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EPIGRAPHE
« Le marketing ne consiste pas à trouver des
clients pour vos produits, mais à trouver des produits pour vos
clients.»
Philip Kotler
DEDICACE
Aux pratiquants des métiers de la communication et
du marketing.
Jean DéoGratias TSHIKALI SAKAUMBA
REMERCIEMENTS
Parler que ce travail est le fruit d'un effort individuel,
serait une prétention et une ingratitude avérées, d'autant
plus que cette étude a bénéficié des apports de
plusieurs personnes. C'est pourquoi, à cette page nous voulons prouver
notre gratitude envers les personnes qui, de loin ou de près nous ont
soutenu dans l'élaboration de cette étude dont nous avons
l'honneur de présenter à la communauté scientifique.
Nous remercions en premier lieu le Professeur Ordinaire MPUNGU
MULENDA Jacky et le Professeur Associé RUKU ABIA Boniface,
respectivement Directeur et Co-directeur qui, malgré leurs multiples
occupations, ont accepté de diriger cette recherche qui arrive à
son couronnement. Pour le temps consacré à cette étude et
leurs précieuses orientations, qu'ils reçoivent nos
énormes remerciements.
Notre gratitude envers l'Université de Lubumbashi en
général, à la Faculté des Lettres et Sciences
Humaines et en particulier, au Département des Sciences de l'Information
et de la Communication pour l'encadrement dont on a été
bénéficiaire durant de notre parcours de troisième cycle.
Nos sentiments de reconnaissance envers nos parents, MBELU
Marie-Thérèse et TSHIKALI SAKAUMBA Jean-Pierrequi nous ont
élevé dans la recherche de l'excellence même si la vie ne
nous a donné aucun cadeau. Le courage qu'ils nous ont inculqué a
démontré que rien ne sert à courir s'il l'on arrivera
à la destination.
Nous remercions également toutes les personnes qui nous
sont chères et qui se reconnaitront à la lecture de ce
passage.
Et que Dieu, notre Père reçoive la plus grande
gloire ; Lui qui, par les multiples grâces, nous a
préservé des différents maux.
Jean DéoGratias TSHIKALI SAKAUMBA
0. INTRODUCTION GENERALE
0.1. PRESENTATION DU SUJET
Dans la ville de Kolwezi, on observe, ces dernières
années, une prolifération notable des supermarchés. Parmi
ceux-ci, le supermarché Kin Marché se distingue par une
croissance remarquable, surpassant des concurrents tels que SK, JamboMart,
Liberty Ma Maison, pour ne citer que ceux-là. Cette expansion se
manifeste notamment par la multiplication de ses points de vente : alors qu'il
ne disposait que d'un seul magasin lors de son implantation en 2020, il en
exploite huit en 2026 et continue d'étendre sa présence dans la
ville.
La promotion des ventes occupe une place essentielle dans le
processus commercial des entreprises. Elle vise à attirer la
clientèle et à stimuler l'achat à travers diverses
techniques marketing attractives et incitatives. De nos jours, son importance
s'est accrue en raison de l'intensification de la concurrence, devenue une
réalité quotidienne pour les entreprises commerciales en
République Démocratique du Congo. Dans ce contexte concurrentiel,
les entreprises étrangères implantées dans le pays, telles
que Kin Marché, ne font pas exception et recourent également
à ces pratiques pour se maintenir et se développer.
Sur le plan pratique, la promotion des ventes constitue un
outil stratégique dans les organisations commerciales, notamment les
supermarchés. Elle favorise l'interaction avec les clients tout au long
du processus de vente et contribue à la réalisation des objectifs
de développement de l'entreprise, notamment la maximisation des ventes
de biens et services. Ainsi, lorsqu'elle est intégrée de
manière cohérente dans les stratégies commerciales, la
promotion des ventes devient un levier important pour la
pénétration du marché et l'écoulement des
marchandises, tout en permettant à l'entreprise de se démarquer
dans un environnement fortement concurrentiel.
La progression rapide de Kin Marché semble être
étroitement liée à sa stratégie commerciale,
caractérisée par un recours régulier et soutenu aux
techniques de promotion des ventes. Contrairement à certains de ses
concurrents qui utilisent ces outils de manière ponctuelle, Kin
Marché en a fait un levier stratégique permanent. Cependant,
selon les fondements théoriques du marketing (Kotler et Keller, 2016),
les promotions des ventes sont généralement conçues comme
des actions à court terme destinées à stimuler
temporairement la demande. Leur utilisation prolongée peut être
perçue comme risquée, dans la mesure où elle est
susceptible d'altérer la valeur perçue des produits et de
compromettre la rentabilité à long terme.
Dès lors, un paradoxe se dégage : comment
expliquer que Kin Marché, en recourant de manière intensive et
continue aux promotions des ventes, parvienne non seulement à
croître, mais également à s'imposer durablement dans un
marché hautement concurrentiel. Cette situation soulève des
interrogations fondamentales quant à l'efficacité réelle
et aux limites pratiques des promotions dans un contexte spécifique
comme celui de Kolwezi, ce qui justifie la pertinence de la présente
recherche.
Par ailleurs, la promotion des ventes s'inscrit dans
l'ensemble des stratégies de communication mises en oeuvre par les
entreprises pour interagir avec leur environnement externe, au même titre
que la publicité, les relations publiques, la communication
événementielle et le marketing direct. C'est dans cette
perspective que s'inscrit notre étude intitulée : «
Croissance d'un supermarché dans la ville de Kolwezi : une
contextualisation situationnelle de la promotion des ventes. Cas de Kin
Marché ».
0.2. CHOIX ET INTERET DU SUJET
La promotion des ventess'affirme comme une composante
essentielle de la communication marketing, dont l'objectif est de stimuler la
demande à court terme par des incitations ponctuelles. Elle constitue,
dans un contexte concurrentiel, un levier stratégique de dynamisation
des ventes et de fidélisation de la clientèle. À travers
cette approche, notre recherche vise à interroger l'efficacité de
ces pratiques communicationnelles dans un environnement commerciale en
développement, en l'occurrence celui de la ville de Kolwezi.
Au moment où nous nous apprêtons à
parfaire notre cursus universitaire en Sciences de l'Information et de la
Communication, il nous échoit d'énoncer les mobiles qui nous ont
poussé à opter pour ce sujet. En effet, étant
passionnés et intéressés par les métiers de la
communication et du marketing, nous avons voulu approfondir nos connaissances
sur une discipline qui lie les deux champs : la promotion des ventes, et
ce pour deux raisons.
D'une part, profiter de ces investigations en vue de montrer
la nécessité qu'il y a pour une organisation de
communiquer ; d'autre parts de relever l'importance que revêt le
marketing dans la vie des organisations qui se veulent prospères, le
tout passant par la mise en vedette du rôle de la promotion des ventes.
Nous voudrions aussi par ce même biais, approfondir nos connaissances en
communication marketing par le truchement de différentes lectures et
démarches qu'occasionnera cette recherche.Ainsi, l'importance que va
revêtir notre recherche se laisse entrevoir à travers trois
dimensions : personnelle, scientifique et sociale.
Cette étude est importante pour nous, en ce qu'elle
s'inscrit en une étape essentielle à franchir sur notre
cheminement vers la recherche doctorale, notre destinée. Elle est
également un labeur susceptible de nous permettre de murir
différentes connaissances jusqu'ici acquises par nous, surtout dans le
domaine de la communication des organisations. C'est également une
occasion riche qui nous est offerte par la Science, en vue de faire valoir la
discipline qui est la nôtre en abordant une de ses multiples facettes, la
promotion des ventes, qui démontre suffisamment que la communication
reste un atout important de réussite tant pour les êtres humains
que pour les organisations.
Nous référant à cette assertion de Barack
Obama (2009), nous pouvons dire avec lui que « la recherche
scientifique est la clé pour résoudre les problèmes les
plus complexes du monde. Elle nous permet de mieux comprendre notre
environnement, de développer de nouvelles technologies et de trouver des
solutions innovantes aux défis les plus pressants de notre
temps ». Ce qui ne fait que s'inscrire dans la même perspective
que nos investigations par le truchement desquelles, nos
révélations ne viendront qu'enrichir toute la documentation
existante sur la promotion des ventes et serviront dans la mesure du possible
aux autres chercheurs en vue de faire évoluer le monde où nous
vivons.
L'une des raisons fondamentales de la recherche scientifique
est de rendre service à la communauté. Notre réflexion
n'ira sans désemparer à cette noble mission de servir la
communauté dans la mesure où ce présent thème aura
pour vocation de permettre aux organisations qui recourent aux promotions pour
leur développement d'en connaître également les risques
afin de mieux ficeler leurs stratégies. Par ailleurs, comme toute
documentation scientifique est source de savoir, la littérature qui
découlera de cette réflexion sera source de savoir pour la
plupart des chefs d'entreprises distributrices qui recourent aux moyens de
communication marketing telle que la promotion des ventes.
0.3. QUESTION DE DEPART
A en croire, Chandon et Laurent (1998), Les promotions sont
très efficaces à court terme. En revanche, elles n'ont pas
d'impact de long terme sur les préférences des consommateurs ou
sur les parts de marché, sinon celui de favoriser la diffusion des
produits nouveaux et... la sensibilité des consommateurs aux promotions.
Pourtant, dans la ville de Kolwezi, Kin Marché semble contredire cette
logique.
Nous sommes en train de penser qu'en ayant recours de
façon continue et stratégique aux promotions des ventes, cette
enseigne connaît une croissance soutenue depuis 2020, marquée par
la multiplication de ses points de vente et une conquête progressive du
marché local. Dès lors, une question se pose : comment expliquer
cette croissance durable d'un supermarché qui semble fonder sa
stratégie sur une pratique promotionnelle considérée comme
potentiellement risquée à long terme ? Cette contradiction
apparente entre la théorie et la pratique constitue le point de
départ de cette recherche.
0.4. REVUE DE LITTERATURE ET ETAT DE LA
QUESTION
La revue de littérature et l'état de la question
présentent une importance capitale dans un travail scientifique, car ils
permettent au chercheur de recenser les ouvrages théoriques ou
empiriques afin de fixer sa contribution par rapport à d'autres travaux
qui ont contribué sur le phénomène autour duquel il
travaille. Cette étape distingue les apports de l'étude par
rapport aux recherches précédentes du domaine. Ainsi, la revue de
la littérature et l'état de la question sont une
nécessité, parce qu'ils situentthéoriquement
l'étude et son originalité dans une multitude des travaux ayant
été effectués dans un domaine.
Dans la neuvième édition de
Communicator, AssaëlAdary et al. (2020) se sont
intéressés à la promotion des ventes. Ces praticiens du
marketing y pensent que les techniques de promotion des ventes se situent en
communication et visent à inciter à court terme et stimuler
rapidement les achats ou l'intérêt pour un produit ou un service.
Pour ces chercheurs, les principaux objectifs de la promotion des ventes
cherchent à stimuler l'achat immédiat, attirer les nouveaux
clients, augmenter la fréquence d'achat, faire connaitre un nouveau
produit écouler les stocks et renforcer la fidélité des
clients. Ainsi, la promotion des ventes a toujours eu sa durée.
Philippe Malaval (2002), fait le point sur le
développement des techniques promotionnelles appliquées au
marketing inter-organisationnel. Il s'attache à montrer comment les
outils de la promotion sont utilisables dans le secteur industriel. Il rappelle
dans un premier temps, les principaux objectifs fixés à la
promotion des ventes et analyse les différences ou les similitudes que
l'on peut rencontrer par rapport au secteur de la grande consommation. Il
présente ensuite l'application de différentes techniques
promotionnelles en milieu professionnel avec le prolongement des actions
commerciales en termes de formation, de maintenance, de conseils, de relations
publiques, etc. il étudie enfin les tendances récentes ainsi que
les limites de la promotion en milieu professionnel.
Philip Malaval (2016)revient dans la quatrième
édition dePentacomet meten place les deux formes principales de
Marketing : B to B et B to C. Dans son développement, il estime que
le B to B est un type qui concerne uniquement les entreprises tandis que le B
to C concerne l'entreprise et les consommateurs finaux. Dans le cadre de notre
recherche, il s'agit du marketing B to C, car la promotion des ventes de Kin
Marché Kolwezi concerne cette entreprise avec ses différents
clients.
Pierre Desmet (2003), quant à lui, a pensé que
la promotion des ventes est souvent assimilée à une
réduction de prix et est souvent vue comme une technique utilisant le
capital-marque. Desmet propose ainsi une vue élargie de cette question
avec la présentation des effets indirects qui peuvent effectivement
augmenter l'importance accordée au prix et ainsi réduire la
rentabilité des investissements publicitaires. Pour lui, la promotion
est aussi un moyen de communication original, plus impliquant, qui peut
contribuer à l'image de la marque et dont les effets sont mesurables.
Il critique le fait que la promotion soit souvent
réduite à une baisse de prix et souvent présentée
comme une technique commerciale préjudiciable à la valeur de la
marque. Voilà pourquoi, il propose une vision plus large à propos
de la promotion des ventes et explique d'abord pourquoi la promotion des ventes
peut augmenter l'élasticité-prix et ainsi réduire la
rentabilité associée aux dépenses publicitaires. Il montre
en outre que la promotion des ventes fait partie d'une démarche de
communication intégrée et par sa singularité et son
pouvoir d'implication peut contribuer à l'image de marque de
manière très responsable.
La promotion des ventes n'est pas un simple habillage de
baisses de prix rendues obligatoires par la dureté du contexte
concurrentiel. En effet, les entreprises peuvent réagir de deux
manières très différentes à une stagnation ou
à une baisse significative de leurs ventes. Elles peuvent baisser les
prix de leurs produits afin de compenser leur baisse de volume par une
croissance de part de marché au détriment de la
concurrence ; mais les effets immédiats obtenus par une telle
démarche sont rapidement annulés par un alignement des prix des
autres marques concurrentes ; elle peut même s'avérer tout
à fait désastreuse si la consommation des produits
concernés n'est pas élastique.
Les entreprises peuvent aussi choisir d'appliquer une
démarche plus ambitieuse consistant à stimuler la demande de
leurs produits dans le cadre d'objectifs stratégiques précis et
selon des procédures contrôlées. Cette orientation peut,
sinon développer la demande, au moins en prévenir une chute trop
brutale, donner un avantage tactique vis-à-vis de la concurrence et
surtout préserver les valeurs de référence de la marque.
Dans ce contexte, la promotion des ventes constitue une arme absolue, à
condition qu'elle soit très clairement intégrée au
processus d'action commerciale de l'entreprise ; elle peut en effet
être assez rapidement mise en oeuvre, avoir des effets immédiats
qui peuvent être dosés en fonction de l'objectif à
atteindre. (Ingold, 1995).
Le recours aux promotions comporte des inconvénients
majeurs, estiment Pierre Chandon et Gilles Laurent (1998). On reproche aux
politiques promotionnelles, ajoutent-ils, leurs coûts croissants, le
dérèglement de la chaîne logistique et leur tendance
à dégénérer en guerre des prix. On
s'inquiète également de leurs effets à long terme sur le
capital de la marque et sur la sensibilité aux prix des consommateurs.
Avec la généralisation du stockage promotionnel par les
distributeurs et par les consommateurs, l'impact réel des promotions sur
les ventes et, a fortiori, leur rentabilité, est de plus en plus
difficile à déterminer. En bref, la capacité des
promotions à créer de la valeur pour l'entreprise et pour
l'industrie toute entière est fréquemment remise en cause.
La promotion des ventes s'affirme aujourd'hui comme une forme
de communication à part entière ; reconnue pour ses
résultats à court terme sur les ventes, son efficacité
à moyen et long terme sur l'image est désormais incontestable.
Turbopropulseur des plans de communication, la promotion fait évoluer le
comportement des consommateurs. L'interactivité est son registre favori.
Elle utilise sans exclusivité aucune - et en fonction des situations- un
mix de différentes techniques : promotion des ventes, marketing
direct, action de terrain, communication médias (Taieb, 1991).
Les considérations que nous présentons ici, sont
non exhaustives car si nous nous mettons à les dégrainer toutes,
cela nous coûtera la mer à boire. Cependant, contrairement
à ces études dont la plupart sont basées sur des
fondements économiques de la promotion pour certaines, tandis que
d'autres exploitent ce thème en tant que technique de la communication
d'entreprises, nous voulons à travers nos investigations analyser les
différents contextes de la promotion des ventes pratiquée
à Kin Marché en vue d'y dégager des éléments
significatifs capables d'expliquer sa croissance.
La promotion des ventes est un outil marketing qui prend de
plus en plus d'importance dans la dynamique commerciale des entreprises.
Pourtant, la mesure de l'effet des actions promotionnelles n'est pas
systématique dans les pratiques marketing des managers. Pour pallier
à cette insuffisance, LamiaKtari et alii(2015) proposent de
mesurer et d'analyser les effets d'une promotion sur les ventes de l'entreprise
UNIVER, une firme tunisienne fabricant de lessives et de produits
d'hygiène. Pour y arriver, ces auteurs ont mis en application le
modèle d'Abraham et Lodish (1993) dont le principe est de
déterminer l'effet net d'une promotion sur les ventes d'un produit. Bien
que considérant que chaque organisation est un cas particulier auquel il
faut apporter des solutions adaptées et qu'il n'y a pas de modèle
type de plan promotionnel, la démarche des auteurs
précités, fournit un outil commode et scientifique d'analyse des
effets produits par une promotion sur les ventes d'une entreprise.
Dans le souci de proposer un moyen de mesure de la promotion
des ventes dans leur recherche, Abraham et Lodish (1993) affirment que les
bases des données « single source » basées
sur les données scanner offrent de nouvelles opportunités pour
évaluer les promotions et améliorer leur efficacité. Ces
auteurs estiment que les besoins d'aide à la décision varient
selon le point de vue organisationnel du décideur. Certains
gestionnaires exigent l'évaluation des résultats à court
terme. D'autres devraient se concentrer sur le moyen à long terme. Ils
mettent ainsi en oeuvre un modèle et un système automatisé
pour mesurer le volume supplémentaire à court terme dû aux
promotions en développant des lignes de base de ventes
« normales » au niveau du magasin qu'ils présentent
à l'aide des données du scanner au niveau du magasin. Ils
présentent également les résultats de la validation
empirique et les applications réelles y compris l'utilisation des lignes
de base comme mesures de la santé de la marque.
A travers ses recherches sur « l'influence de la
communication promotionnelle sur le capital de la marque : le cas de
la communication promotionnelle en prospectus en grande
consommation », Béatrice Parguel (2009) estime que les effets
de la promotion des ventes sur le capital de la marque est souvent
traitée dans la littérature par l'intermédiaire de
modèles économiques complexes. En revanche peu de travaux
s'intéressent aux effets d'une promotion entendue comme communication
sur les perceptions du consommateur.
Pour pallier à cette limite, elle intègre dans
ses recherches la composante médiatique de la communication
promotionnelle par l'intermédiaire du prospectus ; elle identifie
les effets de la communication promotionnelle en prospectus sur le consommateur
et sur ses perceptions de la marque ; elle étudie en plus
l'influence de ces effets sur le capital de la marque et tient compte de
différentes sources de contingence de nature situationnelle. Elle
aboutit en fin de compte à des résultats d'une
expérimentation conduite auprès de 900 consommateurs qui
confirment l'existence d'une persuasion essentiellement
périphérique en communication promotionnelle en prospectus. Ce
type de communication est selon elle, comme un levier efficace pour activer la
marque de produit de grande consommation.
La promotion des ventes a connu un développement
considérable au cours des vingt dernières années à
tel point que les sommes investies dans les opérations promotionnelles
représentent aujourd'hui le double de celles investies dans la
publicité. Pourtant, le bienfondé des politiques promotionnelles
mises en place par les entreprises est profondément remis en cause. Bien
qu'on leur reconnaisse une efficacité réelle sur le court terme,
on s'interroge sur leur capacité réelle à augmenter les
ventes sur le long terme. Selon la vision dominante, les promotions sont une
pure conséquence du jeu concurrentiel et n'ont aucune utilité
intrinsèque pour les consommateurs au-delà de leur impact sur les
prix. Dès lors, un nombre croissant d'entreprises cherchent à
diminuer la pression promotionnelle en faveur d'une politique de bas prix
constants (Chandon, 1997).
Dans « promotion des produits de marques et
comportement d'achat du consommateur en grande surface : cas de la Grande
distribution dans la région de Porto, Ana Pinto De Moura (1997), affirme
que La promotion des ventes, insérée dans la communication
comportementale, s'encadre bien dans l'aboutissement de ces objectifs dans la
mesure où elle rapproche le produit du consommateur, de façon
rapide et concrète, par l'offre temporaire d'un avantage
supplémentaire au produit, en incitant le consommateur à
l'acheter.
C'est-à-dire, son objectif de base est de promouvoir
des ventes avec un impératif de résultats. Ainsi, la promotion
des ventes agit, avant tout, au niveau du comportement du consommateur,
même si elle peut être efficace pour l'image. De ce fait, dans un
contexte concurrentiel très dur, qui caractérise bien le secteur
de la grande consommation, la promotion des ventes est devenue une variable de
communication indispensable et tient une place de plus en plus importante dans
la dynamique commerciale des entreprises.Ainsi, les êtres humains,
à la fois semblables et différents, demeurent uniques et
singuliers. À cet égard, ils doivent être
appréhendés dans leur singularité et celle de leurs
contextes interactionnels. La qualité des interactions, contribue
largement à l'élégance et la performance de l'organisation
(Bournois, F. et alii(2008 :55).
Agnès Buys Mauléon et Emilie Gooding
(2015 :120) dans La communication d'entreprise pas à
pas, disent que mesurer l'efficacité de vos choix des canaux de
communication et des actions mises en oeuvre est un enjeu stratégique
pour l'avenir de votre business. Le chiffre d'affaires n'est pas l'unique
indice. C'est aussi une question de réputation qui se construit et se
développe, et ce, grâce à la contribution du web et des
divers canaux. Et Kin Marché ne déroge pas à cette
règle lorsqu'elle fixe ses stratégies dans la promotion de ses
différents supermarchés à Kolwezi.
Soumaya Zinah (2009) dans son
étude intitulée « La communication
d'entreprise, la communication interne : objectifs, processus et
outils » dit que l'entreprise, quelle que soit sa taille ou
son secteur d'activité, ne vit pas isolée. Elle entretient des
relations très développées avec son environnement interne
(personnels, actionnaires) et (fournisseurs, clients, pouvoirs publics,
opinion). La communication est un vecteur très crucial pour
l'entreprise, qu'elle doit exploiter et en tirer toutes les vertus
éventuelles. Kin Marché doit se servir de la communication dans
l'organisation de ses stratégies marketing pour vendre ses produits dans
la ville de Kolwezi.
Edouard Rencker (2008 :72-74) dans Le nouveau visage
de la com' interne soulève que les missions de la communication
interne ne seront pérennesque si, à la fois, elles servent la
stratégie générale de [l'organisation], répondent
aux attentes prioritaires (...) et sont en cohérence avec la
réalité de l'institution. Il s'agit de comprendre la dynamique
sociale de l'entreprise pour mieux ancrer le futur plan de communication dans
la réalité. D'où, il dit que l'image de l'organisation est
la représentation qu'a le public de l'organisation à travers les
différents « signes » que celle-ci émet.
C'est l'élément le plus tangible et qui persiste le plus
auprès du public (Morell, P., 2012 :8).
Dans La communication d'entreprise, Thierry Libaert
(2015), évoque les enjeux et les principales techniques de la
communication externe. L'auteur pense que toute communication externe doit
s'appuyer sur une démarche préalable de communication interne qui
doit s'intégrer dans la politique de communication globale. Cependant la
communication interne est une partie intégrante de l'image globale. En
effet toute activité interne est susceptible d'une médiatisation
externe et chaque agent est ambassadeur d'image. De ce fait, elle doit faire
l'objet de prudence, éviter la tentation manipulatrice et
appréhender ses limites. Les cibles de la communication interne se
distinguent par collège, par statut, par activités, ou par
ancienneté.
Jean-Marie Peretti (2003) commence par faire un recensement
des différentes provenances des flux d'informations dans une entreprise
et des outils utilisés. Pour les véhiculer : l'information
descendante (intranet, médias écrits et les réunions)
l'information ascendante (observation sociale, groupe de concertation). II
aborde ensuite la question de la politique de communication ; comment cerner
l'identité et la personnalité de l'entreprise, perspectives
d'avenir, forces et faiblesses. II va plus loin définissant le
rôle de la hiérarchie en matière de communication. Pour lui
en effet celle-ci a le devoir de faire descendre l'information, la remonter, la
faire circuler, la faire entrer dans l'entreprise et représenter
l'entreprise à l'extérieur.
L'originalité du travail réside dans la
contextualisation situationnelle de ces pratiques au sein d'un
supermarché opérant en République Démocratique du
Congo, y compris dans la ville de Kolwezi, dans des contextes marqués
par des contraintes culturelles, économiques et communicationnelles
propres. En ce sens, notre recherche vise à vouloir comprendre si des
actions promotionnelles permanentes et durables peuvent contribuer à la
croissance d'un Supermarché, en prenant pour étude de casKin
Marché.Par cette étude, nous espérons contribuer à
une meilleure compréhension des dynamiques locales de communication
commerciale et à enrichir la réflexion sur l'adaptation des
outils du marketing aux réalités spécifiques des
entreprises opérant dans des contextes africains en mutation.
Laprésente recherche, s'inscrit en prélude de
l'obtention du Diplôme d'Etudes Approfondies, dans la filière des
Sciences de l'Information et de la Communication, plus
précisément dans le domaine de la Communication des
organisations. En effet, la problématique abordée -- celle de la
promotion des ventes -- relève des stratégies de communication
mises en oeuvre par les entreprises pour interagir avec leur environnement
externe, au même titre que la publicité, les relations publiques,
la communication évènementielle ou encore le marketing direct.
0.5. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES
0.5.1. PROBLEMATIQUE
Dans le cadre de notre étude, nous considérons
la croissance de Kin Marché comme une « situation-pour-un-acteur
», selon la définition de Mucchielli et Noy (2005). Ces auteurs
affirment que cette notion ne peut être définie que par l'acteur
lui-même, à travers ses activités, ses projets et les
enjeux auxquels il est confronté. Ainsi, l'acteur central de notre
recherche est le supermarché Kin Marché, implanté dans la
ville de Kolwezi. Par ailleurs, nous considérons les actions
promotionnelles comme des « communications processuelles
généralisées » qui sont des conduites
expressives fonctionnant comme un processus transformant les contextes d'une
situation-problème qui est la croissance de Kin Marché. Elles
sont une activité de contextualisation permanente par leur travail sur
les contextes constitutifs de la situation.
Face à une concurrence de plus en plus vive, Kin
Marché se distingue par une stratégie promotionnelle
particulièrement active et prolongée dans le temps. Cette
dynamique soulève une interrogation fondamentale : Les actions
promotionnelles contribuent-elles à la croissance de Kin Marché
dans la ville de Kolwezi ? Cette question donne deux autres questions
secondaires : Dans quelle mesure les promotions
régulières mises en oeuvre par Kin Marché
participent-elles à son expansion ? Quels en sont les
éléments significatifs susceptibles d'expliquer cette croissance
sur le marché local de Kolwezi ? Ces questions posées,
passons maintenant à leurs hypothèses
0.5.2. HYPOTHESES
Au regard de la problématique qui interroge la
contribution effective des actions promotionnelles à la croissance de
Kin Marché dans la ville de Kolwezi, et dans le souci de répondre
aux objectifs de cette étude, nous formulons l'hypothèse
générale suivante, complétée par plusieurs
hypothèses spécifiques :
Nous posons en effet que, les actions promotionnelles mises en
oeuvre par Kin Marché contribuent significativement à sa
croissance dans la ville de Kolwezi, en s'inscrivant dans une logique
systémique intégrée où elles intéragissent
avec les politiques de prix, de distribution et de communication , et en
mobilisant de manière dynamique différents contextes
situationnels lesquels influenceraient le comportement des consommateurs.
Nous pensons en outre que :
- Les actions promotionnelles de Kin marché constituent
un levier structurant de croissance dès l'implantation de l'entreprise,
en favorisant simultanément la conquête et la fidélisation
de la clientèle à travers une stratégie cohérente
et intégrée ;
- L'efficacité des actions promotionnelles de Kin
Marché, repose sur leur articulation systémique avec les autres
composantes du marketing mix et s'explique par leur inscription dans une
contextualisation situationnelle dynamique, mobilisant de manière
simultanée plusieurs contextes significatifs (enjeux, positionnement,
spatial, temporel, physique et sensoriel), ce qui en fait une communication
processuelle généralisée influençant durablement la
croissance de l'entreprise ;
- La diversité et le renouvellement périodique
des techniques promotionnelles influencent positivement le comportement d'achat
des consommateurs et traduisent une adaptation continue aux attents du
marché local.
0.6. METHODES ET TECHNIQUES
Une recherche qui se veut scientifique doit être
assujettie aux méthodes et techniques : c'est son
intégration dans la sphère où le chercheur prétend
la situer, car l'usage des méthodes et techniques est un
impératif. D'où, les résultats qui découlent de la
manipulation de ces outils méthodologiques, sont perçus comme
étant valides puisque les méthodes et techniques
démontrent leur processus de validation et conduisent à la
démonstration de la vérité contenue. Ce sont les
méthodes et les techniques qui permettent de situer la démarche
d'une recherche.
0.6.1. Méthodes
Le concept méthode désigne selon Grawitz (1997)
et Loubet Del Bayle (2000) la marche rationnelle de l'esprit pour arriver
à la connaissance ou à la démonstration de la
vérité; l'ensemble des opérations intellectuelles
permettant d'analyser, de comprendre et d'expliquer la réalité.
Elle est une démarche logique, indépendante du contenu
particulier de la recherche. C'est un processus de perception et de
raisonnement destinés à rendre intelligible la
réalité à appréhender par le chercheur. Notre
démarche emprunteaux méthodes développées par Alex
Mucchielli (2005) avec leur part de contextualisation apportée par Kamba
Mwanza (2014) et RukuAbia (2024) : il s'agit des méthodes de la
contextualisation systémique et contextualisation situationnelle
dynamique.
0.6.1.1. La contextualisation
systémique
Cette méthode est axée sur un ensemble des
organes cohérents s'influençant les uns les autres,
dépendant les uns des autres, et agissant les uns sur les autres. Le
postulat de cette méthode considère l'organisation comme un
système. Ce dernier est compris par De Rosnay (1975) comme «
un ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisé
en fonction d'un but » ou « un complexe
d'éléments en interaction » (Bertanffy L. V.,
1991 :53). Il ressort de ces définitions deux principes de la
systémique : la complexité et l'interaction. D'où,
« un système est un ensemble d'éléments qui
interagissent entre eux et qui échangent de l'information avec
l'extérieur » (Pluymaekers,2002:30).
Par la présente méthode comme soulignent
Campenhoudt et Quivy (2011 :93-94), nous procéderons par une
analyse systémique des « comportements qui ont un impact
direct ou indirect sur l'ensemble du « système » qui
se réajuste » avec la promotion des ventesde Kin
Marché. Cette entreprise est un système à part
entière, elle produit des interactions ayant de degré de
signification auprès des protagonistes qui interviennent dans le cadre
de la promotion des ventes à partir des contextes bien
déterminés.
0.6.1.2. La contextualisation situationnelle
dynamique
Cette méthode est soutenue par la théorie de la
sémiotique-situationnelle de la communication et prend pour cadre
scientifique d'interprétation, la situation pour un acteur. Elle
consiste à décrire d'abord une situation de départ et
celle d'arrivée qui se poursuit par l'analyse des processus de
communication qui permettent de passer de la situation de départ
à celle d'arrivée. L'analyse de ces processus permet de
comprendre comment Kin Marché a atteint la croissance, une signification
évoluée des communications généralisées des
acteurs en construction. (Mucchielli, A., 2005 : 113).
Comme dit ci-haut, il est notoire que des actions
promotionnelles répétitives et durables aient des
retombées négatives sur une marque. Cependant, dans notre cas,
nous sommes face à une enseigne, Kin Marché qui se
démarque par rapport à ses concurrents en élargissant son
champs d'activité par l'ouverture de plusieurs points des ventes
à travers la ville de Kolwezi. Elle se démarque aussi par sa
stratégie axée sur des actions promotionnelles
répétitives et durables, lesquelles nous ont poussé
à vérifier si cette croissance leur était tributaire.
La méthode de contextualisation situationnelle que nous
convoquons à travers cette étude, nous permet de comprendre la
croissance dans laquelle se trouve Kin Marché, en partant du moment de
son lancement en 2020 à Kolwezi (situation de départ)
jusqu'à sa situation de croissance actuelle en 2026 (situation
d'arrivée), en considérant que les différentes actions
promotionnelles sont comme des processus qui sont intervenus sur les
différents contextes de cette situation et l'ont fait évoluer.
Cette démarche méthodologique s'inscrit dans une approche
compréhensive et constructiviste avec pour finalité la
construction du sens des communications. En outre cette méthode nous
induit naturellement à convoquer la triangulation de différentes
techniques de recueil de données issues des méthodes qualitative
et quantitative.
0.6.2. Techniques
Les techniques étant « l'ensemble des
procédés opérationnels, données scientifiquement
construites et mises au point par le chercheur pour juger et tester la
vérité (Bonneville et alii, 2007 : 164); c'est
parmi les « outils de recherche impliquant des procédés
collecte des données adaptées à la fois à l'objet
d'investigation, à la méthode d'analyse adoptée et surtout
au point de vue qui guide la recherche » (Aktouf, O., 1987 :23).
Et dans notre recherche, nous avons convoqué les techniques
suivantes : la technique d'observation, la technique documentaire,
l'entretien sémi-directifet l'enquête par questionnaire.
0.6.2.1. La technique d'observation
Cette technique nous a attiré parce qu'elle tient
à « une considération des faits afin de mieux les
connaitre » (Campenhoudt et Quivy, 2011 : 166). Aussi,
étant observateur de l'émergence de Kin Marché,
« on est près de la technique du reportage des journalistes,
la différence avec celle-ci tenant simplement au fait que [...] les
cadres de la recherche sont déterminés à l'avance, de
même que les hypothèses à vérifier ou les points
à analyser » (Loubet Del Bayle J.-L., 2000 :39).
Notre observation est directe parce qu'elle est
« pratiquée sur le terrain de la recherche [Kin
Marché], là où le chercheur est reconnu comme
tel » (Derèze G., 2009 :89). Sur le terrain de la
recherche, nous avons observé le phénomène de croissance
de Kin Marché, de ses actions promotionnelles à travers sa
stratégie marketing.
0.6.2.2. La technique documentaire
La recherche documentaire est indispensable dans
l'étude des phénomènes sociaux. L'analyse documentaire ou
« l'étude des traces » s'effectue à travers
un élément médiateur constitué par les
documents1(*) »
(Ghiglione R. et Matalon B., 1998 :30). Et Masiala ma Solo (2012)
évoqué par MasanguYolola (2024), cette technique fait intervenir
« d'autres types des données [...] et autres documents de
toutes sortes [qui traitent du terrain et du phénomène que l'on
étudie] pour mieux comprendre la situation »
del'émergence de Kin Marché dans la ville de Kolwezi.
0.6.2.3. L'entretien sémi-directif
Selon Justine Debret (2019), l'entretien sémi-directif
permet l'obtention des données très détaillées en
passant par une analyse des paramètres comportementaux des
interviewés. Il inclut aussi l'analyse du sens que les acteurs donnent
à telle ou telle autre pratique et aux évènements auxquels
ils sont confrontés. Dans cette recherche, l'entretien nous a permis de
collecter des données qualitatives interne à Kin marché
par le truchement des reponses obtenues des responsables de huit (8) sites Kin
Marché disséminés à travers la ville de Kolwezi.
0.6.2.4. L'enquête par questionnaire
Pour François De Singly (2012), l'enquête par
questionnaire est une technique de recherche quantitative consistant à
recueillir des informations standardisées auprès d'un
échantillon de population grâce à un ensemble de questions
structurées et logiques. Elle permet d'obtenir des données
comparables et quantifiables sur des comportements, opinions ou
caractéristiques précises. Cette technique nous a permis de
collecter des données quantitatives auprès de la force de vente
de Kin Marché, car elle constitue la catégorie des travailleurs
la plus impliquée dans le déploiement des actions
promotionnelles.
0.7. OBJET ET OBJECTIFS DU TRAVAIL
L'objet de notre recherche se situe dans la
communication-processus que nous allions à la communication marketing.
Nous voulons à cet effet, attirer l'attention des acteurs commerciaux
sur la concurrence farouche dans le secteur des supermarchés avec
l'intervention de la communication dont l'apport à partir de la
promotion des ventes doit avoir un impact positif témoignant de la
croissance du supermarché Kin Marché. À travers cette
étude, notre ambition est de mieux comprendre le rôle que joue la
promotion des ventes dans le processus de croissance d'un supermarché,
en particulier dans le contexte du marché local de Kolwezi en prenant le
cas de Kin Marché.
Dans cette perspective, il sera question pour nous de relever
les éléments significatifs dans différents contextes de
cette situation pouvant nous permettre d'affirmer si oui ou non la croissance
deKin Marché est tributaire des actions promotionnelles bien que
récurrentes et s'étendant sur le long terme. Nous voulons en fin
de compte vérifier si la thèse selon laquelle la promotion des
ventes peut s'avérer nuisible pour une enseigne si elle est
effectuée couramment ou à long terme est exacte dans toutes les
situations.
0.8. DELIMITATION DU SUJET
Dans le temps, nos investigations couvriront la période
de temps allant de 2020 à nos jours, pour la simple raison que le cas
d'espèce à travers lequel nous mènerons nos analyses, a
commencé ses activités en 2020, dans la ville de Kolwezi et ce,
jusqu'à ce jour. Et il s'agit du supermarché Kin Marché.
Mais qu'à cela ne tienne, nous étendrons à l'avance et de
manière générale notre considération sur les
supermarchés qui recourent aux actions promotionnelles dans la ville de
Kolwezi.Faute des moyens financiers et logistiques conséquents, nous
avons restreint notre champ d'investigations à la ville de Kolwezi, dans
la Province du Lualaba et avons de manière générale
considéré les supermarchés qui s'y trouvent en nous
focalisant particulièrement sur la chaîne des supermarchés
Kin Marché.
10. STRUCTURATION DU TRAVAIL
Mises à part l'introduction et la conclusion
générales, notre travail est structuré autour de trois
chapitres. Le premier chapitre présente lescadres théoriqueet
conceptuel de notre étude qui revoit les théories explicatives du
phénomène sous étude. Il appréhende en même
temps les concepts théoriques et opératoires qui accompagnent le
phénomène que nous étudions. Le deuxième chapitre
se consacre à présenter la méthodologie de notre recherche
et le champ empirique qui le couvre. Le troisième chapitre enfin,
étale les résultats de notre recherche quant aux
véritables raisons de la croissance de Kin Marché dans la ville
de Kolwezi.
CHAPITRE PREMIER : CADRES THEORIQUE ET
CONCEPTUEL
0.1. Introduction partielle
Dans ce chapitre, nous abordons les cadres théorique et
conceptuel, car il est difficile d'aborder une étude de recherche sans
la positionner dans la théorie et qui fait découler les concepts.
Les concepts étant évolutifs, il est difficile de s'accorder sur
un seul sens d'autant plus qu'un seul peut renfermer une multitude de sens et
si dans le travail, il n'est pas bien éclairci, il peut prêter
à confusion. Pour les concepts, il est obligatoire de les situer dans le
travail.
1.1. CADRE THEORIQUE
Construire un cadre théorique et conceptuel est d'une
importance capitale dans le champ SIC, car c'est la crédibilité
de la recherche. Le positionnement épistémologique est un
impératif dans ces sciences en pleine émergence pour y produire
la connaissance. Puisque ce sont les théories qui inscrivent la
recherche dans une logique d'intelligibilité, elles valident sa
problématique et orientent les hypothèses. Dans notre
étude, nous avons fait recours à trois théories : la
théorie systémique de la communication, la théorie
marketing et la sémiotique situationnelle.
1.1.1. La théorie systémique
Contre le modèle de l'information,
suggéré par la métaphore de la ligne
téléphonique et qui réduit la communication interhumaine
à un échange de messages séquentiels à contenu
purement digital, le groupe de Palo Alto propose un autre modèle,
fondé sur la métaphore de l'orchestre de jazz où dans
l'euphorie de l'improvisation, chaque musicien joue en s'accordant en
permanence sur les autres. Ce modèle de la communication n'est
fondé sur l'image du téléphone ou émetteur qui
envoie un message à un récepteur qui devient un émetteur
à son tour mais sur la métaphore de l'orchestre où il n'y
a ni chef, ni partition chacun joue en s'accordant sur les autres.
Selon Alex Mucchielli (1999), la théorie
systémique des communications constitue un outil innovant (...) en
sciences humaines et sociales.L'approche systémique a été
élaborée par plusieurs chercheurs des sciences humaines, chacun y
apportant d'horizon divers ont été rassemblés sous la
même bannière connue sous le nom du collège invisible. Ce
dernier est un réseau de chercheurs des sciences humaines qui ont
refusé d'appliquer à leurs recherches la théorie de
l'information de Shannon, la considérant comme approprié aux
ingénieurs et aux machines, et lui ont préféré une
approche systémique.
Le fondement de cette approche est la cybernétique et
la théorie générale des systèmes. Il convient de
noter que les partisans de cette « école » ne se sont jamais
rencontrés de manière formelle pour harmoniser leurs programmes
de recherche. Ils avaient comme dénominateur commun le consensus
intellectuel face au modèle systémique. Leurs rencontres se
limitait à des occasions de conférence ou à
l'échange des prépublications.
C'est ainsi que Grégory Bateson donne le ton en
analysant la communication en partant du principe que la communication
résulte d'un ensemble d'éléments en interaction et que
toute modification de l'un d'eux affecte les relations entre les autres
éléments. Cette conception est essentiellement systémique.
D'autre part, Birdwhistell et Scheften proposentla nécessité
prise en compte du contexte pour donner une signification à un
problème de communication.
Yves Winkin (2000 :8),empruntera l'expression et parlera
de modèle orchestrale de la communication. Erving Goffman pour sa part,
s'intéresse aux éléments rituels qui règlent la vie
quotidienne dans les rapports interpersonnels et sociaux. A la suite, le
psychiatre Don Jackson croit que la schizophrénie doit être
pensée en termes d'interaction sociale. Et son approche
thérapeutique, il l'appellera la thérapie interactionnelle.
Les chercheurs de cette école se sont attelés
à systématiser, sous forme de propositions qu'ils ont
appelées axiomes, beaucoup des nouvelles idées dans le champ de
la communication. Ainsi, une communication ne peut s'analyser de manière
isolée ; pour qu'elle livre son sens, il faut la remplacer dans son
ensemble, dans son système d'interaction. L'interaction étant
entendue ici comme une série de messages échangés entre
individus.
Avec les recherches des activités de l'école de
Palo Alto il y'a de quoi dire que le sens de la communication n'est pas
nécessairement celui construit par l'émetteur. C'est surtout
celui que construit le récepteur qui est le plus important. Car c'est le
récepteur qui fait exister la communication. Ce qui veut dire que la
relation entre celui qui émet le message et celui qui le reçoit
doit être au centre de toute communication. À ce niveau nous
devons présenter les stratégies promotionnelles de Kin
Marché à Kolwezi. Les propositions axiomatiques de la
communication, selon Palo Alto, peuvent être résumées comme
suit :
? Premier principe : on ne peut ne
pas communiquer : c'est-à-dire que les comportements que la population a
envers les conduites des clients et les actions promotionnelles, sont toutes
des communications. Nous comprenons par ce principe que le comportement
adopté par les clients de Kin Marché dans la ville de Kolwezi est
une communication à part entière. Autant que les actions
promotionnelles qui sont en effet, des situations de communication.
? Deuxième principe : toute
communication présente deux aspects, le contenu et la relation, tels que
les second englobe le premier et par la suite est une méta communication
: il est à comprendre que la promotion des ventes donne a un contenu
découlant des messages à partir des canaux de communication
approprié à cette pratique marketing ; à cet effet,
Kin Marché arrive à créer la relation avec ses clients
dans le cadre du processus communicationnel autour des techniques de promotion
des ventes.
? Troisième principe : la
nature d'une relation dépend de la ponctuation des séquences de
communication entre les partenaires. Ce principe nous fait voir que chez Kin
Marché, le fait que cette entreprise s'implante dans les coins
stratégiques de la ville de Kolwezi, ponctue les séquences de
communication dans ce contexte spatial qui dicte la vision de l'entreprise
auprès des différents partenaires de ce supermarché.
? Quatrième principe : les
êtres humains usent de deux modes de communication : digital et
analogique. Dans le cas de Kin Marché, tous les deux modes de
communication sont d'usage, car pour la promotion des ventes, cette entreprise
recourt à la publicité dans les médias traditionnels et
sur les réseaux sociaux.
En somme la théorie systémique considère
toute organisation comme un ensemble d'éléments
interconnectés, en interaction constante avec leur environnement, une
entreprise comme Kin marché n'est donc pas isolée, elle
dépend de ses clients, de ses fournisseurs, de la concurrence, du
contexte social,..
Dans cette même logique, Kin marché peut
être vu comme un système ouvert composé de plusieurs
sous-systèmes : commercial, logistique, financier, communication,
etc. la promotion des ventes n'est pas isolée car appartrenant à
la fois aux sous-systèmes commercial et communication.
Par rapport à notre travail, la théorie
systémique de la communication nous permet de comprendre que la
promotion des ventes à Kin Marché ne constitue pas une action
isolée, mais un mécanisme intégré au système
organisationnel. Elle agit comme un levier d'interaction entre l'entreprise Kin
marché et son environnement, générant des effets en
chaîne sur les comportements d'achat, les performances commerciales et
les décisions stratégiques grâce à un processus
continu de rétroaction.
1.1.2. La théorie marketing
Cette théorie marketing est l'une des bases
théoriques sur lesquelles repose la communication persuasive, notamment
le marketing qui se matérialise opérationnellement par la
publicité et autres formes de terrain. En rappel, il faut souligner que
le marketing est une invention américaine ; il est né aux USA
vers les années 1930.
Il s'est introduit en France vers les années 50-55 avec
l'arrivée sur le territoire des anglo-saxons. Ce terme connait son
développement à partir des années soixante. Il est aussi
important de signifier que le marketing relève d'abord du domaine
militaire avant de se déguiser ensuite en discipline scientifique.
Pendant longtemps, la préoccupation majeure des
dirigeants des entreprises a été la production des biens et
services ; leurs efforts portaient principalement sur l'accroissement des
capacités, de production, la diminution des couts à
l'augmentation de la productivité. Dans cette perspective, on suppose
que le consommateur répond positivement à l'offre qui est sur le
marché. Cependant, la durée, la réalité du
marché, la diversification des produits vont pousser les entrepreneurs
à réajuster leurs actions.
Chaque entreprise qui veut améliorer sa
productivité doit fournir les efforts pour connaitre les besoins de sa
clientèle par le biais des études du marché. Ceci nous
renvoie directement à ce que l'on comprend du marketing, qui est
l'ensemble d'actions ayant pour objectif d'adopter les outils dans le but de
satisfaire. Le marketing marche ainsi avec la théorie de besoin.
Le marketing reste un secteur incontournable dans la
communication commerciale, car elle permet à l'entreprise de connaitre
son marché et d'analyser les attentes de ses clients avant de mettre ses
produits et de déterminer les conditions de leur commercialisation.
Le marketing étant « l'ensemble de méthodes
et des moyens dont dispose une organisation pour pouvoir promouvoir, dans les
publics auxquels elle s'intéresse des comportements favorables à
la réalisation de ces propres objectifs»2(*). Pour vendre ses produits, il
faut avoir une stratégie. Cette stratégie est le moyen pour
atteindre un but en utilisant les ressources de l'entreprise qui sont souvent
limités. Il faut bien définir sa stratégie de marketing
dès le début.
Avant de proposer un produit sur le marché, il est
impérieux de connaitre la cible et qui seront les consommateurs. C'est
ainsi que le processus de créativité est uni à la forme
nommée STP (Segmentation, Targeting ou cible, Positionnement).
Nous avons convoqué cette théorie, d'une part
parce que la croissance d'une entreprise (à l'instar de Kin
Marché) dont nous parlons est un phénomène purement
marketing car relevant du cycle de vie d'un produit et/ou service et la
discipline s'y intéresse amplément, d'autre part puisque la
promotion des ventes fait partie du marketing mix, plus
précisément le quatrième P, qui est la politique de
communication. Elle y est un outil de communication commerciale au même
titre que la publicité, la communication évenementielle, le
marketing direct, etc. Dans le contexte de Kin marché, la promotion des
ventes est une technique marketing dont l'objectif est de stimuler la demande,
attirer de nouveaux clients, fidéliser la clientèle, etc.
Ainsi, dans une perspective marketing, la promotion des ventes
à Kin marché constitue un instrument stratégique
mobilisé parmi les outils du marketing mix, pour stimuler la demande,
influencer le comportement d'achat des consommateurs et renforcer la
performance commerciale.
1.1.3. La sémiotique situationnelle
Pour tracer l'histoire de la sémiotique situationnelle,
il faut commencer par comprendre la théorie sémio-contextuelle.
Car, la première idée était celle de permettre
« aux chercheurs, tout comme aux professionnels, d'avoir recours
à la sémiotique comme outil, comme méthode, ou comme
univers théorique » (Boutaud J.-J. et Veron E.,
2007 :192). C'est pourquoi, cette théorie s'est nourrie amplement
des recherches des modèles sémiotiques linguistiques ou de la
sémiotique-sémiologie.
Cependant, les premiers pas de cette théorie
étaient orientés vers la linguistique et les SIC y ont fait
recours pour puiser l'essentiel de ses contributions dans la construction de ce
qui est aujourd'hui, la sémiotique situationnelle. Il sied de signaler
que la sémiotique situationnelle n'est pas l'unique théorie dans
l'appareillage théorique SIC, à recourir à la
sémiotique-sémiologie puisque la théorie
sémio-contextuelle, qui est une « approche par les processus
de la communication » comme disait Mucchielli (2009),
préparait son terrain dans cet univers de compréhension de
sens.
Cette théorie est née de la théorie
sémio-contextuelle. Cette dernière avait pour base
théorique les sept contextes qui, devraient analyser le sens
communicationnel dans la situation de l'acteur. La sémio-contextuelle
sur laquelle découle la sémiotique situationnelle, nouvelle
nomenclature de Mucchielli (2000 :146), était
considérée par celui-ci comme une «
communication-en-tant-qu'action-en-train-de-se-faire [et débouchait] sur
l'étude des transformations, initialisées des communications,
dans des contextes dans lesquelssorte à proposer des
préconisations d'intervention auprès des acteurs de
l'organisation ».
Mais, avec la sémiotique situationnelle, autrefois
considérée comme une méthode, Mucchielli apporte une
redéfinition de la manière dont nous pouvons tirer le sens dans
le processus communicationnel. C'est pourquoi, lorsqu'il aborde cette
méthode, devenue théorie par le besoin ressenti, «de
comprendre et d'analyser le fonctionnement de l'organisation, del'auteur
d'intervenir sur deux grands types de situations-problèmes : les
situations au sein desquelles les acteurs ne parviennent pas à
l'intercompréhension (malgré leurs échanges), et les
situations où les acteurs manipulent des contextes pertinents pour
d'autres acteurs, afin de faire changer d'attitude ou de comportement cette
communication prend son sens ».
Contrairement à la théorie
sémio-contextuelle qui s'attelle sur sept contextes, la
sémiotique situationnelle réduit ses principes au nombre de
quatre afin de bien lire et bien interpréter tout
phénomène de communication. Ces six principes sont ajoutés
à l'approche compréhensive:
1. Le principe des définitions multiples
d'une situation par différents acteurs :pour revenir
à notre cas d'étude, nous disons qu'il y a plusieurs acteurs qui
partcipent et/ou qui interviennent dans la mise en oeuvre des actions
promotionnelles à Kin marché et n'ont pas forcément la
même appréhension des promotions. Là où la force de
vente de Kin marché voit dans les promotions une occasion d'exercer la
vente pour donner du sens au métier de vendeur, les clients voient une
opportunité de faire une bonne affaire en profitant des avantages
proposés par l'offre promotionnelle. les propospects eux peuvent y voire
l'occasion de tenter une expérience tandis que les gestionnaires y
voient le moment de faire des bénéfices.
2. Le principe de la priorité de son monde
vécu par l'acteur : par ce principe, nous pensons que Kin
Marché qui recourt aux techniques de promotion des ventes comme
communication commerciale, lui donnent une priorité et l'exposition des
avantages clients dans ce processus mercatique devient ainsi leur vécu,
car les clients conçoivent la situation des avantages de leur propre
manière.
3. Le principe de la construction
communicationnelle et sociale de la situation partagée :
nous voyons que selon le besoin des clients qui posent un acte
d'achat à Kin Marché dans la ville de Kolwezi, participent
à l'émergence de cette entreprise dans cette ville à
partir du sens de rendre cohérent leurs conduites, attitudes et
manières d'être cohérents lorsqu'ils posent un acte d'achat
pendant une période promotionnelle.
4. Le principe du découpage de la situation
en contextes (identitaire, relationnel, normatif, de positionnement) contenant
les éléments pertinents de la situation : à
travers ce principe, nous pouvons dire que Kin Marché quatre contextes
contiennent des éléments significatifs qui expliquent l'impact
positif de la promotion des ventes sur la croissance de Kin marché. il
s'agit des contextes des enjeux des acteurs en présence ; le
contexte de positionnement des acteurs en présences ; le contexte
physique te sensoriel et le contexte spatial.
La sémiotique situationnelle s'applique dans cette
recherche dans le sens où l'approche de contextualisation situationnelle
a un ancrage dans cette théorie.
En effet, selon cette théorie, le sens d'un message ne
dépend pas seulement du message lui-même, mais de la situation
dans laquelle il est produit et interpreté. Autrement dit, une
même action promotionnelle peut produire des effets différents
selon les contextes, les acteurs voire l'environnement. Or selon notre
appréhension, la promotion des ventes n'est pas juste une technique
marketing, c'est un processus de communication situé. Et en ce moment
là son impact sur la croissance de Kin marché apparaît
à travers les contextes pertinents de cette situation et qui sont
expressément manipulés par l'acteur kin marché.
1.2. CADRE CONCEPTUEL
L'appréhension d'un concept est d'une importance
capitale pour une recherche scientifique. Elle permet d'abord d'expliciter les
concepts pour leur donner un entendement ; ensuite, les concepts
déterminent le mouvement de sens qu'ils enveloppent. Concevoir un cadre
conceptuel n'est pas un fruit de hasard. Le chercheur quand il le
conçoit, doit prendre en compte le thème qu'il développe
dans sa recherche afin de mieux faire comprendre à ses lecteurs
l'entendement des différents concepts inclus dans la recherche afin que
ces derniers aient une même signification du vocabulaire qui constitue
l'objet de la recherche.
Car le sens donné à un concept dans une
recherche doit éviter l'ambiguïté, et donc il ne doit pas
être équivoque. Dans ce chapitre, nous subdivision les concepts en
deux groupes : le premier regroupe les concepts théoriques qui
proviennent directement des théories de base ; le second groupe revisite
les concepts opératoires dont le sens accompagne les concepts du premier
groupe.
1.2.1. Concepts théoriques
Un concept théorique dans une recherche contribue au
positionnement en étalant son entendement venant de sa théorie.
En SIC, un concept théorique est « un objet idéal par
la radiation duquel la pensée vise le réel selon les
déterminations de caractère général
(...) » ; c'est aussi un support de la pensée parce qu'il
est « porteur d'une intentionnalité qui porte sur le
réel » (Mucchielli A., 2006 :40).
1.2.1.1. Croissance
Le concept croissance est récurrent en théorie
marketing. Pour l'expliquer PhilipKotler et Alii (2015) évoquent le
marketing en disant que la croissance consiste à multiplier les ventes
et le chiffre d'affaires. dans les marchés tirés par
l'innovation, on cherche à encourager l'essai, stimuler le bouche
à oreille et promouvoir l'adoption du nouveau bien ou service,
favorisant ainsi la croissance du marché global. Dans les marchés
à maturité, insuffler une dynamique de croissance est plus
difficile car cette démarche exige de gagner des parts de marchés
sur les concurrents. Il faut cependant toujours chercher à
élargir le marché global. Ces auteurs ajoutent aussi qu'il
existe différentes manière de construire une stratégie de
croissance :
- le gain de parts de marché ;
- la forte implication des clients et des parties
prenantes ;
- la construction de marques puissantes ;
- l'innovation en matière de produits, de services et
d'expérience client ;
- l'expansion internationale ;
- les acquisitions, les fusions et les alliances ;
- le partenariat avec les structures publiques et les ONG.
1.2.1.2. Système
L'essentiel de la théorie systémique repose sur
le concept système. A partir de son étymologie grecque
« soustema », plusieurs penseurs ont émis des
réflexions sur ce concept qui a élevé le niveau des SIC
à travers le monde. Les différents penseurs ont donné
plusieurs définitions de ce concept mais, nous avons retenu celle de
Joël De Rosnay (1975), d'Edgar Morin (1977) et de Bertalanffy (1991).
Malgré que toutes ces définitions soient
nuancées par des traits distinctifs que ces penseurs apportent à
ce concept ; il est impérieux de relever qu'elles conservent
toutes, la racine étymologique de la cohérence dans le
système. Si pour Joël De Rosnay (1975), le système est
« un ensemble d'éléments en interaction dynamique,
organisé en fonction d'un but » ; il est
« l'unité globale organisant l'interaction en les
éléments, actions ou individus » pour Morin
(1977 :103); enfin, il est chez Bertalanffy (1991 :53),
« un complexe d'éléments en interaction ».
Il est important de souligner qu'un système
obéit à l'homéostasie, une « dynamique »
spécifique qui ne peut être déduite des traits de chaque
participant. C'est un « ensemble des processus collectifs,
repérables dans différentes situations et indépendants des
individus qui composent tel ou tel ensemble particulier » (RukuAbia,
2024 :118). Dans l'homéostasie, l'interaction ne peut être
ramenée à l'action d'un sujet sur un autre sujet : c'est la
non-sommativité.
1.2.1.3. Globalité et
complexité
La globalité oriente la systémique à
l'approche globale et désigne « la voie d'entrée dans
la démarche systémique ». Par ce concept, nous
comprenons qu'un phénomène de communication exige d'être
abordé « progressivement dans tous [ses] aspects; mais, non
séquentiellement : partir d'une vue globale pour approfondir les
détails ». (RukuAbia, 2024 :99).
La complexité, quant à Edgar Morin
(2018 :132), c'est « un caractère
épistémologique et paradigmatique » lorsque ce concept
désigne selon la définition de William Ross Ashby (1903-1972)
qu'il cite, « le degré de variété d'un
système, déterminable dans l'union de l'un et de
divers ». Partant de cette définition, la complexité
confère au système un élargissement indéfini dans
son appréhension.
1.2.1.4. Interaction
L'interaction désigne « les aspects
dynamiques de la communication envisagée comme un processus d'influence
(impliquant les notions de contrat, d'enjeu, de
stratégie...) » (Picard D., 1992 : 83). C'est aussi
« l'ensemble de l'interaction qui se produit en une occasion
quelconque donnée et se trouve en présence continue les uns des
autres » (Goffman E., 1973 :23). Enfin, l'interaction est
« toute action conjointe, conflictuelle et/ou coopérative,
mettant en présence deux ou plusieurs acteurs » (Vion R.,
2000 :17).
Dans la systémique, ce concept a une richesse
importante pour bien appréhender le phénomène
modélisé par le systémisme. Il s'intéresse à
la complexité à travers un niveau élémentaire. Ce
niveau analyse chaque relation entre les constituants du système pris
deux à deux. Avant son emprunt dans les SIC, ce concept faisait partie
de la mécanique, car l'interaction se réduit alors à un
jeu de forces, la relation entre constituants se traduit le plus souvent dans
les systèmes complexes, par un rapport d'influence ou d'échange
portant aussi bien sur des flux de matière, d'énergie,
d'information.
La notion d'interaction fournit l'opportunité de
concevoir l'acte de communication comme une relation d'échange,
nécessitant l'ouverture de l'étude à l'environnement du
message lui-même, au décloisonnement des savoirs de l'observateur.
Cette notion contribue à la localisation des lieux de communication. Les
interactions modifient le comportement ou la nature des éléments
pouvant être en situation de se rencontrer, et dont les contraintes, qui
tiennent à leur nature, donnent naissance à des
phénomènes d'organisation. Toute interaction dotée de
quelque stabilité ou régularité prend ainsi un
caractère organisationnel, et produit une unité de
cohérence, un système.
1.2.1.5. Organisation
Ce concept qui est l'agencement d'une totalité en
fonction de la réparation de ses éléments en niveaux
hiérarchiques, est le point focal de la systémique. Il est
compris comme « des unités d'actions collectives,
constituées afin d'atteindre des buts spécifiques, et
dirigées par un pouvoir qui établit une forme d'autorité
déterminant le statut et le rôle de ses membres »
(Restreppo, 1999 :95).
Une organisation est l'agencement des relations, et produit
une unité complexe ; autrement dit, un système doté des
qualités inconnues de ses éléments. Ainsi, l'organisation
est « un ensemble des moyens structurés constituant une
unité de coordination ayant des frontières identifiables,
fonctionnant en continue afin d'atteindre un ensemble d'objectifs
partagés par ses membres participants » (Charron et Separi,
2001 :3). La présente définition nous amène à
appréhender une organisation comme un cadre structuré par une
action qui donne lieu à deux éléments : une structure
et une coopération.
Une organisation est donc essentiellement un cadre
structuré par une action, ce qui permet de regrouper toutes les formes
d'entreprises. Deux éléments essentiels sont à relever ;
d'une part, l'ensemble structuré de tous les moyens et, d'autre part, la
coopération nécessaire des membres de l'organisation, acteurs de
son fonctionnement. Toute organisation se caractérise par :
-Une division du travail et une coordination des taches et des
activités ; Kin Marché a une division des taches et leur
coordination que l'on peut voir à partir de son organigramme dans le
sens de croitre dans la sphère de commerce.
-Une formalisation des règles et des procédures
de fonctionnement ; Kin Marché a des règles et des
procédures internes qui fait fonctionner ses pratiques de la promotion
des ventes pour sa croissance.
-Une rationalisation des moyens ; Kin Marché recourt
aux moyens de communication à travers les techniques de promotion des
ventes pour connaître une croissance au milieu de la concurrence dans la
ville de Kolwezi.
-Une hiérarchie et un contrôle ; au sein de Kin
Marché, la hiérarchie s'y trouve et assure le contrôle et
la mise en place des stratégies promotionnelles et leur
efficacité sur le terrain.
-Une stabilité relative : cette entreprise est stable
partant des actions qu'elle mène au quotidien en s'installant dans les
différents coins stratégiques de la ville de Kolwezi.
1.2.1.6. Relation et contexte
Dans une logique circulaire, « le concept de
relation riche et satisfaisante devient dès lors central et
incontournable, c'est autour de lui que les stratégies et actions de
communication trouveront un nouveau sens et une nouvelle
efficacité » (Appel V. et Boulanger H., 2010 :293). Ce
concept est compris comme « l'ensemble de la forme et de la nature du
lien qui unit deux ou plusieurs personnes » (Picard D. et Marc E.,
2020 :3).
La relation comme concept est située dans une logique
circulaire, « le concept de relation riche et satisfaisante devient
dès lors central et incontournable, c'est autour de lui que les
stratégies et actions de communication trouveront un nouveau sens et une
nouvelle efficacité » (Appel V. et Boulanger H.,
2010 :293). Ce concept est compris comme « l'ensemble de la
forme et de la nature du lien qui unit deux ou plusieurs personnes »
(Picard D. et Marc E., 2020 :3).
Le contexte est selon Jean Lohisse (2001) un « espace
occupé par l'autre où il marque sa présence; espace de
rencontre des autres qui sont les lieux où la communauté
s'objective (le café, l'église, la classe). Mais l'espace
symbolique, c'est aussi celui de la relation sociale où s'organise la
société elle-même avec ses conventions, ses structures, ses
pouvoirs, ses rites, ses représentations collectives, sa culture
».C'est aussi comme le dit RukuAbia (2024) « l'environnement qui
entoure l'émetteur et le récepteur, c'est-à-dire
l'environnement dans lequel l'échange d'informations a lieu.
1.2.1.7. Acteur et enjeu
Un acteur est compris par Bruno Joly (2009), comme un
émetteur, soit comme un récepteur. L'acteur en communication peut
être un individu, une entreprise ou une administration. Il est aussi, un
individu ou groupe d'individus. C'est à partir des interactions qu'ils
produisent qu'on parvient à les appeler « acteurs »
et ils partagent la même vision étant donné leur
degré de signification qu'ils accordent à certains
évènements.
L'enjeu en communication est appréhendé comme la
raison qui pousse un acteur à communiquer. Pour Alex Mucchielli dans la
Théorie systémique des communications, l'enjeu a cinq
types : il peut être informatif qui renvoie à la fonction
référentielle de Roman Jakobson ; il peut être de
positionnement ou d'identité qui s'allierait à Ervin Goffman avec
la mise en scène de soi ; il peut être d'influence ; il
peut être relationnel et peut être enfin, normatif.
1.2.1.8. Sens et contexte
Il est appréhendé comme « la
compréhension des interactions entre l'acteur, son
intentionnalité inscrite dans une dynamique d'action, et les contextes
dans lesquels il évolue » (Zangerlu M., 2003 :98). Le
sens est aussi «un référentiel culturel
implicite » ou « valeur de l'action ou de la
chose » (Mucchielli A., 2012 :79).
Le concept « contexte » est
appréhendé comme « l'environnement qui entoure
l'émetteur et le récepteur, c'est-à-dire l'environnement
dans lequel l'échange d'informations a lieu. (RukuAbia, 2024 :).
Dans notre recherche, le contexte est celui de l'exécution de
travail.
1.2.1.9. Communication
généralisée
La communication généralisée est
appréhendée comme l'intervention de plusieurs acteurs dans la
construction de sens et l'appréhension de significations reviennent
à situer ce qu'est « une
situation-problème-pour-un-acteur ». Ce concept qui porte la
quintessence des recherches menées avec la théorie de la
sémiotique situationnelle est compris comme « la configuration
des éléments significatifs des situations idéales et
matérielles porteuses d'une interrogation qui émerge à
travers des processus de contextualisation mis en oeuvre par un
acteur ». Ce dernier se trouvant dans son milieu habituel, il est
« engagé dans le cours d'activités (...) définit un
sens pour lui [afin de] tenter de résoudre la problématique
posée par cette configuration du monde pour lui » (Mucchielli
A., 2006 :170).
De ce fait, toute situation d'un acteur n'est pas toujours
stable comme pourrait être l'eau bénite dans un bénitier.
RukuAbia (2024), fait remarquer en s'inspirant de la pensée
mucchiellienne et goffmanienne que, les situations dans la vie quotidienne sont
soit tranquilles (idiomatiques) soit fatales. Les premières situations
sont réversibles mais les secondes situations sont irréversibles.
Toutefois, dans la réversibilité de certaines situations la
situation de départ n'est pas toujours la même puisqu'ayant connu
une certaine modification.
1.2.1.10. Situation-problème
Lasituation-problèmeincorporéedupointdevued'unacteur,constitueselonAlex
Mucchielli, un concept-clé de l'approche sémio contextuelle de la
communication. Pourcet auteur, ces deux notions représentent la
définition qu'un acteur impliqué d'une manière oud'une
autre dans une situation concrète de la vie, donne à cette
situation, une définition liée à uneperceptiond'un
problèmeàrésoudre.
Lasituation-problèmeest«laconfigurationdesélémentssignificatifsdessituationsidéalesetmatérielles,porteused'uneinterrogationquiémergeàtraversdesprocessusdecontextualisationdiversmisenoeuvreparunacteurengagédanslecoursd'activités
qui définit une partie du monde, suffisantes pour qu'elles prennent
unsenspourluietluipermettentdetenterderésoudrelaproblématiqueposéeparcetteconfigurationdu
mondepourlui». (Mucchielli, A., 2006 :170).
Toutefois, en se référant à Goffman,
Mucchielli précise que l'on retrouve dans
laviequotidiennedessituationstranquillesetdessituationsfatales.Danslessituationstranquilles,
les acteurs peuvent organiser leurs activités, en confiance ou en toute
sécurité. Ilsmaîtrisent les circonstances et les risques,
ils savent se comporter et sont portés sur ce qu'ilscherchent comme
sûr ce qu'ils peuvent obtenir. Par contre, dans les situations fatales,
l'acteurne maîtrise pas toutes les circonstances et le cours des choses
est imprévisible. L'acteur essaiede la faire évoluer dans un
sensfavorable pour lui en tenantcomptedes« coups».Ilimprovise ensuite
en fonction de cette situation compte tenu des enjeux. La situation fatale
estdoncinsécurisante. (Muchelli, A., 2000 : 170)
La notion de la situation, telle qu'elle s'est imposée
dans la pragmatique puis
dansl`interactionnismesymbolique,apparaîtincompatibleaveccequ'onpourraitnommerlepostulatobjectivistefondamentalselonlequelilyauraitunedistinctionclaireentreles
propriétés que les choses possèdent « en soi »
et celles que nous projetons sur elles, et selonlequel, nos assertions ne
peuvent être justifiées qu'en en appelant à cette matrice
de choses etdepropriétés qui existeraient indépendamment
detoutpoint devue.
Par ailleurs, la notion de définition de la situation
semble laisser totalement àl'acteur le soin de caractériser,
consciemment, les circonstances, les objets et les valeurs quivont
présider à son cours d'activité. Une situation
apparaît donc comme un champ d'activitésdéfini par
l'interaction d'un organisme et de son environnement.
La caractérisation
d'unesituationestplusformelleetnefaitpasinterveniraupremiercheflesconceptsde«problème
» et d'enquête ». On peut définir une situation comme
des choses dans une relation mutuelletelle que ces choses tendent à
maintenir cette relation. Il faut donner à cette définition
uneinterprétationdynamiqueet processuelle(Garetta,G., 1999 : 36-37).
Parler de l'acte ne renvoie pas à faction isolée (geste,
mouvement, parole)
d'unindividuconsidéréisolément.L'acteestconstruitcommel'unitéminimaledecontextetransactionneldanslecadreduqueldesindividusaccomplissentunetâche,résolventunproblème,
mènent une activité visant à maintenir ou rétablir
une relation les liant. Même quandon considère un individu dans un
environnement, on ne peut réduire l'acte au mécanismestimulus
réponse : « un acte est une impulsion qui maintient le cours de la
vie en sélectionnantlesstimuli nécessaires.
« L'organismecréeainsi sonmilieu».
IIexistegénéralementquatrephasesdel'acte,phasesquis'interpénètrent
:
· Tout acte est ancré dans une tendance ou
impulsion, qui cherche à
s'exprimerdanslaconduitedel'organismeconsidéré.Cestendancespeuventêtredenature
sociale, sensibilisent l'organisme à la sélection de certains
caractèresdansl'environnement.Lesstimulisélectionnésnesontpasdes«donnéesexternes»maissont
fonctionnellementinstitués dansl'activitésituée.
·
Laphaseperspectivedel'acteconsisteendesajustementseffectuésentrel'organisme
et descaractères de l'environnementqui se trouventhors desonaire
manipulatoire. Ces caractéristiques à distance (couleurs, sons,
odeurs, etc.)sont sélectionnées et organisées par les
tendances de l'organisme de manière
àcontrôlerl'activitésubséquente.
Sur base de ces perceptions, des conflits apparaissent, entre
les tendances ou impulsions dontcertainesvontêtreinhibées ou
simplement différées.
· Cette phase se prolonge souvent par une phase
manipulatoire. L'organismetouche, tient, manipule les choses avant la phase
ultime de l'acte qui estl'expression et la satisfaction des tendances. Cette
phase est de la premièreimportance pour l'activité humaine, du
fait de la plasticité, cet instrumentqu'est la main : elle permet le
choix des moyens. Cette phase manipulatoireest en fait déjà
présente dans la perception et la constitution de l'objet :
elleestcruciale,carc'estd'ellequedériventultimementlesjugementsderéalité.
·
Laphasemanipulatoirepeutdébouchersurunephasede«consommation »,
de réalisation ou d'accomplissement. La tendance trouve ici une
issueheureuseounégative,etlachoseprécédemmentmanipuléeprendunevaleurimmédiateetobjective.(Garetta,G.,1999:
49-50.)
1.2.1.11. Situation pour l'acteur
C'est le découpage personnel par l'acteur dans
l'ensemble de l'environnement total dans lequel il se trouve. Tout acteur est
inséré dans un contexte global qui comprend toutes les choses de
l'univers. Dans ce contexte global, il découpe une
« situation » qui correspond à ses intentions,
à ses enjeux et aux problèmes qu'il veut traiter. La situation
pour l'acteur est donc une réduction du contexte global. Elle est le
résultat d'une sélection, par lui, d'éléments
pertinents qui composent cette situation.
1.2.2. Concepts opératoires
Dans leurs appréhensions, les concepts
opératoires proviennent du phénomène qui font l'objet de
la recherche. Ces concepts dits opératoires « accompagnent les
concepts théoriques dans la citation de certaines réalités
qui ne sont pas opérationnalisées dans les théories qui,
principalement, donnent les concepts à manipuler au cours d'une
étude » (Espoir Ndeshi, 2025 :54). Les concepts
opératoires sont inséparables de la réalité de
terrain qu'ils décrivent.
1.2.2.1. Promotion des ventes
La promotion des ventes est comprise comme un outil individuel
de vente et de communication. Elle vise à modifier et à stimuler
rapidement la demande, en agissant principalement sur le comportement des
intervenants dans l'acte d'achat. La promotion des ventes agit à court
terme et dont le but est de jouer sur la motivation et les attitudes (Malaval,
2002 :8). La logique de cette définition vient du Marketing
Business-to-Business et est d'application aussi dans le Marketing
Business-to-Customers.
Par ailleurs, la promotion des ventes est aussi
appréhendée en s'appuyant sur sa dimension communicante. Cette
dernière ne la distingue pas de la publicité avec laquelle elles
proviennent de la même matrice : la communication commerciale. C'est
pourquoi, la promotion des ventes est comprise comme un ensemble des actions
marketing, ponctuelles et ciblées, caractérisées par une
offre et les médias associés (en émission et en
réception). Elle vise la création de nouveaux comportements ou
à la stimulation de comportements actuels d'agents intermédiaires
au sens large contribuant à l'accroissement de la demande à
l'entreprise (Bernadet et Desmet, 1994 : 10).
a) Types de promotions des ventes
La promotion des ventes sert à mettre en avant le
produit en le poussant vers les consommateurs : elle appartient dans la
catégorie des stratégies « push » au sein du
marketing. Dans la logique de la promotion des ventes, les clients actuels
doivent être préservés, les nouveaux doivent être
conquis et aussi, les stocks doivent être écoulés. La
promotion des ventes booste aussi le lancement d'un nouveau produit sur le
marché. Dans le cadre de la recherche que nous menons, les techniques
suivantes sont d'usage courant chez Kin Marché à Kolwezi avec
l'opérationnalisation de la promotion des ventes :
1. Les remises
Les remises consistent à proposer un service ou produit
à prix réduit. Souvent utilisées pendant une durée
limitée, elles permettent de créer un sentiment d'urgence ce qui
peut permettre de déclencher la vente.Cette technique est couramment
utilisée par la grande distribution durant les périodes de
fête avec des promotions limitées dans le temps afin de maximiser
les ventes d'un produit en particulier.
Exemple : 30% de remise offerte sur les achats de Noël le
23 et 24 décembre.
2. Les coupons et bons de
réduction
Les coupons et bons de réduction sont similaires aux
remises : ils permettent d'obtenir une réduction sur le prix d'un ou
plusieurs produits. La différence principale est leur
semi-exclusivité : ils ne sont pas forcément donnés
à tout le monde.
Parmi les exemples les plus courants, on peut noter les flyers
distribués dans la rue et qui proposent quelques % de réduction
ou les coupons de réduction en ligne offerts aux abonnés.
3. Les offres promotionnelles
Derrière ce terme se cachent un ensemble de techniques
promotionnelles. On peut notamment retrouver les fameuses offres
groupées: deux pour le prix d'un », « Un acheté, un
offert » etc., mais également les offres liées à un
programme de fidélité qui incitent les consommateurs à
acheter régulièrement pour être récompensés :
obtenez un produit gratuitune fois dix achats effectués dans
l'entreprise3(*).
4. Les échantillons
gratuits
Très utilisés dans les magasins de
cosmétiques, les échantillons gratuits permettent aux clients
potentiels de tester gratuitement un produit de l'entreprise afin de l'inciter
à l'acheter lors de sa prochaine visite en magasin ou sur le site de
l'entreprise. Les échantillons gratuits sont très utilisés
pour faire connaître un nouveau produit de l'entreprise ou relancer un
produit en phase de déclin afin de lui donner un second souffle.
5. Les jeux-concours
Les jeux-concours permettent aux participants de gagner
quelque chose, cela peut aller du produit que l'entreprise souhaite promouvoir
à des cadeaux sensationnels tels qu'un voyage ou une voiture, en
échange du remplissage d'un formulaire web ou en magasin. Cela permet
à l'entreprise d'obtenir des informations utiles, telles que les
adresses email, sur sa clientèle afin que sa force de vente puisse les
cibler dans le futur avec des campagnes d'email marketing ou de prospection
téléphonique.
b) Cibles et objectifs de la promotion des ventes
Les techniques de promotion des ventes s'accommodent aux
différentes cibles qui leur imposent les objectifs à
déterminer pour arriver à l'efficacité. C'est pourquoi, la
promotion des ventes s'intéresse à quatre catégories des
cibles dont les objectifs diffèrent. Ainsi, ces catégories
sont : les consommateurs, les distributeurs, la force de vente, et les
prescripteurs. Ci-dessous, le tableau synthétique des cibles, objectifs
et techniques :
|
CIBLES
|
OBJECTIFS
|
TECHNIQUES
|
|
Consommateurs
|
Faire connaître le produit
Prendre des parts de marché par rapport à la
concurrence et augmenter la consommation.
Recruter de nouveaux clients
fidéliser la clientèle
|
Echantillons, démonstrations, dégustations, prix
de lancement, offres spéciales, bons de réduction, cadeaux contre
achat,...
|
|
Distributeurs
|
Les inciter à référencer votre
produit ;
Les inciter à acheter plus de quantité ;
Les fidéliser ;
Les aider à le vendre ;
|
Prix de lancement
Remises sur quantités importantes,
ou produits offerts (exemple : pour 50 gels douche
achetés, 15 d'offerts)
Challenges avec cadeaux à gagner ou remises si
l'objectif est atteint
PLV (publicité sur le lieu de vente),
échantillons, formation sur les produits, animation pour les aider
à écouler, gestion du linéaire.
|
|
Force de vente
|
Motiver les vendeurs à vendre votre produit
|
Book et livrets de formation, matériel de
Démonstration, primes et cadeaux sur objectif,
formation sur les produits, jeux et concours,..
|
|
Prescripteurs
|
Faire en sorte qu'ils fassent connaître le produit et
recommande la marque
les sensibiliser à la marque
|
Les informer sur la société, le marché,
les innovations
Leur fixer des challenges avec primes et cadeaux à la
clé
Échantillons, présentoirs,
catalogues
|
1.2.2.2. Supermarché
Le concept supermarché est défini par
Jean-Jacques Lambin (2018) comme un magasin de détail en libre-servic,
de taille moyenne (généralement entre 400 et 2500 m2 ), proposant
une large gamme de produitrs alimentaires et de consommation courante,
organisés par rayons, avec des prix affichés et une politique de
volume. il se distingue d'un hypermarché par la surface et est
principalement alimentaire tandis que ce dernierest beaucoup plus grand (plus
de 2500 m2) et combine alimentation et biens durables. Le client se sert
lui-même, puis règle ses achats en caisse ; l'assortiment est
centré sur l'alimentaire, mais inclut aussi des produits d'entretien et
d'hygiène ; le modèle repose sur la rotationrapide des
stocks et une forte fréquentation quotidienne.
1.2.2.3. Contextualisation situationnelle
Dans l'approche constructiviste d'Alex Mucchielli et Claire
Noy (2005), la contextualisation situationnelle est appelée
méthode du tableau panoramique. Elle implique de la part de
l'observateur une élévation d'esprit pour appréhender les
différentes situations de l'acteur afin de les construire. A cet effet,
elle tient compte de la diversité des définitions de la situation
que les acteurs impliqués dans une situation. Ainsi, la
contextualisation situationnelle est une tendance méthodologique
compréhensive d'une situation.
La logique de la contextualisation situationnelle est la
pluralité définitionnelle de la situation des acteurs. Ces
derniers définissent leur situation non pas d'une manière
isolée, mais ils le font sur base d'éléments constitutifs
qui définissent la situation totale et donne une
« multi-perception » de cette situation. De ce fait,
l'écriture-description devient la voie permettant au chercheur de faire
l'écriture du « cas » à partir de la
reconstitution de la situation définie selon les acteurs. Ci-dessous, le
tableau synthétique de ce que nous venons d'évoquer plus
haut :
|
Cadres
|
References
théoriques etconceptuelles
|
Définition
|
Typologie
|
|
Spatial
|
GéographieArchitecture
Psychologie cognitive(Hutchins,Gibson)
Socio-proxémique(Hall)
|
Eléments géographiques
quis'imposentauxauteurs
L'espacedanslequelsetrouvel'acteurpeutinduiredesnormesdecomportment.L'espaceproposeunescènequiseprêteàunrituel,unjeu
ouuneimprovisation
|
Lieux géographiques et
institutionnels,Configurationd'unsite ;
Dispositiondesmatériels,placementspatialdespartenaires,(socio-proxémique).
Forme typique de environment(situationidiomatique
standard).
Ex: lasalledeclasseAffordanceslocales
|
|
Temporel
|
Cadrage temporel dusystème d'échange.Ponctuation
d'une
sequence d'échange, ,(Watzlawick)
|
Moment, date,contextehistorique, rapportentre le
passé,leprésentetlafuture.
Toutecommunication
s'inscritdanslecontextedenoséchangesprécédents,et dans
l'anticipationd'échangesfuturs
|
Histoiresetexpériencescommunes,Histoiredesrelations
Dates,horaires,ContexteévénementielPremiers
événements de la communication,
Duréeprevuedelacommunication,etsuiviprévu
Nouveautéouhabituationàlasituationdecommunication
|
|
Physiqueetsensorial
|
Communicationnonverbaleetpara-verbale.
|
Ressenti,sensphysiques:ouïe,vue,odorat,toucher,goûtetproprioception
|
Miseenscènegénérale(couleurs)Ambianceclimatique,sonore
Proximité physique,
contactsFormesetemplacementdesobjets
|
|
Enjeux
|
Phénoménologie
Husserl,Schutz«systèmede pertinences
»,Heidegger,
existentialisme:Sartre
«êtrejetéaumonde
|
C'est ce qui motive l'acteur danssa situation, ce qui fait
qu'il est là.Il peut manifester d'un enjeu
àcourttermeouavoiruneintentionnalitégénérale;demême,
l'enjeu peut être plus ou moinsconcret
|
Intentions,finalité,projetsdesacteurs.Enjeuxàcourt,moyen,longterme
Projetdevie,projetprofessionnel,projetdanslasituation.
|
|
Normes
|
E.T.Hall:
importancedelacultureetdesnormes,Garfinkel:l'ethnométhodologie
miseàjourdesrèglesculturellesimplicites.
|
Ensembledesrèglesexplicitesouimplicites.
Cesontlesrèglescollectivementpartagéesquidisentàl'acteurcequ'ilpeutfaireounon.Cequiesttellementnaturelqu'onnes'aperçoitmêmeplusqu'ilyainterprétation(nosdéjà-làculturels).
Unarrière-plancultureldesenscommun
|
Laculture,lefonddesavoirsdesenscommun
Lesnormesimplicites
Leslois,lesrèglesexplicites
Lesroutines,leshabitudescommunesLecontextesub-culturelorganisationnelLesvaleurscommunes
L'organisationdeséchangesetledegrédeformalization
|
|
Positionne
-ments
|
Goffman:positionde
l'acteurdanslesexpériencessociales,existentialisme:existerc'estsesituerparrapport
aumondepolitique,économique...
|
Positionssocialesdesacteurs.
Chaque acteur de la situation aune position dans la
situation,volontaire ou subie. dans le passéou dans la situation
présente, laplace
|
Positions hiérarchiques, Rapports
statutaires,positionsociale,positionhaute, Position basse
(relationscomplémentaires),PositionsymétriquePlaceassignée,Rapportdeplace,Rôles
|
|
Qualitédesrelations
|
Sociométrie de Moréno,Psychologie, Palo Alto
:règlesdeséchanges.
|
Touteslesrèglesintersubjectivesquiparticipent à
larelation
entrelesacteurs,lacommunicationnon-verbaleoupara-verbaleytientuneplaceimportante.Laqualitéderelationsdéfinitl'ambiancedeséchangesentreacteurs.
|
Sympathie-antipathie,
investissementsaffectifs,personnalitésdesacteursAttentesenverslesautres
Normesrelationnelles,StylesrelationnelsTangentialisation,DisqualificationMystification
FormesdegratificationetdedonsIntégration,exclusion
|
Source : RukuAbia, 2024 : 119
1.2.2.4. Entreprise
Partant de l'histoire des organisations, on trouve des
nombreuses appréhensions du concept « entreprise »,
mais chaque définition est marquée par son époque, elle
dépend à la fois des formes d'organisation du travail, de la
production qu'une époque se donne ainsi que des analyses
théoriques que les hommes ont fait de l'activité
économique de cette époque. Parmi les nombreuses approches de
l'entreprise la plus notoire est celle qui montre l'évolution de la
notion d'entreprise. Celle-ci est passée d'une entreprise
considérée comme "boîte noire" à une entreprise
considérée comme système.
À cet effet, l'entreprise où se situe notre
étude fait donc partie de l'approche systémique. Selon cette
approche, le système est un ensemble composé
d'éléments en interaction permanente, un ensemble organiser et
ouvert sur son environnement auquel il doit s'adapter en permanence pour sa
survie.
Une entreprise étant un système est
constituée de différentes fonctions, différents services,
différents individus en permanente interaction ayant tous des objectifs
contradictoires. Entant que système l'entreprise est ouverte sur son
environnement externe, qui peut-être soit source de menace soit source
d'opportunité à saisir.
Pour assurer sa survie l'entreprise doit s'adapter à
son développement, l'entreprise est une organisation mettant en oeuvre
différents moyens dans le but de produire et commercialiser des biens et
services.
