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Evolution et caracterisation des sympomesde mycosphaerella sp sur les bananiers plantains de la région de Kisangani

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par Isaac Budju lobo
Kisangani - Graduat 2008
  

Disponible en mode multipage

CHAPITRE I: INTRODUCTION

Cette étude est donc une remise en question à la difficulté liée à l'amélioration du bananier plantain, c'est pourquoi pour chercher à satisfaire le besoin alimentaire local, national et même international et réduire tant soi peu, la famine et contribuer au développement de la région à travers la science, nous devons mieux cerner les problèmes liés à la culture des bananiers (plantains).

I. 1 PROBLEMATIQUE

A l'heure actuelle, les problèmes alimentaires constitue une casse tête dans la perspective de développement et du progrès, or l'activité agricole liée à la biotechnologie offre présentement la possibilité aux agriculteurs d'obtenir un rendement meilleur, à travers ces techniques de cultures en temps record, à moindre coût et à production abondante (culture in vitro, culture en serre).

La banane plantain constitue l'aliment idéal capable de résoudre le problème alimentaire dans notre milieu. Parce qu'il a un apport énergétique conséquent capable d'assurer une bonne santé à la population. Elle est aussi un aliment qui nous accompagne dans nos cérémonie comme amuse gueule et comme aliment de choix dans notre alimentation. D'où nous avons songé à une étude, sur les bananiers plantains, pour envisager l'abondance de sa production dans une phytocènose non pathologique. Et pour y parvenir il fallait penser à la maladie bananière la plus complexe, celle qui pourra entraver sa production abondante, baisser sa fréquence de consommation de manière remarquable et décourager ainsi les cultivateurs à se lancer dans la culture du bananier.

Par ailleurs, nous devons aussi savoir que la maladie des bananiers provenant d'un champignon, la plus dévastatrice, ayant un impact négatif sur le rendement, dans une production agricole bananière est la Cercosporiose. La cercosporiose est la maladie foliaire la plus dévastatrice dans le monde, causée par Mycosphaerella spp (Jones, 2000), elle mérite une attention particulière dans le milieu local. Une bonne vigilance de son expansion permet de mieux cerner le problème d'imperfection de production chez les bananiers dans notre région de Kisangani. Elle peut ravager toute une plantation en un temps record et décourager les cultivateurs de se lancer dans la culture des bananiers (LAMBOU K et al 2008).

I. 2 HYPOTHESE DU TRAVAIL

Dans ce travail nous, nous sommes assigné les hypothèses suivantes :

- Comme le bananier plantain est cultivé à Kisangani, il est vrai qu'il peut être attaqué par des maladies entre autre la cercosporiose. Son degré d'atteinte doit nécessairement avoir un niveau quelconque, ce qui mérite une étude.

- Les bananiers plantains infectés doivent réagir face à la maladie de différentes façons selon les dispositions florales de ses espèces, par exemple, les bananiers plantains seraient différemment attaqués par la cercosporiose.

- l'intensité des symptômes évolueraient aussi différemment dans une population des cultivars des plantains dans les conditions de Kisangani peut être selon son échelle de culture expérimentale locale.

I.3 OBJECTIF DU TRAVAIL

L'objectif de notre travail consiste à :

1) Détecter la présence ou non de Mycosphaerella spp dans la région de Kisangani et de chercher à adopter un comportement responsable vis-à-vis aux cultures infectées.

2) Suivre l'évolution des populations de Musa spp attaquées en vue d'avoir une vision éclairée sur leur stade d'infection.

3) Présenter officiellement Mycosphaerella spp à la communauté scientifique et non scientifique de Kisangani pour une meilleur lutte contre ce micro-organisme qui crée un fléau gigantesque sur Musa spp.

4) Contribuer à l'étude de Mycosphaerella, et apporter à la génération présente et à venir notre apport dans l'édifice scientifique en construction perpétuelle. Notamment à ce sujet.

I.4 BUT ET INTERET

I.4.1 BUT

Le but de ce travail est d'effectuer une observation minutieuse sur l'évolution des symptômes de Mycosphaerella spp sur des bananiers plantains de la région de Kisangani et présenter leur dégât d'infection au niveau local d'après une caractérisation.

I.4.2 INTERET

L'intérêt de cette étude est qu'elle permettra aux scientifiques et à la population en général de :

a) Découvrir Mycosphaerella et son mode d'invasion

b) Connaître son évolution dans la région de Kisangani

c) Avoir une expertise globale provenant de l'évolution des populations de Musa, trouvées dans la région et infectées par Mycosphaerella.

d) Contribuer à l'étude des Mycosphaerella pour aider les chercheurs qui pourrons rechercher à avoir une information quelconque sur cette maladie de s'en acquérir sans difficulté.

e) Etaler le danger que représente la maladie causée par Mycosphaerella et chercher à la combattre en vue de protéger et améliorer nos cultivars qui pourront en souffrir.

I.5 GENERALITES SUR LES BANANIERS (PLANTAINS)

I.5.1 DE L'ORIGINE DU BANANIER.

De par son origine, le bananier est une plante rependue pratiquement sur toutes les zones du monde mais il est certainement important de connaître son origine. Le bananier proviendrait des régions forestières asiatiques. Précisément des jungles tropicales chaudes et humides du Sud- Est asiatique. Cette localisation géographique correspond exactement aujourd'hui au pays qu'on appelle Inde, où la banane s'y retrouva vers 500 ans avant Jésus-Christ. (SIMMONDS, 1987).

Le bananier présente son fruit de 2 façons et se consomment aussi différemment. Soit il se présente de manière directe après mûrissement ou brute et se consomme aussi directement ; banane à dessert, soit il se présente de manière indirecte sans mûrissement ou avec mûrissement (de part son mode de consommation) et doit être cuit ou grillé. (Après avoir été épluché), c'est la banane plantain. Mais la banane plantain peut aussi être aussi consommée dans une certaine mesure, directement, après mûrissement bien sûr, comme la banane à dessert (DALMON A et al 2008).

La banane plantain comme la plus part des bananes est considérée comme étant le résultat du croisement de 2 espèces diploïdes sauvages des bananiers. Musa acuminata (Génome AA) et Musa balbisiana (Génome BB) (SIMONDS et SHEPHRED, 1955). Ces 2 espèces précitées appartiennent à la section Eumusa et sont donc originaires de l'Asie du Sud- Est, précisément la partie correspondant à l'Ouest Indien, l'Est Philippin, le Nord Malaisie ; ainsi qu'une partie de l'Océanie correspondant au Sud Australien. Ce sont là les régions où se situent une grande diversification du genre (STOVER, 1986; CIRAD-GRET, 2002)

Dans la mythologie Indienne, la banane serait le fruit qu'Adam et Eve mangèrent. Ce qui explique le fait que dans ce pays on l'appelle « fruit du paradis » ce qui par interprétation analogie donna le nom de Musa paradisiaca, donné à la banane plantain (STOVER R.N., 1982).

Depuis l'an 200 de notre ère, les bananerais existait déjà chez les Chinois. En 650, 450 ans plus tard les marchands arabes dans leurs navettes l'apportèrent en Palestine. Puis ils se dispersèrent dans presque tout les pays du monde (STOVER, 1982). En Afrique c'est la traite des noires qui en aurait introduit puis s'y est répandu, à nos jours, dans toutes les parties du monde, favorable à sa culture (STOVER, 1986).

I.5.2 DESCRIPTION DU BANANIER

I.5.2.1 Les organes végétatifs et reproducteurs du bananier.

I.5.2.1.1 Les organes végétatifs du bananier

Le bananier est une plante Herbeuse. Une herbe qui se distingue de toutes les autres qui en générale sont fines et minces par leurs tailles. D'où le bananier est la plus haute et grande herbe parmi les végétaux. Elle n'a pas de tige identifiable à l'observation directe, comme les autres individus du règne végétal (PADAMANABAN, B et al 2001).

En effet ce qui se présente comme une tige identifiable à l'observation directe, n'est qu'une fausse tige ou pseudo tronc. Un pseudo tronc constitué par des feuilles qui forment une gaine foliaire qui peut avoir un diamètre de 20 cm et au-delà. Le bananier, malgré qu'il ait une fausse tige qui porte confusion, il possède quand même une tige. Sa vraie tige est souterraine et est de faible taille. C'est le pseudo tronc qui possède une grande taille. Sa hauteur varie entre 2 et 8 mètres, selon les espèces et les éléments nutritifs, associé aux facteurs environnementaux (climat, sol, espacement ...), mais la vraie tige du bananier ne dépasse pas le niveau du sol, jusqu'à l'époque de sa floraison; c'est pourquoi, elle est classifiée parmi les bulbes ou rhizomes (CHAMPION, 1963).

A partir de ces rhizomes, proviennent les feuilles qui pendant leur développement apparaissent latéralement jusqu'à former une gaine qui étouffe la tige ou du moins la camoufle. Le rhizome est l'élément de reproduction végétatif du bananier ; vers le bas il donne naissance à des racines qui s'enfoncent dans le sol (SKIREDJ, et al, 2005)

FIGURE DU BANANIER A INSERER

I.5.2.21 Les organes reproducteurs du bananier.

Un bananier à l'age adulte est constitué d'un cormus, des racines, d'un pseudo tronc et des feuilles qui le contournent. Les cormus sont la tige souterraine du bananier ou rhizome. Le bananier adulte porte généralement un régime qui à des fruits du bananier, placés sous forme des mains à son sein. Le régime généralement se développe à partir de l'inflorescence. Au sommet du bananier se trouve un méristème apical ou point végétatif d'où se développent vers le haut les feuilles. Les nouvelles feuilles naissent au centre du sommet du pseudo tronc, auquel le régime se développe à partir de celui-ci (THOMAS et al 1996).

L'inflorescence qui apparaît après le prolongement du méristème apicale est un cone de coloration violette ou chocolat. Elle se dirige soit vers le haut comme le rachis se développent souvent vers le bas, (géotropisme positif) et fait ressortir les bractées qui ont à leurs aisselles des mains. Une main comporte plusieurs bananes (ISKRA CARUANA et al 2008).

Et les bractées comportent des fleures femelles à leurs aisselles en plus de mains. Chacune de ces fleures après développement parthénogénique de son ovaire donne des doigts. Ces doigts à la chute de la bractée se recourbent vers le haut (Géotropisme négatif), chaque double rangée des doigts constitue la main. Les fleures qui sont males restent groupées sur le cone violacée située à l'extrémité basale de l'inflorescence (SKIREDJ et al 2005)

I.5.3 SYSTEMATIQUE DU BANANIER

Le bananier plantain appartient systématiquement au :

- Le bananier plantain est une plante du règne végétal ;

- Il se retrouve dans l'embranchement de Phanérogames ;

- Il est dans la classe de Monocotylédones ;

- Il a pour ordre, Scitaminales ;

- Il est dans la famille de Musaceae ;

- Il est du genre, Musa ;

- Parmi ses espèce, on retrouve Musa paradisiaca et autres espèces de Musa.

Le bananier plantain constitue un groupe tout à fait homogène. Il est toujours génétiquement triploïde AAB (SWENNEN, 1984 ; SHOOFS, 1997). Pour ce caractériser, les bananiers plantains se distinguent des autres bananiers triploïdes ; par des détails suivants :

- Les bananiers plantains ont toujours des tépales composés des de couleurs typiques jaunes rouges.

- Leur axe male est généralement absent mais quand il est présent, il est couvert des bractées persistantes et des restes des fleures sont males.

- Il possède des longs fruits à chaire rosâtre et cette chaire est épaisse quand le fruit est mur et est désagréable au goût quand le fruit est non mur.

- La couleur de leur feuille est vert jaunâtre (DE LANGHE, 1961a) cité par ADHEKA, 2005

Avec cette diversité morphologique ; les bananiers plantains peuvent être regroupés en 3 types, selon la disposition de leurs inflorescences.

- Le Type «  French » avec une inflorescence complète et le bourgeon male présent à maturité

- Le type «  Faux corne » avec une inflorescence incomplète et le bourgeon male disparaît à maturité.

- Le type «  Vraie corne » avec une inflorescence incomplète et l'axe florale s'arrête au de la de la dernière main femelle (TEZENAS DU MONTCEL et al 1983)

FIGURE DE TYPE D'INFLORESCENCE

I.5.4 Exigences écologiques

Comme tous les êtres vivants, le bananier plantain a besoin d'eau pour sa survie. Et cela, de manière suffisante, du soleil, à un rayonnement modéré, car le bananier est une plante tropicale humide qui évolue bien à des températures moyennes ou modérées (FACON B et al 2008).

Lorsque la température varie, brusquement en sa défaveur, le bananier à tendance à faner et à mourir. Les fluctuations qui se rencontrent entre le changement du jour et de la nuit contrôlent régulièrement ou régulent sa viabilité, car la température minimale pour la culture de la banane est de 11°C, la maximale à 40°C et la moyenne environ 26°C (DE LANGHE et al 1961b)

La croissance du bananier plantain se réalise de façon ralentie à plus de 40°C. Mais lorsqu'elle s'affaiblit déjà et à moins de 12°C, les fruits subissent des dommages en présentant des stries noires. A des températures plus basses comme à 11°C, il se déforme et se nécrose ou elle s'arrête complètement. (CHAMPION, 1963)

A part la température, il y a aussi le vent. Le vent est un élément de l'air qui est très importante pour la croissance du bananier plantain. Il lui faut entre 60% à 90% d'humidité. En cas de diminution, on palie cela en irrigant ou déclanchant la nébulisation sous serre. L'eau étant important pourra la survie de la plante, il constitue un facteur qui joue dans l'action d'utilisation de l'humidité par la plante, car la lumière solaire compense son accumulation de manière élevée dans la plante (SKIEREDJ et al, 2005).

Le sol où le plantain est cultivé exige un pH variant entre 3,5 et 9,5 avec un optimum de 5,5 à 7,5.C'est dans les endroits ou le sol parait entrer en profondeur qu'il pousse mieux. (Au moins 60cm de profondeur), car il draine bien l'eau et ne présente aucune texture lourde, une faible perméabilité. En ce qui concerne les éléments minéraux, le bananier exige trop la présence d'azote, du potassium, le phosphore et le magnésium.

Les matières organiques sont aussi importantes voir très importantes, pour réguler la croissance de la plante. (SKIEREDJ et al, 2005)

I.5.5 Importance et valeurs nutritionnelles de la banane plantain

I.5.5.1 Importance de la banane plantain et valeur nutritionnelle

La banane plantain est un aliment très important pour la a population ou le peuplement du monde .Surtout ceux qui habitent dans des milieux favorables pour sa prolifération (ROSALES, 1998).

Actuellement dans le monde, la banane plantain à sa place dans le classement des produits couramment consommées ; comme le riz, le blé et le mais qui tous occupent les rangs importants des cultures vivrières, en terme de valeur brute de la production. Avec une production annuelle de 95 millions de tonnes .Près de 90% de bananes et bananes plantains produit dans des pays qui en exploitent. La production consacrée, à l'exportation n'atteint que 10%(INIBAB, 2001 ; ABADI, 2001)

La banane plantain comme nous l'évoquions précédemment sert à la fois d'aliment énergétique et de dessert. Elle joue un rôle socio-economico-culturel très important. La banane produit de la farine. Celle-ci s'utilise dans la fabrication des beignets, biscuits et gâteaux ; la purée de la banane peut être congelée pour une utilisation ultérieure lors de la fabrication des glaces, des bonbons, le milk-shake, les chewing-gums etc. (KASONGO, 2005).

La banane à une composition chimique voisine à celle du mucus, tapissant l'estomac. Ainsi, elle joue un rôle dans le traitement des ulcères gastriques et la diarrhée. Et sa forte teneur en vitamine B6 aide à soulager le stress et l'anxiété (DHED'A et al 1991)

Aux Etats-Unis D'Amérique, un extrait naturel du pseudo tronc est commercialisable en tant que complément alimentaire et comme pilule préventive contre le cancer. Le jus d de la banane mur est consommé frais, fermenté pour obtenir une bière à la faible teneur en alcool commercialisable ou médical. Les bananiers fournissent des fibres très utilisées dans la fabrication de certains papiers utilisés dans l'industrie de manufacturation des sachets de thé et des billets de banque au Japon. Et ces fibres ont d'autres usages dans la fabrication des cordes, ficelles et de nombreux objets d'artisanat (CIRAD, 2001)

En outre, selon certaines cultures, nous devons savoir que les feuilles de bananiers s'utilisent comme toiture lorsqu'elles sont séchées, comme couverture de contour des latrines, comme lit ou natte, comme porte objet sur la tête, comme assiette, comme couvre aliment pendant la cuisson,comme emballage d'aliments, en fin comme papier hygiénique dans certaines circonstances etc.

I.5.5.2 Valeurs nutritionnelles de la banane plantain.

Les bananiers en générale sont très énergétiques (90 calories /100grammes).Elle constitue un aliment de base de bonne qualité .Elle est très facile à digérer, d'où elle joue un rôle très importante dans certains pays où elle est le premier aliment solide donné aux nourrissons et aux femmes enceintes. Le tableau 1 ci-dessous donne la valeur nutritionnelle de la banane.

Tableau 1 : La valeur nutritionnelle de la banane plantain (CIRAD-GRET, 2002)

SUBSTENCE

Teneure dans la banane plantain

Eau (litre)

68,2

Glucide (gramme)

23,3

Protides (gramme)

0,9

Fibres (gramme)

0,4

Lipides (gramme)

0,2

Cendres (gramme)

1,0

Energie alimentaire (calorie)

476,0

Calcium (milligramme)

19,0

Phosphore (milligramme)

38,0

Fer (milligramme)

0,6

Potassium (milligramme)

352,0

Sodium (milligramme)

3,0

Equivalent carotène (microgramme)

475,0

Thiamine (microgramme)

0,15

Riboflavine (microgramme)

0,06

Acide ascorbique (microgramme)

0,7

Pour les sportifs, la banane est particulièrement indiquée, en raison de sa richesse en glucide, vitamine B, Potassium et en Magnésium, qui sont des éléments minéraux très importations pour un bon travail musculaire. La banane étant sain et digeste, participe au maintient des défenses immunitaires, grâce a ces apports en vitamine C et B, en minéraux et en oligoélément variées (Zinc, Cuivre, Manganèse, Sélénium...) (INIBAP, 2001CIRAD-GRET, 2002)

I.5.5.2.1 Production de la banane dans le monde

En Amérique surtout dans sa partie dite latine et aux caraïbes, la plus part des bananiers plantains produit servent à l'exportation .Elles représente environ 35% de la production globale de ce milieux. Plusieurs pays d'Amérique latine et des Caraïbes cultivent des grandes quantités de bananes plantains. Et ce ci se consomme exclusivement localement .Même si on retrouve certains pays exportateurs, mondiaux comme la Colombie, l'Equateur qui souvent utilisent plus de la moitié de leurs productions au terroir malgré l'exportation. En Asie et au Pacifique, les bananes viennent en tête de tous les fruits produits. Aux Philippines, en Thaïlande, en Indonésie en Inde, leurs productions atteignent environ 25millions de tonnes par an, soit 95% de la production de la région (KASONGO, 2005)

La banane est un aliment de base pour la plus part d'individus dans le monde. En Europe et le reste d'endroits du monde où le climat n'y est défavorable, il est souvent difficile d'apercevoir des bananiers, plantés de façon permanente. La banane est une culture importante des hautes terres d'Afrique de l'Est et dans les zones tropicales humides d'Afrique occidentale et centrale. En Ouganda, au Burundi et au Rwanda, la consommation annuelle est d'environ 250Kg/ Personnes, ce qui apparaît comme un record mondial (INIBAP, 2001). En République démocratique du Congo (R.D.C) ; la banane plantain constitue une nourriture de base chez la population du Nord-Est et du Centre. Près de 70% de la production bananière s'y consomment directement par les producteurs locaux, ruraux, 30% restant représente la partie commercialisable et l'ensemble de pertes enregistrés dans des conditionnements des produits, après sa récolte. (BAKELENA et MUYUNGU, 1996).

La production annuelle de banane dans le monde est estimée à 2.700.00 tonnes (FRISON et SHAROCK, 1998). Les tableaux 1 et 2 ci-dessous donnent les 10 premiers producteurs et consommateurs de la banane plantains (FRISON et SHARROCK, 1998)

Tableau 2 : Les 10 premiers producteurs de Bananes

Pays

Production en Kg/an

1

INDE

9.934.600

2

OUGANDA

9.893.000

3

EQUATEUR

6.622.362

4

BRESIL

5.779.120

5

COLOMBIE

4.767.800

6

INDONESIE

4.767.720

7

PHILIPINE

3.500.000

8

CHINE

3.41.000

9

R.D.CONGO

2.700.000

10

COSTA-RICA

2.505.000

Tableau 3 : Les 10 premiers consommateurs de bananes dans le monde.

PAYS

Consommations en Kg/individus

1

OUGANDA

243

2

RWANDA

197

3

GABON

161

4

CAMEROUN

128

5

PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE

121

6

SAO-TOME et PRINCIPE

113

7

GHANA

92

8

BURUNDI

89

9

EQUATEUR

88

10

MARTINIQUE

86

I.5.6 Les maladies et ravageurs des bananiers (plantains

I.5.6.1 Les Maladies virales

1. LE BUNCHY TOP DU BANANIER.

Le Bunchy top est l'affection virale la plus grave des bananiers plantains .Elle est causée par le Pentalonia nigronervosa. (THOMAS et al 1994). Ces symptômes s'observent mieux lorsque la plante est suffisamment atteinte, car ils apparaissent sous forme des rosettes avec des feuilles parfaitement dressées mais courtes. D'où cette appellation anglaise de « Bunchy top » ou « sommet touffu » en français (BLANC et al 2008).

Les bords des feuilles atteintes se recourbent vers le haut et jaunissent, sur leurs nervures centrales et aux pétioles apparaissent des striés verts très foncées, étendues jusqu'au pseudo tronc (GAYRAL et al 2008). L e symptôme direct est la présence des tirets vert foncées et des pointillées sur les nervures secondaires des feuilles qui fournissent fortement des aspérités, lorsqu'ils pénètrent dans l'arrêt de la nervure centrale (PALUKU, 2005)

2. LA MOSAÏQUE DES BRACTEES DU BANANIER

Cette maladie est causée par le virus de la mosaïque des bractées du bananier (B.Br.M.V), ses symptômes sont généralement caractéristiques, comme l'indique son nom. On observe une mosaïque brune rouge foncée sur les bractées de l'inflorescence mâle. Ce qui la distingue de toutes les autres maladies virales connues du bananier (BODJO et al 2008).

D'autres symptômes sont des lésions multiformes de coloration vertes brunes, ou rouge, selon que le cultivar développe sa maladie. Et cette coloration s'observe au niveau des pétioles, car les feuilles s'engorgent souvent et les limbes présentent ou pas des feuilles jeunes. Cette maladie à été observée pour la première fois en 1979 à DAVAO dans l'île de MINDANAO aux Philippines (ONAUTSHU, 2007)

I.5.6.2 Les maladies bactériennes.

1. LA MALADIE DE BUGTOK DU BANANIER PLANTAIN

L'agent causal de cette maladie est le Pseudomonas Solana Cearum. Les symptômes externes de la maladie de bugtok ne sont souvent visibles que sur les plantes ayant encore leur inflorescence mâle. Les bractées âgées des plantes infectées ne manifestent aucune déhiscence, d'où cela donne une apparence sèche et légère ou lâche, son régime est sain avec une hampe longue et propre portant l'inflorescence mâle (BALINIE ELSA et al 2008).

2. LA MALADIE DE MOKO

Cette maladie comme l'une des maladies, citées précédemment est aussi causée par un Pseudomonas. Elle est surtout fréquente en Amérique, aux Philippines surtout. Cette maladie provoque des flétrissements des feuilles de bananes en commençant par les plus jeunes ; suivi de la nécrose de cigare. Les fruits immatures d'un bananier infecté prennent une coloration jaunâtre. Et ces pulpes présentent une pourriture sèche. Et cella entraîne un développement anormal du régime dont les fruits pourrissent avant de mourir. Cela s'observe surtout quant l'infection s'est produite avant la floraison (MOLINA, 1999) (ONAUTSHU, 2007)

I.5.6.3. Les Maladies dues aux charançons.

1. LES CHARANÇONS DU BANANIER EN GENERAL.

Les charançons du bananier comme le Cosmopolites Sordiodus, ont une origine Asiatique. L'origine précise serait l'Indonésie et la Malaisie. En R.D.congo, cet insecte serait introduit avec les plantes de bananiers venus de Sao tomé et principe. Vers 1925, déjà il était retrouvé à Mbandaka et à Libenge dans la province de l'Equateur, à Kindu au Manièma et dans la ville de Beni au Nord Kivu, puis de là, les charançons ce sont répandues partout en R.D. Congo et ce sont retrouvés dans la ville de Kisangani. C'est surtout à l'Est où la culture des bananiers est abondante pour la fabrication de la bière qu'on les retrouve. (ONAUTSHU, 2007)

Les charançons figurent parmi les principaux ravageurs des bananiers plantains, quant on fait allusion aux insectes ravageurs. Surtout les bananiers plantains, du genre Ensete. Les charançons volent rarement et leur diffusion se fait essentiellement par l'intermédiaire de matériel végétal infecté comme nous l'avons évoqué ci-haut. Les symptômes de la maladie s'observent à la partie supérieure de la plante où les feuilles se dessèchent. Surtout celles situées à la périphérie car elles sont les premières à vieillir. La banane parait souffrir de la sécheresse et les régimes sont de très petites tailles. Une bonne partie du système radiculaire se dessèche et les bananiers atteints sont souvent déracinés par les tornades (SIMMONDS, 1976).

2. LES CHARANÇONS DU PSEUDO TRONC DU BANANIER

L'espèce ravageuse du pseudo tronc du bananier est Odoiporus longicollis, Oliver appelée également « Floreur  du pseudo tronc du bananier ». L'un des principaux ravageurs des bananiers plantains est Coleoptrea : Curculionidae ; il a des larves qui se nourrissent des tissus succulents des gaines, dans lesquelles, elles creusent une multitude des galeries qui peuvent atteindre la tige proprement dite. Si les larves émergent juste avant le stade de floraison. Il arrive qu'elles dévorent les pseudo tronc et à bloquer l'émergence du bourgeon (ONAUTSHU, 2007) (PADMANA BAN et al, 2001).

I.5.6.4. Les Nématodes Parasites des racines.

1. Radopholus simili

Le Radopholus simili, est l'un des nématodes parasites des racines de bananiers plantains le plus fréquent. Surtout dans la zone inter tropical. Ce parasite pénètre souvent l'apex de la racine mais parfois aussi sur toute la longueur de la racine. C'est-à-dire au fur et à mesure qu'il y a progression inter et intracellulaire. Le Radopholus simili se nourrit aux dépends du cytoplasme des cellules du parenchyme cortical, jusqu'à détruire la paroi de la cellule et à former un tunnel qui évolue et apparaît comme une pathologie de l'espèce nécrosée. Cette destruction peut atteindre tout le cylindre central du cortex (ONAUTSHU, 2007)

2. Pratylenchus Coffeae et P. goodey

Ces 2 espèces de nématodes qui sont aussi parmi les prédateurs majeurs des bananiers plantains. Leur ravage crée des dégâts énormes aussi comme des Radopholus simili, que nous avons cité précédemment. (BRIDGE et al, 1997) (ONAUTSHU, 2007)

3. Meloidogyne incognita et M. Javanica.

Ces 2 espèces sont aussi des grands destructeurs de bananiers plantains. Le Meloidogyne Javanica, s'appelle aussi, « Nématode à galle des bananiers ». Partout où il y a culture des bananiers plantains on ne manque pas de retrouver l'un ou l'autre dans ce site. Alors, malgré leurs large répartition et parfois leurs abondance, les nématodes à galle ne sont pas considérés comme ayant un pouvoir pathogène beaucoup plus important sur les bananiers, plantains que d'autre espèces cités ci-haut. Ils sont également présent en association avec Pratylenchus spp et Radopholus simili (De WAELE et al, 1998)

I.5.6.5. Les Maladies Cryptogamiques.

1. MALADIES DE PANAMA.

L'agent responsable de la fusariose du bananier appelée également « Maladie de Panama », c'est le Fusarium oxyporum. Le symptôme de cette maladie du bananier crée un jaunissement prononcé du feuillage en commençant par les feuilles les plus basses jusqu'au feuilles les plus haute, selon que celle-ci vieillissent (MUSOLI et al 2008). Cela fait que la bordure des feuillages crée un virement du vert pale au jaune. Ensuite les bandes nécrotiques entourées d'une marge jaune apparaissent. Ce qui finit par faire périr la feuille en la pourrissant. Les feuilles les plus basses pendent en forme d'entonnoir, le long du pseudo tronc et meurent complètement. (CARLIER et al 2003)

2. Les Cercosporioses et autres maladies d'origine fongiques.

a) Généralités sur les cercosporioses

Les cercosporioses du bananier ont pour origine deux champignons ascomycètes apparentés ; Mycosphaerella fijiensis Morelet, agent de la maladie des raies noires (MRN) ou cercosporiose noire et Mycosphaerelle musicola Lech ex Mulder, agent de la maladie de Sigatoka (M-S) ou cercosporiose jaune. Les 2 agents pathogènes se distinguent essentiellement par les caractéristiques morphologiques des conidies et des conidiospores (ARZANLOU et al 2008). L'épaississement des parois cellulaires observables à la base des conidies des Paracercospora fijiensis (Morelet) Deighton (Anamorphe de M. fijienssis) est absent des conidies de Pseudocercospora musae (Zimm) Deighton Anamorphe de M. Musicola (CARLIER J et al 2000).

En outre les conidies de P. fijiensis qui sont souvent courbées et exhibent des cicatrices conidiennes. Ces différences entre les anamorphes peuvent être observées directement sur les échantillons des feuilles et sur les cultures sporulantes après isolement de l'agent pathogène (PEREGRINE et al 1989).

En dehors de ces deux espèces de Mycosphaerella qui attaquent les bananiers, il existe aussi, d'autres espèces virulentes et qui causent d'autres maladies fongiques sur les bananiers plantains. Parmi celles-ci Mycosphaerella Eumusae agent responsable de la maladie qu'on appelle ELSD (Eumusae leaf spot disease), maladie très fréquente en Inde, amis actuellement, elle est distribuée à travers les continents et Mycosphaerella musae, considérée virulente et dévastatrice (CRUZ, 2002). Mais sa distribution n'est pas encore confirmée à l'échelle planétaire. Elle n'est encore apparente qu'en Afrique du Sud et dans la région sud- tropicale d'Australie. (JACOME et al, 2003).

b) Historique des cercosporioses du bananier

La maladie de Sigatoka a été identifiée pour la première fois à Java en 1902. Depuis 1962, elle est signalée dans la plupart des zones de production bananière du monde ; ce qui le met au rang des principales épiphyties (MOURICHON et al 1997).

Quant à la maladie des raies noires, elle a été identifiée pour la première fois en 1963 sur le côté Sud Est de Viti Levu (Iles Fidji). (Detroit de Torres et Péninsule du Cap York en Australie, Papouasie - Nouvelle- Guinée, Iles Cook, Tahiti, Hawaï).

En Asie, elle a également été observée dans des parties telles que Bhutan, Taiwan, Sud de la Chine, (RHODES, 1964), y compris l'Ile Hainan, Vietnam, Philippines, Malaisie Occidentale et Sumatra en Indonésie (LONG et al 1979). Cependant, la distribution de cette maladie en Asie du Sud -Est demande à être clarifiée en particulier au sein de l'Archipel de l'Indonésie (JONES et al 2008).

En Amérique, c'est dans sa partie dite latine que la maladie des raies noires a été identifiée pour la première fois. En 1972, on observe au Honduras. Elle est ensuite propagée vers le Nord (Guatemala, Belize, Sud du Mexique et au sud vers Salvador, Nicaragua, Costa-Rica, Panama, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie. Les derniers pays dont la maladie s'est révélée sont : le Venezuela, le Cuba, la Jamaïque et la République Dominicaine d'où elle menace de se propager vers le reste des Caraïbes (CARLIER et al 1994).

En Afrique, cette affection, a été signalée pour la première fois en Zambie en 1973 (RAEMAEKERS, 1975) et au Gabon en 1978 (FROSSARD et al 1981), elle s'est répandue le long de la côte occidentale vers le Cameroun, le Nigeria, Le Benin, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Elle est également présente au Congo-Brazza et en R D Congo. Elle loge la partie Est, notamment, dans des pays tels que le Rwanda, le Burundi, l'Ouest de la Tanzanie, le Kenya, l'Ouganda et s'étend vers la République Centrafricaine. (DABEKA et WALLER, 1990). Vers 1987, elle a été introduite dans l'île de Pemba, d'où, elle s'est propagée à zanzibar et aux zones côtières de Kenya et de la Tanzanie, sans oublier le Malawi et les Comores.

Etant donné qu'il n'y a pas une très grande considération sur le Mycosphaerella musae à cause de certaines incertitudes sur sa manifestation qui s'apparente avec celle de deux espèces précitées, nous nous contentons de parler de Mycosphaerella eumusae. Ce microorganisme a été considéré et reconnu au milieu des années 1990 (CARLIER et al, 2000) tout cela à cause de l'incertitude des scientifiques sur leurs découvertes d'une maladie qu'ils avaient attribuées au Mycosphaerella fijiensis, à Bhutan en 1985 (PEREGRINE, 1998).

Mais les scientifiques se demandaient pourquoi ne retrouvaient-ils pas cette maladie aux alentours de l'Inde vers la même période. En 1992 et 1995 une équipe de l'UNIBAP fut envoyée sur terrain pour collecter certains échantillons des spécimens au Sud Est asiatique et la région du Sud. Durant leur visite de diagnostic, ils crurent reconnaitre les indices prouvant la présence de M. fijiensis en Malaisie et en Thaïlande et ceux qu'ils récoltèrent en Inde ils crurent à la présence de Mycosphaerella musicola. Après analyse, de ces deux échantillons, du CIRAD, on ne retrouva ni l'un, ni l'autre. Mais, la majorité des champignons provenant de cette région étaient atypique. (ANON, 1995) et (CARLIER et al, 2006). Alors, on compara les échantillons de ce milieu avec ceux collectés à Origine au Nigeria en 1989 et 1990 qu'on pensait être des M. fijiensis. Après confrontation, on confirma la présence de Mycosphaerella eumusae. Identifié pour la première fois au Nigeria (ABADI et al 2001b).

2.1. Le Mycosphaerella

Le Mycosphaerella est un champignon microscopique agent de plusieurs maladies des plantes car les champignons sont responsables du près de la moitié des maladies connues. (LE POIVRE, 2003)

2.1.1. Présentation de Mycosphaerella présent sur Musa

Le Mycosphaerella présent sur musa est un champignon appartenant au :

ü Le Mycosphaerella présent sur Musa est un champignon appartenant au Règne  végétal

ü Il se retrouve dans l'embranchement de loculoascomycètes

ü Il est de la classe des ascomycètes

ü Il se retrouve dans l'ordre des dothidéales

ü Sa famille est celle de Mysosphaerellae

ü Il est du genre  Mycosphaerella

ü Parmi ses espèces, on peut citer Mycosphaerella musicole, M. fijiensis, M. eumusae...

Le genre mycosphaerella est un des genres les plus représentés des ascomycètes avec plus de 3000 Taxa. Environ 23 genres anamorphes ont été liés à Mycosphaerella, à l'aide d'étude sur les cultures variées. Des études phylogénétiques à partir des séquences d'ADN ITS1, 5.8S et ITS2 ont permis d'identifier les synonymies parmi les genres anamorphes. De plus, plusieurs genres qui n'étaient pas associés auparavant à mycosphaerella se regroupent à ce jour dans ce genre qui s'est avéré être principalement monophylétique. A partir de ces résultats, ainsi que par la réévaluation des critères, desquels on peut distinguer les genres a été réduit (JACOME et al 2003)

Par exemple, le degré d'épaississement, de noircissement et de réfraction des cicatrices ainsi que la présence ou l'absence des pigmentations dans les conidiophores et la conidies qui semble être des critères pour délimiter les genres des anamorphes des Mycosphaerella (MEREDITH et al 1970).

2.1.3. Symptômes

Il est parfois difficile d'établir la différence entre le symptôme de la maladie des raies noires et ceux de la maladie de sigatoka. De manière générale, le premier symptôme apparait sur la face supérieure du limbe, sous forme de tirets jaunes pâles (MS) ou marron foncé sur la face inférieure du limbe (MRN) de 1 à 2 mm de long, qui s'élargissent pour former des lésions nécrotiques à halo jaune et centre gris clair. Les lésions peuvent devenir coalescentes et détruire de vastes portions de tissus foliaires, entrainant une réduction du rendement et une maturation prématurée des fruits (PHILPOTTE et al, 1913).

La maladie des raies noires revêt un caractère de gravité plus important que la maladie de sigatoka, car ses symptômes se manifestent sur les feuilles à un plus jeune âge (Inoculum étant généralement plus abondant) (ZAPATER et al 2008), et causent donc davantage des dégâts au système foliaire du bananier. En outre, elle affecte beaucoup les cultivars résistants à la maladie de sigatoka, tels ceux du sous-groupe des bananiers plantains (AAB). Les pertes de production peuvent atteindre dans certains cas plus de 50% (CARLIER et al, 1997)

Chapitre II : MATERIELS ET METHODES

II.1. Milieu d'étude

Le milieu d'étude de ce travail est un site au sein duquel se retrouve des bananiers plantains collectés par des scientifiques pour études. Il se retrouve dans l'enceinte de la Faculté des Sciences de l'Université de Kisangani. Le climat régional de la ville de Kisangani et du type AF selon la classification de KOPPEN avec une moyenne de température oscillant entre 22,4 à 26°C (KUMBA, 2008).

La région de Kisangani est située dans la cuvette centrale à 00°31' de latitude Nord et de 250°11' de longitude Est. Sa superficie est de 1910 km2. Tandis que le champ expérimental est situé à 00°30'45 Nord de latitude et 0,12 de longitude. Altitude 393 mètre (GPS de marque Magellan)

II.2. Matériel végétal

En ce qui concerne le matériel, nous nous sommes servi des bananiers plantains se retrouvant dans le champ de collection des bananiers et bananiers plantains de la faculté des sciences de l'Université de Kisangani.

Parmi ces bananiers plantains, les cultivars utilisés pour la présente observation sont représentés dans le tableau 4 ci-dessous.

Tableau 4 : Cultivars de référence étudiés, regroupés selon leurs natures, génotypes et usages.

Cultivar

Type de floraison

Nature

Génotype

Usage

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

APOKA MAGBUKE

MBURUKU-VERT

LIBANGA LYA BOEA BOKOY

LINGU

BOLOMAISE

LOKUSU II

ADILI

BOSAKARAKA II

NGUKU

ALEKE MOMBINGENE

AMUNGU

MAGOMA II

BOOFO NOIR

AMAGABA

FRENCH ROUGET ou Plantain-Rouse

BOGO

EGBE O MABESE (Reverse)

EGBE O MABESE(I)

IKPOLO

Faux corne

Faux corne

French

Faux corne

French

Vraie corne

French

French

French

French

French

Faux corne

French

French

French

French

Faux corne

Vraie corne

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

Triploide naturel

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

AAB

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

À cuire

Total 18 Cultivars

 
 
 
 

II.3. METHODES

Il existe plusieurs méthodes des dispositifs pour étudier les Mycosphaerella. Parmi ceux-ci nous pouvons citer le dispositif expérimental, le dispositif en randomisation total et le dispositif en bloc de Fischer.

Nous avons choisi 18 cultivars comportant 5 plants en ligne. Les noms de cultivars étaient donnés par les plaques d'identifications (collections FSK, code MG 19, 2006). Puis nous avons vérifiés :

- Leur type de floraison ;

- Le niveau d'évolution du dégât ;

- L'indice de dispersion de la maladie ;

a)Au niveau du type de floraison nous avons catégorisé les cultivars selon leur regroupement par leur type d'inflorescence, puis nous avons calculé leur taux d'infection moyenne.

b) Au niveau de dégâts, nous avons observé, le dégât causée par les champignons sur les feuilles de bananiers plantains identifiées pathogènes durant une période de 6 semaines, puis nous avons observé l'évolution du dégât pendant les dites semaine .Les six semaines de suivi correspondent à la date allant du1er septembre au 12 octobre 2008. Nous avons enregistré le niveau de dégâts sur chaque cultivar, puis nous avons effectués une moyenne pour ces 6 semaines d'observation de l'évolution de Mycosphaerella en comptant de haut en bas de la plus jeune nécrosée (PJFN)(ABADI et al 2008 ; PAULIN et al 2008 ) et la 1ere feuille qui présent au moins 10 lésions nécrotiques matures distincts c.à.d. une grande zone nécrotique contenant au moins 10 centres desséchés de couleur claire ce qui correspond aussi au 6 niveau de dégât selon les différentes phases associé au 7 feuilles du bananier déjà infecté et qui sont représentés dans le tableau 5 ci-dessous. (Selon les stades)(LECHER et al 1941)

Phase

Description

Phase 1 

attaque de la cigare du bananier associé à la 1ere feuille qui présent au moins 10 lésions nécrotiques.

Phase 2

déroulement de la cigare est la 1ere feuille qui présente au moins 10 lésions nécrotique

Phase 3

progression de la maladie à la 2e feuille en partant de la cigare vers la feuille la plus superficielle du pseudo tronc.

Phase 4

progression de la maladie à la 3e feuille en partant de la cigare vers la feuille la plus superficielle du pseudo tronc.

Phase 5

progression de la maladie à la 4e feuille en partant de la cigare vers la feuille la plus superficielle du pseudo tronc.

Phase 6 

progression de la maladie à la 5e feuille en partant de la cigare vers la feuille la plus superficielle du pseudo tronc associé au deux feuilles du pseudo tronc situé à la périphérie du pseudo tronc.

c) Pour l'indice de dispersion de la maladie, nous nous sommes basé sur les symptômes de la maladie en se penchant sur le TDM (temps de développement de la maladie) en comptant les nombres des jours entre le moment ou les feuilles sont au stade d'apparition d'au moins 10 lésions nécrotiques (PARNEL M et al 1998).

Fig.1 Fig.2 Fig.3

Fig.1 : 1 cultivar de niveau de dégât 1. (Cigare infecté)

Fig. 2 : 1 cultivar de niveau de dégât 2.

Fig. 3 : 1cultivar de niveau de dégât 3

Fig. 4 : 8 cultivar de niveau de dégât 5 et 6

Fig.4

CHAPITRE III : RESULTAT ET DISCUSSION.

III.1. RESULTAT

Après avoir suivi l'évolution de 18 types de cultivars collectés, en série de 5 individus par groupe, nous avons pu obtenir un résultat quelconque. Ce résultat est le fruit de l'indentification de tous les individus que nous avons trouvé malades dès la première semaine d'observation de l'évolution de la cercosporiose, sur les cultivars que nous avions ciblés. Et ce sont ceux la qui étaient choisi pour suivi de l'évolution.

Pour chaque type de cultivars nous avons observé ceci,

Tableau 6 : nombre de cultivars observé selon le type de floraison en pourcentage par groupe ;

No.

Type

Cultivars

Nbre observé

Nbre des malades

Nbre de % /groupe

1

French

ADILI

5

4

80 %

2

French

ALEKE

5

1

20 %

3

French

AMAGABA

5

1

20 %

4

French

AMUNGU

5

1

20 %

5

Faux corne

APOKA MAGBUKE

5

3

60 %

6

French

BOGO

5

5

100 %

7

French

BOLOMAISE

5

2

40 %

8

French

BOOFO NOIR

5

2

40 %

9

French

BOSAKARAKA

5

2

40 %

10

Faux corne

EGBE O MABESE

5

1

20 %

11

French

FRENCH ROUGE

5

2

40 %

12

Vraie corne

IKPOLO ROUGE

5

1

20 %

13

French

LIBANGA LYA BOEA BOKOY

5

2

40 %

14

Faux corne

LINGU

5

1

20 %

15

Vraie corne

LOKUSU II

5

2

40 %

16

Faux corne

MAGOMA II

5

1

20 %

17

Faux corne

MBOUROUKU VERT

5

2

40 %

18

French

NGUKU

5

2

40 %

TOTAL

90

35

Le tableau 6 ci-dessus reparti pour chaque groupe, sa proportionnalité en individus malades que nous synthétisons comme suit :

1. ADILI a présenté 4 individus malades ;

2. ALEKE (MOMBINGENE) a présenté un individu malade ;

3. AMAGABA a présenté un individu malade ;

4. AMUNGU a présenté un individu malade ;

5. APOKA MAGBUKE a présenté trois individus malades ;

6. BOGO a présenté cinq individus malades ;

7. BOLOMAISE a présenté deux individus malades ;

8. BOOFO NOIRE a présenté deux individus malades ;

9. BOSAKARAKA II a présenté deux individus malades ;

10. EGBE O MABESE (reverse) a présenté un individu malade ;

11. FRENCH ROUGE II a présenté deux individus malades ;

12. IKPOLO ROUGE a présenté un individu malade ;

13. LIBANGA LYABOEA BOKOY a présenté deux individus malades ;

14. LINGU a présenté un individu malade ;

15. LOKUSU II a présenté deux individus malades ;

16. MAGOMA II a présenté un individu malade ;

17. MBOUROUKOU VERT a présenté deux individus malades ;

18. NGUKU a présenté deux individus malades ;

Après analyse de symptôme observé, ces individus ont présentés des niveaux des dégâts aléatoires, allant de la première semaine à la 6e semaine. Voici alors le tableau représentatif des symptômes observé : cfr tableau 7

Ainsi, les cultivars ont présentés des niveaux de dégâts aléatoires, allant de la 1ère semaine à la 6e semaine et ceci se présente comme suit : (pour ces 18 groupes de bananiers plantains sélectionnés) :

- ADILI : pour la première semaine, les cultivars observés pour ce groupe ont respectivement été pour la première semaine au stade I ; puis la 2e semaine, les cultivars du 2e rang est monté au niveau de dégât de deux et les autres sont resté au stade I ; la 3e semaine mêmement, la 4e semaine ceux du 2e et 3e rang sont monté au stade II, tandis que le premier du rang et le dernier sont toujours resté au stade I ; la 5e semaine celui du 2e rang est monté au niveau III et le 3e du rang, au niveau II toujours ; ainsi que le premier et dernier, donc le 4e est resté au stade I. enfin, à la 6e semaine ils sont restés idem tout les 4.

- ALEKE MOMBINGENE : pour la première semaine, le seul cultivar observé dans ce groupe était au stade I, puis les 2e, 3e et 4e semaines au stade II. Enfin, à la 5e et 6e semaine au stade III.

- AMAGABA : pour la première semaine, le seul cultivar observé ici à débuté au stade IV puis à la 3e et 4e semaine il est monté au stade V, à la 5e et 6e semaine au stade VI.

- AMUNGU : pour la première semaine, le cultivar unique observé dans ce groupe était au stade I puis les 2e et 3e semaines au stade II, les 4e et 5e semaines au stade III. Enfin, la 6e semaine au stade IV.

- APOKA : il y'a eu 3 cultivars observés. Celui du premier rang a été au stade I durant la première semaine, ceux du 2e et 3e rang au stade II. A la 2e, 3e et 4e semaine, ceux du 2e rang et 3e sont devenus différents, stade II et III ; tandis que celui du premier rang est resté au stade I, à la 2e semaine, au stade II à la 3e semaine. Puis au stade III à 4e et 5e semaine pendant que ceux du 2e et 3e rang sont montés respectivement au stade III et IV pour la 5e et 6e semaine, celui du premier rang monte au stade VI à la 6e semaine.

- BOGO : ce 5 cultivars n'ont pas du tout évolués, de la première semaine à la 6e semaine, ils sont restés au stade I donc c'est un cas typique de résistance à la maladie.

- BOLOMAISE : pour ce groupe, les 2 cultivars observés ont été au stade IV et I pour la première semaine. Puis celui du premier du rang est monté au stade V durant la 2e et 3e semaine, et à la 4e, 5e et 6e semaine au stade VI. Quand au second, il est resté au stade I la 2e et 3e semaine pour monter au stade II à la 4e semaine et au stade III à la 5e et 6e semaine.

- BOOFA NOIRE : ici aussi on a observé 2cultuvares, à la première semaine ils sont resté au stade I, à la 2e semaine le premier du rang au stade I toujours, celui du 2e rang monte au stade II. A la 3e et 4e semaine, ils ont respectivement atteint les stades II et III. A la 5e semaine, celui du premier rang est resté au stade II celui du 2e rang mont au stade IV. Enfin, à la 6e semaine celui du premier rang est monté au stade III, le second est resté au stade IV.

- BOSAKARAKA II : Deux cultivars, celui du 1 er rang est resté au stade v pendant ; la 1; 2; 3; et 4e semaines et a la 5e et 6e semaine il est monté au stade VI. Le second durant pour le 1er, 2 e, 3e semaine, il est resté au stade III. A la 4e semaine au stade IV, à la 5 e semaine au stade V et enfin 6e semaine stade VI.

- EGBE O MABESE : le seul cultivar observé du groupe et qui est resté au stade III à la 1ere et 2e semaine, à la 3e et 4e semaine il est monté au stade IV et à la 5e et 6e semaine au stade V.

- FRENCH-ROUGE II (plantain rouge) : le 1er cultivar observé ici est resté au stade VI durant toutes les 6 semaines et le second au stade II à la 1ere et 2e semaine au stade III à la 3e et 4e semaine, à la 5e semaine au stade IV et enfin à la 6e semaine au stade V.

- IKPOLO ROUGE : ce cultivar est resté au stade I durant les deux 1ere semaine, à la 3e semaine il est monté au stade II, à la 4e et 5e semaine, stade III et enfin à la 6e semaine au stade IV.

- LIBANGA LYA BOEA BOKOY : le 1er cultivar (du 1er rang) est resté au stade I pendant la 1ere, 2e, 3e semaine et à la 4e et 5e semaine au stade II, enfin, à la 6e semaine au stade III. Le second lui est au stade I durant 6 semaines donc c'est un cas de résistance.

- LINGU : le cultivar observé ici est resté au stade II durant les 3 premières semaines, à la 4e et 5e semaine au stade III, enfin à la 6e semaine au stade IV.

- LOKUSU : Parmi les 2 cultivars observés, le 1er a débuté au stade I la 1er semaine ; la 2e, 3e et 4e semaine au stade II, la 5e et 6e semaine au stade III et IV respectivement. Le second est resté au stade durant les 2 premières semaines. A la 3e, 4e, et 5e semaine il est monté au stade II et à la 6e semaine au stade III.

- MAGOMA : l'unique cultivar observé dans ce groupe, il a été au stade III à la 1ere semaine, au stade IV à la 2e semaine, stade V à la 3e et 4e semaine puis enfin au stade VI à la 5e et 6e semaine.

- MBOUROUKOU : avec ses deux individus malades, le premier a été au stade III à la 1ere semaine. Au stade IV à la 2e semaine, à la 3e et 4e semaine au stade V. pour terminer à la 5e et 6e semaine au stade VI. Le 2e lui a débité les 2 premières semaines au stade V et toutes les autres au stade VI (3e, 4e, 5e et 6e semaines).

- NGUKU : deux individus. Le 1er au stade II à la 1ere semaine, puis la 2e, 3e semaine au stade III. A la 4e, 5e et 6e semaine il est monté au stade IV. Les 2e a débuté au stade VI et est resté à ce stade toutes les 6 semaines.

L'évolution de l'indice de la cercosporiose de bananier a aussi été démontrée en termes de moyenne. Nous avons procédé à la moyenne générale et à la moyenne de variable observé selon le degré de générescence, ainsi nous avons regroupé les cultivars en deux catégories :

ü Les Faux et Vraies cornes

ü Les French (French corne)

Tableau 8 : Evolution de l'indice de la cercosporiose sur les feuilles de bananiers plantains (musa AAB)

Evolution de l'indice (moyenne/semaine)

Semaine

No.

Cultivars

Nbre de % /groupe

1

2

3

4

5

6

total/Sem

1

ADILI

80 %

2,5

3

3,5

4

5

5,5

3,9

2

ALEKE

20 %

1

2

2

2

3

3

2,1

3

AMAGABA

20 %

4

4

5

5

6

6

5

4

AMUNGU

20 %

1

2

2

3

3

4

2,5

5

APOKA MAGBUKE

60 %

2,5

3

3,5

4

5

5,5

3,9

6

BOGO

100 %

1

1

1

1

1

1

1

7

BOLOMAISE

40 %

2,5

3

3

4

4,5

4,5

3,5

8

BOOFO NOIR

40 %

1

1,5

2,5

2,5

3

3,5

2,3

9

BOSAKARAKA

40 %

4

4

4

4,5

5,5

6

4,6

10

EGBE O MABESE

20 %

3

3

4

4

5

5

4

11

FRENCH ROUGE

40 %

4

4

4,5

4,5

5

5,5

4,5

12

IKPOLO ROUGE

20 %

1

1

2

3

3

4

2,3

13

LIBANGA LYA BOEA BOKOY

40 %

1

1

1

1,5

1,5

2

1,3

14

LINGU

20 %

2

2

2

3

3

4

2,6

15

LOKUSU II

40 %

1

1,5

2

2

2,5

3,5

2,5

16

MAGOMA II

20 %

3

4

5

5

6

6

4,8

17

MBOUROUKU VERT

40 %

4

4,5

5,5

5,5

6

6

5,2

18

NGUKU

40 %

4

4,5

4,5

5

5

5

4,7

TOTAL

 

42,5

49

57

63,5

73

80

60,7

Au niveau du tableau 8 ci-dessus, nous observons qu'il y'a une répétition de pourcentage au niveau des cultivars, une moyenne supérieure équivalente à 5,2 ; ainsi qu'une moyenne inferieure, équivalente à 1 dans l'ensemble de cultivars observés.

L'évolution de l'indice de la cercosporiose et sa caractérisation selon le type d'inflorescence des cultivars sont représentés dans les tableaux 9 et 10 ci-dessous.

Tableau 9 : Evolution de l'indice de la cercosporiose et caractérisation selon le type d'inflorescence de la catégorie vraie et faux corne

Evolution de l'indice (moyenne/semaine)

Semaine

No.

Cultivars

Type d'inflorescence

1

2

3

4

5

6

total/Sem

1

APOKA MAGBOUKE

faux corne

2,5

3

3,5

4

5

5,5

3,9

2

EGBE O MABESE

Faux corne

3

3

4

4

5

5

4

3

IKPOLO ROUGE

Vraie corne

1

1

2

3

3

4

2,3

4

LINGU

Faux corne

2

2

2

3

3

4

2,6

5

LOKUSU

Vraie corne

1

1,5

2

2

2,5

3,5

2,5

6

MAGOMA II

Faux corne

3

4

5

5

6

6

4,8

7

MBOUROUKU

Faux corne

4

4,5

5,5

5,5

6

6

5,2

Total

16,5

19

24

26,5

30

34

25,3

L'évolution de l'indice du niveau de dégât moyen chez les Vraies et Faux corne représenté dans le tableau 9 ci-dessus montre que MBOUROUKU a un niveau plus élevé que tous les autres soit 5,2 comme niveau de dégât. Suivi de MAGOMA II avec 4,8 ; EGBE O MABESE avec 4 ; APOKA MAGBUKE avec 3,9 ; LINGU avec 2,6 ; IKPOLO ROUGE avec 2,3 ; et enfin LOKUSU avec 2,8.

Tableau 10 : Evolution de l'indice de la cercosporiose et caractérisation selon le type d'inflorescence de la catégorie french (corne)

Evolution de l'indice (moyenne/semaine)

Semaine

No.

Cultivars

Type d'inflorescence

1

2

3

4

5

6

total/Sem

1

ADILI

French

2,5

3

3,5

4

5

5,5

3,9

2

ALEKE MOMBINGENE

French

1

2

2

2

3

3

2,1

3

AMAGABA

French

4

4

5

5

6

6

5

4

AMUNGU

French

1

2

2

3

3

4

2,5

5

BOGO

French

1

1

1

1

1

1

1

6

BOLOMAISE

French

2,5

3

3

4

4,5

4,5

3,5

7

BOOFO NOIR

French

1

1,5

2,5

2,5

3

3,5

2,3

8

BOSAKARAKA

French

4

4

4

4,5

5,5

6

4,6

9

FRENCH ROUGE

French

4

4

4,5

4,5

5

5,5

4,5

10

LIBANGA LYA BOEA BOKOY

French

1

1

1

1,5

1,5

2

1,3

11

NGUKU

French

4

4,5

4,5

5

5

5

4,7

Total

26

30

33

39

42,5

47

35,4

L'évolution de l'indice de dégât moyen représenté dans le tableau 10 ci-dessus chez les french (corne) montre que : AMAGABA a une moyenne plus élevé que tous les autres. Soit 5 comme niveau de dégât moyen par semaine. BOSAKARAKA a une moyenne de 4,6 par semaine suivi de NGUKU et FRENCH ROUGE qui ont une moyenne de 4,5 ; ADILI avec une moyenne de 3,9 par semaine, BOLOMAISE avec une moyenne de 3,5 ; AMUNGU a une moyenne de 2,5 ; BOOFO NOIR a une moyenne de 2,3 ; ALEKE et MOMBINGENE avec une moyenne de 2,1 ; LIBANGA LYA BOEA BOKOY avec une moyenne de 1,3.

L'évolution selon la dispersion de la maladie de musa observés sur chaque cultivars nous donne une bonne image de la dispersion des symptômes de la maladie causé par Mycosphaerella, observé sur tout les bananiers. Celle-ci est représentée dans le tableau 11 ci-dessous qui nous en donne les détails.

Tableau 11 : Evolution selon l'indice de dispersion des symptômes observés sur tous les bananiers plantains étudiés par rapport a la propagation de Mycosphaerella spp sur la population de Musa AAB étudiée.

Modalité

Effectif (nc)

 
 

1

3

0,085

0,0072

2

2

0,057

0,0032

3

2

0,057

0,0032

4

1

0,028

0,0007

5

2

0,057

0,0032

6

1

0,028

0,0007

7

2

0,057

0,0032

8

4

0,114

0,0129

9

2

0,057

0,0032

10

2

0,057

0,0032

11

1

0,028

0,0007

12

1

0,028

0,0007

13

1

0,028

0,0007

14

2

0,057

0,0032

15

1

0,028

0,0007

16

2

0,057

0,0032

17

5

0,142

0,0201

18

1

0,028

0,0007

n=

35

 
 

n= nombre d'individus

L'indice de dispersion (ID)=

L'indice de dispersion total de la maladie montre qu'il y'a une nette homogénéité de la distribution de la maladie par rapport à son évolution moyenne. En outre, la valeur étant très élevé, soit 0,8978, l'hétérogénéité de la progression est très forte. Ce constat là s'observe également au niveau de catégorie Vraie et Faux corne ainsi que French (corne).

L'évolution selon le type de dégénérescence florale sont représenté dans les tableaux 12 et 13 qui suivent ;

Tableau 12 : Evolution de l'indice de dispersion de la maladie selon la caractéristique de l'inflorescence du type vraie et faux corne.

Modalité

Effectif (nc)

 
 

1

3

0,272

0,0739

2

1

0,090

0,0081

3

1

0,090

0,0081

4

1

0,090

0,0081

5

2

0,118

0,0139

6

1

0,090

0,0081

7

2

0,118

0,0139

n=

11

 
 

n= nombre d'individus

L'indice de dispersion (ID)=

L'indice de dispersion partiel de la maladie montre aussi qu'il y'a une nette homogénéité de la distribution de la maladie par rapport à son évolution moyenne selon la caractéristique de l'inflorescence du type vraie et faux corne. Sa valeur réelle de l'indice de dispersion est de 0,866 ce qui confirme presque l'observation faite dans la totalité d'indice de symptômes.

Tableau : Evolution de l'indice de dispersion de la maladie selon la caractéristique de l'inflorescence du type french (corne)

Modalité

Effectif (nc)

 
 

1

4

0,166

0,0275

2

1

0,041

0,0016

3

1

0,041

0,0016

4

1

0,041

0,0016

5

5

0,208

0,0432

6

2

0,083

0,0068

7

2

0,083

0,0068

8

2

0,083

0,0068

9

2

0,083

0,0068

10

2

0,083

0,0068

11

2

0,083

0,0068

n=

24

 
 

n= nombre d'individus

L'indice de dispersion (ID)=

L'indice de dispersion de la maladie observé à se niveau montre encore qu'il y'a une nette homogénéité de la distribution de la maladie par rapport à son évolution moyenne selon la caractéristique de l'inflorescence du type french (corne). Sa valeur réelle de l'indice de dispersion est de 0,883 celle-ci envoisine presque l'observation faite dans la totalité d'indice de symptômes.

III.2. DISCUSSION

Au niveau de dégât par semaine, sur 90 cultivars observés au total, 35 parmi eux ont été diagnostiqués malades soit 38,8% des malades et 61,2% des cultivars non malades. Ce qui représente 55 des cultivars sains ;

L'évolution de l'indice à démontré que BOGO a représenté un taux d'effectif maximale de 100% d'individus du groupe mais ceux-ci ont été très résistant à la maladie ce qui correspond à un niveau d'indice moyen évolutif de 1 par semaine, ADILI a représenté 80% de son cultivars soit 3,9 comme niveau moyen par semaine. Chez APOKA MABUKE on a retrouvé 60% d'individus malades. NGUKU, BOOFO NOIR, BOSAKARAKA II, LOKUSU II, BOLOMAISE, LIBANGA LYA BOEA BOKOY, MBOUROUKU VERT ont eu à leur sein 40% d'individus malades chacun correspondant au niveau moyen par semaine de 4,5 pour NGUKU, 2,3 pour BOOFO NOIR, 4,6 pour BOSAKARAKA II, 2,0 pour LOKUSU II, 3,5 pour BOLOMAISE, 1,3 pour LIBANGA LYA BOEA BOKOY, 5,2 pour MBOUROUKU VERT contre 7 groupes qui ont eu à leur sein 20% d'individus malades par rapport à leur effectif des groupes. Il s'agit de : ALEKE avec une moyenne de 2,1 par semaine comme indice du niveau du dégât, AMUNGU avec une moyenne de 2,5 par semaine, AMAGABA avec comme moyenne de 5 par semaine, FRENCH-ROUGE avec une moyenne de 4,5 par semaine, EGBE O MABESE avec une moyenne de 4 par semaine, LINGU avec une moyenne de 2,8 par semaine, IKPOLO ROUGE avec une moyenne de 2,3 par semaine, MAGOMA II avec une moyenne de 4,8 par semaine.

L'indice de dispersion total de la maladie montre qu'il y'a une nette homogénéité de la distribution de la maladie par rapport à son évolution moyenne. En outre, la valeur étant très élevé, soit 0,8978, l'hétérogénéité de la progression est très forte. Ce constat là s'observe également au niveau de catégorie Vraie et Faux corne ainsi que French (corne).

Les individus malades représentent 68,5% chez les french ce qui correspond à 24 individus par rapport à l'effectif total des malades équivalent à 35. Et chez les Vraies et Faux cornes, ils représentent 31,4% correspondant à 11 individus malades.

Les individus malades représentent 26,6% de l'effectif total chez les French corne en se basant sur l'effectif global des cultivars correspondant à 90 individus et 12,2% de l'effectif des Vraies et Faux cornes.

Chapitre IV : CONCLUSION ET SUGGESTION

Après cette étude, on vient de se rendre compte que les Mycosphaerella spp existent bel et bien à Kisangani et il attaque les bananiers plantains. Le Mycosphaerella est un danger permanent pour les bananiers plantains. Le résultat obtenu dans ce travail, correspondant à 38%, constitue le ¼ de la population totale considérée. En tenant compte de l'hétérogénéité des individus, la distribution aléatoire et isolé de la maladie prouve son évolution à longue échelle. Elle mérite ainsi une attention particulière. Comme nous venons de l'illustré dans ce travail. Son degré de virulence, minime soit-il, n'est pas à négliger car il peut se propager à une très grande échelle et infecter toute une grande population des bananiers plantains de la région.

D'où, nous suggérons que l'on envisage d'avance des méthodes de luttes contre cette épidémie, entre autre l'utilisation des fongicides (DEBERDT P et al 2008). Une lutte raisonnée sur avertissement, des souches pathogènes est la solution la plus approprié à court et à long terme, elle est certainement la meilleur, car elle permet aux personnes avisées et expérimentées à la matière de lutter efficacement contre cette pathologie, en identifiant, les espèces génétiquement résistantes. C'est pourquoi nous devons envisager des études régulières sur cette phytopathologie pour son contrôle permanent.

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