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Gestion des lamantins des lacs de Lere : entre conservation des ressources naturelles et survie de la population.


par HONORE BEAKGOUBE
CREFELD, Université de Sarh-Tchad - Master 2 en Environnement et Developpement Communautaire  2011
  

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CONCLUSION GÉNÉRALE

La question de dégradation de la biodiversité est au coeur des préoccupations des pays tant développés qu'en développement. Pour cela, il importe de s'organiser de manière à conserver un patrimoine menacé en lui accordant une attention particulière à travers des actions de conservation concrètes et pratiques. Au travers du thème « Gestion des lamantins des lacs de Léré : entre conservation de ressources naturelles et survie de la population  », la société doit être pleinement informée sur l'état et l'évolution de la diversité biologique ainsi que sur les conséquences des menaces qui lui sont faites. Ainsi, des mesures de conservation pourront être prises afin de déterminer les modes de gestion appropriés avec leur cortège de disparitions réglementaires.

Les différents acteurs intervenants dans la gestion des ressources biologiques des lacs Léré doivent continuer à conjuguer leurs efforts bien que cette ambition soit encore entachée d'embûches. Les efforts conjugués consisteront à restaurer, à stabiliser ou à réduire le déclin des populations d'espèces. Les lamantins, espèces emblématiques de ces lacs, subissent non seulement des pressions découlant de la perte d'habitats et de la surexploitation des eaux mais aussi de commerce international.

Les spécialistes des sciences de la nature ont largement contribué à sensibiliser l'opinion publique sur les raisons de protéger la diversité biologique. Cependant, il n'est pas de leur ressort de faire les choix sociaux et économiques qui demeurent la seule responsabilité du pouvoir politique. Pour que les mesures de conservation soient efficaces, il est indispensable que les différentes couches sociales acceptent les décisions. L'éducation environnementale doit préparer les futurs citoyens à la responsabilité, en les informant sur les enjeux, mais également sur l'éthique qui sont associés à la protection de la biodiversité.

La volonté politique, l'instruction civique, l'implication des collectivités territoriales, les medias, etc. doivent être des voies privilégiées et des moyens d'expressions permettant la promotion des valeurs et des attitudes positives à une exploitation rationnelle et durable des ressources biologiques.

En effet, tout être humain a le droit de vivre et de satisfaire ses besoins essentiels. S'il pourrait vivre en harmonie avec la nature et se conduire en « gardien ou protecteur » de l'environnement, conscient de ses responsabilités, il serait possible d'assurer aux générations futures un avenir fondé sur des bases écologiques saines.

L'État, les ONG, les Associations, les Services techniques..., doivent protéger les droits des communautés locales. Ils doivent aussi protéger les connaissances, encourager les innovations et les pratiques traditionnelles favorables à la sauvegarde des écosystèmes tout en veillant au partage juste et équitable des avantages résultant de l'exploitation des ressources.

D'une manière générale, il ressort que les menaces faites aux ressources environnementales persistent à cause de l'ignorance des populations ainsi que du laxisme des décideurs politiques, scientifiques et les acteurs sont alors vivement interpellés. Ils doivent parer au statut d'observateur impuissant à celui d'acteur opérationnel. Car c'est seulement par des actes concrets que nous pouvons protéger l'environnement et garantir les ressources qu'il regorge pour les générations futures.

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