Il est important et nécessaire de savoir que,
dès lors que l'entreprise devient une réalité humaine
parce qu'elle regroupe un ensemble d'individus disposant d'une autonomie des
décisions selon la place dans la hiérarchie de l'entreprise, elle
n'est plus système fermé, mais une structure sociale et devient
une organisation.
1.2.2.5. Communication
Le concept « communication » possède
plusieurs acceptions. Il est au centre de plusieurs disciplines et se
définit suivant le domaine de recherche. Différents auteurs
oeuvrant dans le domaine de la communication ont pu éclairer les
lanternes sur ce concept. Il est clairement admis que la communication est
intrinsèquement liée à l'émission d'un message
d'une personne à une autre et peut s'élargir aux relations entre
des personnes. Définir le concept « communication » c'est le
situer dans un domaine afin qu'il ne suscite point des malentendus.
D'où, les différentes définitions de ce concept qui seront
données dans cette recherche relèvent du champ des Sciences de
l'Information et de la Communication.
Etymologiquement, la communication donne l'idée de la
relation à l'autre. Selon Roman Jakobson (1963 :216), la communication
est un processus qui met en jeu six fonctions : la fonction expressive, la
fonction conative, la fonction référentielle, la fonction
phatique, la fonction poétique et la fonction métalinguistique.
Cette définition ramène à la sémiologie de la
communication lorsqu'il faut parler du langage.
De leur côté, Claude Shannon et Warren Weaver
(1949 :379), définissent la communication comme un processus de
transmission d'information d'un émetteur à un récepteur.
La définition que ces pères de la scientificité du concept
communication nous donnent est linéaire. Cette linéarité
se fait constater par le fait que la prépondérance dans le
processus de communication est attribuée à l'émetteur.
Ces différentes définitions, données par
des chercheurs, nous amènent à identifier plusieurs types de
communication, notamment la communication écrite, orale, gestuelle, etc.
ces modes de communication sont rencontrés dans la pratique
communicationnelle courante dans la société, si bien que la
règle consacrée par la théorie pragmatique, à
savoir « on ne peut pas ne pas communiquer » se vérifie dans
la vie communautaire. Au fait, la communication reste une pratique qui fonde la
société.
Par ailleurs, retraçant son historique, Yves Winkin
affirme que le phénomène de communication a connu une
évolution à travers le temps. Il rappelle que ce terme est apparu
au cours de la 2e moitié du 14e siècle. A
cette époque, renseigne-t-il, la communication signifiait «
participer à la mise en commun ». Deux siècles plus tard,
c'est-à-dire vers la fin du 16eme siècle, communiquer, signifiant
transmettre, devenait à la fois l'objet et les moyens de cette mise en
commun ou de la transmission (Winkin, Y., 1996 :3).
Selon Jacques Durand, la communication est un échange
qui s'effectue entre deux personnes. Cet échange peut être de
nature verbale ou non verbale comme le geste, le mimique, le regard. Cette
définition résume la communication comme un échange de
deux acteurs utilisant soit la parole ou autres moyens pouvant amener à
se comprendre.
La communication est ce qui permet d'établir une
relation entre des personnes, des objets ou encore entre deux objets à
la fois. Elle désigne soit l'action de communiquer, soit le
résultat de cette action, ce qui est communiqué est soit
matériel (des documents, des données...), soit immatériel
(des idées, des sentiments...). Alors, Jean Lohisse (2001 :13)
définit « la communication comme étant une action de
communiquer avec quelqu'un ou encore un échange verbal entre un
émetteur et un récepteur ».
Yves Winkin (1981 :157) soutient, quant à lui que la
communication peut être définie comme étant « un
système de comportement intégré qui calibre,
régularise, entretient et, par-là rend possibles les relations
entre les hommes ». Nous pouvons voir dans la communication le
mécanisme de l'organisation sociale, tout comme la transmission de
l'information et le mécanisme des comportements communicatifs.
De son côté, Alex Mucchielli (2000 :101) pense
que la communication se présente elle-même et ce, à tous
les niveaux, comme un système qui met en présence deux formes
indissociables: la communication relationnelle ou le contenu et la
communication rationnelle ou la forme. Elle peut donc être pensée
comme un système.
D'où, communiquer et communication avaient le sens de
participer à « un sens qui se rapproche encore du verbe latin
communicare (mettre en commun, être en relation); c'est au
XVIe siècle, surtout au XVIIe siècle qu'il
devient synonyme d'accès et de participation » (Haas, 1973 :8).
Il va beaucoup plus loin dans sa définition de la
communication généralisée en décrivant que la
communication peut désormais prendre un sens beaucoup plus large que son
sens habituel, restreint aux paroles, aux écrits et aux paralangages,
échanges essentiels du niveau interpersonnel. D'emblée, les
actions et les conduites des acteurs sociaux y sont intégrées.
Sont intégrées aussi toutes les « communications »
c'est-à-dire tout ce qui aurait pu se faire, se dire, s'écrire...
Dans la situation en question et qui ne s'est pas faite, pas dite, pas
écrite... Et qui, de ce fait est porteur des sens » (Muchielli, A.,
2001 :96).
v Formes de la communication
On distingue généralement trois formes de
communication : la communication interpersonnelle, la communication de
groupe et la communication de masse. La communication interpersonnelle : elle
se déroule entre deux individus. Elle se construit à partir des
interactions entre deux individus. Elle peut être de type immédiat
(oralement en présence de l'un et de l'autre), indirecte
(téléphone, visioconférence) ou en différé
(lettre, email...)4(*)
La communication de groupe : un émetteur s'adresse
à un ensemble des récepteurs (individus ayant un
intérêt commun). Elle peut être orale ou verbale,
médiate ou immédiate. Mais la rétroaction est
limitée par rapport à la communication interpersonnelle.
La communication de masse : elle est la communication
qu'utilisent les « mass media », (cinéma, presse, internet,
télévision, affiche...) comme instrument. Il s'agit de l'ensemble
de communications qui permettent à un émetteur ou un ensemble
d'émetteurs de s'adresser au plus grand nombre possible des
récepteurs (hétérogènes, anonymes et ayant des
intérêts divers.). En effet, elle vise à toucher un maximum
de personnes alors que la communication de groupe, elle, est davantage
ciblée, selon l'âge, les besoins, l'expérience et les
attentes des récepteurs.
DikangaKazadi (2013) remarque que « le concept de la
communication est polysémique et mérite d'être
précisé... ». La communication étant vaste et
intervenant dans chaque domaine de la vie, son sens varie d'un auteur à
un autre et d'un contexte à un autre, d'où l'importance d'une
précision particulière et précise à chaque emploi
de ce terme.
La communication est le processus par lequel une information
est transmise d'un émetteur à un récepteur. Elle
s'identifie alors à une relation interhumaine par laquelle deux ou
plusieurs personnes se parlent. Les humains, contraints de vivre ensemble, ont
le besoin de communiquer, d'échanger et cette communication
interpersonnelle se présente sous diverses formes comme des gestes, des
mimiques, des signes, des paroles, voie du silence.
Il est également intéressant de faire remarquer
les trois niveaux de communication qu'une entreprise peut déployer en
vue de mieux dégager la place de la promotion des ventes dans la
communication d'entreprise. il s'agit premièrement de la communication
marketing qui se polarise sur les produits et services de l'entreprise en vue
de les faire connaitre, vendre,.. et ce type de communication s'appuie sur la
publicité, la promotion des ventes, le marketing direct, etc.
Deuxièmement, il s'agit de la communication
institutionnelle qui se polarise sur l'entreprise elle-même en vue de son
image de marque soit sa notoriété. Elle s'appuie sur les
relations relations publiques, les relations presse, le parrainage, etc.
troisièmement il s'agit de la communication
supra-marque qui se polarise sur l'engagement social de l'entreprise et se
développe de plus en plus avec la RSE.
1.2.2.5.1. Communication marketing
La communication marketing est comprise comme un
« ensemble des moyens à travers lesquels, l'entreprise essaie
d'arriver à informer, convaincre et rappeler d'une façon directe
ou indirecte, les consommateurs sur ses produits ou services »
(Kotler, 2005 :40). Cette appréhension démontre que Kin
Marché dans la ville de Kolwezi recourt à cet ensemble de moyens
afin d'amener ses produits auprès des consommateurs à partir d'un
rappel.
En nous focalisant sur cet entendement de Kotler, il apparait
clairement que la croissance de Kin Marché est assujettie à
l'information. C'est cette dernière qui fait remarquer que les
opérations de ventes réalisées par cette entreprise dans
la ville de Kolwezi sont dues essentiellement à l'attrait des
consommateurs, aux produits et services de ce supermarché. A cet effet,
la promotion des ventes de Kin Marché cherche à attirer
l'attention de la clientèle.
L'évolution du domaine mercatique a fait évoluer
aussi l'appréhension de cette discipline. C'est pourquoi, la
communication marketing apparait clairement comme d'abord, un
« ensemble de moyens existants que l'entreprise utilise avec des
parties ciblées pour la promotion de ses produits ou
elle-même » (De Pelsmek, 2001 :3). La promotion des ventes
se trouve ressortie dans cette définition qui nous rapproche de
l'étude que nous menons.
Ensuite, Pride et Ferell (2000 :432) ont compris que la
communication marketing est une « coordination des efforts
promotionnels et marketeur pour arriver à l'obtention du niveau minimum
d'information pour convaincre et toucher les clients ». Ainsi, la
communication marketing se trouve précisée par l'entendement
selon lequel, elle est un « ensemble des opérations
administratives basées sur le dialogue réactionnel avec le public
à travers l'organisation, le développement et l'évaluation
d'une série de messages destinés vers différentes parties
pour donner une position forte de l'entreprise auprès des
consommateurs » (TamirBekkri, 2006 :3).
En analysant les appréhensions de la communication
marketing par les différents penseurs, il ressort trois
éléments que nous pouvons appliquer au processus de Kin
Marché dans la ville de Kolwezi en ce qui concerne ses pratiques
promotionnelles qui visent sa croissance. Il s'agit :
Ø Du dialogue : Kin
Marché organise sa communication commerciale à partir de la
promotion des ventes en ayant les parties ciblées comme public dans la
ville de Kolwezi. Cela permet à cette entreprise de créer une
réaction autour de ce qu'elle offre comme produits et services, ce qui
débouche à l'expression des clients à travers un acte
d'achat.
Ø Du positionnement :
Dans la conception de ses stratégies promotionnelles à Kolwezi,
Kin Marché vise la fidélisation de ses clients. C'est dans cette
optique que ce supermarché multiplie les sites afin de gagner une part
de marché considérable ainsi, présenter un indicateur de
réussite que nous mesurons ici par la croissance de cette organisation
commerciale.
Ø De la réponse :
Etant une réaction positive du récepteur, elle se fait voir
à travers l'engouement des clients vers les différents sites de
Kin Marché dans la ville de Kolwezi. C'est le feedback que reçoit
cette entreprise lorsqu'elle lance une promotion auprès des
différents publics cibles. Ce sont ces derniers qui déterminent
la réponse réservée à l'appel de l'entreprise
à travers les stratégies de promotions des ventes.
1.2.2.5.2. Communication institutionnelle
Pour mieux s'intégrer dans son environnement,
l'entreprise doit communiquer sur elle-même. Elle se sert dans ce cas des
relations publiques, du parrainage, de la communication évenementielle,
etc. qui sont autant des moyens qui permettent à l'entreprise de
renforcer son image et de susciter autour d'elle un climat de confiance et de
sympathie favorable au développement des affaires. La communication
institutionnelle comporte les opérations qui permettent de promouvoir
l'entreprise dans son ensemble, elle permet à l'entreprise de forger son
image.
1.2.2.5.3. communication supra-marque
avec comme objectif principal de montrer le
dégré d'engagement d'une entreprise dans les actions
d'intérêt général. ce type de communication
dépasse la marque pour s'inscrire dans des enjeux de
société.
CONCLUSION PARTIELLE
Dans ce chapitre, il a été question de
présenter les théories qui modélisent le
phénomène sous étude. Cela nous a amené à
convoquer la théorie systémique de la communication, la
sémiotique situationnelle et la théorie marketing. Toutes ces
théories ont eu chacune un apport incommensurable dans le sens
où, elles ont contribué chacune à asseoir la
modélisation du phénomène de la croissance. Ainsi, toutes
ces théories ont eu leurs concepts.
CHAPITRE DEUXIÈME : PRESENTATION DU CHAMP
EMPIRIQUE ET DU CADRE METHODOLOGIQUE
2.0. Introduction partielle
La représentation du champ empirique est d'une
importance capitale. Elle vise non seulement à donner un aperçu
du cadre et du contexte dans lequel une recherche ou une étude a
été menée ; mais aussi et surtout, permet de situer le
sujet d'étude dans son environnement. Dans cette partie du travail, nous
allons présenter la ville de Kolwezi où est installée
l'entreprise Kin Marché et qui constitue notre milieu d'étude.
De même, nous présentons l'entreprise Kin marché
elle-même ensuite, le cadre méthodologique de la recherche. Cette
triple présentation nous amène à appréhender le
phénomène sous étude en le contextualisant.
2.1. Présentation de la ville de
Kolwezi
2.1.1. Historique de la ville
Kolwezi est érigée en ville par l'ordonnance-loi
N°71-177 du 23 juillet 1971 et délimitée par
l'arrêté ministériel n°72/0393 du 21 mars 1972
déterminant le nombre, la dénomination et les limites des
Communes. L'agglomération de Kolwezi a été
créée en 1938. Elle doit son existence à l'exploitation du
cuivre et du cobalt par l'Union Minière du Haut Katanga depuis 1903.Elle
est limitée au Nord - Est par le Secteur de Luilu, Territoire de
Mutshatsha, au Sud par le Secteur de Lufupa, Territoire de Mutshatsha et
à l'Ouest par le Secteur de Luilu, Territoire de Mutshatsha.
Kolwezi est le Chef-lieu de la Province de Lualaba, et
s'étale sur 213 km², répartie entre ses deux communes : la
commune de Dilala (154 km²) et la commune de Manika (59 km²). La
population totale de la ville de Kolwezi est estimée à 572 942
habitants environ, dont 3451 étrangers. Selon le genre, cette population
est répartie comme suit : 49% d'hommes et 51 % de femmes. La ville de
Kolwezi est organisée en deux communes : la commune de Dilala (154 km2
et 221 148 habitants) à l'Ouest et la commune de Manika (59 km 2 et 373
040 habitants) à l'Est. La densité de la Ville de Kolwezi est de
2,480 au km2. En 1976, les territoires de Lubudi et de Mutshatsha lui furent
rattachés pour constituer le District urbano-rural de Kolwezi. En
2015, avec le démembrement des Provinces, la Ville a repris ses
dimensions initiales d'avant 1976 et devient le Chef-lieu de la nouvelle
Province du Lualaba.
2.1.2. Situation géographique
La ville de Kolwezi est située à10°43'de
latitude Sud et 25°27' de longitude Est, à environ 1.526
mètres d'altitude sur le plateau de Manika. Elle est limitée au
Nord, à l'Est et à l'Ouest par le Secteur de LUILU et au Sud par
le Secteur de LUFUPA, dans le Territoire de MUTSHATSHA. Le climat y est
généralement de type tropical, avec une saison sèche qui
va du mois d'avril au mois d'octobre et la saison des pluies du mois de
novembre au mois de mars.La température varie entre 18 et 20°c et
la pluviométrie annuelle est de 1.122 mm.Le sol est argilo-sablonneux,
soutenu par un sous-sol riche en gisements miniers, notamment la pierre
cuprifère.
La ville est dominée en majeure partie par le froid.
C'est principalement pendant la saison sèche qui s'accompagne des vents
moins violents. Il y fait très froid surtout aux mois de mai et de juin.
Deux saisons d'inégale durée sont observées : 8 mois de
saison de pluies (de septembre à avril) et 4 mois de mai à
août la saison sèche soit 4 mois.
La végétation dominante est la savane
boisée arrosée par une hydrographie composée notamment de
(i) la Rivière Lubembo ; (ii) de la Rivière Kasombo ;
(iii) de la Rivière Musonoie ; (iv) du Lac Kabongo ; (v) du
Ruisseau Mwangeji.La superficie de la ville est de 213 km² répartis
sur la Commune de Dilala (154 km²) et la Commune de Manika (59 km²).
La faune et la flore y est caractérisée, au
nord, par la savane boisée dans la chefferie de MwanaMwadi et dans une
partie de la chefferie de Mulumbu et celle de Bayeke. Au sud, les chaînes
des montagnes à Fungurume, Kakanda, Kamenia, Tenke et Lubudi. Au
Sud-ouest, des clairières et plateaux à Biano, en chefferie des
Bayeke ; À l'Est, le parc National de l'Upemba avec ses chutes
touristiques et le Bois Lusanga dans chefferie MwanaMwadi. La
végétation est de type savane boisée à savane
herbeuse (plateau Biano).
2.2.3. Subdivision de la ville de Kolwezi
La ville compte deux communes. Ces 2 Communes sont
globalement subdivisées en 14 Quartiers, 132 Cellules, 387 Blocs et 1659
Avenues suivant le tableau ci-dessous.
Tableau N°1 : de la subdivision des
Communes
|
COMMUNE MANIKA
|
COMMUNE DILALA
|
|
Quartiers
|
Cellules
|
Blocs
|
Rues/
Avenues
|
Quartiers
|
Cellules
|
Blocs
|
Rues/
Avenues
|
|
§ MOÏSE TSHOMBE
|
10
|
13
|
57
|
§ BIASHARA
|
7
|
22
|
67
|
|
§ MUNUNKA
|
10
|
24
|
77
|
§ KANINA
|
10
|
49
|
130
|
|
§ KASULO
|
10
|
33
|
159
|
§ KAPATA
|
12
|
48
|
156
|
|
§ MUTOSHI
|
10
|
51
|
204
|
§ MUSONOIE
|
11
|
28
|
141
|
|
§ KASOMBO
|
3
|
-
|
10
|
§ LUILU
|
13
|
38
|
158
|
|
§ KAKIFULUWE
|
16
|
60
|
262
|
§ GCM/ KOLWEZI
|
7
|
13
|
86
|
|
§ INDUSTRIEL
|
5
|
4
|
94
|
|
§ KAYEKE
|
8
|
4
|
58
|
|
TOTAL
|
72
|
189
|
921
|
TOTAL
|
60
|
198
|
738
|
Source : Rapport PDL 2025
NB : Les Cellules et les Blocs sont des subdivisions de
fait, non prévues par la loi n°10/11 du 18 mai 2010 portant
subdivisions territoriales à l'intérieur des Provinces.
2.2.4.
Démographie
Les statistiques démographiques de la Ville de Kolwezi
ont identifié une population de 1.006.141 habitants repartis de la
manière ci-après:
Tableau N°2 : des statistiques par
entité de la population congolaise.
|
Entités
|
Répartition par sexe
|
Total Général
|
|
H
|
F
|
G
|
F
|
|
DILALA
|
80143
|
80200
|
80865
|
90875
|
332083
|
|
MANIKA
|
141540
|
156998
|
176702
|
195039
|
670279
|
|
Total Ville
|
221.683
|
237.198
|
257.567
|
285.914
|
1.002.362
|
Source : Rapport annuel 2025 de la Mairie
2.2.5.
Activités Economiques de la Ville
La Ville de Kolwezi est la plus grande agglomération de
la nouvelle Province du Lualaba. Son économie est basée
principalement sur les minerais et sur le commerce de gros et de détail.
L'exploitation du cuivre et du cobalt par les grandes sociétés
occidentales et chinoises comme la « Kamoto Copper
Company » et la « Compagnie Minière de
MUSONOÏE» se fait aussi par des creuseurs artisanaux qui revendent
à des intermédiaires ayant installé des
dépôts sur la grand-route reliant Kolwezi à Likasi en
direction de Lubumbashi.
De manière générale, KCC et COMMUS ont
repris des actifs de la Gécamines, aussi bien des carrières ou
des mines que des installations techniques. D'autres entreprises comme Malta
Forrest, Swanepoel, SNCC, SNEL, REGIDESO, MOURA FRERE, BRASIMBA, etc. sont
disséminées dans la ville et dans sa périphérie.
L'exportation des matières premières est dépendante de la
disponibilité des infrastructures de transport, le réseau
routier et la voie ferrée, qui vont de la Ville de Kolwezi à
Lubumbashi vers l'Afrique Australe et de Kolwezi à Dilolo vers l'Angola.
Les institutions bancaires, financières et plusieurs agences de
transfert de fonds sont représentées à Kolwezi.
2.2.6. Cadre humain et socioéconomique
À Kolwezi, il y a deux types d'habitats qui animent la
décoration de la ville, il s'agit : d'une part un type d'habitat de
haute qualité bâti avec des matériaux et matériels
modernes pour la plupart importés, qui est l'apanage des
expatriés et de quelques autochtones nantis ; d'autre part un autre type
d'habitat plus fréquent avec l'utilisation de matériaux locaux
tels que les briques en terre cuite ou en bloc de ciment qui érigent des
constructions en dur muni de toitures en tôles aluminium ou Zinc ou bien
en tuiles selon les moyens.
Les principales activités économiques : La
Ville de Kolwezi est exclusivement industrielle et minière. On va
jusqu'à affirmer, avec raison, que chaque mètre carré de
ce territoire vaut des tonnes de minerais. En effet, les grandes entreprises
minières du pays se trouvent sur cet axe. La localité regorge de
ressources minières non encore exploitées ou exploitées de
manière industrielle. Ces derniers sont susceptibles de susciter la
convoitise et par conséquent des risques d'arrivées massives de
migrants. Le territoire est riche en or, cuivre, cobalt, diverses pierres
précieuses et dans bien d'autres minerais. Quant à l'exploitation
artisanale des ressources minières, elles enrichissent une infime
minorité qui les exploite avec des moyens archaïques et les vend
à des prix parfois dérisoires.
