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Diagnostic socio-economique initial des forets communautaires autour du parc national de Campo-ma'an, sud Cameroun : cas d'Arak, Biboulemam et Tya'assono

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par Carine OMOKO AMAGNE
Université de Dschang - Diplôme d'Ingénieur Agronome, Option: Economie et Sociologie Rurales 2099
  

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4.2.2. Activités Génératrices de Revenu

Les sources de revenus sont presque les mêmes pour chaque communauté, mais c'est la contribution de chaque activité dans le revenu des acteurs qui varie. Une identification des sources de revenus des ménages est présentée dans le tableau 19.

Tableau 19 : Revenu moyen annuel des ménages et leur provenance.

Communautés

Akak

Biboulemam

Tya'assono

Source de revenu

Culture annuelle

60 000

73 000

153 167

Culture pérenne

92 500

125 000

390 218

Élevage

25 750

30 000

125 583

Chasse

220 000

177 333

248 000

Pêche

52 667

10 000

156 000

Collecte PFNL

39 000

23 333

71 000

Petite entreprise

316 667

340 000

150 000

Artisanat

-

120 000

-

Salaire

268 000

1 200 000

1 708 000

Pension retraite

396 000

300 000

1 200 000

Moyenne des revenus annuels par ménage

614400,00

611000,00

888854,55

Ecart-type

94248,607

154889,208

378275,921

Erreur standard

42149,259

77444,604

114054,482

Intervalle de confiance à 95% pour la moyenne

Borne inférieure

497374,90

364536,71

634725,32

Borne supérieure

731425,10

857463,29

1142983,77

Minimum

517000

384000

546500

Maximum

731000

730000

1773000

Un ménage à Akak qui pratique l'agriculture a en moyenne 152 500 frs CFA de revenu par an (cultures annuelles et pérennes) ; ceux de Biboulemam et Tya'assono en ont respectivement 198 000 et 543 385 frs CFA. L'écart de revenu d'une communauté à l'autre est sans doute dû à l'activité pratiquée et au système de production utilisé. Ainsi, l'activité agricole est restée extensive à Akak alors qu'à Tya'assono, on y trouve quelques exploitations à système intensif. Ce constat induit la nécessité de soutenir l'activité agricole afin d'accroitre le revenu substantiel des populations des trois communautés.

A Akak, l'écart de revenu entre les ménages n'est pas très grand, ce qui explique une population où les individus ont un même niveau social. Par contre à Tya'assono, la variation de revenu entre les ménages est très grande d'où une grande différence de classe sociale et comme conséquence, on retrouve des ménages à revenu élevé et d'autres à revenu faible.

Les petites entreprises et la chasse rapportent le plus de revenu aux ménages à Akak ; à Biboulemam ce sont les petites entreprises et l'agriculture ; quant à Tya'assono, les activités qui rapportent le plus sont l'agriculture et la chasse. A Akak, pour un intervalle de confiance de 95%, le revenu moyen est compris entre 497 374 - 731 425 frs CFA. A Biboulemam, le revenu moyen est compris entre 364 536 - 857 463 frs CFA et à Tya'assono le revenu moyen est compris entre 634 725 - 1 142 983 frs CFA à l'intervalle de confiance de 95%.

Le tableau 19 a permis de faire une comparaison sur la contribution de chaque source de revenu dans les ménages qui est illustrée dans la figure 6.

Figure 6 : Contribution des AGRs dans le revenu des ménages.

Dans chacune des communautés, le type d'activité pratiquée a une influence sur le revenu des ménages. Ainsi, les ménages ayant les plus grands revenus sont ceux où l'on retrouve des fonctionnaires en service ou en retraite. Ceux vivant de la chasse et de la collecte des PFNLs ont les plus bas revenus tandis que ceux vivant de l'activité agricole ont des revenus intermédiaires. Par ailleurs la faiblesse du revenu issue de la chasse et de la collecte des PFNLs est tributaire de la baisse du potentiel faunique et de la saisonnalité des PFNLs.

L'activité agricole est très intense à Tya'assono ; une grande partie de la récolte approvisionne les pays voisins tels que la Guinée Equatoriale et le Gabon. Les cultures qui rapportent le plus dans cette communauté sont : le cacao suivi des concombres et des arachides. Le manioc est intensément cultivé dans ces trois communautés ; c'est d'ailleurs la culture phare des femmes. Ces dernières ont des groupes d'entraide pour les champs communautaires, transforment le manioc en « bâton de manioc » et les vendent dans les villes de Campo, Akom 2 et Ma'an. La faible contribution de l'agriculture dans le revenu des ménages à Akak est due à la dévastation des champs et au système agricole pratiqué : la population pratique une agriculture extensive.

La vente des produits de l'élevage à Akak est intense lors des périodes de Septembre à Janvier avec l'arrivée des touristes. A Tya'assono, les produits de l'élevage sont surtout la volaille et sont consommés pour la réception des étrangers.

L'inexistence des marchés dans les trois communautés a entraîné le développement du petit commerce qui inclut toute activité incluant la vente des produits alimentaires tels que les bâtons de manioc, « ovianga » (viande de brousse cuisinée), l'alcool, les biens de première nécessité (savon, huile, pétrole, sardine) et même les beignets. Le projet de création d'un marché rentre dans les ambitions des communautés d'Akak et de Biboulemam ; malheureusement, la population se plaint du fait que les communes de Campo et d'Akom2 ne veulent pas de concurrence dans ce domaine. Quatre boutiques ont été recensées à Akak, une à Biboulemam et cinq à Tya'assono.

Tya'assono est passé de 3 boutiques en 2006 à 5 boutiques en 2008 ; une supplémentaire dans le premier hameau et deux dans le second hameau.

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"I don't believe we shall ever have a good money again before we take the thing out of the hand of governments. We can't take it violently, out of the hands of governments, all we can do is by some sly roundabout way introduce something that they can't stop ..."   Friedrich Hayek (1899-1992) en 1984