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UNITÉ DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN SCIENCES
SOCIALES (UFRSS)
MENTION: SCIENCES HUMAINES
PARCOURS: GÉOGRAPHIE
PROMOTION : ORANGE
MINI-MÉMOIRE EN VUE DE L'OBTENTION DE
DIPLÔME DE LICENCE



CONTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE À L'ÉTUDE DES
ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DANS LA VILLE DE MANDRITSARA, RÉGION
SOFIA
Présenté par: Monsieur DOCKY
DodolahStéphant
Soutenu publiquement devant les membres du jury
composés de:
- Président : Docteur BENAIVO Boulevin,
Enseignant-Chercheur à l'UFRSS de Mandritsara
- Examinateur : Monsieur TILAHELY Don Diaz,
Enseignant-Chercheur à l'UFRSS de Mandritsara
- Rapporteur : Monsieur TSARATOVO Blaise Rostand,
Enseignant-Chercheur à l'UFRSS de Mandritsara
Fait à Mandritsara le 21 Novembre 2025
Année Universitaire 2025-2026
UNIVERSITÉ DE MAHAJANGA
***********
FACULTÉ DES SCIENCES, DE TECHNOLOGIES
ET DE L'ENVIRONNEMENT (FSTE)
***********


UNITÉ DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN SCIENCES
SOCIALES (UFRSS)
MENTION: SCIENCES HUMAINES
PARCOURS: GÉOGRAPHIE
PROMOTION: ORANGE
MINI-MÉMOIRE EN VUE DE L'OBTENTION DE
DIPLÔME DE LICENCE



CONTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE À L'ÉTUDE DES
ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DANS LA VILLE DE MANDRITSARA, RÉGION
SOFIA
Présenté par: Monsieur DOCKY
DodolahStéphant
Soutenu publiquement devant les membres du jury
composés de:
- Président : Docteur BENAIVO Boulevin,
Enseignant-Chercheur à l'UFRSS de Mandritsara
- Examinateur : Monsieur TILAHELY Don Diaz,
Enseignant-Chercheur à l'UFRSS de Mandritsara
- Rapporteur : Monsieur TSARATOVO Blaise Rostand,
Enseignant-Chercheur à l'UFRSS de Mandritsara
Fait à Mandritsara le 21 Novembre 2025
Année Universitaire 2025-2026
LETTRE DE DECLARATION SUR
L'HONNEUR
Je, soussignée, DOCKY
DodolahStéphant, étudiante inscrite
régulièrement en Licence 3 sous le numéro G22005 du
Parcours Géographie, Mention Sciences Humaines à l'Unité
de Formation et de Recherche en Sciences Sociales (UFRSS), de Mandritsara,
rattachée à la Faculté des Sciences, de Technologies et de
l'Environnement (FSTE) de l'Université de Mahajanga, déclare sur
l'honneur que, durant la période de préparation de mon mini
mémoire en vue de l'obtention du Diplôme de Licence, je n'ai pas
fait du plagiat.
Fait Mandritsara, le 21 Novembre 2025
DOCKY DodolahStéphant
DEDICACE
Je dédie ce mini-mémoire à:
v Mes parents, pour tous les sacrifices qu'ils se sont
imposés pour moi. Qu'ils trouvent dans cet humble travail, l'expression
de mon affection et ma reconnaissance.
v Mes frères et soeurs pour leurs appuis permanents.
Que ce travail soit la preuve de notre solidarité fraternelle.
v Toutes mes familles pour leurs multiples conseils
constructifs.
REMERCIEMENTS
Ce travail n'aurait pas pu être fait et mené
à terme sans la grâce du Dieu Tout Puissant qui nous a
donné la vie, la grâce et la paix. Il n'est pas un fruit de
hasard, mais c'est à cause de collaboration avec des différentes
personnes. Donc, nous attribuons nos vifs remerciements à des personnes
ci-après:
ü Monsieur RANDRIANAMBININA Blanchard Professeur
titulaire, Président de l'Université de Mahajanga, qui a
déployé ses efforts pour faire la bonne marche de cet
établissement ;
ü Docteur JAONINA Martel, Maître de
Conférences, Doyen de la Faculté des Sciences, des Technologies
et de l'Environnement (FSTE), de l'Université de Mahajanga, pour son
soutien de notre établissement et sa motivation sans interruption
à enseigner à l'UFRSS en dépit de ses
responsabilités à l'Université de Mahajanga ;
ü Docteur RASOLONJATOVO Martial Zozime, Maître de
Conférences,
ü Docteur BENAIVO Boulevin, Maître de
Conférences, Directeur de l'Unité de Formation et de Recherche en
Sciences Sociales «UFRSS » de Mandritsara, qui nous a autorisé
les procédures administratives et pédagogiques de cette
soutenance et a acepté de la prsésidée;
ü Monsieur TILAHELY Don Diaz, de me présenter ses
émotions et son engagement approfondi dans le cadre de la promotion des
activités pédagogiques et d'enseignement pour être membre
des jurys de cette soutenance de mon mini-mémoire.
ü Monsieur TSARATOVO Blaise Rostand, Enseignant Chercheur
de l'UFRSS Mandritsara, qui a accepté de nous diriger dans la
réalisation de ce travail, notre Encadreur qui nous a soutenu
à tout moment , en livrant des conseils et des
compétences ;
ü Tous les enseignants au sein de l'UFRSS en
particulièrement ceux dans la Mention des Sciences Humaines, qui ont
partagé leurs savoirs et leurs connaissances durant notre
cursus Universitaire ;
ü Tout le personnel administratif de l'UFRSS d'avoir
contribué à la bonne marche de notre institution durant
notre cursus Universitaire ;
ü Nos remerciements s'adressent aussi à mes
parents, pour leurs encouragements de toutes sortes , sans oublier
nos amis proches ;
ü En fin nous tenons également à remercier
toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin,
à la réalisation de ce travail.
SOMMAIRE
INTRODUCTION
1
PARTIE I: MATÉRIELS, MÉTHODES ET
GÉNÉRALITÉ DE LA ZONE D'ÉTUDE
4
CHAPITRE I: LES MATÉRIELS ET LES
MÉTHODES
5
CHAPITRE II: PRÉSENTATION DE LA ZONE
D'ÉTUDE
7
PARTIE II: RÉSULTATS DE LA RECHERCHE
24
CHAPITRE III: LES ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES DANS LA VILLE DE MANDRITSARA
25
PARTIE III: DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
47
CHAPITRE IV: DISCUSSIONS
48
CHAPITRE V: RECOMMONDATIONS
53
CONCLUSION
56
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Liste des photos
Photo n° 1 : Riziculture irriguée
sur la vallée
26
Photo n° 2 : Culture du manioc
26
Photo n° 3 : Culture de tomate
27
Photo n° 4 : Culture
d'Angivy
27
Photo n° 5 : Cultures du maïs et
d'arachide
28
Photo n° 6 : Emboutaillage issu du
troupeau ovin et caprin
29
Photo n° 7 : Fanes d'archides
30
Photo n° 8 : Transport à la
charrette des foins du riz
30
Photo n° 9: Vente des poissons d'eau douce au
marché de Bazarikely
31
Photo n° 10: Vente du charbon de bois
32
Photo n° 11: Magasin de stockage duriz et
décordiqueur
33
Photo n° 12 : Menuiserie
d'Antanantsimihety
34
Photo n° 13 : Produits de la broderie
35
Photo n° 14 : Produits artisanaux
35
Photo n° 15: Vente des produits agricoles
37
Photo n° 16 : Grossite des boissons
38
Photo n° 17: Le marché de Sabotsibe
39
Photo n° 18 : Banques mobiles
42
Photo n° 19 : Parcagge d'Ambalabe
43
Photo n° 20 : Station des taxi-moto
44
Photo n° 21 : Station du BAJAJY d'Ambalabe
45
Photo n° 22 : Réstaurant
Pattès
45
Photo n° 23 : Mandritsara
Hôltel
46
Liste des cartes
Carte n° 1: Localisation de la région
Sofia
8
Carte n° 2 : Découpage
administratif de la Région Sofia en Sept Districts
9
Carte n° 3: Situation géographique de
District Mandritsara
11
Carte n° 4: Localisation de la Commune Urbaine
Mandritsara
12
Carte n° 5: Carte de la répartition
urbaine de la population en 2018
20
Liste des tableaux
Tableau n° 1: Evolution du nombre de la
population urbaine
16
Tableau n° 2: Répartition de la
population par Fokontany et par sexe en 2020.
18
Tableau n° 3 : La composition ethnique de
la population 2018
20
Tableau n° 4: Récapitulation des
d'établissements scolaires et universitaires dans la ville de
Mandritsara
40
Liste de graphique
Graphique n° 1 : Proportion
inégale hommes-femmes selon les Fokontany
19
LISTE DES SIGLES ET
ABRÉVIATIONS
BOA: Bank Of Africa
BNI: BanqueNationale de l'Industrie
CECAM: Caisse d'Epargne et de Crédit Agricole
Mutuels
CHRD: Centre Hospitalier de Référence de
District
CSB: Centre de Santé de Base
CR: Commune Rurale
CU: Commune Urbaine
HVM: HôpitalyVaovaoMahafaly
ONG: Organisation Non Gouvernementale
RGPH: Recensement Général de la Population et de
l'Habitat
RN: Route Nationale
PPN: Produits de la Premières
Nécessité
SMMEC: Société Malagasy Mutualiste d'Epargne et
de Crédit
UFRSS: Unité de Formation et de Recherches en Sciences
Sociales
GLOSSAIRE
- Activités économiques :
Ensemble des actions de production, de distribution et
d'échange de biens et services viant à satisfaire les besoins
humains, en utilisant fes ressources naturelles rares comme le travail et le
capital.
- Commerce : Activité
économique d'achat et de revente de biens et services dans le but de
réaliser un profit.
- Croissance urbaine :Multiplication du
nombre de la population de la ville due à la coissement naturel ou de la
migration
- Banlieue: partie extérieure de la
ville au delà des faubourgs. Etymologiquement: la lieue du ban, le
territoire autour de la ville qui n'est pas la ville mais sur lequel s'exerce
la domination de la ville.
- Bidonville: Forme d'habitat précaire
caractérisé par l'emploi de matériaux de
récupération et la forte marginalisation de ses habitants
- Exploitation agricole : est une
unité économique dans laquelle l'agriculteur pratique un
système de production en vue d'augmenter son profit.
- Système de production :
combinaison des productions et des facteurs de production (capital foncier,
travail et capital d'exploitation) dans l'exploitation agricole.
INTRODUCTION
À travers le monde, les économies se structurent
autour de trois grands secteurs: le primaire (agriculture, pêche,
exploitation des ressources naturelles), le secondaire (industrie et
transformation) et le tertiaire (services et commerce). Les activités
économiques dans chaque secteur constituent un moteur essentiel du
développement d'un d'un pays ou d'un territoire, influençant le
niveau de vie des populations et la dynamique d'urbanisation.
Dans un contexte de la mondialisation, chaque secteur
d'activité joue un rôle significatif dans l'organisation
économique des villes et des territoires autant des pays riches qu'aux
pays sous-développés.
Dans les pays ayant les économies émergentes et
industrialisées, le secteur tertiaire notamment le commerce dicte les
grandes tendances économiques, influençant les pays en
développement comme Madagascar par le biais des Produits Nationals Bruts
(PNB). La mondialisation entraîne des flux d'investissements, des
échanges commerciaux et des innovations technologiques qui impactent les
structures économiques locales.
En tant que pays en développement, Madagascar
s'intègre progressivement dans Les dynamiques de la politique tryptique
de développement assimilant tous les secteurs d'activité à
travers des exportations agricoles, des industries naissantes et du
tourisme.
Malgré tout, la politique du développement de la
Grande Île repose principalement sur une économie dominée
par le secteur primaire (agriculture, élevage, exploitation
forestière et minière), bien que le secteur tertiaire (commerce,
services, transport) soit en pleine expansion. Autres la capitale et des cinq
chefs-lieux de Province, le secteur secondaire reste limité mais tend
à se développer dans certaines villes cractérisées
par une forte démographie.
Ainsi, depuis la Première République
l'État malgache met en place des politiques pour renforcer les
infrastructures, encourager l'entrepreneuriat et attirer les investissements
dans les secteurs porteurs dans les villes côtières et celles
disposant d'une grande opportunité comme la capitale de l'Androna.
Cependant, des défis tels que le manque
d'infrastructures, l'accès au financement et la
vulnérabilité climatique freinent le développement
économique local durable.1(*) Pour faire face à cette situation, la
présente recherche s'intitule: "Contribution géographique
à l'étude des activités économiques dans la ville
de Mandritsara".
La ville de Mandritsara a été choisi en tant
qu'elle constitue un pôle d'activité économique dans
l'interface entre cette contrée avec les Districts voisins de la
Région Analanjorofo. Dans la ville à fort démographiques
comme la commune Urbaine de Mmandritsara attire les émigrés dont
la concentration massive de la population est sans doute relative aux
activités économiques. Ce centre Urbain de Mandritsara fait
produire de nombreuses activités économiques.
La problématique principale de cette recherche nous
demande: Quels secteurs d'activités économiques
prédominent-t-ils dans la ville Mandritsaraeet comment se
manifestent-t-ils leurs influences sur le développement local?
L'objectif général de cette recherche
réponde sur la structuration des agrégats économiques de
la ville de Mandritsara.
Les objectifs spécifiques consistent à
identifier les différents secteurs d'activités économiques
de la population urbaine tout en interprétant leurs influences sur le
développement loacal.
Trois hypothèses ont été
étoffées Pour atteindre ces objectifs:
Hypothèse1: Tous secteurs
d'activités économiques s'observent dans la ville de Mandritsara,
mais le secteur primaire et tertiaire sont plus exploités de la
population urbaine.
Hypothèse 2: Ville de Mandritsara est
un pôle d'activité d'investissement, qui influe sur la croissance
urbaine et le développement local.
Hypothèse 3: Localisation
géographique de la capitale d'Androna constitue une grande
opportunité dans la mesure de pouvoir développer les
activités économiques agro-pastorale d'une part et permet de
jouer un rôle interface pour interconnecter les relations commerciales
des régions environnantes.
Cet ouvrage est divisé en trois grandes parties dont la
première décryta les matériels et méthodes. La
deuxième partie représntera analyse et interprétation des
résultats. Et la troisième partie sera focalisée aux
discussions et recommandations.
PARTIE I: MATÉRIELS,
MÉTHODES ET GÉNÉRALITÉ DE LA ZONE
D'ÉTUDE
CHAPITRE I: LES MATÉRIELS
ET LES MÉTHODES
Dans ce chapitre, le travail expose brièvement les
matériels utilisés durant la collecte des données et
l'approche méthodologique adoptée tout au long de
l'élaboration de cet ouvrage.
I.1. MATÉRIELS UTILISÉS
Pendant notre recherche, nous avons utilisé plusieurs
matériels que ce soit physique ou électroniques:
I.1.1. Matériels utilisés pour la collecte des
données
Au cours des enquêtes, nous avons utilisé divers
matériels tels que :
v Les fiches d'enquêtes préalablement
établis avec desquestionnaires
v Des supports d'écriture comme bloc-notes et stylo
v Un appareil photo numérique pour la prise des photos
et l'enregistrement des entretiens.
I.2. MÉTHODES
I.2.1.Étape de la méthodologie
Dans ce travail, nous avons adopté la
méthodologie de recherche comprenant trois phases: les travaux de
documentation, les enquêtes sur terrain ainsi que les traitements des
données et la rédaction de travail.
I.2.2.Travaux de
documentations
Un travail de recherche
universitaire exige nécessairement une méthodologie qui varie
d'une discipline à une autre. En effet, dans cette recherche, nous avons
adoptée une démarche méthodologique comprenant trois
étapes différentes à savoir: les travaux de documentation,
les enquêtes sur terrain ainsi que les traitements des données qui
sont suivis immédiatement par le travail de rédaction.
