WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Développement intégré des systèmes de production basés sur les techniques de collecte des eaux pluviales dans les régions montagneuses du Sud-Est de la Tunisie: Le cas du micro-bassin versant Rebiaa Zammour-Béni-Khédache - Tunisie

( Télécharger le fichier original )
par Mohamed KOUAKBI
Institut Agronomique Mediterranéen - Master of Sience 2025
  

Disponible en mode multipage

CIHEAM

Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes
Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier

DEVELOPPEMENT INTEGRE DES SYSTEMES DE
PRODUCTION BASES SUR LES TECHNIQUES DE COLLECTE
DES EAUX PLUVIALES DANS LES REGIONS MONTAGNEUSES
DU SUD-EST DE LA TUNISIE : LE CAS DU MICRO-BASSIN
VERSANT REBIAA ZAMMOUR - BENI KHEDACHE

par Mohamed KOUAKBI

Sous la direction de Philippe LE GRUSSE

Jury

M. Alain BOURBOUZE, Professeur ENSA Montpellier Président

M. Omar BESSAOUD, Enseignant-chercheur CIHEAM-IAM Membre

M. Jean Paul CHASSANY, Chercheur INRA Montpellier Membre

M. Philippe LE GRUSSE, Enseignant-chercheur CIHEAM/IAM Membre

MEMOIRE PRESENTE EN VUE DE L'OBTENTION
DU DIPLOME DE HAUTES ETUDES DU CIHEAM

MASTER OF SCIENCE
24 juin 2005

Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier
3191, route de Mende,
34093 MONTPELLIER Cedex 5 (FRANCE)
Tel. : 04.67.04.60.00 - Fax : 04.67.54.25.27 - Internet : http://www.iamm.fr

L'institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier n'entend donner aucune
approbation ni improbation aux opinions émises dans cette thèse.

Ces opinions n'engagent que leur auteur.

Remerciements

Ce travail n'a pu s'achever sans une contribution efficace et sérieuse de plusieurs personnes dont l'apport m'a fourni, en plus d'une assistance technique, une confiance en soi et un amour pour la recherche.

Tout d'abord, avec mon profond respect, j'exprime mes sincères remerciements à M. Khattali Houcine, Directeur Général de l'Institut des Régions Arides qui m'a beaucoup encouragé pour participer à cette formation de Master of science, aucune parole ne pourra exprimer ma gratitude et ma grande estime.

Ainsi, je tiens à exprimer ma gratitude et mes remerciements à M. Philippe LE GRUSSE pour accepter l'encadrement de ce travail et pour son aide précieuse et son soutien sans limite.

Mes vifs remerciements sont adressés à Mr Chahbani Bellachhab, Enseignant Chercheur à l'IRA pour sa collaboration particulière pour l'aboutissement de ce travail.

Je remercie également Mr Sghaier Mongi, Enseignant Chercheur pour son aide dans l'élaboration de ce travail dont j 'ai bénéficié largement.

Mes remerciements vont aussi aux membres du jury pour avoir accepté d'être présents à ma soutenance et pour le soutien scientifique de ce travail.

Un remerciement particulier pour Mr Moussa Mohamed, Enseignant Chercheur qui n'a cessé de m'aider par ses précieux conseils et remarques pour l'élaboration de ce travail.

Je tiens à remercier Mr Lamourou Habib et Abaab Baghdad pour leurs aides sur terrain et au bureau.

Je remercie toutes personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail, notamment Mrs Mehdi Louhichi, Zemzemi Jilani, Mehdhi Naceur, Tbib Amor, Chouikhi Mohamed, Ltifi Mohamed b. Belgacem et Lazhar Attoui.

Enfin, je tiens à remercier tous les membres de ma famille et particulièrement ma mère, ma femme, mes trois fils (Mokhless, Zakaria et Islam ) et mes deux filles (Hajer et Sarra ) qui ont bien accepté et supporté mon absence pour des périodes assez longues.

RESUME

La situation actuelle des ressources en eau et de leurs usages dans le sud est tunisien présente des enjeux qui sont communs à des nombreuses régions montagneuses de la chaîne de Matmata. Des ressources souterraines limitées, des conditions climatiques contraignantes qui viennent renforcer les tensions autour de l'eau. Ces caractéristiques parmi d'autres, font de la région de Beni Khedache - Zammour un cas d'étude exemplaire des difficultés que pose la valorisation et l'exploitation des eaux de ruissellement pour une gestion durable.

Bien que limités à l'échelle régionale, les eaux de pluie et de ruissellement sont cependant très importantes pour les usages domestiques et le bon fonctionnement des systèmes de production agricole non irrigués. Ces systèmes subissent l'alternance plus au moins régulière d'années sèches et pluvieuses.

Le volume d'eau retenu dans les unités hydrauliques élémentaires est très limité par rapport aux volumes d'eau perdus au cours des crues. Ils sont de ce fait difficiles, voir impossible à maîtriser par les populations locales avec des systèmes traditionnels.

Afin d'analyser l'impact des innovations comme moyen de valoriser les eaux de ruissellement et améliorer le revenu des exploitations dans les zones difficiles, et dans un objectif de proposer un outil d'aide à la décision pour avoir un observatoire à l'échelle micro- économique, on a opté, moyennant des simulations des scénarios, d'analyser ces résultats.

Les résultats des simulations simples montrent l'intérêt des innovations dans la gestion des ressources en zone aride. Sur le plan technico-économique, cet outil a permis d'évaluer leurs effets sur les rendements des exploitations.

L'ensemble des scénarios est simulé sur séquence de 30 d'années, jugée suffisante pour une agriculture en sec, en se basant sur l'introduction du risque à travers la probabilité d'apparition des différents types d'années (années sèches et pluvieuses).

Mots-clés : Zammour, zone aride, simulations, innovations, scénarios, ruissellement, système de culture.

LISTE DES ABREVIATIONS

AJZ: Association des Jeunes de Zammour

CES: Conservation des eaux et du sol

CRDA: Commissariat Régional de Développement Agricole

DFR: Direction Régionale de Forêt

DT: Dinar Tunisien

IRA: Institut des Régions Arides

ODS: Office du Développement du Sud

ONG: Organisation non Gouvernementale

UHE: Unité Hydraulique Elémentaire (Jesr)

TRI: Taux de rentabilité Interne

VAN: Valeur Actualisée Nette

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Pluviométrie moyenne de la station de Béni-khédache .9

Tableau 2 : Régime thermique au niveau des stations de Gabès et de Médenine 10

Tableau 3 : Evapotranspiration potentielle moyenne mensuelle de Médenine 12

Tableau 4 : Evolution de la population par sexe .12

Tableau 5 : Occupation du sol 14

Tableau 6 : Le capital arboricole 14

Tableau 7 : Cultures annuelles 15

Tableau 8 : Effectif du cheptel à Béni-khédache.. 16

Tableau 9 : Ressources en eau 18

Tableau 10 : Le couvert végétal .19

Tableau 11: Nombre des maisons dans la région de Zammour .26

Tableau 12 : Données pluviométriques de 30 ans (station de Béni-khédache) 89

Tableau 13 : la périodicité des années humides et sèches 45

Tableau 14 : Capacité de rétention pour la lame d'eau Lr=0,012mm 90

Tableau 15 : Capacité de rétention pour la lame d'eau Lr=0,046mm 92

Tableau 16 : Capacité de rétention pour la lame d'eau Lr=0,208mm 94

Tableau 17 : Capacité de rétention pour la lame d'eau Lr=0,322mm 96

Tableau 18 : Evapotranspiration 45

Tableau 19 : Capacité de rétention des UHE 57

Tableau 20 : Ressources potentielles en eau de ruissellement et de stockage (citerne)

pour différentes situations pluviométriques ..58

Tableau 21 : Potentiel de stockage d'eau dans les citernes à créer. 59

Tableau 22 : Problèmes des unités hydrauliques élémentaires 61

Tableau 23 : Caractéristique des exploitations du micro-bassin 62

Tableau 24 : Situation actuelle de la production végétale versant Rebiaa 63

Tableau 25: Ressources humaines disponibles et utilisées 64

Tableau 26 : Effectif et productions animales 66

Tableau 27: Evaluation des productions des exploitations (végétales et animales) 67

Tableau 28 : : Rendements des arbres fruitiers 98

Tableau 29 Prix de vente .98

Tableau 30 : Caractéristiques techniques des différentes scénarios..

74

Tableau 31 : Coûts unitaires des investissements et des équipement

98

Tableau 32 : Les investissements actualisés

75

Tableau 33 : Les charges actualisés

75

Tableau 34 : Les charges totales actualisés

76

Tableau 35 : Les recettes actualisées

77

Tableau 36 : Scénario n°1 (situation actuelle avec contraintes)

99

Tableau 37 : Recettes scénario 2 (stratégie d'amélioration sans contraintes)

.100

Tableau 38 : Recettes scénario 3 (scénario technique) 101

Tableau 39 : La valeur actualisée nette 77

Tableau 40 : Résultats financiers de scénario 1 (S1) 102

Tableau 41 : Résultats financiers de scénario 2 ( S2) 103

Tableau 42 : Résultats financiers de scénario 3 (S3) 104

Tableau 43 : Le taux de rentabilité interne 79

Tableau 44 : Test de sensibilité 80

Tableau 45: Résultats financiers de scénario 1 (S1) (Taux act = 12,8 %) 105

Tableau 46 : Résultats financiers de scénario 2 ( S2)( Taux act = 12,8 %) 106

Tableau 47 : Résultats financiers de scénario 3 (S3) ( Taux act = 12,8 %) 107

Tableau 48 : Résultats financiers de scénario 1 (S1) ( Taux act = 8,8%) 108

Tableau 49 : Résultats financiers de scénario 2 ( S2) ( Taux act = 8,8%) 109

Tableau 50 : Résultats financiers de scénario 3 (S3) ( Taux act = 8,8%) 110

Tableau 51 : Résultats financiers de scénario 1 (S1) (Recettes - 10%) 111

Tableau 52 : Résultats financiers de scénario 2 ( S2) ( Recettes - 10%) 112

Tableau 53 : Résultats financiers de scénario 3 (S3) ( Recettes - 10%) 113

Tableau 54 : Résultats financiers de scénario 1 (S1) ( Charges +10%) 114

Tableau 55 : Résultats financiers de scénario 2 ( S2) ( Charges + 10%) 115

Tableau 56 : Résultats financiers de scénario 3 (S3) ( Charges + 10%) ..116

LISTE DES FIGURES

Fig. 1 : Carte des centres d'action et les types de temps en Tunisie 11

Fig. 2 : Evolution de la population par sexe 13

Fig. 3 : Occupation du sol dans la région de Béni-Khédache en (ha) .14

Fig. 4 : Capital Arboricole à Béni-Khédache en (tones) 15

Fig. 5 : Cultures Annuelles en (tones ) ....16

Fig. 6 : Effectifs Cheptel 17

Fig. 7 : Situation des maisons à Zammour ..26

Fig. 8 : décantation des produits de l'érosion (loi de stock) 29

Fig. 9 : Technique de Majel et de Fesguia ..32

Fig. 10 : Carte du Micro Bassin-Versant Rebiaa ...127

Fig. 11 : Les Jessours détruits dans le Micro Bassin-Versant REBIAA Zammour Béni-khédache 128
Fig. 12 : Sens de déversement de l'eau dans le Micro Bassin-Versant REBIAA

Zammour Béni-khédache 129
Fig. 13 : Répartition des exploitants dans le Micro Bassin-Versant REBIAA Zammour

Béni-khédache 130

Fig. 14 : Répartition arboricole dans le micro-bassin versant 63

Fig. 15 : Ressources disponibles et utilisées 64

Fig. 16 : Répartition du revenu familial du micro-bassin versant Rebiaa 68

Fig. 17 : Répartition de la production agricole du micro-bassin versant Rebiaa .68

Fig. 18 : Carte des citernes d'eau dans le Micro Bassin-Versnat REBIAA Zammour Béni-khédache 131
Fig. 19 : Carte des citernes d'eau à créer dans le Micro Bassin-Versnat REBIAA

Zammour Béni-khédache ...132

Fig. 20 : Répartition des bénéfices financiers nets de trois scénarios .78

Fig. 21 : Plan topographique du micro-bassin versant Rebiaa ..133

LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Les différentes parties du Jesr ..28

Photo 2 : Citerne type Fesguia 33

Photo 3 : Citerne type Majel ..33

Photo 4 : Installation d'une poche en pierres enterrées pour un arbre fruitier avant plantation ..50
Photo 5 : Installation d'une poche en pierres enterrées pour un arbre fruitier après plantation

Photo 6 : Multiples poches en pierres enterrées installées autour d'un olivier (canopée

..50

 

>5m2)

50

Photo 7 : Installation de la poche en pierres enterrées sous forme d'un fossé

51

Photo 8 : Exhaure de l'eau d'une citerne manuellement par une paysanne

52

Photo 9 : Exhaure de l'eau d'une citerne par flotteur drainant gravitaire

52

Photo 10 : Un barrage équipé avec un système tubulaire

..54

Photo 11 : Barrage à rétention d'eau de ruissellement (jesr),

54

Photo 12 : Le flotteur drainant et son bassin de flottaison

.53

Photo 13 : Déversoir traditionnel

74

SOMMAIRE

SOMMAIRE 1

Introduction 3

Partie I : Contexte de la gestion de l'eau en milieu aride et présentation de la zone d'étude (Zammour - Beni Khédache) 5

1. CONTEXTE DE LA GESTION DE L'EAU 6

2. PRÉSENTATION DE LA ZONE D'ÉTUDE 7

2.1. Organisation spatiale des zones montagneuses du sud-est 7

2.2- Localisation géographique et administrative 7

2.3- Potentialités naturelles 8

2.3.1- Les régions naturelles 8

2.3.2- Le climat 8

3- MILIEU SOCIO-ÉCONOMIQUE 12

3.1- La population 12

3.2- Les activités économiques 13

3.2.1- Système de production arboricole 14

3.2.2- Système de production céréalier 15

3.2.3- Elevage 16

4- POTENTIALITÉS DES ZONES MONTAGNEUSES DU SUD-EST 17

4.1 - Les ressources naturelles 17

4.1.1- Les ressources en eaux 17

4.1.2- Les ressources en sol 18

4.1.3- Les ressources pastorales 19

4.2- Les atouts et les contraintes de la zone d'étude 20

4.2.1- Les atouts favorisant le développement de Zammour 20

4.2.2- les contraintes du développement de la zone de Zammour 21

Chapitre 1. L'innovation dans la gestion de la ressource 23

en eau en zone aride 23

1. CONCEPT D'INNOVATION ET SA DIFFUSION EN MILIEU RURAL : 23

Chapitre 2. La zone d'étude et les modes de stockage 25

et de valorisation de l'eau 25

1. INTRODUCTION 25

2. ASPECTS SOCIAUX 25
3- LES TECHNIQUES DE VALORISATION DES EAUX DE RUISSELLEMENT DANS LA ZONE D'ÉTUDE

27

3.1- La technique des Jessours 27

3.1.1- Descriptions et typologie des jessours 27

3.1.2- Le rôle hydro-morphologique des jessours 29

3.1.3. Les Insuffisances des jessours 30

3.2- La technique des Fesguias et Mejels 31

Chapitre 3. Problématique et objectif de l'étude 34

1. PROBLÉMATIQUE 34

2. OBJECTIFS DES PROJETS 36

Partie II : Outils et méthodes 37

Chapitre I. Les méthodes de gestion de projet 38

1- INTRODUCTION 38

2- MÉTHODOLOGIE 38

2.1 - Approche théorique 38

2.1.1- Définition d'un projet 38

2.1.2- Evaluation des projets 38

2.1.3- Analyse coût/avantages 39

2.1.4 - Les indicateurs de rentabilités économiques 40

2.1.5- Aspect socio-économique 41

2.1.6- Déroulement de l'enquête 44

2.2. Aspects climatiques et hydrauliques de la zone d'étude 44

2.2.1. Les précipitations 44

2.3 Calcul de la quantité d'eau reçue par le jesr (à différentes hauteurs de lame d'eau ruisselée) 45

2.4- L'évapotranspiration 45

Chapitre 2. Caractéristique des innovations 47

1- INTRODUCTION 47

2. LA TECHNIQUE DE POCHE EN PIERRES 48

2.1 - Description de la technique 48

2.2- Les différentes variantes de poche en pierres enterrées 49

3. TECHNIQUE D'EXHAURE ET DISTRIBUTION GRAVITAIRE DES EAUX DES CITERNES 51

4- INJECTION DES EAUX DE RÉTENTION 53

5. LE SYSTÈME TUBULAIRE POUR L'ÉVACUATION DES EAUX DE DÉBORDEMENT 55

6. CONCLUSION 56

Chapitre 3. Les exploitations agricoles 57

1- POTENTIALITÉ HYDRIQUE DE MICRO-BASSIN VERSANT REBIAA 57

1.1 Capacité de rétention actuelle des UHE 57

1.2. Les problèmes techniques des jessours du micro-bassin Rebiaa 59

2. ANALYSE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES DU MICRO-BASSIN VERSANT REBIAA 62

2.1. La production végétale 63

2.1.1. Les charges végétales 64

2.1.2. Les marges brutes végétales 65

2.2. La production animale 65

2.2.1. Les charges animales 65

2.3. Les revenus de la famille 66

Partie III : Scénarios de développement à partir du système productif actuel... 69

1. INTRODUCTION 70

2. HYPOTHÈSES GÉNÉRALES 70

3. PRISE EN COMPTE DU RISQUE 71

4. PRÉSENTATION DES SCÉNARIOS 72

4.1. Evaluation comparative des scénarios (technique) 73

4.2. Evaluation économique des scénarios 75

4.2.1- Les investissements de trois scénarios 75

4.2.2- Charges d'exploitations 75

4.2.3- Charges totales (investissement + charges d'exploitation) 76

4.2.4- Les recettes 76

4.2.5- Critère de la somme des flux financiers actualisés (VAN) 77

4.2.6- Critère du taux de rentabilité interne TRI 78

4.2.7- Test de sensibilité de la solution de base aux différents scénarios 80

4.2.8 - Choix d'un scénario 80

Conclusion générale 82

Références bibliographiques 86

Annexes 88

Introduction

Les sociétés en Tunisie, ont depuis longtemps accordé une grande importance à la conservation des eaux et des sols. Différentes techniques ont été développées comme système de culture à travers l'histoire du pays, constituant ainsi un patrimoine important à conserver. Nous avons pu voir que l'érosion sous toutes ses formes, constitue une grave menace à la fois pour l'environnement physique et humain en région montagneuse du sud-est tunisien et également pour l'économie de ces régions (par la baisse de la production agricole et pastorale). Ajouter à cela, les conditions climatiques et édaphiques non favorables (sécheresse, irrégularité et fortes intensités des pluies ) qui contribuent à la dégradation de ces systèmes de culture.

En effet le caractère torrentiel des pluies, conjugué avec les caractéristiques morphologiques et pédologiques de ces reliefs, favorisent le ruissellement. Ce dernier est intense en particulier lors des pluies exceptionnelles comme celles de septembre 1969 (Ballais, 1969) et de mars 1979 (Bonvallot.1979). Cela a provoqué une forte érosion hydrique des sols et une destruction des petits ouvrages appelés Jessours.

Ces jessours sont de bons exemples témoignant de la diversité et de l'ancienneté de techniques traditionnelles de conservation des eaux et des sols en Tunisie.

La dégradation due aux eaux de ruissellement contribue à l'érosion, au transport et à l'accumulation des sols. Cette dernière s'effectue dans les zones d'épandage (plaines et dépressions intra-montagnardes).

A cette perte en sol s'ajoute une grande perte en eau, car la partie ruisselée des eaux de pluie est évacuée vers la mer ou vers le désert. De ce fait, elle ne contribue pas à l'alimentation de la végétation des milieux où les précipitations ont eu lieu.

Ces effets dégradants des eaux de ruissellement ont beaucoup (érosion des sols, destruction des jessours) contribué dans la zone d'étude (Beni Khédache) à l'accentuation du phénomène de désertification dans les montagnes. Ils constituent, par conséquent, un handicap pour un développement durable de cette zone.

Malheureusement, ce patrimoine des jessours est de nos jours menacé d'abandon et de destruction à cause des pluies torrentielles, ajouté à celui-ci d'autres facteurs qui ont contribué à la dégradation de la vie socio-économique et écologique dans cette région (chômage, exode rural, sécheresse, dégradation des sols et du couvert végétal dans les parcours, faiblesse de productivités et faiblesse des revenus).

Pour trouver des solutions adéquates à l'amélioration de la valorisation de ces eaux de
ruissellement et la protection de ces techniques traditionnelles de collectes des eaux de

ruissellement, des recherches ont été entreprises à l'Institut des Régions Arides et ont permis de concevoir et mettre au point des nouvelles techniques.

Face à ces problèmes cités précédemment, notre travail propose à travers un modèle de simulation technico-socio-économique basé sur trois scénarios de développement du système productif et d'optimisation de l'exploitation des eaux de ruissellement dans le micro-bassin versant Rebiaa à Zammour (fig. 10). Il s'agit d'atteindre les objectifs suivants :

· L'amélioration du niveau de maîtrise de ces ressources pour l'optimisation et l'exploitation des eaux de ruissellement par l'introduction des nouvelles techniques adaptées et acceptées par la population ;

· La valorisation de l'eau de ruissellement collectée derrière les ouvrages de rétention (Tabias) ;

· Le stockage d'une partie de l'eau pour l'usage domestique et pour l'irrigation complémentaire ;

L'intensification de la production agricole par la croissance du rendement et l'introduction des nouvelles espèces arboricoles plus rémunératrices.

Ce travail est développé en trois parties : La premier partie traite la gestion de l'eau en milieu aride, les caractéristiques édapho-climatiques et socio-économiques de la zone d'étude, l'innovation dans la gestion de la ressource en eau, la problématique et l'objectif d'étude. La deuxième partie concerne l'identification de la méthodologie et la présentation de l'étude de cas, la troisième parie est consacré aux scénarios de développement à partir du système productif actuel et enfin une conclusion qui constitue une synthèse des résultats obtenus.

Partie I :
Contexte de la gestion de l'eau en milieu aride et présentation de la zone
d'étude (Zammour - Beni Khédache)

1. contexte de la gestion de l'eau

« C'est une vérité simple et cruelle à la fois, l'eau est une ressource vitale, vulnérable et rare pour l'humanité » a déclaré, à l'ouverture de conférence sur l'eau, Dominique Voynet.

Le constat est en effet alarmiste : les nappes phréatiques se dégradent ; la consommation grimpe en flèche, avec la croissance démographique, l'urbanisation et l'industrialisation, est colossal.

L'eau n'est pas qu'un bien économique, elle est aussi un bien social, un bien culturel, un bien environnemental...L'eau est un bien fondamental, selon l'expression de Riccardo Petrella, économiste et professeur à l'Université de Louvain.

L'économie a toujours été intéressée à la fois aux décisions d'allocation des ressources prises par l'individu et tous les agents économiques et la question plus large de l'allocation des ressources par la société dans son ensemble.

En agriculture, les facteurs de production n'existent qu'en quantité très limitée. L'eau en particulier qui était considérée comme un bien libre, tend à devenir le facteur le plus limitant. En effet, elle est le facteur de production déterminant, toutes les autres actions d'intensification se trouvent ainsi compromises et cela quelle que soit leur efficacité de principe. Cette rareté accélérée de l'eau rend de plus en plus difficile sa répartition. Ainsi Hamdi (1988) écrit « en Tunisie, les ressources en eau sont rares, dès lors, la problématique de la gestion des ressources en eaux se pose en terme économique, c-a-d, l'allocation rationnelle » il faut alors bien avouer que les ressources hydriques soumises à une demande accrue et à des conflits d'intérêt, sont très limitées, il convient de les employer aux mieux.

En zone aride, la petite hydraulique est le moyen le plus évident de mobiliser les eaux de surface et de tirer le meilleur parti des nappes phréatiques.

Les écoulements se produisent de façon sporadique, par des événements brefs dans lesquels transitent des volumes importants avec des vitesses élevées. Pour vivre dans ces régions difficiles, les populations ont su, depuis toujours, déployer un réel savoir-faire pour maîtriser et utiliser les écoulements.

Les techniques inventoriées par différents auteurs depuis l'époque romaine (Bouderbala & al, 1984 ; El Amami, 1984 ; Emmabli, 1993) ) sont très diverses, à l'image d'un milieu contrasté : banquettes pour retenir localement eaux et sédiments pour l'agriculture (tabias) ; terrasses de cultures pour limiter le ruissellement ; ouvrages dans les oueds pour diminuer les vitesses d'écoulement (jessours) et des réservoirs qui sont appelés à jouer aussi bien le rôle d'organe de stockage d'eau (Mejel ou Fesguia).

Ces ouvrages sont disposés sur le bassin selon une organisation spatiale qui permet d'adapter chaque type d'aménagement aux contraintes de la zone, chacun contribuant à l'équilibre écologique global par ses effets annexes : favoriser l'infiltration, limiter l'érosion et restaurer les sols.

L'accès à l'eau structurait les sociétés rurales dans la mesure où nous pouvons classer les propriétés en fonction de leur éloignement de l'amont du bassin versant. Les propriétés qui sont proches de l'amont du bassin sont favorisées puisqu'elles peuvent satisfaire tout leur besoin en eau. Par contre, les propriétés qui se trouvent à l'aval du bassin doivent attendre le surplus d'eau qui peut traverser le déversoir. Les exploitants sans propriété sont le plus souvent marginalisés par rapport aux processus de décision, ces derniers fournissant le travail pour la construction, l'entretien et la gestion technique des aménagements. La cohabitation de ces deux groupes sociaux était définie par un ensemble de règles se rapportant à la propriété de l'eau, à sa distribution et à l'entretien des ouvrages. Elles étaient acceptées par tous et précisaient les statuts et les rôles de chacun.

Même si, l'eau restait souvent l'ami du puissant (Bedoucha, 1987), il y avait totale cohérence entre outils techniques et objectifs de gestion ce qui assurait une bonne performance globale du système.

2. Présentation de la zone d'étude

2.1. Organisation spatiale des zones montagneuses du sud-est

Malgré sa situation géographique favorable, territoire médian entre la bande littorale caractérisée par un réseau urbain relativement dense polarisé par Gabès, Jerba-Zarzis, Médenine et Tataouine au sud-est et un centre d'échange polarisé par Gafsa, Kébili et Tozeur au sud-ouest, la zone du Dhahar semble échapper à cette influence et à l'organisation d'un réseau urbain similaire aux deux régions d'influence précitées.

A l'exception des communes de Matmata, de Béni-Khédeche et de Ghomrassen, l'organisation spatiale du reste de la population reste non définie et elle passe par une mutation profonde, car la population en question n'est pas sédentaire totalement et reste caractérisée par les Ksours et les points d'eau (Birs) qui ne constituent pas un réseau classique, mais des points d'attaches d'une population transhumante.

2.2- Localisation géographique et administrative

La délégation de Beni Khédache fait partie du gouvernorat de Médenine, dont la création
remonte à 1956 est située au nord-ouest du gouvernorat Médenine et au sud-est de la Tunisie.

Limitée à l'est par la délégation de Médenine nord, à l'ouest par le gouvernorat de Kébili, au nord par le gouvernorat de Gabès et au sud par le gouvernorat de Tataouine.

La région de Beni khédache couvre une superficie de 1250 km2 répartie en 13 Imadas (circonscription administrative), dont 12 en milieu rural. La superficie est répartie comme suit (Lissir H, 2003) :

+ SAU : 36038 ha ;

+ terres incultes : 18279 ha ;

+ Forêt : 1559 ha ;

+ Parcours : 79724 ha.

La zone de Zammour (zone d'étude) se trouve à quelques km2 du siège administratif de la délégation et de la station météorologique de Béni-Khédeche.

2.3- Potentialités naturelles

2.3.1- Les régions naturelles

Le relief est dominé par la chaîne montagneuse de Matmata qui s'étend vers le sud dans le gouvernorat de Tataouine et même en Libye.

Cette chaîne sépare les deux régions naturelles de Djeffara vers l'est et le bassin du grand Erg oriental à l'ouest.

Le Jbel de Beni Khédache constitue la partie de la chaîne de Matmata qui appartient au bassin versant de Zeuss Koutine. Il s'agit d'un escarpement dominant la plaine de Djeffara et avec une variation d'altitude de 200 à 400m.

2.3.2- Le climat

Situées en pleine montagne, Matmata et Beni Khédache présentent les mêmes caractéristiques climatiques.

La zone est soumise, de par sa position géographique, à différents types de temps pluvieux : différentes situations atmosphériques sont à l'origine des perturbations génératrices des pluies. Dans ces djebels du sud tunisien, les perturbations de nord-ouest déversent d'importantes quantités de pluies, elles sont importantes au nord de la dorsale alors qu'au sud elles sont très faibles.

+ Les perturbations d'ouest sont à l'origine des pluies diluviennes sur toute la Tunisie y compris Beni Khédache ;

+ Les perturbations du sud -ouest provoquent des orages pluvieux ;

+ Les perturbations sahariennes sont peu importantes sur le sud tunisien mais les conditions atmosphériques favorisent parfois le stationnement de ces perturbations sahariennes dans le golfe de Gabès. Ce stationnement est à l'origine d'importantes pluies sur le littoral tunisien (pluies de 12 décembre 1973 et pluies du 3-4-5 et 6 Mars 1979).

a) Le régime pluviométrique et sa variabilité

Compte tenu de l'absence de station de mesure de la pluviométrie, on se contente des données pluviométriques disponibles des stations environnantes de Beni Khédache.

L'analyse de la répartition intra annuelle des pluies montre que la saison de l'été (juin, juillet, août) est complètement sèche et que les saisons les plus humides sont l'automne et l'hiver. Quant à la variabilité inter annuelle, elle montre des séries plus ou moins longues d'années pluvieuses ou d'années sèches, les années sèches successives de moins de 100 mm/an étant rares.

Tableau 1: Pluviométrie moyenne de la station de Beni Khédache.

Station

Mois

J

F

M

A

Mai

J

Jt

A

S

O

N

D

P/an

Années d'obser.

Béni- khédache

P mm

8,1

13,4

45,4

44,8

13,1

0,5

0

0

60,4

48,é

6,1

4,7

244,7

27

Ó

5,7

12,6

46,9

24,4

20 ,2

0,8

0

0

87,7

42,7

3,4

5,1

139,9

CV

0,7

0.9

1,1

0,6

1,5

1,7

-

-

1,5

0,9

0,6

1 ;1

0,6

(source : CRDA, 2000) Les constantes de variances qui sont dans la plupart des cas supérieures à l'unité pour tous les mois indiquent une forte irrégularité de la pluviométrie moyenne mensuelle au niveau de la station de Beni Khédache.

b) La température

Les températures moyennes annuelles sont comprises entre 19 et 21 °C (BOURGES, FLORET. P, 1977) et ont tendance à croître du nord au sud.

En ce qui concerne les variations de la moyenne des maxima et des minima au cours de l'année, on enregistre une amplitude de variation qui se situe entre 15 et 30°C estimé à 0°5 pour 100 mètres et d'une façon générale les variations inter annuelles de températures sont faibles traduisant une stabilité du climat de la région.

La moyenne thermique annuelle au niveau du gouvernorat de Médenine est de 20°C. Les mois de décembre, janvier et février sont les plus froids avec des gelées occasionnelles (au dessus de (-3)°C) et les mois de juillet, août et septembre sont les plus chauds.

Les températures moyennes mensuelles enregistrées au niveau de la station de Gabès sont inférieures à celle au niveau de Médenine, à cause de l'influence de la mer.

Tableau 2: Régime thermique au niveau des stations de Gabès et de Médenine.

Station

T°C.

Jan.

Fév.

Ma

r.
Av.

Mai

Jui.

Juil.

Aou
.

Sep.

Oct.

Nov.

Déc
.

Gabès

Max.

27

34.1

41

42

43

36

50

47

49

44

36

27.9

Min.

-3

-2

1.3

4

4

10

9

14

12

6

1

0

Médenine

Max.

29

34

40

42

45

48

51

52

48

44

36

31

Min.

-3

-2.6

-2

2

5

11

12

13

12

5

1

2

Gabès
Médenine

Moy.

10.9

12.4

15.3

17.7

20.9

23.8

26.7

27.4

25.5

21.1

16.5

12.2

Moy.

11.3

12.9

15.7

19

22.5

26.2

29

29.1

27.2

22.8

17.2

12.8

(source : H. Abichou, 2001)

c) Les vents

Les vents dans le sud tunisien ont un régime saisonnier :

+ En été, généralement des vents réguliers et faibles soufflent du nord-est et de l'est mais les vents du sud et du sud-est chauds et secs sont fréquents. Durant la période de 1970-1980, on enregistre une moyenne de 28 jours de sirocco (M. FERSI et ZANTE, 1980) ;

+ En hiver les vents sont plus forts et plus réguliers froids et secs mais parfois chargés de sable.

Ces vents sont caractérisés par :

+ Des températures élevées ;

+ Une hygrométrie de l'air très faible d'où une forte évapotranspiration causant un déficit hydrique non négligeable ;

+ Une fréquence très variable dans le temps.

Ces vents apportent avec eux des masses non négligeables de sable éolien et nuisent à la majorité des cultures.

Cyclonique de golfe de Gabès

Donnant des pluies au

Nord de la dorsale

NORD OUEST

Basse pression
saharienne

Régime cyclonique Saharien

envoyant de l'air chaud

et sec sur le sud

tunisien

Air Chaud
et sec

Basse pressions

Golfe de
Gabès

NORD EST

Donnant des pluies sur le
Nord du pays et le sahel

Donnant de fortes Pluies sur le Sud Tunisien

Régime cyclomonique
sur le golfe de Gabès

Fig. 1 : Carte des centres d'action et les types de temps en Tunisie

d) L'évaporation potentielle

La région de Beni Khédache est caractérisée par une évapotranspiration potentielle forte. En effet, la série des valeurs disponibles pour la station de Médenine montre l'importance de ce paramètre.

Tableau 3 : Evapotranspiration potentielle moyenne mensuelle de Médenine.

 

Se

O

N

D

J

F

M

A

M

J

Jt

Ó

Men

P
(mm)

10.8

23.6

16.5

17.3

17.4

17.7

25.7

13.9

6.4

1.0

0.2

1.1

135.1

11.26

ETP

123.4

83

54.5

41.9

44.2

55.3

86.6

116.6

159.7

185.9

197.6

172

1320.

110.05

(mm)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

7

8

P-ETP

-112.6

-59.4

-38

-24.6

-26.8

-37.6

-60.9

-102.7

-153.3

-184.9

-197.4

-170.9

-1169

-97.43

( Source : H. Abichou, 2001)

On remarque que le bilan hydrique est déficitaire le long de l'année et que l'évapotranspiration est importante au cours des mois de l'été, les sols sont ainsi exposés aux agents érosifs principalement l'érosion hydrique. Généralement ces pertes sont compensées par l'irrigation d'appoint.

3- Milieu socio-économique

3.1- La population

La population de la région de Beni Khédache a connu une croissance remarquable (tableau 4). Elle était d'environ 36 681 habitants (selon les recensements de 1994) avec une densité de 24 habitants par Km2.

Tableau 4 : Evolution de la population par sexe

Beni
Khédache

1975

1984

1994

Masc

Fémin

Total

Masc

Fémin

Total

Masc

Fémin

Total

10403

11055

21458

11881

12506

24387

15349

15332

30681

(source : IRA Médenine, 2002)

Fig. 2 : Evolution de la population par sexe

20000

15000

10000

5000

0

15349

15332

11881

12506

11055

10403

1975 1984 1994

Les années

Masculin Féminin

D'après le graphique, on constate que la population de la délégation de Beni Khédache connaît une évolution pour les deux sexes entre 1975 et 1994. Par contre à Zammour, la population urbaine ne représente qu'un faible pourcentage de l'effectif démographique de la région du Beni khédahe ; la dispersion est la règle, sauf pour un petit nombre d'habitant qui vit groupé dans des petits villages de crêtes ou des hameaux construits sur des replats de versants des vallées.

3.2- Les activités économiques

L'activité économique de la région de Beni Khédache est basée sur une agriculture pratiquée dans des conditions difficiles et d'une activité d'élevage très influencée par les conditions du milieu. La faiblesse des revenus tirés de ces deux activités a toujours été compensée par les revenus de l'immigration vers les pays du nord et qui a représenté en 1999 environ 6% dans le gouvernorat de Médenine.

L'activité agricole de la zone a été toujours basée essentiellement sur la mobilisation et l'exploitation des eaux de ruissellement par des ouvrages de collecte de cette eau. L'occupation du sol de la région de Beni Khédache est donnée par le tableau 5 qui montre l'importance des parcours d'une part et la surface cultivée qui représente 17 % de la surface totale :

Tableau 5: Occupation du sol

Superficie agricole utile

 
 

Terres
incultes

Superficie
totale

Terres
cultivables

Parcours

Forêts

Total

Beni
Khédache

22984

96491

1600

121075

14487

135562

Total
gouvernorat

229720

600740

4340

834800

81900

916700

(source : IRA Médenine, 2002)

Fig. 3 : Occupation du sol dans la région de
Béni-Khédache en (ha)

Terre cultivable Parcours

Forêts

1600 22984

 
 

96491

Pour les systèmes de production, on distingue deux systèmes :
3.2.1- Système de production arboricole

Il intéresse principalement l'olivier, conduit exclusivement derrière les Jessours. L'huile d'olive et l'huile de table (Zarrazi à double fin) constituent les principales productions de la région. L'olivier en sec occupe la plaine, les variétés utilisées sont Chemlali et Zalmati. (Tableau 6)

Tableau 6: capital arboricole

 

Olives

Amandes

Grenades

Pommes

Raisins

Figues

Autre

Olives

Huile

Sup (ha)

P° (T)

Sup
(ha)

P° (T)

Sup
(ha)

P° (T)

Sup
(ha)

P° (T)

Sup
(ha)

P° (T)

Sup
(ha)

P° (T)

Sup
(ha)


(T)

Béni -
Khédah
e

11892

1200

240

939

539

-

-

565

80

101

40

1400

1400

516

140

Total
gouver.

170738

40000

8000

6610

2380

511

1100

2846

1560

2416

2256

4680

4400

4130

4125

(source : IRA Médenine, 2002)

Fig. 4 : capital arboricole à Béni Khedache en (tonnes)

8040 140

1400

539

1200

Olives Figues Amandes Grenades Pommes Raisins Autres

3.2.2- Système de production céréalier

Le système céréalier est pratiquement de subsistance, il occupe la région montagneuse et se base sur le blé et l'orge. Le système de grande culture occupe la zone de Jeffara dont les superficies emblavées varient considérablement d'une année à l'autre en fonction de la pluviométrie (IRA Médenine, 2002) (Tableau 7).

Tableau 7: Cultures annuelles

 

Céréales

Légumineuses

Légumes

Sup (ha)

Pdt (T)

Sup (ha)

Pdt (T)

Superficie (ha)

Production (T)

Cucurbitacée s

Autres

Cucurbitacée s

Autres

Beni
Khédache

8000

4800

180

105

70

5

770

25

Total
gouvernorat

36373

24973

2343

1748

1595

259

16352

2057

(source : IRA Médenine, 2002) Fig. 5 : Cultures Annuelles en (tonnes )

770 25

105

4800

Céreales

Légumineuses

Légumes(cucurbutacées)

Autres

3.2.3- Elevage

L'élevage occupe une place privilégiée dans la production de la zone. Cet élevage concerne principalement les petits ruminants et les camélidés. Les terres à pâturage qui constituent le support principal de l'élevage couvrent environ 96401 ha. L'élevage est une activité de soutien et d'importance capitale dans la régulation des stratégies socio-économique.

La disponibilité en cheptel est présentée dans le tableau 8 :

Tableau 8: Effectif du cheptel à Beni Khédache

 

Bovins

Ovins

Caprins

Camélidés

Ruches

Poules
pondeuses

Poulet de
chaire

Beni Khédache

20

35820

27960

450

380

-

6000

Total gouvernorat

1230

193000

120000

13290

2000

160000

240000

(source : IRA Médenine, 2002)

Fig. 6 :Effectifs Cheptel

380 6000

20

450

27960

35820

Bovins Ovins

Caprins Camelidés

Ruchs

Poules pondeuses Poulets de chaire

4- Potentialités des zones montagneuses du sud-est

Les monts de Matmata constituent la terminaison orientale de la plate forme saharienne. Dans les dépressions et thalwegs localisent les seuls sols cultivables de ces régions et se trouvent coupés par les jessours permettant des cultures en terrasse.

Les interfluves constituent des zones de parcours pour les cheptels ovins et caprins et des lieux d'approvisionnement en plantes médicinales et aromatiques. L'unité de gestion de l'agro écosystème est constituée du jesser et de son impluvium.

Comparativement aux autres régions naturelles des zones arides, la région de Zammour BéniKhedache au relief accidenté, est connue par leur grande richesse des espèces végétales.

4.1- Les ressources naturelles

4.1.1- Les ressources en eaux

Dans les régions montagneuses du sud-est, l'eau de ruissellement est estimée à une valeur de 100 millions m3 (ODS, 1994). On n'en exploite que 21,7% par les aménagements de conservation des eaux et du sol (Tableau 9).

Tableau 9: Ressources en eau

Régions

Ressources en eaux de
surface (Mm3)

Ressources exploitées annuellement

Quantité (Mm3)

% d'exploitation

Médenine

16

6,0

38,7

Tataouine

40

9,2

23,0

Gabès

44

6,5

15,0

Sud-est

100

21,7

21,7

Sud tunisien

252,5

63,7

25,2

(Source : ODS, 1994)

Les ressources potentielles en eau de ruissellement ne sont pas totalement exploitées dans les zones montagneuses. L'amélioration du niveau de maîtrise de ces ressources, en faisant non seulement accroître la part récolte mais aussi en assurant une répartition intra-annuelle et inter-annuelle (en cas d'excédent important) permettant d'offrir des opportunités pour l'intensification du système.

Cette intensification s'opérerait par l'augmentation des volumes d'eau récoltés pour mieux subvenir aux besoins des plantes pendant les périodes de pluies et par une irrigation complémentaire pendant les périodes d'absence de pluies et de forts besoins pour la fructification. Ceci est possible, par la récolte et le stockage des eaux de ruissellement dans des réservoirs (Fesguia et Majels).

4.1.2- Les ressources en sol

Dans la région de Beni Khédache, les alternances de calcaires durs, et des marno-calcaires forment des pentes irrégulières et érodées en ravins.

L'érosion y est intense avec un réseau hydrographique bien hiérarchisé et échelonné du nord ou sud.

Les sols qui se développent sur ces reliefs, sont le plus souvent des loess, des lithosols sur dalle calcaires et des régosols sur formation marneuse et gréseuse. Ces dernières sont parfois associées à des croûtes et encroûtement calcaire sur les versants. Les éboulis et colluvions sont peu évolués.

Les lithosols sont localisés surtout sur les plateaux, ils sont formés de sable fin plus ou moins limoneux et très riche en calcaire et reposant sur des formations calcaires de crétacé supérieur et moyen. Ils sont retenus par des graminées du type surtout stipa tenacissema.

Les sols loessiques (sierozems et régosols) des monts des Matmata et leurs piémonts, se
développent sur une roche mère d'origine éolienne qui a subi pendant le Quaternaire moyen et

récent un remaniement et une pédogenèse assez prononcée (accumulations calcaires sous forme de nodules et encroûtement). Ce sont des sols profonds occupant les versants, les vallées et les grandes dépressions intérieures (Techine, Beni Kheddache, Beni Zeltene) et même les glacis de raccordement et les plaines avoisinantes de la Jeffara vers l'est. Les caractéristiques morpho analytiques montrent l'importance des sables fins, des limons grossiers et une mauvaise stabilité structurale (importance des processus des ravines et des entailles profondes). L'exploitation et l'utilisation des sols loessiques sont anciennes (Jebalias) en système de Jessours (ouvrage de rétention de la terre et de l'eau) occupés par les arbres fruitiers, oliviers et légumineuses. (Ministère de l'agriculture, 2002).

Ces sols sont vulnérables à l'érosion par suite de leur faible pouvoir de stockage de l'eau et de la fragilité de leurs constituants, ceci explique l'effort fourni par les exploitants dans le cadre des aménagements hydrauliques pour réduire le volume de sédiments arrachés des impluviums. Ces sédiments sont d'abord déposés à la SAU et seront ensuite utilisés1 pour le renforcement des Tabias.

4.1.3- Les ressources pastorales

Le couvert végétal dans la zone d'étude, en général, est insuffisant pour pouvoir assurer la conservation des sols.

Une grande partie des monts de Matmata n'est pas défrichée (88,6%). Les terrains défrichés couvrent 522777,44 ha, soit 11,4% de la superficie totale de ces Djebels.

Les zones non défrichées constituent un important espace pastorale dominé par certaines espèces steppiques (tableau 10).

Tableau 10: Le couvert végétal

Type de parcours

Pourcentage

Superficie(ha)

Pourcentage

Artemisia alba alba

41,92%

20275,6

9 %

Stipa tenacissima

18,91%

77715,4

37 %

Arthrophytum schmittianum

10,37%

42619,2

20 %

Arthrophytum scoparium

8,0%

32804,0·

16 %

Anthyllis sericea

4,93%

20275,6

10 %

Rhanterium suaveolens

4,10%

16712,1

8 %

Total

 

210401,9

100 %

(source : DGF, 1995)

1 La couche de sédiments déposée est enlevée chaque été pour le renforcement des Tabias.

Les parcours sont caractérisés par une contribution faible et aléatoire dans l'alimentation du cheptel ne dépassant pas les 30%. Ce parcours connaît :

+ une dynamique lente de la végétation ;

+ une désertification accrue.

Les efforts déployés pour le développement des parcours demeurent insuffisants. En effet et jusqu'à nos jours, la superficie pastorale ayant fait l'objet d'aménagement ne représente que 2% de la totalité des parcours tunisiens.

Les améliorations des parcours pastorales se sont limités à la plantation de nouvelles arbustes fourragères.

4.2- Les atouts et les contraintes de la zone d'étude

La région de Zammour est formée de dépressions et des talwegs avec des loess occupés par des Jessours (technique de petits barrages connue depuis l'antiquité) permettant des cultures en terrasse.

L'état a entrepris plusieurs projets et actions de développement et de lutte contre la destruction des jessours à travers les travaux de CES. Mais les populations qui vivaient sur ces terres, même conscientes de l'intérêt anti-érosif et écologique des travaux d'entretien, n'avaient pas pu les sauvegarder ou les entretenir car rien n'avait changé dans leurs systèmes de production et dans la structure de leurs exploitations.

4.2.1- Les atouts favorisant le développement de Zammour

La région de Zammour dispose de plusieurs atouts et potentialités qui méritent d'être valorisés :

> Des sols (loess) profonds (2 à 6 mètres) propices pour une mise en valeur agricole en sec ;

> Une longue cohabitation entre pâturage et végétation naturelle a généré une série de peuplement végétal très résistant, en particulier à l'érosion et à des pressions de pâturage ;

> La longue adaptation aux conditions de surpâturage et de sécheresse (présence de plusieurs espèces différentes) ;

> Les projets de conservation des eaux et des sols entrepris par l'état ces dernières années ont contribué à la formation d'une main d'oeuvre spécialisée et expérimentée dans les travaux de réaménagement des déversoirs (Menfess) et du barrage ;

> La structure foncière, dominé par la propriété privée est considérée comme un élément favorable à la planification et à l'exécution des projets de développement ;

> Une richesse en savoir-faire local qui s'exprime dans de nombreux produits de l'artisanat qui sont peu connus en dehors de la zone, à savoir les textiles nomades et des produits à base de Stipa tenacissima ;

> Un patrimoine archéologique assez important, anciens Ksours et de vestiges romains. Ce patrimoine historique est peu étudié et valorisé ;

> Une richesse en biodiversité végétale spontanée ou traditionnellement cultivée

(plantes naturelles, médicinales et aromatiques..), comme l'Artimia campestris,

leThymus hirtus, le Ruta chalepensis, le Rosmarinus officinalis, le Marrubium deserti, le

Capparis spinosa, Artemisia herba-alba et l' Artemisia campestris.

> Un savoir-faire technique originaire en matière de récolte et gestion de l'eau de ruissellement par des aménagements (Jessours) qui consistent en l'édification des barrages en travers du fond des oueds afin de piéger, en amont, un sol de plus en plus profond et des réserves d'eau suffisantes pour permettre la culture arbustive et la céréaliculture ; d'autres techniques hydro agricoles traditionnelles de collecte d'eau pluviale : Majels, puits de surface traditionnels ;

> Situation stratégique par rapport aux destinations des excursions au départ des régions touristiques de Zarzis et de Djerba ;

> Les acquis de recherche en matière de conservation des eaux et des sols et gestion des ressources naturelles ;

> La présence de structures d'encadrement et associatives satisfaisantes ;

> La volonté des acteurs locaux, de s'associer au développement de la région.

4.2.2- les contraintes du développement de la zone de Zammour

Les contraintes entravant le développement de la région de Zammour sont très nombreuses et se rapportent aux ressources naturelles et aux modes de gestion et exploitation du milieu. Elles se résument dans les points suivants :

> Un climat aride (étage bioclimatique aride supérieur à hivers tempérés) avec une pluviométrie moyenne de 200 mm/an, se caractérisant par des grandes variations des quantités des pluies dans le temps et dans l'espace (Fersi et Mtimet, 1983) ;

> Le caractère souvent torrentiel et brutal des précipitations suite à de fortes intensités supérieures à 1 50mm/h qui engendrent un ruissellement érosif avec des inondations dans les secteurs avals ;

> La rareté des ressources naturelles, notamment les ressources en eaux souterraines ;

> Contraintes physiques et vulnérabilité du relief induisant des difficultés d'aménagement ;

> L'exode rural des jeunes vers les pôles économiques régionaux (Zarzis, Djerba, Médenine....) ou vers l'étranger ;

> La dispersion de la population ;

> Faiblesse de la productivité agricole ;

> Les années des sécheresses successives (comme il était le cas de 1999 à 2002) ont pour conséquence des chutes vertigineuses de la production de cette agriculture pluviale et une mortalité du patrimoine arboricole;

Après avoir analysé les atouts et les contraintes de la région de Zammour Béni Khadeche, nous allons dans les chapitres suivants étudier les nouvelles techniques utilisées par L'IRA de Médenine pour la valorisation des eaux de ruissellement dans les régions montagneuses. Le chapitre suivant abordera la notion d'innovation dans le milieu rural et son rôle dans l'amélioration des systèmes de production.

Chapitre 1. L'innovation dans la gestion de la ressource
en eau en zone aride

1. Concept d'innovation et sa diffusion en milieu rural :

L'innovation est un processus social par lequel un groupe d'individus s'approprie une invention. Elle requiert souvent la modification de l'invention et l'évolution du contexte dans lequel le groupe fonctionne. L'innovation est considérée être irréversible.

Marc DUFUMIER, INAP-G, dit que le développement et l'innovation naissent de la société elle-même. Ceux qui découvrent de nouvelles techniques dans l'agriculture sont aussi souvent ceux qui se les approprient, c'est-à-dire les paysans.

L'innovation est aussi « une idée, pratique ou objet perçus comme nouveau par un individu ou une unité de production », sa diffusion est un processus qui requiert la communication d'un message -innovation- par certains canaux, pendant un certain temps, parmi les membres d'un système social ou réseau de relations interindividuelles et intergroupes. Les interactions entre les groupes sont déterminées par des facteurs physiques et culturels.

L'innovation emprunte des réseaux opérationnels dans le système social pour se propager. Elle active les réseaux des relations sociales et peut modifier l'assise matérielle et culturelle d'un groupe. La diffusion de l'innovation est tributaire des conditions liées à l'innovation et sa pertinence, son adaptation au système technique en place, aux capacités locales à relever les contraintes financières, économiques et techniques qui l'accompagnent, aux acteurs et aux réseaux de communication qu'ils entretiennent dans un système social, et à leur motivation vis à vis de l'innovation et à l'environnement qui favorise la réceptabilité de l'innovation. Si l'innovation a une origine extérieure, son adaptation passe par la socialisation, fruit d'une dynamique locale qui révèle la capacité vernaculaire d'innovation dans les milieux ruraux.

Les sauts technologiques modifient les modes d'appropriation comme des modifications de ceux-ci rendent possibles des sauts technologiques. Les choix technologiques ne se réduisent ni à des investissements ni à des gains d'efficacité. Ils modifient les usages des ressources, et par voie de conséquence, les modes d'appropriation, dont les représentations et les processus de décisions (Henry 1987, Orstum 1989, Weber 1994 cité par J. Weber).

Innovation technique : L'innovation prise en tant qu'élément de la technologie de la science
et de la culture, le changement technologique est provoqué soit par un apport de nouvelles
connaissances résultant de la recherche, soit par un changement de son environnement. Le

changement technologique est l'avancement de la technologie par le développement de nouvelles méthodes de production de produits existants, de nouveaux produits et de nouvelles techniques d'organisation, de marketings et de management.

La naissance des innovations est une conséquence d'association d'idées, motivations...d'un individu ou d'un groupe, qui est conditionné par un système de valeurs sociales et culturelles. La diffusion de ces innovations dans l'économie et la société peut entraîner un changement d'idées, d'habitudes, de croyances et donc de valeurs culturelles. L'introduction des changements dans la fonction de production modifie en principe la rémunération des facteurs de production et par conséquent le revenu des groupes d'individus qui représentent ces facteurs.

Le choix d'une innovation implique la prise en compte d'un risque dont l'envergure dépend des conditions, perçus et réelles dans lesquelles il a été entrepris, de la nature de la technologie, ect. Le risque est équilibré par l'avantage que l'organisation espère obtenir. L'évaluation du risque et de l'avantage par l'organisation concernée est capital pour la décision d'adoption de l'innovation.

Chapitre 2. La zone d'étude et les modes de stockage
et de valorisation de l'eau

Introduction

L'Imada de Zammour appartient administrativement à la délégation de Beni Khédache au nord ouest du gouvernorat de Médenine.

Cette délégation s'étend sur 135600 ha, plus de la moitié en parcours. Elle abrite 36681 habitants.

Le micro-bassin versant Rebiaa fait partie d'un vaste bassin versant dont les eaux sont drainées par l'oued Zammour, l'altitude moyenne est de 400m. Mis à part les terrasses des unités hydrauliques élémentaires (UHE), tout le reste du bassin a des pentes élevées (> 30%). La plus grande partie du bassin-versant est couverte par des loess épais constituant les sols de toutes les terrasses cultivées et certaines parties des versants et des interfluves. Le micro bassin versant est en outre situé à moins de 3 km de la ville de Beni Khédache.

Aspects sociaux

L'Imada de Zammour compte environ 2800 habitants répartis en 300 familles. La population urbaine ne représente qu'un faible pourcentage de l'effectif démographique de la région de Beni Khédache, la dispersion est la règle, seul un petit nombre d'habitants qui vit groupé dans des petits villages de crêtes ou des hameaux construits sur des replats de versants des vallées.

Une grande partie de ces familles vit à l'extérieur de la zone et rentre au village pendant les fêtes et les vacances. C'est ainsi que 54 % des maisons sont inoccupées durant une grande partie de l'année. Cependant malgré l'exode d'une grande partie des familles, il y a un important attachement des zammouriens à leur village et à leurs terres (jessours), ainsi les transactions foncières sont très rares.

L'attachement des zammouriens à leurs terres fait que partout les jessours sont plantés et entretenus (MARP, IRA-Medenine, 1997).

Le statut juridique des terres est caractérisé par son aspect privatif, il est marqué par la propriété privée des terres cultivées (terrasse) et des impluviums.

Actuellement les conditions de vie sont améliorées, et les paysans originaires de cette zone sont de plus en plus conscients de la nécessité du retour au village pour s'installer et travailler leurs terres.

Tableau 11: Nombre des maisons dans la région de Zammour

 

Maisons
habitées

Maisons non
habitées

Total
Des maisons

% Maisons
habitées

% Maisons
non habitées

Zone 1

39

24

63

62%

38%

Zone 2

10

11

21

48%

52%

Zone 3

10

32

42

24%

76%

Zone 4

29

28

57

51%

49%

Total

88

95

183

46%

54%

(MARP, IRA, 1997)

Fig. 7 : Situation des maisons à Zammour

Nombre

96 94 92 90 88 86 84

 

maisons habitées maisons non habitées

L'histogramme montre que la zone de Zammour a connu un dépeuplement important depuis quelques décennies vers les grandes villes pour la recherche du travail. Le pourcentage des maisons non habitées est de 54% (MARP, IRA, 1997) donne une idée sur ce dépeuplement. Actuellement les conditions de vie se sont améliorées et les paysans originaires de cette zone sont de plus en plus conscients de la nécessité du retour au village pour s'installer ou pour travailler leurs terres.

3- Les techniques de valorisation des eaux de ruissellement dans la zone d'étude

3.1- La technique des Jessours

C'est l'une des plus importantes techniques hydro-agricoles traditionnelles du sud tunisien. C'est une très ancienne technique datant de l'époque romaine. Cette technique, on la trouve au Libye dans les Djebels Nefzaoua (continuation des monts de Matmata).

3.1.1- Descriptions et typologie des jessours

3.1.1.1- Description : Les différentes parties du jesr

Le jessr est, en fait, une petite hydraulique typique des régions montagneuses arides du sud tunisien, comportant les parties suivantes : un barrage, une terrasse et un impluvium.

Ces jessours constituent une technique basée sur l'utilisation des eaux de ruissellement pour une exploitation agricole (cultures arboricoles et céréales) dans les terrains à fort ruissellement et pour créer des surfaces agricoles en retenant les eaux de ruissellement et les sédiments transportés.

* Le barrage

La Tabia ou Ketra est le barrage que l'homme construit à travers le talweg ou sur le versant à pente douce, perpendiculairement à la pente. C'est un mur en pierres ou en terre tassée pouvant avoir une longueur dépassant cent mètres. Une coupe transversale de mure montre une forme plus ou moins trapézoïdale, la grande base est face du talweg. Le rass ou Tbagua correspond à la petite base.

Les deux autres côtés du trapèze forment le gfa (renté vers l'aval) et le oujah (orienté vers l'amont). La hauteur de la Tabia varie entre 0,5m à 5m. La plupart du temps, ces barrages présentent des discontinuités dans leur profil longitudinal. Il s'agit des déversoirs (Masraf et Menfess) qui servent à évacuer les surplus d'eau vers les jessours situés à l'aval. Cette évacuation peut être assurée par un ou deux déversoirs :

- Le déversoir latéral Menfess, qui joue le rôle d'un trop plein, est aménagé à l'une ou aux deux extrémités du Tabia au point de contact avec les versants. Il consiste, en général, en une saignée incurvée. La culée verticale du déversoir qui s'appuie contre la Tabia est souvent formée par un mûr en pierres sèches. Mais, il arrive aussi qu'elle ne soit pas protégée.

Dans bien des cas également, le seuil déversant est armé par une couche de grosses pierres afin d'éviter l'érosion ravinant.

- Le déversoir central Masraf, est un seuil déversant, limité par deux culées en pierres sèches ou en maçonnerie. La partie orientée vers l'aval est constituée d'escaliers en pierres taillées.

D'après BONVALLOT, 66% des barrages sont équipés de déversoirs type Menfess et 30% de déversoirs type Masraf dans la chaîne de Matmata.

* La terrasse

Derrière le barrage (coté amont) s'étend le Klis, qui présente une surface sub-horizontale portant les cultures et les arbres fruitiers. Dans les talwegs, cette terrasse est souvent plus étendue que sur les pentes de collines et de glacis. C'est sur cette surface plane que s'accumulent les eaux de ruissellement et la sédimentation.

*L'impluvium

Il constitue le bassin versant du jesr. Souvent, il est délimité naturellement par la ligne du partage des eaux entre les différents Jessours. Mais, il arrive que cet impluvium naturel soit étendu grâce à des rigoles appelées Hammala ou des murettes en pierres pour déviation des eaux.

Terrasse

L'impluvium

Menfess

Tabia

Photo 1 : Les différentes parties du Jesr

3.1.1.2- Typologie des jessours

Ces jessours occupent deux sites bien distincts :

- Les talwegs des vallées et des ravins ;

- Les surfaces des glacis et le versant à pentes douces des collines.

Dans certains endroits la construction du barrage du jesr a un seul but : la rétention de l'eau. Ce cas est très répandu dans la région de Matmata et de Beni Khédache. Là, où les loess constituent d'importants sols profonds couvrant de vastes surfaces.

Dans d'autres endroits le barrage du jesr est construit pour retenir l'eau et les produits de l'érosion qui constituent le sol du jesr. Ce type de jessours est répandu au sud de la région de Beni Khédache (Ghomrassen, Tataouine). C'est une zone caractérisée par l'existence d'une couche des loess peu épaisse et souvent érodée.

3.1.2- Le rôle hydro-morphologique des jessours

Le Jesr a pour vocation la rétention des eaux de ruissellement et les produits de l'érosion : 3.1.2.1- Rétention des eaux de ruissellement

La conception des jessours est faite pour retenir une quantité plus au moins importante d'eau de ruissellement. Cette rétention à pour effet une baisse de coefficient de ruissellement de bassin (CHAHBANI, 1984). Cette quantité d'eau retenue derrière ces barrages à pour conséquence une réduction du nombre de crues et de leur débit.

3.1.2.2-Rétention des produits de l'érosion

Les eaux de ruissellement sont toujours chargées d'éléments plus ou moins fins provenant de l'érosion hydrique des limons. Une fois arrivées au jesr, ces eaux s'accumulent et forment un petit lac artificiel derrière le barrage. Dans ce lac, les molécules d'eau ont perdu tout mouvement de turbulence qui favorise le dépôt de la charge. Ainsi, il se forme à la surface du jesr, une couche plus ou moins épaisse d'alluvions plus ou moins stratifiées. A la base, on a des éléments grossiers (graviers ou sables) et au sommet des éléments très fins (argiles) fig 8.

Fig. 8 : décantation des produits de l'érosion (loi de stock)

Argiles

Limon

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Sables

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Cette couche peut atteindre 1 à 2 mètres d'épaisseur dans les jessours à grandes hauteurs de
rétention (1,5 à 3m). Dans certains jessours à déversoir type Manfes (à Zammour). Cette

rétention des produits de l'érosion a pour conséquence de diminuer la quantité de limons mis à la disposition du vent dans les vallées, les dépressions et les plaines d'accumulation.

3.1.3. Les Insuffisances des jessours

Malgré le rôle morphologique, les jessours souffrent de plusieurs défauts qui sont à l'origine de leur destruction lors des fortes pluies telles que :

* Disproportion entre la surface du jesr et la surface de son impluvium

Chaque jesr a son propre impluvium. Cet impluvium a toujours une surface beaucoup plus grande que celle du jesr. Le rapport de ces deux surfaces peut varier de 1 à 1/100 voir 1/200 surface du jesr par rapport à la surface de l'impluvium.

Cette grande disproportion constitue un problème pour la construction des barrages. En effet, si un jesr à une surface de 500 m2 et son impluvium est de 100 000 m2, pour retenir le volume d'eau ruisselé sur l'ensemble de l'impluvium par une lame d'eau de 20mm, il faudrait un ouvrage de rétention totale de 4m de haut ceci sans tenir compte des eaux de déversement des autres jessours.

* La disproportion entre la capacité de rétention du jesr et le volume d'eau y arrivant (ruissellement de l'impluvium et déversement).

La majorité des barrages des jessours sont équipés de déversoirs situés en moyenne à 50 cm au-dessus de la surface du jesr. Ces déversoirs limitent la capacité de rétention du jesr. Ainsi, un jesr ayant une surface de 200 m2 et une hauteur de rétention de 50 cm, avec un impluvium de 10 000m2, aura une capacité de rétention de 100m3. Cette capacité est atteinte après un ruissellement de 10mm sur l'ensemble de l'impluvium. Une telle lame d'eau ruisselée est fréquente et même souvent dépassée dans les djebels de Beni Khédache.

* La faible infiltration dans le jesr

L'eau retenue par le barrage n'arrive pas à bien s'infiltrer dans le jesr. Cette infiltration est de l'ordre d'un quart de la hauteur d'eau retenue (Chahbani, 1984). Cette faiblesse de l'infiltration est essentiellement due au dépôt des produits de l'érosion. Les strates supérieures de ces déposés sont essentiellement formées de limons très argileux et d'argiles. Cette strate peut atteindre parfois 10cm d'épaisseur, elle constitue un danger pour la vie des cultures et des arbres en bloquant toute aération dans les horizons supérieurs du sol.

3.2- La technique des Fesguias et Mejels

Il s'agit de réservoirs construits en maçonnerie dans une excavation dans le sol. La capacité de stockage varie entre 20 et 100m3. Deux versions sont prévues : une pour un usage domestique et une pour un usage agricole.

Les réservoirs à usage domestique reçoivent souvent leur eau des toits de la maison et/ou d'un impluvium en maçonnerie. Les réservoirs à usage agricole reçoivent leur eau d'un impluvium naturel. Dans ce cas, chaque réservoir dispose d'un ou deux bassins de décantation des produits d'érosion, afin d'éviter le comblement rapide du réservoir par ces produits.

Les eaux stockées dans les réservoirs à usage agricole, sont destinées essentiellement pour l'irrigation d'appoint des arbres (lors de leur jeune âge) des Jessours, et /ou pour l'abreuvement des animaux. Les réservoirs traditionnels de collecte et de stockage d'eau de ruissellement pour usage agricole, jouent un rôle non négligeable dans la sauvegarde des jeunes arbres plantés dans les terrasses des Jessours.

3.2.1.Techniques de Majels

La tradition de la région de Zammour Béni Khédache, a fait que presque chaque ménage dispose d'au moins 1 Majel chez lui. Les volumes de ces réservoirs varient en fonction de l'impluvium faisant partie de l'ensemble du système de collecte d'eau de ruissellement. Cet impluvium possède une superficie moyenne de 200 m2. Pendant les années de sécheresse, les Majels sont remplis à partir d'achat d'eau.

Le coût de construction d'un Majel est variable selon les volumes.

3.2.2.Techniques de Fasguias

Sont également des réservoirs pour le stockage d'eau mais ayant une forme de parallélépipède. Le volume moyen de stockage de ces techniques est d'environ 90m3. Le coût de construction de ces citernes est relativement plus élevé, que les techniques de Majels, ils s'élèvent à environ 2500 DT (Fetoui, 2003).

Vue d'une coupe d'une Fesguia.

Vue d'une coupe d'un Majel.

Bassin de décantation des produits de l'érosion Bassin de stockage de l'eau

Orifice d'exhaure de l'eau manuellement L'impluvium de la citerne

Limite de l'impluvium

Surface topographique

Fig 9 : Technique de Majel et de Fesguia
(Réservoirs de stockage d'eaux de ruissellement)

Bassin de décantation des
produits de l'érosion

Orifice d'exhaure de l'eau
manuellement

Margelle de la citerne
souterraine

Photo 2 : Citerne type Fesguia

Bassin de décantation des
produits de l'érosion

Orifice d'exhaure de l'eau
manuellement

Toit voûte de la citerne
souterraine

Photo 3 : Citerne type Majel

Chapitre 3. Problématique et objectif de l'étude

1. Problématique

Zammour fait partie de la région de Beni Khedache, région basée depuis longtemps sur l'activité agricole.

Dans la région de Zammour, l'arboriculture pluviale est une activité très développée et constitue l'un des pilliers de l'agriculture dans cette région. Développée, aussi bien, dans les montagnes et leurs piedmonts (derrière les ouvrages de collecte des eaux de ruissellement) que dans les plaines, cette arboriculture rencontre des difficultés notamment lors des années de sécheresse.

En effet, une sécheresse prolongée (plusieurs mois, voir une année ou plus) peut causer d'importants dégâts au patrimoine arboricole conduit en sec. Ces dégâts se manifestent par :

· Une faible croissance des arbres

· une baisse ou une absence totale de la production

· Une diminution de la réserve hydrique provoquant la mort des arbres

Par leur ingéniosité et leur emprise, les populations locales de cette zone ont su comment s'adapter avec leur environnement climatique et géographique en inventant des techniques appropriées qui ont permis à des générations multiples durant des siècles de survivre et de se protéger dans des conditions naturelles très hostiles.

Ces systèmes de rétention et de stockage d'eau, appelé Jessours, Fesguias et Majels, occupent les bas fonds et les cours d'eau inter-montagnes. Ils forment une chaîne tout au long des talwegs pour constituer des gradins sur les bassins appelés « chaaba ». On estime que plus de 400 000 ha sont aménagés en Jessours dans le sud tunisien (El Amami, 1984).

Cette agriculture, basée sur ces techniques, compte tenu des conditions socio-économiques et naturelles actuelles, malgré l'intervention des services de conservation des eaux et de sol (CES) du Ministère de l'agriculture, connaît des difficultés lors des années de sécheresse et des années de pluies torrentielles.

Le secteur agricole actuel de la région de Béni Khedache y compris Zammour parait incapable, de suivre le rythme accéléré des besoins du milieu rural.

Devant cette situation les eaux souterraines restent une alternative difficile et coûteuse.

La technique des Jessours (terminologie locale), Fesguias et des Mejels, connu depuis l'antiquité, permet l'exploitation des eaux de ruissellement pour une mise en valeur agricole.

Malheureusement, ce patrimoine de collecte d'eau est de nos jours menacé d'abandon et de destruction à cause d'une part des problèmes socio-économiques (l'émigration des jeunes, faiblesse de la productivité, faiblesse des revenus, et d'autre part des problèmes naturels régime pluviométrique irrégulier, sous dimensionnement des ouvrages de rétention).

Ces techniques présentent souvent des nombreuses défaillances (Chahbani, 1984,1997) dues aux :

· Mauvaise gestion de l'irrigation, l'irrigation par submersion caractérisée par un niveau d'évaporation très élevé d'une part et une technique très rudimentaire peu adéquate pour le puisage, le transport et la distribution de l'eau des Majels et Fesguias d'autre part.

· La construction des ouvrages CES sans aucune méthode de calcul pour la détermination des différents paramètres des unités hydrauliques (UHE)

· La fragilité des déversoirs traditionnels pour l'évacuation des eaux de débordement lors de ruissellement torrentiel

Ces défaillances ont été à la base d'un programme de recherche dans le domaine de conservation des eaux et des sols à l'Institut des Régions Arides (IRA), qui a permis la conception de nouvelles techniques appropriées. Faite sur trois scénarios de développement du système productif actuel pour l'optimisation de l'exploitation des eaux de ruissellement (S1, S2, S3), ces trois scénarios sont basés sur la probabilité d'apparition de trois types d'années (année sèche, année normale et année pluvieuse).

Ces nouvelles techniques permettent le drainage automatique des eaux de rétention des Jessours par un flotteur gravitaire, le puisage, le transport et la distribution gravitaire des eaux des Mejels et des fesguias, l'irrigation souterraine localisée utilisant les techniques appropriées (poches en pierres, diffuseurs en PVC enterrés) conçus pour l'arboriculture et finalement le foltteur évacuateur des surplus au moment des pluies torrentielles.

Deux questions centrales se posent ici : Quel est l'impact de cette technique innovatrice sur la production et la rentabilité économique de l'exploitation ?

Comme c'est déjà cité, les techniques traditionnelles souffrent de plusieurs problèmes et arrivent difficilement à satisfaire les objectifs de la mobilisation des eaux de ruissellement. Des tentatives d'innovations en matière de mobilisation et d'utilisation de l'eau (des techniques innovatrices).

Les investissements (installations de techniques innovatrices, aménagement et réhabilitation des ouvrages traditionnelles) vont-ils être acceptés par la population, et améliorer le freinage de l'exode rural (rentabilité économique et sociale) ?

2. Objectifs des projets

Pour répondre à cette problématique, nous nous sommes fixé les objectifs suivants :

· L'exploitation et la valorisation de l'eau de ruissellement dans les zones montagneuses ;

· La protection et la sauvegarde du patrimoine jessours contre la destruction au moment des pluies torrentielles ;

· L'amélioration des revenus familiales.

Partie II :
Outils et méthodes

Chapitre I. Les méthodes de gestion de projet

1- Introduction

Il n'est pas sans intérêt de rappeler que la méthodologie constitue l'outillage du chercheur et que les résultats de chaque analyse dépendent en grande partie des instruments et des méthodes adoptées. De ce fait, il découle l'importance d'exposer dans un chapitre à part différents outils méthodologiques utilisés dans ce présent travail.

Selon De Farhan (2001), le projet est le plus petit élément opérationnel qui correspond à une partie claire et distincte d'un programme plus vaste et dont l'action est facile à délimiter dans le temps et dans l'espace et c'est ainsi que les bons projets sont ceux qui assurent une meilleure rentabilité du capital et une meilleure répartition des revenus. Dans les pays en développement, la prise de décision sur la réalisation ou non d'un projet est étroitement liée à la disponibilité en ressources et en facteurs de production. A un moment donné, l'économie se caractérise par un ensemble de ressources disponibles en quantités limitées, un paquet technologique adapté à la croissance du pays et des objectifs de production. La réalisation de tout projet doit avoir des finalités économiques et financières bien définies par le gouvernement et la collectivité nationale.

2- Méthodologie

2.1- Approche théorique 2.1.1- Définition d'un projet

Théoriquement parlant, un projet peut être défini à la base de sa réalisation, alors qu'en réalité, il représente un ensemble complet d'activités et d'opérations qui consomment des ressources limitées et dont on attend des revenus ou autres avantages monétaires ou non monétaires (Bridier et Michaïlof, 1984).

2.1.2- Evaluation des projets

Le recours à l'évaluation des projets est défini en tant qu'outil de détermination du taux de réalisation des objectifs escomptés par les différents intervenants (réalisateurs + bénéficiaires).

L'évaluation des projets de développement rural qui ont un impact direct sur la communauté permet de dégager les insuffisances des actions réalisées ainsi que le suivi de leur déroulement et la façon d'absorption des investissements.

Selon, Bandera (1993) les objectifs de l'évaluations sont au nombre de trois :


· Mesure de la réduction des inégalités ou les bénéfices apportés aux groupes sociaux concernés ;

· Recherche de l'adaptation des actions aux besoins ;

· Détermination des effets des actions communautaires sur le milieu socioéconomique dans lequel elles se sont réalisées.

Chaque projet réalise un impact sur son environnement et nécessite, en fait, une analyse économique qui détermine les bénéfices du projet sur la collectivité nationale. Cette analyse vise à aider à la préparation et à la sélection des projets apportant la plus grande contribution au développement économique.

Selon Campagne et Garrabé (2002), quatre catégories de méthodes d'évaluation économique peuvent être citées :

· L'évaluation microéconomique de la rentabilité collective aux prix de marché,

· L'évaluation microéconomique de la rentabilité collective aux références
généralisées,

· L'évaluation mésoéconomique de la rentabilité aux prix de marché : la méthode des effets ;

· L'évaluation macroéconomique de la rentabilité collective à partir de modèles de simulation ;

Squire et Van Der (1984) intègre dans l'analyse des projets le choix des différent usages des ressources ayant une intervention directe dans la prise de décision et donc dans l'évaluation des coûts et avantages respectifs.

2.1.3- Analyse coût/avantages

Cette méthode est fortement utilisée dans le processus d'évaluation économique des projets. Son intérêt réside dans sa contribution à l'acceptation ou au refus du projet. L'analyse Coût/avantages trouve son fondement, très ancien dans l'histoire, lié à la définition de l'impact de la réalisation des projets sur l'état de l'environnement.

Théoriquement parlant, le projet est acceptable si les avantages excèdent les coûts alors qu'en réalité, plusieurs paramètres sont à prendre en compte dans cette analyse. Le marché est source de conflits de prix et d'usages des biens et services. Les mécanismes intervenant dans la formation des prix, les nouveaux éléments apparaissent après un changement de production (surplus, coûts externes) et la répartition non optimale des revenus sont

responsables des discutions dans le calcul de la rentabilité du point de vue de l'entrepreneur et de la rentabilité du point de vue de l'économie nationale.

D'une manière classique, l'évaluation économique repose sur une comparaison de deux solutions : une solution avec projet et une solution de référence ou sans projet.

L'évaluation se fonde sur une analyse coûts/avantages différentielle. L'estimation des coûts et avantages est réalisée en terme de valeur économique.

2.1.4 - Les indicateurs de rentabilités économiques

Les indicateurs de rentabilité économiques généralement utilisés sont :

+ le bénéfice actualisé socioéconomique ou VAN

Ce critère permet d'apprécier l'intérêt intrinsèque du projet pour la collectivité en ne retenant que les projets dont le bénéfice actualisé est positif. Le bénéfice actualisé est défini comme étant la différence entre les dépenses actualisées d'investissement et la somme actualisée des avantages nets générés par le projet durant son exploitation. On parle également de « valeur actualisée nette» ou VAN.

Tel que :

n Rt Cet It

- -

= +

1 (1 )

t i

n

 

Rt= Recettes totales

Cet= Charges d'exploitation It= Investissement

i= Taux d'actualisation

n= Nombre des années

Le critère du bénéfice actualisé permet de statuer sur l'opportunité et l'intérêt projet pour la collectivité. Toutefois, il ne renseigne pas, dés lors qu'un projet est intéressant, sur la date à laquelle il convient de le réaliser. Sous certaines hypothèses (investissement réalisé en début de période, avantages annuels nets toujours croissants dans le temps, chronique des avantages invariante dans le temps.....) on montre que le bénéfice actualisé passe par un maximum pour une certaine date de mise en service. Cette date là est appelée date optimale de mise en service. Si le projet est réalisé avant cette date, la collectivité perd des avantages inversement, si la date est dépassée, on a intérêt à réaliser le projet le plus rapidement possible.

+ le taux de rentabilité interne ou TRI

La valeur (positive ou négative) obtenue lors du calcul du bénéfice actualisé est une valeur absolue (par opposition à une valeur relative) qui ne permet pas aux décideurs publics d'arbitrer entre plusieurs projets ou variantes. Aussi, une autre façon d'aborder l'évaluation économique d'un projet et de considérer la valeur du taux d'actualisation pour lequel le bénéfice net actualisé est nul. On parle alors de taux de rentabilité interne économique du projet ou TRI

n Rt Cet It

- -

Tel que : 0

=

1 (1

+ ) n

t =

i

Ce second critère permet non seulement d'apprécier l'intérêt intrinsèque du projet pour la collectivité en ne retenant que les projets dont le TRI est supérieur au taux d'actualisation de l'économie nationale, mais aussi permet d'arbitrer entre plusieurs projets ou variantes en ne retenant que celui dont le TRI économique est le plus élevé.

2.1.5- Aspect socio-économique

2.1.5.1- Echantiionnage

On se propose d'étudier les systèmes traditionnels de production de la région de Zammour suivant trois scénarios de développement, de l'optimisation et de la valorisation de l'exploitation des eaux de ruissellement. Le champ d'étude s'étend sur l'ensemble des exploitations du micro-bassin versant. Ce micro-bassin a été choisi au niveau du projet IRZOD pour construire un barrage à l'amont du bassin pour servir à l'irrigation des figuiers équipés de poches en pierres.

Une liste exhaustive portant les noms des agriculteurs et couvrant tout le micro-bassin d'étude, ce qui nous a offert une base de sondage pour la réalisation de l'enquête.

Pour cette étude nous avons utilisé un sondage raisonné qui repose sur le choix du site limité par une photographie aérienne au 1/5000 (Agrandissement 5x de l'original au 1/25000), la connaissance du milieu, l'expérience des chercheurs de l'IRA et les visites du terrain.

La taille de l'échantillon est fixée à 11 individus, ce nombre représente l'effectif réel des exploitants. Le nombre de questionnaire remplis est arrêté à 11 ventilés sur les agriculteurs enquêtés.

2.1.5.2. Collecte des données

Les méthodes adoptées pour la réalisation du diagnostique technico-économique du micro- bassin versant (Rebiaa) sont les suivant :

· Analyse bibliographique concernant les aspects technico-économique et hydrauliques relatifs à la zone d'étude et son environnement ;

· Organisation des tournées sur le terrain ;

· Se servir du travail topographique du micro-bassin fait par le projet Innovation Rurale en Zones Difficiles "IRZOD" pour déterminer les divers paramètres des unités hydrauliques élémentaires ;

· Réalisation et analyse des enquêtes socio-technico-économique du micro-bassin versant ;

· L'introduction du risque dans les trois scénarios d'amélioration, à partir de la probabilité d'apparition de trois types d'années pluviométriques sur une séquence de 30 ans de la station de Beni-khédache (tableau n°12 en annexe).

2.1.5.3. Le Questionnaire

· Afin de collecter l'information nécessaire pour cette étude, nous avons procédé à l'élaboration d'un questionnaire (voir annexe). Ce questionnaire d'enquête aura pour objectif d'analyser la situation actuelle (socio-technico-économique) du système de production basé sur les jessours et les possibilités d'amélioration. Ainsi le questionnaire se compose des parties suivantes :

~ La première partie intéresse l'identification de l'exploitant. Elle

comporte des questions d'ordre général concernant l'âge de l'exploitant, son état civil, son niveau d'instruction, le nombre de membres de la famille, équipements et matériels d'exploitation, revenu de la famille, etc...

~ La deuxième partie représente les ressources disponibles et les

ressources exploitées par l'agriculteur (ressource en sol, ressource en eau, ressources monétaires).

~ La troisième partie analyse la situation technique actuelle des unités

hydrauliques élémentaires (UHE) (capacité de rétention du barrage, densité de plantation, destruction de barrage, dimensions de UHE, ...) et la possibilité d'amélioration du point de vue de l'agriculteur.

~ La quatrième partie représente la situation actuelle de l'élevage dans le

micro-bassin versant Rebiaa.

~ La cinquième et la sixième partie étudient la production végétale

(arboriculture et cultures annuelles, effectif, les espèces et les variétés cultivées)

~ La dernière partie essaye de présenter les contraintes et les scénarios de

développement du système de production basé sur les jessours (S1 et S2) proposé par l'exploitant

2.1.5.4. Détermination de potentialités hydriques des UHE

· Choix des paramètres :

Pour étudier la potentialité des différentes unités hydrauliques, nous avons choisi les paramètres suivants :

> Capacité de rétention du Jesr c'est la quantité d'eau maximale que peut retenir le Jesr ;

> Surface de rétention du Jesr c'est la superficie de la terrasse couverte par l'eau lorsque le Jesr est plein ;

> Surface de rétention du Jesr c'est la superficie de la terrasse couverte par l'eau lorsque le Jesr est plein ;

> Surface de l'impluvium du Jesr c'est la superficie du bassin-versant du Jesr.

· Cartographie des jessour et collecte des données :

Pour ce faire nous avons parcouru tout le micro-bassin Rebiaa à Zammour en passant à côté de chaque Jesr et tabia.

Pour la cartographie nous avons utilisé des photocopies de vues aériennes, comme fond de carte. La netteté de ces photos aériennes nous a permis de bien nous repérer sur le terrain et de bien identifier les jessour. Cette identification a été faite en marquant le tracé de la tabia sur la Photocopie, et en lui affectant un-numéro (fig 10 en annexes).

En passant à côté du Jesr et du barrage on relève la hauteur de rétention, l'état fonctionnel de la tabia (détruite ou non détruite) et enfin le Jesr dans lequel il se déverse. Ce dernier point est porté directement sur le fond de carte (fig 11 en annexes).

Après ce travail sur, le terrain, nous avons reporté le tracé des barrages sur une photo aérienne
au. Sur cette même photo nous avons délimité l'impluvium de chaque Jesr. Pour cela nous
avons utilisé différents repères naturels et artificiels (ligne de partage des eaux, végétation,

piste ou route etc...). Ensuite on a calqué ces délimitations et on a porté le numéro de chaque barrage à l'intérieur de l'impluvium : carte des impluviums des Jessour fig. 12. Sur cette même photo aérienne on a délimité la surface des jessours. La délimitation des impluviums et des surfaces des jessour nous a servi par la suite à mesurer les surfaces des terrasses et des impluviums en utilisant un planimètre digital.

Enfin, nous avons reporté les données sur l'état des barrages et sur le déversement sur deux cartes : carte des Jessours non fonctionnels et carte de déversement des jessour (fig. 12). Pour le déversement on a distingué les "jessour" recevant un ou plusieurs déversements et ceux ne recevant aucun déversement. Ces derniers sont les "jessour" Situés à l'amont. En tout on a 60 "jessour" fonctionnels et 2 non fonctionnels.

2.1.6- Déroulement de l'enquête

L'enquête s'est déroulée durant 7 jours. Avant d'entamer les interviews avec les agriculteurs, des contacts ont eu lieu avec l'Omdat, le chef d'arrondissement de CES, les chercheurs de l'IRA et le responsable de l'ONG de Zammour.

2.2. Aspects climatiques et hydrauliques de la zone d'étude

2.2.1. Les précipitations

Les données pluviométriques de la station de Béni-Khedache seront utilisées dans notre étude. Ces données couvrent une période de 30 ans entre 1969 et 1998. Pour la périodicité des différentes classes de pluviométrie annuelles, on a utilisé la classification des données traitées (Fersi, 1976) de la station de Matmata. Cette station se situe dans la même chaîne de montagne.

Cette pluviométrie est classée en quatre classes :

- pluviométrie d'année normale (AN) comprise entre la moyenne des données des années et 0,5 de la valeur de cette moyenne ;

- Pluviométrie d'année humide (AH) comprise entre 1 et 1,5 de l'AN ;

- Pluviométrie d'année très humide égale ou supérieur à 2 fois celle de l'AN ; - Pluviométrie d'année très sèche égale ou inférieur à 1/4 de celle de l'AN.

La moyenne des données pluviométriques des trente années (1969 à 1998) (tableau n°12 en

annexes) est de 227 mm. Durant cette série pluviométrique (30ans) on a eu :

- 4 années sèches soit égale à un pourcentage de 13 % ;

- 12 années normales soit égale à un pourcentage de 40 % ; - 11 années humides soit égale à un pourcentage de 37 % ; - 3 années très humides soit égale à un pourcentage de 10 %.

Tableau 13 : La périodicité des années humides et sèches

 

Années humides

Années sèches

Pluviométrique annuelle en mm

750

750

350

300

110

90

80

50

Périodicité

50

20

10

5

5

10

20

50

 

Source : IRA, 1997

2.3 Calcul de la quantité d'eau reçue par le jesr (à différentes hauteurs de lame d'eau ruisselée)

L'eau accumulée sur le jesr provient du ruissellement sur son impluvium et du débordement des jessours situés à l'amont. C'est ainsi que dans un premier temps nous avons calculé le volume d'eau reçu par le jesr en provenance du ruissellement sur son impluvium pour différentes hauteurs de lame d'eau ruisselée. Ces hauteurs sont mesurées à partir des précipitations et des crues. Dans le sud tunisien, ces mesures ont été faites à l'échelle de la parcelle, à Djebel Dissa et à Telmen (BOURGE et al, 1977). Dans la citerne de Telmen, ces hauteurs varient entre 0 et 1,38 mm pour les différentes crues des années 72-73 et 73-74. Dans 90% des cas, la lame d'eau ruisselée a une hauteur inférieure à 5mm.

Pour Béni-khédache les données sur cette lame d'eau ruisselée manquent, c'est pour cela que nous avons utilisé des données de Telmen et de Dissa pour la détermination des hauteurs de lame d'eau ruisselée.

Nous avons choisi les valeurs allant 12mm, 46mm, 208 mm et 322mm pour le calcul des volumes de ruissellement (tableau 14, 15, 16 et 17 en annexes) .

2.4- L'évapotranspiration

L'étude de l'évapotranspiration se base sur les données obtenues dans la citerne Telmen (Bourger et al, 1984). Le tableau si dessous montre la moyenne mensuelle de ETR en mm

Tableau 18 : l'évapotranspiration

MOIS

S

O

N

D

J

F

M

A

M

J

Jt

O

Année

ETR

MM

11

13

12

12

17

25

29

26

12

4

1

1

163

 

(Source : Bourger et al , 1984)

Bouger et al. (1984) ont étudié le bilan de l'eau dans l'impluvium de la citerne Telmen durant plusieurs années précisant que :

- La totalité de la pluie infiltrée est évapo-transpirée à la fin de la saison sèche - Les pluies n'ont jamais humecté le sol au-delà de 110 cm.

En outre, Chahbani 1990 a montré la faiblesse de l'infiltration des eaux de ruissellements retenus sur la terrasse derrière le barrage. Une grande partie (80 à 90%) de l'eau de rétention est perdue par évaporation directe.

Ces résultats soulignent la nécessité de trouver les solutions techniques appropriées pour une conservation des eaux de rétention dans les couches profondes du sol. Ceci est possible grasse aux techniques appropriées (poches en pierre enterrées et évacuateur tubulaire). Cette dernière brise la continuité capillaire entre le sous-sol et horizon de surface exposé au réchauffement et d'évapotranspiration.

Chapitre 2. Caractéristique des innovations

1- Introduction

L'agriculture basée sur ces techniques, compte tenu des conditions socio-économiques et naturelles actuelles, malgré les nombreuses interventions des différents programmes du Ministère de l'Agriculture, connaît des difficultés notamment lors des années de sécheresse successives et lors des années à pluies exceptionnelles. Ces différentes difficultés ont été étudiées et analysées dans le cadre d'un programme de recherche à l'Institut des Régions Arides. Ce programme vise à trouver des solutions techniques simples, acceptées par la population et permettant la durabilité de l'agriculture pluviale, tout en tenant compte des irrégularités de la pluviométrie (années sèches et années pluvieuses). Ces solutions peuvent être utilisées séparément, mais l'idéal c'est de les combiner pour permettre une gestion optimale de la collecte et de l'utilisation des eaux de ruissellement pour le développement durable de l'agriculture pluviale dans la région de Zammour à Beni Khédache.

Ces recherches ont permis aussi de montrer que les ouvrages de petite hydraulique soufrent (Chahbani, 1990) :

· D'un mauvais dimensionnement des ouvrages à rétention totale ;

· D'une disproportion entre la capacité de rétention du barrage et le volume d'eau y arrivant (due à une disproportion entre surface de rétention et la surface de l'impluvium) pour les ouvrages à rétention partielle ;

· Du mauvais dimensionnement et édification des barrages ;

· D'une fragilité du système d'évacuation des eaux de débordement des barrages à rétention partielle en particulier lors des pluies exceptionnelles ;

· D'une très faible infiltration des eaux de rétention dans le sol des terrasses des ouvrages, et leur perte par évaporation ;

· De difficultés pour le puisage et la distribution des eaux stockées dans les citernes d'eau pluviale (Fesguia, Mejel) ;

· D'une faible exploitation des potentialités de remplissage et de stockage des citernes d'eau pluviale ;

· D'une absence de technique d'irrigation d'appoint avec les eaux stockées, permettant ainsi une bonne utilisation et la conservation des eaux.

2. La technique de poche en pierres

Dans les régions montagneuses et leurs piedmonts (derrière ouvrages de collecte des eaux de ruissellement), l'arboriculture pluviale est une activité très développée et constitue l'un des piliers de l'agriculture. Cette arboriculture rencontre des difficultés notamment lors des années de sécheresse. En effet, une sécheresse prolongée (plusieurs mois, voire une année ou plus) peut causer d'importants dégâts au patrimoine arboricole conduit en sec. Ces dégâts se manifestent par :

- Une faible croissance des arbres ;

- une baisse ou une absence totale de la production ;

- L'apparition de maladies affaiblissant les arbres ;

- La mort des arbres lorsqu'il n'y a plus de réserves hydriques dans le sol où se trouvent les racines de l'arbre.

La technique de la poche en pierres enterrées à pour objectifs de résoudre les problèmes sus- énumérés pour un développement durable de l'arboriculture fruitière pluviale dans les régions montagneuses tout en tenant compte des aléas climatiques notamment la sécheresse.

2.1- Description de la technique

Cette nouvelle technique s'appuie sur la mise en place de trois à quatre rangées de pierres :

- au fond d'un fossé de 1m à 2m de profondeur et 0,7m de largeur, la longueur est variable en fonction du type de fossé;

- au fond d'un trou de 1m à 1,2m de profondeur et 1m de largeur et de longueur.

La forme des pierres utilisées doit être assez aplatie. Pour la taille des pierres, elle doit être moyenne et n'excédant pas les mensurations suivantes : longueur 20 cm, largeur 10 cm, épaisseur 5m. Les pierres utilisées doivent être de roches dures bien cimentées (grés, calcaire, dolomie, etc.). Les rangées de pierres peuvent être remplacées par du gravier provenant du concassage industriel.

Cette poche est ensuite couverte par une bâche plastique sur tous les côtés latéraux et le côté supérieur. Suivant le type de poche, à un (ou deux) endroit(s) quelconque(s) de la poche on pose, en son milieu, un tuyau plastique verticalement avec un coude ou un T en plastique collé. Ce tuyau transperce la bâche plastique et son sommet dépasse d'environ 10cm la surface topographique. Enfin, on enterre cette poche et on tasse bien le sol remis en place.

Une fois la poche terminée, l'irrigation se fait à travers un tube vertical en PVC.

L'eau versée par le tube arrive à la poche, y remplit tous les vides entre les pierres avant de s'infiltrer progressivement dans les couches profondes du sol notamment celles situés sous la poche. Cette eau, ainsi stockée, en profondeur sera utilisée par les racines profondes des arbres.

2.2- Les différentes variantes de poche en pierres enterrées

Il y a quatre types de la poche en pierres enterrées :

· Type 1 : poche en pierres enterrées à installer avant la plantation des arbres ;

· Type 2 : poche en pierres enterrées individuelles pour les arbres plantés dont la canopée est <5m2 ;

· Type 3 : poche en pierres enterrées individuelles pour les arbres plantés dont la canopée est >5m2 ;

· Type 4 : poche en pierre enterrées dans les tranchées entre les rangées d'arbres dont la canopée est >5m2 et peu éloignés (10m).

Ces différents types de poche en pierres enterrées ont montré leur efficacité en matière d'économie d'eau d'irrigation (100%) (Chahbani, 1997), en matière de sauvegarde du patrimoine arboricole lors des années de sécheresses successives. (voir annexe)

Photo 4 : Installation d'une poche en pierres
enterrées pour un arbre fruitier avant plantation

Photo 5 : Installation d'une poche en pierres
enterrées pour un arbre fruitier après plantation
(canopée <5m2)

Photo 6 : Multiples poches en pierres enterrées Photo 7 : Installation de la poche en pierres enterrées installées autour d'un olivier (canopée >5m2) sous forme d'un fossé entre chaque deux rangées

d'oliviers adultes peu éloignés (<10 mètres)

3. Technique d'exhaure et distribution gravitaire des eaux des citernes

Dans les régions arides, pour palier aux problèmes de la rareté et de l'irrégularité des pluies, on utilise diverses techniques de collecte des eaux pluviales pour les utiliser à des fins agricoles ou domestiques. Parmi ces techniques il y a les citernes souterraines, appelée Mejel ou Fesguia ces citernes servent à stocker les eaux pluviales ruisselantes provenant d'impluvium naturel ou en maçonnerie. Ces systèmes de stockage sont très répandus dans les régions montagneuses, et l'état ne cesse d'encourager les paysans à les construire pour des utilisations agricoles (abreuvement des animaux et irrigation d'appoint de l'arboriculture pluviale). L'exhaure et la distribution de l'eau pour irriguer les arbres avoisinant la citerne, constituent une tache lourde en particulier dans les zones à relief accidenté.

Ainsi la technique d'exhaure et distribution gravitaire des eaux des citernes a été mise au point pour faciliter l'exhaure et la distribution de l'eau pour irriguer les arbres avoisinant la citerne. Elle permet aussi de pratiquer des cultures maraîchères sous abris-serre moyennant les nouvelles techniques d'économie d'eau d'irrigation (poche en paille, diffuseur enterré en plastique).

Cette technique s'appuie sur le principe d'écoulement par siphonage. Elle se compose :

· D'un tuyau installé dans la citerne souterraine pour le stockage des eaux pluviales. Il est connecté à l'une de ses extrémités à une crépine fixée à un flotteur. L'autre extrémité est connectée à un dispositif de purge permettant le réamorçage de l'écoulement par siphonage ;

· D'un tuyau disposé suivant un plan incliné à l'extérieur de la citerne, il est plus long que celui à l'intérieur de la citerne et il est connecté à son extrémité à un robinet jardin. L'autre extrémité est connectée au dispositif de purge pour le réamorçage de l'écoulement par siphonage.

Pour que le dispositif continue à fonctionner convenablement, il faut laisser la crépine à 50cm au-dessus du fond de la citerne.

Photo 8 : Exhaure de l'eau d'une citerne manuellement par une paysanne

Citerne type Fesguia

Photo 9 : Exhaure de l'eau d'une citerne par flotteur drainant gravitaire

4- Injection des eaux de rétention

Les petits barrages, lors des années humides et très humides, peuvent retenir des volumes d'eau non négligeables sur leurs terrasses plantées d'arbres fruitiers. Ces volumes d'eaux de rétention sont perdus par évaporation directe. Cette perte peut atteindre plusieurs mètres cubes. Elle est en outre due à la présence d'une couche d'argile déposée par les eaux de ruissellement, ceci peut provoquer la mortalité des arbres par asphyxie ou la destruction des déversoirs traditionnels et modernes par les eaux de débordement lors des pluies exceptionnelles.

Cette technique permet une conservation de l'eau de rétention par injection dans les horizons profonds du sol des terrasses. Cette injection se fait par le biais de technique (poche en pierre) favorisant l'infiltration des eaux dans les couches profondes du sol, constituant ainsi une réserve hydrique permettant une augmentation de la production des arbres et leur sauvegarde en évitant leur mortalité suite à des années de sécheresses successives.

Cette technique se compose de trois parties :

· Une infrastructure en maçonnerie (bassin, passerelle) ;

· Un réseau de poche en pierre ;

· Un flotteur drainant gravitaire et sa tuyauterie.

Ce dernier comprend une partie flottante assurant l'écoulement de l'eau de rétention, un bras mobile assurant le mouvement vertical (haut bas haut) de l'appareil. Ce bras est lié d'un côté à la partie flottante et de l'autre côté à un support fixe. Il comprend aussi un support immobile fixé au sommet du mur du bassin, auquel il est lié le bras mobile et des accessoires permettant de favoriser ou de diminuer l'immersion de la partie drainante dans l'eau.

Pour le fonctionnement, le flotteur est installé dans un bassin de flottaison placé au pied du barrage (côté amont). Dés que ce bassin est à moitié rempli d'eau de rétention, le fonctionnement se déclenche. L'eau drainée poursuit son écoulement gravitaire à travers un système de tuyauterie jusqu'au réseau de poche en pierres enterrées installée entre les rangées d'arbres fruitiers plantés dans la terrasse où s'accumule l'eau.

Photo 10 : Un barrage équipé avec un système tubulaire d'évacuation des
eaux de débordement. Ce système permet d'éviter la destruction et
l'érosion des barrages notamment lors des ruissellements torrentiels

Flotteur drainant

Evacuateur
tubulaire

Photo 11 : Barrage à rétention d'eau de ruissellement (jesr), équipé avec un
Flotteur drainant gravitaire (à coté d'un évacuateur tubulaire) pour l'injection
des eaux retenues dans les couches profondes du sol (au niveau du
système racinaire profond des arbres). Cela permet de conserver
et d'éviter la perte de ces eaux par évaporation.

5. Le système tubulaire pour l'évacuation des eaux de débordement

Ce système, quant au principe, est très proche du système de puisage et de distribution gravitaire des eaux stockées dans les citernes souterraines en maçonnerie. Par ailleurs il utilise le même appareil (flotteur drainant gravitaire), mais plus grand, que celui utilisé dans le système de puisage et d'injection gravitaire des eaux de rétention des petits barrages traditionnels et modernes (jessours et seuils) dans les couches profondes du sol.

Ce système de puisage et de distribution gravitaire des eaux des lacs collinaires et des jessours peut comporter deux purgeurs avec robinet-vanne sphérique du sol. Le flotteur drainant gravitaire utilisé par cette technique est protégé par un brevet d'invention. D'un coût inférieur à celui de l'exhaure et de distribution par pompe.

L'innovation de ce système est la protection du Tabia au moment des pluies torrentielles. Ce système permet l'évacuation des eaux en surplus vers les poches en pierres.

Photo 12 : Le flotteur drainant et son bassin de flottaison

6. Conclusion

Les différents acquis de recherche ont été testés en pleins champs, en vraie grandeur dans différents sites du centre et sud tunisien.

+ à Tataouine (El Mesrab) :

- Le remplacement du système traditionnel d'évacuation ( Menfes et Masraf) par un système tubulaire ;

- Utilisation de nouvelles méthodes de dimensionnement des ouvrages de petite hydraulique.

+ à Beni Khédache (ksar Jouamaa) :

- Le remplacement du système traditionnel d'évacuation (Menfes et Masraf) par un système tubulaire ;

- L'utilisation d'une nouvelle technique pour l'injection des eaux dans les couches profondes du sol par le flotteur drainant gravitaire ;

- Le pompage et la distribution gravitaire des eaux stockées dans les Majels et fesguias ;

- L'irrigation localisée à travers des diffuseurs en plastique enterrés ou des poches en pierre pour les arbres fruitiers.

+ à Mareth (Mazraa Ben Slama) :

- Le pompage et la distribution gravitaire des eaux stockées pour l'irrigation ; - Utilisation des diffuseurs en plastiques pour l'irrigation localisée sous serre ; - Utilisation des poches en pierre pour les arbres fruitiers

+ à Sidi Bouzid (Ain Jaffel)

- Utilisation des flotteurs drainant pour deux grands lacs collinaires ;

- Utilisation des poches en pierres pour l'irrigation des arbres fruitiers. + à Gafsa (El Amayem)

- Utilisation des flotteurs drainant pour l'injection des eaux pluviales dans les poches en pierres à partir d'un lac collinaire ;

- L'exhaure des eaux stockées pour l'irrigation des arbres fruitiers.

Chapitre 3. Les exploitations agricoles

1- Potentialité hydrique de micro-bassin versant Rebiaa

Les ressources potentielles d'eau de ruissellement à partir des différentes classes de pluviométrie sont représentées dans les tableaux 18 et 19.

D'après les résultats, on constate que le micro-bassin dispose de 58196 m3 pour une année sèche, 223307 m3 pour une année normale, 1123223 m3 pour une année humide et 2022989 m3 pour l'année très humide.

Ces résultats montrent l'importance des ressources hydriques potentielles lors des pluies torrentielles qui engendrent des ruissellements très importants. Lors des ces averses exceptionnelles, le coefficient de ruissellement dépasse souvent 60%. Un événement similaire à celui de 5 mars 1979, peut nous donner une lame 120 mm d'eau à stocker derrière les barrages et dans les citernes (Fesguia ou Mejel) (Benvallot, 1979). Donc les potentialités hydriques calculées sur la base de quatre valeurs (12, 46, 208 et 322mm) sont énormes et marquent une grande perte d'eau par rapport à la capacité de rétention 6954,15 m3.

1.1 Capacité de rétention actuelle des UHE

A part les vingt citernes d'eau qui existent sur le micro-bassin, les 62 unités hydrauliques élémentaires ont une capacité de rétention totale maximale (CRM) de 6954,15 m3.

Cette capacité est atteinte voire dépassée à la suite d'un ruissellement d'une année sèche à cause de la faible hauteur de rétention qui varie de 0 à 120 cm. Seul deux unités de barrage (Tabia) sont détruites ce qui engendre une capacité de rétention nulle (fig. 11 en annexe). La classification de la capacité de rétention actuelle est représentée dans le tableau ci-après' cette dernière marque le faible volume à retenir à cause de la faible hauteur de rétention.

Tableau 19: Capacité de rétention des UHE

Capacité de rétention des UHE

Nombre des UHE

0 m3 < CRM < 10 m3.

2

10m3 < CRM< 50m3

25

50 m3 < CRM < 100m3

11

100 m3 < CRM < 200 m3

15

CRM > 200 m3

9

 

Tableau 20: Ressources potentielles en eau de ruissellement et de stockage pour différentes années pluviométriques

Numéro d'exploitation

Ressources potentielles d'eau de ruissellement (m3 )

CR en m3

Potentiel de stockage d'eau de ruissellement ( m3 )

 

AN

AH

ATH

( % )

 

AH

ATH

( % )

PS/ CR (AN)

PS/ CR ( AH )

PS/ CR ( ATH )

1

6928

26567

120079

185896

9,2

0

-

-

-

-

-

-

-

2

12079

45406

325541

710046

35,1

200

868,296

2927,040

6088,072

58,691

4,34

14,63

30,44

3

19910

76187

344501

534252

26,4

0

-

-

-

-

-

-

-

4

495

1895

8580

13282

0,7

0

-

-

-

-

-

-

-

5

2693

10322

46675,2

72257

3,6

90

296,600

1341,600

2077,900

20,031

3,29

14,90

23,08

6

2095

7928

35848,8

55497

2,7

50

147,338

666,404

1031,366

9,942

2,94

13,32

20,62

7

2976

14008

51584

156975

7,8

0

-

-

-

-

-

-

-

8

3170

12619

54340

84131

4,2

20

85,652

387,296

599,564

5,78

4,3

19,36

30

9

70

269

1216,8

1884

0,1

0

-

-

-

-

-

-

-

10

7282

27915

126225

195406

9,7

20

82,294

372,112

576,058

5,553

4,11

18,60

28,80

11

498

191

8632

13363

9,7

0

-

-

-

-

-

-

-

Micro-bassin

58196

223307

1123222,8

2022989

100

380

1480,180

5694,452

10372,960

100

3,79

16,16

26,58

 

(Source : propre enquête)

AS: année sèche

AN : année normale

AH : année humide

ATH : année très humide

CR : capacité de rétention

PS : potentiel de stockage d'eau de ruissellement

Tableau 21: Potentiel de stockage d'eau dans les citernes à créer

N° UHE

STOCKAGE CA CAPACITE DU RESERVOIR M3

Potentiel de stockage m3 /an

 

Année humide
Lr=0,208 m

Année très humide
Lr=0,322 m

7

80

370,576

1675,6,48

2594,032

9

30

145,360

657,280

1017,520

12

90

352,360

1593,280

2466,520

23

20

82,294

372,112

576,058

27

30

137,080

619,840

959,560

29

20

27,370

123,760

191,590

40

20

85,652

387,296

599,564

48

20

91,356

413,088

639,492

52

40

132,250

598,000

925,750

53

30

55,982

253,136

391,874

Total

380 m3

 
 
 
 

(Source nos enquêtes)

La faible capacité de rétention est dû aux valeurs des hauteurs de rétention maximale puisqu'il y a 39 % des hauteurs ayant entre 0 et 35 cm, 53 % ont des hauteurs de 35cm à 1m et 8 % des hauteurs dépassant 1m.

Le rapport surface de rétention surface par rapport à l'impluvium des unités hydrauliques (Chahbani, 1997), montre que les surfaces des impluviums de 14 unités (22,58%) sont plus grandes que les besoins de leurs terrasses.

1.2. Les problèmes techniques des jessours du micro-bassin Rebiaa

Les jessours souffrent de plusieurs défauts qui contribuent à la perte d'une grande quantité d'eau et à la chute de la production. Parmi ces défauts techniques, on site :

P1 : L'impluvium a souvent une surface plus grande que l'air du jesr. Suite à nos constatations le système des jessours soufrent de plusieurs défauts qui sont à l'origine de leur destruction et à la perte d'une grande quantité d'eau.

P2 : La capacité de rétention est inférieure au volume d'eau y arrivant (hauteur de rétention est faible)

P3 : La surface de l'impluvium est insuffisante pour alimenter le jesr

P4 : Accumulation des sédiments.

P5 : La destruction de quelques jessours

P6 : Le mauvais état des déversoirs (Menfes ou masraf).

P7 : Problème d'externalité qui résulte de l'effet négatif des barrages voisins en amont qui diminuent l'apport en eau de ruissellement.

La répartition de ces problèmes par exploitation et par unité se résume dans le tableau 22 si après.

Tableau 22: Problèmes des unités hydrauliques élémentaires (Source propre enquête)

Exploitation

N°UHE

Problèmes ou défauts

 

P1

P2

P3

P4

P5

P6

P7

 

1

 
 
 
 
 
 
 
 

2

 

+

 
 
 
 
 
 

3

+

+

 
 
 
 
 
 

4

 

+

+

 
 
 
 

Exp 1

5

 
 
 
 
 
 
 
 

6

+

 
 
 
 
 
 
 

10

 
 
 

+

 
 
 
 

11

 
 
 

+

 
 

+

 

59

 
 
 
 
 
 

+

 

60

 

+

 
 
 
 
 
 

6

+

 
 
 
 
 
 
 

7

+

+

+

 
 
 
 
 

8

 

+

 
 
 
 
 
 

9

+

 
 
 
 
 
 
 

10

 
 
 
 
 
 
 
 

11

 

+

 
 
 
 
 

Exp 2

12

+

+

 
 
 
 
 
 

18

 

+

 

+

 
 
 
 

20

 

+

 
 
 
 
 
 

21

 

+

 
 
 
 
 
 

22

 

+

 
 
 
 
 
 

26

 
 
 
 
 
 
 
 

59

 
 
 
 
 
 
 
 

60

 

+

 
 
 

+

 
 

14

 

+

+

 
 
 
 
 

15

 
 

+

 
 
 
 
 

16

 
 
 

+

 
 
 
 

17

 

+

 

+

 
 
 
 

19

 
 
 
 
 
 
 
 

32

 
 
 
 
 
 
 

Exp 3

37

 
 
 
 
 
 
 
 

38

 

+

 
 
 
 
 
 

39

 

+

 
 
 
 
 
 

59

 
 
 
 
 
 
 
 

60

 
 
 
 
 
 
 
 

62

 

+

+

 

+

+

 
 

33

 

+

 
 
 

+

 

Exp 4

34

 
 
 
 
 

+

 
 

35

 
 
 
 
 

+

 
 

36

 
 
 
 
 
 
 
 

27

+

+

 
 
 
 
 
 

28

+

 
 
 
 
 
 
 

29

+

 
 
 
 
 
 
 

30

 

+

 
 
 
 
 

Exp 5

31

+

 
 
 
 
 
 
 

47

+

 
 
 
 
 
 
 

53

+

 
 
 
 
 
 
 

61

+

+

 

+

+

 
 
 

46

+

+

 
 
 
 
 
 

48

+

+

 

+

 
 
 
 

49

 

+

+

 
 
 
 

Exp 6

50

 
 
 
 
 
 

+

 

51

 

+

 
 
 
 
 
 

52

+

+

 
 
 
 
 
 

54

 
 
 
 
 
 
 

Exp 7

43

 
 

+

 
 
 
 
 

44

 

+

 
 
 
 
 
 

45

 
 
 
 
 
 
 
 

38

 

+

 
 
 

+

 
 

40

 

+

 
 
 
 
 

Exp 8

41

 
 

+

 
 
 
 
 

42

 

+

 
 
 
 
 
 

45

 

+

 
 
 
 
 

Exp 9

57

 
 
 
 
 
 
 
 

58

 

+

+

 
 

+

 

Exp 10

55

 

+

 
 
 

+

 
 

56

 

+

 
 
 
 
 

Exp 11

23

 
 
 
 
 
 
 
 

24

 

+

 
 
 

+

 
 

25

 
 
 
 
 
 

+

 

2. Analyse des exploitations agricoles du micro-bassin versant Rebiaa

Le micro-bassin versant couvre une superficie totale de 55,675 ha dont 2,33 ha (tableau 23) sont effectivement aménagés pour les cultures (SAU). Il comporte onze exploitations agricoles dont la superficie varie de 0,064 ha (exploitation 11) à 0,5 83 ha (exploitation 2).

Le micro-bassin comprend 62 jesr (tabias) ou UHE (Fig. 13 en annexes).

Tableau 23: Caractéristique des exploitations du micro-bassin versant Rebiaa


exploitation

Nombre
de
jessours

SAU(ha)

% par
rapport à
STC

Effectif arboricole

Densité/ha

 

jeune

Total

 

10

0,276

26

39

19

58

210

2

14

0,583

31

50

29

79

135

3

11

0,477

6

52

14

66

138

4

4

0,106

2

9

9

18

169

5

8

0,226

13

12

17

29

128

6

7

0,174

8

7

13

20

114

7

3

0,125

2

11

9

20

160

8

5

0,127

6

15

13

28

220

9

2

0,072

1

13

4

17

236

10

2

0,1

2

24

1

25

250

11

3

0, 064

3

13

7

20

312

Micro-bassin

62

2,33

100

245

135

380

163

 

(Source : nos enquêtes)

SAU : surface agricole utile

STC : Surface totale cultivée

Il se dégage de ce tableau que l'effectif moyen des jessours par exploitation est de l'ordre de 6 unités, l'occupation du sol est caractérisée par l'arboriculture fruitière qui compte 380 pieds, soit une densité de 163 pieds/ha dont (64,47 %) sont productifs. Les différentes espèces arboricoles sont l'olivier avec (58 %), le figuier avec (21 %), (12 %) pour l'amandier, (5 %) pour le pistachier, (2 %) pour le pommier et (2 %) pour la vigne (Fig. 14).

Fig. 14 : Répartition arboricole dans le micro-bassin versant Rebiaa

21%

58%

5% 2%2%

12%

Olivier Figuier Amandier Pistachier Pommier Vigne

2.1. La production végétale

L'arboriculture représente la principale production végétale du micro-bassin versant, cette dernière est largement dominée par l'olivier et le figuier.

Les cultures annuelles sont pratiquées au cours des années pluvieuses, elles sont destinées essentiellement pour l'autoconsommation et pour l'alimentation du cheptel (tableau24).

Tableau 24 : Situation actuelle de la production végétale ( année normale)

N° exploitation

PBV (DT)

Charges (DT)

MBV (DT)

Exploitation 1

449

190

259

Exploitation 2

315

215

100

Exploitation 3

512

465

47

Exploitation 4

210

145

65

Exploitation 5

120

60

60

Exploitation 6

80

40

40

Exploitation 7

325

205

120

Exploitation 8

240

145

95

Exploitation 9

425

190

235

Exploitation 10

845

365

480

Exploitation 11

120

60

60

Micro-bassin

3641

2080

1561

 

(Source : nos enquêtes)

Le tableau 24 montre la production végétale brute du micro-bassin pour une année normale, les charges concernent les charges de la production arboricole (plans, fumure organique, taille, récolte, travail du sol, irrigation d'appoint et autres) et les charges des cultures annuelles (travail du sol animale ou mécanique, main oeuvre salarié ou familiale et récolte).

2.1.1. Les charges végétales

Les charges végétales (arboricoles et cultures annuelles) sont caractérisées par l'importance de la charge salariée qui représente 37,35 % de la charge totale du micro-bassin versant. La main d'oeuvre familiale ne contribue que par une portion de 21,89 % (tableau 25).

Tableau 25: Ressources humaines disponibles et utilisées

N° exploitation

Age du chef

Nombre de
famille à
charge

Travail
familial ( j )

Travail
salarié ( j )

Travail
effectif ( j )

Exp 1

60

0

0

16

16

Exp 2

45

4

15

7

22

Exp3

75

1

9

13

22

Exp4

64

5

0

16

16

Exp5

73

3

9

0

9

Exp6

37

4

14

0

14

Exp7

52

2

0

12

12

Exp8

62

3

0

15

15

Exp9

43

6

0

23

23

Exp10

50

3

0

9

9

Exp11

55

1

18

0

18

micro-bassin

56

32

65

111

176

 

(Source : nos enquêtes)

Fig 15: Ressources disponibles et utilisées

37%

63%

Travaux familial
Travaux salarié

Les charges de micro-bassin versant sont de 2080 DT pour 2,33 ha, soit 892,70 DT/ha. Cette valeur est très élevée pour une agriculture en sec dans les systèmes jessours.

La répartition des charges pour les différentes exploitations est acceptable pour certaines (1, 5, 9 et 10) par contre pour le reste, les charges sont considérées très élevées. Parmi les causes de cette augmentation :

- L'âge des arbres fruitiers (jeune) qui représentent 35,53 % des effectifs totaux du micro- bassin versant, ces jeunes plantes nécessitent des entretiens comme l'irrigation durant 3 à 4 années et la taille de formation.

- La forte densité des arbres 163 pieds/ha diminue la réserve hydrique donc il y aura une chute de production pour les années autres des années pluvieuses.

- La petite surface des exploitations agricoles.

2.1.2. Les marges brutes végétales

La production végétale du micro-bassin versant est caractérisée par des variations en fonction des aléas climatiques. La valeur de la production du micro bassin versant pour une bonne année est égale à la production animale (tableau 24).

2.2. La production animale

L`élevage dans les zones montagneuses est une activité traditionnelle, activité héritée du passé nomade. C'est une tradition conservée par les exploitants du micro-bassin versant de genre familial pour satisfaire les besoins de la famille en lait et en viande. Il joue le rôle d'épargne de la famille.

Tous les exploitants sont pour l'augmentation de l'effectif du cheptel, mais le risque des années de sécheresse, les prix élevés de l'alimentation (orge, concentré, grignon ), la propriété privée des impluviums et le mode de vie urbaine les obligent à réduire le nombre.

2.2.1. Les charges animales

La valeur des charges animales est estimée à 460 DT pour l'élevage ovin et caprin.

Cette charge est acceptable pour les années humides ou normales parce que l'alimentation (concentré, orge grignon d'olives,..... ) du cheptel est considérée comme élément supplémentaire, mais cette charge devient lourde pour les années de sécheresse (tableau 26).

Tableau 26: Effectif et productions animales pour une année normale


exploitation

1

Cheptel ovin

Cheptel caprin

Total par exploitation

 

B

C

A

B

C

B

C

D

 

100

15

1

100

15

200

30

170

2

3

300

45

5

450

50

750

95

655

3

2

200

30

1

90

15

290

45

245

4

2

180

30

3

210

80

390

110

280

5

0

0

0

0

0

0

0

0

0

6

4

360

60

2

160

30

520

90

430

7

0

0

0

0

0

0

0

0

0

8

0

0

0

0

0

0

0

0

0

9

0

0

0

0

0

0

0

0

0

10

0

0

0

0

0

0

0

0

0

11

4

320

45

2

140

45

460

90

370

micro-
bassin

16

1460

225

14

1150

235

2610

460

2150

 

(Source : nos enquêtes)

A : effectif

B : productions (DT)

C : charges opérationnelles (DT)

D : marges brutes animales (DT)

2.3. Les revenus de la famille

D'après le tableau 27, on remarque l'importance de revenu extra-agricole, il contribue pour 86 % (Fig 16) du revenu de la famille. Les principales activités non agricoles se situent au niveau de l'émigration, le commerce et l'administration. La marge brute des exploitations du micro bassin versant ne contribue que par un pourcentage de 14 % du revenu familial.

Le revenu familial est très important pour les exploitations 6, 7, 8 et 9 ayant les valeurs suivantes : 2870 DT, 3920, 2495 et 6235 DT, par contre les autres exploitations ont un revenu faible.

On constate aussi que la portion de l'élevage par rapport à la production agricole est de 29 % (fig 17), elle est importante pour les régions montagneuses arides

Tableau 27: Evaluation des productions des exploitations (végétales et animales)


exploitation

PBE (DT)

CBE(DT)

MBE(DT)

RNA(DT)

RF(DT)

MBE/RF
%

1

649

220

429

1360

1789

24

2

1065

310

755

580

1335

57

3

802

510

292

1500

1792

16

4

600

255

345

1800

2145

16

5

120

60

60

600

660

9

6

600

130

470

2400

2870

16

7

325

205

120

3800

3920

3

8

240

145

95

2400

2495

4

9

425

190

235

6000

6235

4

10

845

365

480

1200

1680

29

11

580

150

430

1600

2030

21

Micro- BV

6251

2540

3711

23240

26951

14

 

(Source : nos enquêtes)

PBE : Produit brut des exploitations

CBE : Charges opérationnelles

MBE : Marges brutes des exploitations

RNA : Revenu non agricole
RF : Revenu de la famille

Fig. 16 : Répartition du revenu familial du micro-bassin versant
Rebiaa

14%

86%

Revenu extra-agricole Production brute végétale

29%

71%

Production brute végétale Production brute animale

Fig. 17 : Répartition de la production agricole du micro-
bassin versant Rebiaa

Partie III :
Scénarios de développement à partir du système productif actuel

1. Introduction

La comparaison des projets ou variantes d'un même projet se base sur l'analyse de la nature des investissements et son classement parmi les deux catégories suivantes :

· Les projets qui sont techniquement incompatibles ;

· Les projets qui sont techniquement compatibles.

Les projets sont techniquement incompatibles, la réalisation de l'un exclut l'autre, c'est le cas de plusieurs variantes exclusives d'un même projet.

Les projets sont compatibles si l'on peut techniquement en envisager la réalisation simultanée.

Le projet de développement des systèmes des jessours du micro-bassin Rebiaa est un projet à trois scénarios ou trois variantes exclusives, donc le choix d'un scénario exclut les autres. Donc ce projet peut être classé dans la catégorie des projets techniquement incompatibles.

Le projet a pour but d'améliorer la production et la valorisation des eaux de ruissellement, donc c'est un projet de production.

2. Hypothèses générales

Compte tenu de l'approche participative adoptée, imposant d'impliquer les usagers locaux des ressources naturelles à toutes les étapes de procédure de développement d'une part et la nécessité d'apporter des solutions techniques prouvées, acceptées par la population locale et viables d'autre part, la conception des scénarios de simulation, de l'optimisation, de l'exploitation des ressources en eaux de ruissellement dans le micro-bassin versant Rebiaa à Zammour doit prendre en considération les stratégies des acteurs locaux à court, à moyen et à long terme. Le choix de scénarios repose sur les hypothèses principales suivantes :

· Le problème de la région en terme de mobilisation de la ressource eau est le délaissement des techniques traditionnelles. Une réhabilitation accompagnée d'innovations de ces systèmes va permettre une durabilité, la reproduction de ces systèmes et l'amélioration du niveau de vie.

· Les ressources potentielles en eau de ruissellement ne sont pas totalement exploitées à cause de la destruction des unités hydrauliques élémentaires (UHE). L'amélioration du niveau de maîtrise de ces ressources, en faisant non seulement accroître la part récoltée mais aussi en assurant une répartition intra-annuelle et inter-annuelle (en cas d'excédent important) permettrait d'offrir des opportunités pour l'intensification du système. L'irrigation est rendue possible grâce à la

récolte et au stockage des eaux de ruissellement dans des réservoirs (Fesguia ou Mejel). Les techniques souterraines d'économie d'eau (poches en pierres, ect.) devront accroître remarquablement l'efficacité de l'usage de l'eau (water use efficiency) (Chahbani, 1992).

· La réalisation de l'analyse nécessite une disponibilité abondante d'informations et des données collectées soit par des enquêtes spécifiques auprès de la population cible, soit par la consultation des études faites dans la zones, soit en opérant des entretiens avec les services techniques.

· La période considérée pour le calcul est de trente ans, période jugée suffisante pour un système agricole basée essentiellement sur l'arboriculture (Sghaier et al, 2002) (tableau 12 en annexes).

· La production arboricole est estimée sur la base des travaux menés par l'IRA et le CRDA dans les zones montagneuses (tableau 28 en annexes) avec le type d'année.

· Les charges de l'exploitation sont en corrélation avec le type d'année et estimées sur la base des enquêtes aux près des exploitants (tableau 29 en annexes).

· Le taux d'actualisation retenu est celui estimé par la banque centrale de la Tunisie pour l'année 1997 qui est de 10,8 %.

3. Prise en compte du risque

Etant donné l'irrégularité de régime pluviométrique, la variabilité des rendements et la variabilité des prix, on opère dans un contexte à des nombreux éléments aléatoires, c'est le contexte des régions montagneuses arides du sud-est tunisien.

En 1997, CHEN et BAKER ont introduit, dans un modèle de programmation linéaire, la variabilité à travers la notion de déviation ou les écarts obtenus en différentes périodes par rapport au résultat moyen.

Ils ont également introduit le risque dans un modèle de programmation linéaire au niveau des contraintes moyennant un coefficient d'aversion au risque.

En Tunisie, EL AMAMI (1990) a tenté, moyennant un modèle de programmation quadratique d'introduire le risque dans le comportement de l'agriculteur vis à vis de l'irrigation d'appoint des céréales. ZEKRI (1994) a introduit aussi le risque dans un modèle de programmation multi-objectifs au niveau des contraintes.

Sghaier et Chahbani, 1996 ont introduit le risque en prenant en compte la probabilité d'apparition de différents types d'années (année sèche, année normale et année humide) L'introduction du risque dans les modèles de simulation de l'analyse coût/bénéfice s'est effectuée en introduisant la probabilité d'apparition de trois types d'année sur une période de 30 ans de la station de Beni Khédache.

La succession chronologique de différentes catégories d'années pluviométriques a été respectée parce que les rendements, les prix et les recettes sont en fonction de la pluviométrie et du stade végétatif de l'arbre.

Ainsi les probabilités respectives d'avoir une année sèche, normale et humide sont de 13 %, 40 % et 47 % (tableau 12 en annexes).

4. Présentation des scénarios

les scénarios proposés sont :

> Scénario 1 : Stratégie d'amélioration de l'exploitant avec contraintes, c'est un scénario qui simule la stratégie des agriculteurs en prenant en considération leurs contraintes socio-économiques. C'est un scénario intermédiaire qui part des projets autonomes des exploitants sans aucune intervention technique ;

> Scénario 2 : Stratégie d'amélioration des exploitants sans contraintes. Il s'agit de simuler la stratégie des exploitants si les contraintes socio-économiques du scénario 1 sont résolues ;

> Scénario 3 : Scénario technique, il tente de traduire un aménagement technique intégré du micro-bassin versant en tenant compte des stratégies des exploitants manifestées au niveau des scénarios 1 et 2.

Dans ce scénario certains UHE seront équipés par :

> des évacuateurs tubulaires des eaux de débordement de telle sorte que le déversement des unités puisse se faire sans risque de destruction lors des pluies torrentielles ;

> la variante des poches en pierres sera utilisée pour les arbres productifs ;

> des citernes d'eau seront préconisées. Ces citernes sont à programmer dans les UHE à grands impluviums. Le dimensionnement de ces citernes a été effectué en fonction de la surface de leur impluvium et de telle sorte qu'elles puissent être remplies au moins une fois durant les années sèches.

Les citernes sont à installer dans les UHE suivant : 7, 9,12, 23, 27, 29, 40, 48, 52 et 53 (Fig 18 et 19 en annexes)

Le potentiel de stockage d'eau durant les différents types d'années pluviométrique est présenté dans les tableaux 20 et 21.

4.1. Evaluation comparative des scénarios (technique)

Les scénarios S1, S2 et S3 traduisent respectivement le projet des agriculteurs et le point de vue technique. Il préconise le maintien du même nombre des jessours que celui de la situation actuelle de référence. Celui-ci donne une idée sur la concordance entre le point de vue exploitant et chercheur.

Malgré, le maintien des jessours, il y a des changements au niveau des exploitations à envisager. Les exploitants recommandent au niveau du scénario S2 d'éliminer les Jessours 3 pour être fusionné avec 4, fusionner 1 et 2 en un seul jesr et fusionner aussi les jessours 40, 41, 42 et 43 en deux jessours seulement. Cette fusion se fait proportionnellement aux impluviums de ces jessours. Mais ce changement au niveau des unités hydrauliques qui semblent augmenter la capacité de rétention, va engendrer avec les pluies torrentielles la destruction des barrages.

Concernant la superficie utile (SAU), seul le scénario technique recommande un agrandissement par des aménagements appropriés, qui porte la SAU de 2,33 ha à 2,83 ha au niveau des exploitations 2, 5 et 6.

Le nombre des citernes reste équivalent à la situation de référence (20 citernes) avec une capacité de 390 m3 pour le scénario S1 et S2. le scénario technique préconise d'ajouter 10 autres citernes portant la capacité de stockage d'eau de 380 m3 soit 97,43 % en plus (tableau 28).

Sur le plan de l'effectif arboricole, des changements majeurs sont proposés par les exploitants et le scénario technique S3. En effet, l'orientation des exploitants est vers l'augmentation de certaines espèces en intercalaire avec les oliviers comme les figuiers et les vignes. Le tableau 30 montre les caractéristiques des différents scénarios.

Tableau 30: Caractéristiques techniques des différents scénarios

Caractéristiques techniques

Situation
actuelle

Scénarios proposés

S1

S2

S3

Nombre de jessours

62

62

62

62

Superficie cultivée en ha

2,33

2,33

2,33

2,83

Effectif arboricole

380

380

420

434

Nombre des citernes

20

20

20

30

Capacités des citernes m3

390

390

390

770

Nombre de poche en pierre

-

-

120

200

Nombre d'évacuateur tubulaire

-

-

2

8

Densité arboricole (pieds/ha)

163

163

180

152

D'après les résultats du tableau 28, on constate que malgré l`accroissement de la SAU, la densité arboricole diminue dans le scénario 3.

Par ailleurs, l'analyse du scénario 2 montre une adhésion variable de la part des exploitants aux innovations techniques proposées. L'acceptabilité des exploitants est remarquable surtout vis à vis des techniques d'irrigation souterraine.

Certains d'entre eux sont moins convaincus du rôle du tube évacuateur dans la protection des jessours contre la destruction. Ils croient au rôle des évacuateurs traditionnels (Menfess ou Masraf). (voir photo ci-dessous).

Déversoir traditionnel
(Menfess)

Photo 13 : Déversoir traditionnel

4.2. Evaluation économique des scénarios

L'estimation des coûts d'investissement et des charges d'exploitation est basée sur les données de nos enquêtes et sur les normes adoptées par les services techniques agricoles (tableau 31 en annexes)

Les normes techniques de production sont issues des données sur la région et sur le micro- bassin versant et des cahiers des charges adoptées par les services (tableau 28 en annexes), par contre les prix seront ceux du marché local (tableau 29 en annexes).

4.2.1- Les investissements de trois scénarios Tableau32: Les investissements actualisés

Scénarios

Investissement actualisé (DT)

Investissement sans
actualisation

I= 10,8 %

S1

9194

11060

S2

10450

12700

S3

19555

24030

Avec :

i = 10,8 % taux d'actualisation national (banque centrale, 1997)

Les investissements pour les scénarios S1 et S2 semblent acceptables par les

agriculteurs par rapport à S3, ce dernier va rencontrer les problèmes suivants : - la capacité d'autofinancement des exploitants est limitée ;

- les exploitants doivent investir un montant de 24030 DT (valeur non actualisée) durant quatre années pour une superficie agricole qui ne dépasse pas les trois hectares ;

- Absence des organismes et des institutions qui peuvent financer et subventionner la réalisation de S3.

4.2.2- Charges d'exploitations

Tableau 33 : Les charges actualisées

Scénarios

Charges d'exploitations

Charges d'exploitations
actualisées (DT)

I= 10,8 %

S1

24655

7623

S2

25830

9176

S3

28805

9033

Le classement des charges d'exploitations de trois scénarios selon leur valeur par rapport aux recettes donne les valeurs non actualisées suivantes :

- 11,12 % de la valeur de production pour S1 ;

- 9,91 % de la valeur de production pour S2 ;

- 9,17 % de la valeur de production pour S3.

D'après ces données, on remarque une augmentation des rendements et une stabilisation de la production pour S3, ce qui influe sur la valeur des charges d'exploitation par rapport aux recettes.

Les valeurs des charges d'exploitation sont élevées pour S1 et S2 vu la pratique d'une agriculture en sec. La valeur des charges pour S3 est acceptable suite à l'irrigation d'appoint régulière des arbres fruitiers et les charges d'entretien des nouveaux équipements.

4.2.3- Charges totales (investissement + charges d'exploitation)
Tableau 34 :
Les charges totales actualisées

Scénarios

Charges totales

Charges totales
actualisées (DT)

I= 10,8 %

S1

35715

16817

S2

38530

19626

S3

52835

28588

Les valeurs des charges totales font apparaître l'importance des investissements pour S3. Donc c'est un problème d'autofinancement. Par contre, les autres scénarios ont un taux d'investissement acceptable par rapport à la valeur des charges totales (valeurs non actualisées)

- 30,96 % de la valeur de la charge totale pour S1 ;

- 32,96% de la valeur de la charge totale pour S2 ;

- 45,48 % de la valeur de la charge totale pour S3.

4.2.4- Les recettes

Le projet de développement des systèmes des jessours du micro-bassin versant Rebiaa est un projet qui vise l'amélioration des productions, donc le projet qui assure les meilleures productions est à choisir et le tableau suivant présente les recettes de trois scénarios.

Tableau 35 : Les recettes actualisées

Scénarios

Recettes

Recettes actualisées

I= 10,8 %

S1

221566

60033

S2

260433

66785

S3

314067

83329

Le scénario technique S3 augmente les rendements des spéculations végétales (tableaux 36, 37 et 38 en annexes).

4.2.5- Critère de la somme des flux financiers actualisés (VAN)

La technique de l'actualisation nous permet de pondérer la valeur de flux monétaire en fonction de l'année où ils apparaissent. C'est aussi d'apprécier de façon plus précise la valeur actuelle des flux des coûts et des recettes apparaissant sur une longue période.

Pour comparer divers projets, La méthode la plus simple est de comparer la valeur actuelle de leurs échéanciers (Guide pratique d'analyse de projets Manuel Bridier, Serge Michailof, 1984) :

Tableau 39 : La valeur actualisée nette

Scénarios

VAN

I=10,8 %

S1

39003

S2

42562

S3

49406

Fig. 20 : Répartition des bénifices nets de trois scénarios

8000,00
6000,00
4000,00
2000,00
0,00
-2000,00
-4000,00
-6000,00

 

Série1 Série2 Série3

La comparaison porte sur les trois scénarios, d'après les résultats le choix portera sur le scénario dont le flux financier actualisé cumulé est le plus élevé.

D'après le tableau 39, le scénario 3 présente pour un taux d'actualisation (i = 10,8 %) une valeur actualisée nette de 49406 (DT). On remarque que les valeurs du VAN ne sont pas élevées au niveau du scénario technique à cause des grands investissements d'infrastructure à rentabilité éloignée (tableau 40, 41 et 42 en annexes). On constate que ce scénario présente une VAN négative due essentiellement aux conditions climatiques sévères qui ont régné au début de la réalisation du projet et ont, en conséquence inhibé la production et augmenté les charges.

4.2.6- Critère du taux de rentabilité interne TRI

a) définition

Le taux de rentabilité interne est un taux d'actualisation qui annule la somme des flux financiers actualisés (positifs ou négatif)

n Rt Cet It

- -

Tel que : 0

=

1 (1 ) n

t

+ i

=

Le taux de rentabilité interne donne une indication sur le taux maximum d'intérêt que le projet peut supporter, si la totalité des besoins de financement est couverte par des emprunts et le tableau ci-après donne une idée sur les variations du TRI selon les 3 scénarios :

Tableau 43 : Le taux de rentabilité interne

Scénario

TRI %

S1

32,8

S2

23,6

S3

18,6

Le critère TRI est utilisé pour choisir entre les projets incompatibles, d'après le tableau 43 le scénario 1 présente un taux de rentabilité le plus élevé, donc le plus préférable.

Théoriquement, le TRI est un outil critiquable, donc on ne peut pas juger que le scénario technique S3 qui a un TRI de 16,74 % est non acceptable vu la nature des investissements d'infrastructure (citerne d'eau, poche en pierre et évacuateur tubulaire).

Les deux autres scénarios se caractérisent par des faibles investissements par rapport au scénario technique et par une mauvaise contribution à la valorisation des eaux de ruissellement sur le plan :

- Augmentation de l'exploitation et la valorisation des eaux de ruissellement ; - Protection des jessours contre la destruction pendant les pluies torrentielles ; - L'économie de l'eau par l'irrigation d'appoint ;

- Amélioration de la production des arbres fruitiers ;

- Protection des infrastructures qui se trouvent à la partie avale.

Ce scénario3 présente donc un grand intérêt sur le plan social et économique ce qui se traduit par une amélioration du niveau de vie de la population locale à long terme vus les infrastructures installées dans le micro-bassin. De plus ce scénario prend en considération la protection de l'environnement.

Par contre, les deux autres scénarios donnent des avantages à courts termes liés aux types d'années (années sèches, années normales et années pluvieuses).

4.2.7- Test de sensibilité de la solution de base aux différents scénarios

Tableau 44 : Test de sensibilité

Scénarios

TRI

VAN

Solution de base

S1

32,8

39003

S2

23,6

42562

S3

18,6

49406

 

- TA +2%

32,8

31485

 

- TA-2%

32,8

49293

S1

- Recette - 10%

5,8

33585

 

- Charge +10%

19,1

38315

 

- TA +2%

23,6

33722

 

- TA-2%

23,6

54782

S2

- Recette - 10%

2,7

36534

 

- Charge +10%

8,46

41733

 

- TA +2%

18,6

38886

 

- TA-2%

18,6

63940

S3

- Recette - 10%

1,57

41885

 

- Charge +10%

12,8

48590

Le tableau de sensibilité réalisé montre que les résultats sont sensibles à une variation des recettes et des charges de #177; 10 % (voir tableaux 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55 et 56 en annexes).

4.2.8 - Choix d'un scénario

Le développement durable est le progrès économique obtenu sans érosion du capital naturel, c'est à dire que les actifs écologiques sont maintenus constants tandis que l'économie poursuit les objectifs sociaux jugés appropriés (Pearce, future, 1988).

Un développement qui détruit les ressources naturelles dont il dépend ne mérite pas le nom d'un développement (Commission mondiale de l'environnement et du développement, 1987). La méthode de la valeur actuelle nette et celle du taux de rentabilité interne, apparemment équivalentes, toutefois une divergence importante qui entraîne dans certains cas des résultats contradictoires. Cette divergence provient de l'écart entre le taux d'actualisation (méthode de la valeur actuelle nette) et le taux de rentabilité interne. L'utilisation de la méthode de la valeur actuelle au taux t implique le réinvestissement des cash flows à ce même taux tous au long de la durée du projet. L'utilisation de la méthode du taux de rentabilité interne suppose

de la même manière que les cash flows sont réinvestis à un taux égal aux taux de rentabilité interne lui même.

L'analyse comparative de trois scénarios révèle que le scénario1 et 2 ont pour VAN ( 39003 DT, 42562 DT) sont sensiblement inférieures à celle du scénario 3 ( 49406 DT). Dans ce cas le scénario 3 est préféré. Le scénario 1 est le plus profitable avec un taux de rentabilité TRI de 32,8 % et une VAN de 39003 DT, il présentait l'avantage de générer des cash flows immédiatement, ce qui est incontestablement un avantage par contre le scénario technique offre le niveau de rentabilité le plus bas 18,6 %,. Ceci est du aux lourds investissements qu'il engage.

Sur le plan technique, économique et environnemental le scénario technique semble offrir plus d'opportunité pour l'amélioration et le développement durable. Parmi les avantages de ce scénario, une rentabilité meilleure mais plus lointaine et un moyen pour protéger les jessours au moment des inondations et une prise en compte des années de sécheresse par le stockage d'une quantité importante pour l'irrigation d'appoint à travers les poches en pierre.

Les inconvénients de ce scénario sont liés essentiellement au niveau élevé d'investissement envisagé, ceci poserait probablement le problème de financement.

Le scénario intermédiaire, semble également offrir une bonne position entre les deux scénarios 1 et 3, mais il ne donne aucun avantage comme celui du scénario 1 sur le plan valorisation et protection du patrimoine.

Finalement, le choix dépend en fait de l'investisseur lui même et de sa patience.

Conclusion générale

Les faibles potentialités en eau, ainsi que la précarité des conditions climatiques que rencontre l'agriculture des régions montagneuses arides ont poussé les populations locales à diversifier leurs productions et les sources de leurs revenus. La diversification des sources de revenu constitue un élément de sécurité qui conditionne la viabilité de l'unité de production. Mais cette situation engendre deux grands problèmes graves :

> Le développement des activités extra-agricoles notamment l'émigration et le commerce a pour conséquence la désaffectation des populations vis-à-vis de l'activité agricole avec l'ancien système de culture ;

> Le retard enregistré dans l'installation des infrastructures par rapport à la plaine
s'est traduit par un exode vers l'extérieur et l'abandon du patrimoine jessours.

La dynamique d'espace est liée à la dégradation de la valeur d'échange des productions de la région. En effet cet espace, géographiquement défini, est à la fois un espace socio- économique et un espace écologique. La demande des agriculteurs au capital naturel (ressources en sol, en eau, etc.) n'est plus adaptée à ce que la régénération leur fournissait dans le cadre d'une exploitation plus respectueuse des équilibres. En outre, la perte d'une grande quantité d'eau de ruissellement et la modification des modes d'exploitation contraint les agriculteurs à abandonner en partie la gestion traditionnelle de certaines ressources naturelles : c'est le cas de la petite hydraulique progressivement délaissée dans notre zone d'étude à Zammour.

Localement le rôle de ces ouvrages dans la maîtrise des eaux de ruissellement apparaît minime, mais on leur reconnaît à l'échelle du bassin versant une efficacité irréfutable. Toutefois, ces ouvrages nécessitent pour être fonctionnels, un entretien périodique et une optimisation de l'exploitation de ces eaux de ruissellement.

Malgré leurs situations dans des zones très accidentées où les superficies à vocation agricole sont limitées, morcelées généralement, les agriculteurs ont valorisé des petites surfaces pour produire dans un double objectif de consommation et garantie d'un revenu agricole familiale. Ces techniques ont un rôle hydro morphologique et agronomique important, ces techniques connaissent trois autres problèmes (climatiques, socio-économiques, techniques) à savoir :

1) les problèmes climatiques

- Une pluviométrie faible et irrégulière quant à sa quantité et sa répartition en fonction des saisons de l'année ;

- Le caractère torrentiel et brutal des précipitations ;

- Un bilan hydrique déficitaire le long de l'année.

2) les problèmes socio-économiques

- L'émigration des jeunes et développement des activités extra-agricoles.

- L'exode de la population rurale des zones montagneuses vers les plaines et délaissement de l'activité agricole ;

- La faiblesse des productivités et des productions ;

- La faible contribution du revenu agricole dans le revenu de la famille.

3) les problèmes techniques

- La surface des impluviums est plus grande que l'air de rétention du jesr ; - La capacité de rétention est inférieure au volume d'eau y arrivant ;

- Augmentation de la sédimentation après l'érosion ;

- Des déversoirs mal entretenus ;

- Une forte densité des arbres fruitiers ;

- Une sous exploitation des eaux de stockage par la technique traditionnelle de puisage pour l'irrigation d'appoint.

Face à la situation précédente, l'intervention au niveau des ces systèmes est nécessaire pour sauvegarder et conserver le patrimoine de Jessours, les Fesguias et les Majels dans une région qui tente de développer le secteur du tourisme.

Mais ce que nous venons de préciser n'élimine pas le rôle des actions anthropiques dans la maîtrise des eaux de ruissellement. Bien au contraire, l'homme, par ces interventions, a contribué à une importante accélération de l`érosion hydrique. Les jessours, connus depuis l'antiquité, tout en ayant un rôle hydro morphologique non négligeable, comportent pas mal de défaillances qui sont à l'origine de leur débordement (destruction). Ce débordement est la cause principale de la destruction des barrages et des terrasses. En effet, malgré l'entretien permanent de ces ouvrages de petite hydraulique, le risque de destruction des jessours est toujours présent, particulièrement lors des fortes pluies, c'est à dire au moins une fois tous les cinq ans. D'ailleurs, cette destruction a toujours existé, mais les hommes étaient toujours là pour réparer les dégâts (brèche, trous, ravins, etc...). Ils étaient obligés d'assurer l'entretien des jessours, car ces derniers constituaient un moyen de sauvegarder leurs ressources et leur patrimoine agricole (les jessours). L'abandon aboutit à la destruction et la disposition de tous ces ouvrages de petite hydraulique.

Les mesures anti-érosives dans ces djebels, essentiellement les oeuvres de l'Etat, sont

inefficaces malgré l'importance des moyens utilisés. Une nouvelle conception de l'aménagement est nécessaire pour lutter contre l'érosion hydrique. Cette conception se base sur l'aménagement intégral des impluviums, Ce travail doit s'effectuer par micro bassin versant de quelques km2 d'une part et la création d'un organisme (office) qui se chargera de l'application de cette nouvelle politique pour une meilleure exploitation des eaux de ruissellement.

Compte tenu des problèmes cités auparavent, il est intéressant d'impliquer les usagers locaux des ressources naturelles à tous les étapes de procédure de développement d'une part et la nécessité d'apporter des solutions techniques prouvées et acceptées par la population locale d'autre part. Une intervention s'avère nécessaire à travers la simulation de trois scénarios de développement du système productif pour la valorisation des grandes quantités d'eaux perdues dans le micro bassin versant Rebiaa, dans ces scénarios on a introduit le risque à travers la probabilité d'apparition de trois types d'années (année sèche, année normale et année humide) sur une période de 30 ans. L'analyse comparative de trois scénarios, nous a montré le besoin de la région aux nouvelles techniques qui sont bien testés et brevetées. Cette intervention est nécessaire pour mieux sauvegarder ce patrimoine et donner une nouvelle allure pour les cultures en sec dans les zones montagneuses.

Sur le plan de l'organisation structurelle de la collectivité des zones rurales montagneuses, il serait judicieux de créer un comité de développement, au niveau des groupements, qui constituerait une sorte d'interlocuteur entre les agriculteurs et les organismes de développement pour la recherche des crédits afin d'introduire ces nouvelles techniques.

On suggère d'organiser des programmes d'informations et des sessions de formations continues au près des agriculteurs. L'objectif serait de rassurer les bénéficiaires en les soutenant continuellement dans l'application des nouvelles techniques pour mieux valoriser les eaux de ruissellements.

La seule organisation non gouvernementale dans la région est l'AJZ. L'intervention de cette organisation reste souvent limitée. Ces aides se limitent au niveau de la construction des citernes d'eau et la réparation des brèches dans les tabias.

Des nouveaux investissements seront nécessaires pour permettre aux exploitations de progresser pour que l'effort des agriculteurs ne reste pas vain.

Quoi qu'il en soit, il est claire que les investissements nécessaires pour l'ensemble du micro- bassin seront plus importants que ce que pourront fournir les capitaux propres des ces agriculteurs. Une aide étatique aussi bien financière que technique restera toujours donc nécessaire. En se basant sur les résultats de notre modèle de simulation, nous proposons une

politique de crédit particulière à la région qui prend en considération la faible rentabilité économique de ces exploitations.

Compte tenu des conditions climatiques, d'autres perspectives pourraient être avancées en appuyant sur les particularités et les atouts de la région. Le développement des activités traditionnelles par la valorisation des activités artisanales et la mise en place de programme de formation et de constitution d'associations et coopératives de production(en particulier dans les activités de la femme). La restauration et la valorisation du patrimoine architectural ancien régional comme les habitats troglodytes et des qsour peuvent être des points d'attraction pour les touristes. Le projet IRZOD faisant un exemple dans les changements en terme de participation de la population locale et en terme d'amélioration des conditions de vie de la population.

Une étude plus approfondie s'avère nécessaire pour atteindre ces questions tout en adoptant d'autres méthodes et outils de travail menant l'affinement des résultats et permettant de mieux appréhender le processus du développement rural.

Références bibliographiques

Q ABAAB A. (1983) : Déséquilibre régional et problème de l'eau dans le sud tunisien (gouvernorat de Médenine et Tataouine). IRA Médenine, mars, 1983.

Q ABICHOU H. (2001) : Introduction à l'évaluation économique de la dégradation des ressources naturelles dans la Djeffara tunisienne, Rapport de stage.

Q BONVALLOT J. (1979) : Comportement des ouvrages de petite hydraulique dans la

région de Médenine (Tunisie du Sud) au cours des pluies exceptionnelles de mars 1979.
Q BONVALLOT J. (1986) : Tabias et Jessours du Sud tunisien, agriculture dans les zones

marginales et parades à l'érosion.

Q BRIDIER M. et SERGE M. (1980) : Guide pratique d'analyse de projets.

Q CHAHBANI B. (1984) : Contribution à l'étude de l'érosion hydrique des loess des Matmatas et de la destruction des jessours.

Q CHAHBANI B. (1990) : Contribution à l'étude de la destruction des jessours dans le sud tunisien.

Q CHAHBANI B. (1997) : Les acquis de recherche dans le domaine de la conservation et la valorisation optimale des eaux de ruissellement dans les régions arides du centre et sud tunisien.

Q CHAHBANI B., NASR N., JEAN-MARIE D. (1997) : Renforcer la participation des paysans au développement. Programme des techniques traditionnelles de CES en Afrique, Phase II.

Q CHAHBANI B. avril (2001) : Candidature au « prix méditerranéen de l'eau » HydrotopMarseille (France) 2001.

Q CIHEAM, (2000) : Agriculture familiale et développement rural en méditerranée Q DGF. (1993) : Les Tabias. Ministère de l'agriculture, Tunisie, 1993.

Q DRGUET S. (2002) : Contribution des associations au développement rural, thèse de Master IAM Montpellier.

Q ETUDE D'UN AMENAGEMENT CES intégral : cas d'un bassin versant de Bénikhédache.

Q GAMMOUDI S. (1997) : Développement intégré et participatif des systèmes de production basés sur les jessours dans les régions montagneuses du sud-est de la Tunisie à Béni -khédache

Q HAFID T. (2003) : Essai d'élaboration d'un manuel des approches, méthodes, outils et concepts de développement rural.

Q IRA Médenine. (1993) : Projet de recherche-développement sur la gestion des ressources dans les régions sèches d'Asie d'ouest et d'Afrique du nord ; Diagnostic physique et socio-économique du bassin versant d'oued Graguer (sud-est de la Tunisie). Mai, 1993.

Q IRA Médenine. Décembre (2002) : Synthèse des communications, séminaire international sur le développement rural en zones difficiles.

Q LABRAS A. (1996) : Analyse comparée de l'opportunité technico-économique de l'oléiculture en plaine et en montagne dans le sud-est tunisien.

Q LISSIR H. (2003) : Inventaire et étude des citernes de collecte et de stockage des eaux de ruissellement dans la région de Zammour - Béni-khédache.

Q MPDR. (1993) : Mobilisation et conservation des ressources naturelles dans les zones montagneuses du sud-est. Tataouine 7-8 juin 1993.

Q MZABI H. (1993) : La Tunisie du sud-est. Janvier, 1993. pp. 127-23 1.

Q MEINZINGER F. (2001) : Traditional water harvesting techniques in south Tunisia Q SOL DE TUNISIE, (1994).

Q SGHAIER M., CHAHBANI B., NASR N. (1997) : Modèle de simulation pour l'optimisation de la gestion des ressources en eau de ruissellement en zones arides de la Tunisie, le cas du micro-bassin versant de Ksar Jouamaa (Monts de Matmata).

Q SAIDI N. (2005) : Contribution à l'évaluation de développement rural dans le gouvernorat de Médenine, Cas du PDRI ababsa II.

Q P. CAMPAGNE. (2003) : Analyse diagnostic d'une zone rurale.

Q P. CAMPAGNE. (2004) : Elaboration des opérations de développement rural.

Annexes

Tableau 12 : Données pluviométriques de 30 ans (station de Beni khedache)

Années

S

O

N

D

J

F

M

A

M

J

JUI

AO

Total

C.P

1969

2

0

22

4

14

15

26

16

3

1

0

0

84

AS

1970

161

82

9

10

3

0

12

58

0

0

0

0

333

AH

1971

8

0

0

35

22

8

8

0

0

0

0

0

80

AS

1972

18

63

8

0

8

25

99

61

36

0

0

0

318

AH

1973

0

14

10

29

16

18

28

15

0

0

0

0

119

AS

1974

0

0

17

144

0

19

66

0

0

0

0

0

246

AH

1975

16

0

0

18

31

93

3

30

22

0

0

0

211

AN

1976

22

31

16

138

189

102

160

0

51

13

0

0

720

ATH

1977

0

31

2

10

5

15

22

8

0

0

0

0

92

AS

1978

36

0

32

3

41

24

12

0

11

0

0

39

198

AN

1979

0

22

13

0

0

72

204

37

0

0

0

0

348

AH

1980

28

7

0

0

9

87

37

14

1

0

0

0

183

AN

1981

12

0

96

28

3

46

3

0

2

4

0

1

195

AN

1982

0

1

0

6

42

15

28

37

1

0

0

0

130

AN

1983

9

37

67

86

5

26

29

0

0

5

0

0

264

AH

1984

1

33

0

67

3

10

29

11

6

0

0

1

161

AN

1985

8

70

10

18

25

4

10

4

9

0

0

0

158

AN

1986

12

0

0

75

0

0

39

5

0

0

0

0

131

AN

1987

0

8

104

104

0

12

12

6

4

0

0

0

250

AH

1988

0

10

41

69

6

0

2

0

2

4

0

0

134

AN

1989

4

1

71

28

24

43

19

0

0

0

0

0

190

AN

1990

0

6

8

0

318

0

14

32

89

0

0

0

467

ATH

1991

4

0

72

17

26

19

25

4

11

0

0

0

174

AN

1992

14

3

1

9

62

11

126

11

13

0

0

0

250

AH

1993

0

1

0

48

30

32

15

1

13

0

0

0

140

AN

1994

6

1

30

20

132

25

15

60

10

0

0

0

297

AH

1995

16

44

1

55

46

1

23

36

0

0

0

0

222

AH

1996

54

125

2

79

2

39

62

3

13

3

0

0

383

ATH

1997

7

1

19

0

45

8

19

11

0

2

0

3

114

AN

1998

64

0

0

14

6

10

55

21

26

0

0

0

195

AH

Moyenne
annuelle

16

22

22

36

36

29

36

17

10

1

0

2

227

 

CP : classe pluviométrique

Moy : moyenne mensuelle et annuelle AS : année sèche

AN : année normale AH : année humide ATH : année très humide

N° jesr

Surface de
retention

Capacité de
rétention (m3)

surface
d'implivi um
(Ha)

surface en m2

Anneé sèche
Lr=0.012m

1

40

20

0,625

6250

75

2

30

10,5

0,95

9500

114

3

60

30

2,65

26500

318

4

80

24

3,9

39000

468

5

85

42,5

0,625

6250

75

6

400

600

27,37

273700

3284

7

5

0,15

1,45

14500

174

8

150

120

2,3

23000

276

9

200

120

2,7

27000

324

10

130

65

27,82

278200

3338

11

500

300

3,75

37500

450

12

450

313

3,25

32500

390

13

100

30

31,37

313700

3764

14

130

52

31,445

314450

3773

15

200

140

32,22

322200

3866

16

300

180

0,575

5750

69

17

100

30

0,425

4250

51

18

250

150

1,53

15300

184

19

50

30

0,225

2250

27

20

60

150

0,74

7400

88,8

21

100

30

1,355

13550

162,6

22

100

40

0,525

5250

63

23

150

105

1,15

11500

138

24

100

35

1,325

13250

159

25

100

80

1,675

16750

201

26

600

30

35,95

359500

4314

27

50

15

1,05

10500

126

28

150

195

3,95

39500

474

29

150

75

2,325

23250

279

30

400

120

4,8

48000

576

31

200

120

5,335

53350

640

32

300

210

36,6

366000

4392

33

150

52,5

1,05

10500

126

34

450

270

0,525

5250

63

35

250

125

1,225

12250

147

36

70

42

1,325

13250

159

37

240

288

43,465

434650

5215,8

38

300

135

0,575

5750

69

39

200

80

0,875

8750

105

40

80

24

0,425

4250

51

41

150

60

0,625

6250

75

42

100

20

0,84

8400

100,8

43

150

75

0,225

2250

27

44

150

60

0,625

6250

70

45

450

270

47,9

479000

5748

46

40

16

0,955

9550

114,6

47

50

40

1,055

10550

126,6

48

50

24

1,175

11750

141

49

50

15

0,235

2350

28,2

50

700

840

2,925

29250

351

51

100

30

2,785

27850

334

52

300

90

5,025

50250

603

53

250

150

3,735

37350

448,2

54

150

195

4,135

41350

496,2

55

150

52,5

4,57

45700

548,4

56

600

240

56,115

561150

6733,8

57

50

35

0,51

5100

61,2

58

100

40

0,075

750

90

59

400

160

0,785

7850

94,2

60

150

45

57,75

577500

6930

61

60

18

0,19

1900

22,8

62

100

0

57,975

579750

6957

(Source : nos enquêtes)

N° jesr

Surface de
retenti on

Capacité de
rétention (m3)

surface
d'implivium
(Ha)

surface en m2

Année
normale
Lr=0.046

1

40

20

0,625

6250

287,5

2

30

10,5

0,95

9500

437

3

60

30

2,65

26500

1219

4

80

24

3,9

39000

1794

5

85

42,5

0,625

6250

287,5

6

400

600

27,37

273700

12590,2

7

5

0,15

1,45

14500

667

8

150

120

2,3

23000

1058

9

200

120

2,7

27000

1242

10

130

65

27,82

278200

12797,2

11

500

300

3,75

37500

1725

12

450

313

3,25

32500

1495

13

100

30

31,37

313700

14430,2

14

130

52

31,445

314450

14464,7

15

200

140

32,22

322200

14821,2

16

300

180

0,575

5750

264,5

17

100

30

0,425

4250

195,5

18

250

150

1,53

15300

703,8

19

50

30

0,225

2250

103,5

20

60

150

0,74

7400

340,4

21

100

30

1,355

13550

623,3

22

100

40

0,525

5250

241,5

23

150

105

1,15

11500

529

24

100

35

1,325

13250

609,5

25

100

80

1,675

16750

770,5

26

600

30

35,95

359500

16537

27

50

15

1,05

10500

483

28

150

195

3,95

39500

1817

29

150

75

2,325

23250

1069,5

30

400

120

4,8

48000

2208

31

200

120

5,335

53350

2454,1

32

300

210

36,6

366000

16836

33

150

52,5

1,05

10500

483

34

450

270

0,525

5250

241,5

35

250

125

1,225

12250

563,5

36

70

42

1,325

13250

609,5

37

240

288

43,465

434650

19993,9

38

300

135

0,575

5750

264,5

39

200

80

0,875

8750

402,5

40

80

24

0,425

4250

195,5

41

150

60

0,625

6250

287,5

42

100

20

0,84

8400

386,4

43

150

75

0,225

2250

103,5

44

150

60

0,625

6250

287,5

45

450

270

47,9

479000

22034

46

40

16

0,955

9550

439,3

47

50

40

1,055

10550

485,3

48

50

24

1,175

11750

540,5

49

50

15

0,235

2350

108,1

50

700

840

2,925

29250

1345,5

51

100

30

2,785

27850

1281,1

52

300

90

5,025

50250

2311,5

53

250

150

3,735

37350

1718,1

54

150

195

4,135

41350

1902,1

55

150

52,5

4,57

45700

2102,2

56

600

240

56,115

561150

25812,9

57

50

35

0,51

5100

234,6

58

100

40

0,075

750

34,5

59

400

160

0,785

7850

361,1

60

150

45

57,75

577500

26565

61

60

18

0,19

1900

87,4

62

100

0

57,975

579750

26668,5

(Source : nos enquêtes)

Tableau 16: Capacité de rétention pour la lame d'eau Lr=0,208mm

N° jesr

Surface de
retenti on

Capacité de
rétention (m3)

surface
d'i mpli vi um
(Ha)

surface en m2

Année
humide Lr =
0.208

1

40

20

0,625

6250

1300

2

30

10,5

0,95

9500

1976

3

60

30

2,65

26500

5512

4

80

24

3,9

39000

8112

5

85

42,5

0,625

6250

1300

6

400

600

27,37

273700

56929,6

7

5

0,15

1,45

14500

3016

8

150

120

2,3

23000

4784

9

200

120

2,7

27000

5616

10

130

65

27,82

278200

57865,6

11

500

300

3,75

37500

7800

12

450

313

3,25

32500

6760

13

100

30

31,37

313700

65249,6

14

130

52

31,445

314450

65405,6

15

200

140

32,22

322200

67017,6

16

300

180

0,575

5750

1196

17

100

30

0,425

4250

884

18

250

150

1,53

15300

3182,4

19

50

30

0,225

2250

468

20

60

150

0,74

7400

1539,2

21

100

30

1,355

13550

2818,4

22

100

40

0,525

5250

1092

23

150

105

1,15

11500

2392

24

100

35

1,325

13250

2756

25

100

80

1,675

16750

3484

26

600

30

35,95

359500

74776

27

50

15

1,05

10500

2184

28

150

195

3,95

39500

8216

29

150

75

2,325

23250

4836

30

400

120

4,8

48000

9984

31

200

120

5,335

53350

11096,8

32

300

210

36,6

366000

76128

33

150

52,5

1,05

10500

2184

34

450

270

0,525

5250

1092

35

250

125

1,225

12250

2548

36

70

42

1,325

13250

2756

37

240

288

43,465

434650

90407,2

38

300

135

0,575

5750

1196

39

200

80

0,875

8750

1820

40

80

24

0,425

4250

884

41

150

60

0,625

6250

1300

42

100

20

0,84

8400

1747,2

43

150

75

0,225

2250

468

44

150

60

0,625

6250

1300

45

450

270

47,9

479000

99632

46

40

16

0,955

9550

1986,4

47

50

40

1,055

10550

2194,4

48

50

24

1,175

11750

2444

49

50

15

0,235

2350

488,8

50

700

840

2,925

29250

6084

51

100

30

2,785

27850

5792,8

52

300

90

5,025

50250

10452

53

250

150

3,735

37350

7768,8

54

150

195

4,135

41350

8600,8

55

150

52,5

4,57

45700

9505,6

56

600

240

56,115

561150

116719,2

57

50

35

0,51

5100

1060,8

58

100

40

0,075

750

156

59

400

160

0,785

7850

1632,8

60

150

45

57,75

577500

120120

61

60

18

0,19

1900

395,2

62

100

0

57,975

579750

120588

(Source : nos enquêtes)

Tableau 17: Capacité de rétention pour la lame d'eau Lr=0,322mm

N° jesr

Surface de
retenti on

Capacité de
rétention (m3)

surface
d'implivium
(Ha)

surface en
m2

Année très
humide
Lr= 0.322

1

40

20

0,625

6250

2012,5

2

30

10,5

0,95

9500

3059

3

60

30

2,65

26500

8533

4

80

24

3,9

39000

12558

5

85

42,5

0,625

6250

2012,5

6

400

600

27,37

273700

88131,4

7

5

0,15

1,45

14500

4669

8

150

120

2,3

23000

7406

9

200

120

2,7

27000

8694

10

130

65

27,82

278200

89580,4

11

500

300

3,75

37500

12075

12

450

313

3,25

32500

10465

13

100

30

31,37

313700

101011,4

14

130

52

31,445

314450

101252,9

15

200

140

32,22

322200

103748,4

16

300

180

0,575

5750

1851,5

17

100

30

0,425

4250

1368,5

18

250

150

1,53

15300

4926,6

19

50

30

0,225

2250

724,5

20

60

150

0,74

7400

2382,8

21

100

30

1,355

13550

4363,1

22

100

40

0,525

5250

1690,5

23

150

105

1,15

11500

3703

24

100

35

1,325

13250

4266,5

25

100

80

1,675

16750

5393,5

26

600

30

35,95

359500

115759

27

50

15

1,05

10500

3381

28

150

195

3,95

39500

12719

29

150

75

2,325

23250

7486,5

30

400

120

4,8

48000

15456

31

200

120

5,335

53350

17178,7

32

300

210

36,6

366000

117852

33

150

52,5

1,05

10500

3381

34

450

270

0,525

5250

1690,5

35

250

125

1,225

12250

3944,5

36

70

42

1,325

13250

4266,5

37

240

288

43,465

434650

139957,3

38

300

135

0,575

5750

1851,5

39

200

80

0,875

8750

2817,5

40

80

24

0,425

4250

1368,5

41

150

60

0,625

6250

2012,5

42

100

20

0,84

8400

2704,8

43

150

75

0,225

2250

724,5

44

150

60

0,625

6250

2012,5

45

450

270

47,9

479000

154238

46

40

16

0,955

9550

3075,1

47

50

40

1,055

10550

3397,1

48

50

24

1,175

11750

3783,5

49

50

15

0,235

2350

756,7

50

700

840

2,925

29250

9418,5

51

100

30

2,785

27850

8967,7

52

300

90

5,025

50250

16180,5

53

250

150

3,735

37350

12026,7

54

150

195

4,135

41350

13314,7

55

150

52,5

4,57

45700

14715,4

56

600

240

56,115

561150

180690,3

57

50

35

0,51

5100

1642,2

58

100

40

0,075

750

241,5

59

400

160

0,785

7850

2527,7

60

150

45

57,75

577500

185955

61

60

18

0,19

1900

611,8

62

100

0

57,975

579750

186679,5

(Source : nos enquêtes)

Tableau 28: Rendements des arbres fruitiers

Espèce

Rendement moyen / pied

Année humide

Année normale

Année sèche

Olivier

50 litres d'huiles

30 litres d'huiles

10 litres d'huiles

Figuier

30 kg

20 kg

10 kg

Amandier

10 kg ( vert

7 kg ( vert

2 kg ( sèche )

Pistachier

4 kg

3 kg

1 kg

Pommier

30 kg

20 kg

5 kg

Vigne

2 kg

1,2 kg

0,5 kg

Source : enquête CRDA, MA, IRA, 1997

Tableau 29: Prix de vente

Espèces

Prix moyen (DT/ unité)

Olivier

1,5 DT/litre

Figuier

0,4 DT/kg

Amandier

0,350

Pistachier

3 DT/kg

Pommier

0,3 DT/kg

Vigne

0,5 DT/kg

Source : enquête CRDA, MA, IRA, 1997

Tableau 31: Coûts unitaires des investissements et des équipements

Equipements et investissements

Coûts moyen

Réservoir (Fesguia ou Mejel)

40DT/m3

Flotteur drainant

200 DT

Evacuateur tubulaire

150 DT

Poche en pierre fossé

160 DT

Poche en pierre individuelle

5,5 DT/unité

Plantation

8 DT/unité

Traction mécanique

25 DT/heure

Source : Chahbani, 1997

Tableau 36: Scénario n°1 (situation actuelle avec contraintes) (Source : nos enquêtes)

Année

Olivier

Prix

Tot 1

Figuier

Prix

Tot 2

Amandier

Prix

Tot 3

Pistachier

Prix

Tot 4

Pommier

Prix

Tot 5

Vigne

Prix

Tot 6

TOTAL

1

1350

1.9

2565

480

0.4

192

48

0.5

24

10

3

30

20

0.3

6

4.5

0.5

2.3

2819

2

3450

1.5

5175

1440

0.4

576

240

0.5

120

40

3

120

120

0.3

36

18

0.5

9.0

6036

3

1350

1.9

2565

1100

0.4

440

48

0.5

24

10

3

30

20

0.3

6

4.5

0.5

2.3

3067

4

3450

1.5

5175

1440

0.4

576

240

0.5

120

40

3

120

120

0.3

36

18

0.5

9.0

6036

5

1350

1.9

2565

480

0.4

192

48

0.5

24

10

3

30

20

0.3

6

4.5

0.5

2.3

2819

6

3450

1.5

5175

1440

0.4

576

240

0.5

120

40

3

120

120

0.3

36

18

0.5

9.0

6036

7

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

8

7194

1.5

10791

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

12386

9

1962

1.9

2728

810

0.4

324

134

0.5

67

18

3

54

35

0.3

11

4.5

0.5

2.3

4186

10

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

11

5014

1.5

7521

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9116

12

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

13

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

14

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

15

5014

1.5

7521

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9116

16

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

17

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

18

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

19

5014

1.5

7521

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9116

20

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

21

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

22

7194

1.5

10791

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

12386

23

5014

1.5

7521

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9116

24

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

25

5014

1.5

7521

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9116

26

5450

1.5

8175

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9770

27

7194

1.5

10791

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

12386

28

3706

1.5

5559

1620

0.4

648

469

0.5

234.5

54

3

162

140

0.3

42

13.5

0.5

6.8

6652

29

5014

1.5

7521

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9116

30

5014

1.5

7521

2430

0.4

972

670

0.5

335

72

3

216

210

0.3

63

18

0.5

9.0

9116

Tableau 37: Recettes scénario 2 (stratégie d'amélioration sans contraintes) (Source : propre enquête)

Année

Olivier

Prix

Tot 1

Figuier

Prix

Tot 2

Amandier

Prix

Tot3

Pistachier

Prix

Tot4

Vigne

Prix

Tot5

Pommier

Prix

Tot 6

TOTAL

1

1350

1.9

2565

480

0.4

192

48

0.5

24

10

3

30

9

0.5

4.5

35

0.3

10.5

2826

2

3450

1.5

5175

1440

0.4

576

168

0.5

84

40

3

120

36

0.5

18

210

0.3

63

6036

3

1350

1.9

2565

480

0.4

192

48

0.5

24

10

3

30

9

0.5

4.5

35

0.3

10.5

2826

4

3450

1.5

5175

1440

0.4

576

168

0.5

84

40

3

120

36

0.5

18

210

0.3

63

6036

5

1350

1.9

2565

480

0.4

192

48

0.5

24

10

3

30

9

0.5

4.5

35

0.3

10.5

2826

6

3450

1.5

5175

1440

0.4

576

168

0.5

84

40

3

120

36

0.5

18

210

0.3

63

6036

7

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

8

7524

1.5

11286

6540

0.4

2616

470

0.5

235

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

14497

9

1962

1.9

2728

2180

0.4

872

94

0.5

47

18

3

54

9

0.5

4.5

70

0.3

21

4726

10

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

11

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

12

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

13

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

14

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

15

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

16

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

17

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

18

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

19

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

20

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

21

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

22

7524

1.5

11286

6540

0.4

2616

470

0.5

235

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

14497

23

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

24

3706

1.5

5559

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

7654

25

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

26

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

27

7524

1.5

11286

6540

0.4

2616

470

0.5

235

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

14497

28

7524

1.5

11286

4360

0.4

1744

188

0.5

94

54

3

162

22.5

0.5

11.3

280

0.3

84

13381

29

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

30

5244

1.5

7866

6540

0.4

2616

329

0.5

165

72

3

216

36

0.5

18

420

0.3

126

11007

Tableau 38: Recettes scénario 3 (scénario technique) (Source : nos enquêtes)

Année

Olivier

Prix

Tot 1

Figuier

Prix

Tot 2

Amandier

Prix

Tot 3

Pistachier

Prix

Tot 4

Pommier

Prix

Tot 5

Vigne

Prix

Tot 6

TOTAL

1

1962

1.9

3728

816

0.4

326.4

120

0.5

60

20

3

60

36

0.3

10.8

9

0.5

4.5

4190

2

4142

1.5

6213

2064

0.4

825.6

408

0.5

204

90

3

270

172

0.3

51.6

36

0.5

18

7582

3

1962

1.9

3728

816

0.4

326.4

120

0.5

60

20

3

60

36

0.3

10.8

9

0.5

4.5

4190

4

4142

1.5

6213

2064

0.4

825.6

408

0.5

204

90

3

270

172

0.3

51.6

36

0.5

18

7582

5

1962

1.9

3728

816

0.4

326.4

120

0.5

60

20

3

60

36

0.3

10.8

9

0.5

4.5

4190

6

4142

1.5

6213

2064

0.4

825.6

408

0.5

204

90

3

270

172

0.3

51.6

36

0.5

18

7582

7

5668

1.5

8502

2187

0.4

874.8

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

10038

8

7412

1.5

11118

3483

0.4

1393

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13605

9

3706

1.9

7041

1377

0.4

550.8

235

0.5

117.5

36

3

108

63

0.3

18.9

59

0.5

30

7125

10

7412

1.5

11118

2187

0.4

874.8

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

12654

11

7194

1.5

10791

3483

0.4

1393

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13278

12

5014

1.5

7521

2187

0.4

874.8

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9057

13

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

14

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

15

7194

1.5

10791

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13605

16

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

17

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

18

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

19

7194

1.5

10791

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13605

20

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

21

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

22

7412

1.5

11118

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13932

23

8284

1.5

12426

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

15240

24

5014

1.5

7521

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

9262

25

7412

1.5

11118

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13932

26

7412

1.5

11118

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13932

27

7412

1.5

11118

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13932

28

7412

1.5

11118

2700

0.4

1080

517

0.5

258.5

90

3

270

196

0.3

58.8

147.5

0.5

74

12859

29

7412

1.5

11118

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13932

30

7412

1.5

11118

4300

0.4

1720

799

0.5

399.5

162

3

486

301

0.3

90.3

236

0.5

118

13932

Tableau 40: Résultats financiers de scénario 1 (S1)

Années

Invest (I)

charges ( C)

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

2300

615

2819

-95,75

1,00000

-95,75

1

2100

680

6036

3256,00

1,10800

2938,63

2

3000

780

3067

-712,75

1,22766

-580,57

3

1760

600

6036

3676,00

1,36025

2702,44

4

1900

760

2819

159,25

1,50716

105,66

5

 

970

6036

5066,00

1,66993

3033,66

6

 

970

6652

5682,25

1,85028

3071,01

7

 

580

12386

11806,00

2,05012

5758,70

8

 

670

4186

3515,55

2,27153

1547,66

9

 

755

6652

5897,25

2,51685

2343,10

10

 

755

9116

8361,00

2,78867

2998,20

11

 

980

6652

5672,25

3,08985

1835,77

12

 

980

6652

5672,25

3,42355

1656,83

13

 

980

6652

5672,25

3,79330

1495,33

14

 

980

9116

8136,00

4,20297

1935,77

15

 

870

6652

5782,25

4,65689

1241,65

16

 

870

6652

5782,25

5,15984

1120,63

17

 

870

6652

5782,25

5,71710

1011,40

18

 

870

9116

8246,00

6,33455

1301,75

19

 

870

6652

5782,25

7,01868

823,84

20

 

870

6652

5782,25

7,77670

743,54

21

 

900

12386

11486,00

8,61658

1333,01

22

 

780

9116

8336,00

9,54717

873,14

23

 

780

6652

5872,25

10,57827

555,12

24

 

780

9116

8336,00

11,72072

711,22

25

 

780

9770

8990,00

12,98656

692,25

26

 

700

12386

11686,00

14,38910

812,14

27

 

700

6652

5952,25

15,94313

373,34

28

 

980

9116

8136,00

17,66499

460,57

29

 

980

9116

8136,00

19,57280

415,68

Total

11060

24655

221566

185851

 

43216

(Source : nos enquêtes)

Tableau 41: Résultats financiers de scénario 2 ( S2)

Années

Invest ( I )

Charges(C )

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

1600

1320

2826

-94,00

1,00000

-94,0

1

2700

980

6036

2356,00

1,10800

2126,4

2

3000

850

2826

-1024,00

1,22766

-834,1

3

5400

980

6036

-344,00

1,36025

-252,9

4

 

800

2826

2026,00

1,50716

1344,3

5

 

960

6036

5076,00

1,66993

3039,6

6

 

960

7654

6694,25

1,85028

3618,0

7

 

960

14497

13537,00

2,05012

6603,0

8

 

960

4726

3766,30

2,27153

1658,0

9

 

870

7654

6784,25

2,51685

2695,5

10

 

960

11007

10046,50

2,78867

3602,6

11

 

960

7654

6694,25

3,08985

2166,5

12

 

980

7654

6674,25

3,42355

1949,5

13

 

780

7654

6874,25

3,79330

1812,2

14

 

780

11007

10226,50

4,20297

2433,2

15

 

780

7654

6874,25

4,65689

1476,1

16

 

780

7654

6874,25

5,15984

1332,3

17

 

780

7654

6874,25

5,71710

1202,4

18

 

850

11007

10156,50

6,33455

1603,4

19

 

850

7654

6804,25

7,01868

969,4

20

 

850

7654

6804,25

7,77670

875,0

21

 

760

14497

13737,00

8,61658

1594,3

22

 

760

11007

10246,50

9,54717

1073,2

23

 

760

7654

6894,25

10,57827

651,7

24

 

760

11007

10246,50

11,72072

874,2

25

 

760

11007

10246,50

12,98656

789,0

26

 

760

14497

13737,00

14,38910

954,7

27

 

760

13381

12621,25

15,94313

791,6

28

 

760

11007

10246,50

17,66499

580,0

29

 

760

11007

10246,50

19,57280

523,5

Total

12700

25830

260433

221903

 

47159

(Source : nos enquêtes)

Tableau 42: Résultats financiers de scénario 3 (S3)

Années

Invest ( I )

Charges ( C)

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

3730

635

4190

-175,50

1,00000

-175,50000

1

3200

850

7582

3532,20

1,10800

3187,90614

2

4600

890

4190

-1300,50

1,22766

-1059,32894

3

12500

950

7582

-5867,80

1,36025

-4313,76042

4

 

980

4190

3209,50

1,50716

2129,50340

5

 

980

7582

6602,20

1,66993

3953,57402

6

 

980

10038

9057,85

1,85028

4895,38172

7

 

980

13605

12625,00

2,05012

6158,18971

8

 

980

7125

6144,90

2,27153

2705,18354

9

 

980

12654

11673,85

2,51685

4638,27255

10

 

980

13278

12298,00

2,78867

4409,98269

11

 

980

9057

8076,85

3,08985

26 13,99440

12

 

980

9262

8282,05

3,42355

2419,13845

13

 

980

9262

8282,05

3,79330

2183,33795

14

 

980

13605

12624,80

4,20297

3003,77820

15

 

980

9262

8282,05

4,65689

1778,44911

16

 

980

9262

8282,05

5,15984

1605,09847

17

 

980

9262

8282,05

5,71710

1448,64483

18

 

980

13605

12624,80

6,33455

1993,00698

19

 

980

9262

8282,05

7,01868

1180,00107

20

 

980

9262

8282,05

7,77670

1064,98291

21

 

980

13932

12951,80

8,61658

1503,12522

22

 

980

15240

14259,80

9,54717

1493,61514

23

 

980

9262

8282,05

10,57827

782,93077

24

 

980

13932

12951,80

11,72072

1105,03461

25

 

980

13932

12951,80

12,98656

997,32365

26

 

980

13932

12951,80

14,38910

900,11160

27

 

980

12859

11879,05

15,94313

745,08905

28

 

980

13932

12951,80

17,66499

733,19052

29

 

980

13932

12951,80

19,57280

661,72429

Total

24030

28805

314067

261232

 

54742

(Source : nos enquêtes)

Tableau 45: Résultats financiers de scénario 1 (S1) (TA= 12,8%)

Années

Invest ( I )

Charges ( C)

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

2300

615

2819

-96

1,00000

-95,7500

1

2100

680

6036

3256

1,12800

2886,5248

2

3000

780

3067

-713

1,27238

-560,1689

3

1760

600

6036

3676

1,43525

2561,2278

4

1900

760

2819

159

1,61896

98,3656

5

 

970

6036

5066

1,82619

2774,0845

6

 

970

6652

5682

2,05994

2758,4540

7

 

580

12386

11806

2,32361

5080,8817

8

 

670

4186

3516

2,62103

1341,2832

9

 

755

6652

5897

2,95653

1994,6543

10

 

755

9116

8361

3,33496

2507,0744

11

 

980

6652

5672

3,76184

1507,8400

12

 

980

6652

5672

4,24335

1336,7376

13

 

980

6652

5672

4,78650

1185,0511

14

 

980

9116

8136

5,39917

1506,8969

15

 

870

6652

5782

6,09027

949,4244

16

 

870

6652

5782

6,86982

841,6883

17

 

870

6652

5782

7,74916

746,1775

18

 

870

9116

8246

8,74105

943,3645

19

 

870

6652

5782

9,85991

586,4405

20

 

870

6652

5782

11,12198

519,8941

21

 

900

12386

11486

12,54559

915,5408

22

 

780

9116

8336

14,15143

589,0573

23

 

780

6652

5872

15,96281

367,8707

24

 

780

9116

8336

18,00605

462,9556

25

 

780

9770

8990

20,31082

442,6212

26

 

700

12386

11686

22,91061

510,0694

27

 

700

6652

5952

25,84316

230,3220

28

 

980

9116

8136

29,15109

279,0976

29

 

980

9116

8136

32,88243

247,4270

Total

11060

24655

221566

185851

 

35515

(Source : nos enquêtes)

Tableau 46: Résultats financiers de scénario 2 ( S2) (Taux= 12,8%)

Années

Invest ( I )

Charges ( C )

Recettes ( R) R-C-I

(1+i) ^n

R-C-I act

0

1600

1320

2826

-94,0

1,0000

-94,000

1

2700

980

6036

2356,0

1,1280

2088,652

2

3000

850

2826

-1024,0

1,2724

-804,788

3

5400

980

6036

-344,0

1,4352

-239,680

4

 

800

2826

2026,0

1,6190

1251,420

5

 

960

6036

5076,0

1,8262

2779,560

6

 

960

7654

6694,3

2,0599

3249,730

7

 

960

14497

13537,0

2,3236

5825,842

8

 

960

4726

3766,3

2,6210

1436,952

9

 

870

7654

6784,3

2,9565

2294,668

10

 

960

11007

10046,5

3,3350

3012,477

11

 

960

7654

6694,3

3,7618

1779,516

12

 

980

7654

6674,3

4,2434

1572,872

13

 

780

7654

6874,3

4,7865

1436,174

14

 

780

11007

10226,5

5,3992

1894,086

15

 

780

7654

6874,3

6,0903

1128,727

16

 

780

7654

6874,3

6,8698

1000,644

17

 

780

7654

6874,3

7,7492

887,096

18

 

850

11007

10156,5

8,7411

1161,931

19

 

850

7654

6804,3

9,8599

690,093

20

 

850

7654

6804,3

11,1220

611,784

21

 

760

14497

13737,0

12,5456

1094,966

22

 

760

11007

10246,5

14,1514

724,061

23

 

760

7654

6894,3

15,9628

431,895

24

 

760

11007

10246,5

18,0060

569,059

25

 

760

11007

10246,5

20,3108

504,485

26

 

760

14497

13737,0

22,9106

599,591

27

 

760

13381

12621,3

25,8432

488,379

28

 

760

11007

10246,5

29,1511

351,496

29

 

760

11007

10246,5

32,8824

311,610

Total

12700

25830

260433

221903,3

 

38039,3

(Source : nos enquêtes)

Tableau47: Résultats financiers de scénario 3 (S3) (Taux = 12,8%)

Années

Invest ( I )

Charges ( C )

Recettes ( R )

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

3730

635

4189,5

-175,5

1,0000

-175,50

1

3200

850

7582,2

3532,2

1,1280

3131,38

2

4600

890

4189,5

-1300,5

1,2724

-1022,10

3

12500

950

7582,2

-5867,8

1,4352

-4088,35

4

 

980

4189,5

3209,5

1,6190

1982,44

5

 

980

7582,2

6602,2

1,8262

3615,29

6

 

980

10037,9

9057,9

2,0599

4397,14

7

 

980

13605,0

12625,0

2,3236

5433,35

8

 

980

7124,9

6144,9

2,6210

2344,46

9

 

980

12653,9

11673,9

2,9565

3948,50

10

 

980

13278,0

12298,0

3,3350

3687,60

11

 

980

9056,9

8076,9

3,7618

2147,05

12

 

980

9262,1

8282,1

4,2434

1951,77

13

 

980

9262,1

8282,1

4,7865

1730,29

14

 

980

13604,8

12624,8

5,3992

2338,28

15

 

980

9262,1

8282,1

6,0903

1359,88

16

 

980

9262,1

8282,1

6,8698

1205,57

17

 

980

9262,1

8282,1

7,7492

1068,77

18

 

980

13604,8

12624,8

8,7411

1444,31

19

 

980

9262,1

8282,1

9,8599

839,97

20

 

980

9262,1

8282,1

11,1220

744,66

21

 

980

13931,8

12951,8

12,5456

1032,38

22

 

980

15239,8

14259,8

14,1514

1007,66

23

 

980

9262,1

8282,1

15,9628

518,83

24

 

980

13931,8

12951,8

18,0060

719,30

25

 

980

13931,8

12951,8

20,3108

637,68

26

 

980

13931,8

12951,8

22,9106

565,32

27

 

980

12859,1

11879,1

25,8432

459,66

28

 

980

13931,8

12951,8

29,1511

444,30

29

 

980

13931,8

12951,8

32,8824

393,88

Total

24030

28805

314067

261232

 

43864

(Source : nos enquêtes)

Tableau 48: Résultats financiers de scénario 1 (S1) (TA=8,8%)

Années

Invest ( I)

charges ( C)

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

2300

615

2819

-95,8

1,0000

-95,750

1

2100

680

6036

3256,0

1,0880

2992,647

2

3000

780

3067

-712,8

1,1837

-602,115

3

1760

600

6036

3676,0

1,2879

2854,229

4

1900

760

2819

159,3

1,4012

113,649

5

 

970

6036

5066,0

1,5246

3322,926

6

 

970

6652

5682,3

1,6587

3425,681

7

 

580

12386

11806,0

1,8047

6541,849

8

 

670

4186

3515,6

1,9635

1790,450

9

 

755

6652

5897,3

2,1363

2760,511

10

 

755

9116

8361,0

2,3243

3597,239

11

 

980

6652

5672,3

2,5288

2243,043

12

 

980

6652

5672,3

2,7514

2061,620

13

 

980

6652

5672,3

2,9935

1894,871

14

 

980

9116

8136,0

3,2569

2498,080

15

 

870

6652

5782,3

3,5435

1631,787

16

 

870

6652

5782,3

3,8553

1499,804

17

 

870

6652

5782,3

4,1946

1378,496

18

 

870

9116

8246,0

4,5637

1806,855

19

 

870

6652

5782,3

4,9653

1164,522

20

 

870

6652

5782,3

5,4023

1070,333

21

 

900

12386

11486,0

5,8777

1954,169

22

 

780

9116

8336,0

6,3949

1303,533

23

 

780

6652

5872,3

6,9577

843,995

24

 

780

9116

8336,0

7,5700

1101,195

25

 

780

9770

8990,0

8,2361

1091,534

26

 

700

12386

11686,0

8,9609

1304,111

27

 

700

6652

5952,3

9,7495

610,522

28

 

980

9116

8136,0

10,6074

767,011

29

 

980

9116

8136,0

11,5409

704,974

Total

11060

24655

221566

185851

 

53632

(Source : nos enquêtes)

Tableau 49: Résultats financiers de scénario 2 ( S2) (Taux=8,8%)

Années

Invest( I)

Charges ( C )

Recettes ( R )

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

1600

1320

2826

-94,000

1,0000

-94,000

1

2700

980

6036

2356,000

1,0880

2165,441

2

3000

850

2826

-1024,000

1,1837

-865,052

3

5400

980

6036

-344,000

1,2879

-267,099

4

 

800

2826

2026,000

1,4012

1445,852

5

 

960

6036

5076,000

1,5246

3329,486

6

 

960

7654

6694,250

1,6587

4035,790

7

 

960

14497

13537,000

1,8047

7501,017

8

 

960

4726

3766,300

1,9635

1918,155

9

 

870

7654

6784,250

2,1363

3175,717

10

 

960

11007

10046,500

2,3243

4322,409

11

 

960

7654

6694,250

2,5288

2647,184

12

 

980

7654

6674,250

2,7514

2425,804

13

 

780

7654

6874,250

2,9935

2296,411

14

 

780

11007

10226,500

3,2569

3139,948

15

 

780

7654

6874,250

3,5435

1939,956

16

 

780

7654

6874,250

3,8553

1783,048

17

 

780

7654

6874,250

4,1946

1638,831

18

 

850

11007

10156,500

4,5637

2225,481

19

 

850

7654

6804,250

4,9653

1370,349

20

 

850

7654

6804,250

5,4023

1259,512

21

 

760

14497

13737,000

5,8777

2337,142

22

 

760

11007

10246,500

6,3949

1602,285

23

 

760

7654

6894,250

6,9577

990,883

24

 

760

11007

10246,500

7,5700

1353,574

25

 

760

11007

10246,500

8,2361

1244,094

26

 

760

14497

13737,000

8,9609

1532,995

27

 

760

13381

12621,250

9,7495

1294,560

28

 

760

11007

10246,500

10,6074

965,976

29

 

760

11007

10246,500

11,5409

887,846

Total

12700

25830

260433

221903,3

 

59604

(Source : nos enquêtes)

Tableau 50: Résultats financiers de scénario 3 (S3) (Taux = 8,8%)

Années

Invest ( I )

Charges ( C )

Recettes ( R )

R-C-I

(1+i) ^n

R-C-I act

0

3730

635

4190

-176

1,0000

-175,500

1

3200

850

7582

3532

1,0880

3246,507

2

4600

890

4190

-1301

 

1,1837-1098,633

3

12500

950

7582

-5868

 

1,2879-4556,051

4

 

980

4190

3210

1,4012

2290,455

5

 

980

7582

6602

1,5246

4330,561

6

 

980

10038

9058

1,6587

5460,743

7

 

980

13605

12625

1,8047

6995,667

8

 

980

7125

6145

1,9635

3129,563

9

 

980

12654

11674

2,1363

5464,546

10

 

980

13278

12298

2,3243

5291,095

11

 

980

9057

8077

2,5288

3193,921

12

 

980

9262

8282

2,7514

3010,171

13

 

980

9262

8282

2,9935

2766,701

14

 

980

13605

12625

3,2569

3876,323

15

 

980

9262

8282

3,5435

2337,246

16

 

980

9262

8282

3,8553

2148,204

17

 

980

9262

8282

4,1946

1974,452

18

 

980

13605

12625

4,5637

2766,333

19

 

980

9262

8282

4,9653

1667,972

20

 

980

9262

8282

5,4023

1533,063

21

 

980

13932

12952

5,8777

2203,552

22

 

980

15240

14260

6,3949

2229,861

23

 

980

9262

8282

6,9577

1190,346

24

 

980

13932

12952

7,5700

1710,947

25

 

980

13932

12952

8,2361

1572,562

26

 

980

13932

12952

8,9609

1445,369

27

 

980

12859

11879

9,7495

1218,433

28

 

980

13932

12952

10,6074

1221,015

29

 

980

13932

12952

11,5409

1122,257

Total

24030

28805

314067

261232

 

69568

(Source : nos enquêtes)

Tableau 51: Résultats financiers de scénario 1 (S1) ( Recettes - 10%)

Années

Invest ( I )

Charges ( C)

Recettes ( R)

R- 10%

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

2300

615

2819

2537

-378

1

2537

1

2100

680

6036

5432

2652

1,108

4903

2

3000

780

3067

2761

-1019

1,227664

2249

3

1760

600

6036

5432

3072

1,36025171

3994

4

1900

760

2819

2537

-123

1,5071589

1684

5

 

970

6036

5432

4462

1,66993206

3253

6

 

970

6652

5987

5017

1,85028472

3236

7

 

580

12386

11147

10567

2,05011547

5437

8

 

670

4186

3767

3097

2,27152794

1658

9

 

755

6652

5987

5232

2,51685296

2379

10

 

755

9116

8204

7449

2,78867308

2942

11

 

980

6652

5987

5007

3,08984977

1938

12

 

980

6652

5987

5007

3,42355355

1749

13

 

980

6652

5987

5007

3,79329733

1578

14

 

980

9116

8204

7224

4,20297344

1952

15

 

870

6652

5987

5117

4,65689457

1286

16

 

870

6652

5987

5117

5,15983918

1160

17

 

870

6652

5987

5117

5,71710182

1047

18

 

870

9116

8204

7334

6,33454881

1295

19

 

870

6652

5987

5117

7,01868008

853

20

 

870

6652

5987

5117

7,77669753

770

21

 

900

12386

11147

10247

8,61658087

1294

22

 

780

9116

8204

7424

9,5471716

859

23

 

780

6652

5987

5207

10,5782661

566

24

 

780

9116

8204

7424

11,7207189

700

25

 

780

9770

8793

8013

12,9865565

677

26

 

700

12386

11147

10447

14,3891046

775

27

 

700

6652

5987

5287

15,9431279

376

28

 

980

9116

8204

7224

17,6649857

464

29

 

980

9116

8204

7224

19,5728042

419

Total

11060

24655

 

199410

163695

 

54029

(Source : nos enquêtes)

Tableau 52: Résultats financiers de scénario 2 ( S2) (Recettes - 10%)

Années

Invest ( I )

Charges ( C )

Recettes ( R )

R- 10%

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

1600

1320

2826

2543

-377

1

-377

1

2700

980

6036

5432

1752

1,108

1582

2

3000

850

2826

2543

-1307

1,227664

-1064

3

5400

980

6036

5432

-948

1,360251712

-697

4

 

800

2826

2543

1743

1,507158897

1157

5

 

960

6036

5432

4472

1,669932058

2678

6

 

960

7654

6889

5929

1,85028472

3204

7

 

960

14497

13047

12087

2,0501 1547

5896

8

 

960

4726

4254

3294

2,27152794

1450

9

 

870

7654

6889

6019

2,516852958

2391

10

 

960

11007

9906

8946

2,788673078

3208

11

 

960

7654

6889

5929

3,08984977

1919

12

 

980

7654

6889

5909

3,423553545

1726

13

 

780

7654

6889

6109

3,793297328

1610

14

 

780

11007

9906

9126

4,202973439

2171

15

 

780

7654

6889

6109

4,656894571

1312

16

 

780

7654

6889

6109

5,159839184

1184

17

 

780

7654

6889

6109

5,717101816

1069

18

 

850

11007

9906

9056

6,334548813

1430

19

 

850

7654

6889

6039

7,018680084

860

20

 

850

7654

6889

6039

7,776697533

777

21

 

760

14497

13047

12287

8,616580867

1426

22

 

760

11007

9906

9146

9,547171601

958

23

 

760

7654

6889

6129

10,57826613

579

24

 

760

11007

9906

9146

11,72071888

780

25

 

760

11007

9906

9146

12,98655651

704

26

 

760

14497

13047

12287

14,38910462

854

27

 

760

13381

12043

11283

15,94312792

708

28

 

760

11007

9906

9146

17,66498573

518

29

 

760

11007

9906

9146

19,57280419

467

Total

12700

25830

 

234390

60275,1882

 

40480

(Source : nos enquêtes)

Tableau 53: Résultats financiers de scénario 3 (S3) (Recettes - 10%)

Années

Invest ( I )

Charges ( C)

Recettes ( R)

R-10%

R-C-I

(1+I)^n

R-C-I act

0

3730

635

4190

3771

-594

1,0000000

-594

1

3200

850

7582

6824

2774

1,1080000

2504

2

4600

890

4190

3771

-1719

1,2276640

-1401

3

12500

950

7582

6824

-6626

1,3602517

-4871

4

 

980

4190

3771

2791

1,5071589

1852

5

 

980

7582

6824

5844

1,6699321

3500

6

 

980

10038

9034

8054

1,8502847

4353

7

 

980

13605

12245

11265

2,0501155

5495

8

 

980

7125

6412

5432

2,2715279

2392

9

 

980

12654

11388

10408

2,5168530

4136

10

 

980

13278

11950

10970

2,7886731

3934

11

 

980

9057

8151

7171

3,0898498

2321

12

 

980

9262

8336

7356

3,4235535

2149

13

 

980

9262

8336

7356

3,7932973

1939

14

 

980

13605

12244

11264

4,2029734

2680

15

 

980

9262

8336

7356

4,6568946

1580

16

 

980

9262

8336

7356

5,1598392

1426

17

 

980

9262

8336

7356

5,7171018

1287

18

 

980

13605

12244

11264

6,3345488

1778

19

 

980

9262

8336

7356

7,0186801

1048

20

 

980

9262

8336

7356

7,7766975

946

21

 

980

13932

12539

11559

8,6165809

1341

22

 

980

15240

13716

12736

9,5471716

1334

23

 

980

9262

8336

7356

10,5782661

695

24

 

980

13932

12539

11559

11,7207189

986

25

 

980

13932

12539

11559

12,9865565

890

26

 

980

13932

12539

11559

14,3891046

803

27

 

980

12859

11573

10593

15,9431279

664

28

 

980

13932

12539

11559

17,6649857

654

29

 

980

13932

12539

11559

19,5728042

591

Total

24030

28805

 

282660

229825

 

46409

(Source : nos enquêtes)

Tableau 54: Résultats financiers de scénario 1 (S1) ( Charges + 10%)

Années

Invest ( I)

charges ( C )

C+10%

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

2300

615

677

2819,3

-157,3

1,000000

-157,3

1

2100

680

748

6036,0

3188,0

1,108000

2877,3

2

3000

780

858

3067,3

-790,8

1,227664

-644,1

3

1760

600

660

6036,0

3616,0

1,360252

2658,3

4

1900

760

836

2819,3

83,3

1,507159

55,2

5

 

970

1067

6036,0

4969,0

1,669932

2975,6

6

 

970

1067

6652,3

5585,3

1,850285

3018,6

7

 

580

638

12386,0

11748,0

2,050115

5730,4

8

 

670

737

4185,6

3448,6

2,271528

1518,2

9

 

755

831

6652,3

5821,8

2,516853

2313,1

10

 

755

831

9116,0

8285,5

2,788673

2971,1

11

 

980

1078

6652,3

5574,3

3,089850

1804,1

12

 

980

1078

6652,3

5574,3

3,423554

1628,2

13

 

980

1078

6652,3

5574,3

3,793297

1469,5

14

 

980

1078

9116,0

8038,0

4,202973

1912,5

15

 

870

957

6652,3

5695,3

4,656895

1223,0

16

 

870

957

6652,3

5695,3

5,159839

1103,8

17

 

870

957

6652,3

5695,3

5,717102

996,2

18

 

870

957

9116,0

8159,0

6,334549

1288,0

19

 

870

957

6652,3

5695,3

7,018680

811,4

20

 

870

957

6652,3

5695,3

7,776698

732,3

21

 

900

990

12386,0

11396,0

8,616581

1322,6

22

 

780

858

9116,0

8258,0

9,547172

865,0

23

 

780

858

6652,3

5794,3

10,578266

547,8

24

 

780

858

9116,0

8258,0

11,720719

704,6

25

 

780

858

9770,0

8912,0

12,986557

686,2

26

 

700

770

12386,0

11616,0

14,389105

807,3

27

 

700

770

6652,3

5882,3

15,943128

369,0

28

 

980

1078

9116,0

8038,0

17,664986

455,0

29

 

980

1078

9116,0

8038,0

19,572804

410,7

Total

11060

24655

27121

221566

183386

 

42453

(Source : nos enquêtes)

Tableau 55: Résultats financiers de scénario 2 ( S2) (Charges + 10%)

Années

Invest ( I)

Charges ( C)

C+10%

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

1600

1320

1452

2826

-226

1

-226

1

2700

980

1078

6036

2258

1,108

2038

2

3000

850

935

2826

-1109

1,227664

-903

3

5400

980

1078

6036

-442

1,36025171

-325

4

 

800

880

2826

1946

1,5071589

1291

5

 

960

1056

6036

4980

1,66993206

2982

6

 

960

1056

7654,25

6598,25

1,85028472

3566

7

 

960

1056

14497

13441

2,0501 1547

6556

8

 

960

1056

4726,3

3670,3

2,27152794

1616

9

 

870

957

7654,25

6697,25

2,51685296

2661

10

 

960

1056

11006,5

9950,5

2,78867308

3568

11

 

960

1056

7654,25

6598,25

3,08984977

2135

12

 

980

1078

7654,25

6576,25

3,42355355

1921

13

 

780

858

7654,25

6796,25

3,79329733

1792

14

 

780

858

11006,5

10148,5

4,20297344

2415

15

 

780

858

7654,25

6796,25

4,65689457

1459

16

 

780

858

7654,25

6796,25

5,15983918

1317

17

 

780

858

7654,25

6796,25

5,71710182

1189

18

 

850

935

11006,5

10071,5

6,33454881

1590

19

 

850

935

7654,25

6719,25

7,01868008

957

20

 

850

935

7654,25

6719,25

7,77669753

864

21

 

760

836

14497

13661

8,61658087

1585

22

 

760

836

11006,5

10170,5

9,5471716

1065

23

 

760

836

7654,25

6818,25

10,5782661

645

24

 

760

836

11006,5

10170,5

11,7207189

868

25

 

760

836

11006,5

10170,5

12,9865565

783

26

 

760

836

14497

13661

14,3891046

949

27

 

760

836

13381,25

12545,25

15,9431279

787

28

 

760

836

11006,5

10170,5

17,6649857

576

29

 

760

836

11006,5

10170,5

19,5728042

520

Total

12700

 

28413

260433

219320

 

46241

(Source : nos enquêtes)

Tableau 56: Résultats financiers de scénario 3 (S3) (Charges + 10%)

nnées

Invest ( I)

Charges ( C)

C+10%

Recettes ( R)

R-C-I

(1+i)^n

R-C-I act

0

3730

635

698,5

4190

-239

1

-239

1

3200

850

935

7582

3447,2

1,108

3111

2

4600

890

979

4190

-1389,5

1,227664

-1132

3

12500

950

1045

7582

-5962,8

1,360251712

-4384

4

 

980

1078

4190

3111,5

1,507158897

2064

5

 

980

1078

7582

6504,2

1,669932058

3895

6

 

980

1078

10038

8959,85

1,85028472

4842

7

 

980

1078

13605

12527

2,05011547

6110

8

 

980

1078

7125

6046,9

2,27152794

2662

9

 

980

1078

12654

11575,85

2,516852958

4599

10

 

980

1078

13278

12200

2,788673078

4375

11

 

980

1078

9057

7978,85

3,08984977

2582

12

 

980

1078

9262

8184,05

3,423553545

2391

13

 

980

1078

9262

8184,05

3,793297328

2158

14

 

980

1078

13605

12526,8

4,202973439

2980

15

 

980

1078

9262

8184,05

4,656894571

1757

16

 

980

1078

9262

8184,05

5,159839184

1586

17

 

980

1078

9262

8184,05

5,717101816

1432

18

 

980

1078

13605

12526,8

6,334548813

1978

19

 

980

1078

9262

8184,05

7,018680084

1166

20

 

980

1078

9262

8184,05

7,776697533

1052

21

 

980

1078

13932

12853,8

8,616580867

1492

22

 

980

1078

15240

14161,8

9,547171601

1483

23

 

980

1078

9262

8184,05

10,57826613

774

24

 

980

1078

13932

12853,8

11,72071888

1097

25

 

980

1078

13932

12853,8

12,98655651

990

26

 

980

1078

13932

12853,8

14,38910462

893

27

 

980

1078

12859

11781,05

15,94312792

739

28

 

980

1078

13932

12853,8

17,66498573

728

29

 

980

1078

13932

12853,8

19,57280419

657

Total

24030

 

31686

314067

258352

 

53839

(Source : nos enquêtes)

QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
Fiche 1: informations générales

1- Exploitation et famille : Localisation de l'exploitation :

* Imadat :

* Délégation : .

* Lieu dit de l'habitation actuelle :

Identification de l'exploitation :

* Nom et prénom de l'exploitant :

2- Le Foncier :

Mode d'acquisition :

- Propriété : .

- Location : .

- Héritage :

- Cherka :

3- Equipement agricole : 1- Matériel agricole :

* Tracteur

* Equipement de labour

* Animaux de trait

5-

Mode de plantation :

* Type d'association : mélange mono-variétale

6- Investissement agricole :

Type

Année

Nombres et
dimensions

Valeurs (D)

Source de
financement

- confection de tabia

 
 
 
 

- fesgia ou majel

 
 
 
 

- plantation

 
 
 
 

- confection de jesr

 
 
 
 

Total

 
 
 
 
 

7- Charges variables(D) :

* traction :

- mécanique (heure) - animale (1/2j)

* travail agricole :

- familial

- salarié : ~~~~~~~~

Aménagement d'autres unités

Ménage

Secteur agricole

? intrants :

- fertilisation :

- produit de traitement photo sanitaire .

- irrigation d'appoint m3/an

Arbre productif arbre jeune

Période moyen

Source .

- Semences

8- Revenu de famille

Revenu agricole

 
 

Revenu extra-agricole

Mois

arboricole

Céréaliculture

Elevage

Autres

émigration

administration

commerce

autres

 
 
 
 
 
 
 
 
 

9- Affection des revenues

Fiche 2 : Ressources disponibles

1- Ressource en sol :

Parcelle

surface

Mode de faire valoir

Observation coût/ha

Surface maximale disponible =

2- Ressources en eaux disponibles : * irrigation d'appoint : ( eau souterraine)

Mois

Irrigation d'appoint Max (m3)

Coût (D)

- - - - -

* capacité de stockage de majel ou fesguia ( citerne )

Citerne
(Majel ou Fesguia)

Capacité de stockage Max ( m3)

Utilisation agricole
Max (m3)

Coût d'irrigation/m3

-
-

 
 
 

Fiche 3 : information sur l'unité hydraulique élémentaire

* Numéro de jesr (UHE) sur la carte :

* Nom de l'exploitant : .

* Relief : pente forte pente moyenne pente faible

* Surface d'impluvium :

* Hauteur de rétention Max. :

* Surface de rétention Max.

* Capacité de rétention :

* Type de déversoir : Menfess masraf

* Etat de chaque barrage : fonctionnel détruit
* Nombre d'arbre total et par espèce/ UHE

Espèce

Nombre en production

variété

- olivier

- amandier

- figuier

- pistachier

- pommier

- palmier - vigne

 
 

Total

 
 

- densité des arbres =

Pour les majels et fesguias :

* la capacité de stockage Max :

* vers où (jessr) s'effectue le débordement : *combien de fois/an rempli d'eau

Pour une bonne année

Pour une moyenne année

Pour une mauvaise année
Pour la parcelle

* nombre et n° des jesrs deverseurs :

* nombre et n° des jesrs récepteur s : * la quantité d'eau de l'impluvium :

insuffisante suffisante surplus
* combien de fois/an remplit d'eau :

Pour une bonne année :

Pour une moyenne année :

Pour une mauvaise année :

Type d'ouvrage de jesr : UHE

Coût

Type d'ouvrage

Banquette manuel

Fesguia

Cordon en pierre sèche

Seuil en pierres

*destruction de barrage : oui non

forte précipitation : moyenne faible

Information sur le système d'exploitation des eaux pluviales :

* la répartition de l'eau dans micro-bassin versant équitable : oui non

pourquoi ?

*est ce que la position de UHE dans le micro bassin versant est bonne : oui

non

pourquoi ?

*d'après vous, quelles sont les jessours qui ont une mauvaise position dans micro B.V ? pourquoi ? *quel est l'effet de ceci sur le rendement en pourcentage ou en portion * quelle est la position préférable des UHE ?

* pourquoi ?

* D'après vous, quelles sont les propositions et les techniques qu'on peut utiliser pour avoir une répartition équitable de l'eau ?.....pour avoir les minimums de dégâts ou risques de destruction des tabias.

Techniques proposées Conséquence

*quelle est la quantité d'eau nécessaire pour un meilleur rendement ?

* les périodes préférables de pluie ?

*en cas d'insuffisance de pluie comment pallier ces déficits ?

*d'après vous, quelle sont les propositions pour l'économie de l'eau ?

Techniques proposées Coût d'installation

-
-

* que pensez vous des nouvelles techniques :

- la poche en pierre :

- les techniques d'évacuation de l'eau de crue :

en cas de débordement de barrage de son voisin en amont, quels sont les dégâts ou les gains ?

* En cas de dégâts, à combien vous valorisez ou estimez le coût de réparation ?

* En cas de gain, à combien vous valorisez ou estimez l'augmentation de rendement ?
* Quel est l'effet de sédiments sur l'UHE :

Tableau 1

Différentes parties de jesr UHE

Effet de sédiment

Valorisation de l'effet de
sédiment

- terrasse

- plantation

capacité de rétention de barrage

- barrage

- culture annuelle

 
 

Quel est l'effet de l'érosion sur UHE ?

Effet de l'érosion

Estimation des dégâts

En jrs de travail

en argent

matériaux

subvention de l'Etat

-
-

 
 
 
 

Fiche 4 : technico-économique et élevage

Nature de cheptel

Effectif

Valeur de
vente (D)

Reste

mort

vente( D)

- ovins

-

- caprins

 
 
 
 

Utilisation Production

Autoconsommation

Vente

Coût (D)

o o o o

laines (kg) fumier (T) miel

 
 
 

Mode de conduite d'élevage

*Alimentation de bétail se base sur

Parcours fourrages concentré

*Consommation du cheptel

Aliments

Ovins

Caprins

Camelins

Volailles

Prix unitaires (D)

Coût (D)

Fourrages

 
 
 
 
 
 

- paille

 
 
 
 
 
 

- foin

 
 
 
 
 
 

-grignon

 
 
 
 
 
 

Concentré

 
 
 
 
 
 

-orge

 
 
 
 
 
 

-blé

 
 
 
 
 
 

Fiche 5 : technico-économique Arboriculture

Plantation

Variété

Effectif

1

2

3

-
-

 
 
 

1 : début de production

2 : moy. De production

3 : plein production

2- Production par variétés

Variétés

Olivier

Figuier

Amandier

Production

max.

moy

min

Max

moy

min

max

moy

min

Début de prod. Moyen de prod. Plein de prod.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

3-Charges de production Charges de production

Eléments

Quantité

Valeur DT

Plans

 
 

Fumure organique

 
 

Taille

 
 

Récolte

 
 

Traction animale( 1/2j)

 
 

Traction mécanique(heure)

 
 

Main o. salarié

 
 

Main o . familiale

 
 

Irrigation d'appoint

 
 

Autres

 
 

Total

 
 

La période de retour d'une année

à Rendement maximum à Rendement moyen

à Rendement minimum

*Choix d'espèces :

Rustiques rémunératrices

Traditionnellement connus le moins exigent en eau

Fiche 6 : technico-économique Culture annuelle

1- Production

Variété

Production

max

Moy

min

- orge - blé

-autres -

 
 
 

Charges de production

Eléments

Quantité

Valeur DT

Plans

Fumure organique Taille

Récolte

Traction animale Traction mécanique Main o. salarié

Main o . familiale Autres

 
 

Total

 
 

4-Valeur de production

 

Production

Prix unitaire

Valeur
totale

 
 
 
 
 
 
 
 

Max

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Moy

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Min

 
 
 
 
 
 
 
 
 

La période de retour d'une année

à Rendement maximum à Rendement moyen

à Rendement minimum

Fiche7 : de projet (scénarios de développement)

Projets :

1. Envisagez-vous d'augmenter la superficie de votre exploitation ? Oui Non Sans intérêt

Pourquoi ?

2. Envisagez-vous la construction d'autres Jessrs ou Tabias ? Oui Non Sans intérêt

Pourquoi ?

3. Envisagez-vous de diminuer la superficie de votre spéculation ? Oui Non Sans intérêt

Pourquoi ?

4. Quels seront vos projets pour améliorer le revenu agricole ? .
* Scénario n°1

Projets avec contraintes

Coût (D)

* Scénario technique

Projets sans contraintes

Coût (D)

Contraintes :

1. Quels sont les problèmes et difficultés que vous rencontrez au sein de votre exploitation ? * Contraintes techniques

Lesquelles ?
* Contraintes financières

Lesquelles ?
* Contraintes naturelles

Lesquelles ?
Suggestions :

Pour faire améliorer le système de·culture ?

Fig. 10 : Carte du Micro Bassin-Versant Rebiaa

Echelle

127

Fig. 11 : Les Jessours détruits dans le Micro Bassin-Versant REBI Zammour Béni-khédache

Fig. 12 : Sens de déversement de l'eau dans le Micro Bassin-Versant REBI Zammour Béni-khédache

129

Fig. 13 : Répartition des exploitants dans le Micro Bassin-Versant REBI Zammour Béni-khédache

Légende

Exploitant 1 Exploitant 2 Exploitant 3 Exploitant 4 Exploitant 5 Exploitant 6

Exploitant 7 Exploitant 8 Exploitant 9 Exploitant 10 Exploitant 11 Multi exploitants

Fig. 18 : Carte des citernes d'eau dans le Micro Bassin-Versnat REBI Zammour Béni-khédache

Légende

Majel existant Fesguia existant

131

Fig. 19 : Carte des citernes d'eau à créer dans le Micro Bassin-Versnat REBI Zammour Béni-khédache

Légende

Fesguia à créer

Fig 21 : Plan topographique du Micro-Bassin Versant REBI Zammour Béni-khédache

133











9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.


Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy