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Analyse du risque d'inondation sur la rive nord du fleuve Niger a Bamako, Mali


par Houdou BAMBA
Institut régional africain des sciences et technologies de l'information géospatiale (AFRIGIST) - DESS 2017
  

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ABSTRACT

The purpose of this study is to contribute to flood risk management on the north bank of the River Niger in the city of Bamako in Mali, where the uncontrolled occupation of river bank is the main cause for flooding in the north bank of the Niger River in Bamako.

Using Landsat data (1984, 2000, 2017), five land cover classes were extracted by classification using the Maximum algorithm. These multi-date data were integrated into a diachronic analysis and prediction device using the Markov tables. There is a steady increase in buildings (35% in 1984, 44% in 2000 and 57% in 2017) to the detriment of bare soil, vegetation, water and rock outcrop.

The landscape analysis using SRTM data shows large areas of settlement established in flood-prone areas. The simulations carried out, on one hand, on the future extension of the building and, on the other hand, on the probabilities of the maximum extension of the floods require urgent administrative measures in the management of the urban land to Bamako.

Occupancy maps and spatial extension simulation can be used for flood risk management and mitigation actions

Keywords: flood risk, river Niger, Remote sensing, GIS

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CHAPITRE 1 : INTRODUCTION

Une inondation est une submersion rapide ou lente des terres qui sont généralement hors d'eau. C'est une catastrophe naturelle aux conséquences humaines et matérielles très graves.

En Afrique de l'ouest, des études (Afouda et al., 1997) ont montré une irrégularité des pluies, un raccourcissement de la longueur des saisons pluvieuses, une hausse des températures, une persistance et rigueur des saisons sèches. Les saisons des pluies sont réduites avec des débuts tardifs et de fins précoces, perturbant ainsi les calendriers culturaux et les phénomènes météorologiques extrêmes dont les inondations surviennent de façon hasardeuse ces dernières années. Tous ces éléments montrent bien que la rive nord du fleuve Niger subit les conséquences du changement climatique et qu'elle n'est pas à l'abri des catastrophes naturelles comme risque d'inondation.

Face à ces risques naturels imprévisibles, il y a aussi le manque de suivi et de connaissance sur l'extension spatiale des zones à risque d'inondation. Le non-respect des consignes données par le ministère des domaines foncier du Mali qui dit que tous les morcellements doivent laisser une marge de 25 m de part et d'autre des cours d'eau.

C'est dans ce contexte que la présente étude est réalisée avec pour objectif d'analyser à partir d'une utilisation couplée de la Télédétection et des Systèmes d'information Géographique (SIG) le risque d'inondation et mettre à la disposition de la population des données de géoinformation dans la rive nord du fleuve Niger à Bamako.

1.1 CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE

Ce chapitre aborde la problématique, les objectifs, la revue de la littérature et la clarification des concepts.

1.1.1 Problématique

Dans un pays en voie de développement comme le Mali, selon la DGPC, les inondations sont répertoriées comme l'une des catastrophes naturelles les plus fréquentes dont plusieurs

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sont dévastatrices. Les inondations qui ont touché le Mali en 2013 ont eu un impact particulièrement très fort sur la rive nord du fleuve Niger à Bamako. Elles ont affecté plus de 25 000 personnes et généré d'importants dégâts (maisons détruites, cultures maraichère ravagées, points d'eau souillés, stocks alimentaires détruits, etc.). Selon la Direction Générale de la Protection Civile du Mali (DGPC), plus de 2000 maisons ont été fortement endommagées ou complètement détruites suite à ces inondations.

Les personnes qui font le choix de s'installer en zone inondable sont-elles toujours bien conscientes des risques qu'elles encourent ?

Selon Potier. L. (2001), la majorité des occupants se sont renseignés ou ont été informés du caractère inondable de la zone lorsqu'ils s`y sont installés. Les personnes qui construisent sont souvent informées lors de la demande de permis de bâtir, tandis que les nouveaux arrivants qui occupent des constructions existantes sont le plus souvent informés par les anciens occupants ou le voisinage. Les enquêtes révèlent aussi que même en étant informés du caractère inondable de la zone, la plupart des ménages effectueraient le même choix résidentiel.

Une première explication réside dans la perception du risque. Les études montrent que beaucoup de personnes peuvent reconnaître le danger, le caractère inondable de la zone, mais mal estimer le risque effectif ou penser qu'ils seront épargnés. C'est en particulier le cas de nouveaux arrivants.

L'information sur la dynamique de l'occupation et l'utilisation des sols constitue aujourd'hui un outil essentiel à la compréhension de l'évolution des territoires. En effet, on peut mesurer et quantifier le changement d'occupation et d'usage des sols intervenus dans le temps par l'analyse d'images aérienne et satellitaire. De plus, la forte périodicité de ces données à l'heure actuelle, la performance de leur résolution spatiale s'avèrent intéressants pour approcher plus finement cette évolution. Bonn F. et G. Rochon, 1992. Au cours des trente dernières années, l'occupation du sol a connu un changement rapide sur l'ensemble de la rive nord du fleuve Niger à Bamako, induit par une urbanisation galopante. C'est le phénomène de l'étalement urbain. Cela génère une forte consommation des espaces bâtis au détriment des territoires agricoles et naturels. Cet étalement urbain

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induit également une modification de la forme du paysage. Les frontières qui, autrefois, séparaient les villes des compagnes se sont estompées progressivement au cours du temps. Le paysage est plutôt marqué par des empreintes urbaines de plus en plus diffuses, où dans certain cas le mitage est la forme dominante. On parle de fragmentation du paysage.

L'urbanisation de la ville de Bamako qui a un taux d'accroissement de 4,8% occupe le premier rang en Afrique et 6ème dans le monde (Wikipédia). Ces phénomènes sont des facteurs qui peuvent provoquer des catastrophes naturelles comme l'inondation. Le véritable problème est que les citoyens s'installent près des cours d'eaux et dans le lit du fleuve. Ces espaces sont considérés comme des secteurs non protégés en cas d'inondation. Face à ce fléau, la majeure partie des populations étant analphabètes et souvent pauvres n'ont pas le maximum d'information nécessaire sur les méfaits des risques d'inondation sur la rive nord. Aussi des personnes nantis construisent dans le lit des cours d'eaux contribuant ainsi à l'accentuation des risques d'inondations.

La Télédétection et les SIG sont des outils particulièrement performants pour l'étude des risques naturels (Meyer et al. 2001). Les données d'observation de la Terre constituent un puissant outil de surveillance des phénomènes d'inondation (Puech, 1995) car elles permettent d'identifier les zones affectées, mais aussi peuvent aider à la mise en place de plans de prévention des risques (Marinelli et al. 1997 ; Flouzat et al, 2003). La prédiction de l'occupation future sur la base de modèles de télédétection permet d'anticiper sur la survenue des catastrophes d'inondations afin de prendre des mesures idoines. La télédétection aérospatiale offre à l'heure actuelle un ensemble de réponses aux problématiques de qualification et de quantification de l'aléa et de la vulnérabilité (Maurel et al. 2001). La gestion optimale des risques d'inondations nécessite au préalable une bonne connaissance des causes du phénomène et une bonne cartographie de son extension pour faire une configuration future (Wade et al. 2008).

La configuration territoriale ne s'applique bien sûr pas seulement à l'utilisation du sol aussi les questions des activités, des infrastructures, des équipements, des systèmes de transport sont cruciales. Mais la dynamique de l'utilisation du sol est un paramètre central de la

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planification territoriale. La maîtrise de l'implantation des activités est une condition d'un développement plus durable du territoire.

L'étalement urbain, notamment en périphérie des grandes agglomérations, à des effets négatifs importants sur la préservation de la biodiversité, la capacité de maintien d'espaces agricoles et naturels périurbains viables, les coûts d'équipements en voiries et réseaux et les performances énergétiques d'une agglomération. Il influe aussi fortement sur l'imperméabilisation et la modification des flux d'eau, avec les conséquences hydrologiques évoquées plus haut (Braud et al., 2011).

L'inondation est un phénomène spatial, susceptible d'affecter de vastes surfaces naturelles et urbaines. L'étude de ce risque nécessite de disposer d'une information adéquate, géolocalisée sur ses composantes : les enjeux et l'aléa. Les interactions entre les différentes longueurs d'onde utilisées en télédétection et la surface terrestre permettent de les décrire par le biais d'indicateurs et de classes.

1.1.2 Cadre géographique

Situé à l'intérieur des terres sur 7°54'et 08°04' de longitude ouest et entre le 12°33 et le 12°42' de latitude Nord et bien entouré par des collines, le District de Bamako est constitué aujourd'hui de deux parties nettement distinctes, au nord, la ville s'étend entre le fleuve Niger et le Mont Manding dans une plaine alluviale. Celle-ci est longue de 115 km et grande de 11 505 hectares. Elle se rétrécit aux deux extrémités Est et Ouest ; au Sud, la rive droite occupe un site de 12 000 hectares, depuis l'Aéroport de Sénou (ouvert en 1974) et les reliefs de Tienkoulou, jusqu'au fleuve Niger.

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Figure 1: Situation géographique de la rive nord

A l'origine, la ville de Bamako s'est installée sur la rive nord du fleuve Niger communément appelé rive gauche. Cet ancien site de la ville de Bamako est dominé au nord par le plateau manding dont l'attitude atteint 485 mètres à Koulouba. La rive nord du fleuve Niger de Bamako est répartie en quatre (4) communes I, II, III, IV, La rive nord du fleuve Niger abrite 85% des services de l'administration et les deux (2) grands marchés de Bamako.

1.1.2.1. Le cadre physique

Ø Le relief

Il est caractérisé par des plateaux et collines de type granitique, latéritique, gravillonnaire et aussi un sol plat avec un sol accidenté. Du côté nord-est se trouvent quelques collines qui sont dont le Sikoroni Koulou, situé à Sikoroni, renferme la plus grande carrière de cailloux ; le Djékoulouni à Djoumanzana. Du côté nord, la colline de Koulouba situé à Koulouba dans la commune III où est siégé le palais, Et du côté nord-ouest le Lassa Koulou, le Koulouni Yèlèko et le Koko Koulou dans la commune IV.

Figure 2: Relief de la rive nord de Bamako

Ø Hydrographie

Le réseau hydrographique de la rive nord du fleuve de Bamako est constitué de plusieurs cours d'eau. La rive nord dispose d'un réseau hydrographique composé de rivières, mares, plaines d'inondation ou lacs de retenue, et pour le principal le fleuve Niger lui-même, qui ont autant de supports pour l'activité de pêche. Le fleuve atteint sa crue pendant l'hivernage au mois d'août, septembre et son étiage pendant la saison sèche, ce qui explique son irrégularité. Il est d'une importance capitale pour les populations riveraines ; puisqu'il favorise le maraichage, la pêche, l'irrigation, l'exploitation des sables, la teinture, etc. Ces cours d'eau qui servent à l'écoulement des eaux de pluies vers le lit du fleuve Niger sont aujourd'hui occupés par des maisons d'habitation.

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Figure 3: Réseau hydrographique de la rive nord

Ø Climat

Bamako occupe la frange la plus méridionale du Sahel africain correspondant à la zone soudanienne. Elle bénéficie de ce fait d'un climat tropical assez humide avec un total des précipitations annuelles de 1055 millimètres, mais avec une saison sèche et une saison pluvieuse bien marquées. Le mois le plus sec (décembre) ne reçoit en effet pas la moindre goutte de pluie tandis que le mois le plus pluvieux est bien arrosée (261,06 mm en août). La saison des pluies couvre six (6) mois, de mai en octobre et la saison sèche de novembre en avril, et la saison sèche est repartie en deux été, de novembre au janvier période de fraicheur et de février en avril la période chaude ou la température atteint 40° C.

P(mm)

T°C80 601

240

160

80

0

J F M A M J JASON D

40

80

0

120

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Figure 4: Diagramme ombrothermique à Bamako

Le diagramme ombrothermique montre que les mois de juin, juillet, août et septembre présentent des précipitations intenses, allant de 130,12 mm à 261,06 mm

La figure suivante montre le cumul de la pluviométrie à Bamako de 1919 à 2017, avec une tendance assez régulière.

 

1600 1400 1200 1000 800 600 400 200

0

 
 
 

Cumuls annuels

 
 
 
 
 
 
 

Années

 
 

Figure 5: Cumuls pluviométriques annuels à Bamako de 1919 à 2017

Les précipitations sont cumulées sur 4 mois et qui fait que la terre n'absorbe pas de l'eau, Ce diagramme montre la proportion des 4 mois de pluies par rapport aux cumuls total annuel au cours des années. La pluviométrie est un agent important d'inondation quand on considère les saisons, Les parts totales saisonnières (juin, juillet, aout septembre) dans le

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cumul annuel des précipitations à Bamako sont importantes. Elles dépassent largement des 60% et atteignent même plus de 95% dans certaines années (figure ci-dessous).

