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La mobilisation de la démarche judiciaire dans le processus de justice transitionnelle en sociétés post-conflit: le cas du Rwanda

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par Claudette Chancelle Marie-Paule BILAMPASSI MOUTSATSI
Université protestante d'Afrique Centrale - Master II en paix et développement 2012
  

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B. Le TPIR : l'obligation de juger et de sanctionner les membres du FPR

Au Rwanda, nous nous sommes entretenues avec l'un des proches du FPR, partisan du régime en place et travaillant aujourd'hui pour les Nations Unis. Ayant posé à ce dernier que

192 Depuis le génocide, le nouveau gouvernement du Rwanda, dominé par le FPR, a continué à faire la guerre à ses anciens ennemis sur le territoire de la RDC voisine. En 1996, la première guerre était motivée par la destruction des camps de réfugiés, dans lesquels se réorganisaient, s'entrainaient les anciennes FAR.

193 En 1998, la seconde guerre était présentée par le gouvernement rwandais comme une guerre « préventive » contre Laurent Désiré Kabila, ancien allié de l'APR, qui avait pris parti de réarmer les ex FAR contre le Rwanda. Le Rwanda a donc considéré que la présence des criminels dans le pays environnants lui donnait obligation d'intervenir militairement.

La mobilisation de la démarche judiciaire dans le processus de justice transitionnelle en sociétés post-conflit : le cas du Rwanda.

selon une étude de Human Rights Watch, le FPR est soupçonné du massacre de 25 000 à 45 000 civils en 1994 et ces meurtres n'ont jamais été traités. En premier lieu, il nous a signifié qu'il fallait absolument se méfier des organismes tels que Human Rights Watch qui est contre le régime de Kagamé et qui est manipulé par les Occidentaux. Ensuite, il a affirmé que certes les éléments du FPR ont commis des actes meurtriers ; il en sait quelque chose parce qu'il était très proche d'eux mais, ces actes relevaient tout simplement de la vengeance. Ils ont commis des crimes de guerre mais pas des actes de génocide. Cependant, notre informateur ignore lui aussi que justement, le TPIR a compétence de poursuivre les actes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Une enquêtrice au TPIR depuis déjà 15 ans nous a révélé que le TPIR possède bien des preuves concernant les meurtres commis par le FPR mais c'est dommage que jusque là, seul ont été jugés des actes de génocide. A notre niveau, on se demande est ce qu'il ne faudra justement pas une action concernant les gens qui ont subi des actes de vengeance ? Car, peut-on arriver à une réconciliation si on punit uniquement les crimes de génocide qui ont été commis, en passant sous silence ce que certains ont subi en termes de vengeance ? Evidemment non ! C'est vrai, nous sommes tout à fait d'accord qu'il faut éviter tout amalgame. La première chose claire est qu'il y a eu un génocide qui à visé un groupe, même si d'autres ont été tués dans la foulée comme opposants, cela doit être puni.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams