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Plaintes oculaires chez les personnes vivant avec le VIH sida. Cas des cliniques universitaires de Kinshasa.

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par Elie SESELE MANGALA
Université de Kinshasa - Docteur en médecine 2015
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
UNIVERSITE DE KINSHASA
FACULTE DE MEDECINE

DEPARTEMENT DES SPECIALITES
Service d'Ophtalmologie
B.P. 834 Kinshasa XI

LES PLAINTES OCULAIRES CHEZ LES

PATIENTS AVEC VIH/SIDA SUIVIS AUX

CLINIQUES UNIVERSITAIRES DE KINSHASA

De janvier 2002 à décembre 2015

Année Académique 2014-2015

SESELE MANGALA Elie

Gradué en Sciences Biomédicales

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du titre de Docteur en Médecine

Directeur : Dr. NSIANGANI Nadine Chef de travaux

i

iii

iv

v

vi

vii

viii

ix

1

1. PROBLEMATIQUE 1

2. OBJECTIFS 3

3. HYPOTHESES DE RECHERCHE 3
4

I.1. BREF RAPPEL ANATOMIQUE DU GLOBE OCULAIRE 4

I.1.1. Globe oculaire 4

I.2. BREF APERCU SUR LE VIH/SIDA 6

I.2.1. Historique 6

I.2.2. L'agent pathogène (13) 6

I.2.3. Structure du VIH (14) 7

I.2.4. Transmission du VIH (14) 7

I.2.5. Cycle de réplication du virus dans la cellule cible (16) 8

I.2.6. Cellules cibles du VIH 9

I.2.7. Manifestations cliniques 9

I.2.8. Classification clinique du VIH/SIDA (17) 11

I.3. ATTEINTES OCULAIRES AU COURS DE L'INFECTION A VIH/SIDA (19, 20) 15

I.3.1. Les atteintes des annexes, de la surface oculaire et du segment antérieur 15

I.3.2. Les atteintes du segment postérieur 16

I.3.3. Atteintes neuro-ophtalmologiques 19

I.3.4. Atteintes oculaires dues aux traitements 19

I.3.5. Atteintes oculaires dans le cadre du syndrome de reconstitution immunitaire

(21) 20

II.7. DIFFICULTES RENCONTREES 23

24

21

II.1. TYPES ET PERIODE D'ETUDE 21

II.2. CADRE D'ETUDE 21

II.3. POPULATION D'ETUDE ET ECHANTILLON 21

II.3.1. Population d'étude 21

II.3.2. Echantillon 21

II.4. COLLECTE DES DONNEES 22

II.5. TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES 23

II.6.

CONSIDERATIONS ETHIQUES 23

II

III.1. CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES 24

III.2. DONNEES ANAMNESTIQUES 27

III.3. DONNEES CLINIQUES 30

36

IV.1. CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES 36

IV.1.1. L'âge 36

IV.1.2. Le sexe 36

IV.1.3. Statut social 36

IV.2. DONNEES ANAMNESTIQUES ET CLINIQUES 37

IV.2.1. Durée de l'évolution de l'infection à VIH 37

IV.2.2. Stade clinique de l'infection à VIH 37

IV.2.3. Traitement antirétroviral et prophylaxie au Cotrimoxazole 37

IV.2.4. Plaintes oculaires et statut immunitaire au dépistage 38

IV.2.5. Fréquence des plaintes oculaires 38

IV.2.6. Types de plaintes oculaires 39

IV.2.7. Consultation ophtalmologique et pathologie diagnostiquée 39

40

41

42

44

iii

« L'oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé, mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres ; Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grande ces ténèbres ! ».

Mathieu 6 : 22-23

iv

A nos parents Bosco SESELE et Béatrice MBOMBO

pour leur amour et nombreux sacrifices louables ;

A notre frère Herve SESELE

A notre soeur Natacha MOMBUNGA

V

L'étude que nous avons l'honneur de présenter ce jour est le fruit des efforts partagés, car des nombreuses personnes y ont contribué tant sur le plan matériel, moral qu'intellectuel.

Qu'il nous soit permis de témoigner notre gratitude envers Notre Seigneur Jésus Christ, Le Dieu Créateur de toute chose qui nous a protégés durant notre cursus académique. A Lui seul soient la gloire et la louange.

Il serait dès lors ingrat de notre part, de ne pas témoigner notre reconnaissance à tous ceux qui ont contribué d'une façon ou d'une autre à la réalisation de ce travail. Nos sincères remerciements s'adressent :

? Aux autorités académiques, plus particulièrement celles de la Faculté de Médecine, pour les efforts qu'ils fournissent pour maintenir la flamme de la science et de la recherche malgré les conditions conjoncturelles, pour leur enseignement et leur rigueur ; qu'elles trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude ;

? Au Chef de Travaux Dr. Nadine NSIANGANI qui, malgré ses multiples occupations et tâches, a bien voulu prendre la direction et l'encadrement de ce travail ; sans elle, le présent travail n'aurait pu avoir sa valeur scientifique actuelle ;

? Au Pasteur BARUTI KASONGO, Pasteur Metushela MUSENDO, Diacre Richard NGOY, Diacre Oscar MUDIANDAMBU pour leur encadrement spirituel.

Nos remerciements s'adressent également à Palu MBOMBO, Brigitte MBOMBO, Teddy MBOMBO, Chantal MBOMBO, Gracia MBOMBO, Aïcha MBOMBO ; Hervé SESELE, Natacha MOMBUNGA, Judith NZENGI, Bénédicte BOSOMBE, Hervé BENASSAR, Déborah KANUBUNA.

A nos compagnons de lutte : Dr Junior EALE, Dr Steve SASA, Dr Diane TABALA, Dr Elysée NYAMUNDI, Dr NGOY Ruth.

Que tous ceux qui, de près ou de loin, ont concouru à l'élaboration de ce travail, trouvent ici l'expression de notre reconnaissance.

Elie SESELE MANGALA

vi

ADN : Acide Désoxyribonucléique

ARN : Acide Ribonucléique

ARN (syndrom) : Acute Retinal Necrosis

BHR : Barrière Hémato Rétinienne

CD4 : Cluster De differentiation 4

CDC : Center for Disease Control

CMV : Cytomégalovirus

CUK : Cliniques Universitaires de Kinshasa

EDS-RDC : Enquête Démographique et de Santé de la RDC

ERG : Electrorétinogramme

HSV : Herpès Simplex Virus

LEMP : Leuco Encéphalopathie Multifocale Progressive

OMS : Organisation mondiale de la Santé

PCR : Polymerase Chain Reaction

PEIC : Processus Expansif Intracrânien

PORN : Progressive Outer Retinal Necrosis

PNMLS : Programme National Multisectoriel de Lutte contre le SIDA

PVVIH : Personne Vivant avec le VIH

RDC : République Démocratique du Congo

SIDA : Syndrome de l'Immunodéficience Acquise

SNC : Système Nerveux Central

SRI : Syndrome de Reconstitution Immunitaire

TPHA : Treponema Pallidum Hemagluttination Assay

VDRL : Venereal Disease Research Laboratory

VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine

VZV : Varicella Zona Virus

vii

Tableau I. Répartition des patients selon l'âge 24

Tableau II. Répartition des patients selon la province d'origine 25

Tableau III. Répartition des patients selon le statut matrimonial 25

Tableau IV. Répartition des patients selon la profession 26

Tableau V. Répartition des patients selon le niveau d'instruction 26

Tableau VI. Répartition des patients selon la nationalité 27

Tableau VII. Répartition des patients selon la durée de l'évolution du VIH 27

Tableau VIII. Répartition des patients selon les circonstances de découverte du VIH

28

Tableau IX. Répartition des patients selon le stade clinique au dépistage 28

Tableau X. Répartition des patients selon le traitement trithérapie ARV 29

Tableau XI. Répartition des patients selon la prophylaxie au cotrimoxazole 30

Tableau XII. Répartition des patients selon les types d'infections opportunistes 31

Tableau XIX. Répartition des patients avec plaintes oculaires selon l'âge 32

Tableau XIV. Répartition des patients selon les types des plaintes oculaires 33

Tableau XX. Répartition des plaintes oculaires en fonction des stades cliniques 33

Tableau XVII. Répartition des patients selon la pathologie diagnostiquée 35

Tableau XVIII. Répartition des patients selon la prise en charge ophtalmologique 35

VIII

Figure 1. Répartition des patients selon le sexe 24

Figure 2. Répartition des patients selon le statut immunitaire 29

Figure 3. Répartition des patients selon les infections opportunistes 30

Figure 4. Répartition des patients selon la présence des plaintes oculaires 31

Figure 5. Répartition des patients avec plaintes oculaires selon le sexe 32

Figure 6. Répartition des plaintes oculaires selon le statut immunitaire 34

Figure 7. Répartition des patients selon la consultation ophtalmologique 34

ix

Contexte : Les manifestations ophtalmologiques sont fréquentes au cours de l'infection par le VIH. Leur découverte a des implications pronostiques et thérapeutiques justifiant un examen oculaire systématique lors du bilan et du traitement de cette infection.

Le but de ce travail est de rapporter la fréquence et les types des plaintes oculaires présentées par les patients avec infection à VIH suivis ou hospitalisés aux services des maladies infectieuses et d'ophtalmologie des Cliniques Universitaires de Kinshasa durant la période allant de janvier 2002 à décembre 2015.

Matériel et Méthode : Il s'agit d'une étude transversale descriptive, qui a portée sur les dossiers des patients avec infection à VIH suivis aux Services des Maladies Infectieuses des Cliniques Universitaire de Kinshasa durant la période allant de janvier 2002 à décembre 2015.

Résultat : Les dossiers de 67 patients ont été retenus. L'âge moyen des patients était de 42,91 #177; 10,75 ans avec des extrêmes allant de 22 à 68 ans ; la tranche d'âge la plus touchée était celle de 36 à 42 ans (35,3%). Il y avait une prédominance féminine (66%) avec un sexe ratio femme sur homme à 1,91. Les célibataires étaient majoritaires avec 37,3%.

Les plaintes oculaires étaient présentes chez 40% des patients. La plainte la plus enregistrée était la vision floue (52%). Le taux de CD4 était inférieur à 200/mm3 chez 74,6% des patients. La consultation ophtalmologique n'a été réalisée que chez 26% des patients et l'oedème papillaire sur hypertension intracrânienne était l'atteinte oculaire qui a été la plus diagnostiquée.

Conclusion : Les plaintes oculaires sont fréquentes parmi les patients suivis pour VIH/SIDA dans notre milieu, malheureusement très peu d'entre eux bénéficient d'un suivi ophtalmologique.

Mots clés : Infection à VIH/SIDA, Plaintes oculaires

1

1. PROBLEMATIQUE

L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ; responsable du syndrome de l'immunodéficience acquise (SIDA), constitue un problème majeur de santé publique du fait de son caractère pandémique, des forts taux de mortalité et de morbidité, des complications ainsi que de la complexité de thérapies antirétrovirales (1, 2).

Le virus du SIDA touche actuellement environ 36,9 millions de personnes à travers le monde, dont 90% vivent dans les pays en voie de développement (3).

L'Afrique subsaharienne est de loin la région du monde la plus touchée avec 25,8 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH/SIDA) soit 70% des cas mondiaux en 2014 (3).

Dans cette perspective la RD Congo n'est pas à l'abri du mal du siècle et aucun secteur de la vie n'est épargné. Le programme national multisectoriel de lutte contre le SIDA (PNMLS) révèle à l'occasion de la journée mondiale du SIDA 2013 que le taux de prévalence du VIH, au sein de la population générale de la RD Congo est de 1,1 % depuis 2011 et de 3,5% chez les femmes enceintes (3).

L'infection d'une personne par le VIH est responsable d'une diminution de l'immunité, de l'apparition d'infections opportunistes et de cancers qui conduisent, en l'absence du traitement inéluctablement à la mort du patient dans un délai variant d'un cas à l'autre (4).

Au cours de l'infection par les virus de l'immunodéficience humaine (VIH1 ; VIH2), les atteintes sont multi viscérales et concernent l'oeil chez deux tiers des patients (5, 6).

Le nombre des cas de cécité et d'autres maladies oculaires liés au Syndrome d'Immunodéficience Acquis (SIDA) augmente à mesure que la maladie se répand (4, 6).

2

En France, la prévalence de l'atteinte oculaire serait de 67% (7) ; aux Etats-Unis 60% (9), en RDC la prévalence des atteintes oculaires serait de 64,4% (5) ; au Rwanda 55% (5) ; au Sénégal 52,23% (8).

Parmi les sujets infectés par le VIH, 73 à 100% vont présenter une atteinte oculaire au cours de la maladie (9).

Il s'agit en règle, de complications dues à des infections opportunistes, ou de manifestations cancéreuses. Les localisations primitives du virus dans les tissus oculaires doivent néanmoins être prises en considération car susceptibles de favoriser une contagion, tout en sachant que toutes les structures de l'oeil peuvent être atteintes (10).

Certains auteurs ont souligné la rareté des complications oculaires du VIH/SIDA chez l'africain, notamment à cause de la mortalité précoce due à l'absence ou à l'inaccessibilité des traitements antirétroviraux et que selon Lewallen, il faut aussi noter que la plupart des études sont faites en occident alors que la majorité des malades se trouve en Afrique (11).

Cette situation préoccupante nous pousse à mener une étude ayant trait au profil des différentes plaintes oculaires chez les patients avec VIH/SIDA suivis aux Cliniques Universitaires de Kinshasa.

Au vue de ce qui précède ; des questions ci-après peuvent être

posées :

- Quelle est la fréquence et le type des plaintes oculaires chez les PVVIH suivis aux CUK ?

- Quelles sont les caractéristiques cliniques et paracliniques des PVVIH avec plaintes oculaires ?

3

2. OBJECTIFS

? Objectifs généraux :

- Contribuer à l'amélioration de la prise en charge des PVVIH/SIDA dans notre milieu en déterminant l'importance des problèmes oculaires chez ces patients.

? Objectifs spécifiques

- Déterminer la fréquence et les types des plaintes oculaires au cours de l'infection à VIH.

- Déterminer les caractéristiques socio démographiques des patients avec plaintes oculaires.

- Déterminer le profil clinique et biologique de ces patients.

- Evaluer la prise en charge ophtalmologique de ces patients.

3. HYPOTHESES DE RECHERCHE

Considérant que, « l'hypothèse est une série des réponses qui permettent de prédire la vérité scientifique, vraisemblable au regard des questions soulevées par la problématique et dont la recherche vérifie le bien-fondé ou le mal-fondé. Et que toute hypothèse peut, selon le cas, être confirmée ou infirmée à l'issue du traitement des données ».

Au regard de la réalité préoccupante que constitue l'infection à VIH/SIDA ainsi que des nombreuses complications y faisant suite, entre autres celles oculaires ; Sans perdre de vue que des multiples efforts ont été amorcés pour résoudre ce problème ; nous nous sommes permis dans notre hypothèse de donner anticipativement les réponses suivantes aux questions posées :

- Les atteintes oculaires concerneraient la majorité des PVVIH.

- Ces atteintes ne seraient pas liées au statut immunitaire de ces patients.

4

I.1.1. Globe oculaire

I.1. BREF RAPPEL ANATOMIQUE DU GLOBE OCULAIRE

Le jeu pupillaire est sous la dépendance de deux muscles : le sphincter de la pupille et le dilatateur de l'iris.

Le globe oculaire comprend un contenant formé de trois "enveloppes" ou "membranes" et un contenu formé par les milieux transparents.

a) Contenant

1. Membrane externe ou coque cornéo-sclérale

- Constituée en arrière par une coque fibreuse de soutien ; la sclère qui se prolonge en avant par la cornée transparente.

- La jonction entre la sclère et la cornée est dénommée limbe scléro-cornéen.

- La partie antérieure de la sclère est recouverte jusqu'au limbe par la conjonctive.

- La sclère présente à sa partie postérieure un orifice dans lequel s'insère l'origine du nerf optique, dénommée tête du nerf optique ou papille.

2. Membrane intermédiaire ou uvée

- Choroïde : tissu essentiellement vasculaire responsable de la nutrition de l'épithélium pigmentaire et des couches externes de la rétine neurosensorielle.

- Corps ciliaires : leur portion antérieure est constituée par les procès ciliaires, responsables de la sécrétion d'humeur aqueuse et sur lesquels est insérée la zonule de zinn, ligament suspenseur du cristallin, et le muscle ciliaire, dont la contraction permet l'accommodation (par les changements de forme du cristallin transmis par la zonule).

- Iris : diaphragme circulaire perforé en son centre par la pupille, dont l'orifice est de petit diamètre à la lumière vive (myosis) et de grand diamètre à l'obscurité (mydriase).

Le globe oculaire est classiquement subdivisé en deux régions comprenant les structures précédemment décrites :

5

3. Membrane interne ou rétine

- Elle s'étend à partir du nerf optique en arrière et tapisse toute la face interne de la choroïde pour se terminer en avant en formant une ligne festonnée, l'ora serrata.

- La rétine est constituée de deux tissus : la rétine neurosensorielle et l'épithélium pigmentaire.

b) Contenu

Il est constitué de milieux transparents permettant le passage des rayons lumineux jusqu'à la rétine :

1. Humeur aqueuse

- Liquide transparent et fluide qui remplit la chambre antérieure, délimitée par la cornée en avant et l'iris en arrière.

- Sécrétée en permanence par les procès ciliaires, l'humeur aqueuse est évacuée au niveau de l'angle iridocornéen à travers le trabéculum dans le canal de Schlemm qui rejoint la circulation générale.

2. Cristallin

- Lentille biconvexe, convergente, amarrée aux procès ciliaires par son ligament suspenseur, la zonule de zinn.

- Capable de se déformer par tension ou relâchement de la zonule sous l'effet de la contraction du muscle ciliaire, et de modifier ainsi son pouvoir de convergence : ceci permet le passage de la vision de loin à la vision de près qui constitue l'accommodation.

3. Corps vitré

- Gel transparent, entouré d'une fine membrane ; l'hyaloïde, qui remplit les 4/5ème de la cavité oculaire et tapisse par sa face postérieure (hyaloïde postérieure) la face interne de la rétine.

6

- Le segment antérieur : il comprend la cornée, l'iris, la chambre antérieure, l'angle iridocornéen, le cristallin et le corps ciliaire.

- Le segment postérieur : il comprend la sclère, la choroïde, la rétine et le corps vitré.

I.2. BREF APERCU SUR LE VIH/SIDA I.2.1. Historique

L'histoire du SIDA commence en 1981 en Californie aux USA par la détection des cas de pneumonie à Pneumocystis carinii et de sarcome de Kaposi chez les homosexuels. (12)

- En 1982 : première définition du SIDA (Définition CDC d'Atlanta).

- En 1983 : Identification du VIH1.

- En 1985 : Mise au point de la sérologie HIV.

- En 1986 : Identification du VIH2

- En 1996 : Développement des trithérapies.

A posteriori, le plus ancien cas de SIDA remonterait en 1959. (6) I.2.2. L'agent pathogène (13)

Le virus d'Immunodéficience humain (VIH) est un virus à ARN faisant partie du sous-groupe des lentivirus. Deux types sont actuellement connus : le VIH-1 le plus commun (Europe, Amérique, Asie, Afrique) et le VIH-2 (Afrique de l'Ouest).

Malgré sa grande variabilité génétique, on retrouve sur la molécule d'ARN trois gènes principaux communs à tous les autres rétrovirus :

- Le gène gag (responsable de la synthèse des protéines de capside et de core)

- Le gène pol (pour la transcriptase inverse, l'intégrase et la protéase virale) - Le gène env (pour les protéines de l'enveloppe)

? Transmission sexuelle : c'est la principale voie de contamination effectuée lors des rapports sexuels

7

I.2.3. Structure du VIH (14)

Le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), est un lentivirus de la famille des Rétrovirus (virus à ARN). Il est l'agent étiologique du SIDA.

Deux souches ont été identifiées à ce jour : le VIH-1, plus répandu

et le VIH-2.

Le VIH est un virus enveloppé donc fragile qui possède une bicouche lipidique sur laquelle se trouvent des glycoprotéines dont la gp120 qui permet au virus de se fixer sur le marqueur CD4 présent à la surface des lymphocytes T4.

La capside contient deux molécules d'ARN simple brin identiques ainsi des enzymes nécessaires à sa réplication dans les lymphocytes T4 :

- La réverse transcriptase ou transcriptase inverse, - L'intégrase,

- Les protéases. (15)

I.2.4. Transmission du VIH (14)

La transmission du VIH dépend de deux facteurs :

- D'une part de la charge virale présente dans le milieu contaminant, - De l'impact de la profondeur ou de l'intimité de la contamination.

Ainsi, une ulcération et une plaie sont des facteurs qui facilitent la transmission sexuelle. La profondeur de l'inoculation est le facteur déterminant dans le cadre d'une contamination par piqûre ou blessure.

Le VIH se transmet par les liquides biologiques ; le sang, le sperme et les sécrétions cervico-vaginales. Mais également dans les larmes et salive (la charge virale est beaucoup plus faible). La propagation interhumaine se fait par voies sexuelle, sanguine et materno-foetale.

8

? Transmission par le sang et ses dérivés : se fait lors de partage des matériels d'injections contaminées (toxicomanes) ainsi qu'à l'occasion des soins médicaux chez les personnels soignants.

? Transmission materno-foetale : se fait essentiellement dans la période terminale de la grossesse, voir au moment de l'accouchement. Ce risque varie en fonction des conditions d'accouchement et du traitement susceptible d'être administré à proximité de l'accouchement (13).

I.2.5. Cycle de réplication du virus dans la cellule cible (16)

Première étape : Fixation et pénétration du virus dans la cellule. C'est à la suite de la reconnaissance gp 120 - CD4 qui est le récepteur de haute affinité pour le VIH.

Deuxième étape : Elle comporte plusieurs phases dont :

- Synthèse de l'ADN pro viral grâce à la transcriptase inverse, au cours de laquelle des erreurs se produisent et entrainent une variabilité génétique.

- Intégration de l'ADN pro viral au génome de la cellule hôte grâce à l'endonucléase virale. Les étapes suivantes dépendront du type de virus et de la cellule infectée.

Troisième étape : Transcription du pro virus en ARN génomique par l'ARN polymérase II de l'hôte. Cet ARN messager migre alors du noyau vers le cytoplasme.

Quatrième étape : Synthèse des protéines virales à partir des ARNm viraux.

Cinquième étape : assemblage des poly protéines virales et encapsidation de l'ARN viral. On obtient de nouvelles particules virales qui bourgeonnent à la surface de la cellule avant d'être libérées dans le milieu extracellulaire et prêtes à infecter d'autres cellules.

9

I.2.6. Cellules cibles du VIH

Pour l'essentiel, les cellules infectées par le VIH doivent exprimer à leur surface la molécule CD4. Le récepteur CD4, en effet, présente une haute affinité pour la molécule gp120.

Outre les lymphocytes T CD4, les monocytes-macrophages, les cellules folliculaires dendritiques, les cellules de Langerhans cutanées et les cellules de la macroglie cérébrale qui expriment ce récepteur, peuvent être contaminées.

I.2.7. Manifestations cliniques

a) La primo-infection

C'est la phase précoce de l'infection. A cette étape, le virus se multiplie de façon intensive dans les cellules mononuclées du sang circulant ainsi que dans les cellules mononuclées des ganglions.

Environ 3 à 8 semaines après l'infection initiale, 50 % à 70 % des personnes présentent des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe ou de la mononucléose. Elle peut passer inaperçue ou s'accompagner de signes cliniques comme des adénopathies, fièvre, malaise général, maux de tête, courbatures et douleurs articulaires, éruption cutanée, ulcérations des muqueuses. Ces symptômes durent généralement environ une ou deux semaines, puis disparaissent.

Au cours de cette phase, appelée syndrome rétroviral aigu, le VIH se reproduit en grandes quantités et diffuse dans l'ensemble de l'organisme.

b) La phase asymptomatique (latence clinique)

Après la période de primo infection, la réplication du virus dans le sang diminue et se stabilise à un niveau qui varie selon les personnes. Dans certains cas la quantité de virus dans le sang reste faible.

10

Les personnes dont le système immunitaire reste à peu près intact après 10 ans représentent environ 10% des personnes atteintes par le VIH. Plus souvent, la quantité de virus augmente dans le sang et le nombre de lymphocytes T-CD4 diminue sur des périodes pouvant s'étendre de 3 à 12 ans.

La phase de séropositivité sans symptôme clinique correspond à la période durant laquelle les effets toxiques du virus semblent apparemment contrôlés par l'organisme, notamment par le système immunitaire. Lorsque les personnes atteintes par le VIH ne présentent aucun signe physique de maladie, elles sont dites asymptomatiques.

c) La phase symptomatique/infections opportunistes (SIDA)

La déplétion lymphocytaire est compensée par la production de nouvelles cellules T CD4 jusqu'à ce que le processus de compensation s'effondre sous la poussée de la multiplication virale, apparaît alors le stade SIDA. Cette évolution de l'infection se traduit par la survenue de pathologies plus ou moins graves. Certains symptômes d'allure banale peuvent apparaître (dermite séborrhéique, zona, herpès, candidoses oropharyngée). D'autres lésions sont plus spécifiques de l'infection par le VIH (leucoplasie chevelue de la langue).

Le système immunitaire est maintenant en état d'insuffisance grave. Il se trouve alors dans l'incapacité de défendre correctement l'organisme contre la survenue de certaines infections.

Le sida correspond au stade avancé de l'infection par le VIH, c'est-à-dire de la forme la plus grave de l'infection par le VIH, lorsqu'une personne séropositive est atteinte par l'une des vingt-cinq maladies répertoriées dans la liste des pathologies définissant le sida.

11

I.2.8. Classification clinique du VIH/SIDA (17)

? Selon la classification 1993 des CDC, on distingue trois groupes de patients :

- Le groupe A correspond aux patients asymptomatiques,

- Le groupe B correspond à ceux qui ont des manifestations mineures (telles que dermite séborrhéique, candidose...),

- Le groupe C correspond aux malades présentant des manifestations majeures définissant le sida. Elles sont nombreuses, essentiellement de nature infectieuse, et atteignent surtout les poumons, le cerveau, le tube digestif.

Ces différents groupes ne se succèdent pas nécessairement car, un patient peut passer directement du groupe A au groupe C.

1. Catégorie A

Un ou plusieurs critères listés ci-dessous chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH s'il n'existe aucun des critères des catégories B et C :

- Infection à VIH asymptomatique

- Lymphadénopathie persistante généralisée

- Primo-infection symptomatique

2. Catégorie B

Manifestations cliniques chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH, ne faisant pas partie de la catégorie C et qui répondent au moins à l'une des conditions suivantes :

- Angiomatose bacillaire

- Candidose oropharyngée

- Candidose vaginale persistante, fréquente ou répondant mal au traitement

- Dysplasie du col (modérée ou grave), carcinome in situ

- Syndrome constitutionnel : fièvre (38°5) ou diarrhée supérieure à 1 mois - Leucoplasie orale chevelue de la langue

12

- Zona récurrent ou envahissant plus d'un dermatome - Purpura thrombocytopénique idiopathique

- Listériose

- Neuropathie périphérique

3. Catégorie C

Cette catégorie correspond à la définition du SIDA chez l'adulte. Lorsqu'un sujet a présenté l'une des pathologies ci-dessous, il est classé définitivement dans la catégorie C :

- Candidose trachéale, bronchique, pulmonaire, oesophagienne, extra

pulmonaire

- Cryptococcose extra pulmonaire

- Pneumonie à Peunomocystis carinii

- Toxoplasmose cérébrale

- Infection à CMV autre qu'hépatique, splénique ou ganglionnaire

- Rétinite à CMV

- Encéphalopathie due au VIH

- Infection herpétique, ulcère > 1 mois, ou broncho-pulmonaire,

oesophagienne

- Infection à Mycobacterium tuberculosis pulmonaire ou extrapulmonaire

- Infection à mycobactérie identifiée ou non, disséminée ou

extrapulmonaire

- Infection à Mycobacterium avium ou kansaii, disséminée ou

extrapulmonaire

- Pneumopathie bactérienne récurrente

- Septicémie à salmonelloses non typhiques récurrente

- Cryptosporidiose intestinale évoluant depuis plus d'un mois

- Isosporidiose intestinale chronique évoluant depuis plus d'un mois

- Leucoencéphalopthie multifocale progressive ou LEMP

- Coccidioïdomycose, disséminée ou extrapulmonaire

- Histoplasmose disséminée ou extrapulmonaire

- Sarcome de Kaposi

- Lymphome de Burkitt

- Lymphome immunoblastique, lymphome cérébral primaire, cancer invasif

du col

- Syndrome cachectique dû au VIH

13

a) Classification CDC selon le statut immunologique des patients (OMS, 1993)

Nombre de
CD4/mm3

A :

- Asymptomatique

- Primo-infection

- Lymphadénopathie

B :

- Symptomatique - sans critère A ou

C

C :

- SIDA

> 500

A1

B1

C1

200 - 499

A2

B2

C2

< 200

A3

B3

C3

? Selon la classification clinique de l'OMS (2009) : on distingue quatre groupes des patients répartis en quatre stades cliniques

1. Stade clinique I :

- Patient asymptomatique

- Adénopathies cervicales persistantes - Degré d'activité 1 : activité normale

2. Stade clinique II :

- Perte de poids < 10% du poids corporel

- Zona (au cours des cinq dernières années)

- Manifestations cutanéomuqueuses mineurs (dermite séborrhéique,

prurigo, ulcérations buccales, chéilite annulaire)

- Infectons récidivantes des voies aériennes supérieures

- Degré d'activité 2 : patient symptomatique, activité normale

3. Stade clinique III :

- Perte de poids > 10% du poids corporel

- Diarrhée inexpliquée > 1mois

- Fièvre prolongée > 1mois

- Candidose buccale

- Leucoplasie orale chevelue

- Tuberculose pulmonaire au cours de l'année précédente

- Infection bactérienne sévère

- Degré d'activité 3 : patient alité moins de 50 % du temps

4. Stade clinique IV :

14

- Syndrome cachectisant dû au VIH

- Pneumocystose

- Toxoplasmose cérébrale

- Cryptosporidiose avec diarrhée >1 mois

- Cryptococcose extrapulmonaire

- Cytomégalovirose

- Herpes virose cutanéomuqueuse >1 mois ou viscérale

- Leucoencéphalite multifocale progressive

- Mycose endémique généralisée (histoplasmose, coccidiodomycose)

- Candidose oesophagienne, trachéale, bronchique ou pulmonaire

- Mycobactériose atypique disséminée

- Septicémie à salmonelle mineure

- Tuberculose extra pulmonaire

- Lymphome malin

- Sarcome de Kaposi

- Encéphalopathie à VIH

- Degré d'activité 4 : patient alité de plus de 50% du temps

? Classification immunologique de l'OMS 2010 (18)

La Classification immunologique est basée sur la numération des lymphocytes CD4 en fonction de l'âge et de l'état du système immunitaire.

Immunodépression
(degré)

Age spécifique et valeurs de CD4

= 11 mois
(%CD4)

12 - 35 mois
(% CD4)

36 - 59 mois
(% CD4)

= 5 ans

(absolu et % CD4

Absence

> 35

> 30

> 25

> 500

Légère

30 - 35

25 - 30

20 - 25

350 - 499

Modérée

25 - 29

20 - 24

15 - 19

200 - 349

Sévère (CD4 %)

< 25 %

< 20 %

< 15 %

< 200 ou < 15 %

Sévère (CD4
absolu)

< 1500 / mm3

< 750 / mm3

< 350 / mm3

< 200 / mm3

Sévère

(Lymphocytes tot)

= 4000 cell/mm3

= 3000 cell/mm3

= 2500 cell/mm3

= 2000 cell/mm3

15

I.3. ATTEINTES OCULAIRES AU COURS DE L'INFECTION A VIH/SIDA

(19, 20)

Elles sont cliniquement présentes dans 75% des cas et histologiquement observées dans près de 100% des cas.

Différents tableaux existent en rapport avec l'infection à VIH ou relatif à l'immunodépression, à un cancer ou à une neuropathie.

Les altérations vasculaires observées ressemblent à la micro angiopathie diabétique. La pathogénie de ces lésions n'est pas élucidée mais différentes hypothèses sont évoquées : altération endothéliale due au VIH, dépôts de complexes immuns ou troubles rhéologiques.

I.3.1. Les atteintes des annexes, de la surface oculaire et du segment antérieur

Elles sont variées, polymorphes, isolées ou associées. Des altérations des vaisseaux conjonctivaux sont fréquentes (télangiectasies, tortuosités, dilatations, shunts, hémorragies).

La raréfaction du film lacrymal est responsable de xérophtalmie chez 15% des malades.

Les lésions dues au Molluscum contagiosum sont plus étendues que chez le sujet immunocompétent ; elles sont confluentes et nécessitent exérèse et/ou cryothérapie.

On observe un lymphome chez 3 à 8% des patients séropositifs. La localisation orbitaire représente 2% des lymphomes Hodgkiniens. Le tableau clinique est celui d'une exophtalmie inflammatoire aigue. La tomodensitométrie met en évidence une érosion osseuse évocatrice, une déformation du globe par refoulement et une infiltration diffuse de la graisse orbitaire, du muscle releveur de la paupière supérieure et du muscle droit supérieur. Il s'agit de lymphomes de haut grade de malignité ou de lymphomes de Burkit. La biopsie est d'un grand secours pour le diagnostic positif et histologique.

16

Une forme viscérale disséminée de syndrome de Kaposi est observée chez 20 à 50% des patients séropositifs. La localisation palpébro-conjonctivale est caractérisée par ses éventuelles complications cornéennes (kératite superficielle, ulcère), des troubles secondaires de la sécrétion lacrymale et un déficit esthétique. Dans ces formes localisées, l'exérèse conjonctivale, cryothérapie palpébrale sont plus efficaces que la chimiothérapie et la radiothérapie.

Des kératites et des conjonctivites bactériennes voire fongiques, sont observées dans 10% des cas. On note avec une plus grande fréquence les complications du zona ophtalmique et des kératites herpétiques. Quelques cas d'épithéliites bilatérales, diffuses et douloureuses dues à une microsporidiose ont été rapportés.

I.3.2. Les atteintes du segment postérieur

Les lésions choriorétiniennes (souvent difficiles à différencier les unes des autres) sont multiples, parfois silencieuses tout en constituant un index certain de gravité. Elles justifient une surveillance ophtalmologique systématique et régulière dans le SIDA. Les unes paraissent liées à l'atteinte directe par le VIH (vascularite). D'autres plus nombreuses, sont l'expression d'infections opportunistes développées à la faveur de l'immunodépression ; elles ont la particularité, surtout pour celles d'origine virale, d'être fréquemment associées. Leur diagnostic étiologique passe par la réalisation de prélèvements d'humeur aqueuse et/ou de vitré (mesure des taux d'anticorps, étude en PCR).

a) Vascularite rétinienne artériolaire

Les nodules cotonneux représentent le signe le plus fréquemment retrouvé (50% des patients). Ils sont d'autant plus fréquents que le taux de CD4 est bas et qu'il existe parallèlement une élévation de la vitesse de sédimentation et du fibrinogène. Les signes cliniques et angiographiques ne diffèrent pas de ceux des autres rétinopathies dysoriques. Ils disparaissent en 3 à 4 semaines. Le mécanisme en cause n'est pas connu mais on évoque une altération de l'endothélium capillaire due au VIH. Ils sont à l'origine d'une destruction de fibres optiques et de ce fait interviennent dans la perturbation du sens chromatique et de la sensibilité aux contrastes. Le diagnostic différentiel se pose avec une

17

forme débutante de rétinite à CMV, d'autant plus que ces nodules peuvent être un facteur de risque pour une surinfection au virus CMV par l'altération de la BHR qu'ils provoquent. L'angiographie à la fluorescéine montre une hypo fluorescence même aux temps tardifs en cas de rétinite à CMV, alors que le nodule cotonneux donne lieu à une hyper fluorescence marginale aux temps tardifs. D'autres signes de vascularite rétiniennes peuvent être notés : hémorragies, micro anévrysmes, télangiectasies, tache de Roth, foyers d'ischémie capillaire.

Des occlusions veineuses rétiniennes, dont les manifestations ne diffèrent pas d'une autre occlusion veineuse de forme ischémique, ont été rapportées. Les études histologiques en microscopie électronique et utilisant les techniques d'hybridation, n'ont pas mis en évidence de cause virale aux altérations de l'endothélium vasculaire. Un mécanisme rhéologique est avancé.

b) Infections choriorétiniennes

Des multiples micro-organismes et parasites sont susceptibles de se développer dans l'oeil, et tout particulièrement au niveau choriorétinien, au cours du SIDA. L'atteinte est généralement multifocale.

1. Infections bactériennes

Des mycobactéries, mais aussi des spirochètes peuvent être en cause. La syphilis prend l'aspect d'un foyer choriorétinien nécrosique blanc associé à des hémorragies, à des engainements artério-veineux, et parfois à une hyalite. Le pronostic est favorable sous pénicilline. La neuro syphilis peut s'accompagner d'une névrite optique. Dans le SIDA, les sérologies VDRL et TPHA sont parfois faussement négatives.

S'il existe une tuberculose disséminée, une localisation oculaire peut apparaître sous la forme d'une uvéite granulomateuse, d'une hyalite modérée ou d'une infiltration blanc jaune choroïdienne.

18

2. Infections mycosiques et parasitaires

Si des choriorétinites multifocales à Cryptococcus neoformans, à Pneumocystis carinii, à Histoplasma capsulatum, à aspergillus, à candida ont observées, c'est la toxoplasmose qui domine les parasitoses oculaires du SIDA, bien que sa fréquence ait diminué depuis la prévention de l'infection à Pneumocystis carinii par l'administration de sulfaméthoxazole-triméthoprime. Elle représente 1 à 3% des infections oculaires. Elle est bilatérale dans 20% des cas, associée à un foyer ancien cicatriciel dans 4% des cas, à un abcès cérébral dans plus d'un tiers des cas. Le taux de CD4 est ici plus élevé (entre100 et 200/mm3). Le patient se plaint de myodésopsies, d'amputation du champ visuel ou de baisse de l'acuité visuelle. Contrairement à la rétinopathie à CMV, la réaction inflammatoire est plus importante avec un Tyndall de l'humeur aqueuse dans 50% des cas et une hyalite qui peut gêner l'examen du fond d'oeil. Le foyer est unique ou peut prendre l'aspect d'une miliaire ou d'une nécrose diffuse.

Sont en faveur d'une toxoplasmose : un foyer sans hémorragie retienne, un épaississement rétinien, des bords de lésion mieux définis et plus régulier. L'angiographie est caractérisée par une hypo fluorescence précoce, puis une hyper fluorescence débutant en périphérie de la lésion et s'étendant de façon centripète. La lésion parait angiographiquement plus étendue que le foyer observé au fond d'oeil.

Le diagnostic repose par ailleurs sur l'efficacité du traitement (association pyriméthamine-sulfadiazine). Le diagnostic différentiel doit être fait avec la rétinite à CMV, la syphilis et la nécrose rétinienne.

3. Infections virales

Elles sont fréquentes, graves et sont à l'origine de syndrome ou de maladies choriorétiniennes d'individualisation récente.

- Rétinite à CMV :

Elle est la plus fréquente des infections virales opportunistes (20 à 25%), rarement observée, quand le taux de CD4 est supérieur à 100/mm3. La rétinite à CMV survient en général chez des patients ayant moins de 50/mm3 de CD4, parfois aux alentours de 100/mm3 de CD4, exceptionnellement au-

19

dessus de 150/mm3 de CD4. Au cours de la maladie à CMV, la rétine est la localisation la plus fréquente (80 %), suivie par le tube digestif (10-15 %). Pour un patient ayant moins de 50/mm3 de taux de CD4, le risque de développer une rétinite à CMV est de 42 % à 27 mois.

- Nécrose rétinienne virale :

Deux syndromes sont caractérisés par le développement de plages de nécrose rétinienne : la nécrose rétinienne aigue (syndrome ARN : Acute Retinal Necrosis) et le syndrome PORN (Progressive Outer Retinal Necrosis). Observés avec une fréquence croissante au cours du SIDA, mais également dans d'autres circonstances (panvascularites). Ces deux syndromes seraient dus aux même virus (HSV, VZV) ; leur présentation clinique exprimant peut-être une différence d'immunodépression.

I.3.3. Atteintes neuro-ophtalmologiques

Il existe différentes causes neurologiques aux baisses d'acuité visuelle chez les patients séropositifs pour le VIH. En dehors des infections choriorétiniennes, les études ont montré chez les patients une altération de l'ERG, une altération de la vision des contrastes de type trytan, une diminution de la sensibilité aux contrastes et des déficits périmétriques. L'atteinte se situe au niveau des fibres optiques (c'est le problème des nodules cotonneux), au niveau du nerf optique (par cryptococcose méningée, par lymphome ou par altération par le virus VIH lui-même). D'autre part, des troubles neurologiques sont retrouvés cliniquement chez 40% et dans 70 à 80% des études anatomopathologiques. Les troubles visuels ou des ophtalmoplégies peuvent être secondaires à une atteinte cérébrale : leucoencephalite ou démence provoquée directement par le VIH, une carcinomatose ou une infection opportuniste du SNC par différent agent : toxoplasme, cryptocoque herpès.

I.3.4. Atteintes oculaires dues aux traitements

Ce sont avant tout les traitements antituberculeux qui sont en cause : la neurotoxicité de l'éthambutol et les uvéites antérieures et postérieures apparaissent sous rifabutine (donnée dans le traitement des mycobacterioses atypiques ou en cas d'échec des autres antituberculeux).

20

I.3.5. Atteintes oculaires dans le cadre du syndrome de reconstitution immunitaire (21)

Le syndrome de reconstitution immunitaire est un ensemble des manifestations cliniques de nature inflammatoire survenant quelques semaines après la mise en route d'un traitement antirétroviral, habituellement chez un patient infecté par le VIH très immunodéprimé.

Le SRI survient à la faveur de la restauration des lymphocytes CD4, après réduction de la charge virale plasmatique, le plus souvent chez des patients en cours de traitement d'une infection opportuniste.

Le traitement antirétroviral entraîne une reconstitution des réponses immunitaires, ce qui a permis une diminution de la mortalité liée aux infections opportunistes. Cependant, cette reconstitution peut parfois être pathologique et être à l'origine d'un syndrome de reconstitution immunitaire (SRI) regroupant l'ensemble des manifestations liées à la présence d'une réponse immunitaire excessive dirigée contre des antigènes d'un agent infectieux ou non infectieux. Les manifestations du SRI sont polymorphes, son diagnostic est complexe. Il est observé avec la plupart des agents infectieux responsables d'infections opportunistes, mais il regroupe aussi des manifestations auto-immunes ou inflammatoires.

Des manifestations oculaires peuvent être observées, surtout en cas d'infection à CMV, des uvéites inflammatoires ont été également décrites chez des patients traités pour une rétinite à CMV. L'uvéite de reconstitution immunitaire se voit chez les patients VIH avec une rétinite à cytomégalovirus pour laquelle ils reçoivent un traitement. Cette uvéite apparaît lorsque le taux de lymphocytes devient supérieur à 50 cellules/mm3, permettant de suspendre le traitement d'entretien anti-CMV. La toxicité oculaire se manifeste par l'apparition d'une vitrite, d'un oedème maculaire, par la formation d'une membrane épi rétinienne ou la survenue d'une cataracte.

21

II.1. TYPES ET PERIODE D'ETUDE

Nous avons réalisé une étude descriptive à visée transversale, documentaire portant sur les fiches des patients à sérologie VIH positive suivis au Service des Maladies Infectieuses des Cliniques Universitaires de Kinshasa durant la période allant de janvier 2002 à décembre 2015.

II.1 CADRE D'ETUDE

Notre étude a été réalisée aux services des maladies infectieuses et d'ophtalmologie des Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK).

II.2POPULATION D'ETUDE ET ECHANTILLON

II.3.1. Population d'étude

Nous avons pris en compte tous les cas d'infection à VIH diagnostiqués et suivis ou hospitalisés au Service des Maladies Infectieuses des Cliniques Universitaires de Kinshasa ayant présentés ou non des plaintes oculaires durant la période délimitée pour l'étude.

II.3.2. Echantillon

A. Taille et type de l'Echantillon

L'échantillon de notre étude était 67 patients du type exhaustif, cela veut dire que nous avons pris en compte tous les dossiers médicaux des patients chez qui le diagnostic de l'infection à VIH a été établi aux Cliniques Universitaire de Kinshasa, ayant présentés ou non des plaintes oculaires durant la période délimitée pour l'étude.

B. Critères de sélection ? Critères d'inclusion

Pour être inclus dans l'étude les patients de la population cible devaient remplir les critères suivants :

- Avoir un diagnostic établi de l'infection à VIH et être régulièrement suivi par le service des maladies infectieuses durant la période délimitée pour l'étude ;

22

- Avoir un dossier médical ou une fiche d'hospitalisation qui atteste cette pathologie et contenant les paramètres d'intérêt ;

- Être dûment enregistré dans le registre des malades.

? Critère d'exclusion

Ont été exclus de l'étude:

- Les patients dont les dossiers médicaux n'étaient pas complets.

- Tout patient ne répondant pas aux critères d'inclusion sus mentionnés.

II.4. COLLECTE DES DONNEES

? Outil de collecte des données

Nous nous sommes servis d'une « Fiche de collecte des données » pour appréhender les informations recherchées dans les dossiers des patients sélectionnés pour l'étude.

? Techniques de collecte des données

- Nous avons procédé à une revue documentaire : en nous servant des registres des malades au bloc de consultation. Ce qui nous a permis de répertorier les dossiers des patients à sérologie VIH positive régulièrement suivis par le Service des Maladies Infectieuses des Cliniques Universitaires de Kinshasa.

? Variables d'intérêts

- Sociodémographiques : âge, sexe, province d'origine, statut

matrimonial, profession, niveau d'étude et nationalité.

- Cliniques : date de début des symptômes du VIH, circonstances de

découverte du VIH, date de dépistage sérologique, stade clinique au dépistage, prise en charge ophtalmologique, infections opportunistes, plaintes oculaires et consultation ophtalmologique.

- Paracliniques : taux de CD4

23

? Définitions opérationnelles

- Pour les stades cliniques de l'infection à VIH, nous avons utilisé la classification CDC de 1993 ainsi que celle de l'OMS révisée de 2009.

- Pour le statut immunitaire, nous avons utilisé la classification CDC de 1993 ainsi que celle de l'OMS révisée de 2010.

II.5TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES

- En ce qui concerne le traitement des données, nous avons procédé à un dénombrement manuel de toutes les informations recueillies dans les dossiers des sujets d'études en fonction des variables retenues dans notre Fiche de collecte des données.

- Pour l'analyse des données, nous avons fait recours à la statistique descriptive pour résumer sous forme de fréquences et tableaux les informations recueillies auprès des sujets d'étude. Nous avons calculé sur Microsoft Excel 2010, quelques paramètres statistiques de tendance centrale et de dispersion (le pourcentage, la moyenne, écart-type).

II.6CONSIDERATIONS ETHIQUES

Tout au long de notre collecte des données, nous avons pu mettre en application quelques aspects éthiques de la recherche. Il s'agit du principe de l'anonymat et du respect de la vie privée des sujets d'études ainsi que celui de la confidentialité des données recueillies.

II.7DIFFICULTES RENCONTREES

Le parcours pour la rédaction de ce travail était jalonné de beaucoup d'obstacles ; entre autres la difficulté de trouver des dossiers dûment remplis et contenants les éléments recherchés.

24

III.1. CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES

1. Age

Tableau I. Répartition des patients selon l'âge

 
 

Tranche d'âge (ans) Effectif (ni)

%

22 - 28

29 - 35

6

13

9

19,4

36 - 42

17

25, 3

43 - 49

11

16, 4

50 - 56

13

19, 4

57 - 63

5

7, 5

64 - 70

2

3

Total

67

100

 

A la lumière de ce tableau, nous constatons que la tranche d'âge de 36 - 42 ans est la plus touchée avec 25, 3 % suivi de celles de 29 - 35 ans et 50 - 56 ans à des mêmes proportions soit 19, 4 % chacune.

L'âge moyen des patients est de 42, 91 #177; 10, 75 ans avec des extrêmes allant de 22 à 68 ans.

2. Sexe

Féminin

66% 34%

Masculin

Figure 1. Répartition des patients selon le sexe

Il se dégage de cette figure que la majorité des patients sont de sexe féminin avec 66 %. Le sexe ratio femme sur homme est de 1, 91.

Il ressort de ce tableau que les célibataires étaient majoritaires avec 37,3 % suivi des mariés avec 35, 7 %.

25

3. Province d'origine

Tableau II. Répartition des patients selon la province d'origine

 

Province d'origine

Effectif (ni)

%

Bas- Congo

19

28,3

Bandundu

15

22,4

Kasaï Oriental

12

18

Equateur

7

10,4

Kasaï Occidental

7

10,4

Maniema

3

4, 5

Katanga

2

3

Kinshasa

1

1, 5

Nord-Kivu

1

1, 5

Province Orientale

0

0

Sud -Kivu

0

0

Total

67

100

 

Parmi les 67 patients, ceux ressortissants de la Province du Bas-Congo étaient les plus nombreux avec 28,3 %, suivi des originaires de la province du Bandundu avec 22, 4 %.

4. Statut matrimonial/Etat-civil

Tableau III. Répartition des patients selon le statut matrimonial

Statut matrimonial Effectif (ni) %

Célibataire 25 37,5

Marié (e) 24 35,7

Veuf (ve) 12 18

Divorcée 6 9

Total 67 100

26

5. Profession

Tableau IV. Répartition des patients selon la profession

 

Tranche d'âge (ans)

Effectif (ni)

%

Ménagère

27

40,1

Commerçant

11

16,4

Fonctionnaire

6

9

Couturière

4

6

Sans emploi

4

6

Autres

4

6

Chauffeur

3

4, 5

Elève/Etudiant

3

4, 5

Ingénieur civil

3

4, 5

Infirmière

2

3

Total

67

100

Autres : Mécanicien, pasteur, policier

Les femmes au foyer (ménagères) représentaient la majorité avec 40, 1 %, suivies des commerçants, soit 16, 4 %.

6. Niveau d'instruction

Tableau V. Répartition des patients selon le niveau d'instruction

 

Niveau

d'instruction

Effectif (ni)

%

Analphabète

1

1,5

Primaire

7

10,4

Secondaire

46

68,7

Universitaire

13

19,4

Total

67

100

Nous constatons dans ce tableau que les patients avec un niveau d'étude secondaire étaient plus nombreux, soit 68,7 % suivi de ceux avec un niveau d'étude universitaire soit 19, 4 %.

27

7. Nationalité

Tableau VI. Répartition des patients selon la nationalité

Nationalité Effectif (ni) %

Congolaise 67 100

Autres 0 0

Total 67 100

Tous les patients étaient de nationalité congolaise. III.2. DONNEES ANAMNESTIQUES

1. Durée de l'évolution du VIH

Tableau VII. Répartition des patients selon la durée de l'évolution du VIH (intervalle de 2 ans)

Durée d'évolution du VIH

Effectif (ni)

%

1 - 2

20

30

3 - 4

8

11,9

5 - 6

18

26,6

7 - 8

10

15

9 - 10

5

7,5

11 - 12

5

7,5

13 - 14

1

1,5

Total

67

100

Il ressort de ce tableau que 30 % des patients présentaient une durée d'évolution du VIH entre 1 - 2 ans, suivi de 26,6 % pour une durée de 5 - 6 ans. La durée moyenne de l'évolution du VIH est de 5, 07 #177; 3, 41 ans avec des extrêmes de 1 à 13 ans.

28

2. Circonstances de découverte du VIH

Tableau VIII. Répartition des patients selon les circonstances de découverte du VIH

Circonstance de découverte

Effectif (ni)

%

Complications

 
 

gastroentérologiques

15

22,4

Fièvre au long cours

15

22,4

Complications broncho-

 
 

pulmonaire

14

21

Amaigrissement

14

21

Test sérologique

7

10,4

Eruption cutanée prurigineuse

4

6

Atteinte ophtalmologique

3

4, 5

Don de sang

2

3

Zona intercostale

1

1, 5

 

Ce tableau nous montre que les complications gastroentérologiques et la fièvre au long cours représentaient chacune 22,4% des circonstances de découverte. L'atteinte ophtalmologique a été la circonstance de découverte chez 4, 5 % des patients.

3. Stade clinique au dépistage

Tableau IX. Répartition des patients selon le stade clinique au dépistage

Stade clinique au dépistage Effectif (ni) %

Stade I 4 6

Stade II 6 9

Stade III 17 25

Stade IV 40 60

Total 67 100

Le diagnostic sérologique de l'infection à VIH réalisé au stade IV de l'OMS était le plus rencontré avec 60 % des patients et au du stade III avec 25 % d'entre eux.

29

4. Statut immunitaire au dépistage

74,6 %

4,4 %

3 %

18 %

Non significatif > 500 Moyen 350 - 499 Important 200 - 349 Sévère < 200

100 90 80 70 60 50 40 30 20 10

0

Figure 2. Répartition des patients selon le statut immunitaire

Cette figure montre que la majorité des patients, soit 74,6% avaient un taux de CD4 ? 200 mm3 correspondant à un déficit immunitaire sévère. La valeur moyenne du taux de CD4 au dépistage était de 160,45 #177; 138,16 / mm3 avec des extrêmes allant de 2 à 86/mm3.

5. Traitement Antirétroviral

Tableau X. Répartition des patients selon le traitement trithérapie ARV

Traitement antirétroviral

Effectif (ni)

%

Oui Non

54

13

80, 6

19, 4

Total

67

100

ARV.

La majorité des patients soit 80,6 % patients étaient sous trithérapie

30

6. Prophylaxie au cotrimoxazole

Tableau XI. Répartition des patients selon la prophylaxie au cotrimoxazole

Prophylaxie au cotrimoxazole

Effectif (ni)

%

Oui

54

80, 6

Non

13

19, 4

Total

67

100

La prophylaxie au Bactrim a concerné 80, 6 % des patients. III.3. DONNEES CLINIQUES

1. Infections opportunistes

67,2%

Oui Non

100

90

80

70

60

50

40

30

20

10

0

Oui Non

32,8%

Figure 3. Répartition des patients selon les infections opportunistes

Il ressort de cette figure que la majorité des patients soit 67,2 % ont présenté des infections opportunistes.

Il se dégage de cette figure que 40 % des patients ont présenté des plaintes oculaires.

31

2. Types d'infections opportunistes

Tableau XII. Répartition des patients selon les types d'infections opportunistes

Type d'infections opportunistes

Effectif (ni)

%

Candidose buccale

20

30

Tuberculose pulmonaire

12

18

Prurigo de l'adulte

12

18

Toxoplasmose

9

13,1

Cryptococcose

7

10,4

Cryptosporidiose

5

7, 5

Pneumocystose

1

1, 5

Zona ophtalmique

1

1, 5

Total

67

100

 

Ce tableau nous montre que la candidose buccale était l'infection opportuniste la plus rencontrée, soit 30 %, suivie de la tuberculose et du prurigo de l'adulte avec 18 % chacun.

3. Plaintes oculaires

100

90

80

70

60 %

60

40 %

50

Oui Non

40

30

20

10

0

Oui Non

Figure 4. Répartition des patients selon la présence des plaintes oculaires

32

4. Plaintes oculaires selon le sexe

26%

74%

Femme Homme

Figure 5. Répartition des patients avec plaintes oculaires selon le sexe

Cette figure nous montre une prédominance féminine, soit 74 % parmi les patients avec plaintes oculaires.

5. Plaintes oculaires selon l'âge

Tableau XIII. Répartition des Patients avec plaintes oculaires selon l'âge

Tranche d'âge (ans)

Effectif (ni)

%

 

25

- 31

2

7,

4

32

- 38

5

18,

5

39

- 45

9

33,

4

46

- 52

5

18,

5

53

- 59

3

11,

1

60

- 69

2

7,

4

67

- 73

1

3,

7

Total 27 100

Il ressort de ce tableau que la tranche d'âge de 39-45 ans est la plus touchée avec 33,4 %, suivi de celles de 32-38 ans et 46-52 ans à des mêmes proportions soit 18,5 % chacune. L'âge moyen des patients avec plaintes oculaires est de 44,74 #177; 10,86 ans avec des extrêmes allant de 25 à 68 ans.

