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Etude d'un gisement type banded iron formations : gisement de f'derik, Kedia d'Ijil (province de Tiris-Mauritanie)

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par Elwaled O. Emine O. EBOU
Université Moulay IsmaàŪl Meknès - Maroc - Master Spécilalisé 2009
  

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Introduction

Première partie : Introduction

I. Généralités sur la Mauritanie

La République Islamique de Mauritanie couvre une superficie de 1030700 Km2 entre

les 15 ° et 27° parallèles nord et entre les 5° et 17 ° méridiens ouest. Historiquement, elle a toujours constitué un lien entre le monde arabo-berbère du Nord de l'Afrique et le monde de l'Afrique noire.

I.1 Principaux caractères Géographiques (Fig.1) I.1.1 Climat

La Mauritanie se subdivise en deux régions climatiques : au Sud, un climat tropical humide avec une pluviométrie atteignant 600 mm/an.

Le reste du pays est désertique avec l'influence d'un climat océanique le long de l'océan Atlantique. Seul le Sud permet une agriculture et un élevage. Les écarts de température, diurnes et annuels sont élevés. L'évaporation est très forte ainsi que l'évapotranspiration car l'air est sec.

I.1.2 Réseau hydrographique

Du point de vue hydrographique, seul le fleuve Sénégal a un régime d'écoulement permanent. Ses deux grands affluents, le Gorgol et le Karakoro s'essèchent dans leur partie amont. Tout le reste du réseau hydrographique est fossile. Les oueds ensablés peuvent cependant connaitre des crues violentes mais brèves tous les trois ou quatre ans. Les lacs sont rares : le lac de Rkiz est le plus important. En revanche de nombreuses sources prennent naissance au pied des falaises de l'Adrar, du Tagant et de l'Assaba.

I.1.3 Relief

De l'immense pénéplaine essentiellement précambrienne, dont l'altitude croit depuis le littoral jusqu'aux confins algero-maliens (400 m en moyenne), sortent quelques reliefs couronnés le plus souvent par des formations paléozoïques. On distingue aussi ; le Zemmour, le Hank, l'Adrar qui culmine au point de Téniagouri à 730 m se prolonge vers le sud par le Tagant puis l'Assaba. Des collines isolées, souvent des inselbergs (Butte qui se dresse au-

dessus de plaines d'érosion, dans les régions tropicales ou désertiques), parsèment la pénéplaine précambrienne. La plus importante, est la Kediat d'Ijil (région de Zouerate), culminant à plus de 915 m.

Figure1 : Carte géographique de la Mauritanie I.2 Géologie de la Mauritanie

Pays de l'Afrique de l'Ouest, la Mauritanie laisse affleurer plusieurs des grands ensembles lithostratigraphiques et structuraux qui composent l'Afrique de l'Ouest (Fig.2).

L'ossature de l'Afrique de l'Ouest est constituée par un socle précambrien communément appelé Craton Ouest Africain, totalement stabilisé vers 1.7 Ga. Ce craton apparait principalement au niveau de deux dorsales : Réguibat (Mauritanie) au nord et Léo (Mali) au sud. Il affleure aussi dans les boutonnières de Kayes et de KENIEBA-Kédougou (de part et

d'autre de la frontière entre le Sénégal et le Mali). Le reste du craton est couvert par des dépôts de plate-forme dont les plus anciens sont datés de 1 Ga (Fig.2).

Figure 2 : Carte structurale de l'Afrique de l'ouest (Caruba et Dars, 1991)

La Mauritanie se subdivise en quatre grandes unités géologiques réparties comme suit (Fig.3) :

Figure 3 : Carte géologique simplifiée de la Mauritanie (modifié d'après Caruba et Dars 1991)

- La bordure occidentale du pays correspond au bassin côtier d'âge Jurassique à quaternaire qui se prolonge au Nord par le bassin Boujdour-Layoun d'âge crétacé-quaternaire.

- Des ensembles sédimentaires sub-horizontaux datés du Protérozoïque supérieur au Carbonifère sont représentés, au Nord par la terminaison méridionale du bassin de Tindouf et au Sud par le bassin de Taoudeni.

- Vers l'Ouest, la chaine hercynienne des Mauritanides, constitue la troisième unité qui dessine un arc dont la concavité est tournée vers l'Atlantique. Cette chaine renferme un complexe ophiolitique impliquant des formations sédimentaires, éruptives et métamorphiques plissées.

- Au Nord, affleure un socle cristallin baptisé Dorsale de Réguibat. Cet important domaine, formé en grande partie de terrains catazonaux plissés, de granites d'âges 3 - 1.6 Ga, des roches basiques et ultrabasiques ainsi que des roches métamorphiques variées. Cet ensemble se subdivise en deux grands domaines (Fig.4): un domaine central et oriental dit Birimien d'âge Protérozoïque inferieur et un domaine archéen à l'Ouest et au Sud-ouest correspondant

aux formations d'Oussat-Ghallaman, de Tiris, Tasiast, et d'Amsaga, contenant toutes des formations ferrifères.

Figure 4 : Unités lithosratigraphiques de la dorsale Réguibat (Lahondere et al, 2003).

Dans ce domaine archéen, la région de Tiris se distingue par son caractère ferrifère. Les formations ferrugineuses s'étendent, en effet, sur une centaine de kilomètres autour de Zouerate. On y distingue deux types de formations encaissant deux types de minéralisations distinctes :

- La Kedia d'Ijil (groupe d'Ijil) : Elle se distingue par ses BHQ (Banded Hématite Quartzite), son style tectonique et métamorphique, sa brèche originale et surtout d'importants amas de minerai riche en fer sous forme de "chapelet" le long de sa bordure nord.

- Le socle environnant (groupe de Tiris proprement dit) : c'est une série précambrienne essentiellement quartzo-feldspathique affectée par un métamorphisme catazonal,. Elle inclut des niveaux de quartzites à magnétite d'extension régionale autour de Zouérate.

Dans ce travail nous allons baser principalement sur la subdivision de Bronner (1979). Les termes de divergence entre ces deux groupes sont les suivants : la morphologie, le relief, l'âge des formations, la pétrographie et la minéralogie, l'importance métallogénenique et la

géochimie des éléments en traces. Ce qui conduit Bronner (1979) à penser que le groupe du Tiris et celui de la Kedia d'Ijil sont deux unités géologiques distinctes.

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