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Diagnostic socio-economique initial des forets communautaires autour du parc national de Campo-ma'an, sud Cameroun : cas d'Arak, Biboulemam et Tya'assono

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par Carine OMOKO AMAGNE
Université de Dschang - Diplôme d'Ingénieur Agronome, Option: Economie et Sociologie Rurales 2099
  

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2.2. Revue de la littérature

Des études socio-économiques menées dans les communautés d'Akak, de Biboulemam et Tya'assono durant la réalisation des PSGs et ailleurs, ont décrit les structures sociales, économiques et culturelles.

2.2.1. Données socio-économiques

Structures sociales

Les structures sociales sont constituées des écoles, des centres de santé et des boutiques.

Chacune de ces communautés dispose des écoles primaires. Akak en a deux (une à Nkoélon et l'autre à Akak), Biboulemam et Tya'assono en ont une chacune. Les effectifs des écoles sont présentés dans le tableau 2.

Tableau 2 : Effectifs des écoles primaires.

Communauté

Nombre d'école

Effectifs totaux

Effectif des filles

Nombre d'instituteurs

Akak

Nkoélon

1

31

26

2

Akak

1

39

22

2

Biboulemam

1

63

-

3

Tya'assono

1

103

-

3

Adapté de GICACA (2005) ; RDAFCB (2006) ; AFSONO (2006).

Les filles constituent environ les 2/3 des effectifs totaux dans la communauté d'Akak. Akak et Tya'assono ont en moyenne un instituteur pour 34 élèves tandis que Biboulemam a un instituteur pour 21 élèves.

Le canton Akak a une case de santé située dans le village Akak mais elle n'a jamais été opérationnelle. La population parcourt 18 km (pour les villages les plus proches) et 44 km (pour les villages les plus éloignés) pour se rendre à Campo où il y a l'hôpital le plus proche (GICACA, 2005).

Les communautés de Biboulemam et de Tya'assono ne possèdent pas de centre de santé. La population de Biboulemam parcourt 5 km pour aller se soigner à Ebemvok (RDFCAB, 2006). Celle de Tya'assono parcoure 17km pour avoir des soins à Ma'an (AFSONO, 2006).

Les villages Nkoélon et Afan Essokié (communauté d'Akak) ont des boutiques assez fournies appartenant à des commerçants natifs et allogènes. Malheureusement le manque d'électricité ne permet pas à ces boutiques de s'approvisionner en aliments périssables. L'électrification villageoise est un grand problème auquel fait face la communauté d'Akak (GICACA, 2005). Le village Biboulemam est dépourvu de boutique pouvant ravitailler tous les différents hameaux. Celui de Tya'assono a trois boutiques : une dans le premier hameau et deux dans le second.

Grâce à ces informations sur les infrastructures sociales, une comparaison pourra être faite avec les résultats de notre 1er objectif, et on pourra apercevoir les changements qu'il y a eu depuis la rédaction des PSG.

Activités rurales

L'agriculture est la principale activité dans ces trois communautés mais elle n'est pas pratiquée avec la même intensité. A Akak et Biboulemam, l'agriculture est surtout pour la subsistance. Par contre à Tya'assono, elle permet de desservir les marchés environnants. L'agriculture itinérante sur brûlis est fortement pratiquée avec rotation sur différentes zones de jachères et des associations culturales notamment la culture du manioc, du taro, du maïs, de l'arachide, de la banane plantain, du concombre, de l'igname, du gombo, de la patate et du melon. Les champs vivriers ne sont pas permanents, ils sont cultivés deux fois par an (GICACA, 2005 ; RDFCAB 2006 ; AFSONO, 2006).

Dans la communauté de Biboulemam, on rencontre une ceinture d'arbres fruitiers (safoutiers, manguiers, agrumes, papayers), de cultures maraîchères (tomate, herbes à sauces, oignons). On y trouve aussi des pimentiers et autres légumes qui constituent les champs de case. Les champs dans le campement Awomo sont autour des cabanes et ne se limitant qu'à quelques dizaines de mètres carrés de superficie de manioc associé au maïs et parfois à l'arachide (RDFCAB, 2006).

Les cultures de rente (cacaoyer et caféier surtout robusta) ont longuement été pratiquées dans la communauté d'Akak. Elles ont disparu à cause du découragement dû à la baisse drastique des prix de ces produits sur le marché international. Par contre elles sont toujours pratiquées à Tya'assono et à Biboulemam (par les Bulu), et elles occupent une place assez importante dans l'apport des revenus aux populations de Tya'assono.

La chasse est une activité très pratiquée à Akak. Les produits issus de la chasse sont la première source de protéine dans ces communautés. Ils sont aussi vendus localement et procurent des revenus non négligeables. Dans la communauté de Biboulemam, la chasse procure d'importants revenus financiers aux Bagyéli. Compte tenu de la raréfaction de cette ressource, les populations vont déjà au delà des limites de leur forêt pour chasser. C'est le cas des Pygmées d'Awomo qui dépendent fortement des ressources fauniques pour leur alimentation. Bien qu'elle soit pratiquée seulement par une frange de la communauté, l'activité représente sans doute une menace pour le potentiel faunique de la communauté de Tya'assono. L'espace utilisé par les populations riveraines pour la chasse s'étend jusque dans l'UFA 09-021. Les techniques de chasse utilisées dans ces trois communautés sont principalement : la chasse au fusil, le piégeage et la chasse à courre. La chasse à courre est surtout pratiquée pour protéger les champs vivriers des rongeurs.

La pêche fait partie des activités très pratiquées dans la communauté d'Akak ; c'est une activité temporaire dont les produits sont destinés à l'autoconsommation et/ou à la vente. Elle se pratique dans les petits affluents du fleuve Ntem (GICACA, 2005). Biwomé et Awomo sont les plus grandes rivières arrosant la communauté de Biboulemam. Elles sont très importantes dans la pratique de la pêche au sein de la communauté, ceci d'autant plus qu'elles sont poissonneuses (RDFCAB, 2006). Les techniques utilisées varient selon le sexe: les hommes pêchent à la ligne et les femmes à la nasse et au barrage. Les espèces pêchées sont : le silure (Clarias sp.), le brochet, le tilapia (Oréochromis sp.) et les crevettes (GICACA, 2005 ; RDFCAB, 2006 ; AFSONO, 2006).

Les PFNLs sont constitués des produits de l'alimentation, de la pharmacopée et de l'artisanat. La collecte des PFNLs est d'accès libre et sans restriction de zone. Elle est saisonnière et se fait d'une manière individuelle ou en groupe (GICACA, 2005 ; RDFCAB, 2006 ; AFSONO, 2006). Tous ces produits forestiers sont indispensables pour l'équilibre des populations. Ces produits sont consommés, vendus, utilisés dans l'artisanat, ou dans la pharmacopée. Parmi ces produits, on peut citer : le "ndo'o" ou mangue sauvage (Irvingia gabonensis), l'"ezezang" (Ricinodendron heudoletii), l'"Akpwa" (Tetrapleura tetraptera), l'"Assam" (Uapaca guineensis), l'"Adjap" (Baillonella toxisperma), l'"Engong" (Trichoscypha acuminata), le palmier (Elaeis guineensis) et le raphia (Raphia sp.), les champignons et le miel.

Dans cette étude, il est question de déterminer les activités génératrices de revenus et leur contribution à l'économie des ménages. Grâce à ces données, une comparaison pourra être faite avec les résultats issus de notre 2nd objectif.

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery