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Réformes macroéconomique et intégration par le marché dans la CEMAC

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par Michel Dieudonné MIGNAMISSI
Université Yaoundé II - DEA 2008
  

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CONCLUSION DU CHAPITRE 3

Le modèle de gravité continue de s'imposer comme l'un des meilleurs instruments techniques en ce qui concerne l'explication des flux commerciaux bilatéraux entre les partenaires. Appliqué dans le cadre de ce travail pour les pays de la CEMAC, il ressort clairement que les principales variables du modèle (PIB, distance, monnaie commune) donnent globalement des effets attendus. Il ressort aussi que les réformes ont eu un impact significatif sur ces variables. L'évolution du coefficient affecté à la monnaie commune, loin de confirmer totalement l'hypothèse d'endogénéité des ZMO de Frankel et Rose (1998) et Rose (2000) pourrait par contre s'expliquer par des facteurs tels que le renforcement des critères de convergence (et surtout le critère monétaire - l'inflation), la stabilité du taux de change. Mais l'endogénéité de la Zone monétaire CEMAC est une hypothèse en devenir, qui deviendra une réalité avec l'application effective du bouclier fiscalo-douanier, la stabilité renforcée du Franc CFA, la coopération des pays leaders, et enfin, la consolidation des acquis en matière de convergence des économies de cette sous-région.

CHAPITRE 4. LA SUPPRESSION DE L'EFFET FRONTIERE MONETAIRE INFLUENCE-T-ELLE LA SPECIALISATION DANS LA CEMAC ?

Il est clairement montré dans la littérature que l'utilisation de la même monnaie au sein d'une zone débouche soit à une augmentation du commerce, soit à une spécialisation des pays. Cette spécialisation peut être issue de la suppression de l'effet frontière monétaire (adoption d'une monnaie unique par les pays), ou par les dotations factorielles.

Le cas de la ZF africaine est particulier. Les estimations de la part du commerce intra-zone dans les deux principaux blocs (CEMAC et UEMOA) montrent des résultats inférieurs à 10%. Ce résultat a été fortement confirmé par le modèle de gravité estimé dans le chapitre précédent. Paradoxalement la plupart des pays de la zone dégagent des excédents de production et donc, devraient être enclins à commercer davantage entre eux (Boungou Bazika, 2004). Ainsi, existe-t-il des excédents des produits exportables au sein de la Zone CEMAC ? Si oui comment sont-ils gérés ?

Le présent chapitre s'atèle à répondre à ce questionnement en deux sections : la première portera sur l'évaluation du potentiel commercial des pays de la CEMAC, et la deuxième établira le lien qui existe entre le degré, la nature de la spécialisation et le niveau des échanges sous l'influence de la monnaie unique.

SECTION 1. LE POTENTIEL COMMERCIAL DES PAYS DE LA CEMAC

Parler de potentiel commercial revient dans un premier temps à évaluer la sphère productive de la CEMAC et dans un second temps à estimer son potentiel commercial.

1.1. EVALUATION DE LA SPHERE PRODUCTIVE DE LA CEMAC

Il est généralement reconnu que les pays de la Zone CEMAC sont des économies dans lesquelles le secteur primaire (agricole) prévaut. En plus, l'un des problèmes auxquels font face les pays africains, c'est le manque de productions complémentaires, ce qui empêche le développement du commerce intra-régional (Boungou Bazika, op. cit.).

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