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Communication et mobilisation sociale pour un changement de comprtement en eau, assainissement et hygiène

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par Saholinirina Joelle RAKOTOVOLOLONA
Université d'Antananarivo - Licence 2008
  

Disponible en mode multipage

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UNIVERSITE D'ANTANANARIVO

--------------------------------------------

Faculté de Droit, d'Economie, de Gestion et de Sociologie

------------------------------------------------------------

Département de Sociologie

-------------------------------

Formation Professionnalisante en Travail Social et Développement (FPTSD)

-----------------------------------------------------------------------------------

« Mémoire de fin d'études en vue de l`obtention du Diplôme de Licence

Professionnelle en Travail Social et Développement »

COMMUNICATION ET MOBILISATION SOCIALE POUR UN CHANGEMENT DE COMPORTEMENT EN EAU, ASSAINISSEMENT ET HYGIENE.

APPROCHE CSB AMIS DE WASH : CAS DU CSBII D'AMBALAVAO - ANTANANARIVO Atsimondrano

Présenté par  RAKOTOVOLOLONA Saholinirina Joëlle

Membres du jury 

Président  : Monsieur RASOLOMANANA Denis

Juge  : Madame ANDRIANAIVO Victorine

Encadreur Pédagogique : Monsieur RATSIMBAZAFY Ernest

Encadreur Professionnel : Docteur RANDRIAMANANJARA Odile, Représentant Résident du projet Hygiene Improvement Project à Madagascar

Année Universitaire : 2007 - 2008

REMERCIEMENTS

C`est dans un esprit vif de reconnaissance que nous tenons à présenter notre profonde gratitude à toutes les personnes physiques et morales, qui de près ou de loin, nous ont permis de réaliser cet ouvrage.

Premièrement, nous adressons nos sincères remerciements à tous les Membres du jury de ce présent mémoire, de l`avoir accepté pour être soutenu académiquement.

- à Madame ANDRIANAIVO Victorine, Directeur de la Formation Professionnalisante en travail social et Développement

- à Monsieur Ratsimbazafy Ernest et Docteur RANDRIAMANANJARA Odile Michèle, car sans leur encadrement la réalisation de cet ouvrage ne serait pas faite.

- Nous remercions aussi Monsieur RAMIFEHIARIVO Andriampenomanana Jacob pour son aide et son soutien dans la réalisation de ce travail.

- Merci à tout le personnel de Hygiene Improvement Project pour tous les conseils, les collaborations et les orientations professionnelles qu'ils m'ont donnés.

- Remerciement chaleureux à Docteur GERART Maria Louisette et tout le personnel du CSBII ainsi que les Responsables de la Commune Rurale d`Ambalavao.

Enfin, nous voulons remercier également nos amis, qui nous ont donné leur appui dans la réalisation de cet ouvrage.

Et sans oublier notre famille, qui nous a aidé tant moralement que financièrement durant notre formation toute entière jusqu`à l`achèvement de nos études.

A tous Merci !!
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DES OUTILS ET DU MILEU OBSERVE

CHAPITRE I : cadre théorique

CHAPITRE II : Le concept CSB ami de WASH

DEUXIEME PARTIE : EXPERIMENTATION

CHAPITRE III : Description de la zone d`études

CHAPITRE IV : Analyse de situation

CHAPITRE V : Les stratégies de communication et mobilisation sociale pratiquées par le CSBAW d`Ambalavao

CONCLUSION

RESUME

BIBLIOGRAPHIE

TABLE DES MATIERES

ANNEXES

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : 15 fokontany d`Ambalavao

Tableau 2 : Répartition de la population par fokontany

Tableau 3 : Répartition de la population par activités

Tableau 4 : Répartition de la population par age, par sexe et par fokontany

Tableau 5 : pathologies dominantes

Tableau 6 : Suivi épidémiologique des pathologies dominantes

Tableau 7 : L`accès à l`eau

Tableau 8 : Répartition des membres de la population par sexe

Tableau 9 : Aptitude à lire et écrire

Tableau 10 : Connaissance pratique sur les moments clés de LMS

Tableau 11 : Moyens de communication utilisés dans la commune

LISTE DES FIGURES ET ENCADRES

Figure 1 : Structure du projet HIP

Figure 2 : Organigramme de Dirano WASH

Figure 3 : Etapes de Changement de Comportent

Figure 4 : Cadre conceptuel de l`Amélioration de l`Hygiène à l`échelle (CAH)

Figure 5 : Organigramme du CSBII ami de WASH d`Ambalavao

Figure 6 : Suivi épidémiologique de la diarrhée

Figure 7 : Diagramme des principales voies de transmission des maladies fécales orale

Figure 8 : Les actions observées entreprises par le CSBAW d`Ambalavao

Figure 9 : les marches pour évaluer le passage des messages aux cibles

Encadré 1 : Communication, fondement de toute stratégie de changement de comportement

Encadré 2 : Voies, moyens et objectifs de communication

Encadré 3 : Remarque

LISTE DES ABREVIATIONS

AV : Animateur Villageois

CCC : Communication pour un Changement de Comportement

CR : Commune Rurale

CAH : Cadre de l`Amélioration de l`Hygiène à l`échelle

CSB : Centre de Santé de Base

CSBAW : Centre de Santé de Base Ami de WASH

COSAN : Comité de Santé

CIP : Communication Interpersonnelle

EAH : Eau, Assainissement et Hygiène

HIP : Hygiene Improvement Project

IEC : Information Education Communication

LMS : Lavage Des Mains avec du Savon

MAP : Madagascar Action Plan

MINSAPFPS : Ministère de la Santé, du Planning Familial et de la Protection Sociale

OMD : Objectif de Millénaire pour le Développement

PAFI : Petites Actions Faisables Importantes

SSME : Semaine pour la Santé de la Mère et de l`Enfant

SCC : Stratégie de Changement de Comportement

USAID: United States Agency International Development

VAD: Visite à Domicile

WASH: Water Sanitation Hygiene

WSSCC: Water Supply and Sanitation Collaborative Council

INTRODUCTION GENERALE

L'eau, l'assainissement et l'hygiène sont essentiels à la santé, au bien être et à la dignité de toute personne humaine. Ces trois éléments conjugués forment le socle sur lesquels se construisent les autres aspects du développement. Ils constituent par conséquent une clé de la réduction de la pauvreté.

Aujourd'hui reconnus comme droits de l'homme1(*), l'eau potable et l'assainissement font partie des besoins vitaux de tout être humain. Pourtant dans le monde, un milliard cent millions de personnes n'ont toujours pas accès à l'eau potable et plus de 2.4 milliards ne disposent pas d'un système d'assainissement approprié2(*). A Madagascar, les plus importants facteurs de mortalité des enfants de moins de 5 ans sont les maladies diarrhéiques3(*) lesquelles, selon l'UNICEF tuent un enfant toutes les 30 secondes et selon le MAP, provoquent la perte de 3,5 millions de journées d'écoles par an et de 5 millions de journées de travail par an. Ce qui représente un coût social et économique non négligeable dans le développement du pays.

Face à cette situation, différentes dispositions ont été prises au niveau mondial et une initiative dénommée Diorano-WASH a été introduite à Madagascar par la concertation des conseils de l`eau douce, tenue à Bonn en Allemagne en 2002. Aussi Diorano-WASH est un programme lancé dans le but d'assurer à chaque homme, femme et enfant malgache l'accès à l'eau potable, à un système d'assainissement adéquat et une connaissance des bonnes pratiques d'hygiène. Et ceci à travers la déconcentration des structures de Diorano-WASH jusqu'au niveau des communes et des différentes structures de proximité (école, fokontany, CSB ...) conformément aux objectifs du MAP4(*) pour atteindre les OMD5(*).

Actuellement, dans le cadre de la mise en oeuvre de l`approche CSB ami de WASH, laquelle a été adoptée récemment par le MINSANPFPS le 17 juillet 2007 à l`hôtel Astauria, nous avons la conviction de contribuer au développement de cette approche pour appuyer le développement du secteur EAH à Madagascar. Le secteur EAH suscite beaucoup d'efforts dans la perspective d'un avenir meilleur et durable pour Madagascar et pour les autres pays en développement. Aussi nous avons choisi d'effectuer notre recherche dans ce domaine. Et comme le préconise l'initiative Diorano- WASH « l'eau, l'assainissement et l'hygiène pour tous », la participation de tout un chacun compte pour développer le secteur EAH à Madagascar. L`approche CSB ami de Diorano-WASH apparaît comme un des facteurs primordiaux de développement car une population en bonne santé est plus productive et plus apte à prendre en charge son propre développement.

La mise en oeuvre des CSBAW suit des étapes ou plus précisément, elle se fait en deux phases. Il y a une phase d'expérimentation menée sur 4 régions (à savoir : la région Haute Matsiatra, région Amoron'i Mania, région Analamanga et région Atsinanana) puis une phase de généralisation à l'ensemble du pays après évaluation. Le CSB II d'Ambalavao est l'un des premiers CSB désigné à devenir ami de WASH dans cette phase pilote d'expérimentation. Quelle action peut-il entretenir et développer pour faire face aux problèmes liés à l'EAH ? Nous savons tous combien Madagascar est confronté à différentes formes de problèmes si nous ne considérons que le problème d'évacuation des excrétas. Beaucoup de personnes font encore leurs besoins n'importe où (bord de la route, lacs, rivière, canal, dalle, ordures, terrain de jeu...). Ceci entraîne la prolifération des maladies. L'on a démontré qu'une gramme de matière fécale peut contenir 10 millions de virus, 1millions de bactéries, 1 milliers de kystes parasites et une centaine d'oeufs de vers6(*). Cette attitude est accentuée par la pollution de l'environnement par la présence des odeurs nauséabondes et les saletés importantes ayant pour conséquence notoire la fragilité de l'hygiène des enfants en particulier.

L'on se demande alors pourquoi cette situation déplorable ne suscite t-elle pas une prise de conscience, un changement de comportement radicale ? Ne sommes-nous pas tentés de penser que cela ne pourrait pas relever du fait que beaucoup de personnes ne sont pas toujours informées comme il convient ni des liens qui existent entre les matières fécales et les maladies diarrhéiques, ni aux impératifs en matière d'hygiène qui pourraient protéger leur santé et celle de leur famille ? Quels sont les apports et les suggestions d'un travailleur social pour appuyer les efforts dans les stratégies de changement de comportement dans le cadre de l'approche CSBAW à Madagascar ?

Notre recherche a pour objectif général de contribuer au développement du pays notamment la réduction de la pauvreté à Madagascar en intervenant dans l'amélioration de la santé de la population.

Nos objectifs spécifiques sont de:

· contribuer à la réduction des maladies liée aux mauvaises pratiques d'hygiène et la consommation d'eau non potable

· appliquer les théories pour appuyer la mise en oeuvre des guides qui vont servir comme outils dans l'approche CSBAW.

Tout comportement, tout acte entrepris par les individus doivent être dictés par des causes. Autrement dit, plusieurs facteurs peuvent avoir des influences et expliquer les problèmes qui ont des répercussions sur l'état de santé des individus. La non pratique de l'EAH ou les mauvaises pratiques peuvent être liées à des problèmes d'ordre socio-économique de l'individu comme la pauvreté (impossibilité d'accéder à des matériels ou des infrastructures pour pratiquer l'EAH), psychologique ou mentalité (démotivation, négligence), éducation (faible niveau d'instruction, analphabétisme, ignorance), anthropologique ou culturel (existence de certains tabous)... La communication peut être utilisée et retenue comme principe fondamental à tout niveau de changement de comportement. Pour qu`il y ait un développement durable, il faut connaître par le biais de la communication, les besoins, les problèmes des groupes cibles afin de soutenir les efforts pour animer les processus de participation, de prise de conscience.

La recherche se basera sur des méthodes qui s'appuient sur la collecte d'informations, par des recherches documentaires et d'analyse pratique sur terrain. Aussi, nous allons utiliser l'approche par quota, les questionnaires, les tests, les approches psychosociologiques, l'entretien libre et l'observation participante.

D`une manière brève, l`approche méthodologique comportera les principales composantes suivantes :

· phase préparatoire de collecte d`informations, de recherche documentaire et d`élaboration des outils, guide d`entretien et d`enquête sur terrain

· phase de réalisation par la descente sur le terrain

· phase finale de traitement des données, de synthèse et de recommandation ; C`est également la phase de rédaction du travail de recherche

Ces diverses techniques s'avèrent utiles pour obtenir une connaissance très large à la recherche et à la compréhension du sujet (thème de recherche).

Notre recherche qui a pour thème : « communication et mobilisation sociale pour un changement de comportement en Eau, Assainissement, hygiène. Approche CSB ami de WASH ; cas CSB II d'ambalavao- Antananarivo Atsimondrano », va traiter deux grandes parties. La première partie va être consacrée à la présentation des outils et du milieu observé, la deuxième partie va traduire l'expérimentation ainsi que les stratégies à mettre en place.

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DES OUTILS ET DU MILEU OBSERVE

Cette première partie va parler des différentes conceptions et théories sur lesquelles va porter la recherche. Elle sera divisée en deux chapitres qui parleront successivement du cadre théorique et de l`approche CSB ami de WASH.

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE

Le cadre théorique est une méthode utilisée dans le but d'exposer les bases théoriques de  la recherche, notions sur lesquelles nous devons nous baser pour expliquer et pour appuyer la connaissance du cadre de l'étude.

Section 1 : Le changement de comportement et la plateforme nationale Diorano-WASH

1.1 Contexte

Pour atteindre les OMD et relever les défis du MAP (engagement 2, défi 7 et engagement 5, défi 8), une campagne nationale d`éducation sanitaire a été lancée par Diorano-WASH le 27 avril 2007 à Toamasina, ceci dans le but de promouvoir le changement de comportement à travers le pays. Les stratégies de changement de comportement s`appuient donc sur le renforcement de l'IEC ainsi que la mobilisation sociale.

Actuellement, le projet HIP (qui fait partie intégrante de cette plateforme nationale), applique les théories de changement de comportement pour guider le processus d'élaboration de stratégie de changement de comportement pour un passage à l'échelle vers l'atteinte des OMD et du MAP. Pour Diorano WASH, les leçons apprises et les bonnes pratiques perçues à travers les différentes approches et expériences des membres vont servir de base pour développer une stratégie commune de changement de comportement pour l'Eau, l'Assainissement et l'Hygiène à Madagascar

Voici comment le projet HIP se présente, fonctionne et intervient.

1.2 Description des interventions de HIP

1.2.1 Présentation du projet

Hygiene Improvement Project ou le projet HIP est un projet de 5ans financé par l'USAID. Il vise à réaliser des améliorations soutenues à l'échelle des pratiques d'hygiène essentielles.

Le HIP travaille avec les ministères publics, les collectivités décentralisées, les organismes, les organisations, les associations publiques et privées... dans le renforcement des capacités pour le changement des comportements d'hygiène et dans l'échange mutuel d'expérience, de connaissance pour fortifier les programmes d'hygiène. Il est dirigé par l'Academy for Educationnal Developpement à Washington, en partenariat avec ARD (Association in Rural Developpement), the Monoff Group Inc (MGI) et International Water and Sanitation Centre (IRC) établis aux Pays Bas.

1.2.2 But de HIP à Madagascar

HIP a pour but d'avancer le but et les objectifs de Diorano-WASH c'est-à-dire de diminuer le taux de prévalence des maladies diarrhéiques à Madagascar, en supportant et en renforçant l'effort à l'échelle afin d'améliorer l'hygiène à Madagascar.

L'amélioration de l'hygiène à l'échelle se base sur trois pratiques clés :

§ Lavage des Mains avec du Savon

§ Evacuation efficace des excrétas

§ Stockage et traitement de l'eau au niveau du ménage.

1.2.3 Stratégie de mise en oeuvre adoptée par HIP

L'effort à l'échelle7(*) vise, a priori, les comportements. C'est pourquoi, le projet HIP se base sur la stratégie de changement de comportement (SCC). Pour le projet, la technologie, certes vitale pour soutenir un changement des comportements, ne suffit pas à elle seule à y parvenir. Aussi, il ne s'occupe pas d'infrastructures (« volet Hard ») mais plutôt de la mobilisation sociale, sensibilisation ISC/CCC à l'échelle (« volet soft ») reposant sur la promotion des méthodes alternatives et les Petites Actions Faisables Importantes (PAFIs) en EAH.

Les PAFIs sont des objectifs incluant un contexte, une action et un moment précis. Ils se traduisent comme suit :

Petites : séquence bien définie, engagement minimum, échelle individuelle...

Actions : acte observable, comportement, initiative, ...

Faisable : réalisable, conditions de réalisation minimales, par le grand nombre, ...

Importante : maximum d'effet, performance.

En un mot, les PAFI n'engagent pas d'énormes investissements. Ce sont de simples pratiques qui donnent un maximum de performance, d'effets (positif).

