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L'interaction dans l'apprentissage en classe de français langue étrangère

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par Sophie Rimbaud
Université Paul Valéry Montpellier III - Master 2008
  

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b) L'enseignante

L'enseignante, Mme Arnihac, est d'origine française et a suivi un cursus de lettres modernes, elle a une très grande expérience de l'enseignement, ce qui a motivé mon choix.

Après son cursus de Lettres Modernes elle s'est spécialisée en sciences du langage, discipline dans laquelle elle a passé une thèse en parallèle de son DUT de technique de commercialisation. Dans le cadre de l'enseignement elle a suivi une formation avec le CREDIF (Le cursus de FLE étant récent). Ces deux cursus lui ont permis de donner des cours de français des affaires.

Mme Arnihac a une règle à laquelle elle ne déroge pas : selon sa conception de l'enseignement il ne faut pas recourir à la langue de l'apprenant. Il ne faut pas oublier que nous sommes avec un public hétérogène. Bien qu'elle parle plusieurs langues (anglais, espagnol et néerlandais) il n'est, de toute manière, pas possible de recourir à des comparaisons dans la langue mère (dixit).

Mme Arnihac a cependant une attitude très différente de celle du second professeur, Philippe Perez (IMEF) : elle est très calme, ne fait jamais de mimique, de grands gestes. Les élèves guettent son approbation orale, il est difficile de lire sur son visage si la réponse est juste ou pas, un peu comme un flegme de l'enseignant (l'attitude est très importante ici car les deux professeurs sont en totale opposition).

J'apprécie beaucoup sa manière de traiter avec les élèves un texte nouveau (une thématique est choisie en début de semaine et ce texte est en rapport direct avec ladite thématique) : un apprenant commence par lire un paragraphe puis l'enseignante pose des questions sur ledit paragraphe qui développent à la fois une compétence de compréhension (ont-ils compris le texte ?) et une compétence d'expression : les élèves cherchent et se créent un lexique de synonymes, font en lien entre le texte et le monde qu'ils connaissent, ainsi un petit dialogue est instauré pendant quelques minutes, nous sommes loin des méthodes traditionnelles de lecture/traduction. Lors d'une pause nous avons parlé de son cursus, puis des élèves, de leur progression, de leur participation surtout des étudiants chinois qui ont un fort taux d'absentéisme, elle m'a conseillée pour mon projet de français sur objectifs spécifiques étant donné qu'elle a elle-même donné des cours de français des affaires.

Les apprenants

Les apprenants, au nombre de douze, sont de nationalités différentes : il y a des chinois, un chilien, deux brésiliennes, deux japonaises, deux suédoises, une norvégienne, une vietnamienne. Ils sont dans une classe de « langue française » de niveau A2. Il y a un réel problème d'assiduité pour les étudiants chinois : ceux-ci ne venant en cours que sporadiquement ils ne peuvent pas apprendre au même rythme que leurs camarades. Je pense que les méthodes d'enseignement françaises sont trop différentes de celles de la Chine et que cela gêne les apprenants. Les apprenants se sont inscrits à l'IEFE soit pour des raisons professionnelles (une étudiante vietnamienne faisait son stage au CIRAD) soit pour le plaisir d'apprendre la langue française.

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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle