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La qualité : levier du management

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par Marie Scheffknecht
Université de Strasbourg - Cadre de Santé 2012
  

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1.2.2.3 Du côté économique

Enfin, il est important de souligner que les progrès technologiques effraient. Les machines remplaçant de plus en plus souvent ma main d'oeuvre humaine, les changements d'appareillage ou encore de sites industriels sont perçus comme causes de perte d'emploi ou de mutation. Les résistances au changement sont alors d'autant plus fortes que le changement touche un maximum d'agents.73

65 JABES, Jak. Changement et développement organisationnel, In : AUBERT, Nicole (sous la direction de). Management, aspects humains et organisationnel. Paris, PUF, Fondamental, 1996, p. 598.

66 Ibid. p. 599.

67 KOURILSKY, Françoise. Du désir au plaisir de changer. Paris, Dunod, 2008, p. 55.

68 JABES, op. cit. p. 599.

69 DELPLANQUE, R. Stratégie de changement, comment gérer la crise et piloter la transformation négociée ?. Soins Cadres de Santé supplément au n°67, Août 2008, p. S10.

70 JABES, op. cit. p. 600.

71 Institut de Formation des Cadres de Santé de Strasbourg, Mr Quantin, sociologue, « Approche systémique et complexité ", novembre 2011.

72 DURAND, Jacqueline. Le cadre de santé : acteur incontournable dans le système hospitalier. Rueil-Malmaison, Lamarre, 2007, p. 49.

73 JABES, op.cit. p. 600.

La résistance au changement est normale, et il faut s'y attendre. Il est donc indispensable d'accompagner le changement et d'envisager des stratégies.

1.2.3 La conduite de changement

1.2.3.1 Les stratégies

Différentes « recettes » sont proposées pour conduire le changement. Certains auteurs, tels Françoise SORIA et Pascal BARREAU, respectivement cadre formateur et coach, innovent et parlent de « coaching systémique » pour accompagner le changement. Celui-ci est alors considéré dans son environnement et l'individu est amené à réfléchir sur le système qui encadre le projet afin d'y inscrire ses valeurs et ses attentes.74

D'autres auteurs exposent la conduite du changement en 3 parties, expliquées cidessous.

Dans un premier temps, un état des lieux est à réaliser, ainsi qu'une analyse du contexte. Il faut « connaître le système ».75 Une rétrospective sur les changements précédemment mis en oeuvre et leur acceptation doit être faite. La durée et l'ampleur du changement sont à étudier, ainsi que les moyens financiers et humains mis à disposition lors du changement. Ces différents points permettent de clarifier la situation et sont indispensables pour donner des explications claires et précises aux agents.

Dans un second temps, l'accompagnement passe par le suivi et la disponibilité du chef d'équipe. Il est nécessaire d' « aider à la connaissance par l'intervention ».76 En effet, il faut être plus présent pour les agents les plus résistants, qui sont souvent les plus craintifs. Françoise KOURILSKY explique qu' « il faut aller vers l'autre plutôt que de l'attirer ».77 Les minutes passées à expliquer, clarifier et discuter des changements ne sont pas une perte de temps, mais au contraire, le moyen d'aider à l'acceptation. Un climat de confiance doit être mis en place entre les forces motrices, c'est-à-dire initiatrices du changement, et les forces résistantes. Lorsque les agents sont informés, et que les buts et les finalités de la mise en oeuvre d'un changement sont expliqués, celui-ci est immédiatement plus clair et les agents peuvent ainsi voir d'eux-mêmes les avantages et comprendre la nécessité du changement dans leur travail quotidien.

Dans un troisième temps, les valeurs personnelles et les ressources de chaque agent doivent être identifiées, dans le but de faire corréler les attentes individuelles et les objectifs du changement. Si un changement va à l'encontre des besoins personnels, les résistances en seront d'autant plus fortes. Les différences de rationalités et de logiques doivent être intégrées. F. KOURILSKY émet l'hypothèse que l'on peut créer du « désir pour un futur plus satisfaisant »78 et qu'il faut « créer le désir de changer et obtenir la coopération ».79 Il faut à la fois observer les individus, leurs

74 SORIA, F. BARREAU, P. Conduire le changement par le coaching systémique. Soins Cadres n°72, Novembre 2009, pages 54 à 57.

75 BERNOUX, Philippe. Sociologie du changement dans les entreprises et les organisations. Paris, Editions du Seuil, 2004, p. 244.

76 Ibid. p. 249.

77 KOURILSKY, Françoise. Du désir au plaisir de changer. Paris, Dunod, 2008, p. 309.

78 Ibid. p. 313.

79 Ibid. p. 311.

compétences et leur comportement, mais aussi solliciter la participation. C'est grace à cette dernière que les agents pourront s'approprier le changement.

Au regard de l'hypothèse de ce travail de recherche, il est important d'insister sur ce concept d'appropriation. Claire ETOURNEAU explique en effet que « pour qu'une réforme réussisse, les équipes doivent y croire et se l'approprier ».80 Jean-François QUARANTA, docteur en médecine, précise, quant à lui, qu'il faut « savoir préparer le changement afin d'accompagner l'appropriation d'une nouvelle culture ».81 Enfin, pour Maurice THEVENET, « s'approprier c'est faire sien ».82 En effet, l'auteur explique que l'appropriation permet aux employés de trouver un fil conducteur entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. L'appropriation permet à l'individu de développer un sentiment de possession de son lieu de travail (de son bureau ou encore de sa machine). Elle est naturellement individuelle, mais peut se développer aussi collectivement, dans des groupes de travail. C'est un concept nécessaire à l'implication. La hiérarchie et plus particulièrement les cadres « de proximité » doivent être capables de le développer. Il faut pour cela que les agents soient informés de la vie de l'entreprise mais aussi qu'ils soient sollicités pour participer au développement de celle-ci. L'information ainsi que la mise en place de groupes de travail sont des stratégies pour aider à renforcer le sentiment d'appropriation.

La communication et la place de l'accompagnateur du changement sont donc très importantes. Les missions du cadre dans la conduite du changement vont maintenant être décrites plus précisément.

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