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Cephalées en ORL causes et évaluation de la prise en charge aux cliniques universitaires de Kinshasa

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par Lysette MASENDU MUTATA
Université de Kinshasa - Docteur en médecine générale 2013
  

Disponible en mode multipage

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DEDICACE

A l'Eternel Dieu Tout Puissant pour la vie et l'amour infini.

A mes chers parents Lambert SOMWE YAKILULA et Chantal MASENDU SOMWE pour tous les sacrifices consentis pendant ces longues, dures et pénibles années d'études. Aucun mot ne pourrait exprimer ma gratitude et mon amour envers vous. Veuillez trouver dans ce travail l'expression de ma reconnaissance et de mon attachement à votre égard.

A ma tante Denise MAMBA MASENDU qui a toujours fait preuve de beaucoup d'amour pour moi.

A tous mes oncles et toutes mes tantes pour vos encouragements et vos prières.

A mes cousins, cousines, neveux et nièces.

A mon futur époux et à ma progéniture.

LYSETTE MASENDU MUTATA

REMERCIEMENTS

Aux autorités académiques et facultaires

Notre profonde reconnaissance s'achève au Professeur Docteur Richard MATANDA qui malgré son temps chargé, a bien voulu diriger le présent travail, avec patience. Il a mis à notre disposition ses connaissances et de la documentation pour la réalisation de ce travail.

Nous remercions le Docteur AVILAW MPWATE pour l'encadrement dont nous avons été bénéficiaire ; elle a était attentive et disposée de répondre à nos préoccupations.

Nos remerciements s'adressent également à tous les médecins du Service d'ORL des CUK qui nous ont apporté leur soutien.

A mes tantes Elysee KIMBABE,Monique MASENDU pour les soutiens qu' elles ont apportées

Aux amis de la tour compagnons de lutte avec qui nous avons partagé des moments académiques bénéfiques et inoubliables.

Aux amis de Easy Medecine, à tous mes collègues de la promotion et à tous mes amis qui ont apporté une pierre à l'édifice : Hervé MANDIANGU, John MBUYI, Stamper VUVU, Fabrice MAMBU, Blanchard NGOY, Héritier KATABWE.

Que toutes les personnes qui nous ont aidé de près ou de loin à la réussite de nos études, trouvent à travers ce travail, l'expression de notre profonde reconnaissance.

LISTE DES ABREVIATIONS

AINS : Anti inflammatoire non stéroïdien

ATM : Articulation temporo mandibulaire

AVC : Accident vasculaire cérébral

CNPP : Centre Neuropsychiatrique

CSP : Centre de Santé Périphérique

IHS : International Headache Society

HTIC : Hypertension Intra Crânienne

HTA : Hypertension Artérielle

ORL : Oto-rhino-laryngologie

SNC : Système nerveux Central

SNP : Système Nerveux Périphérique

T.A : Tension Artérielle

V.S. : vitesse de sédimentation

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Répartition des patients selon la tranche d'âge

Tableau II: Répartition des patients selon le sexe

Tableau III : Répartition des patients selon les types des céphalées

Tableau IV : Répartition des patients en fonction des céphalées primaires

Tableau V : Répartition des patients en fonction des céphalées secondaires

Tableau VI : Répartition des patients selon les services de provenance

Tableau VII: Répartition des patients selon les provinces d'origine

TableauVIII : Répartition des patients selon la prise en charge Tableau IX : Répartition selon le traitement médical

RESUME

Les céphalées douleurs siégeant sur la face de localisation crânienne ou faciale constituent un problème de santé mais non suffisamment diagnostiquées. Elles sont des causes diverses allant des céphalées primaires aux céphalées secondaires.

Notre étude a eu pour objectif de déterminer la fréquence des patients ayant consulté pour céphalées au service d'ORL des CUK, de déterminer qu'elle était la fréquence des céphalées primaires et secondaires ainsi que les principales pathologies de la sphère ORL qui s'accompagnent des céphalées de la période allant de janvier 2007 à décembre 2009.

Au terme cette étude, nous avons trouvé que14,09% des patients ayant consulté en ORL ont eu des céphalées ;10,72% ont eu des céphalées primaires et 89,27% ont eu des céphalées secondaires dans l'ensemble . Parmi les céphalées secondaires, les sinusites ont été les plus représentatives avec 58,09% de tous ces céphalées.

Cette étude à permis de constaté qu'une bonne anamnèse et un examen minutieux est important pour différencier les types des céphalées afin de mieux les prendre en charge,

Nous retiendrons que le traitement des céphalées est étiologique d'où l'importance d'un examen minutieux et correcte.

.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE ERREUR ! SIGNET NON DÉFINI.

REMERCIEMENTS II

LISTE DES ABREVIATIONS III

LISTE DES TABLEAUX IV

RESUME V

TABLE DES MATIERES VI

INTRODUCTION 1

1.Enoncé de problème 1

2. Objectifs 3

REVUE DE LA LITTERATURE 4

CHAPITRE I: GENERALITES 5

I.1.Définition des céphalées 5

I.2. Classification et causes des céphalées 5

I.2.2. La deuxième classification regroupe 6

I.3. Mécanisme des céphalées 11

I.4. Approche clinique des céphalées. 13

I.5. Traitement des céphalées 14

CHAPITRE II : PATIENTS ET METHODE 15

II.1 NATURE ET CADRE DE L'ETUDE 15

II.2. POPULATION D'ETUDE 15

II.3. METHODOLOGIE 15

II.4. PARAMETRES D'ETUDES 16

CHAPITRE III. RESULTATS 17

III.1. CARATERISTIQUE GENERALE 17

CHAPITRE IV : DISCUSSION 24

CHAPITRE V. CONCLUSION 27

RECOMMANDATIONS 28

BIBLIOGRAPHIE 29

ANNEXE 31

INTRODUCTION

1. Enoncé de problème

La céphalée constitue un des symptômes les plus fréquemment rencontrés en médecine générale, en neurologie et en ORL. Elle est le motif d'appel en urgence ou le motif de consultation chez les médecins. Tout médecin peut y être confronté dans le cadre d'une urgence ou d'une consultation programmée. Ce symptôme uniforme, une douleur de l'extrémité céphalique peut correspondre à des situations cliniques différentes. Les causes sont nombreuses, variées et correspondent à des affections de gravité différente, de la plus banale à la plus sévère pouvant engager le pronostic vital. Elle touche une partie importante du corps humain la tête ; elle compte parmi les affections du système nerveux les plus répandues.1 Elle s'associe à une charge pour la personne et la société se traduisant par des douleurs, une souffrance personnelle importante, des incapacités, une détérioration de la qualité de vie et des coûts financiers.

Les efforts à long terme pour vivre avec une céphalée chronique peuvent aussi prédisposer à d'autres maladies. La dépression par exemple est trois fois plus courante chez les personnes atteintes des migraines ou des céphalées sévères que chez les sujets saints2.

De nombreuses études cliniques et nosographiques ont été effectuées depuis les années quatre-vingt où une Commission Internationale d'Expert s'est attelée à mieux définir les étiologies des céphalées.3 A l'échèle mondiale, les céphalées sont répandues, mais pas suffisamment diagnostiquées et traitées selon un nouveau rapport de l'OMS. Cette enquête montre la négligence dans le monde entier d'un important problème de santé publique et révèle les insuffisantes des réponses qui y sont apportées. La prévalence des céphalées chez l'adulte est de 47% dans le monde entier avec une incidence élevée chez les personnes âgées de 30- a 40 ans. Dans les pays européens et Anglo-Saxons, elle est de 30-70 % de la population étudiée.

Les études concernant la prévalence des céphalées dans la population générale en Afrique sont peu nombreuses. Les données recueillies aux Zimbabwe à partir d'une étude de la population urbaine avaient révélé un taux de prévalence de 20,2%. Au Nigeria la prévalence globale était de 5,3% en milieu urbain et de 6,3% en milieu rural4-5-. Une étude menée au Mali a révélé une prévalence de 27,5% dans le district de Bamako6.

Elles sont responsables de 20% des causes d'absentéisme ; 10 à 20 % de la population souffre de migraine.

Les céphalées secondaires aux affections ORL, dont la principale cause est la rhino sinusite, représente 15% avec une incidence de 3 à 6% pour les sinusites chroniques.7

Cependant, 95% des patients vus en médicine générale présentent une cause bénigne de céphalées, une recherche soigneuse des céphalées secondaires symptomatiques d'une affection sous-jacente potentiellement grave est indispensable.8

Le médecin a donc un rôle  important de distinguer les céphalées primaires de céphalées secondaires de plus en plus fréquentes, mais pas suffisamment étudiées, de déterminer le type de céphalées afin de prescrire un traitement adéquat, savoir répondre aux besoins du patient pour qui ne une céphalée même bénigne peut être cause de crainte et d'handicap important.

Malgré les variations régionales, les céphalées sont un problème mondial touchant toutes les populations quels que soient l'âge, la race, le niveau social et les zones géographiques.

2. Objectifs

Objectif Général

- Contribuer à améliorer la prise en charge des patients se plaignant des céphalées

Objectifs spécifiques

- Déterminer la fréquence des céphalées au Département d'ORL des CUK

- Déterminer la fréquence des céphalées primaires et des céphalées secondaires au service d ORL des CUK

- Déterminer les principales pathologies ORL qui s'accompagnent des céphalées.

REVUE DE LA LITTERATURE

Les céphalées causes fréquentes de consultation posent encore à ce jour des problèmes de diagnostic. Malgré le nombre élevé des personnes atteintes des céphalées dans le monde, son ampleur a été sous-estimée et ces troubles insuffisamment reconnus. Pourtant elles pourraient, selon les causes, être à l'origine des incapacités, ainsi que d'une détérioration de la qualité de vie. Les céphalées dues aux affections ORL ne sont pas suffisamment exploitées dans la littérature.

Selon une étude publiée en octobre 2012 par l'OMS, on estime à 47% la population mondiale présentant des céphalées d'étiologies diverses avec une incidence élevée chez les personnes dont l'âge est comprise entre 18-65 ans et un sexe ratio égal à 1,64 femmes pour un homme1-8. Tandis que pour RUTCHMAN la tranche d'âge est de 30-40 ans.

Les céphalées primaires ont largement bénéficiées d'études descriptives contrairement aux céphalées secondaires de la population et les céphalées dues aux affections ORL ne sont pas suffisamment exploitées.

Pour J.SOMMER-BUHLER, C.DOZIER ET H.STALDER, les migraines représentent 15% des céphalées primaires, les affections ORL quant à elles représentent aussi 15% des céphalées secondaires9.

D'après RASMUSSEN, sur un échantillon de milles sujets Danois, les céphalées de tension représentent 66% des céphalées primaires suivies des céphalées causées par le froid à 15% et les algies vasculaires de la face seulement 0,1%. Les affections ORL représentent 15% des céphalées secondaires et essentiellement les sinusites chroniques et le polype naso sinusiennes

Selon un programme aux résidents de neurologie, les sinusites représentent 45% des céphalées secondaires suivie des rhinites allergiques qui 20%19.

La prise en charge des céphalées secondaires est essentiellement étiologique.

CHAPITRE I: GENERALITES

I.1.Définition des céphalées

Les céphalées sont des douleurs siégeant au niveau de la tête, soit de localisation crânienne, soit de localisation faciale.

I.2. Classification et causes des céphalées

Les céphalées se distinguent des autres douleurs somatiques par une dimension psychologique qui leur est propre. Dans la grande majorité de cas on ne retrouve pas de fondement organique aux céphalées mais il est indispensable de savoir rechercher les causes. Plusieurs classifications sont proposées par différents auteurs.

I.2.1 La première est celle qui regroupe10:

· Les céphalées aigues

· Les céphalées sub aigues

· Les céphalées chroniques

I.2.1.1 les céphalées aiguës : sont des céphalées à début brutal ou non qui englobent les céphalées dues à une hémorragie, des causes vasculaires telles que l'AVC et la thrombophlébite, des causes infectieuses : la méningite, l'infection cérébrale méningée, des céphalées projetées d'affection ORL dont les sinusites, ophtalmologique (glaucome), stomatologique. ( carie dentaire)

I.2.1.2 les céphalées subaigües progressives : sont dues à l'hypertension intracrânienne, la maladie de Horton ou artérite temporale (arthrite giganto-cellulaire)

I.2.1.3 les céphalées chroniques : englobent essentiellement la migraine, les algies vasculaires de la face et la névralgie de trijumeau.

I.2.2. La deuxième classification regroupe11:

· Les céphalées aigues

· Les hémicrânies

· Les céphalées diffuses paroxystiques

· Les céphalées psychogènes

I.2.2.1 les céphalées aigues : qui sont causées par les méningites, les hémorragies méningées, l'hypertension intracrânienne aigue.

I.2.2.2 Les hémicrânies : qui comprennent les migraines et les algies vasculaires ainsi que l'artérite temporale.

I.2.2.3Les céphalées diffuses paroxystiques dans lesquelles nous retrouvons les migraines, l'HTA, sinusite aigue.

I.2.2.4 Les céphalées psychogènes.

I.2.3. La troisième classification12

Est celle de « International Headache Society » (Société Internationale des Céphalées) qui est la plus utilisée avec des critères diagnostiques unanimement acceptés au niveau mondial.

Cette société reconnait treize catégories des céphalées dont quatre céphalées primitives ou primaires, neuf catégories de céphalées secondaires, le tout correspond à plus de 85 causes différentes bases sur des critères diagnostiques. Ainsi, on peut concevoir que le médecin non spécialiste puisse éprouver des difficultés à s'y reconnaitre et soit parfois dérouté devant un patient céphalalgique, que ce soit dans le cadre des urgences ou dune consultation programmée.

I.2.3.1. les céphalées primitives

La migraine : très fréquente, elle touche 10-12% de la population. Elle atteint 3-4 fois, la femme que l'homme. Soit environ 7-8 million de personnes en France. Il existe deux types de migraines : la migraine sans aura et la migraine avec aura.

IHS a défini les critères diagnostics de cette affection et quand il manque un de ces critères, on parle de migraine probable. Ces critères sont les suivants :

- Crises de céphalées durant 4-72 heurs (sans traitement ou avec un traitement inéfficace)

- Céphalées ayant au moins deux des symptômes suivants, pulsatile, unilatérale, intensité modérée ou sévère et aggravées par les activités physiques de routine

La céphalée de tension : est provoquée par une forte tension des muscles du cou, du cuir chevelu et du visage. Les mécanismes physiopathologiques ne sont pas bien connus. Le stress peut en être une des causes. Elle doit avoir au moins deux des quatre caractéristiques suivantes :

- topographie bilatérale

- Tonalité décrite comme une pression

- Intensité légère à modérée

- Intensité non aggravée par les efforts physique de routine comme la montée ou la descente des escaliers. En outre la céphalée de tensions ne s'accompagne pas des signes digestifs (nausées, vomissements) mais une anorexie est possible.

3° Les algies vasculaires de la face et les céphalées trigemino-autonomique

Ce sont des céphalées qui mettent en jeu une activation à la fois des voies nociceptives trigemino- vasculaires et du système nerveux autonome intracrânien.

Les autres céphalées primitives : il s'agit des céphalées sans causes décelées malgré un bilan neurologique extensif. Certaines d'entre elle sont très intenses et de courte durée, elles se distinguent surtout par leur circonstance de survenue et sont donc également appelée céphalées circonstancielles. Nous retrouvons dans ce groupe, les céphalées dues au froid, à l'effort, a l'activité sexuelle.

I.2.3.2. Les céphalées secondaires

Ce groupe comprend neuf catégories dont :

1° Les céphalées post-traumatiques : sont celles qui surviennent au décours d'un traumatisme crânien ou cervical, entrainant une modification circulatoire et métabolique cérébrale. Une atteinte des tissus mous ou osseux sont moins mises en en cause

2° Les céphalées des lésions vasculaires : telles qu'une hémorragie méningée, un hématome intracrânien, une malformation vasculaire, HTA systématique, une artérite, atteinte carotidienne ou vertébrale, une thrombose veineuse.

3° Les céphalées secondaires à une pathologie intra- crânienne non vasculaire : telle une HTIC, tumeur cérébrale, encéphalite, maladie de Horton (artérite temporale)

4° Les céphalées liées à un processus infectieux intracrânien, tels que les syndromes méningés. Ce sont des céphalées intenses, permanentes, exagérées par la flexion de la nuque, la toux, cette dernière est évidente, souvent associées à des vomissements et à une difficulté à supporter la lumière ambiante (photophobie)

5° Les céphalées toxiques aigues ou chroniques par sevrage ou abus médicamenteux : ce sont des céphalées diffuses, persistantes tant que l'exposition à la substance subsiste.

6° Céphalées secondaires à un trouble métabolique : telles que l'hypoxie, l'hypercapnie, l'hypoglycémie, l'hypercalcémie, le jeune.

7° Les céphalées psychogènes : peuvent accompagnées tous les tableaux psychiatriques 

· syndrome dépressif

· état anxieux

· état hypochondriaque

· hystérie

8° Les névralgies crâniennes : sont des céphalées associées à une névralgie faciale, trigeminale, glosso pharyngienne ou autre algies en rapport avec une lésion d'un nerf crânien.

9° Les céphalées secondaires à une pathologie du crâne, des yeux (glaucome), du cou, de la sphère ORL.

Notons que les céphalées de causes ORL ont des céphalées qui accompagnent les pathologies de la sphère ORL dont la sinusite est la plus représentée.7 L'origine de la douleur n'est toujours pas au niveau de l'expression même douloureuse.

Une sinusite est une inflammation d'un ou plusieurs de quatre sinus (maxillaire, éthmoïdale, frontal, sphénoïdale). Les sinus sont les cavités remplies d'air et creusées à l'intérieur des os du crâne ; ils communiquent avec les fosses nasales13.

La muqueuse qui recouvrent les sinus sécrètent un mucus fluide drainé par les cils épithéliaux vers chacun des ostia ou canal qui font communiquer chaque sinus avec la fosse nasale14.

En cas de sinusite aigue, l'agression microbienne entrave le fonctionnement ciliaire et la perméabilité des ostia est compromise par l'oedème muqueux. Ce qui gène encore plus le drainage et la ventilation de chaque sinus (hypoxie) éléments qui favorisent l'infection.

Les sinusites algiques sont les plus souvent les sinusites aigues ayant comme signe d'accompagnement une rhinorrhée, une obstruction nasale ainsi que des signes généraux comme la fièvre.

La topographie de la douleur dépend du sinus en cause. Dans les sinusites maxillaires, la douleur est projetée au niveau des joues avec irradiation dentaire, tandis que la douleur dans la sinusite frontale est localisée au front. Elle est retro-orbitaire pour les sinusites sphénoïdales et périorbitaire pour les sinusites ethmoïdales15-16. Elle est accentuée par la position penchée en avant, la pression de l'os maxillaire ou frontal en regard majore la douleur.

Les sinusites chroniques sont peu pourvoyeurs de douleurs. Certaines sinusites sphénoïdales chroniques peuvent être extrêmement algiques de sorte qu'une douleur chronique justifie une imagerie.

Le point de départ d'une sinusite est le plus souvent nasale à la suite d'une rhinite. Cette rhinite peut être de nature infectieuse, allergique ou inflammatoire ; la cause peut être dentaire pour les sinusites maxillaires, les causes traumatiques sont moins fréquentes.

Le diagnostic d'une sinusite est confirmé par la radiographie des sinus qui montre une opacité au niveau du sinus concerné.

Devant les signes d'une sinusite, on préconise une antibiothérapie en fonction des données épidémiologiques récentes. Les antibiotiques les plus utilisés sont les beta lactamines, certains macrolides et les quinolones sont parfois efficaces contre les pneumocoques.14

Le traitement adjuvant est nécessaire afin de réperméabiliser l'ostium sinusien et enrayer le cercle inflammatoire. Les corticoïdes sont de ce fait utilisés ; les vasoconstricteurs locaux ou par voir générale vont permettre une rétraction de la muqueuse pour faciliter le drainage. La ponction-drainage s'impose en cas d'échec de traitement médical ou de complication.

Les complications sunisiennes sont rares mais potentiellement graves ; il s'agit des complications méningo-encéphaliques (abcès ou méningite), orbitaire (abcès orbitaire ou périorbitaire).Ces complications sont plus observées en cas de sinusites ethmoïdale, frontale et sphénoïdales. Les sinusites sphénoïdales sont rares mais de diagnostic difficiles car elles ne se manifestent pas par des céphalées rebelles, leur découvertes ne sont faites souvent qu'au stade des complications méningées ou orbitaires.

En dehors des sinusites, les rhinites, les cancers sinusiens tels que le carcinome épidermoide, l'adénocarcinome du sinus éthmoïdale peuvent être à l'origine des céphalées surtout lorsqu'il y a un envahissement osseux ou orbitaire.

Le symptôme comme la rhinorrhée, l'obstruction nasale et l'épistaxis doivent évoquer une tumeur surtout lorsqu'ils sont unilatéraux. L'imagerie permettra de poser le diagnostic.

La mastoïdite, les infections du rhinopharynx, les amygdalites peuvent également s'accompagner des céphalées.

I.3. Mécanisme des céphalées

L'atteinte des nombreuses structures cranio faciales peut être source des céphalées.

L'extrémité céphalique est richement innervée principalement par le nerf trigumeau et les nerfs issues des premières racines cervicales. Les vaisseaux intracrâniens sont innervés par les fibres, la douleur est véhiculé par le nerf sensitifs issus du système trigemino- vasculaire et par des fibres efférentes sympathique et parasympathique17

Les nerfs V1, 2 et 3 innervent :

- Les téguments de la face

- Une partie de la cavité buccale

- Les sinus frontaux

- Les cavités orbitaires

- Les articulations temporo mandibulaire

- Les artères temporales superficielles

- La portion extra crânienne de l'artère carotide

- Les structures endocrâniennes situées au dessus de la tente de cervelet

Toutes ces structures peuvent donc être douloureuses. Les muscles, les vaisseaux sanguins adjacents au cerveau sont aussi souvent douloureux car ils contiennent des fibres nerveuses. Par contre le parenchyme cérébral, les méninges et le plexus choroïdes ne sont pas douloureux car ne contiennent pas les fibres sensibles à la douleur.

- Les maux de tête sont considérés comme un trouble neuro-vasculaire parce que le problème réside dans l'innervation neurale et la circulation crânienne. Cette explication qui implique la vascularisation du cerveau est appelée théorie vasculaire.18

Dans cette théorie, la constriction des artères périphériques et la dilatation des vaisseaux sanguins cérébraux conduisent à des douleurs. La vasoconstriction conduit à une perte d'oxygène cérébrale dans le sang par conséquent, le mécanisme de compensation est la vasodilatation.

- La sérotonine (5-hydroxytryptamine, 5-HT) est un neuro transmetteur impliqué dans de nombreux troubles du système nerveux central. Il jouerait un rôle dans les maux de tête. Il resserre les vaisseaux sanguins conduisant à une stimulation des récepteurs de la douleur.

De nombreux récepteurs serotoninergiques ont été localisés dans les vaisseaux sanguins crâniens. Un excès de sérotonine a été démontré susceptibles de conduire à des maux de tête. Par conséquent, les médicaments serotoninergiques sont soigneusement examinés et étudiés pour les personnes souffrant des maux de tête.

- L'autre théorie est la propagation de l'activité électronique cervicale ; c'est la théorie qui s'appuie sur la réduction du flux sanguin auquel correspond une réponse électrique cervicale aux stimuli nociceptifs.

La stimulation nociceptive par les terminaisons sensitives entraine la libération locale de substance allogène et l'activation du récepteur de la douleur.

Le récepteur activé conduit le signal le long des fibres sensitives des nerfs périphériques qui pénètrent dans le tronc cérébral où Convergent plusieurs neurones et se projettent dans le mésencéphale et le thalamus via le faisceau spino thalamique.

La douleur liée à une stimulation nociceptive est représentée par:

L'inflammation des méninges, HTIC, névralgie du trijumeau, sinusite aigue

Les douleurs liées à un dysfonctionnement d'un élément du système nociceptif : la migraine, les algies vasculaires de la face

Les douleurs projetées dans le territoire d'innervation d'un nerf se sensitif sont : les douleurs orbitaires en cas de dissection de la carotide interne18.

I.4. Approche clinique des céphalées.

L'anamnèse représente le temps essentiel de l'examen. Il est important de rechercher :

· le mode d'installation de la céphalée d'apparition brutal ou progressif.

· le mode d'évolution : permanente ou survenant à certaines heures

· les caractères des céphalées

· les circonstances d'apparition : traumatisme, consommation des produits toxiques, céphalées précédées d'un état fébrile, céphalées suites à la toux, à une exposition ou froid...

· les signes qui les accompagnent rhinorrhée, obstruction nasale, nausées, vomissement, troubles oculaires...

· connaitre les antécédents du patient : antécédent des maladies psychiatriques, consommation des produits toxiques.

L'examen clinque consistera à un examen général avec mesure de la pression artérielle, faire un examen neurologique pour apprécier l'état de conscience, rechercher un déficit neurologique ou un syndrome méningé plus un examen local en palpant les différents artères, puis faire la palpation des points sinusiens.

L'examen clinique sera complété par un bilan si nécessaire tel que :

- La numération des cellules sanguines, la vitesse de sédimentation, la radiographie du crâne, la radiographie des sinus, le scanner cérébral suivant les hypothèses émises.

I.5. Traitement des céphalées

Le traitement est fonction de l'étiologie, il est donc important de rechercher les causes afin de bien le prendre en charge.

L'objectif du traitement des céphalées doit viser :

· à contrôler la crise,

· à améliorer la qualité de vie.

Ainsi une prise en charge correcte peut éviter le passage à la chronicité. Toute céphalée avec signe d'alarme tels que le vomissement, la fièvre, le traumatisme récent, céphalée évocatrice des migraines, les anomalies du statut neurologique devra faire envisager une éventuelle hospitalisation.

Le traitement comprend deux volets :

- L'enseignement thérapeutique du patient afin de le rendre capable de gérer sa maladie et participer à l'adaptation de son traitement. Il est utile de donner des conseils comme l'hygiène de vie : repas correct et régulier, sommeil ou repos suffisant, exercice physique, assainissement du lieu d'habitation, essayer tant soit peu d'éviter le stress et de favoriser la relaxation.

- Le traitement médical se fait selon les causes ou étiologies des céphalées.

CHAPITRE II : PATIENTS ET METHODE

II.1 NATURE ET CADRE DE L'ETUDE

Il s'agit d'une étude rétrospective et descriptive qui a concerné les dossiers des patients ayant pour plainte des céphalées durant la période allant de janvier 2007 à décembre 2009.

II.2. POPULATION D'ETUDE

L'étude a concernée les dossiers des malades ayant consulté durant la période concernée.

Critères d'inclusion à l'étude

Ø Patient ayant consulté au Service de l'ORL durant la période d'étude de 2007-2009 ;

Ø Patient de tout âge, de deux sexes confondus ayant comme plaintes des céphalées.

Critère d'exclusion à l'étude

· Dossier médical en dehors des périodes de l'étude

· Patient n'ayant pas présenté des céphalées dans leurs plaintes

· Dossier médical non conforme

II.3. METHODOLOGIE

Nous avons élaboré une fiche de collecte des données reprenant les paramètres sociodémographiques, le motif de consultation le service d'origine, les caractéristiques, des céphalées, les antécédents, les examens para cliniques réalisés, le diagnostic posé ainsi que le traitement instauré et l'évolution.

II.4. PARAMETRES D'ETUDES

II.4.1. Les variables d'étude

Les données d'intérêt ont été recueillies sur les fiches individuelles de collecte des données. Les variables d'étude ont été celles rapportées dans les dossiers :

- Age,

- Sexe

- Province d'origine ;

- Adresse ;

- La clinique ;

- Les services de provenance ;

- Les diagnostics et la thérapeutique.

Seuls les cas contenant les informations sur les variables d'intérêt ont été retenue pour les analyses.

II.4.2. ANALYSE STATISTIQUES

La saisie des données a été faite sur un ordinateur avec le programme Excel puis analysées et traitées avec le logiciel Epi info version 7.

Nous avons exprimé les variables quantitatives sous-forme de moyenne et de médiane.

La statistique descriptive a présenté les données sous-forme des tableaux avec des pourcentages pour les variables qualitatives.

CHAPITRE III. RESULTATS

III.1. CARATERISTIQUE GENERALE

Sur 4286 patients ayant consulté au service d'ORL de CUK durant la période allant du mois de janvier 2007 à décembre 2009, 606 patients ont présenté des céphalées, soit 14,09%.

Tableau I : Répartition des patients selon la tranche d'âge

Classe d'âge

Effectifs

Pourcentage

9 - 18

48

7,92

19 - 28

193

31,85

29 - 38

142

23,43

39 - 48

99

16,34

49 - 58

75

12,38

59 - 58

31

5,12

69 - 78

12

1,98

79 - 88

4

0,66

99 - 106

1

0,17

107 +

1

0,17

TOTAL

606

100,00

Il ressort de ce tableau que la majorité des patients était âgée de 19 à 28, soit 31,85% suivi de ceux dont l'âge est compris entre 39 et 48 soit 23.43%

Tableau II : Répartition des patients selon le sexe

Sexe

Nombres

Pourcentage

F

362

59.74

M

244

40.26

TOTAL

606

100.00

Environ 60 % des patients ayant présenté des céphalées étaient des femmes avec un sexe ratio de 1.49 femmes pour un homme.

Tableau III : Répartition des patients selon les types des céphalées

Type des céphalées

Nombres

Pourcentage

Céphalées primaires

65

10, 72

Céphalées secondaires

541

89,27

Total

606

100

Les céphalées primaires représentent 10,72% et les céphalées secondaires 89,27% des patients ayants consulté en ORL

Tableau IV. Répartition des patients en fonction des céphalées primaires

Céphalées primaires

Nombres

Pourcentage

Céphalées de tension

Migraine

Céphalées circonstancielles

Paralysie faciale périphérique

Névralgie du trijumeau

Total

38

12

8

4

3

65

58,46

18,46

12,30

6,15

4,61

100

Les céphalées de tension occupent 58,46% des céphalées primaires suivi es des migraines 18,46%.

Tableau V : Répartition les patients en fonction des céphalées secondaires

Pathologies

Nombres

Pourcentage

Allergie ORL

10

1,65

Amygdalite

12

1,98

Céphalées hypertensives

O M A

5

33

0,92

5,45

Paludisme

10

1,65

pharyngite

15

2,48

Polype endonasale

5

0,92

Rhinite allergique

23

3,80

Sinusites

352

58,09

Syndrome vertigineux

8

1,32

Autres

Total

68

541

12,31

100

Nous voyons que les sinusites représentent les pathologies qui occupent la première place avec 58,09% suivies de 3,80 % pour les rhinites allergiques.

Tableau VI : Répartition des patients selon les services de provenance

SERVICE

FREQUENCE

POURCENTAGE

Chirurgie

1

0.17

Gynécologie

2

0.33

Médecine Interne

48

7.92

Pédiatrie

4

0.66

Stomatologie

1

0.17

Ophtalmologie

8

1.32

CNPP

3

0.50

CSP

7

1.16

Consultation spontanée

532

87,79

Total

606

100

Ce tableau relève que 87,79% des patients ont consulté de façon spontanée.

Tableau VII : Répartition des patients selon les provinces d'origine

Provinces

Nombres

Pourcentage

Bandundu

127

20.95

Bas Congo

182

30.03

Equateur

40

6.60

Goma

5

0,82

Kasaï occidental

18

2,97

Kasaï oriental

111

18,31

Katanga

15

2,47

Kinshasa

4

0,66

Maniema

13

2,14

Province oriental

10

1,65

Sud Kivu

20

3,30

Aucune

61

10,o6

Total

606

100

IL ressort de ce tableau que les provinces, du Bas-Congo, du Bandundu et Kasaï sont les plus représentatives avec respectivement 30,03 %, 20,95 et 18.31 %.

Tableau VIII Répartition selon la prise en charge

Attitudes

Effectifs

Pourcentage

Traitement chirurgical

28

4,62

Traitement médical

563

92,90

Référé ailleurs

15

2,47

Total

606

100

La majorité des patients a reçu un traitement médical (92,90%)

Tableau IX Répartition en fonction du traitement médicale

Traitement

Nombres

Pourcentage

Antibiotique, corticoïde, goutte nasale

212

37,65

Antibiotique, corticoïde, goutte nasale, antihistaminique

89

15,80

Antibiotique, corticoïde, goutte nasale, AINS

40

7,10

Antibiotique, corticoïde, AINS

52

9,23

Anxiolytique et sédatif

10

1,77

Autres

Total

160

563

28,41

100

37% des patients ont reçu l'association antibiotique, corticoïde, goutte nasale.

CHAPITRE IV : DISCUSSION

Cette étude avait pour objet de déterminée la fréquence des céphalées en général puis des céphalées primaires et secondaires et de déterminer les principales pathologies ORL pouvant s'accompagner des céphalées.

Elle a cependant connu certaines limites et contraintes qu'il faut considérer dans l'interpellation des résultats, telles que les dossiers mal remplis qui n'ont pas permis de recueillir certaines informations.

L'évolution des certains patients n'est souvent pas repris, il nous ai donc difficile de connaître comment ont évolué ces patients après leur prise en charge.

Notre discussion portera sur les résultats que nous avons pu recueillir.

IV.I. Age 

Les patients qui ont été consulté au Service d'ORL sont de tout âge à partir de 9 ans. Cependant la majorité de ces patients étaient âgées de 19-28ans et représentent 31,85% de tous les patients. Ils sont suivis des patients dont la tranche d'âge est comprise entre 29 et 38 ans soit 23,43% puis comprise entre 39 et 48 ans soit 16,34% (tableau I). Nous constatons que ces données corroborent avec les études réalisées par l'OMS en 2012 qui stipulent que la grande majorité des patients avec céphalées sont des adultes dont l'âge varie entre 18-60 ans 1. Cependant pour RUSTCHMAN l'âge varie entre 30-40 ans3, cette tranche est incluse dans celle proposée par L'OMS.

V.2. Le sexe

Le tableau II nous montre que les femmes représentent 59,74% des patients qui ont été vus pour céphalées en ORL contrairement aux hommes qui ont représenté 40,26%. Pour J. Sommer-Buhler, C. Dozier et H. Stalder les femmes sont plus atteintes par les céphalées que les hommes avec un sexe ratio de 1,49 sans pour autant en déterminer la cause 19.

V.3. Le type des céphalées

D'après nos résultats, (tableau III) les céphalées primaires représentent 10,72% des tous les patients céphatalgiques avec une prévalence élevée de 58,46% pour les céphalées de tension, 18,46% pour les migraines, 12,30% pour les céphalées circonstancielles, 6,15% pour la paralysie faciale périphérique et 4,61% pour la névralgie du trijumeau.

Les données de la littérature stipulent que les migraines représentent environ 10 à 12 % des patients céphatalgiques dans la population mondiale et que les céphalées de la tension représentent prés de 2/3 des céphalées primaires9. Notre étude révèle que les céphalées de tension occupent plus de la moitié des patients avec céphalées au Service d'ORL des CUK et les migraines 18,46%(tableau III).

Le nombre global des patients avec céphalées secondaires n'est pas donnée avec précision. Cependant un accent est mis sur les sinusites et les rhinites allergiques qui représentent respectivement 45% et 20% des céphalées secondaires selon Evelyne Guegan19. Dans la présente étude, les sinusites représentent 58%(tableau V). Cette différence pourrait s'expliquer par le fait que beaucoup des patients se sont vus attribuer les diagnostics des sinusites sans une confirmation radiologique possible par manque des moyens financiers. Les rhinites occupent 3,80% des céphalées secondaires.

V.4 La prise en charge

Les résultats du tableau IX montre les différentes attititudes thérapeutique dont ont bénéficié les patients. Il est important de signaler que le traitement a été donne en fonction des étiologies. Environ 93 % des patients ont bénéficié du traitement médical et ce traitement es t essentiellement fait d un antibiotique dont les beta-lactamines, des corticoïdes et des gouttes nasale, cette association est la principale en cas des sinusites étant donné que la majorité des patients avec céphalées avaient une sinusite, ce traitement correspond a celui que des nombreux auteurs ont proposé.14

Le traitement chirurgical a consisté en cas de sinusite à une ponction lavage des sinus concernés.

CHAPITRE V. CONCLUSION

Au terme de la présente étude, nous nous sommes assigné de déterminer

· la fréquence des céphalées au service d'ORL des CUK,

· la fréquence des céphalées primaires et secondaires,

· les principales pathologies ORL qui s accompagnent des céphalées chez les patients ayant consultés pendant la période allants de 2007-2009.

Ø Sur 4286 patients, 606 ont présenté des céphalées, soit 14,13% des cas.

Ø Les céphalées primaires ont représenté un taux de 10,72%, soit 65 patients contre 89,27% des céphalées secondaires (541 patients).

Ø Les céphalées de tension ont occupé plus de la moitié des cas des céphalées primaires avec un total de 38 patients sur 65, soit 58,46% des cas.

Ø 352 patients avaient comme pathologie les sinusites ; 33 ont eu une otite moyenne aigue, 23 une rhinite allergique et 13 un bouchon de cérumen. Ils représentent respectivement 58,09%; 5 ,45% ; 3,80% ; et 2,15%

Ø 193 (31,85%) patients étaient âgés de 19 à 28 ans et 142(23,43%) de 29 à 38ans

Ø 362 patients étaient des femmes sur un total de 606 patients soit 59,74%

Ø 532 soit 87,79% des patients ont consulté de manière spontanée.

RECOMMANDATIONS

· Aux patients de ne pas hésiter de consulter le service d ORL en présences des céphalées car toutes les céphalées ne sont pas causées par le paludisme comme on le pense souvent dans notre communauté, elles pourraient être témoin d'une pathologie grave dont le retard dans la prise en charge ne ferais que assombrir le pronostic vital.

· Aux médecins, de rechercher soigneusement les causes des céphalées car toutes céphalées en ORL n est pas synonymes de rhino sinusite.

· Aux autorités, d'équiper les différents services de santé des matériels informatiques afin de pouvoir bien conserver les dossiers médicaux.

BIBLIOGRAPHIE

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2. WHO, atlas of Headache Disorders and resources in the wold 2011.cephalalgia 2007:27:1050-1054

3. O. Rutschman M. Louis simonet .cephalees :clinuque ou imagerie .neurologie 2004 ;3096 :1-6

4. Osuntokun BO, Adeja so, nottidje VA, Bademosi O, Alumide AO, Ige O. et al. Prevalence of Headache and migranous Headache in Nigeria africains : a community in southen Nigeria : East Africans Med J. 1992;69:196-9

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6. BADAI Abdel Rachid : Etude épidémiologique et Clinique des céphalées dans le destrict de Bamako

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8. G. Geraud, N fabre, M. Lanteri - Minnet et D. Valades : Les céphalées en 30 leçons : Ed. Elservier Masson 2009. 16-18.

9. J.sommer-Buhler,C.Dozier,H.Stalder.lescephalees.Primarycare 2004 ;12 :244-246.

10. Pascal Fourner : Cephalés non migraineuse.revue neurol.paris 2000 ; 156 ;4568-74

11. Dousset V.Henry P.Michel P.Epidemiologie des cephalees.Neurol.Paris 2000 ; 156 ;43 :24-29.

12. Headache Classification commitée of the international Headache Sociéty. Classification and dignostic criteria for Headache disorders. Crancial neuralgias and facio pain cephlagie 188 : 8 (suppl 7) : 1-9.

13. C.A east , RS Dhillon. ORL et Chirurgie Cervico - Faciale.Ed Elsevier Masson,Paris,octobre 2008.64-70

14. Olivier Cuisinier.Rhinosinusite.corpus medical-Faculte de medecine Greboble.octobre 2012 ;1-28

15. Charles preche et al.Revue officielle de la societe francaise d ORL et pathologie cervico-faciale.L europeenne d editions.1998-1999 ;52 :1-68.

16. JM klossek,JP fontasel :sinusite maxillaire:Encyl.Med.chir et ORL. Paris 1994.20-430-A-10

17. G. Geraud, N fabre, M. Lanteri - Minnet et D. Valades Céphalées en 30 leçon : Ed.Elservier Masson 2009 : 25-27

18. Aaron Palton. Anatomy of Headache pain.2012;10:1-7

19. Evelyne Guegan Massardier DCEM 1 enseignement de Neurologie

20. Rasmussen BK.Epidemiology of Headache in a general population:a prevalence study.J.Clin epidemiol 1991:44:1147-57

ANNEXE

FICHE DE COLLECTE DES DONNES

i. INDENTITE DU PATIENTS

· Nom, poste nom .................................................................................

· Sexe : masculin féminin

· Age :.................................................................................................

· Adresse :.............................................................................................

· Etat civil : marie veuf (vé) divorce (é) célibataire

· Profession :.........................................................................................

· Province d'origine : ..............................................................................

II. CARACTERISTIQUE DES CEPHALEES

· Le patient consulte de lui-même en ORL pour les céphalées : OUI NON

· Il a été référé d'un autre service : NON OUI (à préciser ...............................................................................................................................)

· Localisation ou siège des céphalées : frontale occipitale diffuse

· Mode d'apparition : brutale progressive

· Quel est le monde évolutif ? permanente paroxystique

· A quel moment apparaissent-elles ? la nuit le jour

· Combien de temps durent -elles ? ......................................................

· Circonstances déclenchant : toux bruits effort physique rire la faim froid autres (préciser .................................

· Par quoi sont-elles aggravées ?.........................................................................................

· Sensibilités aux antalgiques : non oui (à préciser...............................)

· Signes accompagnants : aucun ne signe fièvre vertiges acouphènes

Troubles oculaire (lesquels ........................................................)

Méningisme nausées nausées et vomissements

· Sensibilités à la lumière : oui non

· Céphalées sont-elles invalidantes (contraignantes) aux activités ? oui non s

II ANTECEDENTS

A. Familiaux

- Notion de céphalées : non oui (préciser la parente)

- Notion de pathologie vasculaire : non oui (laquelle :.........................................................................................................................

- Notion de troubles de comportement : non oui

B. Collatéraux

- Notion céphalées : oui non

- Notion de pathologie vasculaire : oui non

- Notion de troubles de comportement : oui non

C. personnels

- notion de traumatisme : oui non

- notion des maladies cardiovasculaires : oui non

- notion de prise d'alcool : oui non

Du tabac : oui non

Cannabis : oui non

- Notion de prise de médicament : oui non

- Autres pathologie sous -jacentes :....................................................................

- Antécédents de troubles de comportement : oui non

- Notion d'exposition au froid : oui non

- Immunodéficience associées : oui non

IV. quels sont les examens para cliniques réalises est les résultats obtenus

.......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

V. DIAGNOSTIC POSE

............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

VI. TRAITEMENT REÇU

.......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

VII. EVOLUTION

.......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................






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"I don't believe we shall ever have a good money again before we take the thing out of the hand of governments. We can't take it violently, out of the hands of governments, all we can do is by some sly roundabout way introduce something that they can't stop ..."   Friedrich Hayek (1899-1992) en 1984