Les travaux de documentations ont été
basés sur les recherches bibliographiques. Pendant celles-ci, nous avons
fréquenté quelques bibliothèques telles que
bibliothèque de l'UFRSS de Mandritsara, des centres de documentations et
d'informations comme aux bureaux administratifs pour ramasser de meilleurs
ouvrages touchant notre thème de recherche. Nous avons consulté
des ouvrages, des documents et autres travaux de recherches (Thèse
Doctorat, mémoire de DEA, maitrise, Licence, articles) qui traitent de
près ou de loin notre thème de recherche.
Nous avons consulté des bibliothèques en ligne
sur des sites web. Ils fournissent des informations récentes qui
traitent de près ou de loin notre mini mémoire. La
fréquentation de l'internet, nous permet des collecter beaucoup d'autres
ouvrages que nous n'avons pas pu trouver dans la bibliothèque.
I.2.3.Enquêtes sur terrain
Les enquêtes sur terrain ont été
fondé sur des divers entretients avec des personnes âgées
de Mandritsara, des doyens villageois, des autorités locales (Maire,
service de population, Sojabe,...) et pour avoir plus de détails et
d'éclaircissement concernant notre travail. Pour apprendre la ville de
Mandritsara. Il s'agit essentiellement des diverses discussions et
enquêtes faites après des responsables qui s'occupent au service
de la ville Mandritsara. La majorité des enquêtes ont
été fait par la prise de notes pour renforcer les
données recueillies. Durant les enquêtes, nous avons aussi fait de
l'observation participante.
I.2.4. Traitement des
données et rédaction du travail
Le traitement des données et la rédaction du
travail sont la dernière phase de notre méthodologie de la
recherche. Nous avons rangé et sélectionné par ordre
d'importance les différentes données et informations que nous
avons recueillies. Après le traitement des données, nous avons
commencé directement la rédaction du travail. Chaque contenu du
travail est d'abord rédigé sur un papier et puis les copier dans
l'ordinateur. Notre travail est traité par sous le logiciel Microsoft
office Word 2013.
CHAPITRE II: PRÉSENTATION DE LA ZONE D'ÉTUDE
II.1. LOCATIONS DE LA ZONE
D'ÉTUDE
II.1.1. Localisation au niveau
national
Cette étude concerne Madagascar, pays insulaire
situé au sud-est de l'océan Indien et séparé de 400
km de la côte sud-est de l'Afrique par le canal du Mozambique. D'une
superficie de 592000 Km², avec une longueur de 1600 km du Nord au Sud sur
une largeur de 600 km au maximum de l'Ouest à l'Est. Madagascar se
trouve entre 12° et 25°30 de latitude sud, 42° et 50° de
longitude Est.
Cette Grande Île est constituée par 23
Régions y compris la région Sofia2(*), qui se trouvesur la partie Nord-Ouest de Madagascar.
Elle forme l'une des quatre Régions de la province de Mahajanga, Nord
-Ouest de Madagascar.
Localiséeà la partie nord de cette Province, la
Région Sofia s'étend entre 14° et 16° latitude Sud et
47° et 49° longitude Est. Elle estdélimitée par des
regions suivantes (carte n°1) :
§ Au Nord : la région DIANA
§ À l'Est : les régions SAVA et
Analanjorofo
§ Au Sud : les régions Betsiboka et
Alaotra-Mangoro
§ Au Sud-Ouest : la région de Boeny
§ À l'Ouest: le Canal de Mozambique.
Carte n° 1:
Localisation de la région Sofia

Carte n° 2 :
Découpage administratif de la Région Sofia en Sept
Districts

D'après la carte n°2, la Région Sofia est
administrativement découpée en 7 Districts tels que Mampikony,
Port-Bergé, Antsohihy, Analalava, Bealanana, Befandriana -NORD et
Mandritsara.
II.1.2.Localisation
régionale du District de Mandritsara
Au sein de la Région Sofia, notre champ d'investigation
se localise dans le District de Mandritsara. Avec une superficie de 9 604
km2, celui-ci est composé par 29 Comunes Rurales et une
Commune Urbaines.
Le district de Mandritsara est délimité par
plusieurs autres districts voisins appartenant à différentes
régions administratives de Madagascar. Ils'agit:
· Au nord par le District de Befandriana Nord
Région Sofia.
· À l'est par les District de Maroantsetra et
Mananara-Noord qui font partie de la Région Analanjirofo.
· Au sud-est par le District de Soaneran'Ivongo
Région Analanjorofo.
· Au sud par le District d'Andilamena Région
AlaotraMangor
· À l'ouest par les Districts d'Antsohihy,
Port-Bergé et de Mampikony Région Sofia.
Le district de Mandritsara est relativement enclavé et
accessible seulement par la Route Nationale 32 (RN32), qui est actuellement en
mauvais état. Cette route quasiment inaccessible pendant la saison
pluvieuse qu'aux voitures de 4x4 fait sa liaison avec le District de
Befandriana-Nord et Antsohihy. Cet état des infrastructures
routières, notamment en saison des pluies, rend les déplacements
difficiles et freine le développement économique et les
échanges avec les autres districts.
Carte n° 3: Situation géographique de
District Mandritsara

Cette carte représente la délimitation
géographique du District de Mandritsara et ses découpages
térritoriaux de l'admiistration communale.
II.1.3.Délimitation de la
commune urbaine de Mandritsara
Face aux 29 découpages administratifs de la
circonscription communale du District de Mandritsara, sa Commune Urbaine se
trouve à preu près au centre. Elle est localisée entre 15° 49' 0'', 15° 52'0'' de la
latitude Sud et 48° 48' 0'' ; 48° 52' 0'' de la longitude Est.
Carte n° 4:
Localisation de la Commune Urbaine Mandritsara

Source: Sella, 2019
Cette ville est aussi délimitée par deux
Communes Rurales:
v Au nord par la Commune Rurale d'Antsoha
v Et au sud par la Commune Rurale d'Antanandava
Même si elle est le bout de la RN32, la capital de
l'androna «s'apparente comme un « axe médian »,
où s'articulent autant de la route bitumée que des routes non
bitumées permettant d'établir ses liaisons avec les zones
environnantes3(*)".
Avec une superficie de 253700 m², cette ville est
composée par de treize (13) Fokontany tels que Maroamboka,
Ambohomandroso, Antanantsimihety, Andohômby, Ambalabe, MandritsaraAmbony,
MandritsaraVaovao, Antanandrenivelo, Ampitatsimo, Ambalabe, Ambalankompany,
Antsahabe et Ambohimahavelona.
II.2. CONDITIONS PHYSIQUES DU
MILIEU
II.2.1.Rélief
A la moyenne nord-est de Madagascar apparaît un paysage
marqué plus des massifs où l'agencement des reliefs dessine de
grandes courbes, authentiques « fermetures »
structurales4(*). D'est en ouest on distinguera par rapport au
tracé méridien du Mangarahara :
v Le massif granitique de la Salohy, qui dessine une
très belle fermeture s'élevant au-dessus de 1 250 m (Ampomby
1 275 m, Androhibe 1 277 m) et sur laquelle se greffent deux rameaux,
au-delà du Jabahiny au N.N.E, le Manakalompona (1 393 m) et
l'Ambatolahy (1 315 m).
v Un second alignement de direction N. NW avec l'Ampotaka
(1 394 m) et sa belle fermeture, plus au nord l'Anketsabe (1 276
m).
Ces crêts de granite stratoïde représentent
les témoins de l'ancienne extension occidentale de S.I5(*). Leur altitude
légèrement plus élevée que celle de la
faîtière orientale suggère un bombement de la surface S.I.
selon un axe Mandritsara-Befandriana. Ces crêts sont riches en
modelés de dénudation, grandes dalles convexes, dômes
à cicatrices d'exfoliation, cannelures des parois...
Le dessin des grandes lignes du relief procède
manifestement de la structure « plissée » des bancs
de granite stratoïde en grands synclinaux et anticlinaux, aux fermetures
identifiables directement sur la carte topographique : Ambiniky, Kalandy,
Bemolahy, à l'ouest immédiat de Mandritsara.
Ces structures granitiques n'excluent pas l'existence
d'intrusions (Ampomby) ou de granites porphyroïdaux subcirculaires. Les
fortes oppositions de dureté entre gneiss, migmatites et les
différents granites stratoïdes équants, migmatitiques ou
porphyroïdaux expliquent l'exaltation de l'érosion
différentielle.6(*)
Le relief de Mandritsara est typique des régions de moyenne altitude de
Madagascar. La ville se situe sur un plateau ondulé, à une
altitude moyenne d'environ 500 à 600 mètres. Ce plateau est
entrecoupé de vallées et de collines, formant un paysage
légèrement accidenté. Le territoire est marqué par
la présence de petites chaînes de collines, notamment autour de la
ville, ce qui influence le drainage naturel et la répartition des
habitats. Les vallées sont généralement exploitées
pour la culture du riz, principale activité agricole, tandis que les
pentes et zones plus éées sont utilisées pourdes cultures
vivrières secondaires ou pour l'élevage. Ce relief offre aussi un
potentiel pour le petit maraîchage, surtout en saison humide.
Cette configuration du relief favorise l'agriculture de
subsistance dans les zones basses (vallées), notamment les
rizières, tandis que les collines sont souvent utilisées pour
l'élevage ou laissées à l'état de savane.
En réalité, la ville de Mandritsara est
caractérisée par une surface topographique plus ou moins
uniforme. Avant tout, la construction humaine débutait sur la basse
colline de MandritsaraAmbony, qui se développe vers la vallée de
bazarikely et la paroi marécageuse d'Antandrenivelo et
d'Andohômby. Mais suite, à l'inondation causée par le
cyclone Kamisy, une nouvelle conquête fut développer le Fokontany
de MandritsaraVaovao. Et grâce à la démographie galopante,
l'étalement urbain va se pour suit presque dans tous points cardinaux,
mais l'accent est plus significatif sur la plaine d'Ambohomandroso et la zone
alluvionnaire de la rive droite de Mangarahara.
II.2.2 Climat
Mandritsara d'une manière générale
possède un climat tropical de type tropical, avec deux saisons bien
marquées: Une saison des pluies de novembre à avril, avec de
fortes précipitations (jusqu'à 1 500 mm/an), favorable à
l'agriculture pluviale. Une saison sèche de mai à octobre,
parfois marquée par période de sécheresse qui freine les
cultures non irriguées. Les parties orientale et australe, est plus
boisée que le reste, reçoit plus de précipitation. Plus,
cette zone n'est pas en marge des variations climatiques telles que la
dépression tropicale et le cyclone don't leur influence abonde de pluies
indispensables pour les activités agricoles.
La température moyenne varie de 22°C à
28,5°C, ce qui reste favorable à une diversité de cultures
comme le riz, le maïs, le manioc, les arachides et les légumes. La
température la plus élevée peut atteindre 36 °C au
moment du printemps, mais elle peut descendre jusqu' 10° Durant la saison
d'hivers.
Cependant, les variations climatiques
caractérisées par l'insuffisance des pluies et la
variabilité de la saison de pluie peuvent nuire les productions
agricoles. Et l'exccès des pluies occasionées par le passage des
cyclones détruit non seulement des cultures mais également de
l'infrastructure routière, qui rend difficile à
l'approvisionnement des marchandises.
II.2.3. Hydrographie
La ville est traversée par la rivière
Mangarahara, une principale source d'eau de la population urbaine. Ce cours
d'eau, ainsi que ses petits affluents ont utilisé pour structurer
l'espace agricole et urbain. L'abondance en eau durant la saison des pluies
favorise la culture irriguée, notamment le riz inondé. L'eau est
aussi utilisée pour l'alimentation domestique, l'élevage, et
parfois pour de petites activités artisanales (briques, teinture, etc.).
Néanmoins, pendant la saison sèche, certains cours d'eau
s'assèchent partiellement, limitant l'irrigation et provoquant des
conflits d'usage de l'eau.
Par ailleurs, dans sa partie nord, la ville est aussi
traversée est en ouest par le Maroamboka dont le débit
dépend largement au régime pluvial. Ces réseaux
hydrographiques arrosent l'immense espace agro-pastorale de la
périphérie de la ville tout en assurant les besoins hydrauliques
en matière d'alimentation, d'hygiène, de soins de la population
locale.
Malgré ses importances dans la vie quotidienne de la
population urbaine, le Maroamboka se tarisse pendant la saison sèche. En
effet, l'eau constitue un grand problème des populations dans la
capitale de l'Androna.
II.3. ASPECTS HUMAINS
II.3.1. Evolution de la
population
Tableau n° 1: Evolution du nombre de la
population urbaine
|
Années
|
2007
|
2016
|
2020
|
|
Nombre de la population
|
20 025 hab
|
29 145 hab
|
33 670 hab (1)
|
Source: RAJAONIRINA Lalasoa Angeline (2022)
- (1) Prévision RGPH 3
En 2007, la population dans l'ensemble du district de
Mandritsara était au nombre 291 689 habitants dont 7% d'entre eux,
soit un nombre de 20 025 habitants constituent lapopulation urbaine7(*). Neuf ans après,
c'est-à-dire eEn 2016, cette population s'augmente en29 145 hab,
soit un taux d'accroissement de 3,4% par an ou 31,29% durant 9ans. Si la
densité de la population était 20,1 hab/ km2 en 1999,
elle est augmentée en 55 hab/km2 en 20168(*).
En 2020, la population dans la ville de Mandritsara comptait
au nombre de 33 670 d'habitants qui se repartissent dans tous les
Fokontany. Mais cette répartition est largement inégale
à travers les différents Fokontany auxquels certains
plus attractifs accumulent un nombre élevé de la population.
Cette attractivité se conjugue par les aspects divers comme l'importance
économique où il y a du centre commercial ou des infrastructures
sociales par le biais des établissements scolaires.
Cette augmentation rapide du nombre de la population urbaine
est sans doute le résultat de l'accroissement naturel de la population
d'une part et de la migration de l'autre part. Car le taux de natalité
semble être élevé, avec 3,1% en 20059(*).
II.3.2. Répartition de la
population
D'après le tableau n°2
de la page suivante, la population urbaine de Mandritsara est marquée
par une forte proportion des jeunes avec plus des femmes que des hommes. Cela
explique non seulement la mobilité de l'ethnie Tsimihety à la
recherché des travaux salariesailleurs, mais l'importance des vagues
migratoires en majorities des femmes, notamment les Antandroy et les
Betsileo.
Tableau n° 2:
Répartition de la population par Fokontany et par sexe en
2020.
|
Fokontany
|
Hommes
|
Femmes
|
TOTAL
|
|
Ambalabe
|
1 792
|
1923
|
3 715
|
|
Ambalakompania
|
2574
|
2 524
|
5 098
|
|
Ambalanantsotry
|
1890
|
1 910
|
3 800
|
|
Ambohimahavelona
|
503
|
526
|
1 029
|
|
Ambohimandroso
|
1335
|
1 340
|
2675
|
|
Ampitatsimo
|
1014
|
1029
|
2 043
|
|
Andohomby
|
991
|
1047
|
2 038
|
|
Antanandrainivelo
|
1334
|
1 436
|
2770
|
|
Antanantsimihety
|
788
|
798
|
1586
|
|
Antsahabe
|
728
|
708
|
1436
|
|
MandritsaraAmbony
|
921
|
1002
|
1 923
|
|
MandritsaraVaovao
|
1 596
|
1736
|
3332
|
|
Maroamboka
|
1057
|
1 168
|
2225
|
|
TOTAL
|
16 523
|
17 147
|
33 670
|
Source: ZAFIMAHAVELONA Olga Irène,2020
Graphique n° 1 :
Proportion inégale hommes-femmes selon les Fokontany

Source : Auteur, 2025
La graphique n°1 montre l'importance en nombre des femmes
dans les Fokontany où les émigrés sont plus nombreux comme
les Fokontany d'Ambalabe, d'Antanandrenivelo de MandritsaraAmbony, de
MandritsaraVaovao et de Maroamboka. Cela signifie l'importance du commerce, une
activité feminine dans la communauté urbaine. Par ce que «la
ville de Mandritsara est une ville économique connue par la
diversité des produits agricoles et des activités
économiques. Elle attire beaucoup des migrants depuis de nombreuses
années et où s'effectue toutes sortes de migrations10(*).
Carte n° 5: Carte de la répartition
urbaine de la population en 2018

Cette carte n°5 nous évoque qu'un nombre important
de la migration dont les impacts forment une cosmopolitisation de la population
locale. Les Fokontany plus peuplés se localisent dans les plaines
alluvionnaires où néourbains et les émigrés font
une vie cosmopolite qui modifie le tissue urbain. Par consequent,
l'étallement urbain de mandritsara semble à former une pseudo
agglomeration des quartiers périphériques.
II.3.2. Structure de la
population
Tableau n° 3 : La composition ethnique de la
population 2018
|
Ethnies
|
Tsimihety
|
Merina
|
Betsileo
|
Sihanaka
|
Betsimisaraka
|
Antandroy
|
Etrangers
|
|
Effectifs
|
26261
|
1055
|
245
|
154
|
182
|
102
|
234
|
Source: RAJAONIRINA Lalasoa Angeline (2022)
La population dans la ville de Mandritsara est composée
par une population jeune, car 50,40% d'entre eux sont moins de 18 ans,11(*). Elle est plus ou moins
cosmopolite avec une large proportion de l'ethnie Tsimihety, soit 93% de la
population totale.
Les «Merina » et les Betsileo prendent
consécutivement la deuxième et troisième place pour
expliquerleur spécialité en matière de commerce. Mais les
autres ethnies vont y installer soient pour des raisons familiales ou services
et soient la survie, car depuis 2010, les Antandroy sont devenus de plus en
plus nombreux. «L'afflux des vagues d'immigrant du Sud-Sud-Est connait
actuellement une croissance spectaculaire. Ce sont des fuyards de la croissance
du degré du KERE du Sud»12(*).
II.4 ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES
A l'instar de toutes activités de la population dans
les pseudo urbaines des pays en voie de développement, celles de la
population urbaine de Mandritsara s'assimillent autour de trois secteurs
activités, mais le secteur primaire dominé par l'agriculture et
l'élevage et le secteur tertiaire marqué par le commerce et
transport sont les plus pratiqués.
II.5. APERÇU HISTORIQUE DE
LA VILLE
Le village de Mandritsara a été fondé sur
le sommet de la colline appellée « MANJOLAHELY »,
qui est située à l'ouest de la Commune Urbaine deMandritsara
actuelle. Au XIXe siècle, les habitants se sont autrefois
installés sur cette colline où ils dévelopaientla
l'organisation et la structure de la société
antandronienne.
MaisManjola fut pris par les français, et devint une
« bourgade » où se trouve le seul centre de
transaction commercial des produits nécessaires des zones environnantes.
Dans ce bourg résidait le chef d'administration colloniale
française dont les cinq chefs d'y se succédent sont: Pradont,
Sanglier, Bantemp, Gautier et Lonchamps.
En 1903, Pradont a construit un hôpital à
Manjola. Randriamanga père de Rasoamanandray était l'un des
maçons de la construction des maisons administratives. Et Raveloarison
fut un élève sortant de l'école de Manjola.
En 1917, Manjola fut abandonné par les autorités
coloniales. Elles ont déménagé pour nouvellement installer
àMandritsaraAmbony actuel. Mais toutesles populations n'ont pas
complètement abandonné à Manjolahely, les autresdemeuront
autour du site et créèrent des petits villages parmi lesquels
villages nouvellement créés sont Ambodisatrana, Analobe,
Madirohambana, Ambalavato, Amboaboa.
Il ne faut pas confondre Manjola et Manjolahely. Manjolahely
était un lieu de stockage des matériels à transporter
à Manjolabe (Manjola). MandritsaraAmbony est le plus vieux quartier de
la ville de Mandritsara. Il se divise en deux parties : la partie nord
s'appelait Antanànkôva (village des Merina) et la partie sud
Ambohifisoky (colline de fisokigny).
Après le XIXè siècle, le
village de Mandritsara a été transféré vers les
collines de MandritsaraAmbony actuellement pour avoir le statut de Commune
Rurale de 1950 à 1963dont Monsieur RANDRIANARIJAONINA était le
Maire en exercice.
Mais Depuis l'année 1965, la ville de Mandritsara est
devenue une Commune Urbainedon't le dirigeant était MonsieurLe
Député-Maire MIADANA Victor.
Depuis l'année 1965, voici les Maire successifs qui ont
été dirigé la Commune Urbaine de Mandritsara:
v RASOLONJATOVO Paul (Pasteur)
v TIANEFA (Charpentier)
v TSIVINIRANA (Adjointd'Agriculture)
v RANDRIAMAHAZAKA Michel (Adjointd'Administration)
v DOANY Benoît (Instituteur)
v MAROTIA Laurent (Opérateuréconomique)
v RANDRIAMINOZARA Vévé
(Opérateuréconomique)
v MAROTIA Laurent, (Opérateuréconomique)
v INDRIANTSIFERANA RadisonZaralahy (Professeur
Certifié)
v RASOLOFONDRADONGA Gerard, Maire en exercice
(Opérateur économique)
La ville de Mandritsara possède une histoire riche et
ancienne, ancrée dans la dynamique politique et culturelle du nord-est
de Madagascar. Jadis, elle faisait partie des territoires convoités des
raoyautés merina don't la résistance pacifique donne la
reputation de la société tsimihety.
Durant la colonisation française (à partir de
1896), Mandritsara est devenue un centre administratif secondaire. Les colons y
ont installé des infrastructures (poste, hôpital, école,
marché), contribuant à son développement. La
création de la route RN 32 a renforcé ce rôle de centre de
services et d'échanges dans la région de Sofia.
Aujourd'hui, Mandritsara conserve ce rôle historique de
pôle économique, administratif et éducatif, accueillant un
hôpital de référence (CHRD), des établissements
secondaires, et des bureaux de services publics.
PARTIE II: RÉSULTATS DE LA
RECHERCHE
CHAPITRE III: LES ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES DANS LA VILLE DE MANDRITSARA
L'économie de la Commune Ubraine de la vile de
mandritsara c'est basée sur trois (03) secteurs tels que: le secteur
primaire, secteur secondaire et le secteur tertiaire13(*).
III.1. SECTEUR PRIMAIRE
Bien que Mandritsara soit une Commune Urbaine, le secteur
primaire joue un rôle central de l'économique de la population. Il
regroupe essentiellement l'agriculture, l'élevage, la pêche
artisanale et l'exploitation des ressources naturelles. Ces activités
sont pratiquées principalement dans les quartiers
périphériques et dans les zones de contact entre la ville et la
campagne.
III.1.1. Agriculture
périurbaine: pilier du secteur primaire
Environ 85% de la population vit dans le secteur primaire
surtout l'agriculture. Les néo-urbains pratiquent encore la
méthode de culture traditionnelle. Ils cultivent du riz, la canne
à sucre, de manioc, de maïs, de patate douce, et d'arachide. La
culture de riz tient la première place, suivie de celle des plantes
tubersuleuses, notamment le manioc et la patate douce.
L'agriculture est pratiquée dans les zones
environnantes de la ville: le long des vallées et dans les bas-fonds
propices à la culture du riz.Elle estcatégoriséecomme
suite:
· Les cultures vivrières principales: le riz est
la culture essentielle, constituant l'aliment de base de la population. Il est
cultivé dans les rizières irriguées autour de la ville
(photo n°1).
· Les cultures des plantes tuberculeuses comme le manioc
et la patate douce sont pratiquées pour pallier le deficit alimentaire
pendant la période de soudure. Les produitssont destinesà
l'autoconsommation pour subsituer le riz. C'est ainsi, la culture du manioc et
de la patadedouce entre dans une stratégie de survie dans le cas
où les productions peuvent être vendus au marché local pour
satifaire les besoins quotidiens.
Photo n° 1 :
Riziculture irriguée sur la vallée

Source: Auteur, 2025
Photo n° 2 :
Culture du manioc
 
Source: Auteur, 2025
Photo n° 3 :
Culture de tomate

Source: Auteur, 2025
Photo n° 4 :
Culture d'Angivy
* 1 RAZAFINDRAVELO Jocelyne
« Dynamiques des activités Agricoles :casAntsabakoko
commune Rurale d'Antanantava District de Mandritsra ,mémoire de Licence
,Université de Mahajanga,UFRSSMandritsara,parcour Géographie,12
Avril 2024,page 1.
* 2 La dénomination de
cette région vient du nom du fleuve Sofia, qui coule diagonalement de
l'est vers l'ouest de cet immense territoire.
* 3 SELA (2019):
«contribution géographique à l'étude du marché
urbain de Bazarintsarety sur le Développement local»,
Mini-mémoire de Licence, à l'Université de Mahajanga,
Mention, Sciences Humaines, parcour géographie, UFRSS Mandritsara,
p11.
* 4 PETIT Michel (2010):
« Présentation physique de la Grande île
Madagascar », FTM, Antananarivo 195p.
* 5 Le Système
International d'unités (abrégé en SI), inspiré du
Système métrique, est le système d'unités le plus
largement employé au monde.
* 6 RASOAMANDINA
Stéphanie (2024). Stéphanie RASOAMANDINA (2024): "Paysage urbain
de mandritsara", Mini-émoire en vue de l'obtention du diplôme de
Licence, à l'UFRSS de Mandritsara, p 14.
* 7INDRIANJAFY Laureenne Le
Josiassy, (2019): «Insalubrités urbaines et leurs impacts dans la
vie socioéconomique: cas de la commune urbaine de Mandritsara»,
Mini-mémoire de Licence à l'UFRSS de Mandritsara, p9.
* 8 RAJAONARIVELO Marcellin
(2018): « Approche historique de l'éducation dans la ville de
Mandritsara », 2019, p15.
* 9RAJAONIRINA Lalasoa
Angeline (2022): " La promotion des activités commerciales du
marché de Bazaribe au service du développement de la commune
urbaine de Mandritsara», Mini-mémoire de Licence à
l'université de Mahajanga/ UFRSS de Mandritsara, p18.
* 10 ZAFIMAHAVELONA Olga Irène,
(2020) : « Dynamique socio-économique des migrants
Merina, Betsileo, et Tandroy : Cas de la Commune Urbaine de
Mandritsara », Mii-mémoire de Licence à
l'Université de Mahajanga/UFRSS de Mandritsara, p4.
* 11 RAJAONARIVELO Marcellin
(2018): « Approche historique de l'éducation dans la ville de
Mandritsara », 2019, p 15.
* 12RAJAONIRINA Lalasoa
Angeline (2022): " La promotion des activités commerciales du
marché de Bazaribe au service du développement de la commune
urbaine de Mandritsara», Mini-mémoire de Licence à
l'université de Mahajanga/ UFRSS de Mandritsara, p20.
* 13 INDRIANJAFY
Lauréenne Le Josiassy (2021): Insalubrités urbaines et leurs
impacts dans la vie socioéconomique : cas de la commune urbaine de
Mandritsara, Mini-mémoire de Licence à l'UFRSS de
Mandritsara, p 13.
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