WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Rôle de l'état dans la reduction de la pauvreté à  Madagascar

( Télécharger le fichier original )
par Michel Mélodie RAKOTONIRINA
Université TOAMASINA Madagascar - Master I 2014
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

SECTION II. CONSEQUENCES SOCIALES

Les allocations budgétaires pour les secteurs sociaux sur la période 2000-2008 sont globalement alignées sur les priorités sectorielles stratégiques (nutrition, santé, et éducation) définies dans le DSRP puis le MAP. L'éducation représente ainsi en moyenne 18 % du budget, et la santé 9 % pour la période 2005-2006. Ces allocations sont en augmentation dans le budget 2008, avec 19 % pour l'éducation et 9,5 % pour la santé. Dans cette section, nous allons analyser successivement les effets de la politique publique sur ces trois privations considérées dans le cadre du DSRP et du MAP comme essentiel dans le bien être sociale des ménages.

II-1. Nutrition

Bien que Madagascar dispose de potentialités agro-pastorales et halieutiques importantes, le régime alimentaire malgache reste monotone, peu diversifié et déséquilibré. Il faut aussi relever que même si l'approche est plutôt préventive dans la majorité des interventions de nutrition, le manque d'efficacité et ainsi que la faible couverture de ces interventions n'ont pas permis une réduction tangible de la malnutrition au niveau national.

Par ailleurs, Madagascar possède une bonne expérience des interventions de nutrition communautaire démarrées dans les années 1990 et qui a démontré l'efficacité à réduire le taux de la malnutrition surtout chez les enfants. Les principales interventions ont été mises en oeuvre dans une centaine de districts dans le cadre des projets SEECALINE, NAC, PCIME, AEN et d'autres projets.

La principale traduction de cette volonté politique est la création en 2004 bien avant la naissance du mouvement global de renforcement de la nutrition (SUN), de l'Office National de Nutrition (ONN), sous la tutelle de la primature, et qui est chargé de définir, de coordonner et de suivre la mise en oeuvre des programmes touchant la nutrition. Le Gouvernement Malagasy a placé la nutrition parmi ses priorités depuis plusieurs décennies.

Malgré tous ces efforts, les résultats sont moins encourageant car la malnutrition, quel que soit sa forme, demeure encore un important problème social et de santé publique, qui touche une grande partie de la population, notamment dans la zone Sud de Madagascar. Pour ce qui est de la quantité, 76 % de la population souffrent d'une carence alimentaire. Il existe de fortes variations régionales, avec des taux allant de 89,7 % (Atsimo Antsinanana) à 63,4 % (Atsimo Andrefana).

91

Du point de vue de la qualité, plus de quatre Malagasy sur cinq consomment des aliments de faible qualité (riz, féculents, etc.). C'est surtout le milieu rural (86 %) qui est relativement plus touché par la carence qualitative des aliments, que le Grand centre urbain (73 %) et la capitale (70 %).

Cependant, la situation reste préoccupante car un peu moins de la moitié des enfants de moins de 5 ans (47,3 %) souffre d`une malnutrition chronique dont 18,1 % sous forme sévère (INSTAT, 2012)

Parmi les enfants souffrant de malnutrition chronique, les régions les plus affectées sont les régions des Hautes Terres : Haute Matsiatra et Vakinankaratra (65,2 %), Amoron'i Mania (64,0 %). En tenant compte du milieu de résidence, le milieu rural est le plus touché avec un taux de 48,6 %, contre 39,1 % pour l'ensemble urbain. Toutefois, la capitale présente une prévalence assez importante à 46,2 % (INSTAT, 2012).

Graphique n°15. Tendance de la malnutrition chronique, de 1992 à 2012 (standard

OMS)

Source : INSTAT/ENSOMD 2012-2013.

A Madagascar, le retard de croissance s'installe tôt, puisque presque un quart (24,5 %) des enfants de moins de 6 mois accusent déjà un retard de croissance. Durant les deux premières années de l'enfant, les prévalences de la malnutrition augmentent avec l'âge, avec un pic de 57,6 % pour les enfants de 18 à 23 mois.

Les garçons (50,2 %) sont plus exposés à la malnutrition que les filles (44,5 %), du fait que les filles sont considérées comme plus vulnérables que les garçons. Le caractère multisectoriel de la lutte contre la malnutrition demande des actions encore plus harmonieuses et une implication plus grande de l'Administration Publique.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote