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Analyse des déterminants de la production des cultures vivrières au Bénin: cas du maà¯s et de l'igname

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par Nouta௠Rodrigue HONKPEHEDJI
Université nationale du Bénin - Ingénieur statisticien économiste 2009
  

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4.2. Revue de littérature empirique

4.2.1. Etat des techniques d'estimation de la production

vivrière dans quelques pays de la sous région

Nous présentons dans cette partie les différentes méthodes d'estimation et de prévision agricoles dans certains pays africains. Il faut noter que la littérature n'est pas assez fournie à ce sujet. Les seules bribes de développement existantes à ce sujet, que nous avons pu consulter et que nous présentons ici, portent sur les modèles du Bénin, du Togo et du Burkina Faso. Il s'agit presque de méthodes descriptives.

4.2.1.1. Les techniques d'estimation de la production vivrière au Togo

Le modèle PRECOMAT (Prévision des Comptes Macroéconomiques du Togo) est un modèle quasi-comptable, mis en place depuis quelques années à la Direction Générale de l'Economie du Togo et permet d'estimer la plupart des agrégats macroéconomiques du pays. Dans sa version 1.0, le modèle PRECOMA-T a mis en place des méthodes permettant d'avoir une vue globale sur l'économie togolaise. Ici, nous allons exposer uniquement les techniques d'estimation de la production agricole en général et la production vivrière en particulier.

Pour estimer la production vivrière, la Direction de l'Economie dispose de trois approches :

· La première approche consiste à projeter les quantités produites des huit principales cultures vivrières (manioc, igname, maïs, mil et sorgho, haricot, arachide, riz paddy) avec des taux moyens observés sur les quatre dernières années après correction des minima par la demi somme des valeurs extrêmes des cinq dernières années. Des informations complémentaires (effets de projets de développement, taux de croissance démographique, etc.) sont utilisées pour réajuster les taux de projection. Pour les autres cultures vivrières (légumes, fruits, produits maraîchers, soja, voandzou, etc.), les estimations et les projections des quantités sont déterminées suivant un taux égal à la moyenne des taux de croissance des huit principales cultures vivrières.

Les prix aux producteurs sont projetés, soit avec des taux de croissance des périodes jugées stables, soit avec des taux moyens sur les quatre dernières années

· Dans la deuxième approche, des taux de croissance variant entre 3 et 4% sont retenus pour projeter les quantités des cultures vivrières et des taux de croissance ne dépassant pas 3% pour projeter les prix au producteur. Ce taux a été choisi pour la projection des prix afin de pouvoir contenir la hausse du niveau général des prix dans la limite soutenable de l'économie nationale.

· La troisième approche qui semble prendre le pas sur les deux premières est une projection tendancielle. La production de l'année N+1 est le prolongement de la tendance sur les années passées jusqu'à N.

Comme on le remarque, ces méthodes permettent effectivement d'estimer la production agricole mais rien n'assure qu'il s'agit d'une bonne estimation.

Par exemple dans la première méthode on peut se poser des questions sur le fait qu'on est obligé de corriger les minima.

Pourquoi n'a-t-on pas choisi de corriger les maxima ? Pour la deuxième méthode, elle repose essentiellement sur le choix de taux de croissance exogène, ce qui peut être source de polémique.

En plus, cette méthode suppose que la production vivrière augmente d'année en année ; ce qui n'est toujours pas le cas.

Pour la troisième méthode, il en résulte mécaniquement qu'en cas de récoltes très supérieures (inférieures) à la moyenne pour la première année de projection, le taux de croissance de la production vivrière l'année suivante sera négatif (positif), puisqu'il se retrouve à un niveau «moyen».

De plus, ces méthodes ne tiennent pas compte d'autres facteurs qui peuvent avoir des effets sur la production agricole.

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"Un démenti, si pauvre qu'il soit, rassure les sots et déroute les incrédules"   Talleyrand