33

6. Types de plaintes oculaires

Tableau XIV. Répartition des patients selon les types des plaintes oculaires

Types de plaintes oculaires Effectif (ni) %

Vision floue 14 52

Douleur oculaire 10 37

Larmoiement 6 22,2

OEdème palpébral 4 15

Baisse de l'acuité visuelle 2 7,4

Ptose palpébrale 2 7,4

1 3,7

Lésions vésiculeuses périorbitaires

Photophobie 1 3,7

De ce tableau ressort que 52 % de plaintes oculaires consistaient en une vision floue, suivi de douleur oculaire avec 37 %.

7. Plaintes oculaires selon les stades cliniques

Tableau XV. Répartition des plaintes oculaires selon les stades cliniques

Plaintes oculaires Stade I Stade II Stade III Stade IV

Pas de plaintes

Vision floue 1 5 8

Douleur oculaire 2 3 4

OEdème palpébral 1 1

Lésions vésiculeuses périorbitaires

Larmoiement 1 4

Photophobie Baisse de l'acuité visuelle

Ptose palpébrale 1 1

Total 2 4 10 19

1

2

Ce tableau montre que les plaintes oculaires se rencontrent à tous les stades cliniques de la classification de l'OMS, mais beaucoup plus au stade IV et III.

Parmi les patients avec plaintes oculaires, 26 % ont eu une consultation au service d'ophtalmologie.

34

8. Plaintes oculaires en fonction du statut immunitaire

Non significatif > Moyen 350 - 499 Important 200 - Sévère < 200

500 349

100

 
 
 

90

 
 
 

80

 
 
 

70

 
 
 

60

 
 
 

50

 
 
 

40

 
 
 

30

 
 
 

20

 
 
 

10

 
 
 
 

0

%

0 %

0

 
 
 
 
 
 
 
 

11,1 %

Non significatif > 500 Moyen 350 - 499 Important 200 - 349 Sévère < 200

88,9 %

Figure 6. Répartition des plaintes oculaires selon le statut immunitaire

De cette figure ressort que la majorité des patients avec plaintes oculaires soit 88,9 % avait un déficit immunitaire sévère.

9. Consultation ophtalmologique

100

90

80

74 %

70

60

50

40

Oui Non

26 %

30

20

10

0

Oui Non

Figure 7. Répartition des patients selon la consultation ophtalmologique

35

10. Pathologie diagnostiquée

Tableau XVI. Répartition des patients selon la pathologie diagnostiquée

Pathologie diagnostiquée Effectif (ni) %

Oedème papillaire/PEIC 2 29

Choriorétinite (parasitaire) 1 14,2

Kératite d'exposition 1 14,2

Zona ophtalmique 1 14,2

Carcinome oculaire 1 14,2

Glaucome 1 14,2

Total 7 100

Parmi les patients ayant bénéficié d'une consultation ophtalmologique, l'oedème papillaire sur hypertension intracrânienne a été diagnostiqué chez deux patients (29 %).

11. Prise en charge ophtalmologique

Tableau XVII. Répartition des patients selon la prise en charge ophtalmologique

Prise en charge ophtalmologique

Effectif (ni) %

Aucun 3 42,6

Collyres 2 29

Anticancéreux 1 14,2

Autres 1 14,2

Total 7 100

Autres : Pommade, déxaméthasone

De ce tableau, nous constatons que 42, 6 % des patients ayant consulté n'ont reçu aucun traitement, suivi de ceux qui étaient sous collyres avec 29 %.

36

IV.1. CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES

IV.1.1. L'âge

Dans notre étude, la tranche d'âge la plus touchée est de 36-42 ans avec 35,3 %. L'âge moyen des patients est de 42,91 #177; 10,75 ans avec des extrêmes allant de 22 à 68 ans, ce qui est un peu proche de celui trouvé par EBANA M. et al dans une étude similaire au Cameroun qui était de 38,9 #177; 10,3 ans avec des extrêmes allant de 22 à 69 ans (22).

IV.1.2. Le sexe

Nous avons observé dans notre étude, une prédominance féminine avec 66 % et un sexe ratio femme sur homme de 1,91. Ceci avoisine les résultats de l'EDS-RDC de 2007 avec un ratio femme sur homme de 1,78 (23). Dans une étude similaire au Mali TOGO M. a trouvé une prédominance féminine à 61,8 % et un sexe ratio de 1,8 en faveur des femmes (10).

Cette prédominance féminine rejoint la tendance globale constatée par l'EDS-RDC de 2007 et pourrait s'expliquer par une forte probabilité de la transmission dans le sens homme-femme plutôt que dans le sens femme-homme ainsi que du taux élevé de couverture du test du VIH chez les femmes. A cela s'ajoute également la pratique de la polygamie dans nos milieux et de multiplicité des partenaires sexuels.

Par contre Mansouri El. Y. et al dans leur étude au Maroc ont trouvé une prédominance masculine avec 73 % et un sexe ratio de 2,70 en faveur des hommes (24).

IV.1.3. Statut social

Dans notre série, les femmes au foyer (ménagères) représentent la majorité avec 40,1 %, suivi des commerçants soit 16,4 %. Ces résultats ne sont pas en contradiction avec ceux de l'EDS-RDC de 2007 qui d'une manière globale faisaient état d'une prévalence élevée du VIH chez les femmes que les hommes, cela quel que soit la caractéristique socioéconomique considérée.

37

La même observation a été faite par TOGO R. dans laquelle les femmes ménagères venaient en tête avec 38,2 % suivi également des commerçants avec 21,8 % (10).

Les patients de niveau d'étude secondaire étaient majoritaires avec 68,7 %.

IV.2. DONNEES ANAMNESTIQUES ET CLINIQUES

IV.2.1. Durée de l'évolution de l'infection à VIH

Dans notre série, la durée moyenne de l'évolution de l'infection à VIH était de 5,07#177; 3,41 ans avec des extrêmes allant de 1 à13 ans. Nos résultats diffèrent de ceux de TOGO R. qui a trouvé en première position, une durée inférieure à 5 ans.

IV.2.2. Stade clinique de l'infection à VIH

Nos résultats montrent que le stade clinique IV de la classification de l'OMS venait au premier plan avec 60% ; ce qui correspond selon la littérature au stade de SIDA maladie.

IV.2.3. Traitement antirétroviral et prophylaxie au Cotrimoxazole

Dans notre étude, plus de 80% des patients étaient sous trithérapie ARV et prophylaxie au cotrimoxazole. Bien que peu d'études aient été réalisées sur cet aspect, nous reconnaissons néanmoins la part non négligeable de ces traitements dans la survenue du syndrome de reconstitution immunitaire pouvant expliquer l'apparition des plaintes oculaires.

Dans notre série, la totalité des patients ayant présentés des plaintes oculaires étaient sous traitement antirétroviral et prophylaxie au bactrim.

38

IV.2.4. Plaintes oculaires et statut immunitaire au dépistage

Le taux de CD4 chez 74,6 % des patients dans notre étude était inférieur à 200 / mm3 correspondant au déficit immunitaire sévère. Ce taux était noté chez 84,1% des patients dans l'étude faite par KONE et al. au Mali et chez 82,5% des patients dans l'étude de EBANA M. et coll. au Cameroun (25, 22).

Il est important de signaler que les plaintes oculaires sont présentes à tous les stades de la maladie ; cependant avec une prédominance selon que le taux de CD4 est plus bas. Ceci s'expliquerait par l'immunodépression qui caractérise les stades avancés, exposant l'oeil au même plan que d'autres organes avec l'apparition simultanée des plaintes oculaires et les infections opportunistes.

IV.2.5. Fréquence des plaintes oculaires

Dans notre observation, 40% des patients ont présentés des plaintes oculaires ; ce qui est légèrement bas par rapport à la littérature (70 à 100%) et à d'autres séries africaines ; ceci pourrait s'expliquer au fait que la majorité de nos patients n'ayant pas réalisé des examens ophtalmologiques, d'autres atteintes oculaires asymptomatiques n'ont pu être décelées et que la plupart de dossiers ne sont pas correctement remplis et la majorité des patients sont perdus de vue car ne sachant pas le lien entre leur maladie et les complications oculaires, préfèrent trouver ailleurs la solution à leurs problèmes oculaires (tradipraticiens et autres).

Au Mali, THERA JP (18) & al et KONE & coll. (25) ont trouvés respectivement 81,6% et 61,9%.

Notons que cette fréquence est appelée à augmenter avec l'amélioration constante de l'accès aux traitements antirétroviraux, qui prolonge l'espérance de vie des patients avec VIH/SIDA ; car certains auteurs ont souligné que la rareté des complications oculaires du VIH/SIDA chez l'Africain était liée entre autres à l'absence ou à l'inaccessibilité des traitements antirétroviraux à la base d'une mortalité précoce avant même l'apparition des certaines complications dont celles oculaires (11).

39

Signalons également que le traitement antirétroviral entraînant une reconstitution des réponses immunitaires, a permis une diminution de la mortalité liée aux infections opportunistes. Cependant, cette reconstitution peut parfois être pathologique et être à l'origine d'un syndrome de reconstitution immunitaire avec atteinte oculaire.

IV.2.6. Types de plaintes oculaires

Les résultats de notre étude ont montré au premier plan en ce qui concerne les plaintes oculaires : la vision floue avec 52% suivi de la douleur oculaire avec 37% et du larmoiement avec 22,2 %.

IV.2.7. Consultation ophtalmologique et pathologie diagnostiquée

Dans notre série, seul 26 % des patients avec VIH ont pu consulter au service d'ophtalmologie. Ceci est sans doute lié au manque des moyens financiers car la plupart de ces patients sont pris en charge par leurs familles et dans une certaine mesure au manque de collaboration entre les services dans la prise en charge des patients.

L'oedème papillaire était l'atteinte la plus diagnostiquée dans notre série avec 29% ; ce qui s'expliquerait par la fréquence élevée des cas d'hypertension intracrânienne liés à plusieurs infections opportunistes (toxoplasmose cérébrale, cryptococcose méningée, sarcome de Kaposi, etc.)

40

Cette étude a été menée dans le but d'évaluer la fréquence et les types des plaintes oculaires présentées par les patients avec infection à VIH/SIDA suivis ou hospitalisés aux services des maladies infectieuses des Cliniques Universitaires de Kinshasa durant la période allant de janvier 2002 à décembre 2015.

Elle a porté sur une population cible de 67 patients avec infection à VIH/SIDA qui ont été choisis en fonction des critères préétablis.

Cette étude montre une fréquence non négligeable des plaintes oculaires qui était de 40 % ; ce qui est un peu bas par rapport à certaines séries africaines.

Les plaintes les plus enregistrés étaient la vision floue avec 52 %, suivie de la douleur oculaire avec 37 % et du larmoiement avec 22,2 %.

La tranche d'âge ayant le plus présentée des plaintes oculaires est celle de 39 à 45 ans avec 33,4 %. L'âge moyen des patients avec plaintes oculaires est de 44,74 #177; 10,86 ans avec des extrêmes allant de 25 à 68 ans. On note une prédominance féminine avec 74% et un ratio femme sur homme à 3.

Ces plaintes sont d'autant plus fréquentes que le taux de CD4 est bas et aux stades avancés (III et IV) de la classification de l'OMS. Leur survenue est concomitante avec celle d'autres infections opportunistes (dans notre série 85,2 % des patients avec plaintes oculaires présentaient d'autres infections opportunistes) ; 74,6 % de patients avaient un taux de CD4 ? 200/ mm3 correspondant au déficit immunitaire sévère.

Seul 26% des patients avec infection à VIH/SIDA ont pu consulter au service d'ophtalmologie et l'oedème papillaire était l'atteinte oculaire la plus diagnostiquée dans notre série avec 29 %.

41

A l'issue de cette étude, il importe pour nous de formuler les recommandations suivantes :

1. Aux autorités politiques

- De procéder à la mise en place d'antennes ophtalmologiques dans les différents centres de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA ;

- De mobiliser les ressources nécessaires pour faciliter la prise en charge ophtalmologique et les examens complémentaires qui aideront à diagnostiquer certaines pathologies oculaires au cours de l'infection à VIH/SIDA.

2. Aux personnels soignants

- Une étroite collaboration entre les services d'ophtalmologie et des maladies infectieuses en vue de préserver au maximum la vision des patients infectés par le VIH/SIDA.

3. Aux chercheurs scientifiques

- Des études avec un échantillon plus grand pourront probablement nous situer sur la fréquence des lésions oculaires chez les personnes vivant avec le VIH/SIDA dans notre population.

4. Aux personnes vivant avec le VIH/SIDA

- Une bonne observance de traitement antirétroviral

- De consulter fréquemment en ophtalmologie afin de prévenir dans la mesure du possible les complications oculaires.

42

1. GIRARD PM, Kartlama CH. Pialoux G. Sida 1998. Doin ed. Paris, 174 p

2. PICHARD E, BEYTOUT J, DELMON J, MARCHOU B. Manuel des maladies infectieuses pour l'Afrique. Jhon Libbey Eurotext ed. Paris 2002,589 p.

3. ONU SIDA/OMS. Le point sur l'épidémie du Sida 2014 ; rapport annuel d'ONUSIDA

4. http://www.univ-st-etienne.fr/facmed/fini/optal17/oeilmage.htm:oeil et
maladies infectieuses. SIDA. pp1-5. 21/1/2004.

5. COCHEREAU I ; Atteinte oculaire au cours de l`infection à VIH. Encycl. Med Chir. (Elsevier, Paris). Ophtalmologie 21- 430- A-10, 1997,10p.

6. FOFANA M A. Manifestations ophtalmologiques au cours de l'infection à VIH /SIDA chez les enfants à l'IOTA. Thèse de médecine, Bamako, 2005.

7. LE HOANG P, GIRARD B & ROUSSELIE F : oeil et SIDA ; Bull. Soc ; Ophtalmol ; Fr ; 1989 ; Suppl.1-2-3 :35-37

8. CHIOU SH & al. Ophtalmic finding in patients with acquired immunodeficiency syndrom in Taiwan. J Microbiol Immunol Infect mars; 33(1): 45-48.

9. VERMA N & KEARNEY J - Ocular manifestations of AIDS. PNG Med J, 1996, 39, 196-199.

10. TOGO R. Manifestations Ophtalmologiques au cours de l'infection à VIH/SIDA au CHU-IOTA. Thèse de médecine, BAMAKO,2013.

11. LEWALLEN S., COURTRIGHT P. - HIV and AIDS and the eye in developing countries: a review. Arch Ophtalmol. 1997; 115: 1291-1295.

12. GELLRICH MM, LAGREZE WD & al. Indications for eye examination of HIV patients screening parameters for cytomegalovirus retinitis. Klin Monatsbl Augenheilkd. 1996 Aug-Sep ; 209 (2-3) :72-78.

13. http : // www-Santé. Ujf-Grenoble.fr/SANTE/

14. http: // www.unaids.org/barcelona 20 report/content html

15. http: // www.Sidaweb.com/information/ vih.htm.

43

16. TCHALLA ABALO M. Etude bibliographique sur l'infection au VIH au Mali : Points sur les études réalisées de 1983 à février 2003. Thèse, Université de Bamako (FMPOS), Bamako, 2004.

17. http : // www.usaid.gov/pdf-docs/Pnads 111.Pdf

18. DRC-National-Pediatric-ARV.Guidelines-2010. Revision Août 2010, Ministère de la santé, PNMLS, p 25.

19. FLAMENT J, STORCKD. OEil et pathologie générale (Société française d'Ophtalmologie. Edition Masson. Paris 1997. Pg 699-700.

20. LY B. Complications ophtalmologique au cours de l'infection à VIH à l'IOTA. Thèse de médecine, Bamako, 2004.

21. http : // www.sfls.aei.fr/ckfinder/files/Formations/du diu/2010/diu/iris

22. BANA MVOGO C, ELONG A, BELLA A L, LUMA H, et ACHU JOKO H ; complications oculaires de l'infection à VIH/SIDA en milieu camerounais : y a-t-il une corrélation avec le taux de CD4 ; faculté de méd. Yaoundé ; 2007 ; 305 ; 7-12.

23. Enquête Démographique et de Santé-RDC 2007. Macro International Ic. Calverton, Maryland, USA. Août 2008.

24. El Mansouri Y., Zaghoul K., Himmich H., Amraoui A. les atteintes oculaires au cours de l'infection à VIH/SIDA (à propos de 400 cas). Ophtalmology 1999 ; 93 : 14-16.

25. KONE AD, A. DEMBELE & M. COULIBALY. Ophtalmologic manifestations in human immunodeficiency virus/AIDS in Mali: is there a interrelation with the CD4 count? JPCS. Vol (2). July-Sep 2011.

26. THERA JP, TRAORE L. Atteintes oculaires au cours de l'infection à VIH : Etude préliminaire à propos de 38 cas. Mémoire d'ophtalmologie, IOTA Bamako, 2002.

27. AUBRY P. Mise à jour le 20/02/2012 Le Sida tropical. In Epidémiologie des maladies parasitaires. Tome 3. Opportunistes. Editions Médicales Nationales. C. Ripert, coordonnateur. 2003, pp. 78-89.

28. LAVIGNE C. & LAMIREL C., Ophtalmologie, In collège national des enseignants de médecine interne, France, 2013, p 3-7 (25).

29. http: //www.Médecine. Ups-tlse/DCEMZ/MODULE7/Item 76MSP/Global 76-MSP pdf.

AN NEXES

1

FICHE DE COLLECTE DES DONNEES

I. CARACTERSISTIQUES SOCIO DEMOGRAPHIQUES

- Sexe : M F

- Age :

- Province d'origine :

- Etat civil : Célibataire

 
 
 
 
 

Veuf/veuve

Divorcé/e

 

- Profession :

- Niveau d'étude : Analphabète primaire secondaire

Universitaire

- Nationalité : Congolaise Autres

II. DONNEES ANAMNESTIQUES

- Date de début des symptômes du VIH :

- Circonstances de découverte du VIH :

Atteinte ophtalmologique Complication broncho-pulmonaire

Complication gastroentérologique

Fièvre au long cours

Amaigrissement Examen sérologique de dépistage Don de sang

Autres (préciser) :

- Date de dépistage sérologique :

- Stade clinique au dépistage : Stade 1 Stade 2

Stade 3 Stade 4

- Taux de CD4 au dépistage :

- Statut immunitaire au dépistage :

- Prise en charge : Sous trithérapie Oui Non

Non

Sous bactrim Oui

Sous anticancéreux Oui Non

Sous corticothérapie Oui Non

2

Non

III. DONNEES CLINIQUES

- Infections opportunistes : Oui

Si Oui préciser :

- Plaintes oculaires : Oui Non

Si oui : La (les) quelle (s) .
Moment de survenue : Au diagnostic

Avant début ARV Après début ARV

Taux de CD4 à ce moment :

Non

- Consultation ophtalmologique : Oui Si Oui : Date :

Pathologie(s) diagnostiquée(s) :











9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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