Dans le domaine de l'EAH existent différentes sortes de PAFI possible (cf. annexe 1), la liste n'est pas exhaustive et tout le monde peut en chercher d'autres.

Les PAFIs sont généralement de meilleures méthodes pour habituer les gens à adopter de nouveaux comportements.

Exemple : comme système de lavage des mains avec du savon, l'on a inventé le « tippy tap » ou bouteille renversée. Cela est construit à partir de simples bouteilles en plastique (eau vive, olympiko, ...) accrochées à la sortie du WC par une ficelle. On fait des petits trous sur le bouchon pour faire circuler l'eau. C'est une technique qui remplace le robinet. Son objectif c'est d'habituer les gens à avoir les réflexes de se laver les mains.

1.2.4 Zones d'interventions du projet HIP

HIP intervient dans 4 régions de Madagascar, à savoir :

§ La région Analamanga

§ La région Amoron'i Mania

§ La région Haute Matsiatra

§ La région Antsinanana

Ces régions ont été choisies suivant des critères, notamment :

· Détection des taux de vulnérabilité

· Détection des taux des maladies diarrhéiques

· Nombre des intervenants

· Nombre des interventions

· Taux d'accès à l'eau potable

· Taux d'accès aux latrines

Figure 1 : Structure du projet HIP8(*)

Responsable de Formation

et de Partenariat

Mr RAMIFEHIARIVO Jacob

Directeur HIP à

Washington

Responsable suivi

et évaluation

Mr RANDRIANTELOMANANA

Clément Marie

Responsable Administratif

et Financier

Mr RAHERIMAMPIANDRA Andry

Superviseur HIP à Washington

Mme Sarah Fry

Assistante de Direction

Mme RAHANETRA Karine

Représentant Résident HIP

Madagascar

Dr RANDRIAMANANJARA

Odile Michèle

Coordinateurs Régionaux

- Amoron`i Mania

Mlle RANIRIARISOA Annick

- Analamanga

Mr RANAIVOSONINA José

- Atsinanana

Mr ANDRIAMIHARISOA Voninjatovo

- Haute Matsiatra

Dr RATEFINJANAHARY Joelina

Chauffeur

M RAKOTOSON Herimanana

Agent de Surface

Mr TOMBOZANDRY Faly

1.2.5 Le travail de partenariat dans le secteur EAH

Présidence d'honneur

MEM/MENRS/MISANPFPS

COMITE NATIONAL RESTREINT

(Département ministériels, Bailleurs, Comités régionaux, 3commissions techniques, secteurs privés et ONGs)

NIVEAU

Préside

COMITE NATIONAL

· Préside les grands évènements

· Intervient auprès du gouvernement

Coordinateur National

Secrétaire

Commissions (CC, SE et Ecoles)

COMITES REGIONAUX

Rôles

Assemblée Générale

Attributions

· Valide orientation stratégique

· Forum infos et proposition

· Adopte bilan et évaluation

Valide

Réfléchit/discute

Coordonne

Exécute

Propose

Déconcentre

· Propose

· Met en oeuvre

· Organise les échanges

· Suivi et évaluation

Coordonne, anime, représente

Exécute, prépare, gère, suit

· Développent les activités WASH

· Assurent les tâches et les liens

· Participent aux Assemblées Générales

Figure 2 : organigramme de Diorano-WASH

La plate-forme Diorano-WASH développe le travail de partenariat entre ses membres pour effectuer sa campagne nationale d'éducation sanitaire. Elle regroupe le Ministère de l'Energie et des Mines (MEM), le Ministère de l'Education Nationale et de la Recherche Scientifique (MENRS), le Ministère de la Santé, du Planning Familial et de la Protection Sociale (MINSANPFPS), les ONG nationales et internationales, les associations, les coopérations bilatérales, le secteur privé, la société civile, les partenaires techniques et financiers, les mass médias ...Ce travail de partenariat est une innovation au niveau mondial.

Le changement de comportement selon le WASH dépend essentiellement d'une masse critique de personnes adoptant les comportements améliorés recommandés. Les changements peuvent être pérennes lorsque chaque individu reçoit toujours le même message où qu'il soit. La communication constitue la base de toute stratégie entreprise pour le changement de comportement. C`est son fondement même.

Section 2 : La communication et le changement de comportement

2.1 Quelques essais de définitions

2.1.1 La communication
2.1.1.1 Définition étymologique9(*)

· La "communication" est le processus de transmission d' informations. Ce terme provient du latin « communicare » qui signifie « mettre en commun». La communication peut donc être considérée comme un processus pour la mise en commun d' informations et de connaissances.

· Si nous prenons la définition donnée par le dictionnaire Larousse10(*), la « communication »est un ensemble de phénomènes concernant la possibilité pour un sujet de transmettre une information à un autre sujet par le langage articulé ou d'autre code.

· Pour le petit Robert, elle vient du verbe « communiquer » qui consiste à transmettre, recevoir et échanger des informations. C`est l'action d'établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu'un.

2.1.1.2 Définition selon les pensées sociales

La communication est un acte de la vie propre à l'homme appelé communication humaine. Elle met en évidence des signes, lesquelles sont des manifestations extérieures d'un sentiment, des signaux. Elle engage et ne s'opère qu'au niveau de l'esprit, de la volonté et du coeur et implique une interaction entre deux ou plusieurs personnes.

2.1.1.3 La communication et les relations humaines

· Communication et interaction: approche psychosociologique11(*)

La communication et la relation interpersonnelle sont deux termes proches. La relation désigne la forme et la nature du lien (familial, de voisinage, professionnel...) qui unit deux personnes. La communication est le rapport d'interaction qui s'établit lorsque les partenaires sont en présence. Ce rapport s'analyse sur trois niveaux: intrapsychique (les dimensions de la personnalité de chacun des protagonistes), interactionnel (la structure relationnelle et sa dynamique) et social (le contexte culturel avec ses normes, ses valeurs et ses rituels dans lequel il se place).

· Pour Emile Durkheim (1858 - 1917)

Il faut intégrer une similitude de consciences dans les sociétés. Il dit que les individus sont différents les uns des autres et comme Thomas Hobbes (1588 - 1679)12(*), il pense que l'être humain est fondamentalement égoïste et animé de désirs infinis. Pourtant les relations humaines ne se fondent qu'à partir d'un consensus, d'une solidarité par différenciation et de complémentarité. D'où « la conscience collective13(*) » qui devrait maintenir l'harmonie dans la société. Les relations humaines se basent ainsi dans la société. C'est pourquoi l'essentiel des idées de Durkheim repose sur la primauté de cette société, qu'il est impossible de s'en dégager surtout si l'on veut instaurer les relations sociales.

En d'autre terme, la communication consiste à transmettre un message afin d'établir un contact. La façon dont s'effectuent les échanges conditionne les relations humaines.

2.1.1.4 Principaux types de communication et caractéristiques14(*)

· Types de communication15(*)

Il existe d'innombrables types de communication pour n'en citer que :

· la communication institutionnelle

· la communication interpersonnelle16(*) qui est basée sur l' échange 1 émetteur - 1 récepteur.

Entre humains, c'est la base de la vie en société. C'est là en général que la compréhension est la meilleure, mais le nombre de récepteurs est limité à une seule personne. La rétroaction est quasi systématique. Il y a notamment le téléphone, la conversation orale... Mais la communication n'est pas qu'orale, elle est aussi non verbale.

La communication passe donc aussi par le corps. Ainsi elle sera non verbale ou plutôt non verbalisée. La communication non verbale peut-être para verbale c'est-à-dire qui accompagne la vocalisation. Ainsi lorsque le locuteur explique qu'il faut aller à droite et qu'il bouge sa main dans cette direction, c'est un cas de communication para verbale. Croiser les bras dans un signe de protection est aussi une communication non verbale. Mais ici ce sera pour dire que : "je me retranche derrière mes idées laissez-moi tranquille". Mimiques et posture font partie de la communication. Des gestes risquent de faire passer un message comme plus fort, plus prononcé que ce que l'on dit.

On dit parfois que la communication est holistique - c'est-à-dire qu'elle fait intervenir le tout de l'homme - pour souligner l'importance de l'environnement, des interférences environnementales dans la communication.

Pour Muchielli, « on ne peut pas ne pas communiquer ». Que l'on se taise ou que l'on parle, tout est communication. Nos gestes, notre posture, nos mimiques, notre façon d'être, notre façon de dire, notre façon de ne pas dire, toutes ces choses « parlent » à notre récepteur. La communication est aussi une forme de manipulation. En effet, nous communiquons souvent pour manipuler, modifier l'environnement ou le comportement d'autrui.

§ la communication traditionnelle

§ la communication événementielle. Différentes approches peuvent être organisées ou utilisées de par ces types de communication. Exemples : il y a les approches CIP par les pairs, les VAD, focus groupe.

§ la communication de masse17(*). La communication de masse c'est un émetteur (ou un ensemble d'émetteurs liés entre eux) s'adressant à tous les récepteurs disponibles. Là, la compréhension est considérée comme la moins bonne, car le bruit est fort, mais les récepteurs bien plus nombreux. Elle dispose rarement d'une rétroaction, ou alors très lente (on a vu des campagnes jugées agaçantes par des consommateurs, couches pour bébé par exemple, conduire à des baisses de ventes du produit vanté). Ce type de communication a été conceptualisé avec l'apparition des notions d'organisation de masse dont quatre éléments sont la standardisation, le Fordisme, le taylorisme et la publicité...
On parle de médias de masse ou « Mass Media ». En font partie la radiocommunication, la radiodiffusion et la télévision.

§ la communication de groupe. La communication de groupe part de plus d'un émetteur s'adressant à une catégorie d'individus bien définis, par un message (communication) ciblé sur leur compréhension et leur culture propre. C'est celle qui est apparue avec les formes modernes de culture, souvent axées sur la culture de masse ( société de consommation), dont la publicité ciblée est la plus récente et la plus manifeste. Les effets de la communication de groupe se situent entre ceux de la communication interpersonnelle et ceux de la communication de masse. La communication de groupe est aussi complexe et multiple car elle est liée à la taille du groupe, la fonction du groupe, et la personnalité des membres qui le compose. On peut également intégrer cette notion dans la communication interne à une entité. Les groupes peuvent alors être des catégories de personnel, des individus au sein d'un même service, etc. On peut aussi intégrer cette notion à une communication externe ciblée vers certains partenaires ou parties prenantes de l'entité.

2.1.1.5 Modèles de communication18(*)

· Modèle de Shannon et Weaver

George Gerbner, sociologue des années 1950, avait l'ambition de formuler un modèle général de la communication. Il présente en 1956 un modèle beaucoup plus complexe que les précédents. Son modèle s'articule autour de deux propositions essentielles :

· Il lie le message au contexte, ainsi il permet de le renseigner sur la signification du message.

· Il décrit le processus de communication comme un ensemble à deux dimensions : une perceptive et une autre dimension pour le contrôle.

Le trait particulier de ce modèle est qu'on peut l'appliquer aux différentes formes de communication en fonction du contexte. Il convient à un acte de communication interpersonnelle entre deux personnes mais aussi au processus plus complexe de la communication de masse.

· Modèle de Riley et Riley

Dans ce modèle est considérée en premier lieu l'appartenance des individus humains à des groupes. L' émetteur rebaptisé communicateur, et le récepteur sont donc distribués dans des groupes primaires (familles, communauté, petits groupes...) sociologiques. Ces groupes influeraient la façon de voir, de penser et de juger de leurs membres. Et ces groupes évoluent dans un contexte social dont ils dépendent. Ce modèle de Matilda White Riley et de John White Riley introduit de nouvelles notions, notamment celle de contexte et d'appartenance à un groupe, liées à la sociologie. De plus ce modèle est le premier à prendre en compte la notion d'une boucle de rétroaction, entre l'émetteur et le récepteur. Cela montre qu'il y a réciprocité et inter influence entre les individus. Ce modèle est à l'origine des travaux sur la communication de groupe.

De par ces différents types de communications, nous pouvons expliquer le mécanisme en adoptant un schéma

2.1.1.6 Schéma simplifié pour mieux expliquer la communication19(*)

Message

Code/Canal

Feed-back ou rétroaction

(Réception

Compréhension)

Référent

(Sources des idées) E R (destinataire des idées)

E : l'Emetteur c'est celui qui transmet l'information

: le Récepteur c'est celui qui reçoit l'information

Code : moyen utilisé pour la transmission de l'information pour aller d'un sujet ou d'un groupe à un autre.

Les canaux de communication sont les systèmes physiques dans lesquels circulent les messages (paroles, gestes, écrits, images et tous les différents types de mass- média possibles.

Référent : c'est le contexte ou la situation dans laquelle a lieu la communication.

Feed-back : c'est la communication en retour du Récepteur vers l'Emetteur. La preuve qu'il a écouté.

Le Message : C'est une séquence ordonnée d'éléments puisés dans un répertoire de signe par l'Emetteur.

Ceci permet également de dégager les principes généraux de base de la communication

2.1.1.7 Les Principes généraux de la communication

· Il ne peut y avoir de communication que si le Récepteur comprend et reçoit le message envoyé par l`Emetteur. C`est la base de la communication,

· L`adaptation d`un individu dans un contexte social s`interprète donc par son discours. En effet, les formes de langages adoptés dépendent des relations sociales entretenues par chacun,

· Par ailleurs, l`information diffusée par un individu a toujours un impact sur celui qui le reçoit,

· Le locuteur, par son message créera des facteurs qui pourront influer, voire dicter les conduites sociales. Comme exemple, un médecin autoritaire qui menace un patient obligera d`une façon peut être inconsciente ce dernier à suivre les consignes énoncées,

· L`information reçue va entraîner une réaction du Récepteur. Cette réaction dépend de chaque individu notamment de sa personnalité, de ses expériences, de ses contextes (cadre ou système de référence)

· Les messages ont pour objectifs généraux d'informer, de questionner, d'ordonner, de stimuler, de rassurer, de séduire, de convaincre, de sensibiliser et de former pour un changement de comportement

2.1.1.8 Les facteurs qui entrent en jeu dans la communication

La communication n`est pas un processus purement intellectuel (sélection des idées, codification, transmission). Elle introduit également une relation effective entre celui qui émet le message et celui qui le reçoit. Certains facteurs individuels20(*) ou relationnels influencent l`émission et la réception du message entre autres,

La motivation :

Toute communication implique la motivation de l`Emetteur ou du Récepteur. Elle se caractérise en particulier par l`écoute active ou empathie c`est a dire écouter l`autre sans porter de jugement. « « Les faits sociaux, entre autres les relations humaines découlent d'une agrégation de comportements individuels dictés par les motivations » 21(*)

Les attitudes

Chaque individu réagit en fonction de son caractère et de ses émotions mais également de son vécu, de ses expériences, de ses valeurs.

Le statut : Il s`agit de la position sociale d`une personne dans son groupe d`appartenance

Le rôle : Ce sont les modèles de conduite liés au statut de l`individu dans un groupe. Exemple, un médecin devra être attentif au petit soin de ses patients tout comme une hôtesse d`accueil qui devra être disponible, souriante et efficace.

Rôle et Statut influencent le langage et le comportement. En un mot, il faut toujours tenir compte de ces composantes relationnelles pour parvenir à une bonne communication faire passer une information, une connaissance, ou une émotion .

2.1.1.9 Définition de la Communication pour un Changement de Comportement22(*)

La communication pour le changement de comportement est l'ensemble des interactions participatives entre individus et au sein des groupes ou communautés ainsi que des actions de communication dirigées vers eux en vue d'opérer un changement volontaire du comportement individuel et des normes sociales, s'il y a lieu, dans le but d'améliorer le bien être de l'individu, de la communauté, de la société.

2.2 La mobilisation sociale23(*)

2.2.1 Définition

La mobilisation sociale est un processus utilisant la communication pour rallier à l'action un grand nombre de personnes notamment la société civile afin de réaliser un but social commun à travers les efforts et les contributions de tous.

Autrement dit, elle consiste surtout en un mouvement d'ensemble, c'est-à-dire agir en commun, en même temps, au même moment par le même langage sur un thème bien déterminé.

Lorsqu'elle se limite à une communauté (bénéficiaire ressource et principale cible à rallier), on parle de mobilisation communautaire. On retrouve cette approche dans la plupart des partenaires dans différents domaines.

2.2.2 Quelques formes de mobilisation sociale

Pour expliquer la définition, nous allons citer quelques formes de mobilisation sociale :

- Les différentes sortes de journée mondiale :

§ Journée Mondiale de l'Eau

§ Journée Mondiale de la Santé

§ Journée Mondiale des Latrines

§ Journée Mondiale de lavages des mains avec du savon

§ Journée Mondiale de la Lutte contre le SIDA...

- Les différentes campagnes de mobilisation :

§ Campagne électorale

§ Campagne de vaccination

§ Campagne d'éducation sanitaire...

- Les différentes sortes de sensibilisation :

§ Sensibilisation de masse

§ Montage de spectacles.

§ Diffusion des messages durant les jours de marché, famadihana, réunion communautaire (fivoriam-pokonolona)

§ Distribution des affiches, affichettes (outils IEC, supports communicationnels)

§ Séance de démonstrations (de la pratique de Lavage des Mains avec du Savon par exemple)

§ Organisation des événements divers : faire des carnavals, réaliser des manifestations sportives, effectuer des concours de meilleures latrines.

La connaissance et l'explication des différentes théories, la fourniture des différentes informations, constituent le point de départ logique de changement de comportement. Par ailleurs, la communication est un outil efficace souvent utilisé pour viser le changement (ou l'adoption) de comportement par une population cible et à long terme, le changement social.

2.3 Stratégie de changement de comportement

2.3.1 Processus de changement de comportement

Le processus évoqué ici est le processus mental d'assimilation de l'homme à plusieurs niveaux. C'est un schéma d'enchaînement avec comme principe « pour qu'une idée soit profondément assimilée, elle doit s'enchaîner à partir d'une association mentale d'éléments qui nous sont familier et connue ».24(*)

La séquence d'assimilation de l'information suit plusieurs éléments. En tout, il existe six et pour mieux le retenir, on utilise le mot « PRECIS ». Ce mot est une technique utilisée dans toutes les différentes approches comme par exemple, dans la technique de négociation25(*).

Physique (traika eo amin'ny ara-bàtana)

Rationnelle (mifandraika amin'ny fahalalàna)

Emotionnelle (mifandraika amin'ny fihetseham-po)

Communautaire ou compétence (mifandraika amin'ny fahaiza-manao)

Interpersonnel (vokatry ny fifaneraserana eo amin'ny samy olona)

Structurel (vokatry ny tontolo manodidina ara-tsosialy, ara-panjakana)

2.3.2 Les étapes de changement de comportement

Il y a 6 étapes à suivre pour le changement de comportement.

(ADOPTANT)

MAINTENACE

ACTION

PRISE DE DECISION

(PRATIQUANT)

PRISE DE CONSCIENCE

PRE-CONSCIENCE

Figure 3 : Etapes de changement de comportement de PROCHASKA26(*)

· PRE-CONSCIENCE :

Ø Elévation du niveau de conscience

Education publique utilisant la masse média, les petits groupes

Ø Démystification

Conduire des activités de manière à réduire les inquiétudes et les émotions négatives à travers les jeux de rôle, complaintes, témoignages, simulations et d'autres activités de groupe.

Ø Ré-élévation de l'environnement

Apprendre comment ses propres actions affectent les autres à travers des conversations guidées, des témoignages, des histoires.

· PRISE DE CONSCIENCE/ OBSERVATION

Ø Auto-évaluation

Réévaluation de sa propre image à travers les activités de groupe :

Ø Exercice de clarification des valeurs

Ø Contacts et discussions avec le rôle des modèles

Ø Imagination guidées (où les gens s'imaginent eux-mêmes avec la nouvelle situation)

· PRISE DE DECISION/ PREPARATION

Ø Auto-libération et libération sociale

Faire des voeux de changement publics, et créer des conditions sociales pour le changement en :

Ø Changeant les normes sociales pour des changements plus favorables

Ø Portant plus d'attention à ceux qui ont adopté un changement

Ø Organisant des événements pour un engagement public pour le changement

· ACTION/ MISE EN OEUVRE

Ø Utilisation et parrainage de support social et tissage de relations à travers des groupes de soutien et d'autres mécanismes

Ø Gestion des contingences

Renforcer les étapes positives vers les comportements désirés, en donnant des primes de groupe et des marques de reconnaissance

Ø Echanges pour conditionnement

Apprendre à remplacer par les comportements favorisant la santé ceux qui sont sources de problèmes (activités de groupe, excursion)

· MAINTENACE

Ø Continuer le renforcement des soutiens positifs et sociaux à travers :

Ø Les groupes de soutien- institutionnalisation (à travers les organisations locales par exemple) des primes et des marques de reconnaissance pour maintenir la pratique des comportements.

Ø Contrôle des stimuli

Ø Chercher à remplacer les mauvais habitudes ; jeu de rôle pour remplacer par des habitudes favorables à la santé.

2.3.3 La notion de stratégie de communication pour le développement

Plusieurs théories et modèles ont été développés au fil des ans dans le but d'expliquer comment les gens modifient leurs comportements et d'identifier les principaux facteurs qui favorisent ce changement. Pris comme un vecteur de succès en vue d'un changement et d'un développement social susceptible de créer les conditions d'un avenir meilleur et durable, l'on associe souvent aux stratégies de changement de comportement le terme de communication pour le développement.

En communication pour le développement27(*), la stratégie est un plan cadre comprenant une combinaison d'interventions de communication capable de susciter les changements nécessaires en matière de connaissances, d'opinions, d'attitudes, de croyances ou de comportements au niveau de la population visée en vue de résoudre un problème de développement, selon un calendrier donné (souvent à moyen terme) et compte tenu des ressources disponibles. Elle constitue un engagement et une boussole permettant de mobiliser et d'orienter les actions et les énergies des différents partenaires. Autrement dit, les planifications d'une stratégie en matière de changement de comportement utilisant la communication repose donc sur ces notions fondamentales en s'appuyant sur les processus de changement de comportement énoncés précédemment. Voici un modèle de planification d'une stratégie pour le développement.

2.3.4 Cadre conceptuel de l'amélioration de l'hygiène à l'échelle

L'approche de l'amélioration de l'hygiène à l'échelle a été conçue comme une stratégie efficace d'amélioration de l'hygiène. Elle est destinée à réaliser un impact au niveau de la santé publique. Ce cadre conceptuel consiste à assurer l'accès à la technologie, aux matériels et aux produits pour promouvoir l'hygiène et créer un contexte favorable.

Figure 4 : Cadre conceptuel de l'Amélioration de l'Hygiène à l'échelle: (CAH)28(*)

Accès au matériel (volet hard)

· Par exemple :

· Approvisionnement en eau

· Systèmes d'assainissement

· Savon

· Disponibilité de technologies et de matériels de ménage

· Promotion de l'hygiène (volet soft)

· Par exemple : Communication

· Mobilisation sociale

· Implication communautaire

· Marketing social

· Formation

· Information Education Communication

Amélioration de l'hygiène

· Prévention des maladies diarrhéiques

Contexte favorable

Exemples : Amélioration des politiques

· Renforcement des capacités

· Financement et recouvrement des coûts

· Coordination intersectorielle

· Partenariat entre public et privé

Ces trois contextes rassemblés (accès aux matériels, promotion de l'hygiène, environnement favorable) permettent un maximum de potentiel de changement de comportement. Elle entraîne une augmentation du changement des pratiques et une forte probabilité d'un comportement durable. Exemple de création d'un contexte favorable : développement du partenariat entre public et privé : plaidoyer auprès des Responsables des collectivités territoriales décentralisées à différents niveaux.

Ce cadre est une stratégie valable pour toute approche dans l`amélioration de l`hygiène à différents niveaux. Elle constitue une base dans la mise en oeuvre des CSBAW.

Les stratégies de Changement de Comportement dans la promotion de l`hygiène notamment adoptées par le projet HIP s`appui sur ;

· Le plaidoyer

· Le Renforcement de capacité

· L`IEC/CCC

· Le Suivi- Evaluation

CHAPITRE II : Le concept CSB ami de WASH

Ce concept entre dans le cadre de l'approche « Ami de WASH » (écoles amies de WASH, communes amies de WASH...), élément de la Stratégie de changement de comportement.

Section 1 : L`Approche CSB ami de Diorano-WASH

L'approche CSB ami de WASH a été développé lors de l'atelier intitulé « mise en oeuvre des CSB amis de WASH » organisé par le Ministère de la Santé, du Planning familial et de la Protection Sociale, à l'hôtel Astauria le 17 juillet 2007.

A l'issue de cet atelier, le concept CSB ami de WASH a été précisé

1.1 Définition du concept

Le CSB ami de Diorano-WASH est un centre de santé de base qui va contribuer à la campagne nationale d'éducation sanitaire de Diorano-WASH.

C'est un centre de santé vitrine de WASH :

· avec des infrastructures aménagées (eau- assainissement- lave-mains)

· qui bénéficie d'agents de santé formés en tant que personnes relais sur les pratiques d'hygiène relatives à l'eau et à l'assainissement,

· qui promeut les bonnes pratiques dans les communautés et sensibilise en permanence les usagers en s'appuyant notamment sur les réseaux communautaires.

1.2 Les critères pour devenir un CSB ami de Diorano-WASH

La mise en oeuvre des CSB ami de WASH se fait en deux phases :

· une phase pilote d'expérimentation menée sur quatre régions

· et une phase de généralisation après évaluation à l'ensemble du pays.

Les CSB ami de Diorano-WASH doivent répondre aux critères suivants :

· Posséder des infrastructures en eau c'est à dire un centre alimenté d'une eau de qualité et en quantité suffisante

· Avoir des infrastructures d'assainissement notamment avec un bloc sanitaire, des latrines VIP à double fosses alternées ou de simples latrines hygiéniques, des latrines accessibles aux usagers et au personnel.

· Posséder des lave-mains c'est à dire un centre de santé équipé d'un dispositif de lavage des mains pour les usagers et le personnel, bloc sanitaire, lavabo, lave-mains aménagés.

Le choix des CSB amis de Diorano-WASH relève particulièrement :

· du dynamisme des Responsables et des Agents communautaires

· du taux de prévalence des maladies diarrhéiques

· de la considération de trois cas de figures (idéales, acceptables ou rien dans le cas d'une absence des infrastructures)

· de l'engagement des partenaires

· de l'accessibilité du CSB.

1.3. Rôles d'un CSB ami de Diorano-WASH

Un CSB ami de WASH est un lieu privilégié pour atteindre la majorité de la population en termes de santé. Son rôle c'est de :

· Pratiquer

· Sensibiliser

· Inciter les usagers en vue d'un changement de comportement en matière d'hygiène

Il constitue un endroit où le personnel de santé et les usagers sont dans la possibilité de pratiquer les trois messages clé de Diorano-WASH, et où des démonstrations sont à effectuer régulièrement.

Section 2. Objectifs de l'approche CSB ami de Diorano-WASH

L'approche CSB ami de Diorano-WASH vise principalement :

· le changement de comportement des populations en matière d'EAH grâce à la facilitation des professionnels sensibilisés au comportement favorable à la santé et ayant une forte connaissance et légitimité sur ce domaine.

· La bonne santé des populations et la réduction des maladies d'origine hydrique et les maladies liées à un défaut d'hygiène

· La prévention et la réduction de la mortalité infantile et de la morbidité chez les enfants de moins de 5 ans pour cause de maladies diarrhéiques.

Il existe donc différentes théories qui expliquent les principes de bases ainsi que les formes de stratégies de changement de comportement pouvant être appliquées pour atteindre les cibles grâce à la communication. Suite à la connaissance de ces divers concepts et base théorique, nous allons maintenant entrer dans la partie expérimentation. Elle va surtout parler des travaux de terrain, de nos analyses et de nos suggestions.

DEUXIEME PARTIE : EXPERIMENTATION

La santé et la qualité de vie sont des facteurs intimement liés. L'expérimentation que nous avons effectuée au niveau du CSBII et dans les fokontany nous a permis d'évaluer l'ampleur de la communication notamment la réception des messages au niveau des cibles, les innovateurs de changement afin de mesurer en retour les progressions à faire. Supposons la véracité de nos hypothèses (cf. introduction), sur les facteurs de blocage empêchant le changement de comportement en EAH auprès des cibles du CSBII d'Ambalavao. Cette partie tentera de mettre en relief quelques indicateurs prédisposants.

En général, l'acquisition des données à la fois qualitative et quantitative nous a demandé de suivre quelques méthodologies pour que nous puissions obtenir des résultats fiables.

· Pendant la collecte de données, nous avons procédé à des enquêtes à l'aide de questionnaire préalablement préparé. Pour ce faire, nous avons pris comme échantillonnage représentatif 150 individus : 8 individus représentent le personnel du CSBII, 30 individus représentent les Animateurs villageois et les Comités de Santé ou COSAN dits mobilisateurs sociaux, 4 individus représentent les personnels de la commune et les 108 autres représentent les cibles (mères de famille).

· Nous avons également procédé à des observations participantes, et à des entretiens libres qui nous ont permis de nous familiariser avec les gens, pour mieux appréhender davantage les situations pour faciliter la collecte de données.

· En tout cas, c'est à partir des renseignements que nous avons procédé à l'interprétation des résultats. Cette partie a pour objectif alors d'approfondir les connaissances des facteurs de blocage et les stratégies de changement de comportement par la communication et mobilisation sociales utilisées dans l`approche CSBAW d`Ambalavao .

Dans un premier temps, nous allons donc faire la description de la zone d`étude. Dans un second temps, nous allons évoquer l`analyse des situations. Ensuite, nous allons parler des actions entreprises dans le CSBII d`Ambalavao dans le cadre de l`approche CSBAW et enfin, l`approche prospective.

CHAPITRE III: Description de la zone d'études

Ce présent chapitre va porter sur la présentation générale du terrain ou zone de notre recherche.

Section 1 : Monographie

1.1 Description générale de la Commune Rurale d'Ambalavao

Nom : Commune Rurale Ambalavao

Région : Analamanga

Ex Fivondronana Atsimondrano

Commune Rurale : Ambalavao

Nombre de fokontany dans la commune : 15

Superficie de la commune : 44,8 km2

La Commune Rurale d'Ambalavao est une commune ex Fivondronana d'Antananarivo Atsimondrano. Elle se situe dans la région Analamanga et s'étend sur une superficie de 44,8km2

Tableau 1 : 15 fokontany d'Ambalavao

Noms des Fokontany

1

Ambalavao

2

Ambohibarikely

3

Ambohibary

4

Ambohidahy

5

Ambohidavenona

6

Ambohimamory

7

Ambohitsilazaina

8

Amboniandrefana

9

Ampangabe

10

Anosibe

11

Antamboho

12

Lohamandry

13

Manankasina

14

Moratsiazo

15

Zafimbazahakely

Source : donnée communale, année 2007

1.1.1 Localisation et situation géographique

La commune Rurale d'Ambalavao se trouve sur la route Nationale RN7 qui relie la capitale à Fianarantsoa. Elle est délimitée par 4 grandes communes avoisinantes :

· Au Nord par la Commune Rurale de Tsiafahy,

· Au Sud par la Commune Rurale de Behenjy,

· À l'Est  par la Commune Rurale d'Ambatofahavalo,

· À l'Ouest par la Commune Rurale d'Ambohijoky.

1.1.2 Historique de la commune

Pendant le régime monarchique Ambalavao, Ambatofahavalo, Tsiafahy et Ambohijoky ont été administrativement groupés dans une même circonscription. Ce n'est que vers le XIXe siècle qu'Ambalavao a été classé comme canton du fait que le nombre de la population dépasse de 500. Ambohibary a été le chef lieu de canton lequel était transféré à Moratsiazo, puis dernièrement à Ambalavao suite à une ouverture de l`axe reliant Antananarivo et Antsirabe. On dirait que cette nouvelle route passait devant un nouveau parc à boeuf d`ou le nom Ambalavao (« vala »: parc à boeuf et « vao » qui veut dire nouveau)

1.1.3 Objectif général de la commune

La commune Rurale d'Ambalavao vise le développement de la commune et l'épanouissement de tous les secteurs en s'appuyant sur le Madagasikara Amperin'Asa ou Madagascar Action Plan.

1.2 Description socio-économique

1.2.1 Population
1.2.1.1 Historique de la population29(*)

Selon la seule source que nous avons pu obtenir, la population d'Ambalavao était des immigrants venant d'Analamanga.

1.2.1.2 Types de population

La population de la commune Rurale d'Ambalavao est constituée par les habitants venant des 15 fokontany sus mentionnés. Il s'agit principalement d'une population rurale30(*) (« c'est l'ensemble des individus qui vivent en milieu rural, la population des chefs lieux de la sous préfecture et ceux des communes urbaines. Elle comprend à la fois la population agricole et la population non agricole ») constitué de paysans à 79,74%.

Le nombre d'habitants relevé par la commune pour l'année 2007 serait de 9942 habitants soit 221,81 habitants en km². Ce qui signifie que c`est une commune très peuplée

Tableau 2 : Répartition de la population par fokontany

Fokontany

Nombre d'habitation

Superficie en km²

Densité en km²

1

Ambalavao

621

3,5

117,42

2

Antamboho

795

3

265

3

Moratsiazo

844

3,6

234,44

4

Ambohibary

765

4

191,25

5

Anosibe

690

1,7

405,88

6

Ambohidahy

756

1,7

444,7

7

Ambohitsilazaina

664

3,4

189,41

8

Ampangabe

812

4,6

176,52

9

Zafimbazahakely

209

1,1

190

10

Amboniandrefana

460

3,5

131,42

11

Ambohimamory

285

1,7

190

12

Ambohidavenona

965

3,4

283,82

13

Ambohibarikely

805

3

268,33

14

Lohamandry

696

4

174

15

Menankasina

575

2,6

220,38

 

 

9942

44,8

3248,13

Source : Monographie de la commune rurale d'Ambalavao, Avril 2007, notre propre calcul

1.2.1.3 Les activités de la population

Tableau 3 : Répartition de la population par activité

 

Paysans

Commerçants

Fonctionnaire

Transporteur

Artisan

Total

Nombre

7927

204

52

45

500

8728

%

91

2

0,6

0,4

6

100

Source : Monographie de la commune rurale d'Ambalavao, avril 2007

Les activités de la population reposent en majeure partie sur l'agriculture, l'élevage, l'artisanat. Il existe 24 groupements composés de : groupements d'agriculteurs, d'éleveurs, d'artisans et de femmes. Certains de ces groupements font la renommée de la commune comme les 2 groupements de producteurs d'ananas venant du fokontany d`Antamboho. Les récoltes se vendent le long de la route menant vers Behenjy approvisionnant les voyageurs et les touristes. Il y a également les horticulteurs qui sont à la fois des producteurs, des vendeurs et artisans écoulant leurs produits dans le marché d'Anosy.

Tableau 4 : Répartition de la population par âge, par sexe et par fokontany

 

Masculin

Féminin

Fokontany

0-5

6-17

18-61

61 +

T

0-5

6-17

18-61

61 +

T

Ambalavao

108

102

109

10

329

105

68

108

11

292

Ambohibarikely

128

136

130

21

415

133

105

113

39

390

Ambohibary

139

102

137

11

389

109

74

181

12

376

Ambohidahy

149

98

116

16

379

134

104

126

13

377

Ambohidavenona

138

153

167

41

499

129

148

169

20

466

Ambihimamory

48

42

41

7

138

49

43

47

8

147

Ambihitsilazaina

101

87

119

14

321

96

141

98

8

343

Amboniandrefana

76

63

82

9

230

74

67

78

11

230

Ampangabe

139

124

145

18

426

118

127

117

24

386

Anosibe

89

99

97

29

314

104

162

92

18

376

Antamboho

138

96

126

19

379

128

156

114

18

416

Lohamandry

98

79

126

30

333

78

124

130

31

363

Manankasina

78

78

92

29

277

86

91

101

18

296

Moratsiazo

165

107

125

24

421

131

152

120

20

423

Zafimbazahakely

38

26

20

12

96

49

27

21

16

113

Total

1632

1392

1632

290

4946

1523

1589

1615

267

4994

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Source : Donnée communale, notre propre calcul

La population de la commune Rurale d'Ambalavao est une population généralement jeune. A cet effet, elle est plus dynamique et plus active en matière de développement de la commune. (cf. p 48)

1.3 Us et coutumes dans la commune relatifs a l`EAH

La population conserve les us et coutumes afin de démontrer la cohésion sociale. Il est interdit de :

· Pour les femmes enceintes de porter des ordures

· Frapper les pierres la nuit

1.4 Culture de la population31(*)

1.4.1 Christianisme

La population de la Commune Rurale (CR) d'Ambalavao est à 98% des chrétiens. La religion est une pratique inhérente de la vie des habitants.

1.4.2 Divertissement

Les habitants se penchent surtout vers le sport. En effet, il existe 18 clubs ou associations sportives dans la commune et les jeunes préfèrent le foot-ball. Sinon, d'après les entretiens avec les habitants de certains fokontany, les familles avouent adorer écouter de la radio et regarder la télévision.

1.5 Voies de communication

Les voies de communication, notamment la route provinciale ou nationale, traversent la commune. Elle est en bon état goudronné ou carrossable et praticable toute l'année.

1.6 Spécificité et problèmes de la commune32(*)

La CR d'Ambalavao est promue comme étant une commune vitrine ou « kaominina mendrika » (Commune Championne), modèle des autres CR grâce aux efforts déployés par la mairie et tous ses habitants. Néanmoins, il existe encore bon nombre de contraintes, des problèmes voire même des faiblesses qui constituent un blocage pour le développement.

Ces problèmes touchent tous les secteurs de développement de la commune et se répercutent dans les domaines de la vie sociale.

Géographique : la commune est vaste alors que les hameaux sont éparpillés en petits lots. Cette situation devient une contrainte pour la mobilisation de la communauté pour les activités de développement comme par exemples, l'adduction d'eau, l'électrification et même pour la sécurité.

Leadership : mésentente entre les anciens chefs et les nouveaux : les premiers ont toujours tendance à exercer leur pouvoir sur la population et influencer les habitants sur telle ou telle décision à prendre. Ils s'imaginent être toujours les chefs.

Communication :

§ Manque de communication,

§ Trop d'absentéisme dans les réunions communautaires,

§ portée d'intérêt différent,

§ Divergences d'opinions.

Socio organisationnel : manque, voire même absence d'organisation dans tous les travaux à entreprendre, ce qui devient le plus souvent une source de tension et de conflit social. Ex : mauvaise répartition des eaux d'irrigation pour les cultures (cas de la riziculture et de l'horticulture).

Economique :

Le faible niveau de vie de la population entraîne des répercussions sur l'éducation des enfants et des jeunes. En effet, le pouvoir d'achat des parents est trop faible pour supporter la scolarisation (notamment le coût élevé des fournitures scolaires) des enfants. D'où beaucoup de jeunes ont des difficultés à s'orienter vers le monde du travail.

Mentalité et valeur morale :

§ Discrimination des étrangers, c'est-à-dire de ceux qui n'habitent pas la région. Les habitants n'aiment pas qu'on leur fasse des promesses non réalisées (ils pensent que beaucoup d'étudiants font des recherches juste pour leur propre intérêt et s'en vont après avoir obtenu ce qu'ils veulent sans tenir leur promesse)

§ Peur du changement, plus précisément de la transformation de la vie, de changer d'habitude sans être sûr des résultats d'où « laisser d'abord essayer les autres s'ils osent ».

Santé :

D'après le CSB, les maladies des habitants relèvent souvent du manque d'hygiène car les maisons d'habitation sont non hygiéniques. La population  accorde plus d'importance au bon emplacement de l'étable et à la sécurité des zébus. Ce qui pourrait s`expliquer par le problème d`insécurité.

1.7 Valeur ajoutée : l'existence du CSB II d'Ambalavao

Le problème de santé peut devenir une source de différents soucis et le plus conséquent de tous les problèmes sus mentionnés. En effet, le fait d'acheter fréquemment des médicaments et de s'adonner aux soins diminue déjà la petite économie familiale. Avec les préoccupations que cela entraîne, même avec beaucoup de concentration, la qualité de la production n'est pas sûre. Ainsi les travaux de développement, les objectifs auxquels l'on s'est promis d'atteindre sont voués à l'échec.

Ce sont les raisons pour laquelle la CR d'Ambalavao décide de donner une place importante à la santé pour la population. L'existence du CSB II d'Ambalavao constitue un atout social en raison de sa proximité.

Section 2 : Présentation du CSB II d'Ambalavao

2.1 Identification et situation géographique

Nom : Centre de Santé de Base de niveau II ou CSB II

Village : Ambalavao

Commune : Commune Rurale Ambalavao

District : Antananarivo Atsimondrano

Le Centre de Santé de Base de niveau II ou CSB II de la Commune Rurale d'Ambalavao se situe dans le fokontany Ambalavao et reste le seul centre le plus aménagé de la commune.

2.2 Caractéristique d'un CSBII

Le système de santé publique à Madagascar (régis par l'ordonnance n° 62-072 du 29 septembre 1962 portant codification des textes concernant la santé publique) suit un système pyramidal à 4 niveaux : les Centres de Santé de Base (CSBI et II) sont les premiers contacts de la population. Le deuxième niveau est constitué par des hôpitaux de niveau de District (Centre Hospitaliers de District CHDI et CHDII). Au 3ème niveau se trouvent les centres hospitaliers régionaux (CHR) qui sont complétés enfin par les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU).

Les CSBII publics sont globalement fréquentés par le monde rural alors que la population urbaine se dirige vers le secteur privé. Par rapport aux CSBI publics, lesquels sont équipés d'infirmiers et d'aides soignants et ne dispensent que les services de vaccination et les soins de santé de base, les CSBII publics sont des centres publics qui disposent d'un médecin et offrent en plus du paquet offert par les CSBI les soins de maternité. Ils n'assurent pas de service de chirurgie et ne disposent pas de plateau technique adéquat permettant l'établissement de diagnostic et la prise en charge des cas complexes.

2.3 Structure du CSB II d'Ambalavao

Les personnes qui travaillent dans le CSB II sont composées de : 2 médecins, 1 infirmier, 1 sage femme, des personnes qui s'occupent du dispensaire (PHAGEOM ou Pharmacie de gestion communautaire), 1 personnel de bureau (secrétaire), 1 personnel d'appui et 1 personnel qui s'occupe du gardiennage.

Figure 5 : Organigramme du CSB II d'Ambalavao 33(*)

Sage femme

Infirmier

COGE

(Comité de Gestion)

COSAN : Comité de Santé ou Mobilisateur social

PERSONNEL COMMUNAL

(15) chef fokontany

(15) ou 01 par fokontany

Animatrices

FONCTIONNAIRE

(01) présidents : le Maire / (01) trésorier / (01) commissaire au compte et le chef centre

Gardien

Dispensatrice

Personnel d'appui

Secrétaire

Médecin traitant

Chef de Centre

2.4. Les activités du CSB II d'Ambalavao

Les activités du CSB II consistent en la restauration de la santé des individus de la communauté. Elles sont fondées sur des méthodes et des techniques scientifiques valables et socialement acceptables. Les soins sont accessibles à toutes les familles de la communauté et le coût est à la portée de tous.

Les activités du CSB II d'Ambalavao concernent 

· Le traitement des maladies :

Le traitement vise en premier lieu à ce que les pathologies ne se répètent pas et que les patients soient en meilleure santé.

Tableau 5 : les pathologies dominantes

Pathologies dominantes

Maladies

Taux de prévalence

Pathologie respiratoire

- IRA

- Affection bucco-dentaire

37,24%

3.81%

Gastro- entérologie

- Diarrhée

- Dysenterie

4 ,87%

8 ,20%

Source : Monographie de la Commune Rurale Ambalavao , Année 2007

Les maladies diarrhéiques occupent la 3ème place avec un taux de prévalence de 4,87%. Néanmoins, les maladies se manifestent selon le climat et l'environnement extérieur. Ex : il y a épidémie de diarrhée lors des saisons de pluie. Voici un tableau qui démontre la variation de ces pathologies suivant les mois. (Il est à noter que les données suivants ont été recueillis au mois de septembre c`est pourquoi le tableau s`arrête au mois de septembre)

Tableau 6 : les 4 maladies courantes d'après le CSBII d'Ambalavao

 

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

IRA

32,8

38,94

35

41.71

47.6

28.05

42.22

40

25.10

Diarrhée

2.22

4.50

2.36

5.24

3.72

5.61

7.30

4.61

5.80

Paludisme

16.29

10.95

14.21

5.24

4.52

1.98

0.31

0

0.20

Affection bucco-dentaire

3

2.15

2.63

2.20

2.12

3.30

4.76

1.53

3.31

Traumatismes

1.23

2.54

2.36

5.80

2.92

1.65

6.66

5.84

4.56

Source : CSB II Ambalavao, Année 2007

Le CSB II d'Ambalavao reçoit en moyenne 50 patients par jour pour consultation interne. Il traite généralement les pathologies dominantes, à savoir :

§ L'IRA ou Infection Respiratoire Aigue (37 ,24%)

§ La diarrhée (4,87%)

§ L'infection bucco dentaire (3,81%)

§ La dysenterie (8,20%)

· Les consultations externes : Bien des fois les médecins du CSB II d'Ambalavao s'occupent des consultations externes. Ex : consultation d'une femme enceinte extérieure au CSB II. Il s'occupe également des soins, pansement, visite scolaire, mobilisation communautaire, etc.

· Accouchement (naissance) : le CSB II dispose également d`une maternité qui s'occupe des accouchements.

· Planning familial : l'infirmier instruit sur l'utilisation des différentes méthodes de régulation de la fécondité pour éviter les naissances non désirées, pour déterminer le nombre des naissances, l'espacement des grossesses et l'époque des naissances selon l'âge des parents. Le planning familial est une activité qui favorise la bonne santé de la mère, la qualité de vie de la famille ainsi que la stabilité du foyer de chaque ménage.

· Vaccination, CPN (consultation pré natale) : pour améliorer la santé de la mère et de l'enfant, sur lequel se tend le secteur santé à Madagascar, le CSBII s'occupe aussi des vaccinations et des CPN

· Education sanitaire : Le CSB II organise hebdomadairement des séances d'éducation sanitaire au niveau même du centre et / ou dans les communautés.

· PHAGECOM ou Pharmacie de Gestion Communautaire : Cette pharmacie constitue un lieu de ravitaillement en médicaments génériques à des prix abordables. Il est à noter que dans le secteur public, les ménages participent au financement direct de la santé à travers le mécanisme FANOME ou Financement pour l'Approvisionnement Non stop des MEdicaments instauré par l'Etat à tous les niveaux de structure de soins. Autrement dit, c'est une participation symbolique pour la communauté du ravitaillement en médicaments. Ce système permet essentiellement d'assurer le réapprovisionnement des médicaments et consommable médicaux dans les formations sanitaires et d'utiliser une part égale de 35% de la marge dégagée sur la vente des médicaments pour la constitution de fonds d'équité pour la prise en charge gratuite des plus démunis.

Le comité de gestion de la pharmacie est composé d'un président dont le Maire lui-même, d'un trésorier, d'un commissaire au compte et du chef de centre.

· Suivi des activités communautaire : le CSBII intervient également dans ses activités courantes dans le suivi des activités entreprises dans les communautés

CHAPITRE IV: ANALYSE DE LA SITUATION

Ce chapitre consistera surtout en une analyse de la situation c`est à dire à identifier les problèmes qui empêchent le développement ainsi que les questions de communication qui y sont liées. Cette analyse sera entreprise dans le but d'identifier les forces et les faiblesses, les atouts et opportunités d'une part, les obstacles et les contraintes d'autre part dont il faudra tenir compte avant d`établir toute planification et de l'exécution de stratégie de changement de comportement. L`objectif serait avant tout de pouvoir mesurer les risques et postulats sur lesquels elle va se baser. Aussi comme méthode d`analyse de situation, nous allons utiliser celle effectuée en milieu santé publique dans le cadre de la promotion de la santé. Il s'agit de déterminer les facteurs qui influencent la santé de l'homme.

Les déterminants de la santé

La santé et la qualité de vie des individus sont des facteurs intimement liés. La santé et les maladies de l'individu sont multifactorielles c'est-à-dire dépendent de plusieurs facteurs34(*). En d'autre terme, il existe plusieurs facteurs qui influencent la santé de l'homme. La connaissance de ces facteurs constitue le premier pas à faire pour promouvoir la santé

En un mot, ils rassemblent les facteurs comportementaux et les déterminants environnementaux dans ses multiples dimensions : physique, psychoculturel notamment l'éducation, la mentalité de la population devant les problèmes sanitaires, les coutumes et les croyances.

1. Les facteurs sanitaires

Il s`agit de la connaissance des états de santé de la population, l'environnement et les possibilités d'action suivant les équipements et les ressources disponibles pour promouvoir la santé.

Les maladies d'origines hydriques et des maladies liées à l'hygiène :

Les maladies d'origines hydriques et les maladies liées à l'hygiène sont les plus fréquentes et se manifestent sous diverses formes : DISD ou Diarrhée sans Déshydratation, parasitose intestinale, dysenterie (diarrhée glaveuse sanguinolente) Ces maladies constituent des principaux dangers pour les enfants de la commune rurale d'Ambalavao car elles constituent le 3ème motif de consultation interne.

Dans ses activités, le CSBII entreprend un suivi épidémiologique de ces maladies pour voir la manifestation et leur évolution (variation mensuelle).

Voici un schéma de ce suivi épidémiologique de la diarrhée par le CSBII d'Ambalavao.

Figure 6 : Suivi des cas des maladies diarrhéiques

Année

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

2004

21

16

37

08

32

17

21

09

12

30

31

26

2005

26

18

17

05

31

21

14

27

24

19

17

24

2006

14

11

16

16

28

17

10

05

07

07

14

15

Total

61

45

70

29

91

55

45

41

43

56

62

65

VMA

19

19

16

21

19

21

16

14

15

18

20

19

Seuil E

38

38

32

42

38

42

32

28

30

36

40

38

2007

11

23

09

19

14

17

23

15

28

43

36

 

Source : CSBII d'Ambalavao, Novembre 2007

Total

VMA

SE

2007

J

F

D

N

O

S

A

J

J

M

A

M

5

10

15

20

30

50

40

45

D'après ce schéma, le taux des maladies diarrhéiques varie suivant le mois notammentsaison. Exemple, la diarrhée ravage durant les saisons de pluie et évidemmeles ride cyclone (comme ce que l'on a rencontré récemment durant les mois

VMA : Variation Mensuelle d'Activités

SE : Seuil (le seuil SE est comme une sorte de variation moyenne c'est-à-dire le taux moyenne par mois)

1.2 Le danger des maladies diarrhéiques

Les maladies diarrhéiques constituent un danger pour les enfants surtout pour ceux de moins de 2 ans. Selon l'EDS en 2004, elles touchent 35.9% des cas des malgaches dont le degré de risque est estimé élevé par le centre Disease Control (Atlanta)

1.2.1 Les causes des maladies diarrhéiques :

Les maladies diarrhéiques résultent en grande partie des eaux insalubres, d'un assainissement inadéquat et du manque d'hygiène. Les excréments humains sont la principale source d'agents pathogènes diarrhéiques. Ils sont aussi à l'origine de la shigallose, de typhoïde, du choléra et de toutes les autres infections gastro-intestinales communes et de certaines infections respiratoires : un seul gramme d'excrément peut contenir 10 millions de virus et un million de bactéries.

Figure 7 : Diagramme des principales voies de transmission des maladies fécales orales.

Excréments

Champs

Fluides

Mouches

Doigts

Aliments

Nouvel hôte

Excréments

Champs

Fluides

Mouches

Doigts

Aliments

Nouvel hôte

Excréments

Champs

Fluides

Mouches

Doigts

Aliments

Nouvel hôte

Source : Wagner et Lanoir, 1958

Comme le graphique l'explique, les microbes s'introduisent lorsque l'environnement ne les élimine pas de façon sécuritaire. Ils se propagent alors au moyen des « mouches », des « doigts », des fluides, des champs.

Si tels sont les dangers des maladies diarrhéiques, quelles sont les solutions pour les prévenir ?

1.2.2 Les activités de prévention des maladies diarrhéiques :

Il s'agit de bloquer les voies de transmission. C'est la clé pour la prévention des maladies diarrhéiques. Appliquer les trois pratiques essentielles de Diorano WASH

· Se laver les mains : (les doigts sur le schéma)

« C'est le manque d'une bonne hygiène des mains qui est la principale cause des infections nosocomiales (infections contractées en milieu hospitalier) et de la propagation des microorganismes multi résistants. Cette inobservation tient également une grande responsabilité dans les épidémies » (Boyce et Pittet 2002)35(*)

En effet, on contamine facilement les mains avec les matières fécales après un nettoyage anal et le nettoyage des fesses et des selles de soi même ou d'un enfant. Se rincer les doigts avec de l'eau ne suffit pas pour enlever les particules graisseuses qui contiennent les microbes. Après un contact avec les selles, les mains doivent être bien lavées, soit à l'aide d'abrasif comme la cendre, soit avec un détergent comme le savon. Il faut se laver les mains à 5 moments clés c`est à dire :

1) avant de préparer le repas

2) avant de manger et/ou donner à manger à son enfant

3) après avoir fait ses besoins. Il s`agit de tout moment après contact avec les selles

4) après avoir essuyé les fesses de son enfant

5) laver systématiquement les mains des petits enfants car ils jouent souvent par terre.

· Se débarrasser des selles (les excréments sur le schéma)

Les selles dans les endroits publics et privés sont les principales sources de germes diarrhéiques. La meilleure manière de prévenir l'infection est de se débarrasser des selles d'adultes et d'enfants dans les toilettes ou les latrines. En dernier recours, il vaudrait mieux emmener les selles à un endroit loin des terrains de jeu ou des sources d'eau et les couvrir de terre au lieu de les laisser dans la cour. Aux endroits où l'on peut se procurer de pots de chambre, on peut maintenir le foyer exempt de selles en apprenant aux plus petits à les utiliser. Il est prioritaire de laver systématiquement les latrines le plus souvent possible. D'où il faut qu'elles soient lavables (nettoyables).

· Maintenir l'eau propre (les fluides sur le schéma)

C'est à dire préserver la potabilité de l'eau du point de puisage jusqu'à l'ultime utilisation et /ou consommation. On parle beaucoup de l'importance de l'eau potable. Un approvisionnement en eau suffisant et accessible facilite le lavage et le nettoyage des mains avec du savon, ce qui à préserver l'environnement de la présence de germes.

L'eau, aussi claire qu'elle soit, n'est pas toujours consommable. La potabilité de l'eau n'est pas certaine car les microbes ne sont pas visibles à l'oeil nu. Pour préserver cette potabilité, il nécessite des méthodes de traitement (simple mais efficace) pour qu'elle devienne enfin buvable et utilisée dans la vie courante. Ex : faire bouillir, filtrer l'eau et couvrir les récipients d'eau, utiliser le Sûr eau, utiliser le système SODIS (cf. annexe 1)

D'après les études récentes36(*) :

§ le lavage des mains avec du savon ou LMS, à lui seul peut réduire le taux des maladies diarrhéique de 49%,

§ l'utilisation effective des latrines de 32%

§ la conservation de la potabilité de l'eau du point de puisage jusqu'à la consommation de 39%

Autrement dit, chacune de ces pratiques est essentielle et indispensable si l'on veut réduire le taux des maladies diarrhéiques. Les patients du CSBII sont informés, éduqués, sensibilisés de ces pratiques.

Les critères pour un CSB ami de Diorano-WASH (cf. p. 28) exigent la disposition des équipements en EAH. Voici la description des équipements en EAH utilisés par le CSBAW d`Ambalavao

2. Les facteurs socio-économiques

2.1 La pauvreté

La pauvreté a toujours des influences sur le comportement, elle n'est pas seulement psychologique (entraînant diverses frustrations) mais aussi source de blocage pour pouvoir se développer. D`après nos entretiens avec les agents communaux, il parait encore que la pauvreté règne dans la Commune Rurale d`Ambalavao (cf. chapitre précédente). C`est pourquoi il reste encore d`innombrables efforts auxquels la commune veut faire face pour se développer. L'analyse de la situation va être orientée sur les réalités et l'analyse des existants sur le terrain afin de mesurer les efforts à promouvoir notamment en ce qui touche l'EAH pour la santé. Tout d`abord, définissons ce qu`est la pauvreté.

« La pauvreté se caractérise par une privation (psychologique, sociale, physique...) inadmissible du bien être sociale. Elle peut être définie comme une non appropriation ou une non maîtrise des moyens d'existence tels que le manque d'actifs et aussi une non jouissance des fruits de la croissance, pour satisfaire les biens essentiels de base »37(*). L'explication de la pauvreté est souvent définie de plusieurs façon Il existe différentes sortes de pauvreté. Pour éviter l'ambiguïté, il est nécessaire de savoir ces quelques notions sur la pauvreté. Ainsi, nous allons voir successivement deux sortes de pauvreté : la pauvreté absolue et la pauvreté relative.

2.1.1 La pauvreté absolue

La pauvreté absolue se produit lorsque le revenu est perçu inférieur au minimum objectivement déterminé. Selon la Banque Mondiale, c'est le « revenu de moins de 370 dollars »38(*) soit 660 000 Ariary par an.

2.1.2 La pauvreté relative

Elle apparaît lorsque les ressources sont 39(*)inférieures au rapport de revenu moyen et que la nécessité est en dehors de l'aliment. A cet égard, la pauvreté veut dire le manque d'argent, de ressource c'est-à-dire l'aspect de ce que dénote le manque de ressource de dévouement apparent. La complexité de la misère est caractérisée alors par la pauvreté monétaire, l'insuffisance de revenus et la pauvreté  de condition de vie notamment l'absence des biens fondamentaux à savoir la sécurité alimentaire, l'accès à l'éducation, l'accès aux soins, aux infrastructures ...

Dans l` analyse de situation, nous allons faire l`état des lieux et des situations existantes dans la Commune Rurale. Aussi, les tableaux successifs suivants sont les résultats de nos enquêtes, entretiens, observations, documentations...démontrant cet état des lieux.

En parlant d`infrastructure, l`accès à l`eau est un facteur déterminant socio-économique mais aussi de santé.

Tableau 7 : l'accès à l'Eau

Système

Nombre de borne fontaine

Nombre d'utilisateurs

Gérance

Localités

Source

05

13

08

05

04

02

07

250

600

400

600

400

600

300

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Ambalavao

Antamboho

Moratsiazo

Ambohibary

Anosibe

Ambihidahy

Ambohitsilazaina

Ampangabe

Zafimbazahakely

Amboniandrefana

Ambohimamory

Ambohidavenona

Ambohibarikely

Lohamandry

Manankasina

Source

03

02

04

04

05

04

09

05

550

105

350

200

700

750

420

320

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Fokonolona

Système

Nombre de borne fontaine

Nombre d'utilisateurs

Gérance

localités

Puits

08

12

08

20

15

05

12

30

04

18

70

50

100

200

80

60

90

100

30

120

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Propriétaire

Ambalavao

Antamboho

Ampangabe

Moratsiazo

Anosibe

Manankasina

Lohamandry

Ambohidavenona

Ambohitsilazaina

Ambohibary

Eau potable

04

551

Fokonolona

Ambalavao

Source : Plan communal de la commune rurale d'Ambalavao Mars 2003

D'après les données relevées par la commune, 80% de la population ont accès à l'eau potable

Tableau 8 : Répartition des membres de la population par sexe

SEXE

%

Masculin

49,76

Féminin

50,24

Total

100

Source : nos calculs

Les membres de la population de la Commune Rurale d'Ambalavao sont légèrement à majorité féminine : 50,24% de femmes et 49,76% d`hommes. La proportion des femmes est plus accentuée dans les animations villageoises notamment dans le domaine de santé (cf. organigramme du CSBII) et de l'éducation. En d'autre terme elles constituent une couche dynamique dans les activités communautaires.

Plus de la moitié de la population ont moins de 18 ans, les enfants de moins de 5 ans en constituent jusqu'à 32 % des membres de la population totale.

La ration de dépendance économique40(*) est moyenne 62% (c'est-à-dire qu`un individu en âge de travailler a en moyenne 3 personnes à sa charge).

2.2 L'Education

Le niveau d'éducation de chaque individu (cibles) entre toujours en jeu dans toute éducation en vue d'un changement de comportement car elle constitue la base pour connaître la perception et la réception des messages. La connaissance de ce niveau constitue un préliminaire dans toute sorte d'approche

Concernant le niveau d'éducation de la population de la CR Ambalavao, nos entretiens ont été confirmés par les enquêtes. Trop peu d'élèves atteignent le secondaire. En tout, il existe 44 établissements scolaires lesquels sont composés en majeure partie par de écoles primaires41(*).

Tableau 9 : Aptitude à lire et/ou écrire

Savoir lire/Ecrire

Mères de famille ayant des enfants de moins de 5 ans

Oui

45,5

Non

54.5

Total

100

Source : nos enquêtes sur 50 individus

Moins de la moitié des personnes enquêtées ont avoué savoir lire et écrire, ce qui explique les différences dans la conception et la réception des messages.

Tableau 10 : Connaissance pratique sur les moments clés de Lavage des mains avec du savon.

Moment clé de LMS

% des réponses au départ

- avant de préparer le repas

25%

- avant de manger et/ou donner à manger à son enfant

20%

- après avoir fait ses besoins

32%

- après avoir essuyé les fesses de son enfant

18%

- laver systématiquement les mains de son enfant

5%

Source : Nos enquêtes sur 100 individus

Les moments clés de LMS ont été appris par les cibles durant et /ou à chaque éducation sanitaire entrepris par le CSBII d'Ambalavao. Nos enquêtes ont été orientées dans le but de faire un suivi sur le niveau de connaissance des cibles ainsi que leur niveau de réception des messages suivant les approches déjà entreprises par les agents de santé.

Devant le CSBII, les cibles sont invitées à participer activement sur le plan pratique et théorique de l'éducation. (cf. p°55).

Ce résultat a pu être dégagé grâce à la participation des cibles lors d'une éducation sanitaire quotidienne. Il s'agissait également pour le CSBII d'évaluer la connaissance des cibles avec les activités effectuées par les mobilisateurs sociaux au niveau de la communauté

Grâce à des messages appropriés, véhiculés vers les cibles concernées par des canaux adéquats, la communication favorise les changements nécessaires à la résolution des problèmes de développement.

Pour BLOOM, pour réussir une éducation il faut viser des objectifs.

2.2.1 Les objectifs de l'éducation de BLOOM42(*)

Il est à noter tout d'abord que, le mot éducation vient du terme latin « educare » qui veut dire conduire vers. L'éducation vise à conduire les individus à adopter une bonne conduite. Autrement dit, elle constitue une clé pour promouvoir le changement de comportement. Néanmoins, pour y aboutir BLOOM nous montre des directives.

Selon BLOOM, l'éducation entre toujours en jeu lorsqu'on promet le changement de comportement. En d'autre terme, l'éducation constitue une clé et le premier objectif pour promouvoir le changement de comportement dans tous les domaines de la vie sociale.

Exemples : éducation familiale, éducation citoyenne, éducation sanitaire43(*). Ce dernier est défini comme l'ensemble des moyens permettant d'aider les individus et les groupes à adopter des comportements favorables à la santé. Le principe de l'adoption de cette méthode c'est de rendre l'éducation vivante afin que les individus puissent être précisément réceptifs. C'est le deuxième objectif.

L'atteinte de ces objectifs nécessite prioritairement la participation active et individuelle de l'éduqué dans toutes les activités (de démonstration, de sensibilisation, ...).

2.2.2 La réception des messages44(*)

Cette théorie de la pratique est confirmée par la théorie de la réception des messages.

Un proverbe chinois dit :

« Si j'entends, j'oublie

Si je vois, je me rappelle

Si j'entends, je vois et je pratique, je serais MAITRE »

En effet, si j'écoute, je retiens 20%

Si je vois, je retiens 40%

Si j'écoute, je vois et je pratique, je retiens 80%

Bref, le passage des messages dans le CSBAW demande des stratégies planifiées lesquelles correspondent à la situation et s`appuient sur la connaissance et la maîtrise des différentes théories afin d`améliorer l`état des existants actuel et futur. Ce qui nous amène au chapitre suivant qui va parler des stratégies déjà adoptées par le CSBII d`Ambalavao et de notre approche prospective.

CHAPITRE V : Les stratégies de Communication et mobilisation sociale pratiquées par le CSBAII d`Ambalavao

Section 1 : Constats auprès du site d'expérimentation CSBAW d`Ambalavao- Antananrivo Atsimondrano

1.1 Les équipements en EAH au niveau du CSBII

Eau

Assainissement

Hygiène

- Eau puisée à la source et / ou à la pompe

- 3 latrines à double fosse, dalle cimentée lavable, porte fermée et mur aéré

- lave mains : robinet dans chaque salle (mais il n'y a pas encore de l'eau de JIRAMA), tippy-tap ou bouteille surélevée

- balai de nettoyage de WC, savon

Source : nos observations

L'eau :

l'eau n'arrive pas encore dans l` enceinte et pour s'en procurer, l'on va en chercher à la pompe d'à côté, (environ 100mètres du centre) on fait payer quelqu'un le matin pour remplir tous les seaux, les grosses bouteilles (environ 20 Litres), équipement pouvant contenir les quantités d'eau suffisantes utilisées pour la journée.

L'eau est utilisée pour l'entretien du CSB (propreté des salles et des équipements sanitaires), la stérilisation des matériels de soin (système de bouillonnement), eau de boisson pour certaines consultations, bref pour tout ce qui peut être activités qui ont besoin de l'utilisation de l'eau.

L'assainissement

Le CSBAW d'Ambalavao possède 3 latrines utilisées et utilisables par les usagers. Elles sont construites en fosse perdue, mixte et nettoyable (cimentées).

Les ordures et les déchets du centre sont brûlés régulièrement tous les jours. Quant à la propreté des salles, un personnel d'appui doit s'en occuper normalement tous les matins.

L'hygiène : Comme système de lavage des mains avec du savon, le CSB possède dans chaque salle des lavabos, des tippy tap (bouteille renversée : PAFI). Ces derniers sont accrochés sur un système qui facilite son accès. Le CSB en dispose 4 avec un porte-savon fabriqué à partir de pot d'yaourt.

D'une manière générale, le CSBII d'Ambalavao possède donc des équipements pour pratiquer l'EAH. Les facteurs de santé sont aussi en rapport avec les facteurs socio-économiques des individus. Dans l`analyse de situation, l`on va évoquer la détermination de ces facteurs.

1.2 Types d`actions observées entreprises par le CSBII pour la sensibilisation des usagers

Nos observations sur les actions entreprises hebdomadairement par le CSBAW d`Ambalavao nous ont permis d`établir la figure suivante

Figure 8 : Les actions observées entreprises par le CSBII d`Ambalavao

CSBAW D'Ambalavao

Séance formelle hebdomadaire

Consultations internes

Mobilisation sociale

CPN (Mercredi)

Vaccination (Jeudi)

Soins

PF

Maternité

Mobilisation communautaire

Mobilisation d'envergure

Campagnes, événements

VAD

Communication de masse

(Réunion communautaire)

Les actions du CSBII d'Ambalavao en tant qu'ami de WASH se présentent sous trois formes.

1.1.1 Des séances formelles hebdomadaires 

Des séances d'éducation sanitaire se pratiquent chaque Mercredi avant les consultations Post/pré- natales et chaque Jeudi avant les vaccinations. Ce sont des moments consacrés aux femmes, mères de famille en général, aux femmes enceintes et celles ayant des enfants de moins de 5 ans.

1.1.2 Durant les consultations internes

En plus des autres séances communes hebdomadaires concertées par tout le personnel du CSB ou effectuées à tour de rôle avec le Chef de centre, chacun essaie tout de même de profiter des moments de contact personnel tels que les moments de consultations internes pour inciter les gens et faire la sensibilisation sur l`importance d`une bonne hygiène, la consommation d`eau traitée.

1.2.3 Mobilisation sociale

La mobilisation effectuée par le CSBAW d'Ambalavao concerne la mobilisation communautaire, les mobilisations d'envergure effectuées durant les grands événements comme les grandes campagnes de vaccinations, cas des SSME ou Semaine pour la Santé de la Mère et de l'Enfant et les VAD

· Mobilisation communautaire

Les mobilisations communautaires ont lieu lors des réunions communautaires communément connues sous le nom de « Fivoriam-pokonolona ». Ces réunions sont profités par les Comités de santé ou COSAN (lesquels sont tous des chefs fokontany ) avec les aides des animateurs (lesquels sont toutes des femmes et mères des famille en général) pour faire une sensibilisation de masse.

C'est un moment privilégié pour les décisions à prendre dans les fokontany et chacun a l'obligation d'y assister. Les communications sont plus faciles car les villageois sont beaucoup plus réceptifs lorsque les communicateurs proviennent du village. En d'autre terme ils sont à l'aise lorsque les mobilisateurs et les animateurs sont connus et reconnus par le corps social. Ces derniers étant des habitants du village, ils reconnaissent les vécus quotidiens du village, les véritables problèmes et les besoins de la communauté. D'un autre point de vue, les mobilisateurs sont les leaders du village, eux-mêmes et les habitants se font mutuellement confiance pour les questions relatives au bien de tous. Dans les discussions, ces leaders sont plus écoutés lorsqu'ils parlent et les feed-back sont plus ouverts.

· La mobilisation d'envergure

Cette forme de mobilisation touche plusieurs cibles. Elle s'effectue lors des grandes campagnes de vaccination, distribution de vitamine A ...et des événements divers pour la santé. Ces moments impliquent l'utilisation de plusieurs outils de communication et supports IEC (affiches, affichettes, banderoles, mégaphone...) plus que d'habitude.

Les préparations sont effectuées de préférence plusieurs jours qui précèdent les événements pour permettre au personnel et aux usagers d'être prêt le jour J.

Souvent l'organisation des campagnes intéressent une masse de personnes lesquelles ne sont plus obligées d'aller jusqu'au centre. De plus des groupes de santé se trouvent dans chaque village et choisissent des places bien définies et connues par les habitants (différentes structures comme les écoles, tranom-pokonolona).

Les comportements des agents de santé ont beaucoup d'influences sur les comportements des usagers. Il en est de même sur leur façon d'agir, de communiquer, leur compétence et surtout les attentions qu'ils portent à leur égard. Par exemple, inciter les gens à pratiquer la bonne hygiène se reflète sur la propreté des matériels employés tel le cas d'un seau bien lavé et de l'eau de boisson traitée lorsqu'on distribue des médicaments aux enfants.

· Les Visites A Domicile

Lorsqu'il y a une communication à faire pour une raison de santé (telle une éducation sanitaire), les mobilisateurs et les animateurs villageois effectuent leur travail auprès de leur village respectif. Souvent ils pratiquent des VAD notamment la porte à porte. C'est une technique souvent utilisée par les centres de santé afin que chacun puisse recevoir les mêmes messages. Cela permet mieux de faire l'état des lieux et surtout de constater les problèmes auprès de chaque ménage.

1.3 La communication dans le déroulement des séances

2.2.1 Déroulement de chaque séance 

Les séances hebdomadaires se font souvent avec la présence du Médecin Chef de centre avec l'aide de quelques membres du personnel du CSBII. Ils font généralement une démonstration du Lavage des Mains avec du Savon devant le centre. Avant les séances, le Médecin explique l`importance pour une femme d'être propre à la maison et dans tout ce qu'elles entreprennent au niveau du ménage. Il entame par la suite sur les bienfaits du LMS sur la santé des enfants, lesquels sont fragiles aux maladies diarrhéiques. Puis, elle se lave vigoureusement les mains avec l'aide d'une tierce personne qui lui verse l'eau. En même temps, elle explique les gestes et demande à chaque fin de séance la participation d'un ou quelques volontaires. Le plus souvent, après les séances il s'ensuit un bref rappel sur les 5 moments clés de LMS et la répétition pour celles qui s'en souviennent. Les séances durent environ 5 à 15 minutes au maximum, elles dépendent de l'effectif des cibles et des PAFIs à sensibiliser.

Durant les consultations internes, les Médecins expliquent souvent à ses patients l'importance et la nécessité de l'hygiène comme un meilleur remède de prévention contre les maladies. Lorsqu'on évoque les maladies de ventre, la diarrhée, les parasitoses intestinales, les infections...des recommandations s'imposent sur la pratique d'une bonne hygiène et la nécessité de traiter l'eau. Les consultations internes sont les moments privilégies de l` échange et de communication interpersonnelle. Les patients parlent avec aisance avec son Médecin. Les discussions peuvent partir des problèmes de santé aux problèmes qui pèsent dans la vie quotidienne. Des relations de confiance s'installent automatiquement lors de ces consultations car le médecin écoute attentivement sa patiente et consciente de l'influence positive d'une bonne communication dans la guérison de son malade. Chaque Professionnel du CSBAW essai d`effectuer leur part suivant leurs activités respectives. Par exemple, la maternité fait savoir aux femmes qui vont accoucher que prendre un bain facilite l'accouchement. La planification familiale, quant à elle, parle souvent de l'importance des traitements des maladies sexuellement transmissibles avant de concevoir un enfant. Une bonne hygiène est déjà un mode de prévention contre la transmission des maladies.

Nous pouvons en déduire que le changement de comportement repose (se bâtit) surtout sur la façon dont les gens se communiquent. Lorsque les idées sont claires, les gens deviennent confiants et les barrages diminuent.

2.2.2 Description des outils et appareils de communications

Le CSBAW d'Ambalavao utilise différentes techniques et moyens de communication pour faire parvenir les messages au niveau de la communauté toute entière. Différents supports et outils IEC, CCC....sont utilisés comme appui. Ce sont des supports généralement déjà validés par le MINSANPFPS et pouvant être distribués dans les différents centres de santé, hôpitaux cliniques ... Les messages sont brefs, précis, clairs, faciles à comprendre et attrayants.

Les moyens de communication utilisés sont fonction avec des activités entreprises et le niveau d'envergure. Voici quelques techniques utilisées. Elles présentent des avantages et des lacunes.

Tableau 11 : Moyens de communication utilisés dans la commune

Techniques

Avantages

Lacunes et inconvénients

Courrier information

C'est une technique facile à réaliser. Les COSAN, les Animateurs Villageois sont les 1er Responsables de la diffusion des messages au sein de leur fokontany respectif

La diffusion des messages n'est pas sûre. De même que la façon dont ils ont été communiqués.

Des panneaux d'affichages

Les panneaux de la commune sont protégés car leurs emplacements ont été bien choisis pour assurer la sécurité des affichages

Les affiches sont longtemps conservées pour permettre l'assimilation des messages

Le message touche la majorité de la population habitant la commune car tout le monde peut y avoir accès

Les panneaux d'affichage sont pratiques pour tout communiqué officiel

Les illettrés n'ont pas leur part dans la réception des messages

Les anciennes affiches sont beaucoup entassées, ne laissant place aux nouvelles

Les réunions de fokontany

Source d'information d'un plus grand nombre de la population

Le moment de la réunion correspond à la disponibilité des villageois

Beaucoup de sujets de discussion, l'assimilation de l'importance dans les messages est superflue

Focus groupe

Echange

Détermination des besoins majoritaires

Explication autour d'une cause

Temps de réunion des cibles subite, ce qui ne les préparent pas souvent à quitter leurs occupations quotidiennes

Démonstration

Facile à organiser

La non participation de tous les cibles à chaque pratique

Source : Nos entretiens

Voila ce qui se passe dans la Commune Rurale d`Ambalavao au sein d`un CSBII d`Ambalavao. A partir de tous ce que nous avons vu, nous pouvons élaborer un guide pour tous les autres CSB afin qu`ils puissent aussi devenir ami de Diorano-WASH.

CHAPITRE III : Approche prospective

Section 1 : Bilan

· Les actions entreprises dans sa mise en place

- Formation des personnels de santé en EAH/PAFI

- Formation des COSAN et AC en EAH/PAFI:

Soit dispensée directement par HIP, soit dispensée en cascade par les personnels de santé

- Fourniture en matériels IEC:

Ø Affiche poster latrine,

Ø Affiche poster LMS,

Ø Carte conseil LMS,

Ø Carte conseil latrine,

Ø Dépliant 3 messages clés,...

· Suivi de l`expérimentation

Critères

Existence

Oui/Non

Avant

Existence

Oui/Non

En cours

Observation

Bien

Moyen

Médiocre

Bien

Moyen

Médiocre

 

Infrastructures d'alimentation en eau potable

Non

X

 
 

Oui

X

 
 

Les infrastructures existent déjà mais l'eau n'est pas encore disponible au sein du bâtiment. Par contre, l'eau de robinet est disponible dans la cour même du CSB.

Infrastructures d'assainissement (latrines nettoyables, toilettes)

Oui

X

 
 

Oui

X

 
 

Le CSB dispose de 2 compartiments de latrines nettoyables et nettoyées.

Infrastructures pour le lavage des mains avec du savon

Non

X

 
 

Oui

X

 
 

Auprès des latrines, on y trouve un dispositif de lavage des mains avec du savon avec le tippytap. Chaque salle possède d'un dispositif avec de l'eau stockée dans un petit jerrican en plastique, sinon un tippytap au dessus des lave-mains.

Pratique du lavage des mains avec du savon dans le CSB

Non

 
 
 

Oui

 
 
 

A chaque dispositif de lavage des mains, on y trouve du savon

Qualité de l'eau consommée dans le CSB : traitement, stockage,...

Non

 
 
 

Non

 
 
 

Y a pas de traitement, ni de stockage, l'eau vient directement des robinets et stockées dans des jerricans en plastique selon le besoin au sein du CSB. Signalons que l'approvisionnement en eau dans le village d'Ambalavao se fait avec un système gravitaire.

Utilisation des latrines dans le CSB

Oui

 
 
 

Oui

 
 
 
 

Formation des agents de santé en EAH en tant que personnes relais

Non

 
 
 

Oui

 
 
 

La formation en EAH/PAFI des personnels de santé avec les agents communautaires a été dispensée par HIP

Formation des agents communautaires en EAH

Non

 
 
 

Oui

 
 
 

La formation en EAH/PAFI des agents communautaires a été dispensée par HIP. La formation des nouvelles vagues des AC qui aura lieu le 20 février prochain sera assurée par les personnels de santé eux-mêmes. Le CSB dispose de 30 agents dont 15 AC et 15 COSAN

Activités de sensibilisation en EAH réalisées dans la communauté

Non

 
 
 

Oui

 
 
 

Pour les personnels de santé, les activités de sensibilisation en EAH au niveau communautés s'effectuent à la fois avec les 2 campagnes nationales (vaccination, Vit A, ...). Le regroupement avec les animateurs au niveau du CSB se fait tous les jeudis. Les AC assurent les sensibilisations auprès de leur communauté respective

Disponibilité des supports IEC en EAH ?

Non

 
 
 

Oui

 
 
 

Carte d'invitation LMS, affiches LMS.

Utilisation des supports IEC en EAH ?

Non

 
 
 

Oui

 
 
 

Carte d'invitation LMS

· Observations générales

L`approche CSB ami de WASH dans la commune rurale d`Ambalavao s`avère très significative, elle est marquée  surtout par le dynamisme de tous les personnels de santé.

En consultant le RMA du CSB (cf. figure 6), on a observé une diminution des cas de maladies diarrhéiques en 2007 par rapport à ceux de l'année 2006. Selon ce RMA, pour le mois de décembre 2007, les cas de la maladie diarrhéique enregistrée étaient au nombre de 22 contre 24 ceux du décembre de l'année 2006. Toujours ce RMA, la plupart des cas ont été enregistrées chez les classes d'age de 1-4 ans (10 cas) et celles de + de 25 ans (10 cas en décembre 2007).

Nous avons pu également dégager les points forts suivants qui constituent des atouts du CSBII d`Ambalavao entre autres:

- la bonne entente entre les Animateurs Villageois et le CSB, la grande considération de l'importance de l'EAH/PAFI,

- l`existence d'esprit de créativité et d'engagement de tous les personnels de santé.

Néanmoins, il existe des points à améliorer. Voici donc quelques suggestions pratiques afin de pouvoir élargir l`approche a l`échelle.

Section 2 : suggestions

Pour que le CSBII puisse répondre aux critères d`un CSBAW (cf. annexe II la grille de certification), voici quelques suggestions pratiques.

Ø assurer le branchement en eau de 2 mètres.

Les solutions alternatives sont très efficaces autant pour les personnels de santé que pour les usagers du CSBAW .Il est nécessaire d`en chercher d`avantage. Par exemple, l`utilisation de Bobotap, la fabrication de nombreux tippy tap...

Il est nécessaire de renforcer la collaboration avec le fokontany  pour avoir accès à la pompe publique,

Ø utiliser des toilettes lavables et propres.

Il est aussi plus pratique de pouvoir éliminer les odeurs nauséabondes. Pour cela, l`utilisation des cendres ou de charbon s`avère efficace,

Nettoyer fréquemment les latrines à l'aide d'un balai.

Ø Mettre en place des fosses ou bac a ordure pour que les déchets ne puissent éparpillées.

Ø La sensibilisation hebdomadaire des usagers est aussi importante qu`une sensibilisation quotidienne (sensibilisation des accouchées sur les questions d`hygiène). Cette sensibilisation au quotidien permet également aux usagers de respecter les infrastructures utilisées et de ne plus avoir à les détruire (tippy tap)

Les usagers pourraient être incités à apporter de l'eau déjà traitée chez eux lorsqu'ils vont en consultation (pour leur besoin personnel). Ceci est déjà une forme d`éducation car elle va permettre aux individus de s`impliquer véritablement.

Ø Sensibiliser la communauté aux trois pratiques clés de Diorano-WASH

Les outils et supports de sensibilisation en EAH pour les Animateurs Villageois et les personnels de santé constituent des outils efficaces pour leur intervention dans les communautés d`ou il est important de multiplier leur nombre (ex : carte conseil).

Les gens aiment les images attrayantes avec des messages faciles à capter.

Pour le plaidoyer, il est nécessaire de collaborer sur l`utilisation des panneaux de communication existants dans la commune, renforcer les disciplines telles que les obligations d'assister aux réunions communautaires,

Ø Mobilisation

Multiplier les mouvements d`ensemble et faire participer tous les réseaux communautaires : écoles, CSB, communes, fokontany... Voici quelques exemples :

§ Organiser des événements spéciaux pour l'éducation sanitaire et récompenser les participants par la dotation des matériels en EAH par exemple : seau, tippy tap...

§ Organiser des compétitions de meilleurs mobilisateurs, animateurs villageois

§ Organiser des concours inter fokontany et favoriser la participation des jeunes

§ Bien éclaircir les tâches de chacun tant dans l`organisation interne que dans les interventions dans la communauté.

§ Renforcer l'esprit d'équipe.

Enfin, nous considérons que la formation des personnes relais (agents de santé et agents communautaires) constitue un point essentiel pour parvenir les messages aux cibles. Aussi nous voulons apporter une proposition pour appuyer la formation de ces agents.

Notre proposition s`appuie sur les principes de base de la communication. Pour ce faire, nous allons établir les différentes marches suivantes pour rallier les concepts à l`approche CSBAW. Nos observations sur le terrain nous ont conduit à mener cette analyse. Il existe quatre marches pour mesurer, évaluer le passage des messages aux cibles

Figure 9 : les étapes pour évaluer le passage des messages aux cibles

4- Rétroaction- diffusion de message aux autres, apprendre les uns des autres

3- Capacité d`écoute et de réception des messages

2- Voies et moyens de communication

1- Formations des personnes relais

La communication intervient toujours dans toute planification de stratégie de changement de comportement. C`est pourquoi nous pouvons la prendre comme fondement ou outil de base pour promouvoir le développement ou le changement social.

