que les espèces
fauniques sauvages les plus vendues font partie de l'ordre des Artiodactyles
suivi des Squamates, des Primates et des Rongeurs fournispar les chasseurs.
Bien que la vente des espèces fauniques sauvages puisse
contribuer à la régulation des populations animales en
forêt et à la survie des ménages, elle constitue
également un danger pour les espèces les plus vendues qui courent
un risque de disparition. D'où la nécessité de mettre en
placedes stratégies efficaces de gestiondurable.
Auregarddecesrésultats,noussuggéronscequisuit:
a) Auxchercheurs
Ø De mener des études ultérieures dans le
but de mettre au point un système économique d'élevage de
ces espèces fauniques sauvages trouvées sur les
marchésafin d'accroître leur disponibilité sans recourir
à la réservenaturelle.
b) AuxgestionnairesdesressourcesfauniquesenRDC
Ø De proposer des stratégies de protection des
Artiodactyles qui sont les plus victimes de la chasse incontrôlée
et du braconnage.
c) Au Gouvernement
Ø Derenforcerdesloisrégissantla
chasseenfind'éviterlebraconnage.
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conséquences sur le bien-être,
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Wilkie D.S. et Carpenter J., 1999; bush
meat hunting in the Congo basin: an assessment of impacts options of mitigation
biodiversity and conservation, 927-955.
ANNEXES
ANNEXE1:Questionnaired'enquête
QUESTIONNAIRED'ENQUETE
Nous, Etudiante finaliste du premier cycle de la
faculté dessciences Agronomiques de l'université de Kinshasa,
menons une étude pour inventorier les espèces fauniques vendues
dans la ville de Kinshasa. A cet effet, nous sollicitons votre collaboration et
vous garantissons que les réponses que vous nous donnerez, seront
confidentielles et exploitées qu'à des fins scientifiques.
I.IDENTITEDU REPONDANT
1. Nom, Post-nom,
(Prénom):.................................................................
2.
Commune:..............................................................................
...........
3.
Quartier:..............................................................................
...............
4. Genre: 1.Masculin 2.Féminin
5. Tranched'âge:
6. 20-29 ans b. 30-39 ans c. 40-49 ans d.50ans -etplus
7. Niveaud'étude:
8. Primaire 2.Secondaire3. Universitaire 4.Aucun
9. Activitéprofessionnellesecondaire:
10. Fonctionnaire 2. Agriculteur 3. exploitant
11. Province
d'origine.................................................................................
12. Tribut de l'enquêté
:...............................................................................
QUESTIONSLIEESALA FAUNE
1. Vendez-vouslesproduitsdelafaunesauvage1.Oui 2.Non
2. Si oui
lesquelles.................................................................................
...
3.
Connaissez-vouslaprovenance(province,ville,secteurouvillage)decesanimaux
1. Oui 2.Non
4.
Depuiscombiend'annéespratiquez-vouscetteactivité?
1.1à5 ans 2. 6 à 10 ans 3. 11 à 15 ans
4.plusde15ans
5. Quisontvosfournisseurs
a.Les commerçants2.les chasseurs
3.Autresàpréciser
6. Quelles sont les différentes espèces qui vous
sont fournies par lesfournisseurs
.............................................................................................
.............................................................................................
........................
7.
Ya-t-ildespériodesoùvousêtesplusfournisqued'autres1.Oui2.Non
Si oui
lesquelles....................................................................................
8.
Pourlesproduitsdelachassedestinésàl'alimentationhumaine,vousvendez
a) 1.desanimauxvivantsou 2.abattus
b) 1.Entier 2.enmorceaux?
c) 1.Frais 2.Cuit 3.Sousuneautreforme
9. Qui sont vos clients
...............................................................................
10. Quelles sont les espèces pour lesquelles la viande est
plus demandée par lesclients
..........................................................................................
...............
11. Pensez-vous qu'à l'allure actuelle et future de leur
utilisation ces animaux vont-ils disparaitre
1. Oui 2.Non
12. Quelle pourrait être la conséquence de leur
disparition
.......................................
13.
Pensez-vousquelegoûtdelaviandeseraitlemêmequeceluidelamême
espècelorsqu'il provient d'un élevage. 1. Oui 2.Non
14. Si non
pourquoi?...........................................................................................................
....
15.
Sijamaisoncommençaitàélevercesanimaux,accepteriez-vousdelesacheter
un peu plus cher ? 1. Oui 2. Non
16.
Commentconservez-vouslaviandenonvendues1.Danslecongélateur2. Dans le
frigo 3. Dans les bassins 4. A préciser
17. La consommation des espèces fauniques sauvages
a-t-elle des conséquences sur la santé humaine ? 1. Oui 2. Non
18. Si oui
lesquelles.................................................................................
.....
19. Recevez-vouslesréclamationsdesclients?1.Oui2.Non
20. Si oui
lesquelles.................................................................................
.....
21.
Quefaites-vousdesbénéficestirésdecetteactivité?1.Résolutiondes
besoinsfamiliaux2.Payementdelascolaritédesenfants3.Autresàpréciser.
22.
Souhaiterez-vouscontinueraveccetteactivité?1.Oui2.Non
23. Si non pourquoi
?...........................................................................................................
ANNEXE3:Taxonomiedesespècesfauniquesvenduessurlesmarchés
Tableau 3 . Taxonomie des espèces fauniques vendues sur les
marchés
|
Regne
|
Embrachement
|
Classes
|
Ordres
|
Genres
|
Espèces
|
|
Animal
|
Chordé
|
Mammifère
|
Artiodactyle
|
Sus
|
scrofa
|
|
Animal
|
Chordé
|
Mammifère
|
Rongeur
|
Hystrix
|
-
|
|
Animal
|
Chordé
|
Mammifère
|
Primate
|
Cercopitecus
|
-
|
|
Animal
|
Chordé
|
Reptile
|
Squamate
|
Serpentes
|
-
|
|
Animal
|
Chordé
|
Mammifère
|
Artiodactyle
|
Cephalophus
|
-
|
|
Animal
|
Chordé
|
Mammifère
|
Artiodactyle
|
Syncerus
|
caffer
|
|
Animal
|
Chordé
|
Reptile
|
Squamate
|
Python
|
sebae
|
Source: Internet,
www.zoo.lyon.fr
ANNEXE3:Quelquesanimauxsauvagesvenduessurlesmarchés




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