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Maitrise des cycles sexuels chez les bovins: Application de traitements combinés à  base de progesterone-PGF2-PMSG et progestagene-PGF2-PMSG


par Houmadi Ahmed
IPR / IFRA de Katibougou (Mali) - Ingénieur 2007
  

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I.2.3.1.3.1./ Méthode de détection des chaleurs

La détection des chaleurs revêt une grande importance dans les programmes d'insémination artificielle surtout lors de l'utilisation de semence provenant de taureaux de haute valeur génétique. De plus, la manifestation effective des chaleurs et leur détection conditionnent de loin les délais de mise à la reproduction. La non détection d'une période de chaleurs conduit à un retard systématique de la durée d'un cycle, soit environ trois semaines.

Les méthodes de détection reposent sur plusieurs modifications physiologiques et au niveau du comportement de l'animal, qui se produisent au moment de l'oestrus. Ces modifications sont la conséquence des variations du taux d'hormones circulantes, particulièrement de la montée des oestrogènes sécrétées par le follicule pré ovulatoire.

Cependant, l'observation visuelle de l'oestrus reste la méthode la plus ancienne et la plus fréquemment utilisée. Elle se base sur une détection des manifestations de l'oestrus que l'on appelle les signes des chaleurs, et que l'éleveur ou le vacher doit bien observer et reconnaître. Ce tableau montre les principaux signes à rechercher :

Tableau 2 : Les principaux signes des chaleurs

Début des chaleurs
(6-10 h)

Chaleurs proprement dites
(16-18 h)

Fin des chaleurs.

Renifle les autres vaches.

Se laisse monter.

Ne laisse plus monter.

Chevauche ses compagnes.

Beugle et nerveuse.

Flaire encore les autres.

La vulve est moite rouge et

Diminution de la production

Décharge du mucus

Légèrement gonflée.

Laitière.

Toujours clair.

 

Monte les autres.

 
 

Vulve rouge.

 
 

Décharge du mucus clair.

 
 

Pupille dilate.

 

L'efficacité de cette méthode est fonction de certaines caractéristiques :

v le lieu d'observation : la stabulation libre offre des conditions optimales pour la détection des chaleurs;

v le moment d'observation: il a été rapporte que le maximum d'entrées en chaleurs a eu lieu vers 6 heure du matin et il y a donc intérêt surveiller le troupeau une ou deux fois plus tard au cours de la journée;

v la fréquence d'observation: le nombre et le moment d'observation des chaleurs influencent énormément le pourcentage des femelles détectées en oestrus.

v En outre, pour un même nombre d'observations par jour, le temps consacré à la détection des chaleurs affecte aussi ce pourcentage.

Tableau 3 : Nombre et durée d'observation des chaleurs

Nombre d observation par
jour.

Durée d'observation

30 mn

60 mn

1 fois / jour.

26 %

30 %

2 fois / jour.

48 %

57 %

3 fois / jour.

57 %

65%

4 fois / jour.

70 %

78 %

D'après: Hicham Haskouri, 2001 (Gestion de la reproduction chez la vache: insémination artificielle et détection des chaleurs)

Tableau 4 : Influence de la fréquence sur la détection des chaleurs

Fréquence des observations.

Vaches détectées en chaleur.

3 fois : l'aube, midi et le soir.

86%.

2 fois : l'aube et le soir.

81%.

1 fois : l'aube.

50%.

1 fois : le soir.

42%.

1 fois : le midi.

24%.

D'après: Hicham Haskouri, 2001 (Gestion de la reproduction chez la vache: insémination artificielle et détection des chaleurs)

Le tableau N° 4, montre l'influence de la fréquence pour la détection des chaleurs.

Quand les animaux ne peuvent pas être observés par l'éleveur ou le vacher, la détection peut être réalisée par d'autres moyens à savoir:

y" utilisation d'un taureau vasectomisé portant le marqueur Chinball qui détecte les vaches en chaleurs et les marquent lors d'un chevauchement. L'utilisation de chiens entraînés à détecter l'odeur associée à l'oestrus a donné des résultats satisfaisants mais leur utilisation reste limitée;

V certains auteurs ont utilisé des taurillons et des vaches traitées à la testostérone seule ou associée à l'oestradiol;

v utilisation des marqueurs de chevauchement. D'une manière générale, les méthodes de détection des chaleurs sont nombreuses et leurs applications sont variables un élevage à un autre et dépendantes du mode de conduite des femelles mises à la reproduction. Elles doivent être efficaces et fiables, c'est à dire permettre de détecter le maximum de chaleurs mais uniquement des chaleurs réelles et dans les délais compatibles pour la réalisation de l'insémination. En outre, Ils doivent être peu onéreuses, faciles d'emploi pour l'éleveur.

Chapitre II : L'anoestrus chez la vache II. 1 / Définition

L'anoestrus est un syndrome caractérisé par l'absence du comportement normal de l'oestrus. Il
est dû à une déficience de fonction hypophysaire, à un mauvais fonctionnement de l'ovaire ou

de l'utérus. C'est une cause importante et courante de retard dans la fécondation. Il existe plusieurs sortes d' anoestrus:

y" anoestrus pré-pubertaire;

y" anoestrus saisonnier;

y" anoestrus de gestation, de lactation;

y" anoestrus post-partum;

y" anoestrus de stress: transport, déficit alimentaire, maladie débilitante...

II .2 / Caractéristique de l'anoestrus post-partum chez la vache

Dans les conditions naturelles, la vache ne recouvre pas l'activité ovarienne cyclique immédiatement après le vêlage. Il y a une période de repos sexuel qui correspond à l'anoestrus post -partum (Chupin et al., 1977 c ; Humblot,1982 ; Short et al., 1990) cités par Kabandana, 1995.

Il existe au cours de l'anoestrus post-partum une dissociation fréquente entre l'oestrus et l'ovulation. En effet, plusieurs chercheurs ont constaté que les premières ovulations ne sont pas toujours accompagnées de chaleurs et moins fréquemment il existe des chaleurs anovulatoires.

On distingue deux types d'anoestrus: l'anoestrus vrai et l'anoestrus apparent ou faux (anoestrus avec chaleurs silencieuses).

L'anoestrus vrai est qualifié d'inactivité ovarienne: dans les conditions naturelle, la vache ne recouvre pas l'activité ovarienne cyclique immédiatement après le vêlage. Il y a une période de repos sexuel qui correspond à l'anoestrus post-partum. Il s'agit d'une absence ou insuffisance du développement folliculaire qui n'est pas suivi de l'apparition d'un corps jaune... On l'appelle anaphrodisie fonctionnelle.

L'anoestrus apparent est dû à un manque de précision dans l'observation des animaux.

De nombreuses vaches qui sont examinées parce qu'on ne les voit jamais en chaleur, ont un tractus génital normal. Ce qui est démontré par la présence d'un tonus utérin normal et l'existence d'un corps jaune actif ou d'un follicule en cours de développement dans l'ovaire. Dans ce groupe entrent les vaches à chaleur silencieuse qui ne peuvent être décelées que par un taureau ou une observation très minutieuse.

Deux critères peuvent être utilisés pour mesurer la reprise sexuelle post-partum : l'intervalle
vêlage -première ovulation et l'intervalle vêlage -première chaleur. Chez les vaches
allaitantes après 60 jours post-partum, environ 15 % des charolaises et 24 % des vaches

salers présentent un activité ovarienne cyclique. Ce n'est qu'après 90 jours post-partum que le taux de cyclicité atteint 50 % (Petit, 1977) cité par Kabandana, 1995.

Du point de vue hormonal, l'inactivité ovarienne chez la vache semble lié à une insuffisance de la sécrétion de LH : niveau de base peu élevé et fréquence de pulsalité insuffisante.

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