Le fondement de toute stratégie de changement de comportement repose sur la communication. Tout comme les fondations d`une maison portent tout l`édifice, la communication sert de fondation à toutes les relations humaines. Un éditeur célèbre dans le domaine de la communication a dit les humains ne sont pas capables de ne pas communiquer. Quoi que nous disions, quoi que nous fassions,quoi que nous exprimions par notre corps, même si nous regardons ailleurs ou restons mobiles, nous exprimons quelque chose, que l`autre remarque. Cela affecte donc son futur comportement envers nous.

C`est pourquoi les êtres humains en tant qu`êtres sociaux communiquent toujours d`une façon ou d`une autre.

Le fondement de toute stratégie de changement de comportement repose sur la communication. Tout comme les fondations d`une maison portent tout l`édifice, la communication sert de fondation à toutes les relations humaines. Un éditeur célèbre dans le domaine de la communication (Paul Watzlawick) a dit les humains ne sont pas capables de ne pas communiquer. Quoi que nous disions, quoi que nous fassions,quoi que nous exprimions par notre corps, même si nous regardons ailleurs ou restons mobiles,nous exprimons quelque chose, que l`autre remarque. Cela affecte donc son futur comportement envers nous.

C`est pourquoi les êtres humains en tant qu`êtres sociaux communiquent toujours d`un façon ou d`une autre.

Encadré 1 :

2.1 Formations des personnes relais

Les agents de santé ainsi que les agents communautaires bénéficient d`une formation sur l`impact des mauvaises pratiques de l`EAH sur la santé à partir d`un module de formation en EAH. Ils sont formés sur l`approche CSBAW, sur le changement de comportement et les pratiques adaptées (exemple, recours au PAFI) selon les situations des infrastructures en EAH (idéale, moyenne, rien).

Mais pour transmettre les messages, il faut qu`ils soient eux-mêmes convaincus de l`importance de ce qu`ils disent ou du moins maîtrise ce qu`ils transmettent. (cf. les objectifs de Bloom dans l`éducation et les théories sur la réception des messages).

2.2 Voies et moyens de communication

Encadré 2 : voies, moyens et objectifs de communication

Cette marche informe sur l`importance d`une communication claire et compréhensible en tant qu`aspect du travail de développement avec les gens (pour leur bien être). Les objectifs de la communication sont discutés ainsi que les possibilités de changement et les différentes techniques au cours du processus de développement. En outre les différents moyens de communication claire sont présentés

2.2.1 Objectifs d`une communication claire

Une communication claire et ouverte permet au gens de décider eux-mêmes ce qu`ils veulent faire pour se développer eux-mêmes. Avant d`atteindre ce but, il faut effectuer différents pas. A l`évidence, les gens ont du mal à accepter une nouvelle pratique pour la seule raison qu`un expert étranger leur a dit de le faire. (cf.p.38 sur la mentalité et valeur morale)

En général les gens ne modifient leur comportement, leurs attitudes et opinions qu`après avoir eu l`occasion de se familiariser avec la nouvelle idée dans leur esprit et par des exercices pratiques. Très souvent aussi, ils apprennent grâce à un exemple qu`il ont vu quelque part, et les résultats positifs dans le voisinage.

La communication claire a pour objectifs de :

· Susciter la prise de conscience 

Prendre conscience veut dire devenir conscient d`un problème ou d`une situation qu`on n`avait pas vu ou remarqué d`abord à travers des activités d`animation. Par exemple, l`on attribuait couramment la diarrhée à la sorcellerie. Chaque fois que quelqu'un en tombe malade, l`on pensait qu `on a jeté un sort à cette personne par le biais de la nourriture. Or il se trouvait qu`elle puisait de l`eau dans une rivière qui était très sale à certaine période de l`année et il manquait d`hygiène. Des mobilisateurs sociaux ont déjà effectué auparavant de la sensibilisation au niveau des écoles et l`on a décidé d`organiser une journée spéciale pour la remise des prix du meilleur concours de sketch dans le cadre de la journée mondiale de l`eau. Dans le sketch, quelqu`un dit : peut être que cela vient de l`eau. A la maison, je n`ai jamais la diarrhée, mais dès que je viens dans ce village, je l`attrape.

C`était la fin de la pièce. Durant la discussion qui s`ensuivent, les animateurs demandent simplement aux villageois quelles étaient d`après eux les causes de la diarrhée. Par cette discussion, les gens prennent conscience du fait que l`eau a quelque chose à voir avec la maladie.

· Susciter l`intérêt 

Une fois que les gens sont conscients d`un problème, ils cherchent davantage à recevoir des informations additionnelles sur ce sujet. Pour parler en termes techniques, on pourrait dire qu`ils commencent à évaluer le problème de façon informelle.

Les gens qui s`intéressent à une question chercheront à en savoir davantage sur ce sujet. Et presque naturellement, ils remarqueront le problème bien plus souvent qu`auparavant.

En consultant le centre de santé, les individus se mettront à parler ou à lui poser des questions au sujet de la diarrhée et de l`eau. Le Médecin ou les personnes relais ont l`occasion de donner plus d`informations sur ces problèmes de façon formelle. Il peut maintenant parler de l`importance des points d`eau propre, de la purification ou traitement des eaux de boisson. Avec des précautions il peut mettre en doute l`idée que les maladies transmises par l`eau sont causées par la sorcellerie.

Habituellement, ce processus dure un certain temps. Les gens ont besoin de beaucoup de temps pour s`informer, puis pour apprendre quelque chose qui s`oppose à leur croyance et traditions.

· Changer les attitudes 

Il faut un certain temps pour que les hommes et les femmes changent d`attitude grâce à l`information. Exemple, il faudra du temps pour que la majorité des villageois acceptent l`idée que l`eau polluée est la cause de certaines maladies. Mais une fois qu`ils le croiront, leurs attitudes envers toutes ces questions changeront radicalement. Savoir que l`eau qu`ils boivent chaque jour peut les rendre malades jouera un grand rôle pour changer cette situation.

· Changer les comportements 

Dès qu`une attitude envers un problème a changé, la conséquence logique est que cela entraînera un changement de comportement. Mais cela n`est pas toujours aussi facile qu`on pourrait croire.

Nous connaissons le cas du village qui dispose d`un excellent puit tout neuf, mais certains habitants continuent d`aller puiser de l`eau à la rivière. Ceux-ci disent que la nouvelle eau a un goût fade. En réalité ce qu`ils veulent dire est ceci : Je vais depuis toujours chercher de l`eau à la rivière pourquoi devrais-je changer de conduite après être devenu si vieux avec mes vieilles habitudes. Ils ne veulent pas être convaincus par quelqu`un d`autre. Ils changeront seulement quand ils seront prêts à changer, sinon ils garderont leurs vielles habitudes. Les autres villageois réaliseront au cours d`une évaluation après un certain temps qu`ils ont parvenus à l`étape suivante 

· Consolider pour créer un comportement habituel

Quand la nouvelle habitude a été suivie pendant quelque temps, la plupart des gens ne se souviennent plus de ce qu`on faisait avant. Ils ont créé une nouvelle coutume, une nouvelle habitude qui deviendra bientôt une nouvelle tradition. Ils ont crée une nouvelle coutume, une nouvelle habitude qui deviendra bientôt une nouvelle tradition.

Dans ce cas, l`on obtiendra ce qu`on voulait : la prise de conscience et l`obtention d`un changement durable de comportement.

2.2.2 Voies et moyens de communication

La communication avec les gens peut se faire de différentes manières :

· La plus évidente est l`utilisation de mots quand on se parle tout comme dans le cas ou l`on s`écrit mutuellement.

Mais la communication peut également utiliser les cinq sens (l`ouie, la vue, le toucher, l`odorat, et le goût). Cf. aussi les théories sur l`éducation de BLOOM et la réception des messages dans le proverbe chinois.

· Communiquer, c`est voir quelque chose :

Tout le monde sait qu`un enfant qui pleure ne peut pas être heureux. Ils communiquent avec ses parents qui comprennent le message qu`ils voient et entendent. Les expressions du visage, la façon de regarder renvoient toujours un message à qui l`on s`adresse.

· Communiquer, c`est toucher

Si une mère caresse doucement la tête de son enfant, le petit comprend tout de suite ce que cela veut dire. Comme tout individu, les enfants apprennent souvent par expérience. Il saura que quelque chose de chaud fait mal si on le touche. L`expérience se construit par la participation, les pratiques et les habitudes.

· Communiquer, c`est sentir quelque chose

Les Mères qui préparent un bon repas n`auront aucun mal à faire venir leurs enfants à table car ceux-ci seront conduits par leur odorat. Les bonnes odeurs attirent toujours tout comme les odeurs nauséabondes font fuir.

· Communiquer, c`est goûter quelque chose

Il a un proverbe Allemand qui dit : l`amour passe par l`estomac. Si les gens mangent quelque chose de bon ensemble, cela créera certainement une atmosphère qui les influencera positivement. (Créer un événement)

· Communiquer inclut le corps tout entier

Quand les gens parlent, ils n`utilisent pas seulement leur bouche. Les gens utilisent, certains plus que d`autres, leur main, leurs bras, leurs visages pour exprimer ou souligner leurs paroles par des geste. Si les gens sont très heureux ou à certaines occasions spéciales, ils dansent souvent ensemble pour exprimer qu`ils sont heureux.

Divers moyens peuvent être utilisés pour communiquer néanmoins la communication est plus efficace si l`on fait la combinaison.

Ø Si les gens ne font qu`écouter, l`efficacité du message sera assez faible. Ils entendent : l`hygiène est bonne pour la santé. Mais comment le sauront -ils ?

Ø Si les gens écoutent et voient, l`efficacité serait plus grande. ils entendent : l`hygiène est bonne pour la santé et ils voient la pratique d`une bonne hygiène (cas de la démonstration de LMS) et son résultat. Par exemple, cas d`un enfant propre et sain qui n`a jamais attrapé la diarrhée.

Ø Mais si les gens écoutent, voient et font quelque chose, alors l`efficacité de la communication serait plus forte. ils entendent : l`hygiène est bonne pour la santé, ils voient l`exemple vivant de l`enfant sain, ils essaient et pratiquent. Maintenant, ils sont convaincus, parce qu`ils savent par expérience les bienfaits.

C`est pourquoi, les formateurs, les personnes relais et tout intervenant pour le développement devraient s`efforcer de combiner plusieurs moyens de communication dans leur travail éducatif.

(Il est préférable de combiner un entretien avec la présentation d`affiches et de donner aux apprenants la possibilité de s`exercer eux-mêmes à ce qui vient de leur être dit).

En travaillant avec les gens, les personnes relais devraient être conscients des différentes façons de communiquer et être capable de les utiliser. Ils doivent être conscients de ce qui se passe entre les gens qui envoient des messages et ceux qui reçoivent ces messages.

Encadré 3 : remarque

2.3 Capacité d`écoute et de réception des messages

L`écoute comme moyen de communication claire est un moyen qui aide à créer une atmosphère de compréhension mutuelle. Cette partie tentera d`expliquer les principaux obstacles à l`écoute ainsi que comment et pourquoi une bonne écoute et une bonne compréhension sont étroitement liées et se soutiennent mutuellement.

Il importe tout d`abord de savoir comment fonctionne l`écoute. Nous allons parler des obstacles à l`écoute qui peuvent empêcher une bonne écoute de soutien. Les connaître aide grandement à les surmonter.

Les obstacles à l`écoute45(*)

· Ecoute par intermittence

Cette malencontreuse habitude d`écoute est due au fait que la plupart des gens pensent quatre fois plus vite que parle une personne moyenne. Dans chaque minute d`écoute, l`auditeur a trois quart de minute de temps libre pour penser. Parfois, il utilise ce temps libre pour penser à ses propres affaires, préoccupation et ennuis au lieu d`écouter, de connecter et de résumer ce que dit le locuteur.

On peut surmonter cela en faisant attention aux autres choses qu`aux seules paroles. Par exemple, en observant des signes non verbaux tels que les gestes, les hésitations...pour percevoir le niveau effectif.

· Ecoute « chiffon rouge »

Pour certaines personnes, certains mots sont comme un chiffon rouge agité devant un taureau. Quand elles les entendent, elles s`énervent et arrêtent d`écouter. Ces termes varient suivant le groupe, la société et l`organisation. Cependant pour certains individus l`emploi de certains termes sont des signaux auxquels ils répondent automatiquement. Quand ils perçoivent ce signal, ils cessent d`écouter celui qui parle.

· Ecoute « oreilles ouvertes, esprit fermé »

Quelquefois, les auditeurs décident très vite que le sujet ou bien le locuteur sont ennuyeux et que ce qui est dit n`a pas de sens. Souvent ils bondissent à la conclusion qu`ils peuvent prédire ce qu`il sait ou ce qu`il veut dire. Ils concluent ainsi qu`il n` y a aucune raison d`écouter parce qu`ils ne vont rien entendre de nouveau s`ils le font. Ils vaut beaucoup mieux écouter et découvrir si c`est vrai ou pas.

· Ecoute « yeux vides »

Parfois les auditeurs regardent les gens aisément, et paraissent écouter bien que leur esprit soit occupé par autre chose ou très loin. Ils retombent dans le confort de leurs propres pensées. Ils semblent avoir des eux vides, et leur visage prend souvent un air rêveur. Chacun de nous peut reconnaître quand quelqu`un prend cette expression.

De même les autres peuvent voir cela en nous, et nous ne trompons personnes. Repoussez vos rêveries à un autre moment. Si nous remarquons que beaucoup de gens prennent un air rêveur durant une séance, il faut trouver un moment adéquat pour suggérer une pause ou un changement de rythme.

· Ecoute « trop compliquée pour moi »

En écoutant les idées trop complexes et compliquées, nous devons souvent nous efforcer pour suivre la discussion et faire un effort réel de comprendre. Ecouter et comprendre ce que dit le locuteur peut avoir pour résultat que nous trouvons le sujet et le locuteur très intéressants. Souvent si quelqu`un ne comprend pas, les autres ne le font pas non plus, et il peut être utile au groupe de demander des éclaircissements ou un exemple si possible.

· Ecoute « ne chavirez pas le bateau »

Les gens n`aiment pas que l`on renverse leurs idées, préjugés et point de vue favoris : beaucoup de gens n`aiment pas que l`on conteste leurs opinions et jugements. Ainsi, quand un locuteur dit quelque chose qui heurte ce qu`ils pensent ou croient, ils peuvent inconsciemment cesser d`écouter ou même retrancher dans la défensive. Si cela est conscient, mieux vaut écouter pour savoir ce que pense le locuteur afin de voir l`autre coté de la question pour pouvoir mieux comprendre la façon constructive.

La connaissance de ces obstacles permet de dégager des objectifs qu`il faut donc considérer et retenir dans toute stratégie de communication pour le changement de comportement.

D`une part, quand on écoute les gens, les objectifs sont à la fois fondamentaux et simples :

- les gens devraient pouvoir parler librement et franchement,

- les gens devraient pouvoir parler des questions et problèmes qui sont important pour eux,

- les gens devraient pouvoir fournir autant d`informations qu`ils le veulent et peuvent,

- les gens devraient pouvoir se faire une idée plus profonde de leur problème et mieux le comprendre à mesure qu`ils en parlent,

- les gens devraient être capable d`essayer de voir les cause de leurs problèmes et de trouver ce que l`on peut faire à ce sujet.

Ce qu`il faut faire et ne pas faire en écoutant.

En écoutant, il faudrait essayer de faire ceci :

ü montrer de l`intérêt

ü être compréhensif envers l`autre personne

ü exprimer de l`empathie

ü identifier le problème s`il en a

ü encourager le locuteur à faire le lien entre problème et cause`

ü aider le locuteur à faire un lien entre problème et cause

ü encourager le locuteur à devenir motivé et compétent pour résoudre ses propres problèmes

En écoutant, il faudrait éviter de :

- contester

- interrompre

- juger trop vite ou à l`avance

2.4 Rétroaction- apprendre les uns des autres

La rétroaction signifie qu`il existe de véritable échange entre l`Emetteur et le Récepteur. Tant l`un que l`autre peuvent s`exprimer, se parler, discuter afin d`expliquer ou d`exprimer ce qu`ils pensent, ce qu`ils savent. Autrement dit, il ne s`agit pas d`une simple séance d`information.

Il existe diverses circonstances pouvant être organisé pour développer les échanges et une occasion d`apprendre les uns des autres. Exemple, organiser des compétitions entre les fokontany ; organiser des concours de meilleures mobilisateurs et d`animateurs villageois...

Bref, l`étude de l`état des lieux reste le premier pas à faire avant toute intervention. Il vient ensuite, l`analyse de la situation qui permet d`établir les stratégies à entreprendre, lesquelles doivent son fondement sur la communication efficace, encourageant la discussion avec les cibles dans le but de promouvoir de véritable relation, de discuter des problèmes en vue de les résoudre.

CONCLUSION

Le changement de comportement est chose éminemment difficile. Il demande des efforts, beaucoup d'investigation, des volontés et de patiente dans tous les efforts à entreprendre. La communication constitue un outil efficace pour encourager la discussion avec les cibles dans le but d`établir de véritables relations, de discuter des problèmes afin de les résoudre. Cette discussion peut aider à identifier les facteurs de blocage et la création d`une prise de conscience et d`une exigence qu`en tiendront les bénéfices des populations. Les discussions efficaces peuvent accroître la compréhension du public et soutenir l`effort entretenu.

La communication pour le changement de comportement (CCC) au niveau du CSBAW est un processus qui permet d'atteindre les groupes cibles à travers la création de messages ciblés et en exploitant de multiples canaux de communication et diverses approches. Elle peut aussi servir de guide dans toute approche dans le domaine de l`EAH.

Aussi, pour que les individus et les groupes puissent réduire leur niveau de risque ou modifier leurs comportements, ils doivent d'abord posséder des connaissances de base sur la santé. La CCC permet :

· une amélioration des connaissances

· une stimulation du dialogue au sein des communautés ;

· une adoption de nouvelles attitudes et partage des savoirs. Sur ce, Il est fort probable d'effectuer des changements de comportement dans une communauté où des personnes relais adoptent ce changement.

Enfin, nous avons constaté que quelque soit la volonté de l`Etat, des ONG... dans tout projet de développement, sans l`adhésion effective des populations cibles, aucun changement durable ne peut être attendu : le cas des attitudes des individus qui reviennent à leurs vieilles habitudes peu de temps après sensibilisation est un des exemples courants des échecs éventuels. Aussi, beaucoup d`efforts sont attendus des travailleurs sociaux dans ce sens.

RESUME

Cet ouvrage est le résultat de notre recherche concernant la communication et la mobilisation sociale pour un changement de comportement en Eau, Assainissement et Hygiène dans le cadre de l`approche Centre de Santé de Base Ami de Diorano-WASH ou CSBAW. Ceci a été conçue afin d`appuyer les efforts de stratégie de changement de comportement menés pour améliorer la situation de la santé publique à Madagascar et réduire à cet effet le taux de mortalité infantile.

Notre terrain d`études notamment le CSB II d`Ambalavao Antananarivo-Atsimondrano, se situe dans la Commune Rurale d`AmbaIavao qui se trouve sur la Route Nationale numéro 7 reliant Ia capitale vers Toliara. Ce CSB II d`Ambalavao a été choisi comme l`un des CSB pilote en phase d`expérimentation avant la généralisation de l`approche CSBAW sur tout le territoire Malgache décrit dans le MAP dans son Défi 8 de l'engagement 5. Le Ministère de la Santé, du Planning Familial et de la Protection Sociale (MINSANPFPS) à planifié dans sa Politique Générale de l'Etat (PGE) de mettre en place 100 CSBAW pour cette année 2008.

Le présent ouvrage va ainsi contribuer à la mise en oeuvre d'un guide technique qui servira comme outil de travail dans la mise en place de ces CSBAW. Nos analyses sont parties de l'identification des atouts, des opportunités ainsi que la connaissance des problèmes existants au sein de ces CSB qu'ils soient de niveau I (CSB I) ou de niveau II (CSB II). Ce qui aboutira à une planification et l'exécution de la stratégie de changement de comportement de la population vis-à-vis de l'Eau - Assainissement - Hygiène. Cette étude contient donc des fondements théoriques relatifs au processus stratégique de changement de comportement essentiels vérifiés à partir des analyses pratiques sur le terrain et qu'on pourra adopter dans toute intervention pour le développement.

Mots clés : Ami de WASH/ eau, Assainissement, Hygiène, communication, mobilisation sociale, Ambalavao

BIBLIOGRAPHIE

I - Les ouvrages généraux 

(1) Commune Rurale d'Ambalavao, « Monographie de la Commune », avril 2007

(2) "Document de stratégie pour la Réduction de la Pauvreté à Madagascar", mise à jour Juillet 2003

(3) Dissou (Y) "Pauvreté à Madagascar : défi public et stratégies des ménages", 2000.

(4) INSTAT, USAID, EHP, fondation Tany Meva, fondation Summit. «Enquête santé, population et environnement Madagascar pour voahary salama»,2001

(5) INSTAT, "Rapport National sur le Développement Humain Durable à Madagascar", 1999

(6) INSTAT, "Connaissances, Attitudes, Pratiques en matière d`Eau, d`Assainissement et d`Hygiène dans les provinces d`Antananarivo et de Toliary".

(7) Institut international de la communication « séminaire de la communication et développement », Montréal (Québec Canada) ,1993 .

(8) Madagascar Action Plan 2007- 2012

(9) Ministère de l`Energie et des Mines « Eaux potable et eaux usées à Madagascar», fiche de synthèse, 2007

(10) MINTEN (B) "Tarification de l`eau, le nouveau code de l`eau et les pauvres", 2002

(11) Plan Communal de Développement de la Commune Rurale d`Ambalavao

(12) UNICEF, Ministère de la justice. « Droit de l'enfant » mise à jour le 28 Décembre 2001.

II- Les ouvrages spécialisés

(13) BOURDON (R), "à quoi sert la notion de structure dans les sciences humaines?", Gallimard, Paris, 1968. )

(14) BRIDE Mac, "Voix multiples, un seul monde : rapport de la commission international d`études des problèmes de la communication", Paris (France), UNESCO et nouvelles éditions Africaines, 1980

(15) Document de référence HIP "guide de formation en Eau, Assainissement et Hygiène, cibles communauté, module Eau", Août 2007

(16) Document de référence HIP, "rapport de l`atelier de la mise en oeuvre des CSB amis de WASH", juillet 2007.

(17) MR Evans, Tromans JP, Dexter EL et coll. consecutive Salmonella outbreaks traced to the same bakery. Epidemiol infect, 2005

(18) Institut international de la communication, "Séminaire de la communication et le Développement", 1993

(19) TIETJEN Linda, BOSSEMEYER Débora et MCLNTOSH Noel, « Prévention des infections, Directives à l`intention de Structures sanitaires aux Ressources Limitées ». Version essai sur le terrain", JHPIEGO, 2004,

(20) LASWELL LAZAR (J), "Sociologie de la communication. Modèle: Science de la communication" Paris, que sais-je, PUF, 1993.

(21) PROCHASKA, Di (C) et NARCOSS, "Modèle transthéorique des stades de changement", 1992

(22) RAJOHNSON Louis Joseph, "Manuel de référence pour la Stratégie de Changement de Comportement", année 2007.

(23) World Bank, « Le Manuel de l`initiative de Lavage des Mains", Guide de préparation d`un programme de promotion du Lavage des mains au savon »

III- MEMOIRE

(24) RANOHATRA Heritsiory  « La contribution de Diorano WASH vers l`atteinte des OMD du secteur EAH », Mémoire de licence professionnelle en travail social et développement, Université d`Antananarivo, FPTSD (2006) 

IV- SITES INTERNET

(25) http://www.denistouret.fr/ideologues/durkheim.html

(26) http://www. Interaide.org/ pratiques/pages/eau/animation/lavage-mains.html

(27)  http://www. Interaide.org/ pratiques/pages/eau/animation/216-PHAST-Malawi.pdf

(28) http://fr wikipédia. Org/wiki/hygi%c3%Aone-des mains

V- COURS THEORIQUES

(29) Madame ANDRIANAIVO Victorine in « dynamique de groupe »,Avril 2007, pavillon FPTSD

(30) PROFESSEUR RANDRIAMASITIANA Gil Dany in « Pédagogie et Relations Humaines », Mai 2007, pavillon FPTSD

(31) Monsieur RAMOELIARIVONY Alfred in « communication sociale »,2007

TABLE DES MATIERES

RESUME

SOMMAIRE

REMERCIEMENTS

LISTE DES ABREVIATIONS

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES FIGURES ET ENCADRES

INTRODUCTION GENERALE 1

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DES OUTILS ET DU MILEU OBSERVE 5

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE 5

Section 1 : Le changement de comportement et la plateforme nationale Diorano WASH 5

1.1 Contexte 5

1.2 Description des interventions de HIP 6

1.2.1 Présentation du projet 6

1.2.2 But de HIP à Madagascar 6

1.2.3 Stratégie de mise en oeuvre adoptée par HIP 6

1.2.4 Zones d'interventions du projet HIP 7

1.2.5 Le travail de partenariat dans le secteur EAH 9

Section 2 : La communication, fondation du changement de comportement 10

2.1 Quelques essais de définitions 10

2.1.1 La communication 10

2.1.1.1 Définition étymologique 10

2.1.1.2 Définition selon les pensées sociales 11

2.1.1.3 La communication et les relations humaines 11

2.1.1.4 Principaux types de communication et caractéristiques 12

2.1.1.5 Modèles de communication 14

2.1.1.6 Schéma simplifié pour mieux expliquer la communication 15

2.1.1.7 Les Principes généraux de la communication 16

2.1.1.8 Les facteurs qui entrent en jeu dans la communication 16

2.2 La mobilisation sociale 17

2.2.1 Définition 17

2.2.2 Quelques formes de mobilisation sociale 18

2.3 Stratégie de changement de comportement 19

2.3.1 Processus de changement de comportement 19

2.3.2 Les étapes de changement de comportement 20

2.3.3 La notion de stratégie de communication pour le développement 22

2.3.4 Cadre conceptuel de l'amélioration de l'hygiène à l'échelle 22

CHAPITRE II : Le concept CSB ami de WASH 24

Section 1 : L`Approche CSB ami de WASH 24

1.1 Définition du concept 24

1.2 Les critères pour devenir un CSB ami de WASH 25

1.3. Rôles d'un CSB ami de WASH 26

Section 2. Objectifs de l'approche CSB ami de WASH 26

DEUXIEME PARTIE : EXPERIMENTATION 27

CHAPITRE III: Description de la zone d'études 28

Section 1 : Monographie 28

1.1 Description générale de la Commune Rurale d'Ambalavao 28

1.1.1 Localisation et situation géographique 29

1.1.2 Historique de la commune 29

1.1.3 Objectif général de la commune 29

1.2 Description socio-économique 29

1.2.1 Population 29

1.2.1.1 Historique de la population 29

1.2.1.2 Types de population 30

1.2.1.3 Les activités de la population 31

1.3 Us et coutumes dans la commune 32

1.4 Cultures de la population 32

1.4.1 Christianisme 32

1.4.2 Divertissement 32

1.4.3 Voies de communication 32

1.5 Spécificité et problèmes de la commune 33

1.6 Valeur ajoutée : l'existence du CSB II d'Ambalavao 34

Section 2 : Présentation du CSB II d'Ambalavao 35

2.1 Identification et situation géographique 35

2.2 Caractéristique d'un CSBII 35

2.3 Structure du CSB II d'Ambalavao 35

2.4 Les activités du CSB II d'Ambalavao 37

CHAPITRE IV: ANALYSE DE LA SITUATION 39

Les déterminants de la santé 40

1. Les facteurs sanitaires 40

1.1 Les maladies d'origines hydriques et des maladies liées à l'hygiène : 40

1.2 Le danger des maladies diarrhéiques 42

1.2.1 Les causes des maladies diarrhéiques : 42

1.2.2 Les activités de prévention des maladies diarrhéiques : 42

1.2.3 Les équipements en EAH au niveau du CSBII

2. Les facteurs socio-économiques 42

2.1 La pauvreté 42

2.1.1 La pauvreté absolue 42

2.1.2 La pauvreté relative 42

2.2 L'Education 42

2.2.1 Les objectifs de l'éducation de BLOOM 42

2.2.2 La réception des messages 42

CHAPITRE V : Les stratégies de Communication et mobilisation sociale pratiquées par le CSBAW d`Ambalavao 42

Section 1 : Les actions entreprises par le CSBII d'Ambalavao 42

1.1 Types d`actions observées 42

1.1.1 Des séances formelles hebdomadaires 42

1.1.2 Durant les consultations internes 42

1.2.3 Mobilisation sociale 42

2.2 La communication dans le déroulement des séances 42

2.2.1 Fonctionnement de chaque séance 42

2.2.2 Description des outils et appareils de communications 42

Section 2 : Approche prospective 42

2.1 Formations des personnes relais 42

2.2 Voies et moyens de communication 42

2.2.1 Objectifs d`une communication claire 42

2.2.2 Voies et moyens de communication 42

2.3 Capacité d`écoute et de réception des messages 42

2.4 Rétroaction- apprendre les uns des autres 42

CONCLUSION 42

BIBLIOGRAPHIE 42

TABLE DES MATIERES 42

ANNEXES 42

ANNEXES

* 1 « Le droit à l'eau consiste en un approvisionnement suffisant physiquement à un coût abordable, d'une eau salubre et de qualité acceptable pour les usagers domestiques de chacun », observation générale n°15 (2002) : le droit de l'eau

* 2 Organisation Mondiale de la Santé, 2002

* 3 « Les maladies diarrhéiques sont des maladies résultants des eaux insalubres, d'un assainissement inadéquat et du manque d'hygiène » (HIP)

* 4 Madagascar Action Plan est un document de référence pour les activités de développement à Madagascar

* 5 Objectifs du Millénaire pour le Développement

* 6 Diorano WASH, brochure www.wsscc,org, conférence de presse en assainissement le 19 novembre 2007

* 7 « Actions coordonnées d'un grand nombre de parties prenantes oeuvrant vers un but commun pour le bénéfice social du groupe ciblés. C'est aussi une convergence des compétences, d'interventions et de disponibilité de produits et services au même moment, dans les mêmes endroits pour bénéficier aux communautés ciblés »

* 8 Source : Hygiene Improvement Project

* 9 ROGERS (K) «  la communication », Paris 1976

* 10 Encyclopédie Générale Larousse.

* (D) 11 E. Marc et PICARD, Relations et communications interpersonnelles, Dunod (coll. Les Tposos)

* 12 http://www.denistouret..fr/ ideologues /Hobbes.html

* 13 « Ensemble des croyances et des sentiments communs à la moyenne des membres d'une société ».Emile Durkheim (1858- 1917)

* 14 RAJOHNSON Louis Joseph dans Stratégie de Communication pour un Changement de Comportement, 2007, p.22

* 15 RAJOHNSON Louis Joseph : ibidem

* 16 E. Marc et PICARD, Relations et communications interpersonnelles, Dunod (coll. Les Tposos)

* 17 Gustave Le Bon, Psychologie des foules, 1895

* 18 wikipédia

* 19Madame ANDRIANAIVO Victorine in « cours de dynamique de groupe » Avril 2007, pavillon FPTSD

* 20 Cours Gestion des entités, 2ème année FPTSD, 2006

* 21 BOURDON Raymond in « à quoi sert la notion de structure dans les Sciences Humaines », Gallimard, Paris, 1968 

* 22 Guide de référence en communication pour le changement de comportement au niveau communautaire

* 23 RAJOHNSON Louis Joseph in « Stratégie de Changement de Comportement SCC, 2007

* 24 RAMOELIARIVONY Alfred dans « cours de communication sociale, 2ème année FPTSD, 2006

* 25 Ibidem

* 26 RAJOHNSON Louis Joseph in « Stratégie de Changement de Comportement SCC, 2007

* 27 Document archive de la FAO,

* 28 Cadre utilisé par HIP/USAID

* 29 Source : entretien

* 30 « Monographie de la région d'Antananarivo 2003 », Direction Interrégionale Analamanga (DIRA)

* 31 Source : commune, nos entretiens

* 32 Source : commune, nos entretiens, nos observations

* 33 Source : CSBII d'Ambalavao

* 34 « La santé communautaire », cours de santé sociale, 2ème année FPTSD ,2006

* 35 Le Manuel de l`initiative de Lavage des Mains, guide de préparation d`un programme de promotion de Lavage des Mains au Savon

* 36 Evans, 2005

* 37 Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté (D) « DSRP », édition Mai 2003, p° 12

* 38 Rapport National de Développement Humain à Madagascar (RNDH), édition PNUD, 2003 ; p° 7

* 39 Document PNUD. Rapport National de Développement Humain à Madagascar, édition 2003, p° 15

* 40 Rapport entre le nombre de personne âgée de moins de 17ans ou supérieur à 61+ ans sur le nombre de personnes potentiellement actif c'est-à-dire âgées entre 17 et 61 ans.

* 41 Source : entretien

* 42 Gil Dany RANDRIAMASITIANA dans cours de Pédagogie et Relations Humaines, 3ème année FPTSD, 2007

* 43 Cours de santé sociale ISC, 2ème année FPTSD

* 44 RAMIFEHIARIVO Jacob dans Formation des Formateurs de l`équipe de FID, novembre 2007

* 45 Christine Grieshaber in Participatory Approches for Cooperative Group events, Bonn 1991. Manuel traduit de l`anglais






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