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Droit international humanitaire : problèmes éthiques posés au médecin.

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par Eric DARRE
Université Aix-Marseille II - Attestation d'éthique médicale 2002
  

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La limitation des moyens

L'éthique humanitaire est une éthique de la générosité.

Cette générosité va d'un individu à l'autre, elle ne connaît pas de détour. Son objet est d'être humain. Vouloir partager sa technique médicale, ses connaissances, considérer que là où il y en a pour nous, il y en a pour les autres : telle est la générosité humanitaire. Animée du souci de l'autre, elle est parfois boulimique (47(*)).

Cette boulimie est mise à mal par le concept même du soutien médical en opérations qui vise à prendre en charge les forces armées engagées sur le théâtre, certes, mais pas celles de tous les belligérants. Cela est d'autant plus aigu que la situation sanitaire des pays dans lesquels intervient la France est défaillante ou insuffisamment développée.

Cette limitation des moyens tend à faire que la morale téléologique des anglo-saxons, qui privilégie la collectivité sur l'individu, prend le dessus sur la morale déontologique des pays latins, qui privilégie l'individu sur la collectivité.

Les thérapeutiques nouvelles

En interdisant d'effectuer sur les blessés et malades des expériences biologiques, on a voulu proscrire à jamais des pratiques criminelles dont certains captifs ont été les victimes. On a voulu également éviter que les blessés ou malades capturés pussent servir de cobayes pour des expérimentations médicales.

Mais cette disposition ne vise que les expériences biologiques. Elle n'a pas pour effet d'ôter aux médecins traitant la faculté de recourir à des thérapeutiques nouvelles, justifiées par des raisons médicales et commandées par le seul souci d'améliorer l'état du patient. Il faut pouvoir recourir aux nouveaux médicaments qu'offre la science, pourvu que leur innocuité ait été préalablement et suffisamment prouvée et qu'ils soient administrés à de seules fins curatives.

Le bien fondé de certains moyens utilisés par les armées pour augmenter l'efficacité des combattants a cependant toujours été discuté. L'utilisation de produits psychotropes qui peuvent moduler la vigilance en fonction des conditions d'une opération, l'utilisation préventive de bloquants synaptiques pour prévenir les effets d'une éventuelle attaque chimique, soulèvent des questions éthiques quant au principe et aux modalités pratiques de leur délivrance, notamment si elles incluent l'intervention du commandement. Cette utilisation a fait l'objet d'une attention particulière lors de l'affaire dite du « syndrome du Golfe ».

* 47) LEBAS J., VEBER F., BRÜCKER G., Médecine humanitaire, Médecine-Sciences, Flammarion, 1994

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