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Aide humanitaire des ong et son impact sur l'amélioration des conditions de vie des bénéficiaires : cas spécifique des groupements de bugorhe et d'irhambi katana


par Ezéchiel NZIBONERA CIHUGUYU
ISTD-MULUNGU - L2 GAP 2020
  

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Résumé

Le présent travail intitulé « L'AIDE HUMANITAIRE DES ONG ET SON IMPACT SUR L'AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE DES BÉNÉFICIAIRES : CAS SPECIFIQUE DES GROUPEMENTS DE BUGORHE ET D'IRHAMBI-KATANA » est une étude évaluative de l'impact réel de l'aide humanitaire des ONG depuis 2016 jusqu'en Juillet 2021.

Dans le cadre de ce travail, nous voulons savoir et déterminer le genre d'impact que les organisations humanitaires présentent vis-à-vis de l'amélioration des conditions de vie des bénéficiaires dans les groupements de Bugorhe et d'Irhambi Katana.

La réflexion est partie de deux questions de recherche dont la première était de savoir l'impact de l'aide humanitaire des ONG; la deuxième était de déterminer les stratégies à mettre en place pour permettre aux paysans des Groupements susvisés de mener une vie décente, d'auto-prise en charge et ne plus dépendre de l'aide humanitaire seulement.

Nous sommes partis de deux hypothèses suivantes à confirmer, infirmer ou nuancer :

- La paupérisation et la forte dépendance de la population à l'aide seraient des impacts de l'aide humanitaire ;

- Une sensibilisation de la population sur les activités d'entrepreneuriat et la chaine de valeur de quelques cultures vivrières permettraient de résoudre

tant bien que mal la problématique de l'aide humanitaire à Kabare-Nord.

IX

Eu égard aux résultats obtenus, il apparait que : Les deux groupements reconnaissent l'existence de l'aide humanitaire des ONG dans leurs entités respectives.

- S'agissant du type d'assistance de ces organisations, il se dégage que nombreuses ONG se sont intéressées à la distribution des vivres : 42% à Bugorhe et 39% à Irhambi-Katana (confère graphiques N°4 et N°12) ;

- Quant à l'amélioration des conditions de vie, les enquêtés ont indiqué l'impact négatif de l'aide humanitaire des ONG avec 78% dans le Groupement de Bugorhe et 60% dans le Groupement d'Irhambi-Katana (voir Graphiques N°5 et N°13) ;

- Il se dégage que dans les deux Groupements, l'aide humanitaire des ONG est assortie des contraintes parmi lesquelles l'insuffisance de l'aide par rapport au nombre des bénéficiaires d'une part : voir 30% d'enquêtés dans le Groupement de Bugorhe contre 20% dans le Groupement d'Irhambi-Katana et l'aide n'est pas conçue dans le contexte de durabilité d'autre part tels que les confirment nos enquêtés : 22% dans le Groupement de Bugorhe et 30% dans le Groupement d'Irhambi-Katana (voir graphiques N°6 et N°14) ;

- En plus les enquêtés souhaitent ne plus demeurer bénéficiaires de l'aide humanitaire au vus de ses contraintes : 80% des enquêtés dans le Groupement de Bugorhe contre 75% dans le Groupement d'Irhambi-Katana (voir graphiques N°7 et N°15) ;

- Concernant les stratégies à mettre en place, nos enquêtés soulignent au premier plan la promotion des activités agropastorales : 31% d'enquêtés dans le Groupement de Bugorhe contre 40% dans le Groupement d'Irhambi-Katana, en deuxième position, les enquêtés souhaitent sensibiliser et former la population sur les activités entrepreneuriales : 31% à Bugorhe contre 26% dans le Groupement d'Irhambi-Katana (voir graphiques N°8 et N°16).

X

Eu égard à ce qui précède, il y a lieu de retenir que nos hypothèses ont été confirmées.

En définitive, d'après la littérature et les résultats de cette recherche, il y a lieu de signaler que l'aide humanitaire des ONG a des effets très ponctuels et très peu visibles. L'une de principales limites de l'aide humanitaire à travers le monde est qu'elle s'est développée « autour du paradigme de la vie à sauver, de la souffrance à soulager ». Autrement dit, l'enjeu fondamental est qu'en offrant l'aide humanitaire, les ONG traitent les symptômes et non les causes du problème.

C'est dans ce cadre que nous avons formulé les recommandations (à tous les acteurs directs et indirects impliqués dans l'octroi de l'aide humanitaire des ONG) en vue de sauver la population des Groupements précités de la paupérisation et de la forte dépendance vis-à-vis de l'aide humanitaire des ONG.

> A l'Etat congolais de favoriser la cohésion nationale, à faciliter l'émergence des ONG et d'autres associations de développement dans le territoire de Kabare en général, et en particulier dans les groupements de Bugorhe et Irhambi-Katana.

Et pour ce faire, il doit :

- Réduire les inégalités sociales et économiques par des mesures législatives sociales et économiques cohérentes, durables et réfléchies ;

- Accroitre son budget pour les actions de développement et lutter contre la pauvreté dans le territoire de Kabare en général et en particulier dans les groupements de Bugorhe et Irhambi-Katana ;

- Promouvoir les activités d'épargne et de crédit en ouvrant une banque populaire ;

- Accroitre une reconnaissance juridique aux ONG afin de favoriser le développement des milieux ruraux.

XI

> Aux ONG de s'engager à résoudre les problèmes des populations en soutenant surtout les actions de développement durable pour améliorer les conditions de vie de la population.

Pour ce faire, il faudra :

- La mise en place d'un mécanisme de suivi et évaluation des activités de son programme ;

- Favoriser et encourager la formation à l'autopromotion des habitants ;

- Intervenir de manière concertée entre elles et d'autres intervenants locaux dans la lutte contre la pauvreté ;

- La transparence dans la gestion quotidienne ;

- Prouver l'effectivité de leurs actions à la base dans le territoire de Kabare en général et en particulier dans les groupements de Bugorhe et Irhambi-Katana, en vue de la lutte contre la pauvreté.

> A la population de Bugorhe et d'Irhambi-Katana de :

- Joindre les efforts à ceux des acteurs qui désirent appuyer les actions de développement durable en vue de l'amélioration des conditions de vie ;

- Développer les sens et/ou l'esprit de créativité ;

- Développer l'esprit d'équipe ;

- Bannir l'esprit de malhonnêteté en utilisant rationnellement l'aide humanitaire obtenue.

XII

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