Environnement et cadre de vie À l'image de tout le
territoire, Kolwézi bénéficie d'un paysage très
abondant. Cependant, même si le phénomène du changement
climatique ne s'y ressent pas encore très fortement, la ville de
Kolwézi compte tenu de ses importantes richesses minières, doit
se préparer à faire face et à trouver des
mécanismes d'adaptation du fait essentiellement de l'enlèvement
de la couverture végétale lors des explorations et exploitations
minières.
En outre certaines nuisances dues à des types de
pollutions induites par les activités minières et
l'insalubrité grandissantes causée par une quasi-absence de
système de gestion des déchets solides et liquides ne facilitent
la gestion environnementale de cette ville. Aussi d'une part si on constate une
menace des zones basses qui sont victimes d'inondations récurrentes
à travers des pluies diluviennes, d'autre part force est de constater
les dégâts ou nuisances souvent causés par les
érosions, les éboulements de terres ainsi que l'ensablement des
chaussées dans la ville.
2.2. Champ empirique de la recherche : Kin
Marché/Kolwezi
2.2.1. Historique de Kin Marché
KinMarché est une chaîne de supermarchés
alimentaires, présente en République Démocratique du Congo
depuis 2004 et appartenant au groupe BNB (Biso Na Biso), fondé par AZIZ
ANWAR KAMANI en association avec des hommes d'affaires indiens comme SAJID
UMEDALI DHROLIA et HARISH JAGTANI respectivement responsables des
sociétés SAJICO et MODERN CONSTRUCTION opérant en RDC dans
l'import-export et dans la construction. Le Directeur Général
Actuel est NIZAR PANJWANI. Disposant à ce jour de près d'une
centaine des points de vente dans des emplacements de premier plan, Kin
Marché se déploie à travers des villes du Congo afin de
répondre aux besoins quotidiens de chaque famille congolaise avec
plusieurs gammes de produits.
Cette entreprise Kin Marché débute en 2004 en
ouvrant son premier magasin proche du Grand Marché avec une petite
boutique gérée par trois personnes. À partir de 2015, la
marque Kin Marché ouvre son deuxième magasin et
régulièrement d'autres points de vente à travers la
République Démocratique du Congo pour atteindre à ce jour
plusieurs magasins.
Les principales villes d'implantation sont: Kinshasa,
Lubumbashi, Matadi et Kolwezi.
Kin Marché fournit aux consommateurs congolais une
large variété de produits couvrant l'ensemble de ses besoins
essentiels (Produits frais, Épicerie, Boissons, Santé &
Beauté, et non-alimentaires), des services complémentaires
(Parking, Téléphonique, Services Bancaires...) dans un
environnement accueillant. Récemment en 2020,Kin Marché s'est
aussi modernisé en proposant aux habitants des services en ligne. C'est
à la même année, que cette entreprise s'est
installée dans la ville de Kolwezi, sur le Site Terminus Ville (Manika)
et sa croissance a été fulgurante. Fin 2022, le site Arcadia a
été ouvert.
En 2024 deux autres sites ont ouvert les portes. c'etait les
sites Malou et Mwangeji. L'année 2025 a vu s'ajouter les sites
Mandrandèle et Place monument puis en 2026 ça été
le tour des sites Lusanga et Binanza.
A ce jour, le Supermarché Kin Marché exploite au
total huit site dans la ville de Kolwezi et a comme Manager
général,JAHID JIVAHI.
2.2.2. Éléments
stratégiques
Kin Marché est une entreprise commerciale située
dans la ville de Kolwezi ainsi que dans d'autres grandes villes citées
précédemment. Ci-dessous les mission, vision, objectif et
valeur :
v Mission
Le supermarché Kin Marché, se positionne comme
leader de la distribution en République Démocratique du Congo
depuis 2004 et a pour mission principale de proposer une grande
variété de produits de qualité à prix reduits. Il
se concentre sur la satisfaction client, la proximité
géographique et la valorisation des produits locaux.
v Vision
La vision de Kin Marché est de devenir le leader le
plus fiable sur le continent africain en tant qu'entreprise durable dans le
secteur des biens de consommation.
cette ambition repose sur plusieurs piliers
stratégiques :
a) Proximité et statisfaction client :
l'entreprise place le client au centre de ses priorités, avec une
écoute active via des canaux dédiés pour les suggestions
et préoccupations ;
b) Expansion nationale : Devenue un acteur
majeur de la distribution alimentaire en RDC, la chaîne s'est
étendue de Kinshasa vers d'autres provinces et compte des centaines de
magasins ;
c) Accessibilité : la marque s'efforce de
proposer des produits de qualité au « prix du grand
marché » pour rester accessible au plus grand nombre ;
d) fidélisation : Un programme de points
récompense les achats réguliers, permettant aux clients de
bénéficier d'avantages concrets en caisse ;
e) Engagement durable : Kin Marché
intègre des actions de responsabilité sociétale, comme le
soutien aux fournisseurs locaux et des initiatives communautaires, etc.
v Objectif
L'objectif principal du supermarché Kin Marché
est de servir la communauté congolaise en devenant une
référence incontournable de la grande distribution en
République Démocratique du Congo. Pour atteindre cet objectif,
l'enseigne se concentre sur les stratégies suivantes :
a) amélioration de la qualité de
vie : offrir des produits variés (vivres frais,
épicérie, boissons, hygiène) qui répondent aux
besoins quotidiens des familles ;
b) prix : Défendre le pouvoir d'achat en
proposant des produits de qualité au « prix du grand
marché »
v Valeurs
Les valeurs de Kin Marché sont ancrées dans la
volonté d'offrir unr expérience de consommattion moderne tout en
restant accessible.
2.2.3. Fonctionnement et Structure organisationnelle
2.2.3.1. Fonctionnement
De manière générale, le fonctionnement
des supermarchés Kin Marché s'organise autour de la charpente
suivante :
1. Direction générale
Tenue par un Directeur du supermarché ou un
Gérant. Il est responsable de la stratégie globale, de la
coordination et des résultats. Il a souvent un Assistant.
2. Département Commercial et
Marketing
Ce département est géré par un Chef de
département commercial qui est assisté par :
- Chefs de rayons : Alimentaire, Produits frais,
Non-alimentaire
- Force de vente : vendeurs, merchandisers,
réassortisseurs
- Chargé de Marketing, Community manager,
3. Département Approvisionnement et
Logistique
- Responsable des achats
- Gestionnaire de stock
- Magasiniers et réceptionnaires
4. Département Finances et
Comptabilité
- Comptable
- Caissiers
- Contrôleur de gestion
5. Département Ressources Humaines
- Responsable RH
- Assistant RH
6. Département Sécurité et
Maintenance
- Agents de sécurité
- Responsable maintenance
- Techniciens/ Techniciens de surface
2.2.3.2. Structure organisationnelle (ORGANIGRAMME-TYPE
DES SUPERMARCHES KIN MARCHE)

2.3. Cadre méthodologique du travail
2.3.1. Approche et démarche
méthodologiques
Dans le cadre de cette recherche portant sur
la croissance du supermarché Kin Marché à Kolwezi à
travers la promotion des ventes, nous avons opté pour une approche
compréhensive, constructiviste et qualitative.
Ce choix se justifie par la nature même de
l'étude, qui vise davantage à comprendre en profondeur les
mécanismes, les perceptions et les logiques d'acteurs impliqués
dans les actions promotionnelles, plutôt qu'à mesurer
quantitativement des variables.
L'approche qualitative s'inscrit ici dans une perspective
constructiviste et compréhensive, inspirée de la démarche
systémique et de contextualisation situationnelle permettant d'une part
d'analyser la situation dans sa globalité et dans ses interactions et
d'autre part d'analyser la situation de départ à celle
d'arrivée s'agissant ici de la croissance de Kin marché.
2.3.2. Techniques de collecte des données
Nous avons usé de deux outils principaux de collecte
des données en sus de deux autres sécondaires. il s'est agi de
l'entretien sémi-directif, de l'enquête par questionnaire, de
l'analyse documentaire et de l'observation.
2.3.2.1. Entretien sémi-directif
Cette technique nous a permis de recueillir des informations
qualitatives détaillées auprès des acteurs directement
impliqués dans la stratégie promotionnelle de Kin Marché.
Nous nous sommes entretenus avec deux (2) responsables par site Kin
Marché/Kolwezi. Au total, ils étaient au nombre de seize (16).
Nous avons utilisé l'entretien sémi-directif
appuyé par un guide d'entretien structuré autour de trois
axes :
- L'historique et le contexte de Kin Marché ;
- La place des promotions des ventes ;
- Les objectifs et logiques stratégiques.
Ces entretiens ont permis de recueillir des informations
sur :
- Les pratiques promotionnelles ;
- Les perceptions des acteurs ;
- Les facteurs explicatifs de la croissance.
2.3.2.2. Enquête par questionnaire
Dans le cadre de cette recherche, le recours à
l'enquête par questionnaire se justifie pleinement au regard de la nature
de la population étudiée et des objectifs poursuivis. En effet,
chaque site de Kin Marché compte en moyenne cinq (5) vendeurs, lesquels
constituent des acteurs clés dans la mise en oeuvre des actions
promotionnelles. Leur proximité avec la clientèle et leur
implication directe dans l'exécution des stratégies commerciales
leur confèrent une position privilégiée pour fournir des
informations pertinentes et fiables.
Ainsi, il s'est avéré nécessaire de
recueillir leurs opinions de manière systématique et
structurée. À cet effet, l'enquête par questionnaire a
été retenue comme outil de collecte de données le plus
approprié.
2.3.2.3. Analyse documentaire
La technique documentaire a été un outil
complémentaire de récolte des données.Grâce à
elle nous avons également exploité :
- Les supports promotionnels (affiches, visuels) ;
- Le site web de Kin Marché ;
- Les documents internes sur l'historique de Kin
Marché, ses missions, obectifs, valeurs et sa vision.
2.3.2.4. Obervation
La technique d'observation a été notre
deuxième outil complémentaire de collecte. Elle nous a, en effet
permis d'observer factuellement la croissance de Kin marché passant par
l'ouverture et/ou l'implantation de nouveaux sites à travers les points
stratégiques de la ville de Kolwezi, l'engouement que suscite ses
actions promotionnelles mais aussi sa situation concurrentielle sur le
marché. Cette technique nous a renseigné sur la situation de
différents sites Kin Marché à Kolwezi :
- Terminus ville (Manika) ;
- Lusanga ;
- Malou ;
- Binanza ;
- Mandrandèle ;
- Mwangeji ;
- Place monument ;
- Arcadia.
Elle nous a également fournit des données
paertinentes sur la situation concurrentielle.
2.3.3. Terrain de recherche
2.3.3.1. Univers d'enquête
L'univers de cette étude a été la ville
de Kolwezi.
2.3.3.2. Champ d'investigation
Le champ d'investigation a été le
supermarché Kin Marché dans ses différents sites à
Kolwezi.
2.3.3.3.Population d'étude
La population d'étude a été
constituée de :
- Les responsables des différents sites de Kin
Marché, en raison de leur maîtrise de la politique commerciale et
stratégique ;
- La force de vente (vendeurs) dans différents sites,
en raison de leur implication directe dans la mise en oeuvre des actions
promotionnelles.
Ces acteurs ont été considérés
comme les mieux placés en raison de leurs qualités pour nous
fournir les explications à même de confirmer le lien entre
stratégies marketing et croissance.
2.3.4.Échantillonnage
Étant donné le nombre limité d'acteurs
concernés par notre étude, il n'a pas été
procédé à un échantillonnage statistique.
Nous avons plutôt opté pour un
échantillonnage intentionnel basé sur la pertinence des
informateurs.
Ainsi, l'échantillon a été composé
de :
- 16 responsables, soit 2 par site sur les 8 sites de Kin
Marché ;
- 40 vendeurs, soit 5 par site.
Ce choix repose sur :
- Leur niveau d'implication ;
- Leur connaissance du phénomène
étudié.
2.3.5. Méthode d'analyse des données
1) Les données recueillies au moyen de l'entretien, ont
été analysées à partir d'une analyse
thématique.Cette analyse a consisté à :
- Regrouper les réponses par axes du guide
d'entretien ;
- Identifier les idées récurrentes ;
- Mettre en évidence les éléments
significatifs liés à la croissance ;
L'interprétation des résultats s'est faite
à la lumière :
- De la théorie de la sémiotique
situationnelle ;
- De l'approche systémique.
2) Les données recueillies à l'aide de
l'enquête par questionnaire ont fait l'objet d'un traitement statistique
à visée descriptive. Cette analyse a consisté à
:
- Dépouiller et coder les réponses obtenues
auprès des vendeurs ;
- Calculer les fréquences et les pourcentages afin de
mesurer la répartition des opinions ;
- Présenter les résultats sous forme de tableaux
;
- Comparer les différentes réponses afin de
dégager des tendances majoritaires.
Cette démarche a permis de quantifier les perceptions
des vendeurs et d'identifier les tendances dominantes relatives à la
mise en oeuvre des actions promotionnelles.
L'interprétation des résultats s'est faite en
complément de l'analyse qualitative, à la lumière :
- De la théorie de la sémiotique situationnelle,
pour comprendre le sens que les acteurs attribuent aux actions promotionnelles
dans leur contexte ;
- De l'approche systémique, afin d'appréhender
les interactions entre les différents éléments du
dispositif commercial influençant la croissance.
2.3.6. Justification méthodologique
Le choix de cette démarche méthodologique se
justifie par :
- La volonté de comprendre un phénomène
complexe (la croissance) ;
- La nécessité d'accéder à des
données internes et qualitatives ;
- L'adéquation avec une analyse contextualisée
et dynamique des situations.
2.3.7. Considérations éthiques
Dans le cadre de cette recherche :
- L'anonymat des enquêtés a été
respecté ;
- Les données ont été collectées
à des fins strictement scientifiques ;
- Le consentement des participants a été obtenu
avant les entretiens et l'enquête.
CONCLUSION PARTIELLE
Dans ce chapitre, il a été question de
présenter notre champ d'investigation. Nous avons d'abord circonscrit
l'univers d'enquête qu'est la ville de Kolwezi. C'est dans cet univers
que nous sommes arrivé à placer l'entreprise Kin Marché
comme champ empirique afin d'appréhender les pratiques promotionnelles
qui permettent la croissance de cette entreprise dans la ville de Kolwezi. A la
fin, nous avons présenté le cadre méthodologique de cette
recherche pour donner les voies de collecte des données.
CHAPITRE TROISIEME :RECOLTE DES DONNEES,
PRESENTATION ET INTERPRETATION DES RESULTATS
3.0. Introduction partielle
Ce chapitre est d'un intérêt particulier, car il
vient donner la forme à cette recherche. C'est à travers les
résultats que le présent travail trouve son soubassement en
mettant un processus par lequel, les hypothèses sont validées
pour matérialiser les objectifs de cette étude. D'où, ce
chapitre revient de prime abord sur quelques modalités empiriques avant
la présentation des résultats, ensuite leur analyse et enfin leur
interprétation.
3.1. Démarche sur terrain
La présentation de la démarche sur le terrain a
visé « les considérations d'ordre méthodologique qui
ont pour but de permettre de recueillir toutes les informations utiles afin de
résoudre les problèmes liés à une étude
grâce à la vérification empirique » (N'da P., 2015
:97). C'est dans cet optique que nous avons construit notre corpus pour
l'entretien sémi-directif.
Il convient de préciser que, pour appréhender la
situation-problème liée à la croissance de l'acteur Kin
Marché, nous avons privilégié l'exploitation de
données internes à l'enseigne. À cet effet, nous avons
opté pour une démarche méthodologique mixte, combinant
approches qualitative et quantitative. En effet, le nombre restreint de
responsables de sites (16) nous a permis de recueillir aisément leurs
perceptions au moyen d'entretiens semi-directifs. En revanche, face à un
effectif plus important de vendeurs (40), il n'était pas envisageable de
mener des entretiens individuels; nous avons donc procédé par une
enquête par questionnaire afin de collecter leurs données.
L'univers de notre enquête a été la ville
de Kolwezi tandis que le champ d'investigation a été Kin
Marché/Kolwezi. S'agissant de la population d'enquête, elle a
été constituée des responsables de Kin Marché et de
la force de vente de chaque site.Lesresponsables de chaque site parce qu'ils
détiennent la politique commerciale de l'enseigne et la force de vente
puisqu'elle est la cheville ouvrière qui accompagne la mise en oeuvre
des actions promotionnelles. La qualité de ces enquêtés les
place dans la meilleure posture pour expliquer si les stratégies
promotionnelles de Kin Marché sont ancrées dans les raisons de sa
croissance.
3.2. Recolte des données
La récolte des données empiriques a
été faite par entretiens sémi-directifs avec les
responsables de Kin Marché tandis que les données provenant des
vendeurs ont été collectées grâce à
l'enquêtepar questionnaire.
3.2.1. Présentation du guide
d'entretien
Dans le cadre de notre recherche, le recours au guide
d'entretien s'est inscrit dans une démarche qualitative qui cherchait
à comprendre en profondeur les logiques qui sous-tendent la croissance
de Kin Marché à Kolwezi, en lien avec les actions promotionnelles
mises en oeuvre.
L'entretien constitue, si nous devons nous
référer à Bénoît Gauthier (2009) à cet
effet, un outil privilégié pour accéder aux perceptions,
aux expériences et aux représentations des acteurs
impliqués dans la stratégie commerciale de l'enseigne, notamment
les responsables et la force de vente.
Le choix du guide d'entretien se justifie par la
nécessité d'orienter les échanges autour des thèmes
de recherche tout en laissant aux enquêtés une certaine
liberté d'expression, indispensable à la richesse des
données qualitatives.
3.2.1.1. Type d'entretien retenu
L'étude a mobilisé un entretien semi-directif.Ce
type d'entretien présente l'avantage de concilier :
- Une structuration préalable des thèmes
à aborder ;
- Et une souplesse dans la conduite de l'échange,
permettant d'approfondir certains aspects en fonction des réponses des
enquêtés.
Ainsi, le guide d'entretien a servi de fil conducteur, sans
pour autant enfermer les participants dans des réponses
fermées.
3.2.1.2. Objectifs du guide d'entretien
Le guide d'entretien a été conçu en
cohérence avec les objectifs de la recherche. Il visait principalement
à :
- Comprendre l'évolution et la dynamique de croissance
de Kin Marché à Kolwezi ;
- Identifier la place et le rôle des promotions des
ventes dans cette dynamique ;
- Analyser les logiques stratégiques qui sous-tendent
la mise en oeuvre des actions promotionnelles ;
- Appréhender la manière dont ces actions
s'inscrivent dans les différents contextes de la situation
commerciale.
3.2.1.3. Structuration du guide
d'entretien
Le guide d'entretien a été structuré
autour de trois axes thématiques :
1) Historique et contexte de Kin Marché
Cet axe cherchait à situer l'enseigne dans son
environnement et à retracer son évolution dans la ville de
Kolwezi.Il a permis d'identifier la situation de départ dans la
perspective de la contextualisation situationnelle dynamique.
2) Place des promotions des ventes
Cet axe a porté sur les actions promotionnelles mises
en oeuvre par Kin Marché. il a été conçu pour
permettre d'analyser la promotion comme outil de transformation de la situation
commerciale.
3) Objectifs et logiques stratégiques
Cet axe a permis d'identifier les contextes manipulés
(acteurs, espace, enjeux, environnement), en lien avec la théorie de la
sémiotique situationnelle et l'approche systémique.
3.2.1.4. Conditions d'administration du
guide
Les entretiens ont été réalisés en
face-à-face auprès des responsables des différents sites
de Kin Marché à Kolwezi.
Avant chaque entretien :
- L'objectif de la recherche a été
expliqué ;
- L'anonymat des réponses a été
garanti ;
- Et le consentement des participants a été
obtenu.
Les échanges ont été conduits dans un
climat de confiance, favorisant l'expression libre des
enquêtés.
3.2.2. Présentation du Questionnaire
d'enquête
En complément des entretiens réalisés
auprès des responsables, il a été recouru à un
questionnaire d'enquête dans le but de recueillir des données
à caractère quantitatif relatives à la perception des
actions promotionnelles au sein de Kin Marché.
Le recours à cet outil s'inscrit dans une logique de
triangulation méthodologique, visant à croiser les données
qualitatives issues des entretiens avec des données quantitatives, afin
de renforcer la validité des résultats de la recherche.
3.2.2.1. Admnistration du Questionnaire
Le questionnaire a été administré
auprès des agents de la force de vente des différents sites de
Kin Marché à Kolwezi. Ces derniers, en raison de leur contact
direct avec la clientèle et de leur implication dans la mise en oeuvre
des actions promotionnelles, constituent des informateurs
privilégiés pour apprécier les effets de ces actions sur
le comportement des clients et sur la dynamique de l'entreprise.
L'administration du questionnaire s'est déroulée
en présentiel, dans les différents points de vente, dans un
climat favorable à la participation des enquêtés.
L'anonymat des réponses a été garanti, afin de favoriser
la sincérité des déclarations.
3.2.2.2. Structure du Questionnaire
Le Questionnaire d'enquête élaboré dans le
cadre dans le cadre de cette étude a été structuré
de manière thématique, en cohérence avec les objectifs de
la recherche et les variables à analyser. il aété
organisé en cinq sections principales, chacune correspondant à un
aspect spécifique de notre problématique :
- Le profil des répondants ;
- L'ancienneté et la présence des agents sur le
site ;
- La perception des promotions des ventes
- L'influence des promotions sur le comportement des
clients ;
- les canaux de communications des promotions.
3.2.2.3. Objectifs du Questionnaire
Le questionnaire a permis de recueillir des informations
relatives :
- Au profil des enquêtés (sexe, âge,
fonction) ;
- À leur ancienneté et leur présence sur
le site ;
- À leur perception des promotions des ventes ;
- À l'influence de ces promotions sur le comportement
des clients ;
- Ainsi qu'aux canaux de communication utilisés pour
diffuser les offres promotionnelles.
3.2.2.4. Questionsproprementdites
Les questions étaient majoritairement fermées,
afin de faciliter le traitement et l'analyse des données. Certaines
questions à choix multiples ont également été
intégrées pour capter la diversité des pratiques
observées.
Le questionnaire complet utilisé dans le cadre de cette
étude est présenté en annexe II.
3.3. Présentation des
données
Dans cette section, il est question de présenter de
manière structurée les données empiriques recueillies sur
le terrain auprès des responsables et de la force de vente de Kin
Marché Kolwezi. Nous présentons d'abord les données du
questionnaire d'enquête ensuite nous présenterons les
données des entretiens.
3.3.1. Données du Questionnaire
d'enquête
Tableaux N°3 : Répartition des
enquêtés selon le genre
v La force de vente de Kin Marché
Kolwezi
|
Genres
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Masculin
|
14
|
35%
|
|
Féminin
|
26
|
65%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de l'enquête
Commentaire : Ce tableau
renseigne que la force de vente de Kin Marché est essentiellement
constituée des femmes qui y sont majoritaires avec 65 %, contre 35 %
d'hommes. Cette configuration met en évidence une forte présence
féminine dans les fonctions opérationnelles liées à
la relation directe avec la clientèle.
Tableau N°3 : Données relatives
à l'âge de la force de vente
v Répartition des agents selon l'âge
|
Ages
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Moins de 20 ans
|
1
|
2,5%
|
|
20-29 ans
|
22
|
55%
|
|
30-39 ans
|
13
|
32,5%
|
|
40-49 ans
|
2
|
5%
|
|
50 ans et plus
|
2
|
5%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source :
Données de l'enquête
Commentaire : Du point de vue
de l'âge, la force de vente est globalement jeune. La tranche d'âge
de 20 à 29 ans représente à elle seule 55 % de l'effectif,
suivie de celle de 30 à 39 ans avec 32,5 %. Les autres tranches
d'âge restent marginales. Cela traduit une dynamique organisationnelle
reposant essentiellement sur une main-d'oeuvre jeune.
Tableau N°4 : Données relatives aux
postes d'emploi de la force de vente
v Répartition des agents selon le poste
occupé
|
Position dans le site
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
vendeur
|
12
|
30%
|
|
Agent de rayon
|
8
|
20%
|
|
Agent d'assortissement
|
14
|
35%
|
|
Agent marketing
|
2
|
5%
|
|
Community manager
|
3
|
7,5%
|
|
Autre
|
1
|
2,5%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de l'enquête
Commentaire : Concernant les
postes occupés, les agents d'assortiment (35 %) et les vendeurs (30 %)
constituent les catégories dominantes, suivis des agents de rayon (20
%). Les fonctions liées directement au marketing et au numérique
(community management) restent minoritaires. Cette répartition
témoigne d'une organisation fortement orientée vers la gestion
des produits et l'accompagnement du client en point de vente.
Tableau N°5 : Données relatives
à la fréquentation du poste par la force des ventes
v Fréquentation du poste
|
Position dans le site
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Tous les jours de la semaine
|
12
|
30%
|
|
Tous les trois jours
|
25
|
62,5%
|
|
Une fois par semaine
|
3
|
7,5%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source :
Données de l'enquête
Commentaire : Ce tableau met en
évidence une répartition différenciée de la
fréquence de présence de la force de vente au poste. La
majorité des agents, soit 62,5 %, accède au site tous les trois
jours, ce qui traduit un rythme de travail intermédiaire et dominant au
sein de l'effectif. Une proportion non négligeable, représentant
30 %, est présente quotidiennement, assurant ainsi une continuité
des activités commerciales. En revanche, une faible minorité,
soit 7,5 %, ne fréquente le site qu'une fois par semaine, ce qui indique
une implication plus occasionnelle dans les opérations de vente. Ces
données révèlent une organisation du travail fondée
principalement sur une rotation périodique des agents, avec un noyau
actif présent en permanence.
Tableau N°6 : Données relatives
à l'ancienneté de la force de vente
v Niveau d'ancienneté de la force de vente
|
Ancienneté des agents
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Moins d'un an
|
6
|
15%
|
|
1 à 2 ans
|
14
|
35%
|
|
3 à 4 ans
|
12
|
30%
|
|
Depuis l'ouverture
|
8
|
20%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de l'enquête
Commentaire :L'analyse de
l'ancienneté montre que 35 % des agents ont une expérience
comprise entre 1 et 2 ans, tandis que 30 % ont entre 3 et 4 ans
d'ancienneté. Une proportion non négligeable (20 %) travaille
depuis l'ouverture de l'enseigne. Ces données traduisent une certaine
stabilité du personnel, favorable à la continuité des
pratiques commerciales.
Tableau N°7 : Données relatives
à l'existence des promotions à Kin Marché
v Les promotions à Kin
Marché
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
OUI
|
40
|
100%
|
|
NON
|
0
|
0%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de
l'enquête
Commentaire : Les
résultats de l'enquête montrent de manière unanime que les
actions promotionnelles constituent une réalité permanente au
sein de Kin Marché Kolwezi. En effet, 100 % des enquêtés
confirment l'existence régulière de promotions.
Tableau N°8 : Données relatives
à la fréquence des promotions à Kin
Marché
v Fréquence des promotions à Kin
Marché
|
Fréquence des promotions
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Très fréquentes
|
6
|
15%
|
|
Fréquentes
|
24
|
60%
|
|
Peu fréquentes
|
8
|
20%
|
|
Rares
|
2
|
5%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de
l'enquête
Commentaire : S'agissant de
leur fréquence, 60 % des répondants estiment que les promotions
sont fréquentes, tandis que 15 % les jugent très
fréquentes. Une minorité les perçoit comme peu
fréquentes ou rares. Cette perception traduit une stratégie
promotionnelle soutenue et inscrite dans la durée.
Tableau N°9 : Données relatives
à l'avantage des promotions à Kin Marché
v L'avantage des promotions des ventes à Kin
Marché
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Tout à fait d'accord
|
22
|
55%
|
|
D'accord
|
18
|
45
|
|
Pas d'accord
|
0
|
0%
|
|
Peu d'accord
|
0
|
0%
|
|
Pas du tout d'accord
|
0
|
0%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source :
Données de l'enquête
Commentaire : À la
lecture de ce tableau, il ressort que l'ensemble des agents de la force de
vente de Kin Marché Kolwezi reconnaît unanimement l'importance des
promotions. En effet, 22 agents, soit 55 %, se déclarent tout à
fait d'accord quant à l'avantage des promotions sur la croissance de
l'entreprise, tandis que 18 agents, représentant 45 %, se disent
d'accord. Aucun répondant n'exprime d'avis défavorable, ce qui
traduit une perception largement positive et partagée. Ces
résultats montrent clairement que les promotions de vente constituent un
levier stratégique majeur pour la croissance de Kin Marché, tel
que perçu par sa force de vente, confirmant ainsi leur efficacité
dans le développement de l'entreprise.
Tableau N°10 : Données relatives aux
avantages clients à Kin Marché
v L'observation des avantages clients à Kin
Marché
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
OUI
|
38
|
95%
|
|
NON
|
2
|
5%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de
l'enquête
Commentaire :À la
lecture de ce tableau, il apparaît que la grande majorité des
répondants, soit 38 vendeurs représentant 95 %, estiment que les
promotions des ventes présentent des avantages pour les clients de Kin
Marché Kolwezi. En revanche, une minorité de 2 répondants,
soit 5 %, ne perçoit pas ces avantages. Ces résultats mettent en
évidence une perception largement favorable des promotions par les
répondants, confirmant leur rôle positif dans l'attraction et la
satisfaction des clients de Kin Marché Kolwezi.
Tableau N°11 : Données relatives
à l'observation des mouvements des clients à Kin
Marché
v L'observation des mouvements des clients à
Kin Marché
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
OUI
|
39
|
97,5%
|
|
NON
|
1
|
2,5%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de
l'enquête
Commentaire : Il ressort que la
quasi-totalité des membres de la force de vente interrogés
affirme percevoir une variation des mouvements des clients à Kin
Marché Kolwezi lors des périodes de promotions. En effet, 39
répondants, soit 97,5 %, ont répondu par l'affirmative, tandis
qu'un seul agent, représentant 2,5 %, a donné une réponse
négative. Ces résultats démontrent que les promotions de
vente influencent significativement l'affluence des clients, confirmant ainsi
leur impact direct sur la dynamique de fréquentation de Kin
Marché Kolwezi.
Tableau N°12 : Données relatives
à la préférence de Kin Marché aux autres
supermarchés
v La préférence des clients par rapport
à d'autres à Kin Marché
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Fortement
|
22
|
55%
|
|
Moyennement
|
15
|
37,5%
|
|
Faiblement
|
3
|
7,5%
|
|
Pas du tout
|
0
|
0%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de
l'enquête
Commentaire : Il apparaît
que les promotions de vente contribuent à renforcer
l'appréciation de Kin Marché par rapport aux autres
supermarchés de la ville de Kolwezi. En effet, 22 répondants,
soit 55 %, estiment que Kin Marché est fortement apprécié.
Par ailleurs, 15 personnes, représentant 37,5 %, considèrent que
l'enseigne est moyennement appréciée. Enfin, une minorité
de 3 répondants, soit 7,5 %, jugent que Kin Marché est faiblement
apprécié. Ces résultats montrent que les promotions
participent globalement à améliorer l'image et
l'attractivité de Kin Marché, bien que des efforts
supplémentaires puissent être envisagés pour renforcer
davantage sa position face à la concurrence.
Tableau N°13 :
Données relatives aux canaux de communication de la promotion des
ventes
v Les canaux de communication de la promotion des
ventes aux clients
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Affichage en magasin
|
24
|
60%
|
|
Réseaux sociaux/SMS
|
12
|
30%
|
|
Bouche-à-oreille
|
4
|
10%
|
|
Total
|
40
|
100%
|
Source : Données de
l'enquête
Commentaire : De ce tableau, il
ressort que l'affichage en magasin constitue le principal moyen d'information
sur les promotions de vente chez Kin Marché, avec 24 répondants,
soit 60 %. Les réseaux sociaux et les SMS occupent la deuxième
position, mentionnés par 12 enquêtés, soit 30 %. Enfin, le
bouche-à-oreille représente une part plus faible, avec 4
répondants, soit 10 %. Ces résultats montrent que la
communication des promotions repose principalement sur des supports internes au
magasin, tandis que les canaux digitaux et informels jouent un rôle
complémentaire dans la diffusion de l'information.
3.3.1.1. Interprétationqualitative des
données de l'enquête
Au regard de l'ensemble des résultats obtenus, il
apparaît que les promotions des ventes constituent un levier
stratégique déterminant dans la dynamique de croissance de Kin
Marché Kolwezi. Leur efficacité ne saurait toutefois être
appréhendée de manière isolée, mais doit être
comprise à la lumière des interactions entre les
différents acteurs (prospects, clients, vendeurs, agents de rayons,
agents d'assortiment, agents marketing, community managers) et
éléments du système commercial (fournisseurs, Kin
Marché, consommateurs, concurrents)
Dans une perspective de contextualisation situationnelle
dynamique, les promotions des ventes prennent sens à travers les
situations concrètes d'interaction entre la force de vente et les
clients. En effet, leur efficacité repose sur la manière dont
elles sont perçues (le rôle joué par les promotions
auprès de la clientèle), interprétées (le sens
données aux actions promotionnelles par la clientèle) et mises en
scène dans les contextespertinents pour Kin Marché (spatial,
temporel, enjeux, positionnement, physique et sensoriel).
Les agents, en tant qu'acteurs situés, participent
activement à la co-construction du sens des offres promotionnelles, en
fonction des attentes des clients, des contraintes organisationnelles et des
réalités du terrain. Ainsi, la promotion ne constitue pas
seulement une technique commerciale, mais un processus communicationnel
dynamique, dont la portée dépend du contexte dans lequel elle
s'inscrit et de ce fait, peut faire évoluer la situation commerciale.
Par ailleurs, l'analyse des résultats à travers
l'approche systémique met en évidence que la performance des
promotions résulte de l'articulation cohérente de plusieurs
composantes du système Kin Marché, notamment la structure
organisationnelle, la force de vente, les pratiques de communication et le
comportement des clients. Chaque élément agit en interaction avec
les autres, et forme un ensemble interdépendant où la
modification d'un facteur influence l'équilibre global du
système. Dans cette logique, les promotions apparaissent comme un
mécanisme de régulation et de stimulation du système
commercial qui contribue à intensifier les flux de clientèle,
à renforcer l'attractivité de l'enseigne et à soutenir la
dynamique des ventes.
Dès lors, l'efficacité des promotions
observée dans cette étude s'explique par leur inscription dans un
dispositif global où s'articulent facteurs humains, organisationnels,
économiques et communicationnels. Cette synergie systémique,
combinée à la dynamique situationnelle des interactions en point
de vente, permet de comprendre pourquoi les promotions constituent un
instrument pertinent et performant de croissance pour Kin Marché
Kolwezi.
Ainsi, les résultats obtenus confirment pleinement les
hypothèses de recherche, en démontrant que les promotions des
ventes, lorsqu'elles sont intégrées dans une logique
systémique et contextualisées dans les situations d'interaction,
c'est-à-dire lorsqu'elles sont combinées avec les autres actions
du mix de communication et du marketing mix, elles contribuent de
manière significative à la performance commerciale et au
développement de l'entreprise.
Ainsi eu égard, aux données obtenues du terrain,
voici comment se présente notre construction du sens des promotions en
fonction de la contextualisation situationnelle dynamique :
Tableau N°14 : Contextualisation
situationnelle dynamique de la promotion des ventes chez Kin
Marché
|
Situation de départ
|
Communications généralisées entre
acteurs
|
Situation d'arrivée
|
|
- Faible attractivité initiale du supermarché
dans un environnement concurrentiel local
|
- Mise en place d'actions promotionnelles (Essais et
échantillonage réductions, jeux-concours, offres groupées)
communiquées via affichage, bouche-à-oreille et interactions
vendeurs-clients, PLV
|
- Augmentation progressive de la fréquentation et
amélioration de la visibilité de Kin Marché
|
|
- Perception neutre ou peudifférenciée de Kin
Marché par les consommateurs
|
- Discours commerciaux des vendeurs valorisant les promotions
+ scénarisation des offres en magasin (mise en tête de gondole,
animation des rayons)
|
- Construction d'une image dynamique et attractive du point de
vente
|
|
- Faible implication émotionnelle des clients dans
l'acte d'achat
|
- Création d'une expérience sensorielle
(ambiance, présentation des produits, mise en scène
promotionnelle)
|
- Développement du capital-sympathie des clients au
magasin
|
|
- Achat occasionnel
|
- Organisation de promotions périodiques
|
- Fidélisation de la clientèle
|
|
- Concurrence forte sur les prix dans le contexte local
|
- Positionnement stratégique des promotions comme
opportunités(discours sur «bonnes affaires»)
|
- Repositionnement de Kin Marché comme un acteur
compétitif et accessible
|
|
- Faible structuration des interactions entre acteurs
(vendeurs, clients, direction)
|
- Coordination interne autour des campagnes promotionnelles
(briefings, objectifs de vente, implication du personnel)
|
- Cohérence organisationnelle renforcée et
efficacité collective accrue
|
Source : Données de l'enquête
Tableau N°15 : Contextualisation
situationnelle dynamique de la promotion des ventes chez Kin Marché
(suite)
|
Situation de départ
|
Communications généralisées entre
acteurs
|
Situation d'arrivée
|
|
- Contexte spatial peu valorisé (un seul point de vente
dans la ville)
|
- Aménagement stratégique des sites à
travers la ville
|
- Transformation de Kin Marché en espace
d'expérience commerciale attractif
|
|
- Vision limitée de la promotion comme technique
ponctuelle
|
- Intégration progressive de la promotion dans une
approche systémique et communicationnelle globale (interaction, sens,
contexte)
|
- Émergence de la promotion des ventes comme levier
stratégique de croissance
|
3.3.1.2. Interprétation des données des
tableaux N°14 et N°15
Ces tableaux montrent que la promotion des ventes,
appréhendée dans une perspective de communication processuelle
généralisée, ne se limite pas à des actions
marketing isolées. Elle s'inscrit dans une dynamique interactionnelle
où les acteurs co-construisent du sens en fonction de contextes
pertinents :
- Spatial : politique de distribution (organisation de Kin
Marché) ;
- Temporel : périodes et périodicité des
promotions ;
- Enjeux : recherche d'attractivité et de
compétitivité ;
- Positionnements : image de Kin Marché ;
- Physique et sensoriel : expérience vécue par
les clients.
Ainsi, conformément à la logique de la
contextualisation situationnelle dynamique, les communications
généralisées transforment progressivement la situation
initiale en une situation d'arrivée marquée par la croissance de
Kin Marché. Cette croissance apparaît alors comme le
résultat d'un processus interactionnel où les promotions prennent
sens dans et par les contextes.
3.3.2. Données des
entretiens
Tableaux N°16 : Répartition des
enquêtés selon le genre
v Les responsables de Kin Marché
Kolwezi
|
Genres
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Masculin
|
11
|
68,75%
|
|
Féminin
|
5
|
31,25%
|
|
Total
|
16
|
100%
|
Source : Données des entretiens
Commentaire : Les
données recueillies permettent de dégager certaines
caractéristiques sociodémographiques et professionnelles des
acteurs interrogés.
S'agissant des responsables, la majorité est
constituée d'hommes, représentant 68,75 % de l'effectif contre
31,25 % de femmes. Cette répartition traduit une présence
masculine plus marquée dans les fonctions décisionnelles au sein
des sites étudiés.
Le guide d'entretien a été conçu de
manière à récolter les opinions (que nous
présentons ci-dessous) auprès des enquêtés par axes.
Il s'est agi de 3 axes suivants : axe historique et contexte de Kin
Marché ; Axe place de la promotion des ventes et axe des objectifs
et logistiques stratégiques :
1) Axe Historique et contexte de Kin
Marché
S'agissant de cet axe, les données suivantes ont
été receuillies :
- Kin Marché s'est implanté dans la ville de
Kolwezi en novembre 2020 et son premier site était celui du Terminus
Ville. Très vite son marché a commencé à
croître. Dès l'année 2022 s'est ajouté le site
Arcadia, puis en 2024 les sites Mwangeji et Malou. L'année 2025 a vu
s'ajouter les sites Mandrandèle et Place Monument et en 2026, les sites
Lusanga et Binanza ont aussi été ouverts ;
- A son arrivée en 2020, comme concurrents directs
à Kolwezi, Kin Marché avait trouvé les Super
Marchés Liberty Ma Maison, MwangejiMarket, Naz, SK, JamboMart, etc. A ce
jour, tous ses concurrents n'ont qu'un seul point de vente (à
l'exception de SK qui en compte 2), alors que Kin Marché en compte
maintenant 8 et continue son expansion ;
- La croissance s'explique tant par la politique commerciale
que par la politique de communication. En effet, pour être plus
attrayant, Kin Marché déploie sa stratégie à
travers les politiques de prix (prix abordables), de distribution (plusieurs
sites) et de l'offre à la clientèle (produits d'usage courant)
ainsi que sur sa politique de communication (promotion des ventes,
publicité, communication évenementielle, etc.). Il y a
également les canaux de communication déployés qui font
état d'une stratégie cross-médias efficace
(Présence remarquable sur tous les Réseaux sociaux populaires,
envois des SMS, affichage, Médias traditionnels).
Commentaire :
Ces opinions renseignet en effet que les promotions des
ventes contribuent de manière significative à la croissance de
Kin Marché bien que couplées à d'autres stratégies
marketing telles que les politiques de prix et de distribution.
2) Axe de la place de la promotion des
ventes
- Les informations obtenues du terrain renseignent que
dès la pénétration du marché de Kolwezi en 2020, la
mise en oeuvre des actions promotionnelles a été au centre de la
stratégie de Kin Marché. A son implantion dans la ville de
Kolwezi, les actions telles que les remises des cartes de
fidélité, les offres spéciales, les réductions de
prix et la PLV, ont été les principales actions qui ont
accompagné la pénétration de Kin Marché à
Kolwezi ;
- Les actions promotionnelles de Kin Marché
s'inscrivent souvent dans les registres de création suivants :
réductions de prix et rabais ; essais et
échantillonnage ; Jeux et concours ; vente avec primes ;
cartes de fidélité et la PLV ;
- Il est apparu en outre que chaque période
bimestrielle à Kin Marché, voit une nouvelle action être
déployée. Tandis que de manière permanente les cartes de
fidélité sont toujours capitalisées par la
clientèle.
Commentaire :
Ces opinions nous renseignent que les actions
promotionnelles contribuent à la croissance de Kin Marché dans la
mesure où, elles sont créées en changeant souvent des
registres de création. Partant des réductions des prix et rabais,
aux ventes avec primes, jeux et concours jusqu'aux remises des cartes de
fidélité.
3) Axe des objectifs et logiques
stratégiques
Les données empiriques sur les objectifs de la
promotion chez Kin Marché Kolwezi, ont montré que les
objectifs suivants sont poursuivis :
- La modification et la stimulation de la demande en agissant
sur le comportement ;
-
L'augmentationdesventesquipermetd'améliorerlarotationdesstocks;
-
L'accélérationdelacirculationdesmarchandises;
-
Lerecrutementdenouveauxclientsetlafidélisationdesclients;
- La réduction des coûts de stockage des
distributeurs, la lutte contre la concurrence et l'amélioration de
l'image de marque de Kin Marché.
Concernant leslogiquesstratégiquesdecetteentreprise, il
est apparu qu'elles reposent sur la force de vente, la politique de
distribution de l'entreprise et l'assortiment et l'atmosphère de
l'entreprise. Cependant ces logiques stratégiques, laissent entrevoir en
même temps différents contextes significatifs et manipulables dans
lesquels la promotion des ventes est plus une communication processuelle
généralisée plutôt qu'une simple action marketing et
qui influence la situation de Kin Marché vers sa croissance :
- La force de vente
Le personnel de vente chez Kin Marché représente
un élément-clé
dumagasinpourorienterleconsommateurdansseschoix.Aujourd'huiavec
leCRM,laforcedeventereprésenteun«supplémentd'âme»dumagasinqui
permet au distributeur de personnaliser sa relation avec le client2.
Pendant
lespériodesdepromotion,lepersonneldel'entreprisejoueunrôleprimordial
pourassurerlebondéroulementdecetyped'action ;
Commentaire :
La force de vente renvoie au contexte des
positionnements des acteurs en présence, car les vendeurs
qui accompagnent les actions promotionnelles sont méticuleusement
choisis pour influencer le comportement d'achat des consommateurs.
- La politique de distribution
l'entreprise
La politique de distribution constitue un critère
important qui influence
l'acheteurdanssonchoixdupointdevente.Eneffet,unmodèled'interaction
spatialetenantcomptedelaconcurrenceetconsidérantlatailledel'entreprise
est considéré comme un facteur qui joue un rôle important
dans son attractivité, donc on peut supposer que pendant la promotion,
le circuit de distribution de Kin Marché constitue un facteur qui attire
les clients.
Kin Marché à Kolwezi s'est proposé de
s'implanter dans les différents coins achallendés de la ville.
Ainsi, cette entreprise est implantée aux points chauds de la ville de
Kolwezi suivants :
1. KinMarchéRond-pointMalou;
2. KinMarchéTerminusville;
3. KinMarchéMandrandele;
4. KinMarchéBinanza;
5. KinMarchéMwangeji;
6. KinMarché PlaceMonument ;
7. KinMarchéArcadia;
8. KinMarchéLusanga.
Commentaire :
La politique de distribution de Kin Marché renvoie au
contexte spatial qui est le contexte le plus
pertinent de la situation-problème (la croissance de Kin Marché.
Car le fait pour cette enseigne d'avoir plusieurs points des ventes à
travers la ville de Kolwezi, signifie la disponibilité des campagnes
promotionnelles à plusieurs endroits au même moment. Se qui
augmente la chance de plusieurs prospects d'y participer.
- L'assortiment et les marques
L'assortiment est défini comme étant
lavariété des produits offerts, décrits en termes
d'ampleur, de largeur. ChezKinMarchéKolwezi,lesproduitsdemême
nature sont rangés dans un seul rayon afin de permettre aux clients de
se retrouver lors de l'acte d'achat. Les produits en promotion sont souvent
placés en tête de gondole avec le cas échéant,
l'affiche publicitaire proposant l'offre.
Commentaire :
Le contexte des enjeux des acteurs en
présence est ici manipulé. Car l'emplacement des
produits dans les différents rayons n'est pas un fait du hasard ni
anodin. Cela est fait pour rencontrer les attentes de la clientèle et la
stimulation des achats.
- L'atmosphèredel'entreprise
L'atmosphère concerne l'environnement physique et
social. Cette variable semble être décisive et attire de plus en
plus l'attention des
prospects.Elleprolongeladuréedevisitedumagasinetinfluencelepanier
d'achat des consommateurs.
Commentaire :
Ici c'estle contexte physique et
sensorielqui est manipulé en vue d'attirer beaucoup de
prospects et de les maintenir le plus longtemps possible dans le point des
ventes. Ainsi par exemple, le parfum appliqué dans les différents
sites, y est fait à dessein. Les sens olfactifs des clients sont ceux
qui sont souvent manipulés.
Toutefois, il est intéressant de dire qu'il y a
le contexte temporel qui est aussi pertinent dans la
mesure où les moments où sont faites les actions promotionnelles
sont retenus en vue d'accentuer l'influence sur le comportement d'achat des
consommateurs. En effet, on observe plus de promotions en fin d'année,
durant les périodes festives mais ou bien à des occasions
solennelles.
3.4. Interprétation globale des
résultats
L'analyse des données issues de nos investigations met
en évidence une cohérence stratégique forte entre les
pratiques promotionnelles de Kin Marché et sa dynamique de croissance,
ce qui conforte globalement les hypothèses de recherche. En effet, les
discours recueillis révèlent que la promotion des ventes n'est
pas une action isolée, mais s'inscrit dans une logique systémique
articulant politique de prix, politique de distribution et mix de
communication. Cette complémentarité renforce l'efficacité
globale du dispositif commercial et explique, en partie, l'expansion rapide de
l'enseigne dans la ville de Kolwezi.
Par ailleurs, les résultats montrent que les actions
promotionnelles occupent une place centrale dès l'implantation de
l'entreprise, traduisant leur rôle structurant dans la conquête et
la fidélisation de la clientèle. La diversité des
registres mobilisés (réductions de prix, jeux et concours, cartes
de fidélité, ventes avec primes) ainsi que leur renouvellement
périodique témoignent d'une adaptation continue aux attentes du
marché.Ce qui valide l'hypothèse selon laquelle la variation et
la créativité promotionnelle influencent positivement le
comportement d'achat.
En outre, l'analyse des objectifs poursuivis (stimulation de
la demande, augmentation des ventes, fidélisation, amélioration
de l'image de marque) met en lumière une orientation stratégique
clairement tournée vers la performance commerciale. Ces objectifs,
combinés aux logiques organisationnelles (force de vente, politique de
distribution, merchandising et atmosphère), traduisent une approche
intégrée où la promotion agit comme un levier transversal
de croissance.
Enfin, à la lumière de la contextualisation
situationnelle dynamique, les données montrent que les actions
promotionnelles mobilisent simultanément plusieurs contextes
significatifs : contextes de positionnement (rôle de la force de vente),
spatial (multiplication des points de vente), des enjeux (organisation de
l'assortiment) et physique et sensoriel (atmosphère du magasin),
auxquels s'ajoute le contexte temporel (périodes promotionnelles
stratégiques). Cette multidimensionnalité confirme que la
promotion des ventes, chez Kin Marché, relève d'une communication
processuelle généralisée capable d'influencer durablement
la situation de l'entreprise vers la croissance.
CONCLUSION PARTIELLE
Ce Chapitre a permis de présenter de manière
structurée les données recueillies sur terrain et d'en proposer
une lecture interprétative en lien avec les objectifs. Nous d'abord
présenter les données de l'enquête menée
auprès de la force de vente de Kin Marché pour ensuite
présenter les données receuillies auprès des responsables
de 8 sites Kin Marché/Kolwezi. L'analyse des résultats met en
évidence des tendances significatives qui confortent globalement notre
position de départ.
CONCLUSION GENERALE
Nous voici au terme de notre recherche qui a porté sur
laCroissance d'un supermarché dans la ville de Kolwezi : une
contextualisation situationnelle de la promotion des ventes. Cas de Kin
Marché. Ce thème de recherche est une appréhension de
la manière dont cette entreprise parvient à communiquer avec ses
clients dans le cadre de sa croissance à travers les pratiques de la
promotion des ventes à Kolwezi. C'est par notre observation
désintéressée que nous sommes parvenu à nous
imposer ce thème de recherche, dans le but de comprendre l'apport des
pratiques promotionnelles dans la croissance d'un supermarché.
Nous sommes parti d'une observation selon lesquelles, la
promotion des ventes joue un important rôle dans la croissance et la
performance d'un supermarché dont Kin Marché fait émerger
sa nécessité dans la ville de Kolwezi. C'est pourquoi, en tant
qu'une organisation commerciale, elle investit énormément dans la
communication parce qu'elle sait que sa réussite dépend de ce
qu'est leur communication sur le terrain. De ce fait, l'investissement de cette
organisation va dans le sens de se positionner sur le marché. Aussi, la
communication devient un levier important et irremplaçable dans la vie
de Kin Marché à travers la promotion des ventes, parce qu'elle
l'aide à attirer, fidéliser et mobiliser la clientèle dans
un contexte marqué par la concurrence commerciale.
De cette observation générale, nous l'avons
ramenée dans notre contexte spatial pour bien appréhender le
phénomène observé en vue d'élaguer toute
spéculation dans la recherche. C'est pourquoi, nous avons pris comme
champ d'investigation l'entreprise Kin Marché afin de particulariser
l'observation entamée. Le supermarché Kin Marché, acteur
commercial implanté dans la ville de Kolwezi mène des actions
promotionnelles « communications processuelles
généralisées » qui sont des conduites expressives
fonctionnant comme un processus transformant les contextes d'une
situation-problème qui est la croissance de Kin Marché. Elles
sont une activité de contextualisation permanente par leur travail sur
les contextes constitutifs de la situation.
Cela nous a fait constater que face à une concurrence
de plus en plus vive, Kin Marché se distingue par une stratégie
promotionnelle particulièrement active et prolongée dans le
temps. L'observation de cette dynamique, nous a amené à soulever
une interrogation fondamentale dans le sens de savoir si les actions
promotionnelles contribuent effectivement à la croissance de Kin
Marché dans la ville de Kolwezi. De cette interrogation, deux autres qui
lui sont secondaires sont nées : celle de savoir dans quelle mesure
les promotions régulières mises en oeuvre par Kin Marché
participent à son expansion et les contextes pertinents de la situation
promotionnelle de Kin Marché avec les éléments
significatifs susceptibles d'expliquer sa croissance dans la ville de Kolwezi.
Ces questions ont eu chacune une réponse
formulée en termes d'hypothèses. Nous avons postulé que
les actions promotionnelles mises en oeuvre par Kin Marché, lorsqu'elles
sont contextualisées à la réalité du marché
local de Kolwezi contribuent significativement à sa croissance. Ces
promotions régulières mais créées dans
différents registre de création, entraînent une
augmentation de la fréquentation du supermarché et du volume des
ventes ; elles transforment les contextes spécifiques de la situation
telles que les contextes de positionnement des acteurs en présence
(force de vente, concurrence), des enjeux des acteurs (offre,
assortiments/attentes des clients) , le contexte spatial (emplacements sur le
marché), le contexte physique et sensoriel et enfin le contexte
temporel. Elles favorisent la fidélisation des clients, accroissent en
même temps l'image et la notoriété de Kin Marché et
facilitent le recrutement des prospects.
Pour vérifier ces hypothèses, nous avons
convoqué la méthode de contextualisation systémique qui
nous a plongé dans une analyse systémique des comportements
promotionnels de Kin Marché dans la ville de Kolwezi et qui, par
ricochet, ont un impact sur cette entreprise. Aussi, la promotion des ventes
étant une pratique de la communication marketing à part
entière, elle se situe dans un contexte bien déterminé et
l'analyse de ses interactions ne sont pas à dissocier de leur contexte.
Et la méthode de contextualisation situationnelle dynamique nous a
amané à tracer un tableau de la situation de départ de Kin
Marché et sa situation d'arrivée pour déceler sa
croissance qui découle dans la pratique des techniques de promotion des
ventes. Cette croissance est expliquée par les communications
généralisées de cette méthode.
S'agissant des techniques, nous avons fait recours à
la technique d'observation, la technique documentaire et à l'entretien
directif. Alors, L'objet de notre recherche s'est situé dans la
communication-processus que nous allions à la communication marketing
par le fait qu'il s'agit de la promotion des ventes. C'est pourquoi, nos
objectifs ont visé à - attirer l'attention des acteurs
commerciaux sur la concurrence farouche dans le secteur des supermarchés
avec l'intervention de la communication dont l'apport à partir de la
promotion des ventes est source de croissance souvent sur les ventes ; -
relever les éléments significatifs dans différents
contextes de cette situation pouvant nous permettre d'affirmer si oui ou non la
croissance de Kin Marché à Kolwezi est aussi subséquente
aux actions promotionnelles ; - vérifier la thèse selon laquelle
la promotion des ventes peut s'avérer nuisible pour une enseigne si elle
est effectuée couramment ou à long terme
Pour mener à bon port cette recherche, nous l'avons
subdivisée en trois grands chapitres hormis l'introduction et la
conclusion générales. Le premier chapitre s'est attelé aux
cadres théoriques et conceptuels de cette étude. Nous y avons
mobilisé trois théories qui ont modélisé tour
à tour le phénomène de la pratique de promotion des ventes
à Kin Marché Kolwezi. Il s'est agi de la théorie
systémique de la communication, de la sémiotique situationnelle
et de la théorie marketing. La théorie systémique a
placé les interactions découlant de la promotion des ventes comme
des éléments interactifs du système Kin Marché.
Cette entreprise étant une organisation à part entière,
elle vit grâce à ces interactions qui démontrent sa
croissance dans la ville de Kolwezi.
Avec la sémiotique situationnelle, Kin Marché
est une entreprise qui définit sa situation de départ et celle
d'arrivée afin de croitre au milieu de la concurrence dans la ville de
Kolwezi. C'est pourquoi, cette théorie a mobilisé les approches
processuelles et systémiques de la communication afin
d'appréhender que Kin Marché se trouve dans une situation de
concurrence et c'est cette dernière qui détermine son recours
régulier aux pratiques promotionnelles dans la ville de Kolwezi. Cette
théorie a dressé aussi le cadre dans lequel la promotion des
ventes est effectuée au sein de l'entreprise Kin Marché dans le
contexte spatial de Kolwezi.
Pour ce qui est de la théorie marketing, elle a
été convoquée par le fait que la promotion des ventes se
trouve positionner dans le marketing. Aussi toutes les techniques
promotionnelles de vente sont d'abord des techniques marketing avant
d'être ensuite des techniques de promotion des ventes. Ainsi, ces
théories mobilisées nous ont amené à
catégoriser les concepts : les concepts théoriques et les
concepts opératoires. Dans les concepts théoriques, ils ont
été appréhendés dans leur abstraction
idéelle qui leur donne une substance dans la théorie où
ils se situent. Par contre les concepts opératoires, ils ont
accompagné l'entendement de l'étude à travers une
appréhension dictionnariste.
Avec le deuxième chapitre, nous avons
présenté notre univers d'enquête, notre champ empirique et
notre cadre méthodologique. S'agissant de l'univers d'enquête, il
a été question de présenter la ville de Kolwezi qui est un
espace où notre champ empirique est situé. Par ailleurs, notre
champ empirique a été composé de l'entreprise Kin
Marché qui, dans la ville de Kolwezi, se situe dans une ramification des
sites. A ce jour, Kin Marché compte huit sites et cela constitue son
atout pour gagner une part de marché considérable et se
positionner dans la concurrence. Notre cadre méthodologique a
été convoqué pour dresser les différentes
manières d'usage des techniques et méthodes sur le terrain dans
la collecte et le traitement des données.
Dans le troisième chapitre, nous avons
présenté les résultats de notre enquête
menée. Nous avons commencé par la présentation de la
démarche sur le terrain. Celle-ci nous a amené à des
considérations d'ordre méthodologique qui ont permis de
recueillir les informations utiles afin de répondre à la
problématique posée par ce phénomène. C'est
pourquoi, l'entretien directif a guidé cette partie. Alors, l'univers de
notre enquête, la ville de Kolwezi et le champ d'investigation est Kin
Marché ont été présentés.
S'agissant de la population avec laquelle nous nous somme
entretenue, elle a été constituée des responsables
marketing de Kin Marché et travailleurs. Ces derniers constituent la
force de vente de cette entreprise et ce sont ces responsables qui montent les
stratégies de promotion des ventes et jugent l'efficacité de ces
stratégies par rapport aux objectifs fixés. Nous sommes ainsi
passé à l'interprétation des résultats qui sont
venus affirmer nos hypothèses dans le sens où, nous nous sommes
rendus compte que la promotion des ventes contribue à la croissance de
Kin Marché dans la ville de Kolwezi.
Cela est justifié par le fait que les objectifs et
logiques stratégiques de la promotion de ventes de cette entreprise
permettent d'appréhender cinq contextes autour desquels, la promotion
des ventes est effective à Kin Marché. C'est le cas du contexte
de positionnement qui amène cette entreprise à élever le
niveau de sa présence dans la ville de Kolwezi à travers les
actions promotionnelles afin d'avoir une part de marché malgré la
concurrence. Ces actions amènent aussi Kin Marché à
déterminer son orientation des clients.
Les contextes spatial et temporel donnent lieu à une
expansion dans la ville de Kolwezi. A travers ces contextes, Kin Marché
arrive à s'installer dans les zones stratégiques de la ville afin
de contrer la concurrence et avoir sa part de marché. Le temps est un
déterminant important de la stratégie promotionnelle de Kin
Marché, car cette entreprise s'est installée dans la ville de
Kolwezi et a trouvé d'autres entreprises, mais en un temps
réduit, Kin Marché a su s'imposer à travers les
stratégies de promotion des ventes qui attirent et fidélisent les
clients.
Les enjeux sont appréhendés par l'assortissement
que la concurrence laisse voir dans le secteur des supermarchés à
Kolwezi. A cet effet, Kin Marché contrairement à d'autres
supermarchés, parvient à bien ranger ses produits et fait que son
environnement contribue à prolonger la durée de visite des
clients et à influencer leurs comportements d'achat. Ainsi, la recherche
que nous avons menée ouvre les perspectives selon lesquellesla
croissance des établissements comme des supermarchés peut
être analysée dans un angle purement économique ;
aussi elle peut être analysée du point de vue de la communication
institutionnelle.
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IV. INTERNETOGRAPHIE ET DOCUMENTS
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mémoire de fin d'études in
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Cfr
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Etats-Unis à la réunion annuelle de l'Académie Nationale
des Sciences, [discours], Washington DC.
SOUMAYA Zinah (2009), Communication interne, objectifs,
processus et outils, Faculté des Sciences économiques et
sociales, Tanger.
ANNEXES
I. GUIDE D'ENTRETIEN
1. Informations générales sur
l'enquêté
(À usage contextuel - non analysé comme
données)
? Fonction au sein de Kin Marché :
? Ancienneté dans l'entreprise : ?Point de vente
concerné :
2. Introduction de l'entretien (à lire à
l'enquêté)
Cet entretien s'inscrit dans une recherche académique
portant sur la croissance de Kin Marché à Kolwezi et le
rôle des actions promotionnelles. Les réponses recueillies seront
utilisées uniquement à des fins scientifiques et resteront
anonymes. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses ; nous nous
intéressons à votre expérience et à votre
perception.
3. Axes thématiques et
questions
AXE 1 : HISTORIQUE ET CONTEXTE DE KIN MARCHÉ
1. Pouvez-vous nous retracer brièvement l'histoire
de l'implantation de Kin Marché à Kolwezi ?
2. Comment décririez-vous l'évolution de
l'enseigne depuis 2020 jusqu'à aujourd'hui ?
3. Selon vous, quels ont été les principaux
facteurs de cette croissance ?
AXE 2 : PLACE DES PROMOTIONS DES VENTES
4. À quel moment les promotions des ventes
ont-elles commencé à occuper une place importante dans la
stratégie de Kin Marché ?
5. Quelles sont les principales formes de promotions mises
en oeuvre (réduction de prix, offres spéciales, lots, animations,
etc.) ?
6. À quelle fréquence ces promotions
sont-elles organisées ?
AXE 3 : OBJECTIFS ET LOGIQUES STRATÉGIQUES
7. Quels objectifs Kin Marché poursuit-il à
travers ces actions promotionnelles ?
8. Ces promotions sont-elles pensées à court
terme, à long terme ou les deux ?
9. Dans quelle mesure les promotions sont-elles
adaptées au contexte économique et social de Kolwezi ?
II. QUESTIONNAIRE D'ENQUÊTE
(Destiné à la force de vente de Kin
Marché)
Introduction au questionnaire
Ce questionnaire s'inscrit dans une étude
académique portant sur la croissance de Kin Marché à
Kolwezi. Les réponses sont anonymes et serviront uniquement à des
fins scientifiques. Merci de répondre avec sincérité.
SECTION A : PROFIL DU RÉPONDANT
? Sexe : ? Masculin ? Féminin
? Tranche d'âge : ? Moins de 20 ans ? 20-29 ans ? 30-39
ans ? 40-49 ans ? 50 ans et plus
? Position dans le site : ?Agent de rayon?Vendeur ? Agent
d'assortissement? Agent marketing?community manager?Autre (précisez) :
.................................................................................................................
SECTION B : FRÉQUENTATION DE KIN MARCHÉ
1. À quelle fréquence fréquentez-vous
votre site ? ?Tous les 3 jours ? Tous les fois de la semaine ? Une fois par
semaine
2. Depuis combien de temps êtes-vous client(e) de Kin
Marché ? ? Moins d'un an ? 1 à 2 ans ? 3 à 4 ans ? Depuis
l'ouverture
SECTION C : PERCEPTION DES PROMOTIONS
3. Avez-vous déjà remarqué des promotions
chez Kin Marché ? ? Oui ? Non
4. Selon vous, les promotions de Kin Marché sont : ?
Très fréquentes ? Fréquentes ? Peu fréquentes ?
Rares
5. Les promotions proposées vous semblent-elles
avantageuses ? ? Tout à fait d'accord ? D'accord ? Peu d'accord ? Pas du
tout d'accord
SECTION D : INFLUENCE DES PROMOTIONS SUR L'ACHAT
6. Les promotions incitent-elles les clients acheter davantage
? ? Oui ? Non
7. Grâce aux promotions, voyez-vous les mouvements des
clients à Kin Marché ? ? Oui ? Non
8. Les promotions influencent-elles le choix des clients
à préférer Kin Marché et d'autres
supermarchés ? ? Fortement ? Moyennement ? Faiblement ? Pas du tout
SECTION E : COMMUNICATION SUR LES PROMOTIONS
9. Par quels canaux vous informez au sujet des promotions ?
(Plusieurs réponses possibles) ? Affichage en magasin ? Réseaux
sociaux/SMS
? Bouche-à-oreille
* 1Le terme document est tout
élément matériel, toute « trace » en
rapport avec l'activité des hommes (...) et qui, de ce fait, constitue
indirectement une source d'information.
* 2 Cfr
https://marketings.thus.ch/loader/php?page=Tiurlan-II
[En ligne], page consultée le 08/03/2025.
* 3Source: Enquête
* 4
https://blog.fr/marketing/les
-
types
-
de
-
communication
[En ligne],
page consultée le 12/03/2025.
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