100

75

25

50

0

1919 1934 1949 1964 1979 1994 2009

%

Années

Figure 6 : Pluviométrie saisonnière à Bamako

Ø Végétation

La végétation est à l'image de la ville et des politiques d'aménagement de l'espace. C'est une végétation de type tropical. On rencontre quelques arbustes comme le néré (Parkia biglobosa), le caicedra (khaya senegalensis), acacia (acacia senegalensis), le manguier (mangifera indica), le nyme (azadirachta indica), etc.

Ø Sol

Les sols sont de types granitique, latéritique, argileuse avec une plaine alluviale. La classification PIRT, spécifique au Mali, se base sur des unités de sol, végétations arrangées d'après les catégories de la taxonomie des sols.

1.1.2.2 Les aspects humains

Ø Démographie

L'accroissement démographique de Bamako est impressionnant : 1800 habitants en 1884, 6 000 habitants en 1908, 23 000 habitants en 1945, près de 50 000 en 1960 lors de l'indépendance du Mali, en 2009 l'agglomération compte 927438 et continue d'attirer une

population rurale en quête de travail, Entre 1998 et 2009, la population a été multipliée par près de 1,8, soit un taux annuel d'accroissement moyen de 4,8 %.

1984 1908 1945 1960 2009

Annees

Effectifs

1000000

400000

800000

600000

200000

0

927438

1800 6000 23000 50000

Figure 7: Démographie de la rive nord à Bamako de 1884 à 2009

Ø Densité de la population

La densité de la population de la rive nord est forte, estimée à 927 438 habitants en 2009 (RGPH), l'effectif de la population de la rive nord a connu une augmentation est passé respectivement à 1204914 habitants en 2017.

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Figure 8: La carte de densité de la population par commune

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De 1984 à 2018 la rive nord du District de Bamako a connu une croissance démographique impressionnante de la population.

Effectifs

1400000

1200000

1000000

400000

200000

600000

800000

0

1984 1998 2009 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Années

Figure 9: Evolution de la population de la rive nord à Bamako de 1984 à 2018

Source : INSTAT (Institut National de la Statistique)

Ce graphique montre le niveau d'évolution de la population. Celons l'INSTAT l'accroissement de la population est commencé à partir de 1998. La rive nord de Bamako, étant un site dont la ville de Bamako est fondée par les Niaré, a commencé à être envahie par les ruraux et aujourd'hui la ville de Bamako à un taux d'accroissement le plus élevé d'Afrique avec 4,8%.

Ø Activités humaines et économiques

Le secteur tertiaire est le plus développé avec l'artisanat et commerce, Bamako abrite aussi le siège des grandes entreprises financières, des services et les locaux des administrations du pays.

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1.2 CLARIFICATION DES CONCEPTS ET LA REVUE DE LA LITTERATURE

1.2.1 Clarification des concepts

Les concepts sont :

Inondation, risque, aléa, enjeux, crue, les systèmes d'information géographique (SIG), télédétection

Ces concepts ont été définis de façon suivante :

Ø Inondation

L'inondation est une submersion, rapide ou lente, d'une zone habituellement hors d'eau, Le risque d'inondation est la conséquence de deux composantes : l'eau qui peut sortir de son lit habituel d'écoulement et l'homme qui s'installe dans l'espace alluvial pour y implanter toutes sortes de constructions, d'équipements et d'activités.

Melé.P., Larrue.C., (2008) définissent l'inondation comme une submersion temporaire, naturelle ou artificielle, d'un espace par de l'eau liquide.

Ø Crue

La crue correspond à la montée des eaux d'un cours d'eau, l'inondation au phénomène qui en résulte, l'eau débordant, se répandant sur les terrains alentours.

Ø Risque

Le risque est la possibilité de survenue d'un événement indésirable, la probabilité d'occurrence d'un péril probable ou d'un aléa

Le risque est généralement considéré comme étant le produit de l'aléa et de la vulnérabilité et est quantifié par la relation ci-dessous.

Ø 20

Aléa

La complexité de la notion d'aléa fait que ses définitions varient d'un auteur à un autre, mais qui convergent vers certaines caractéristiques.

Selon Henry, J. B. (2004) le Ministère de l'Environnement et Développement Durable Français (Medd) considère l'aléa comme un phénomène physique naturel et non maîtrisable, d'occurrence et d'intensité donnée.

Au vu de ces définitions sur l'aléa, le constat est fait que les auteurs convergent vers un certain nombre de caractéristiques en définissant l'aléa comme : la probabilité d'occurrence et l'intensité du phénomène. Ainsi nous retiendrons que l'aléa fait référence à la probabilité qu'un phénomène d'une certaine étendue, d'intensité et durée, entraînant des conséquences négatives.

Ø Enjeux

Le guide d'élaboration des plans de prévention des risques d'inondation (PPRI, 2003) de la région française de Languedoc-Roussillon définit les enjeux comme étant composés des personnes, les biens, susceptibles d'être affectés par une catastrophe naturelle.

Ø Les Systèmes d'Information Géographique

Un système d'information géographique est un système informatique de matériels, de logiciels et de processus conçus pour permettre la collecte, la gestion, la manipulation, l'analyse, la modélisation et l'affichage de données localisées géographiquement (géoréférencées) afin de résoudre des problèmes complexes d'aménagement et de gestion.

Ø La télédétection

Pour les besoins de cette étude, la définition de la télédétection comme suite "La télédétection est la technique qui, par l'acquisition d'images, permet d'obtenir de l'information sur la surface de la terre sans contact direct avec celle-ci. La télédétection englobe tout le processus qui consiste à capter et à enregistrer l'énergie d'un rayonnement électromagnétique émis ou réfléchi, à traiter et à analyser l'information, pour ensuite mettre en application cette information".

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1.2.2 Revue de la littérature

Plusieurs travaux ont été effectués sur le risque d'inondation. Ces études ont permis de cerner les différents angles de vue sur le concept d'analyser le risque, les approches méthodologiques utilisées et leurs limites, afin de purifier d'avantage la problématique de l'analyse du risque d'inondation sur rive nord de Bamako.

Ø L'analyse du risque

Les mesures quantitatives de l'exposition des éléments aux inondations s'appuient sur la création d'un indice de vulnérabilité à partir de plusieurs critères statiques selon une méthodologie développée par Creach et al. (2015).

Le premier critère correspond à la hauteur d'eau potentielle calculée précédemment. Le principe est qu'au-delà de 0,50 m, les véhicules terrestres ne sont plus utilisables, perturbant les secours et l'évacuation, au-delà de 1 m, une personne en bonne santé ne peut plus se déplacer normalement et au-delà de 2 m, les gens peuvent être piégés dans les constructions (VINET et al. 2012. Le deuxième critère est la distance aux ouvrages de protection en raison de l'effet de surprise que peut engendrer une rupture soudaine de la digue et du sentiment de fausse sécurité que donne la proximité à un ouvrage. Le troisième critère est la distance aux zones de refuges qui prend en compte la distance que doit parcourir un occupant pour arriver dans une zone non inondée (maximum 200 m). Le quatrième critère correspond à la typologie des habitations basée sur leur solidité (maison en roseau, maison en bois, maison en dur et maison à étage). Un score est affecté à chacun des éléments de chaque critère selon le degré de vulnérabilité qu'il génère.

Ø Conséquences des inondations

À l'échelle mondiale, le nombre de personnes affectées et les pertes économiques liées aux inondations sont en augmentation (Luong, 2012). En effet, entre 1991 et 2001, sur les 211 millions de personnes affectées par les catastrophes naturelles 30% ont été victimes des inondations (Pilon 2001).

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Koungoulba (2009), a étudié à l'aide des analyses spatiales (SIG raster) les inondations dans la ville de Bamako. Ces analyses ont permis d'identifier les différentes zones sensibles à l'inondation et celles vulnérables à l'inondation.

La revue littérature nous a permis de voir les travaux qui ont déjà été fait sur l'analyse des risques d'inondation. Le vide à combler dans ce mémoire est de faire une configuration sur l'occupation future de la rive nord à l'horizon 2030 et de faire une analyse de l'extension spatiale de l'inondation sur la configuration de la rive nord.

1.3. LES OBJECTIFS DE L'ETUDE 1.3.1 Objectif principal

Le but principal de cette étude c'est de contribuer à une meilleure appréhension du phénomène d'inondations dans la ville de Bamako pour une gestion urbaine efficace.

1.3.2 Objectifs spécifiques Il s'agit :

Ø d'analyser la dynamique de l'occupation de la rive nord de Bamako;

Ø de prévoir l'occupation future de la rive nord du fleuve Niger à Bamako à l'horizon 2030;

Ø d'analyser l'extension spatiale de l'inondation sur la configuration future de l'occupation de la rive nord du fleuve Niger à Bamako.

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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle