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Impacts des conflits liés à  la mobilité pastorale sur le développement et la gouvernance dans la province du Mayo-Kebbi ouest (Tchad)


par Souleymane ALI SALEH
Université de Dschang - Master en Science Politique, spécialité Gouvernance Locale, Décentralisation et Développement  2020
  

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5. Développement

Gilbert RIST définit le développement comme : « l'ensemble de pratiques parfois contradictoires qui, pour assurer la production sociale, obligent à transformer et à détruire, de façon généralisée, le milieu naturel et les rapports sociaux en vue d'une production croissante de marchandises (biens et services) destinées, à travers l'échange, à la demande sociale ».30 François PERROUX conceptualise le développement comme « la combinaison de changements mentaux et sociaux d'une population qui rendent apte à faire croître cumulativement et durablement son produit réel global ».31 Pour Edgar MONTIEL32, « le développement, dit-on n'est plus conçu comme devant être une simple course de rattrapage, sur le plan économique, des nations plus favorisées, conception qui a prévalu jusqu'à un passé récent, mais bien comme une mise en oeuvre des potentialités propres des sociétés en développement en plus d'une exigence de réparation plus juste des richesses au niveau national et international. C'est par cette double action, en effet, que le développement intégré débouchera sur le droit à l'expression des valeurs de civilisations issues de l'histoire et des situations sociales spécifiques des sociétés émergentes. Sans que soient reniés les apports fécondants issus d'autres aires culturelles et certaines formes d'authenticité sont désormais revendiquées comme facteurs de développement33 ».

29 SMOUTS (Marie-Claude), BATISTA (Dario) et VENNESSOU (Pascal), « Dictionnaire des relations internationales : Approches, concepts, doctrines », Paris, Dalloz, 2003, p. 107.

30 RIST (Gilbert), « Le développement, histoire d'une croyance occidentale », Presse de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, 1996, p. 23.

31 Perroux (François), « L'économie du XXe siècle », Paris, PUF, 1961, p. 155.

32 Haut fonctionnaire de l'UNESCO, spécialiste de l'Amérique Latine.

33 MONTIEL (Edgar) cité par LATOUCHE (Serge), Faut-il refuser le développement ?, Paris, Presses Universitaires de France, 1986, p. 10.

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À ces définitions des auteurs, on y ajouter quelques définitions des institutions. La Commission du Sud, dans un rapport rédigé sous l'autorité de l'ancien président tanzanien Julius K. Nyerere définit le développement comme : « un processus qui permet aux êtres humains de développer leur personnalité, de pendre confiance en eux-mêmes et de mener une existence digne et épanouie. C'est un processus qui libère les populations de la peur du besoin et de l'exploitation et qui fait reculer l'oppression politique, économique et sociale. C'est par le développement que l'indépendance politique acquiert son sens véritable. Il se présente comme un processus de croissance, un mouvement qui trouve sa source première dans la société qui est elle-même en train d'évoluer. [...] Le développement d'une nation doit se fonder sur ses ressources propres, aussi bien humaines que matérielles, exploitées pleinement pour la satisfaction de ses propres besoins [...] Le développement doit donc être un effort du peuple, par le peuple et pour le peuple. Le vrai développement est centré sur les êtres humains.34 De son côté, l'OCDE/CAD définit le développement comme : « un processus intégré de stabilité politique et économique qui combine la bonne gestion des affaires publiques et par la participation des populations, l'investissement dans les ressources humaines, la confiance dans le jeu des forces du marché, le souci de l'environnement et l'existence d'un secteur privé dynamique ».35 Le développement mobilisé dans le cadre de notre travail est un développement sous-entendu local. Le développement local pour Bernard VACHON est une « stratégie qui vise par les mécanismes de partenariat à créer un environnement propice aux initiatives locales afin d'augmenter la capacité des collectivités en difficulté ; à s'adapter aux nouvelles règles du jeu de la croissance macro-économique ; ou à trouver d'autres formes de développement, qui part des modes d'organisation et de production inédits intégreront des préoccupations d'ordre social, culturel et environnemental parmi les considérations purement économiques».36 Le développement d'une région peut désigner plus simplement l'amélioration de la qualité de vie de ses habitants.

Pour notre travail, nous retenons la définition du développement donné par l'OCDE/CAD qui veut le développement soit : « un processus intégré de stabilité politique et économique qui combine la bonne gestion des affaires publiques ». C'est une définition qui cadre nettement avec l'orientation de notre thème.

34 Défis au Sud, Rapport de la Commission du Sud, Paris, Économica, 1990, pp. 10-11 cité par RIST (Gilbert) op cit. p. 329.

35 Rapport de l'OCDE/CAD, Paris, 1994.

36 VACHON (Bernard), « Le développement local. Théorie et pratique », Boucherville, Gaëtan Morin Éditeur, 1993, p. 104.

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