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La mobilisation de la démarche judiciaire dans le processus de justice transitionnelle en sociétés post-conflit: le cas du Rwanda

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par Claudette Chancelle Marie-Paule BILAMPASSI MOUTSATSI
Université protestante d'Afrique Centrale - Master II en paix et développement 2012
  

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B. Développement durable : Politique nationale de sauvegarde et de promotion de l'environnement au Rwanda

Une définition très répandue du développement durable et de ses principes provient du rapport Brundtland, Notre avenir à tous, publié en 1987. En effet, le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement que présidait Mme Gro Harlem Brundtland, à l'époque premier ministre de Norvège, établissait clairement que « Le développement durable exige que les effets nuisibles sur l'air, sur l'eau et sur les autres éléments communs à l'humanité soient réduits au minimum, de façon à préserver l'intégrité

du système »229. Ainsi, selon le rapport, « Le développement durable est un développement quirépond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à

répondre aux leurs »230. Parmi tant d'autres, l'un des résultats de la Commission que présidait Brundtland ait été de poser une série d'actions communes afin de faire face à l'ensemble des problématiques liées au développement. C'est dans ce contexte que s'est tenue en 1992 la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, 20 ans après celle de Stockholm. Du sommet de la Terre, à Rio, est sortie une déclaration commune dont les principes devaient normalement guider chaque pays signataire vers des actions permettant de concrétiser le développement durable. C'est également à Rio qu'a été consacrée la formule

228 1. Réduire l'extrême pauvreté et la faim. 2. Assurer à tous l'éducation primaire. 3. Promouvoir l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes. 4. Réduire la mortalité infantile. 5. Améliorer la santé maternelle. 6. Combattre le VIH/SIDA, le Paludisme et les autres maladies. 7. Assurer un environnement humain durable. 8. Construire un partenariat mondial pour le développement.

229 Notre avenir à tous, rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (Commission Brundtland), Montréal, les Editions du Fleuve, 1988, traduction française de Our Common Future paru en 1987.

230 Idem.

La mobilisation de la démarche judiciaire dans le processus de justice transitionnelle en sociétés post-conflit : le cas du Rwanda.

définissant le développement durable comme simplement : un développement où chaque être humain a droit à une vie saine et productive, en harmonie avec la nature et qui satisfait équitablement ses besoins immédiats, tout en permettant également aux générations futures de répondre aux leurs.

Ensemble avec les processus de justice transitionnelle, le gouvernement rwandais s'est préoccupé du développement de l'ensemble de la société, d'équité sociale, de protection de l'environnement local, régional et global, de protection du patrimoine planétaire et de solidarité vis-à-vis des générations futures. Autrement dit, le Rwanda a mis en place des politiques et stratégies visant à assurer la continuité dans le temps du développement économique et social, dans le respect de l'environnement, et sans compromettre les ressources naturelles indispensables à l'activité humaine. Ainsi, le Gouvernement rwandais a mis sur pied la politique nationale de protection de sauvegarde et de promotion de l'environnement en élaborant des stratégies, des plans et programmes nationaux relatifs à la conservation et l'utilisation rationnelle des ressources de l'environnement. En effet, toute personne physique ou morale se trouvant sur le territoire rwandais a le plein droit de vivre dans un environnement sain ; elle a aussi le devoir de contribuer individuellement ou collectivement à la sauvegarde du patrimoine naturel.

Au Rwanda, nul ne peut déposer les déchets dans un endroit autre qu'un lieu d'entreposage, d'élimination ou une usine de traitement des déchets dont les caractéristiques ont été approuvées par les autorités. On n'utilise pas de sacs en plastique dans les bagages lorsqu'on se rend à Kigali ; ils sont confisqués dès l'aéroport car leur usage est interdit au Rwanda. A l'arrivée à l'aéroport, très souvent, les bagages sont fouillés et leurs sachets échangés contre des sacs périssables. On doit tout transporter dans des paniers ou dans des sacs fabriqués localement, plus écologiques. C'est une opération communément appelée « La chasse aux sachets » lancée par le Ministère de l'Environnement pour dépolluer le pays. Pour le Ministère, les plastiques handicapent la collecte et l'assainissement par le sol des eaux pluviales et des eaux usées. Toutefois, les sacs prohibés ne sont pas les seuls responsables de la pollution : flacons de médicaments, bouteilles en plastiques. Au Rwanda, on ne laisse pas traîner dans la nature les déchets, de même que brûler des ordures ménagères, des pneumatiques ou des plastiques. Enfin, l'environnement est protégé comme un trésor national ; il n'y a ni décharges publiques ni trous béants dans l'asphalte. En outre, le pays

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possède le potentiel lui permettant d'atteindre un rythme de croissance économique beaucoup plus soutenu.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault