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Contribution d'une banque commerciale au développement socio-économique de la Rep. Dem. du Congo

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par Eric MAYAVANGUA DIKONDO
Université libre de Kinshasa - Graduat Sciences économiques et de gestion 2007
  

Disponible en mode multipage

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

UNIVERSITE LIBRE DE KINSHASA

CONTRIBUTION D'UNE BANQUE COMMERCIALE AU DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DE LA RDC

CAS DE LA BANQUE COMMERCIALE DU CONGO « BCDC » DE 2OO2-2006

Par

Eric MAYAVANGUA DIKONDO

Travail de fin de cycle présenté et défendu

en vue de l'obtention du titre de graduat en Sciences Economiques et de Gestion

Directeur  : PROF MAPHANA ma Nguma

Rapporteur  : C.T. Richard BAZA

Année Académique 2006-2007

DEDICACE

A mes parents et à toute ma famille.

Eric MAYAVANGUA DIKONDO de la charité

REMERCIEMENTS

Plusieurs personnes ont, de loin ou de près contribuer à la mise au point de ce travail. Il nous est important de témoigner notre reconnaissance avant tout au corps Académique de l'Université Libre de Kinshasa, ULK en sigle pour les connaissances qu'ils ont bien voulu nous transmettre.

Il est essentiellement important de remercier également le Professeur MAPHANA ma NGUMA, ainsi que le Chef des Travaux Richard BAZA, respectivement directeur et rapporteur de ce travail.

Pour la disponibilité et franche collaboration qu'ils n'ont cessé de manifester à notre égard.

A mes frères et soeurs : Papy MAYAVANGUA, Mamie MAYAVANGUA, Clarisse MAYAVANGUA, Gizette MAYAVANGUA Trésor ITEMBILA, Ali KIFUANUSA, Bob MBIYE, Souzy BOSONGO, Manuza GELAMBA, Mukubwa ASSIMBO, Filston BATOMA, Françoise NINGA, pour les réconforts et autres privations endurées, pour le soutien moral que vous avez apporté à votre frère cadet.

A ceux qui ont combattu à nos cotés, compagnons fidèles et symboles d'une amitié sincère : Junior Samba, Junior NSUKU, Belinda LOALI, Bienvenu NAZULA, Hénoch YUBU.

A tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre nous ont soutenu durant notre vie scolaire et académique et contribué à notre formation, nous leur disons grand merci.

Eric MAYAVANGUA DIKONDO de la charité

I. INTRODUCTION

A. Problématique

Au moment où la République Démocratique du Congo est confrontée à une crise multisectorielle, le dérapage du cadre macroéconomique((*)1) , a ruiné les espoirs d'une normalisation durable de l'économie.

Ce dérapage s'est caractérisé par une dégradation des principaux indicateurs de conjoncture, matérialisée par le mauvais comportement affiché par la monnaie nationale face aux devises étrangères et par un niveau élevé d'inflation.

Point n'est besoin de rappeler que la reconstruction de notre pays, nécessite plusieurs moyens financiers.

Cependant, la Banque Commerciale du Congo (BCDC) occupe une place prépondérante sur son marché et offre un éventail complet de services financiers pour les particuliers, les entreprises, les investisseurs institutionnels et le secteur public. Ainsi, dans notre travail, il sera entre autre préoccupation des questions ci-après :

- La Banque Commerciale du Congo exerce-t-elle ses activités

sur toute l'étendue nationale ?

- Quelles sont ses interventions sur le plan socio-économique en notre Pays ?

Cette quantification nous permet d'appréhender l'importance de la Banque Commerciale au développement socio-économique.

B. Hypothèse

Dans une première acceptation, l'hypothèse est une proposition particulière dont un système d'observation ou expérimentale qui a pour but d'établir la vérité. En outre, les hypothèses constituent des réponses anticipées à des questions que les chercheurs se posent au début du projet d'étude en relation avec les problèmes relevés et les questions posées.((*)2)

La Banque Commerciale du Congo exerce ses activités sur toute l'étendue du territoire national et contribue au développement socio-économique du pays, grâce aux crédits octroyés aux divers secteurs d'activité.

C. Intérêt du sujet

Le choix porté sur la Banque Commerciale du Congo présente un grand intérêt tant pour les particuliers que pour le secteur public.

En faisant un tel choix, nous espérons que notre travail pourra servir de prémisse pour les investigations futures dans le domaine bancaire.

D. Méthodologie du travail

La méthodologie assure le cheminement qui permet à la pensée d'atteindre la vérité.((*)3)

Pour notre part, nous avons eu à utiliser les méthodes et techniques ci-après :

v Méthode analytique : nous sommes descendus sur terrain pour voir en effet, ce qui se passe à la Banque Commerciale du Congo

v Technique documentaire : nous avons puisé d'autres informations en rapport avec notre travail tout en consultant certains documents et ouvrages de base.

E. Délimitation du sujet

Pour des raisons de disponibilité d'information et de facilité d'analyse, notre travail se limitera au niveau de la contribution de la Banque Commerciale du Congo au Développement socio-économique en R.D.C.

F. Canevas du travail

Notre travail comprendra trois chapitres. Le premier portera sur l'aperçu général de la Banque Commerciale du Congo, le second sur les généralités conceptuelles et enfin, le troisième chapitre traitera de la contribution de la Banque Commerciale du Congo au développement socio-économique de la R.D.C.

CHAPITRE I : GENERALITES CONCEPTUELLES

Section I : Généralité sur le développement

I.1. Notions

Le développement exige en effet non seulement un changement dans l'économie d'un pays mais bien un changement radical de toutes les façons de vivre d'un peuple.

Pour qu'il y ait le développement harmonieux, il nous est recommandé de faire face à certaines logiques en l'occurrence : les rapports, la structure et le système.

v le Rapport : ce sont les liens et habitudes qui unissent les hommes. Par exemple : rapports familiaux qui sont les liens entre mari et femme ; enfants et parents.((*)4)

v la structure : ensemble des rapports qui existent entre les hommes.((*)5) Pour une très bonne compréhension, nous pouvons subdiviser la structure à plusieurs parties :

- structure familiale : ensemble des rapports entre tous les membres de famille aussi bien entre parents, enfants, oncle, mari et femmes. Elle peut être traditionnelle, c'est-à-dire le clan tout comme elle peut être évoluée c'est-à-dire famille restreinte.((*)6)

- structure sociale : ensemble des rapports sociaux existants entre les membres d'une communauté. Cette structure peut être traditionnelle cela implique la solidarité complète. Elle peut être évoluée c'est-à-dire les différences de classe entre les membres (agriculteurs, commerçant, intellectuels...).((*)7)

- structure politique : ensemble des rapports des dirigeants avec les dirigés. Elle peut être traditionnelle donc, le chef a tout à dire. Tout comme, elle peut être évoluée : démocratie. (8)

- structure économique : elle peut être traditionnelle lorsqu'il y a pauvreté des moyens de production, rendement faible...

Elle peut être évoluée lorsqu'il y ait des industries, échanges et grands rendements.((*)9)

- structure juridique : ensemble des règles à suivre par les individus d'une communauté. Elle peut être traditionnelle cela veut dire : droit coutumier et droit oral. Elle peut être évoluée s'il s'agit du droit moderne et écrit.((*)10)

- structure mentale : façon dont la mentalité des gens et orientée ; leur conception de vie. Elle est traditionnelle lorsqu'on imite les ancêtres. Elle est évoluée lorsqu'on progresse.((*)11)

La structure mentale qui est la plus importante car, c'est elle qui influence les autres structures. Suivant que la mentalité d'un peuple est traditionnelle ou évoluée et progressiste, les autres structures de ce peuple resteront les mêmes ou changeront

Donc, le développement d'un peuple est surtout une question de mentalité et non tellement une question purement économique.

v le système : ensemble des structures d'une société avec prédominance de la structure mentale. Il y a le système traditionnel : les villages en brousse, le système libéral : Europe occidental, Amérique du nord ; le système collectiviste : Chine, il y a un certain mélange des systèmes traditionnel (villages) et libéral (villes).((*)12)

I.1.1 Croissance et Développement

I.1.1.2. Croissance

C'est l'augmentation de certains facteurs économiques et sociaux sans changement de structures.

Nous pouvons illustrer ceci par une ébauche :

§ la croissance de population : population augmente sans changement des structures, sans changement par exemple entre proportion de la population urbaine et rurale.

§ Croissance de production : on cultive mais avec les mêmes méthodes traditionnelles.

I.1.1.3 Développement

Définitions :

C'est l'augmentation de certains facteurs économiques et sociaux avec changement de structures. Donc la croissance est uniquement une question d'augmentation de quantité ; le développement suppose augmentation de quantité et qualité.

Par exemple :

- le développement de la population : population augmente mais avec changement de structure comme celle d'une nouvelle division du travail, de changement du point de vue habitation, de formation de centres industriels.

- Développement de la production : on cultive plus mais avec des moyens évolués de production.

Au prorata de la définition de développement, il y a encore plusieurs définitions du développement :

§ Le programme des nations unies pour le développement (PUND)

définit le développement comme un élargissement de l'éventail

des possibilités offertes à l'homme.((*)13)

Père D'Hooren définit le développement comme la transformation du système traditionnel en système moderne sous l'impulsion d'une nouvelle structure mentale, devenue progressiste.((*)14)

I.1.3. Sous-développement et en voie de développement

a) Sous-développement

Les sous développement se dit d'un pays pauvre par opposition aux pays riches. C'est un concept relativement récent, il naît au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Il y sous développement si le revenu par habitant et faible, le taux de mortalité élevé, de l'insuffisance alimentaire, médicale, de l'alphabétisme, l'industrialisation, que savons-nous encore.

Le sous-développement est caractérisé par l'absence de voie de communication, instabilité monétaire, tribalisme, parasitisme des membres de la famille, régime foncier qu'empêche le développement agricole, insuffisance de l'épargne, imprévoyance de la population, attachement trop exagéré aux coutumes ancestrales, y compris la sorcellerie, existence de cercles vicieux (exemple : on est malade car on ne mange pas assez, on ne mange pas assez car on travail trop peu ; mais on travail trop peu car on est malade), domination des trustes mondiaux, augmentation trop rapide de la population par rapport aux moyens de subsistance...

b) Pays en voie de développement

Les pays en voie de développement, sont de pays communément appelés pays du tiers monde qui sont dans le processus de développement ou création des conditions essentielles, pour la réalisation de la personnalité humaine, mais aussi le terme Pays en voie de développement n'est qu'une appellation parmi d'autres pour désigner un même type de problème. La manière de désigner ces pays change selon l'angle sous lequel on les aborde et selon les solutions envisagées pour remédier à leurs problèmes. Chacun de ces termes a des significations au-delà de son apparence première.

Critiques supplémentaires pour les pays en développement

- ces pays ne possèdent pas d'investisseurs nationaux assez

riche et dynamiques pour développer tout seul l'industrie ;

- les investisseurs étrangers développent plutôt l'industrie

orientée vers le commerce extérieur à l'occurrence : mines,

plantations... ce qui est moins intéressant pour le

développement général et harmonieux du pays.

- L'industrie des biens d'équipement (la plus importante pour le

développement) ne se développe pas bien avec le libéralisme

car, elle apporte de profits.

Le libéralisme a du bon (intérêt privé est bon pour le développement mais on doit le limiter pour en éviter les abus.

I.2. Problèmes de développement en Rép. dém du Congo

Economiquement, la République démocratique du Congo est parmi les plus faibles de toute l'Afrique malgré ses multiples et diverses ressources. Potentiellement riche mais réellement pauvre.

D'un peuplement faible et variable selon les régions, la République démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s'est drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980.

Evolution des volumes de production dans les principaux secteurs.

BALANCE COMMERCIALE (Composantes en millions de USD)

CUMUL

ECARTS 2006/2005

2005

2006

en volume

en %

A. Exportations

Or

0,0

2,9

-

Diamant

1.1757,6

944,7

-18,4

Production Gécamines

121,6

242,8

99,7

Autres sociétés minières

251,5

235,8

-6,3

Pétrole brut

452,7

594,7

31,3

Bois

45,4

52,3

15,3

Café

8,1

45,6

463,8

Autres

34,7

47,1

35,7

Totale Exportation

2.071,7

2.165,9

4,5

B. Importations

Biens de consommation

510,2

542,9

6,4

Matières premières

113,1

124,6

10,2

Biens d'équipement

150,1

157,4

4,9

Energie

431,0

644,5

49,5

Autres

1.269,3

1.276,1

0,5

Totale Importation

2.473,6

2.745,5

11,0

Solde

-402,0

-579,6

44,2

Source : Banque Centrale du Congo

Commentaire :

Les exportations ont été évaluées à USD 2.165,9 millions en 2006 contre USD 2.071,7 millions en 2005 et les importations ont été évaluées à USD 2.473,6 millions en 2005 et en 2006 pour 2.745,5 millions de USD.

Le déficit de la balance commerciale est estimé selon la Banque Centrale du Congo à USD 580 millions en 2006. en 2005, le déficit était de USD 402 millions

La plus grande part des ressources reçues en 2004 des partenaires au développement et les prévisions à fin 2002 et 2006 à titre de dons concernent principalement l'aide humanitaire, budgétaire et financière ainsi que l'appui à la démocratie et à l'état de droit.

Evaluation des dons et prêts

(En milliers de USD)

2005

Prévisions Décaissements

2006

Prévisions

1. Dons

Aide humanitaire

459.435

153.639

306.274

Aide alimentaire

2.848

2.889

0

Aide budgétaire et financière

176.365

41.200

30.003

Appui à la démocratie et à l'état de droit

201.108

21.743

15.180

Renforcement des capacités de gestion

93.643

23635

28.576

Equipements et infrastructures

139.259

57.455

15.000

Projets de développement

96.964

18.072

258

Micro projets

96.738

57.266

57.738

Assistance technique

15.818

4.830

9.421

Multinature (appui technique, aide financière)

29.201

15.112

33.396

Aide d'urgence

47.528

3.769

669

Total Dons

1.358.907

399.610

496.515

2. Prêts

Aide alimentaire

0

635

0

Aide humanitaire

33.004

19.437

39.013

Aide budgétaire ou financière

172.134

41.123

0

Appui à la démocratie et à l'Etat de droit

7.700

0

0

Renforcement des capacités

3.900

363

0

Equipement et infrastructures

420.286

67.521

16.419

Micro projets

0

4.058

0

Projets de développement

29.328

14

0

Assistance technique

768

16.000

27.330

Total prêts

667.120

14.9151

82.762

TOTAL GENERAL

2.026.027

548.151

579.277

Source : Banque Centrale du Congo

Commentaire :

Le tableau illustré ci-haut nous renseigne que, la République démocratique du Congo a fait des prévisions des dons pour 1.358.907 USD en 2005 et les décaissements de 399.610 USD et la différence entre les prévisions et les décaissements nous donne 496.515 USD pour les prévisions des dons de l'année 2006.

De même pour les prêts, la différence entre les prévisions et les décaissements, nous donne les prévisions des prêts pour l'année 2006.

I.2.1. Ressources naturelles

a) Energie :

La riche hydrographique de la RDC lui confère un potentiel hydroélectrique estimé à 100.000 MW, soit 13,0% du potentiel hydroélectrique mondial. La totale du puissance installée est évaluée actuellement à 2.516 MW, soit 2,5% du potentiel total et la production moyenne possible à 14.500 GWH. La production effective n'est actuellement que 6.000 à 7.000 GWH.

La quasi-totalité de la capacité de production hydroélectrique est de 96%. Le reste étant essentiellement constitué de centrales thermiques de faible puissance et, pour la plupart, situées dans des zones isolées. Le barrage d'Igna, sur le fleuve Congo, est la principale source de production d'énergie hydroélectrique. Il comprend aujourd'hui deux centrales ayant une puissance totale de 1.775 MW.

(Inga 1 avec 6 groupes totalisant 351 MW et Inga 2 avec ses 8 groupes totalisant 1.424 MW).((*)15)

Dans son état définitif, le complexe d'Inga fournira donc annuellement plus de 25% de la production mondiale d'énergie électrique d'origine hydraulique.

Malgré ses atouts, les centrales d'Inga ne produisent ensemble que 40,0% de leur capacité. Une bonne partie de cette production est destinée à l'exportation, laissant ainsi la demande locale insatisfaite. Cette situation fait que le taux d'accès des populations à l'électricité est de 1,0% en milieu rural, 30,0% pour les villes et 6,0% sur le plan national alors que la moyenne en Afrique subsaharienne est de 24,6%.((*)16)

b) Routes et Transports :

Pour un pays de 2.345.409 Km2, les infrastructures doivent être grandes. La situation est désastreuse du système des transports en R.D.C. La réalité de la situation se traduit par une insuffisance totale de l'offre des services de transports, 3accentuée par le mauvais état des infrastructures de transports et par une non-satisfaction chronique de la demande.

Le réseau de transport est constitué de 16.238 Km de voies navigables, de 5.033 Km de voies ferrées qui datent pour l'essentiel de l'époque coloniale, de 145.000 Km de routes nationales et régionales et des pistes secondaires rurales, de 7.400 Km d'axes urbains et de 270 aéroports à travers l'ensemble du pays dont 5 aéroports internationaux.

(Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Kisangani et Gbadolite). Ce système de transport de la RDC n'offre plus aux secteurs économiques et sociaux, les infrastructures et les services qui favorisent les échanges de toutes natures et qui améliorent la mobilité des personnes et des biens.((*)17)

c) Autres :

Outre les richesses minières, la RDC a beaucoup à faire valoir. Elle est le premier pays d'Afrique du point de vue de l'étendue de ses forêts (forêt équatoriale a elle seule, elle occupe la moitié du territoire national Congolais) et le plus important dans la préservation de l'environnement mondial.

La RDC se classe parmi les 10 pays de la méga biodiversité du monde avec 480 espèces de mammifères, 565 espèces d'oiseaux, 1.000 espèces de poissons, 350 espèces de reptiles, 220 espèces de batraciens et plus de 10.000 angios permes dont 3.000 seraient endémiques. Elle a une faune naturelle exceptionnelle (tous les grands animaux de l'Afrique s'y trouvent) et a des espèces rares. Tout ce capital n'a pas été épargné par les divers conflits et leurs effets dévastateurs sur la faune et la flore. Ces milieux d'hectares de forêts sont dégradés, braconnage.((*)18)

En RDC, l'élevage dont les capacités potentielles varient entre 30 et 40 millions de bovins avec une charge bétail de 1/6 à 1/12 pendant toute l'année n'est pas encore la priorité de cette République. ((*)19)

Elle dispose d'une abondance en eau et des lacs riches en poissons et autres richesses comme le pétrole, le gaz... Notamment Tanganyika (plus grand que Burundi) le plus poissonneux du monde, les quelles sont encore à leur état brut.

La RDC, béni par la nature, constitue aussi un grand centre touristique : peu d'endroits au monde sont d'une beauté de Nord-Est de ce pays, ses lacs aux confins du Nil. La beauté naturelle n'est pas inégale dans ce pays. La moitié de ce pays est constitué de la savane, un des habitats les plus variés de toute l'Afrique.

I.2.2. Structure Economique de la RDC

a) Industrie :

Le secteur industriel n'a contribué pour 5,6 pour cent au PIB en 2003. Autrefois important, il est actuellement composé de quelques petites usines dans le textile, l'agroalimentaire, la chimie et secteur des biens d'équipement. Toutes les branches de production ont subie la crise qui frappe le pays. Les industries manufacturières ont été coupées de leurs sources d'approvisionnement en matières premières et de leurs débouchés en produits finis ; elles n'utiliseraient qu'entre 15 et 17% des capacités productives installées.((*)20)

Le secteur secondaire est très peu développé et caractérisé par une forte présence de l'état marginalisant ainsi le secteur privé. La plupart des sociétés sont publiques ou à participation mixte, avec souvent une participation majoritaire de l'état. Malgré le processus de privatisation encours, l'état reste le principal opérateur dans la plupart des secteurs économiques comme l'énergie, les mines, les forêts, les communications, l'hydraulique, le transport et le bâtiment.

b) Secteur privé :

Le secteur privé a évolué, depuis environ trois décennies, dans un environnement particulièrement difficile.

En effet, depuis les années 1970, les efforts conjugués de l'effondrement des cours de cuivre et du crash pétrolier sur l'économie, les mesures suicidaires de zaïrianisation et de la radicalisation, ainsi que des grèves régulières et à un climat d'insécurité généralisé des années 90.

Les petites et moyennes entreprises formelles sont confrontées à un environnement politique et économique défavorable ainsi qu'à un cadre réglementaire inadapté et mal appliqué. Cette situation les ont mises dans un état d'essoufflement et une forte baise de leur activité. La plupart de PME ont été créées dans le but d'exploiter les opportunités que présente un environnement protectionniste. Au stade actuel de la mondialisation, de libéralisme et d'intégration régionale, ces PME soufrent d'un manque de compétitivité face aux produits à cause des difficultés d'approvisionnement et l'étroitesse du marché national/local.((*)21)

c) Autres :

· Lutte contre la corruption :

L'économie de la RDC soufre de plusieurs problèmes, notamment la corruption (le rapport de l'ONG Tranpararency International classant la République démocratique du Congo 6ème pays parmi les plus corrompus de la planète et 3ème de l'Afrique).

C'est ce qui fait que la RDC puisse être considérée comme un ventre mou, qu'on peut ballotter à tout moment. ((*)22)

· Finances publiques :

Le budget de l'exercice 2006, le budget congolais dégage un solde déficitaire de CDF 34,777 milliards, soit CDF 576,829 milliards en recettes et CDF 611, 606 milliards en dépenses. Le solde était déficitaire de CDF 29,707 milliards à fin décembre 2005.

Comparé au budget présenté en début d'année, le taux de réalisation a atteint 53%, soit environ USD 1.185 millions en dépenses. Plusieurs facteurs sont à la base du déséquilibre des comptes de l'état en 2006.

Le budget en devise de l'exercice 2006, l'excédent exprimé en USD s'élève à 36 millions après un déficit de USD millions enregistré en 2005. Les recettes de cet exercice se sont élevées à USD 419 millions contre USD 307 millions en 2005, et les dépenses à USD 383 millions contre USD 386 millions en 2005.

Le Prix intérieur et taux de change CDF/USD, selon les indices calculés par la Banque Centrale du Congo, le taux d'inflation s'est élevé à 18,2% à l'issue de l'exercice, contre 21,3% en 2005. La hausse du niveau général des prix et l'expansion considérable de la masse monétaire ont eu des effets négatifs sur le comportement de la monnaie nationale.

La parité franc congolais-dollar sur le marché est passée de 434 CDF pour 1 USD fin 2005 à 516 CDF pour 1 USD en fin d'année, soit une dépréciation du franc congolais de l'ordre de 16% contre une appréciation de 4% environ en 2005.

C'est à partir du mois d'août 2006 que l'on assiste à une dépréciation sensible de la monnaie nationale par rapport au dollar. L'ampleur du phénomène a été néfaste tout autant à l'économie qu'au pouvoir d'achat.

I.2.3 Types de développement

A propos de développement nous allons aborder 2 types de développement à l'occurrence : le développement social, et le développement économique

Le développement social : est l'ensemble des changements économiques, techniques et institutionnels liés à l'augmentation du niveau de vie résultant des mutations techniques et des organisations pour la recherche du bien-être social.

Le développement économique : fait référence à l'ensemble des mutations positives (techniques, démographiques, sociales, sanitaires...) que peut connaître une zone géographique, continent, pays et région. Le développement économique nécessitant notamment de la direction de richesses, on associe développement économique et « progrès », puis qu'il entraîne, généralement, une progression du niveau de vie des habitants, on parle alors d'amélioration du bien-être social (au sens économique).((*)23)

Fondement du développement en RDC

Les perspectives du Congo démocratique par son essence même, le devenir national supposent la prise en compte du citoyen congolais dans ses aspirations légitimes au bonheur. L'organisation de la communication comme sa gestion, doit par conséquent devenir la résultante de la volonté commune respectueuse à la fois de la diversité des options et de la volonté unanime d'être un Etat unifié.

Aussi, la première mise en valeur sera-t-elle des ressources humaines, la 1ère richesse de toute nation. L'évolution récente a rendu possible l'acquisition par le peuple d'un nouveau savoir-faire, qui servira d'appoint dans le combat pour le développement durable dans ce domaine, les priorités seront d'essayer de rattraper le temps perdu pour parvenir à un bref délai au mieux être social et économique doit avoir l'ambition de ses potentialités, le Congo démocratique doit avoir l'ambition de se développer par et pour les congolais eux-mêmes, la production doit maintenir pour répondre à la demande interne une priorité susceptible d'être à un bref délai si la rentabilité peut être maximale.

Section II : Généralités sur les banques

II.1. Notions et définition

Le mot banque apparaît dans la langue française au XVeme siècle. Les banquiers Lombard du nord de l'Italie accomplissaient leur travail dans des lieux ouverts et s'installaient sur des bancs, d'où dérive probablement le nom.

Une banque est une entreprise qui gère les dépôts et collecte l'épargne des clients, accorde des prêts et offre des services financiers. ((*)24)

Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d'agence. Elle utilise de plus en plus d'autres canaux de distribution : opérations par Internet, accords avec les commerçants pour le crédit à la consommation et le paiement par carte, guichets automatiques dans des lieux publics.

Les banques jouent un rôle économique très important dans les sociétés capitalistes. Elles contribuent à orienter l'argent de ceux qui en ont momentanément trop vers ceux qui en ont besoin et présentent des garanties suffisantes. Elles ont un grand rôle dans la sélection des projets en fonction de leurs perspectives économiques. Leur rôle peut être comparé à celui du coeur dans un corps humain qui distribue le sang riche en oxygène vers les organes. Elément clé de l'économie d'un pays, chaque banque est soumise à une supervision assez stricte par une autorité de tutelle, afin de vérifier la solidarité de l'établissement financier par rapport aux risques auxquels ses opérations l'exposent((*)25) :

Risque de crédit ;

Risque de marché

Risque de liquidité

Risque opérationnel

Le chiffre d'affaire des banques est appelé produit net bancaire((*)26). Il provient :

Des charges financières sur les opérations ;

Des commissions sur les services financiers (Cartes bancaires,...)

Des intérêts perçus en plaçant l'argent déposé par leurs clients.

II.1.2. Types des banques

L'ensemble des banques, chapeauté par la banque centrale, forme le système bancaire d'une zone monétaire.

On distingue ainsi différents types de banques selon leur rôle :

Le Banque Centrale : réglemente et supervise les opérations des différentes banques, en veillant notamment à leur solvabilité à l'égard des déposants, et en particulier de superviser la production de monnaie par ces banques, et d'en réguler l'usage par le biais des taux d'intérêt directeurs.

Les Banques de Dépôts : travaillent essentiellement avec leurs clients, particuliers, professionnels et entreprises, reçoivent des dépôts, et sont traditionnellement séparées entre :

Banque de détail : destinées aux particuliers, aux professionnels et aux PME

Et Banque d'Affaires : destinées aux moyennes et grandes entreprises.

Les Banques d'investissement : travaillent essentiellement sur les marchés financiers et notamment lancent des opérations financières (émissions d'emprunts obligataires, souscriptions d'actions...)

Banque Commerciale : reçoit les dépôts et qui effectue des prêts.

II.2. Les organismes de crédit

II.2.1. Notions

Les mot « crédit » à la même étymologie que le mot « croire » (en latin, « credo » je crois, j'ai confiance) ; c'est donc une activité qui repose sur la confiance, celle que le prêteur accorde à l'emprunteur de qui il attend le remboursement du prêt.((*)26)

Le mot crédit en comptabilité générale est un terme technique qui désigne une des deux colonnes de la comptabilité en partie double : cette colonne sert à enregistrer l'origine de fonds mis à disposition de l'entreprise soit en provenance de l'extérieur, soit correspondant à une utilisation de richesse existantes dans l'entreprise.

En comptabilité bancaire, l'extrait de compte fourni par le banquier fonctionne « à l'envers ». Pour la banque, le déposant est un fournisseur d'argent. Chaque fois que le banquier reçoit notre argent, il le note à la fois au crédit du compte client qu'il tient dans sa propre comptabilité.((*)27)

II.2.2. Types de crédit

Les banques, qui sont les principaux fournisseurs de crédit, tant aux particuliers qu'aux entreprises, distinguent généralement les crédits :

Ø A court terme : il s'agit de crédit dont la durée ne dépasse pas un seul an au maximum. C'est un crédit lié au cycle commercial. Ce crédit sert au financement des opérations courantes de production et de commercialisation.

Ø A moyen terme : ces crédits ont une durée qui varie entre 3-4 ou 7 ans. Ils sont spécialement appropriés pour le financement des équipements industriels, agricoles et pour le financement des investissements fonciers.

Ø A long terme : ces crédits sont représentés pour des effets, qui peuvent être des titres de créance ou de co-propriété, ils peuvent aussi être publics ou privés.

II.3. La monnaie

La monnaie est un instrument de calcul économique, elle assure cette fonction en tant que unité de compte, c'est aussi un instrument qui facilite les échanges comme moyen de paiement. ((*)28)

1. La monnaie comme unité de compte

La monnaie exprime le prix des autres biens, elle est une mesure de la valeur, c'est encore tous les autres biens et services, créances et dettes. C'est un dénominateur commun qui permet de ramener l'ensemble des prix relatifs possibles d'une marchandise, en un seul prix absolu au prix monétaire.((*)29)

2 La monnaie comme instrument de paiement

La monnaie est un moyen de règlement général, indéterminé et immédiat.((*)30)

Indéterminé : elle permet d'acquérir n'importe quel bien ou service, n'importe où, n'importe quand dans l'espace national.

Général : elle est admise partout, par tout le monde en toute circonstance dans l'espace national.

Ø Immédiat : le transfert de la monnaie permet d'éteindre définitivement les dettes.

3 La monnaie comme réserve de la valeur et actif de patrimoine

La monnaie est une réserve de valeur c'est-à-dire, un abri temporaire, un instrument de transfert de valeur dans le temps. Cette fonction de réserve est dérivée de la précédente. C'est en effet, parce que la monnaie est intermédiaire des échanges qu'on peut constituer des réserves monétaires.((*)31)

La monnaie est un actif de patrimoine : c'est une fonction de détention des richesses non risquées. Les agents peuvent utiliser leur revenu pour détenir le patrimoine sous forme d'actif réel (bien de production), actif financier (valeurs mobiliers ou actif à long terme) et l'actif liquide (Billet et dépôts à vue, dépôts à terme, bons de trésor...).

CHAP II : APERCU GENERAL SUR LA BANQUE

COMMERCIALE DU CONGO

Section I. Aperçu Historique

La Banque Commerciale du Congo est née en 1909 comme société anonyme, elle exerce la majeure partie de ses activités en Afrique.((*)32)

En 1911, elle obtient pour le Congo belge le privilège d'émission qu'elle conservera plus de 40 ans.

En 1960, le Congo devient un état souverain. La Banque du Congo Belge fait apport des ses activités européennes à la Banque Belgo Congolaise constituée le 14 avril à Bruxelles. Cette dernière est connue depuis 1965 sous la dénomination de Banque Belgolaise, Actionnaire, aux côtés de l'état Congolais et de partenaires privés, de la banque congolaise qui porte le nom de Banque Commerciale du Congo. Pendant quelques années elle portera le nom de Banque Commerciale Zaïroise (B.C.Z)

De 1997 à 2003 : l'effondrement de l'économie du pays et la longue guerre civile ont imposé à la Banque de réduire sa taille à un niveau compatible à ses clients.

En 2004 : profitant de l'amélioration du climat sociopolitique et de la relance économique consécutive, la BCDC redéploie son réseau sur l'ensemble du territoire et adopte son organisation commerciale aux nouveaux besoins de sa clientèle : de particuliers, de PME/PMI, des grandes entreprises et les institutions financières...

La BCDC est aujourd'hui l'une des premières banques Congolaises actives sur l'ensemble du territoire de la R.D.C.

Section II : Mission

La BCDC reste le leader incontesté oeuvrant dans le secteur bancaire depuis bientôt un siècle.((*)33)

v Forte d'une expérience remontant à 1909, la BCDC se concentre sur des métiers spécialisés qui s'adressent à une clientèle sélectionnée d'entreprise, de banques et de particuliers ;

v La Banque vise à répondre à leur besoin de conseils et de produits financiers à haute valeur ajoutée à partir de son siège de Kinshasa, de sa succursale de Lubumbashi. De son réseau d'agences actifs dans l'ensemble du pays et des ses relations internationales privilégiées ;

v La Banque Commerciale du Congo s'emploie à mettre en oeuvre les principes de bonne gouvernance qui visent à garantir la réputation de la Banque comme partenaire commercial et opérateur financier fiable et fidèle à ses valeurs essentielle ;

v La BCDC veut être une banque dynamique, créative, tournée vers l'avenir, capable de jouer son rôle d'opérateur économique et financier de premier plan, de satisfaire ses actionnaires et de permettre à son personnel de s'épanouir avec fierté au sein de son entreprise ;

II.1. Valeurs de la Banque Commerciale du Congo

o la BCDC occupe une place prépondérante sur son marché et offre un éventail complet de services financiers pour les particuliers, les entreprises, les investisseurs institutionnels et le secteur public ;

o La BCDC veut être le leader incontesté dans le secteur bancaire ;

o La BCDC est une entreprise qui vise à offrir à la fois stabilité et flexibilité, solidarité et novateur.

Donc : - Etre solide : fiable et durable

- Etre novateur : s'améliorer et se différencier sans cesse

- Etre direct : tenir un discours limpide et mener une action

nette.

o la démarche éthique de la BCDC recouvre un ensemble de valeurs essentielles :

Intégrité ;

Loyauté ;

Objectivité ;

Confidentialité ;

Franchise ;

Honnêteté ;

Section III : Organisation et Structure

III.1. Organisation

L'organisation de la Banque Commerciale du Congo se présente de la manière suivante :

III.1.2. Le Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration de la BCDC est son organe de décision ultime, sauf dans les matières que le droit des sociétés ou les statuts réservent aux actionnaires. Dans son processus décisionnel. Le Conseil d'Administration de la BCDC vise à la pérennité et au succès de ses activités de services financiers. Il estime donc indispensable de privilégier le rendement financier à long terme, tout en restant attentif aux intérêts des clients de la banque, de ses actionnaires, de son personnel et des communautés au sein desquelles elle opère.

Au Conseil d'Administration incombe avant tout la responsabilité de la direction stratégique de la BCDC et du contrôle de la conduite des affaires.

III.1.3. Le Comite d'Audit et Compliance

Le Comité d'Audit et Compliance ont pour mission d'assister le Conseil d'Administration dans l'exercice de ses fonctions de surveillance et de suivi du contrôle interne au sens le plus large, au sein de la BCDC.

Le Comité d'Audit et Compliance exercent les contrôles suivants :

Ø L'intégrité des états financiers et des communiqués de presse relatifs à la performance financière de la BCDC ;

Ø De la qualité du processus d'audit externe ;

Ø La qualité du processus d'audit interne (tous les cinq ans au moins, le Comité d'Audit et Compliance organise une évaluation externe de qualité et participe à la nomination ou la révocation de l'Auditeur Général ;

Ø La qualité du système de contrôle interne en général, et en particulier du système de gestion des risques et des procédures de contrôle de conformité aux lois. Aux règlements et aux principes de bonne conduite des affaires à la BCDC. Chaque année, le Comité d'Audit et Compliance passe en revue les évaluations de la qualité du contrôle interne réalisées par le management, le « Rapport Compliance » soumis par le Compliance Officer. Ainsi que les rapports sur les pratiques potentiellement douteuses signalées au système d'alerte interne de la BCDC. Le Comité d'Audit et Compliance participe à la nomination ou à la révocation du Compliance Officer

En outre, le Comité d'Audit et Compliance :

Ø Vérifie les informations publiées dans le rapport annuel sur le contrôle interne et sur les activités du Comité d'Audit et Compliance ;

Accomplit toute mission liée au contrôle interne à l'audit interne ou externe que le Conseil d'Administration ou le Président peut lui assigner.

Le Comité d'Audit et Compliance se composent actuellement de cinq administrateurs non exécutifs. Son président et ses membres sont désignés par le Conseil d'Administration.

III.1.4. Le Comité de Direction

Le rôle du Comité de Direction consiste à gérer la BCDC dans le respect des valeurs des stratégies des politiques des plans et des budgets arrêtés par le Conseil d'Administration. Dans l'exercice de ce rôle, le Comité de Direction est responsable du respect de toute législation et réglementation en vigueur, et en particulier du respect du cadre juridique et réglementaire qui s'applique à la BCDC.

Dans ce règlement, et conformément aux dispositions statutaires, le Conseil d'Administration a déterminé les responsabilités et les pouvoirs de l'Administrateur Délégué ainsi que sur proposition de l'Administrateur Délégué, ceux du Comité de Direction.

Dans la composition actuelle du Comité de Direction, seul l'Administrateur Délégué est membre du Conseil d'Administration. Il préside, organise et dirige le Comité de Direction. Il assume vis-à-vis du Conseil d'Administration la responsabilité de l'exercice par le Comité de Direction de ses pouvoirs.

Le Comité de Direction se Compose de l'Administrateur Délégué et de membres chargés de fonctions de direction au sein de la BCDC.

Le Conseil d'Administration nomme les membres du Comité de Direction sur la base d'une proposition formulée par l'Administrateur Délégué en concertation avec le président.

III.1.5. Le Contrôle de la BCDC

La BCDC opère dans un cadre réglementaire fondé sur son statut de banque. Le contrôle est organisé sur la base de la structure juridique de la BCDC et tient compte de compétences de l'autorité de contrôle.

1 Le Contrôle réglementaire

En tant que prestataire de services de banque, la BCDC est soumise au contrôle prudentiel de la Banque Centrale du Congo (loi N003/2002 du 2 févier 2002 relative à l'activité et au contrôle des établissements de crédit).

2 Les Auditeurs externes

L'audit externe de la BCDC est confié à Pricewaterhouse Coopers. Ce mandat a été confirmé en dernier lieu pour une période de trois ans par l'Assemblée Générale des actionnaires du 26 mai 2004. Les auditeurs de Pricewaterhouse Coopers sont responsables de l'audit des rapports financiers de la BCDC. En outre, ils assument une mission de révision des états financiers semestriels qui donne lieu chaque semestre à la publication d'un rapport spécifique.

III.1.6. La Gestion des Risques et le Contrôle Interne.

La gestion des risques constitue un aspect essentiel des activités de BCDC et exerce un impact sur tous les domaines stratégiques. Les activités de la BCDC sont exposées à des types de risques différents. Pour garantir que ces risques.

Les objectifs de la structure créée sont la maîtrise des risques pour en minimiser les éventuelles conséquences et la mise à disposition de la direction d'instruments appropriés pour mesurer et améliorer la capacité à long terme de la banque à atteindre ses objectifs.

III.1.7. Le Département Risk Management & Compliance

Il vérifie la mise en place de systèmes et de procédures permettant d'identifier, de contrôler et de signaler les principaux risques. Parmi ceux-ci :

Le risque opérationnel ;

Le risque d'intégrité ;

Le risque de liquidité ;

Le risque de marché

Il organise une surveillance indépendante des risques encourus et en rend compte par le biais des comités.

a) Risk Management

La fonction Risk Management est le garant du bon fonctionnement de la gestion des risques de la banque. Elle est exercée en étroite collaboration avec les responsables des départements afin de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la maîtrise des risques. Son objectif est de maximiser le profit « risque/rentabilité » de la banque.

Le service garde la trace de tous les événements constitutifs des pertes opérationnelles et en assure le reporting vers le Comité Compliance et Risk Management;

Ø Il exploite les enseignements d'un incident pour prévenir sa répétition ;

Ø Il s'assure de la mise à jour de la cartographie globale des risques de la banque en collaboration avec les responsables de département ;

Ø Il surveille les zones de risques de la banque et l'implication des acteurs dans leur gestion ;

Ø Il assure la coordination de la gestion des risques et supervise la mise en place des procédures des outils ;

Ø Il veille à ce que le management dispose des informations adéquates afin de piloter la gestion des risques à tout niveau ;

Ø Il supervise la qualité des plans de continuité pour les principaux domaines de la banque. Ces plans visent à assurer, en cas d'interruption de l'activité ou de désastre, à la fois continuité des activités opérationnelles dans les plus brefs délais et limitation des dommages.

b) Compliance

Pour la BCDC, il est vital de pouvoir s'appuyer sur une excellente réputation sous-tend ses relations avec tous ses partenaires. Les clients, les actionnaires, les collaborateurs et la collectivité au sens large ne peuvent douter le moins du monde de la bonne réputation de la banque. Renforcer l'image de la banque et prévenir toute atteinte à sa réputation font partie intégrante de l'ensemble de ses activités qui sont fondées sur une relation de confiance.

Le Service Compliance veille à la stricte observance des lois, règlements et normes par la société et par l'ensemble de son personnel. Il assure un suivi approprié des infractions à ces obligations. Il prépare des normes, surveille leur mise en application et en rend compte au Comité Compliance et Risk Management. En 2005, trois développements prioritaires ont été réalisés

* La définition d'une politique d'acceptation des clients

L'acceptation des clients est un des éléments clés de la gestion des risques. Conformément à la politique stricte de la BCDC, il ne peut être question de nouer une relation avec des personnes, ou organisations qui se livrent, ou sont suspectées de se livrer à des activités illégales ou non éthiques. L'acceptation des nouveaux clients s'effectue avec toute l'attention requise la banque se prémunit contre tout abus, contre toute personne ou organisation criminelle et se conforme ainsi aux dispositions légales relatives au blanchiment d'argent, dans la lettre et dans l'esprit. Elle prend des mesures actives de lutte contre la fraude, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

* La mise en place d'un code de bonne conduite des affaires

Le code de bonne conduite des affaires édicté par la BCDC durant l'exercice 2005 détaille les relations entre les collaborateurs et les actionnaires, les clients, les collègues et la collectivité dans son ensemble. La BCDC a élaboré ces principes notamment afin renforcer sa réputation de partenaire fiable qui agit dans le respect de ses valeurs essentielles. Ces principes composent un fil conducteur pour tous les collaborateurs dans le cadre de leurs actions et décisions. Ils sont l'expression de mentalité et des valeurs que la BCDC attend d'eux.

* La surveillance des opérations de la clientèle

Le service Compliance a mis en place une procédure est destinée a détecter les opérations suspectes et susceptibles de porter atteintes à la réputation de la banque.

Le Service Compliance :

Ø Veille à l'application effective au sein de la BCDC des lois, réglementation et principes en vigueur, édictés par les diverses autorités de tutelle et de contrôle ;

Ø Veille à la mise en place, à l'actualisation, à la diffusion et au respect du manuel de Compliance, de la charte de Compliance et de la note de politique d'intégrité de la BCDC ;

Ø Tient a jour un inventaire des risques Compliance au sein de la BCDC et des contrôles mis en place pour les maîtriser ;

Ø Fait rapport de toute opération suspecte et de tout élément relatif à la non-conformité des lois et réglementations en vigueur, et de toute information relative à des faits susceptibles de porter atteint à la réputation de la banque ;

Ø Analyse les déclarations d'opérations anormales faites par les services de la banque, notifient les opérations et faits suspects aux autorités de contrôle externe, et est le point de contact principal de ces autorités dans le domaine de la Compliance.

III.1.8. Le Département Contrôle Interne

Le Contrôle Interne est un processus mis en place par le Conseil d'Administration, la Direction et d'autres membres du personnel en vue de fournir des assurances raisonnables en ce qui concerne la réalisation des objectifs de la banque dans les domaines suivants :

Ø efficacité et sécurité des opérations ;

Ø protection du patrimoine (actifs confiées et propres) et des personnes ;

Ø fiabilité, exhaustivité et disponibilité des informations commerciales, financières et comptables ;

Ø Respect des lois et règlements en application ;

Ø Conformité aux normes et usages professionnels et déontologiques ainsi qu'aux plans, procédures internes et politiques générales de la banque.

La fonction contrôle interne met en oeuvre, pilote et coordonne le dispositif de «Contrôle Interne » au sein de la BCDC. Sa mission principale consiste en la réalisation, a posteriori, de contrôles de second niveau sur les activités bancaires, comptables et administratives pour l'ensemble des départements de la banque, après réalisation d'un premier niveau de contrôle au sein même et sous la responsabilité de chaque entité.

Les procédures de contrôle de second niveau visent à vérifier le bon fonctionnement des contrôles, et à s'assurer que d'éventuelles déficiences significatives sont signalées au niveau correct d'autorité et/ou de supervision via les mécanismes prévus, et que des actions appropriées soient déclenchées. Le département est organisé en cinq unités :

Ø Le contrôle des applications : vérifie l'exactitude des données enregistrées lors du traitement et de l'exécution des opérations de l'agence de Kinshasa ;

Ø Le contrôle comptable : vérifie l'exactitude et la fiabilité des données financières et comptables de la banque ;

Ø Le contrôle opérationnel : vérifie l'efficacité et l'efficience des activités, le respect des procédures et politiques internes en vigueur et la sécurité des opérations ;

Ø Le contrôle informatique : vérifie la sécurité des systèmes et la protection des actifs de la banque ;

Ø Le contrôle des agences : vérifie le bon fonctionnement des contrôles au sein des agences.

Fondamentalement, le contrôle interne requiert l'implication de tous les collaborateurs BCDC dont seule l'action combinée permet de déterminer si les systèmes et procédures fonctionnent de façon optimale.

III.1.9. Le Département Crédits

La mission de la fonction crédit consiste à assurer la maîtrise de tous les risques et crédit inhérents aux activités de la banque, et ce dans un cadre d'éthique professionnelle.

Le risque de crédit est le risque qui survient lorsqu'un preneur de crédit ou une contrepartie n'est plus en position d'honorer ses dettes. Dans ce domaine, la BCDC applique de strictes procédures de contrôle. Dans le cadre d'un processus d'approbation des crédits totalement indépendant. La politique de crédit et de la banque consiste à répartir les risques entre différents secteurs et marchés :

Ø Dans l'exercice de sa mission, la fonction crédit est le partenaire de la fonction commerciale ;

Ø Elle est responsable de la définition de la politique crédit de la banque, de sa diffusion et du contrôle de son application ;

Ø Elle définit les principes d'organisation de la fonction et établit les critères de gestion des risques de crédit ;

Ø Elle participe à la fixation des critères de rémunération du risque de crédit ;

Ø Elle veille à préciser les principes d'éthique professionnelle propres à l'activité crédit et s'assure de leur respect.

L'organisation de la gestion des crédits repose sur une structure en 4 axes

Ø La fonction « Analyse du risque » de crédit a pour but de vérifier le caractère acceptable ou non du crédit proposé dans le cadre des politiques de risque définies par la banque, de juger de son caractère adapté ou non aux besoins du client, et de se prononcer sur la capacité de remboursement du débiteur, sur base de critères d'appréciation définis à cet effet. Elle consiste donc à poser un diagnostic et à émettre une recommandation indépendante et motivée permettant aux instances décisionnelles de se prononcer sur toute demande de crédit ;

Ø La fonction « Réalisation »  est la gardienne de l'exécution et du suivi corrects de conditions et modalités des décisions prises par les organes compétents. Elle s'occupe de l'administration et du suivi des dossiers crédits et des garanties bancaires. Elle intervient dans la mise en place d'un crédit qui va de la rédaction des conventions entre la banque et le client jusqu'à la saisie des lignes de crédit dans le système informatique en passant par la prise des sûretés ;

Ø L'unité « Surveillance Unit & Reporting » s'occupe du suivi des risques crédits et de leur contrôle et est responsable de la production des reporting externes destinées à la Direction de la banque et à la Banque Centrale du Congo ;

Ø Les métiers « Intensive Care » et « Créances en recouvrement » centralisent la problématique de la récupération des encours de crédits non performants. Que ce soit à un stade précontentieux ou contentieux.

CHAP III : CONTRIBUTION DE LA BANQUE COMMERCIALE

DU CONGO AU DEVELOPPEMENT

SOCIO-ECONOMIQUE DE LA RDC

III.1. Du point de vue sociale

Plus qu'un simple opérateur économique et financier du Congo, la Banque Commerciale du Congo participe au développement social et culturel et contribue à quelques projets liés à la promotion de la qualité de la vie des populations congolaises.

1 Indispensable à son action qui demande de persévérance et de nombreux sacrifices, la Banque Commerciale du Congo a répondu à l'aide demandée par S.O.S. - RE.DE.CO pour les besoins de son orphelinat dans la commune de Kintambo à Kinshasa pendant la période des fêtes de noël 2006.

2 en 2006, la Banque Commerciale du Congo a participé à la promotion du livre «Congo River », une initiative de Thierry Michel, Lye Mudada Yoka et Isidore Ndaywel E Nziem, qui donne la vie congolaise sa véritable dimension. Ils ont été capables de prendre le pouls du Congo dans sa globalité géographique, historique, culturelle, économique, sociale et politique pour en comprendre la richesse exceptionnelle.

3 La Banque Commerciale du Congo a également participé au financement du film « Kadogo » produit par Angalio productions. Ce film raconte l'histoire de Ruffin enlevé en 1995, à l'âge de 11 ans de sa ville natale de Bukavu et emmené au Rwanda où il devient enfant soldat. En 2006, Ruffin a 22 ans. Il termine l'école à Kinshasa et espère commencer des études de droit. Ce film traite des souvenirs difficiles. Il examine l'initiation à la réalité quotidienne de ce jeune homme qui a choisi de laisser la guerre et la culpabilité dernière pour commencer une vie normale.

La Banque Commerciale du Congo continue à soutenir de telles initiatives.

4 C'est ainsi qu'elle encourage financièrement le projet « CONGO » qui comprend la création de films documentaires de promotion d'organisation non gouvernementale au Congo. Ce projet à pour objectif de créer des supports vidéos qui permettront aux organisations non gouvernementale sélectionnées selon des critères stricts liées à leur action de terrain, leur motivation et leur bonne gouvernance de faire connaître de promouvoir leur action auprès de cibles et publics. Il s'inscrit dans une démarche éthique. Le projet « CONGO » a pour objectif de produire un film de 10 à 20 minutes pour dix organisations non gouvernementales.

5 « l'Espoir de vie-Lisanga Lya Elikya » vient de voir le jour en République démocratique du Congo. Cette association représente la « Chaîne de l'espoir Belgique », Association Humanitaire Internationale Médicale de Droit belge. Son projet a retenu également l'attention de la Banque Commerciale du Congo.

Ø A court terme, il s'agit d'épauler les missions médicochirurgicales qui se déplacent régulièrement à Kinshasa. Ces missions sont essentielles car elles permettent de guérir déjà un certain nombre d'enfants qui ne peuvent attendre l'ouverture d'un centre de chirurgie pédiatrique.

En effet, 2.000 enfants naissent chaque année dans la capitale avec une malformation cardiaque. L'évolution budgétaire d'une mission chirurgicale belge en République démocratique du Congo est estimée globalement à 21.000 euros pour couvrir les frais de séjour, les billets d'avion de l'équipe médicale ainsi que le transport aérien du matériel médical.

Ø A long terme, le projet prévoit de créer à Kinshasa un centre de chirurgie pédiatrique hautement spécialisé, en étroite collaboration avec les médecins de la Clinique Ngaliema. La création d'un tel centre nécessite une stratégie d'action intenses tant sur le plan de missions médicochirurgicales régulières que sur le financement de toutes les étapes du projet.

6 Comité Interentreprises de Lutte contre le VIH/Sida (CIELS) la Banque Commerciale du Congo est membre du Comité Interentreprises de Lutte contre le VIH/Sida depuis le 22 septembre 2005. A ce titre, elle a procédé, avec l'assistance technique du Comité Interentreprises de Lutte contre le VIH/Sida, à la formation de 16 pairs éducateurs pour l'agence de Kinshasa où le CIELS est déjà opérationnel. Elle assure la sensibilisation des membres du personnel en matière de lutte contre le VIH/Sida par des moyens multiformes. Le comité BCDC de lutte contre le VIH/Sida et les pairs éducateurs ont été présentés à l'ensemble du personnel lors d'une cérémonie de remise des titres, organisée dans le hall d'honneur de l'immeuble à Kinshasa le vendredi 15 septembre 2006. en décembre 2006, la banque a pris part aux manifestations de la journée Mondiale Sida et par la suite, à la journée d'accélération dans la lutte contre le VIH/Sida organisée conjointement par le Ministre de la Santé et le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PNMLS)

III.1.2. D'autres faits marquants de la BCDC

Conformément à la stratégie de redéploiement de la banque vers l'arrière pays, les agences se présentent de la manière ci-après :

BCDC : UN RESEAU D'AGENCES PERFORMANT EN RDC

SIEGE SOCIAL

Boulevard du 30 juin

B.P. 2798 KINSHASA I

AGENCE DE BENI

B.P. 11 BENI

AGENCE DE BUKAVU

B.P. 1516 BUKAVU

AGENCE DE BUTEMBO

B.P. 39 BUTEMBO

AGENCE DE GOMA

B.P. 39 GOMA

AGENCE DE KANANGA

B.P. 15 KANANGA

AGENCE DE KISANGANI

B.P. 1018 KISANGANI

AGENCE DE LUBUMBASHI

B.P. 74 LUBUMBASHI

AGENCE DE KOLWEZI

B.P. 01 LOLWEZI

AGENCE DE MATADI

B.P. 33 MATADI

AGENCE DE MBUJI-MAYI

B.P. 379 MBUJI-MAI

Commentaire : le tableau illustré ci haut, nous explique que la Banque Commerciale du Congo exerce ses activités sur toute l'étendue du territoire national. Dans les agences de Beni et Butembo a été reprise dans le réseau respectivement en mars et en mai 2006.

Depuis sa réouverture en octobre 2005, l'agence de Kolwezi s'est solidement positionnée dans sa région et suit les clients dans leur expansion. Cette entité de même que la Banque Commerciale du Congo Lubumbashi joue un rôle clé dans la mobilisation des ressources des grands opérateurs miniers. Toutes les deux en outre contribuent efficacement à promouvoir l'utilisation des autres produits et services bancaires dans la province du Katanga.

En 2006, la banque a poursuivi l'optimisation des services proposés aux clients. Le module de traitement informatisé des opérations internationales a démarré à Bukavu et à Goma dès le mois de février. Au cours du 2ème semestre, le progiciel d'e-Banking b-web a été mise en exploitation au niveau des agences de Goma, Kolwezi et Lubumbashi.

Le réseau a été associé au niveau de l'exécution des paiements des différents programmes d'ajustement gérés par le Bureau Central de Coordination (BCECO) et le Comité de pilotage et de Reforme des entreprises publiques (COPIREP), financés par la banque Mondiale.

Depuis plusieurs années en effet, la Banque Commerciale du Congo répond à tous les critères de sélection définis dans le manuel de décaissement de la Banque mondiale. En 2006, elle a été sélectionnée, notamment, et après avis de non objection de la Banque Mondiale, pour la gestion des fonds relatifs aux projets suivants :

Ø Crédit conclu entre la R.D.C et l'IDA relatif aux financements des décomptes finals des agents de l'OCPT (Office Congolais de Poste et de Télécommunication ) et des banques en liquidation concernés par le volet social ;

Ø Accord RDC/IDA relatif au crédit de relance économique post réunification dans son volet concernant le financement de l'opération de paiement de la dette intérieure commerciale privée de l'état ;

Ø Accord RDC/IDA relatif au financement de l'opération de paiement des coûts d'indemnisation aux personnes déplacées du site SELEMBAO.

L'implantation des agences Western Union BCDC s'est poursuivie avec l'ouverture de six nouveaux points d'exploitation en 2006, portant leur membre total à 22. le plan d'expansion qui a nécessité le recrutement et la formation du personnel d'encadrement.

III.1.3. Lutte contre le chômage

Le recrutement des nouveaux collaborateurs s'est poursuivi en 2006. Au 31 décembre 2006, la banque comptait 392 membres du personnel dont 142 agents d'exécution, 192 cadres conventionnés et 58 cadres de direction.

Evolution de la gestion des ressources humaines de la BCDC

Effectifs

2002

2003

2004

2005

2006

279

310

310

348

392

Le tableau illustré ci-dessus nous renseigne qu'en 2002 la BCDC comptait 279 agents, en 2003 la BCDC comptait 310 agents, mêmement en 2004, en 2005 la BCDC comptait 348 agents et enfin, en 2006, la BCDC comptait 392agents.

a) Formation du personnel

Afin de soutenir la stratégie de croissance et de développer les attitudes et les comportements commerciaux, en mai 2006 la banque a assuré les formations portant notamment sur le management, la sensibilisation aux attitudes commerciales et la vente. D'étonnants exercices de sensibilisation, d'assimilation et d'appropriation ont séduit les participants sélectionnés dans tout le réseau.

Un séminaire en interne a été organisé à l'attention des chefs des agences de l'Est (Butembo, Beni, Bukavu, Goma et Kinshasa). Réunis à Kinshasa du 13 au 17 mars 2006, les participants ont reçu une formation pratique sur les questions liées aux domaines suivantes Compliance, ouverture des comptes, crédits, réglementations du change et gestion des habilitations informatiques.

III. 2. Du point de vue économique

La Banque Commerciale du Congo est redevenue un contribuable important aux revenus de l'état. Ce n'était plus le cas depuis 1999 puisque, la banque bénéficiait de l'exonération fiscale au titre d'entreprise en restructuration.

La situation se présente de la manière ci-après :

Tableau des impôts payés par la BCDC

A. Créanciers privilégiés ou garanties

(en francs congolais)

2005

2006

Impôt professionnel sur traitement du personnel

243.801.882

350.086.280

BCC opérations compte

3.653.430.205

327.005.276

Chèques avisés faveur OFIDA

129.095.230

189.351.242

Provisions impôts sur bénéfices

826.353.591

2.223.622.713

Impôts sur revenus locatifs et retenues locatives

287.611.397

313.475.699

Autres

218.585.109

227.645.855

totaux

3.631.187.072

5.358.877.414

B. Autres valeurs à payer à court terme

(En francs congolais)

2005

2006

Provisions frais OCC

746.150.439

335.354.455

Transferts et mises à disposition

335.033.994

387.703.993

Valeur à payer restructuration OCPT

559.684.042

351.285.087

Valeur à payer dette publique

2.878.512.230

-

Montant à disposition inter-agences

2.878.512.230

817.333.280

Montant à disposition fiscalité

-

195.729.993

Provision frais OCC à payer

-

179680.777

Inter-agences

-

1.086.192.507

Autres

133.562.679

95.068.173

Totaux

4.853.941.501

3.448.348.265

Source : Rapport annuel 2006 de la Banque Commerciale du Congo.

Commentaire :

Le tableau illustré ci-haut nous renseigne comment la BCDC est redevenue un contribuable important aux revenus de l'état.

Les valeurs à payer restructuration OCPT (USD 559.684.042 en 2005 et 351.285.087 en 2006) représentent des sommes mises à la disposition de la banque par le COPIREP en faveur des retraités et partants volontaires de l'Office Congolais des Postes et Télécommunications mais non payées à ces derniers au 31 décembre 2006.

Le montant des inter-agences de FC 1.086.192.507 représente des paiements et des transferts de fonds en transit entre les agences non encore exécutés au 31 décembre 2006.

Dans le cadre de sa politique de crédit, la Banque Commerciale du Congo a pris une part significative dans la mise en place de lignes de crédit pour appuyer et accompagner les Petites et Moyennes Entreprise (PME) privées congolaises les plus compétitives du secteur des infrastructures, lors des appels d'offres et des attributions des marchés publics des infrastructures financés par la Banque Mondiale et les autres partenaires de la R.D.C.

Tableau sur l'évolution des crédits accordés par la BCDC

(En francs congolais)

2005

2006

Provisions crédits documentaires à change données

5.430.228.182

4.130.251.207

Provisions pour garanties

149.671.423

412.075.252

totaux

5.579899.605

4.542.326.459

Source : Rapport annuel BCDC 2006

Commentaire :

Le tableau ci-dessus explique les provisions pour les crédits documentaires à charge couvert pour l'année 2005 est de 5.430.228.182 FC et les provisions pour garanties données est de 149.671.423 FC et les provisions pour crédits documentaires à charge couvert pour l'année 2006 est de 4.130.251.207 FC et les provisions 2006 est de 4.130.251.207 FC et les provisions pour garanties est de 412.075.252 FC

Le stock de la dette intérieure du pays est évalué à U.S.D. 1.156 millions après certification évaluée à U.S.D. 1.156 millions après certification. Le financement devra provenir des partenaires extérieurs. Dégagée sur la ligne de crédit IDA de relance économique post réunification de USD 200 millions dont un volet concerne le financement de l'opération de paiement de la dette intérieure commerciale privée de l'état.

La Banque Mondiale a mobilisé sa quote-part et mis à la disposition du gouvernement USD 42,5 millions.

La banque Commerciale du Congo a été chargée de payer les créanciers dans le cadre d'une convention signée avec l'état en date du 02 août 2005.

La Banque Commerciale du Congo occupe la première position en ce qui concerne l'activité bancaire.

Tableau de transferts extérieurs : flux entrants et sortants en devises

Banque Commerciale du Congo

En devise USD millions

En pourcentage (%)

2.205

34,00

Raw Bank

1.267

19,54

Stanbic Bank

1.009

15,56

BIC (Banque Internationale de Crédit)

648

9,99

BIAC (Banque Internationale pour l'Afrique au Congo)

420

4,42

Banque Congolaise

287

4,42

UBC (Union des Banques Congolaises)

122

1,88

Source : Rapport annuel BCDC 2006

Commentaire :

Le tableau illustré ci-dessus nous explique la performance de la Banque Commerciale du Congo, elle est le leader des toutes les banques commerciales installées en République Démocratique du Congo.

La Banque Commerciale du Congo est présente dans la quasi-totalité des secteurs de l'activité congolaise.

Tableau répartition du portefeuille des crédits de décaissement

Agriculture

8,67%

Mines

8,67%

Alimentation et Boisson

3,05%

Textiles

1,69%

Industries manufacturières

1,69%

Energie

2,36%

BTP

5,54%

Commerce et distribution

14,04%

Pétrole

6.16%

Transport

2,33%

Immobiliers

4,73%

Services

12,56%

Autres

12,86%

Source : Rapport annuel BCDC 2006 situation au 31 décembre 2006

Commentaire :

Comme le démontre la répartition du portefeuille des crédits de décaissement ci-dessous (situation au 31/12/2006.

la Banque Commerciale du Congo occupe 8,67% dans l'agriculture, 8,67% dans le secteur minier, 3,05% dans l'alimentation et boisson, 1,69% dans le textiles, 1, 69% dans l'industries manufacturières, 2,36% à l'énergie, 5,54% dans les Bâtiments et travaux publics, 14,01% dans le pétrole, 2,33% dans le transport, 4,73% dans les immobiliers, 12,56% dans les services et 12, 86% dans les autres domaines.

Les P.M.E ne sont pas négligées dans cette démarche commerciale proactive. La plupart du temps fournisseurs des grandes entreprises, ces P.M.E tirent profit de la croissance de leurs clientes, au bénéfice du développement du tissu entrepreneurial congolais. La banque est très attentive à cette évolution caractérisée entre autres par l'apparition de petites entreprises à haut potentiel de croissance.

La BCDC recherche sans cesse les solutions les mieux adaptées à leurs besoins de financement et développe une démarche marketing axée sur l'innovation.

La BCDC entretien également un rôle de conseil en gestion de croissance auprès de P.M.E qui profite de l'occasion d'une demande de financement pour recadrer leurs activités, redéfinir leur propre organisation, adapter la structure financière de leur bilan et redéployer leurs organes de gestion.

La banque veut accompagner la clientèle là où elle se développe et a besoin d'un service bancaire de qualité.

C'est ainsi qu'en 2005, elle avait ouvert l'agence de Kolwezi pour servir tous les opérateurs économiques liés au renouveau minier du katanga.

En 2006, la banque a relancé les agences de Beni et Butembo dans l'Est que la guerre avait séparée du reste du pays. Situées à une cinquantaine de Kilomètres l'une de l'autre, elles desservent une clientèle essentiellement agricole, productrice et exportatrice de café, de thé, de papaïne.

L'activité Western Union n'est pas en reste.

III.2.1. Amélioration de 53% du produit net bancaire

En 2006, le produit net bancaire s'est élevé à CDF milliards, en nette croissance de 53% par rapport au résultat de l'année 2005

Les revenus d'intérêts nets se sont élevés à CDF 5.686 millions en 2006 contre CDF 3.331 millions en 2005, en progression de 71%. La part des revenus d'intérêts a progressé de 3 points, atteignant 29% du total des produits contre 26% en 2005 dans un contexte de croissance de l'activité globale.

Les commissions et produits divers sont en hausse globalement de 46% à CDF 13.846 millions contre CDF 9.447 millions en 2005. Cette progression résulte de l'augmentation du volume des opérations en monnaies étrangères.

Les commissions sur transferts et les commissions sur billets étrangers se sont maintenues respectivement à 20 et 12% du produit net bancaire. Les transactions en espèces ont continué à s'intensifier. Grâce aux disponibilités de la banque en USD Cash les performances ont dépassé de 25% l'objectif annuel. Le développement du réseau intérieur a pris pour la deuxième année consécutive une part significative dans les résultats atteints, renforçant la position de leader de la BCDC sur ce segment d'activité hautement concurrentiel.

Les autres commissions et produit divers se répartissent en bénéfice sur opérations de change, en produit sur opérations hors bilan, en revenus le bénéfice de change qui contribue pour 16% aux revenus de la banque a triplé par rapport aux prévisions. L'importance de l'activité crédits documentaires observée en 2006 explique essentiellement la progression du revenu hors bilan de 32% par rapport à 2005 et de 12% par rapport aux prévisions. Divers autres produits d'exploitations bancaires ont enregistré, au cours de l'année, un développement satisfaisant qui soutenu la croissance globale de la rentabilité.

II. CONCLUSION

Nous nous sommes attelé tout au long de cette étude, à répondre aux questions suivantes :

Ø la Banque Commerciale du Congo exerce -t-elle ses activités sur toute l'étendue nationale ? Quelles sont ses interventions sur le plan socio-économique dans notre pays ?

Pour des raisons d'ordre, nous avons structuré notre travail en trois chapitres :

v Le premier chapitre traite des généralités conceptuelles. L'accent est mis sur le développement et les banques ;

v Le deuxième nous a livré à la présentation générale de la BCDC après l'esquisse de l'histoire de la BCDC, nous nous sommes rendus compte de l'organisation de la BCDC par secteur et par branches d'activités ;

v et dans le troisième chapitre, il a été question d'analyser les interventions de la BCDC dans notre pays. Après analyse des activités de la BCDC décrite dans ses différents rapports, il a été constaté ces activités portent à la fois dans le domaine social et économique.

Sur le plan social nous pouvons épinglé notamment sa contribution dans le financement des actions sanitaires, en particulier la lutte contre le SIDA, et dans l'offre d'emplois à plusieurs congolais. Sur le plan économique, la BCDC contribue au budget de l'état par le paiement des impôts et taxes, ainsi que par l'octroi des crédits à l'économie dans presque tous les secteurs d'activité. Enfin, la BCDC est présente dans tout le pays à travers ses nombreuses succursales.

Pour terminer, nous remarquons que la BCDC fait aujourd'hui face à une certaine concurrence en RDC, à la suite de l'ouverture des nouvelles banques et des institutions de micro crédit. Aussi, la BCDC doit-elle songer à développer des stratégies appropriées pour fidéliser sa clientèle déjà acquise.

IV. BIBLIOGRAPHIE

a. Ouvrages

1. BERGER R, P : L a monnaie et ses institutions, que sais-je. ?, PUF,

Paris, 1966

2. BRANER, J. Les techniques bancaires, PUF, Paris 1970

3. Echaude Maison, C.D. Dictionnaire d'économie et des sciences

sociales « ed Nantan Paris, 1989

4. GHITTON, H. : Bramouille, G. La monnaie Dalloz, Paris1978

HARROD, R : La monnaie, Dunod, Paris 1971

JACQUES LEFEVRE « Le développements structurels » Ed. PUF.

Paris 1995

7. MOSSER, R. : Les problèmes monétaires d'aujourd'hui, PUF, Paris

1979

8. PERE D'HOOREN, Economie de Développement, éd Kinshasa, 1978

9. PETIT-DU TAILLIS, G. : Le crédit et les banques, Sirey Paris

1964

PETIT-DUTAILLIS, G. : Le crédit et les banques, Sirey Paris

1964

11. RIST, C : Histoire des doctrines relatives au crédit et à la

monnaie se puis John Law jusqu'à nos jours, Paris 1938

12. RUDLOFF, M. : Economie monétaire nationale et développement,

Cujas Paris, 1969, P12

B. Cours, Rapports, et Autres documents

13. Défaire le développement, le refaire le monde, dossier critique de la notion même de développement, l'écologiste n6, Hiver 2001-2002, 80 pages.

14. JEANNOT WINGENGA, cours de l'IRS, inédit ULK, année

Académique 2004-2005 .

15. La R.D.Congo classée 6ème pays le plus corrompu de la planète

16. Macro-économie : Introduit en 1933 par l'économiste Norvégien

RAGNAR FRISCH. Elle constitue l'outil essentiel

d'analyse des politiques économiques des états

ou des Organisations internationales.

17. OCDE, Perspectives économiques en Afrique 2005, RDC

18. OCDE, Perspectives économiques en Afrique 2005, RDC

19. Programme National de relance du secteur agricole, Kinshasa

le 27-02-1997

20. Rapport annuel 2005, Banque Commerciale du Congo

21. Rapport Annuel 2005 PNUD

22. République Démocratique du Congo, Document de la Stratégie

de Croissance et la Réduction de Pauvreté, juillet 2006, p35

23. Rapport annuel de la BCDC 2006

24. Rapport annuel 2005, BCDC

V. TABLE DES MATIERES

DEDICACE..........................................................................................................I

REMERCIEMENTS........................................................................................II

INTRODUCTION.............................................................................................1

a. Problématique.........................................................................................1

b. Hypothèse...............................................................................................2

c. Intérêt du sujet...................................................................................2

d. Méthodologie du travail...................................................................2

e. Délimitation du sujet..........................................................................3

f. Canevas.....................................................................................................3

CHAP I. GENERALITES CONCEPTUELLES.........................................4

Section I : Généralité sur le développement...............................4

I.1. Notions .......................................................................4

I.1.1 Croissance et Développement ..........................6

I.1.1.2. Croissance ...........................................................6

I.1.1.3 Développement....................................................6

I.1.3. Sous développement et en voie de développement .........7

I.2. Problèmes de développement en RDC ......................................8

I.2.1. Ressources naturelles ................................................................11

I.2.2. Structure Economique de la RDC ........................................14

I.2.3 Types de développement ..........................................................17

Section II : Généralités sur les banques .....................................18

II.1. Notions et définition ..................................................................18

II.1.2. Types des banques.....................................................................19

II.2. Les organismes de crédit..........................................................20

II.2.1. Notions...........................................................................................20

II.2.2. Types de crédit.........................................................................20

II.3. La monnaie........................................................................................21

CHAP II. APERCU GENERAL SUR LA BANQUE

COMMERCIALE DU CONGO...................................................................23

Section I. Aperçu Historique ............................................................23

Section II : Mission ..............................................................................24

II.1. Valeurs de la Banque Commerciale du Congo ....................24

Section III : Organisation et Structure .....................................25

III.1. Organisation ................................................................................25

III.1.2. Le Conseil d'Administration ...............................................25

III.1.3. Le Comite d'Audit et Compliance ....................................26

III.1.4. Le Comité de Direction .......................................................27

III.1.5. Le Contrôle de la BCDC .......................................................28

III.1.6. La Gestion des Risques et le Contrôle Interne..........28

III.1.6. La Gestion des Risques et le Contrôle Interne................28

III.1.7. Le Département Risk Management & Compliance ....29

III.1.8. Le Département Contrôle Interne .................................32

III.1.9. Le Département Crédits .....................................................33

CHAP. III. CONTRIBUTION DE LA BANQUE

COMMCERCIALE DU CONGO AU

DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE

DE LA RDC................................................................................36

III.1. Du point de vue sociale.............................................................36

III.1.2. D'autres faits marquants de la BCDC.............................38

III.1.3. Lutte contre le chômage......................................................40

III. 2. Du point de vue économique.................................................42

III.2.1. Amélioration de 53% du produit net bancaire...........47

CONCLUSION................................................................................................49

BIBLIOGRAPHIE..........................................................................................50

TABLE DES MATIERES.............................................................................52

* (1) Macro-économie : introduit en 1933 par l'économiste Norvégien RAGNAR FRISCH. Elle constitue

l'outil essentiel d'analyse des politiques économiques des états ou des Organisations

Internationales.

* (2) JEANNOT WINGENGA, cours de l'IRS, inédit ULK, année académique 2004-2005

* (3) JEANNOT WINGENGA, idem

* (4) PERE D'HOOREN, Economie de Développement, éd Kibnshasa, 1978 P.1

* 5) Idem, P.1

* (6) Ibidem, P.1

* 7) Ibidem, P.1

(8) Ibidem, P.1

* (9) Ibidem, P.1

* (10) Ibidem, P.1

* (11) Ibidem, P.1

* (12) Ibidem, P.2

* (13) Rapport Annuel 2005 PNUD

* (14) PERE D'HOOREN, Economie de développement, Ed Kinshasa, 1978, p2

* (15) Programme National de relance du secteur agricole, Kinshasa le 27-02-1997, p.35

* (16) Idem

* (17) OCDE, Perspectives économiques en Afrique 2005, RDC

* (18) République Démocratique du Congo, Document de la stratégie de croissance et la réduction de pauvreté,

juillet 2006, p35

* (19) Programme National de Relance du secteur agricole, Kinshasa le 27-02-1997, p87

* (20) OCDE, Perspectives économiques en Afrique 2005, RDC

* (21) République Démocratique du Congo, Document de la stratégie de croissance et la réduction de pauvreté,

juillet 2006, p35

* (22) Idem

* (23) « Défaire le développement, le refaire le monde, dossier critique de la notion même de développement, l'écologiste n6, Hiver 2001-2002, 80 pages

* (24) PETIT-DU TAILLIS, g. : Le crédit et les banques, Sirey Paris 1964 P56

* (25) BERGER R, P : L a monnaie et ses institutions, que sais-je. ?, PUF, Paris 1996, p 16

* (26) BRANER, J. Les techniques bancaires, PUF, Paris 1970, P 28

* (26) PETIT-DUTAILLIS, G. :Le crédit et les banques, Sirey Paris 1964, P 21

* (27) RIST, C : Histoire des doctrines relatives au crédit et à la monnaie sepuis John Law jusqu'à nos jours, Paris

1938, P 36

* (28) HARROD, R : La monnaie, Dunod, Paris 1971, P 51

* (29) GHITTON, H. : Bramouille, G. La monnaie Dalloz, Paris1978, P 6

* (30) (33) RUDLOFF, M. : Economie monétaire nationale et développement, Cujas Paris, 1969, P12

* (31) MOSSER, R. : Les problèmes monétaires d'aujourd'hui, PUF, Paris 1979, P 66

* (32) Source/Rapport annuel 2005, Banque Commerciale du Congo

* (33) Idem











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