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Le traité d'amitié et de coopération entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso et le renforcement de l'intégration économique sous régionale


par Ceba Timothée KELY
EENI Global Business School - Doctorat 2020
  

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Conclusion

A l'instar des Etats africains de l'UEMOA, le commerce ivoiro-burkinabé rencontre des obstacles. On observe un déficit d'infrastructures routières, ferroviaires et aériennes et une faible dotation en infrastructures des TIC. Le Burkina Faso est déficitaire en énergie pour le transport. Même si le taux d'utilisation d'infrastructures financière est en hausse, la performance reste encore faible en Côte d'Ivoire (0,37) et au Burkina Faso (0,404). En outre, toutes les barrières tarifaires et non tarifaires ne sont pas encore levées même si des efforts sont consentis par les deux Etats. S'il est vrai que le commerce ivoiro--burkinabé présente de nombreuses sources de financement, il n'en demeure pas moins de reconnaitre que la BCEAO constitue la principale source. Ainsi l'accès aux sources n'est pas chose aisée. Et cela entraine le sous financement des entreprises.

Conclusion de la deuxième partie

Depuis la signature du Traité d' Amitié et de Coopération le commerce intra-africain des deux pays connaît une faible croissance. Cette dynamique qui s'explique par une augmentation des exportations et des importations est en partie tributaire des produits agricoles. Les marchés ivoiriens et burkinabés sont globalement intégrés mais cette intégration ne concerne que les produits vivriers tels que le riz, le maïs etc. (Souley, 2007). Des projets allant dans le sens de l'intégration des marchés sont en vue à travers la création de la zone économique spéciale ZES-SKBo. Par ailleurs, plusieurs obstacles empêchent le développement harmonieux du commerce ivoiro-burkinabé. Le déficit d'infrastructures lié au non achèvement et de la réhabilitation des routes et des voies ferrées entre les deux pays. Le transport est déficient à cause du déficit d'énergie. On note également une faible dotation en infrastructures des TIC. La dynamique haussière d'utilisation d'infrastructures financière ne s'accompagne pas d'une facilité d'accès au financement du commerce. La BCEAO constitue la source la plus importante de financement. Cela entraine le sous financement des entreprises qui s'accompagne d'une surliquidité du système bancaire due à l'entrée des capitaux, le niveau élevé des taux d'intérêt et la parité du CFA.

Il ressort donc de tout ce qui précède que seule la Côte d'Ivoire présente une bonne performance en intégration commerciale avec un score de 0,986 contre 0,425 pour le Burkina Faso.

TROISIÈME PARTIE : ÉTAT DES LIEUX ET ANALYSE DE LA CONVERGENCE DES POLITIQUES MACROÉCONOMIQUES EN MATIÈRE D'INTÉGRATION FINANCIÈRE ET MONÉTAIRE DE COTE D'IVOIRE ET DU BURKINA FASO

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