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L'intégration sous-régionale en CEMAC à  l'épreuve de la liberté de circulation des biens et des personnes

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par Achille SOMMO PENDE
Université Catholique d'Afrique Centrale - Master Gouvernance et Politiques Publiques 2010
  

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Paragraphe 1. De la fragilité des Etats en Afrique centrale à la neutralisation des initiatives communautaires

L'époque des conférences nationales en Afrique subsaharienne (1990-1994) pour l'avènement de la démocratie coïncide avec l'initiative CEMAC. Aujourd'hui encore, la consolidation démocratique dans les Etats membres de l'institution sous-régionale est à l'épreuve des systèmes politiques rigides souvent sources de conflits et d'instabilités sécuritaires. Ce qui constitue des obstacles majeurs à la libre circulation des facteurs.

A. Ancrage démocratique et légitimité des dirigeants des Etats de la zone CEMAC

Avant la mort de l'ex président gabonais, Omar Bongo ONDIMBA, les six chefs d'Etats de la CEMAC constituaient plus de 147 ans de mandats présidentiels cumulés. Cinq de ces six chefs d'Etats ont passé au moins 15 ans au pouvoir pendant la même période. Ces chiffres, certes de manière caricaturale, traduisent la situation démocratique des pays de la CEMAC. Depuis la mise en oeuvre du processus de démocratisation, quasiment aucun pays n'a opéré une réelle transition politique sans heurts ou contestations. En cause, le verrouillage de l'appareil et du système politique qui a contribué, non plus à une personnalisation du pouvoir, mais bien plus à une personnification du pouvoir, c'est-à-dire l'assimilation du pouvoir à une personne, le chef de l'Etat.

Au-delà de cet argumentaire qui conforte les théories de la construction de l'Etat en Afrique, notamment celle de l'Etat néo-patrimonial, l'important ici est de constater que du fait, de pressions occidentales, les Etats de la CEMAC se sont attelés à mettre en place des régimes « démocratiques », qu'ils ont su domestiquer au détriment des populations et des projets d'intérêt général comme l'instauration de la libre circulation. Ainsi, l'effort sans cesse renouvelé de construction démocratique pour les uns (société civile, organisations internationales, opposition dans une certaine mesure), ou de maintien au pouvoir pour les autres (régime en place, militaires, multinationales...) est une préoccupation accaparante, coûteuse qui empêche toute vision transnationale élaborée. L'instabilité des institutions politiques retarde les projets d'investissements, réduisent l'attractivité des bailleurs de fonds et des organisations de développement.

La mise en oeuvre effective de la libre circulation est donc difficilement envisageable tant que les Etats de la CEMAC ont du mal à se démocratiser réellement. De plus, la crise de légitimité dont souffre la plupart des chefs d'Etat de la sous-région quand elle ne constitue pas un frein à l'intégration du fait de l'insuffisance des soutiens, elle est factrice d'instabilité sécuritaire.

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