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Part du coà»t de l'énergie dans le budget des ménages de Goma en RDC. Cas des ménages des quartiers de la commune de Karisimbi. Enquête menée en juin 2009

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par Alain BUSHISHI BILENGE
Institut supérieur de commerce de Goma  - Graduat en sciences commerciales et financières 2009
  

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR DE COMMERCE

ISC - GDMA

B.P 67 Goma

 

PART DU COÛT DE L'ENERGIE DANS
LES BUDGETS DES MENAGES.
Cas des ménages des quartiers de la commune de Karisimbi
Enquête menée en juin 2009

Par : BUSHISHI BILENGE Alain

Travail de fin de cycle présenté et défendu en vue de l'obtention du grade de gradué en Sciences Commerciales et Financières

Option : Comptabilité

Directeur : KALUME BASHARA

Assistant

Année Académique 2008 - 2009

 

EPIGRAPHE

« Les deux vices marquant du monde économique où nous vivons sont : le plein emploi n'y est pas assuré, le second que la répartition de la fortune est du revenu y est arbitraire et manque d'équité... ».

J. M. Keynes

En mémoire de nos chers parents feu BUSHISHI BANDORAY Thomas et feue BISIMWA MAPENDO Noëlla, pour votre éducation ;

A vous Frère Aloïs BLATZ, pour vos multiples sacrifices consentis en notre faveur ;

A Monsieur l'Abbé Timothée BUSHISHI, vous qui avez su se démarquer en personne de bonne foi pour notre formation académique et morale ;

A nos chers frères et soeurs en l'occurrence Aline, Alice, Diane, Clarisse, Irène, Irénée et Clémence tous BUSHISHI pour avoir supporté nos caprices ;

A notre fille Christiana BILENGE pour l'affection à notre égard. Nous vous dédions ce travail.

Alain BUSHISHI

REMERCIEMENTS

Rien n'est impossible à l'homme ; c'est le moment idéal pour l'affirmer car, en dépit d'horribles souffrances et parfois des moqueries et d'humiliation, nous voici arriver tête haute à la fin de notre premier cycle grâce aux efforts combinés de plusieurs personnes.

Conscient de cette vérité, nous ne saurions rester ingrat vis-à-vis des personnes qui ont contribué de prêt ou de loin à la réalisation de cette oeuvre en nous soutenant matériellement, moralement et intellectuellement, nous leurs présentons nos remerciements incommensurables.

De prime à bord, notre sincère gratitude s'adresse à l'Assistant KALUME BASHARA qui, en dépit de ses multiples occupations, a accepté de diriger ce travail dans sa phase décisive et dont le dynamisme nous a facilité la tâche dans nos recherches.

Nous ne pouvons passer sous silence les efforts de toutes les Autorités Académiques de l'ISC/Goma, les Professeurs, Assistants et Chefs des Travaux, le personnel administratif pour leur contribution à la formation de l'élite congolaise au Nord-Kivu en général et à Goma en particulier.

A vous tous frères, cousins et cousines nous citons : Aline, Alice, Diane, Clarisse, Irénée, Irène, et clémence tous BUSHISHI, KULU Moïse, Francine UTSHU, Jeanpy N. SAIDI, Aline MUKUNANO, pour leur fraternité.

Qu'ils nous soit permis de penser à tous nos camarades de promotion plus particulièrement : Catherine KIBONDO, Eufrem KAVOTA, NZEBA MUKENDI, BUUNDA MARONGO, Carine et autres, qu'ils acceptent en quelques mots l'expression amicale et fraternelle de notre gratitude.

Enfin, à tous nos amis et connaissances dont les noms n'ont pas été cités et qui d'une manière ou d'une autre ont contribué à la réalisation de cette oeuvre, trouvent ici l'expression de notre profonde

gratitude. Alain BUSHISHI.

iv

ABREVIATIONS ET SIGLES

Av : Avenue

ISC : Institut Supérieur de Commerce

Mw : Méga Walt

Q : Quartier

RDC : République Démocratique du Congo

1

0. INTRODUCTION

0.1. ETAT DE LA QUESTION

Ne pouvant pas prétendre être le premier à aborder ce thème, certes, nous reconnaissons qu'il peut avoir été traité sous tel ou tel autre aspect. Parmi les chercheurs qui nous ont précédés, nous pouvons citer MWAMINI MANGAZA qui a travaillé sur (( Etude sur le coût de consommation d'énergie par le ménage à Goma. Cas de certains quartiers de la ville de Goma ». Celle-ci avait la préoccupation de savoir quel était le coût de l'énergie consommée dans les ménages mais aussi laquelle est habituellement consommé dans ces ménages. Enfin elle a aboutit aux conclusions selon lesquelles l'énergie habituellement consommée est la braise, l'électricité, le bois de chauffe, le carburant et le kérosène. Elle poursuit en affirmant que l'électricité serait la forme d'énergie à recommander pour sa bonne serviabilité.

Néanmoins, en ce qui nous concerne, nous nous attèlerons sur (( La part du coût de l'énergie dans les budgets des ménages. Cas des ménages des quartiers de la commune de Karisimbi ».

0.2. PROBLEMATIQUE

Le coût de vie étant un élément déterminant, le niveau des dépenses mensuelles ou annuelles calculées dans le budget, la gestion ménagère devient de plus en plus difficile compte tenu des multiples charges devant lesquelles l'homme fait face. Ce problème ayant touché le monde entier, la RDC en est victime aussi. Dans le même sens, à Goma par exemple, les gestionnaires des ménages paraissent ignorer la lourdeur de certaines charges et pourtant elles peuvent aussi provoquer un déséquilibre dans les bonnes conditions de vie.

Comme dit-on, on ne sait se protéger contre telle ou telle autre difficulté que lorsqu'on connaît combien cela vaut contre ou pour la bonne marche de sa vie.

2

Les éléments ayant attiré notre attention sont l'alimentation, le loyer, les soins médicaux, les frais auxiliaires tels que l'habillement, le transport et la télécommunication, la scolarisation, l'énergie couvrant à son tour l'électricité, le carburant, le bois de chauffe ou charbon de bois, la braise...) et les autres dépenses occasionnelles liées aux loisirs ou autre.

En effet, on révèle qu'en RDC la principale source d'énergie est le bois. Il est établi que la consommation énergétique est un indicateur du niveau de développement. Dans les pays en voie de développement, on observe un recours intense au bois sous forme naturelle ou sous forme des charbons de bois. Plus le niveau de vie de la population augmente et plus un milieu prospère économiquement, moins on consomme du bois qui est substitué par les formes commerciales en l'occurrence : l'électricité, le gaz, le carburant, etc.1

En effet, cette difficulté a soulevé la question ci-après :

(( Quelle est la part du coût de l'énergie dans le budget du ménage dans la commune de Karisimbi » ? D'une manière plus spécifique, notre travail se démarque autours de questions suivantes :

- Quel est le budget moyen consacré à la gestion des ménages dans la commune de Karisimbi ?

- Quelle est la part qu'occupe l'énergie dans les budgets de ces ménages ?

0.3 HYPOTHESES

(( L'hypothèse est une proposition des réponses aux questions que l'on se pose à propos de l'objet de recherche formulé en des termes tels que l'analyse et l'observation puisse fournir une réponse ».

En essayant d'expliquer la problématique du thème faisant l'objet de notre étude, nous proposons les réponses ci-après :

1 Ronger P., Manuel de sociologie, éd. Africa 1, Lubumbashi, 1980, p 21.

3

- Premièrement nous estimons que l'énergie pèserait lourdement sur les budgets des ménages dans la commune de Karisimbi et qu'elle occuperait jusqu'à 30% du revenu de ceux-ci.

- Deuxièmement les ménages auraient des revenus insuffisants compte tenu du coût de vie actuelle

0.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET

La gestion du budget des ménages intéresse plus d'une personne car la maîtrise des charges ménagères à l'égard du revenu permettrait d'améliorer les biens êtres des ménages.

Notre travail est alors intéressant à deux niveaux :

- il permettra aux chefs des ménages de maîtriser les charges en générale et celles d'énergie en particulier de leurs ménages et le cas échéant les adaptent à leurs revenus.

- Sur le plan scientifique ce travail renferme des informations nécessaires sur lesquelles d'autres chercheurs pourront fonder leurs idées.

0.5 DELIMITATION DU SUJET

Un sujet doit certes être limité dans le temps et dans l'espace. Dans le temps notre étude concerne la période d'enquête menée en juin 2009. Quant à ce qui concerne la délimitation dans l'espace, notre étude ce borne sur la commune de Karisimbi en vue de mesurer la lourdeur du coût de l'énergie.

0.6 METHODES ET TECHNIQUES UTILISEES

a. Méthodes

D'après Benoît VERHAEGEN, la méthode est l'ensemble des règles qui organise les mouvements d'ensemble de la connaissance. C'est-à-dire la réaction entre l'objet de la recherche et les chercheurs,

4

entre les informations concrètes rassemblées à l'aide des techniques et les niveaux théoriques ainsi que les concepts2.

1. La méthode comparative

Cette méthode nous a conduit à la bonne explication des faits car elle permet de connaître les liens des causes et des facteurs générateurs des différences et ressemblances constatées entres les choses comparées.

2. Méthode statistique

C'est une méthode qui permet au chercheur d'interpréter les données issues d'une enquête, nous a permis de mesurer sous forme des tableaux d'effectifs et pourcentages les données recueillies sur terrain. Elle nous a aussi permis de dégager les moyennes de nos observations.

b. Les techniques

1. Technique du questionnaire

Pour la récolte des données, nous avons élaboré un questionnaire d'enquête que nous avons soumis à nos enquêtés (certains ménages de la commune de Karisimbi) et à partir desquels nous avons eu ces données.

2. Technique Documentaire

Ceci nous a permis de consulter des ouvrages, des archives, des cours, des travaux de fins des cycles et des rapports ayant trait à notre sujet.

2 Cité par l'Assistant A. KABAYA dans le cours inédit IRS, G2 ISC 2007-2008

5

CHAPITRE PREMIER :
GENERALITE SUR LE CADRE THEORIQUE

Dans cette partie de notre travail, il sera question de donner un éclaircissement sur certains concepts ayant trait ou qui figureront dont celui-ci. C'est dans cet angle que nous commercerons successivement par les notions portent sur la consommation, l'énergie, le revenu, le coût, le ménage, le budget des ménages et enfin l'épargne. Toutefois, il est de notre devoir de signaler que ceux-ci sont ceux qui cadrent avec le domaine du ménage.

I.1 NOTIONS SUR LA CONSOMMATION

I.1.1 Structure

Pour analyser la consommation des ménages, on dispose d'un certain nombre d'indicateurs. Cette structure est désignée par la répartition de ceux-ci ou d'une certaine catégorie d'eux en fonction d'un certain nombre d'espèce de poste.

Les principaux postes appelés aussi fonctions sont les
suivants : alimentation, loisirs, cultures, logement, chauffages et éclairage, transport et télécommunication, santé, équipement en meubles et immeubles, ... rappelons ici qu'il s'agit des poste budgétaire dans un ménage.

I.1.2 Définition

La consommation est une opération économique qui consiste à utiliser immédiatement ou non des biens ou des services qui seront détruit dans ce processus3.

Celle-ci se caractérise donc par la distribution immédiate et se distingue ainsi de l'investissement qui consiste à utiliser d'une façon durable à des fins productives comme c'est le cas pour certains produits à consommation durable.

3 J. CAPUl et O. GRANIER, Dictionnaire des sciences sociales, hotier paris 1999.

6

Cependant, certains biens peuvent être utilisés jusqu'à leur usure, ce sont les biens tels que les bâtiments, les appareils électroménagers ou électriques qui illustrent l'exemple de biens de consommation durable ou encore biens durables.

Quant à ce qui concerne la consommation des ménages, la définition est conventionnelle selon qu'elle explique un acte d'achat préalable ou dépense. On décide de définir certaines opérations comme les investissements (achat logement), les autres étant des consommations non durables et durables ; services comme le cas d'une consultation médicale, spectacles, ... les achats des valeurs immobilières (actions par exemple), sont considérés comme une action d'épargne. La consommation peut aussi être considérée comme un des usages possibles du revenu. Par ici, on peut signaler que le revenu peut être consommé ou épargné, d'où :

Revenu = Consommation + Epargne

I.1.3 Sortes de consommation4

Il existe plusieurs sortes de consommations comme l'indique la comptabilité nationale : la consommation intermédiaire et la consommation finale. Si un bien ou un service permet de satisfaire directement un besoin, il s'agit d'une consommation finale. Elle désigne l'usage d'un bien que n'incorpore pas d'autres biens économiques.

Par contre, quant il s'agit d'un bien utilisé indirectement pour produire un autre en disparaissant dans le processus de la production ou soit un bien incorporé dans d'autres produits, on parle pour ce cas de consommation intermédiaire.

Pour cela par exemple, quand on achète des caoutchoucs pour les transformer en pneu, on dira qu'il s'agit d'un acte de consommation finale.

4 SENZIRA P. Cours de compte nationale Inédit L1 ISC/Goma 2006-2007

7

Dans une entreprise, tous les achats à l'exception des

investissements et les consommations finales, sont les
consommations intermédiaires.

La plupart des biens sont achetés sur un marché en échange des moyens monétaires : on parle alors de la consommation marchande et lorsque les opérations ne se fond pas au marché ni moyennant l'échange de la monnaie, on parle de la consommation non marchande, il faut signaler aussi qu'il existe la consommation d'un potager personnel.

Il existe également le cas des consommations collectives qui représentent les services collectifs non marchands fournis par les administrations de produits sociaux comme les hôpitaux, les services de sécurités,.., celle-ci sont financées grâce aux prélèvements obligatoires sur l'ensemble de la collectivité.

En outre, le concept consommateur découle du verbe consommer, du latin à consommera » qui signifie mener à son terme. Selon le Robert pour tous, consommer signifie amener une chose à sa destruction en utilisant sa substance, ou en faisant d'un usage que le rend inutilisable5.

Le consommateur est alors la personne qui se procurer une chose, un bien ou un service à titre définitif, onéreux et / ou gratuit pour son usage, qu'il soit personnel (individuel) ou familiale (collectif).

Du point de vue juridique, le consommateur est une personne qui devient partie à un contrat lui conférant la propriété ou la jouissance d'un bien ou d'un service pour des besoins personnels ou familiaux. Le consommateur est donc un acquéreur non professionnel des biens des services pour un usage déterminé.

I.2 NOTIONS SUR LE REVENU6

La répartition de revenu se borne à la question de savoir comment les produits réalisés par un ménage sont repartis entre les

5 REY J. le Robert pour tous, paris 1994, p 227.

6 SENZIRA P. op.cit cours d'écopol inédit G1/ UNIGOM 2003-2004.

8

différents facteurs qui ont contribué à sa réalisation. Le facteur important ici donc est celui de maîtriser la théorie de la répartition de revenu sous l'aspect classique et moderne : il existe pour ce fait 4 principales catégories de revenus : le salaire, l'intérêt, le profit et la rente.

I.2.1 Le salaire

Le salaire rémunère les facteurs travail utilisé par l'entreprise dans son processus productif. Il désigne ce que l'homme obtient en contre partie de son travail ou de son processus productif. C'est dans ce sens qu'il est dû qu'à toute peine mérite un salaire.

Dans un angle plus étroit, le salaire est la rémunération forfaitaire dans un travail effectué à autrui. En outre on estime que le salaire concerne essentiellement la rémunération du travail manuel, cette considération permet des distinguer le salaire des appointements et des honoraires sans oublier les traitements.

L'appointement constitue le revenu des cadres et les honoraires désignent les rémunérations des indépendants. Il existe cependant plusieurs modalités de salaire à savoir :

- le salaire au rendement ou à la tâche : il se réfère au produit en termes de rendement physique ou monétaire et certaines activités pratiquant le salaire à la pièce conformément à celle produite.

- le salaire au temps : il est versé en référence à une unité de temps, il s'agit d'une forme liée qui présente beaucoup d'avantages.

- le salaire complété par des primes : il peut pousser certains travailleurs à offrir des rendements médiocres, d'où le recours aux primes.

Certaines entreprises vont au-delà en octroyant à leurs désavantages dans le cadre de la politique d'intéressement comme le participation ou bénéfice et au chiffre d'affaires. C'est une excellente voie d'humaniser le travail.

9

La théorie économique du salaire insiste sur le salaire réel autrement dit la qualité de biens et services que le nominal procure aux travaux. Les théories classiques insiste sur le salaire comme composant du coût de production et ce sont incarnées à défendre la notion de salaire minimum c'est-à-dire celui qui est compatible. Tandis que les théories néoclassiques insistent sur l'existence de la demande et de l'offre de la main d'oeuvre, de la rémunération du travail compatible avec la rigidité de salaire. Enfin, le salaire ne se base pas sur les variations de la demande et est formé selon plusieurs facteurs comme les négociations syndicales.

I.2.2 Intérêt

Il est le revenu du facteur capital. Alors que les musulmans considèrent l'intérêt comme une pratique prohibée, la reforme protestante et économique bref, les chrétiens ont permis d'en élaborer le fondement et la légitimité.

J. Baptiste S. soutient que l'argent fait des petits profits. C'est pourquoi, il faut chercher le fondement de l'intérêt dont la rémunération du prêteur à la dépréciation de la victime et frais de gestion.

En pratique économique, l'intérêt est un élément lié au temps et le taux varie avec l'horizon temporel théorique que la détermination du taux d'intérêt prend en compte la demande et l'offre du capital.

I.2.2 La rente

Elle désigne la rémunération des ressources naturelles. Dans son ouvrage « principe de l'économie politique et de l'impôt » David Ricardo affirme que la rente foncière est un facteur du produit de sol que l'on paye au propriétaire pour avoir le droit d'exploiter les facultés productives et inépuisables du sol.

Selon le même auteur, lorsque les hommes fonds un premier établissement dans une contrée, la terre est surabondante par rapport aux besoins, ils ne payent rien pour l'occuper, ils s'installent sur le sol de très bonne qualité, quand la population augment on étend

10

l'exploitation sur les terres de la deuxième catégorie. Dans ce cas, la terre apparaît comme élément différentiel lié à la propriété du sol exploité dans la même condition.

Par extension, la rente est une revenu différentiel lié aux qualités particulières d'un produit, elle rémunère non seulement le sol mais aussi les autres ressources naturelles comme la localisation de l'activité considérée.

I.2.4 Le profit

Le profit rémunère les activités économiques de l'entrepreneur, on ne voit pas un facteur classique comme les autres formes de rémunérations. Il rémunéré l'innovation et est contre partie du risque reconnu par l'initiateur.

Le profit d'une entreprise est un coût non contractuel dans la mesure où le facteur qu'il a sensé rémunéré n'a pas en pratique été acquis par l'entreprise sous forme de contrat7

I.3 NOTIONS SUR LE COÛT

Le concept « coût » est très important en théorie et en pratique économique. Dans la théorie de la consommation, le coût désigne toutes les dépenses implicites et explicités supportées par une entreprise. L'analyse économique privilégie la notion de « coût d'opportunité ». Ce coût représente tout ce à quoi on renonce lorsqu'on opère un choix. Il constitue donc l'élément le plus important qu'on doit prendre en compte lorsqu'on veut prendre une décision d'achat8. Cette théorie distingue les coûts selon plusieurs critères à savoir :

Selon leur variabilité en fonction du niveau de production de l'entreprise on à :

7 MILTON FREIDMAN « prix et théories économiques »

8 Cité par SENZIRA p, op.cit

11

I.3.1 Le coût variable

Le coût variable est l'ensemble des dépenses dont l'importance

est fonction du niveau de production réalisée par l'entreprise. Ce coût peut être proportionnel ou non à la quantité produite.

I.3.2 Le coût fixe

Il s'agit de différentes dépenses qui ne varient pas avec la

quantité produite par l'entreprise. Ce coût reste constant pendant une longue période du fonctionnement de l'entreprise.

Notons dans ce cadre que la démarcation entre coûts fixes et variables est valables à court terme parce qu'à long terme on considère tous les facteurs. Connaissant le coût fixe et le coût variable, on peut déterminer le coût total de production d'une certaine quantité donnée des produits ; c'est la somme du coût fixe et du coût variable.

On remarque que le coût total dépend de la production et qu'il est définit en fonction d'une certaine quantité du produit tandis que le coût fixe ne dépend pas de la production.

Selon qu'on ramène le coût à l'unité produite, on distingue :

1.3.3 Le coût total

Le coût total se réfère à l'ensemble des dépenses supportées par

l'entreprise pour produire une certaine quantité des biens et des services. Disons que le coût unitaire est obtenu en faisant un rapport entre le coût total et la quantité des biens ou services produits.

I.3.4 Le coût marginal

Il désigné le taux de variation du coût total qui résulte d'une

variation infinie suffisamment petite et de la quantité produite. Comme en économie, on se réfère à des unités mesurables, le coût marginal désignera la variation du coût total qui résulte d'une variation d'une unité de la quantité totale produite.

12

I.3.5 Coût synthétique

C'est la somme des coûts partiels constitués du coût variable et

du coût fixe. Il peut être calculé pour la totalité de la production (coût synthétique total) ou pour une unité (coût synthétique moyen = Coût fixe moyen + coût variable moyen).

I.3.6 Coût de vie

Ce terme populaire désigne soit l'indice des prix des détails soit

le niveau des dépenses mensuelles calculées par le budget type. En pure logique on ne peut parler de la hausse du coût de vie si l'indice de prix ou le niveau du budget s'élève d'un taux supérieur à la hausse du revenu global réel. L'expression « coût de vie » se rencontre également dans le sens de l'évaluation du capital humain. Dans ce dernier cas les auteurs utilisent des préférences soit l'expression « prix de la vie humaine » ou « coût de la vie humaine »

I.3.7 Coût de l'homme

Expression forgée par F. PERROUX (1903 - 1987) pour désigne

trois groupes de coûts à prendre en compte dans une économie humaine ou économie de l'homme :

- ceux qui empêchent les êtres humains de lutter contre les accidents de travail ou hors travail,... ;

- ceux qui permettent à tous les êtres humains une vie descente (indemnité de chaumage, pension de retraite, prévention, etc.) ;

- ceux qui permettent l'épanouissement de l'homme (éducation, culture, loisir, etc.).

I.4 NOTIONS SUR LE MENAGE

Pour BERNIER et SIMON « les ménages sont des unités institutionnellement établies et dont la fonction principale est la consommation et éventuellement la production dans le cadre d'une entreprise individuelle9. GUERRIEU quant à lui, « le ménage est une

9 BERNIER R et SIMON initiation à la macroéconomie, éd. DUHOD, paris 1998 p50

10 B. GUERRIEU Dictionnaire d'analyse économique, éd. La découverte, paris 1996-1997.

11 Paul SENZIRA, Op.cit

13

unité des décisions en macroéconomie qui est caractérisée par des dotations initiales en temps disponibles et en bien de propriété »10.

Tout ménage se comporte comme s'il ne comprend qu'un seul personnel ou comme si toute personne de ce ménage vit les mêmes références. Ainsi donc, un ménage est l'unité de population définie par une consommation globale c'est-à-dire qu'un ménage peut être une personne et pas forcement une famille et peut donc être un individu vivant seul.

Selon le dictionnaire petit Robert le ménage est l'ensemble des choses domestiques et de tout ce qui concerne l'entretien et de propriété à l'intérieur de la maison. La comptabilité nationale distingue huit catégories des ménages à savoir : les agriculteurs, les exploitants, les indépendants, les professions intermédiaires, les salariées, les employés, les ouvriers, les inactifs et la population hors ménage ordinaire11

I.5 NOTIONS SUR L'ENERGIE

I.5.1 Historique

Le mot énergie est un concept ancien. Après avoir exploité sa propre force (celle des esclaves et des animaux), l'homme a appris à exploiter les énergies contenues dans la nature (d'abord le vent, l'éolienne, les chutes d'eau et l'hydraulique) et capable de lui fournir une quantité de travail mécanique croissante par l'emploi des machines (machines - outils, chaudières et moteurs)

L'énergie est pour ce fait fournie par un carburant (liquide ou gazeux, fossile ou non). L'expérience humaine montre que tout travail requiert de la force et produit de la chaleur ou de la lumière qui plus on dépense de la force par une quantité de temps plus vite on fait un travail et plus on se chauffe.

Comme l'énergie est nécessaire à toute société humaine l'approvisionnement en source d'énergie est devenu une de

12 Adolphe TOMASINO, Alain PENIGAD et Michel FAYE, physique 1ère, Paris 1884 Pg 9798.

14

préoccupation majeure de la vie sociale, économique tant au niveau national qu'international.

I.5.2 Définition

Selon le lexique économique, l'énergie est l'ensemble des forces (humaines, animales, minérales, naturelles et artificielles) dont la propriété est de fournir un travail mécanique.

I.5.3 Différentes sources d'énergie12

Selon l'importance de l'énergie dans la vie moderne nous pouvons classer différentes sources d'énergie selon leur origine de la manière suivantes :

a) L'énergie d'origine chimique

1. le pétrole

De petrolium qui signifie « huile de roche », ce terme couvre au sens large le mazout, l'essence, le jet (pour avion) le kérosène (pétrole lattant)...

C'est depuis le 16eS, avec l'invention du moteur à explosion et diesel que le pétrole a pris une importance énorme comme une source d'énergie. L'essence est utilisée pour les automobiles, les motocycles, les moteurs hors bord,... Le mazout quant à lui, il est utilisé pour le bateau, le train, le moteur diesel, ... Le jet est réservé au avions tandis que le kérosène pour les réchauds, les lampes à tempêté, les frigos, ...

Signalons par ailleurs que, l'essence et le mazout sont exploités pour la production de l'électricité dans les ménages et autres ; d'où le terme de l'électricité thermique.

2. Le charbon noir.

D'origine Wallon, appelé encore houille, son utilisation remonte avant le 19es. C'est d'abord dan l'industrie chimique, dans le transport pour actionner les machines à vapeur, dans l'usage domestique pour le chauffage et la cuisson de repas. De nos jours on

15

utilise ce type d'énergie dans la production thermique soit à son état naturel (bois de chauffage).

3. Le gaz naturel

Il existe une réserve importante de gaz méthane dans la couche inférieure du lac Kivu. C'est la forme d'énergie non fréquemment exploitée et la moins coûteuse du monde.

b) L'énergie d'origine nucléaire

Le seul processus maîtrisé actuellement au niveau de l'industrie est la fusion nucléaire. Cela se rend position grâce à la fusion des noyaux, d'uranium (U235) et le plutonium. C'est une source d'énergie rapidement épuisable parce que le stock d'uranium dans le monde est limité.

c) L'énergie d'origine solaire

Le rayonnement solaire capté sur la terre est à l'origine de la

transformation permettant les stockages d'énergie. Parmi se
subdivisions, nous pouvons citer :

- l'énergie hydraulique

Le rayonnement solaire engendre le cycle d'évaporation -- nuage -- évaporation, permettant un stockage d'énergie hydraulique. Cette énergie est emmagasinée sous forme d'énergie potentielle ou cinétique dans le courant d'eau et de pesanteur dans l'eau de barrage.

Notons cependant que l'énergie électrique est la forme d'énergie hydraulique la plus importante et la plus rependue dans le monde. Celle-ci a sans doute l'inconvénient de nécessiter des installations très coûteuses mais elle utilise la force de l'eau inépuisable et gratuite de sorte que le lourd investissement initial est suivi des frais de fonctionnement très faibles.

Cette énergie nécessite les infrastructures très grandes pour sa distribution. C'est la forme d'énergie le plus consommée dans les pays industrialisés et sa consommation s'accroît plus vite que le pétrole.

16

- l'énergie éolienne

Il est évidement probable de récupérer l'énergie à partir des plates cultivées. La photosynthèse chlorophyllienne est effectuée pour permettre de synthétiser des substances chimiques. Les aliments que nous consommons permettent, par des réactions biochimiques de fournir l'énergie que nous utilisons hors de nos actions. A partir des plantes, on peut fabriquer l'étonnante énergie (après distillation) et du gaz combustible (par fermentation).

Exemple : les maïs récoltés dans un champ carré de 20km de côté pourraient, après combustion, alimenter pendant une année et demie une centrale de 500 MW.

- l'énergie de bois

Le bois est le produit énergétique le plus utilisé dans le monde. Malgré qu'elle satisfasse 3/4 des besoins énergétiques, 90% des congolais y recourent. Les ménages ruraux qui sont encore excellent dans l'utilisation cette forme de consommation énergétique, l'utilise pour les fins ci-après : cuisine de la nourriture, chauffages, séchages, éclairages, etc.

- le rayonnement solaire

La forme la plus connue, c'est la construction des convertisseurs qui transforment le rayonnement solaire en énergie électrique (photocopies, panneaux solaires). Le compteur solaire permet d'augmenter la température d'un circuit et d'assurer ainsi le chauffage de piscines ou de maisons.

d) l'énergie d'origine marine

Au cours des marées, de masses d'eau considérables mises en mouvement, sont dû à l'attraction de la lune et du soleil. Les usines marées motrices convertissent en énergie électrique une partie de l'énergie cinétique de l'eau mise en mouvement lors de la marée.

e) l'énergie d'origine géothermique

17

A une profondeur donnée, dans la terre, il existe des réserves terrestres qui augmentent de 1°C lorsqu'on s'enfonce de 30 mètres dans le sol. Notons qu'il existe des zones où l'augmentation peut être de loin plus élevée.

f) l'énergie d'origine thermique

Le type le plus usuel de cette forme d'énergie est l'électricité.

a. Aperçu et définition de l'électricité

Le petit Larousse illustré définit l'électricité comme une des formes d'énergie qui manifeste son action par le phénomène mécanique, chimique, ... il attribue aussi à ce mot le sens d'une quantité d'électricité produit, de l'intensité d'un courant par le temps de son passage13.

Nous nous rendons compte que dans cette définition, l'électricité est définie à travers les actions ; qu'elle peut produire. Sous cette acception, l'électricité est une forme d'énergie : mécanique dans un moteur, thermique ou calorifique dans une résistance, lumineuse dans l'éclairage, chimique dans l'électrolyse, ...

Dans une autre hypothèse, l'énergie électrique est expliquée à travers l'intensité d'un courant électrique par le temps de passage. Il se passe donc une difficulté à ce niveau de savoir ce que le courant.

Nous pouvons dire la formule autrement en disant que le courant électrique est un déplacement des électrons dans un fil conducteur. Ce déplacement est souvent effectué à des grandes vitesses à peu près égales à celle de la lumière (310 m/s).

Le courant étant le fait explicateur de l'électricité, il n'est ni visible, ni palpable mais il se manifeste par le fait qu'il produit.

Ce sont d'ailleurs ces effets qui incarnent cette forme d'énergie dite électrique. Cependant, ce courant peut revêtir deux formes différentes à savoir : le courant alternatif et le courant continu (est un courant unidirectionnel, c'est-à-dire possèdent un seul sens dans le déplacement des électrons). Tandis que le courant alternatif est un

13 ROHMER B. et ali cité par Larousse, encyclopédie universalisas Paris 1985, p 1085.

18

courant qui change de sens périodiquement. Ce chargement fait à ce que la fréquence soit une des caractéristiques importantes de ce courant.

Elle à son tour, est le nombre de fois que ce courant prend le même sens pendant une seconde. L'unité de la fréquence est l'Hertz (Hz) : le courant alternatif d'une fréquence de F = 50 Hz. Ce qui veut dire que ce courant reprend le même sens 60 fois par seconde.

b. Production et distribution

En RDC, le taux de distribution du courant alternatif fournit du courant de fréquence 50Hz. Des fréquences légèrement différentes sont employées dans d'autres pays par exemple 60Hz aux USA.

On peut aussi souligner que le courant alternatif revêt une multiplicité des formes suivant les applications.

Cependant, pour les réseaux de distribution, la forme sinusoïdale est la plus utilisée. C'est pourquoi on parle du courant alternatif sinusoïde. On peut aussi souligner la présence de plusieurs phases dont généralement une phase (alimentation en monophasé) ou trois phases (alimentation en triphasé).

Notons que les centrales électriques sont des principaux endroits où se transforment des énergies naturelles en électricité. L'expiration est centralisée à un nombre restreint d'endroits, ce qui oblige à transformer cette électricité produite.

Les besoins d'électricité des pays surtout industrialisés ne cessent d'augmenter. C'est ainsi qu'en période de croissance normale on estime que la consommation d'électricité d'un pays double tous les dix ans. Les producteurs devraient s'acquérir de la demande de leur clientèle, à toute heure, au prix de KWh le plus bas possible tout en étant dans les marges techniques de cette énergie fournie.

Dans cette hypothèse la puissance produite doit correspondre à la quantité demandée et elle doit variée selon la raison et les heures dans la journée (heures creuses et de pointes).

14 MWAMINI MANGAZA, Etude sur le coût de consommation d'énergie par les ménages à Gama TFC inédit ISC 2005, p 9.

19

I.5.4 Les aspects socio-économique et écologique de différentes formes d'énergie.

a) Aspect social14

Près de six millions de personnes dans le monde utilisent des combustibles traditionnels en particulier le bois. De nombreux villageois, en majorité des femmes et des enfants, sont tenus de passer beaucoup de temps à leur domicile ou loin pour chercher ces bois. La banque mondiale signale que dans certaines régions comme la Tanzanie et le Népal, le ramassage de bois prend en équivalent plus de 200 jours par ans. Elle continue en disant que des familles défavorisées de certaines villes comme Bujumbura consacrent jusqu'à 30% de leur revenu pour le bois de cuisine de leurs aliments. La pression de la population sur les forêts tant pour les terres agricoles que pour les raisons domestiques a entraîné une carence de bois dans certains pays en voie de développement.

Cette pénurie affecte sensiblement les conditions de vie de la population tributaire de cette forme d'énergie. Le développement de ce milieu doit sous entendre absolument l'amélioration et l'approvisionnement en énergie, particulièrement commerciale, autre que le bois.

b) Aspect économique

La crise pétrolière des années 70 soulignait l'influence universelle du secteur de l'énergie sur l'énergie sur l'économie nationale des pays en développement, sur leur situation financière et leurs perspectives de croissance. L'énergie présente un intrant ou un externat dans presque toutes les activités productives ; en conséquence il existe des liens solides et étroits entre l'énergie et le reste de l'économie. Dans bon nombre des pays, la stratégie industrielle est étroitement liée à la demande en énergie et le coût

20

énergétique est sensible par rapport à la structure et à la rentabilité industrielle.

La hausse de la consommation d'énergie fait partie intégrante du processus de modernisation de l'industrie et l'urbanisation que traversent les pays en voies de développement. Il existe une corrélation positive étroite entre le revenu et la consommation d'énergie commerciale :

- La consommation moyenne par habitant de pays en développement les plus défavorisés présente l'équivalent en pétrole de 73Kgs d'énergie commerciale alors que la consommation moyenne par habitant de pays développés à revenu intermédiaire en représente 800Kgs ; ce qui est encore 20% de moins de consommée par habitant dans les pays industrialisés.

- Néanmoins, entre le revenu et la consommation d'énergie non commerciale étant donné que le relèvement du niveau de revenu et urbanisation accusent une hausse de l'illustration de combustible commerciaux à des fins ménagères.

- L'énergie présente un impact positif dans presque toutes les activités productives de la planète. Par conséquent, il existe un lien solide entre l'énergie et l'économie même dans le développement d'un pays. De même les activités purement sociaux tels que le chauffage, l'éclairage, le rafraîchissement, l'aération, le déplacement, la communication, le transport, ... en dépend. D'où sans elle la vie économique moderne aurait un sérieux problème.

c) Aspects écologiques

La combustion de bois, de charbon de bois, de la houille noir,

des hydrocarbures dégagées dans l'atmosphère et toutes autres substances gazeuses et toxiques a un impact très négatif sur la vie de tout être humain sur la terre. Emises dans l'atmosphère, ces

21

substances s'y maintiennent ou entrent en réaction avec d'autres composants normaux de l'air. Dans ce premier cas, ces polluants déprendront de leur toxicité propre, de leur concentration, de la durée de leur émission, des facteurs agissant sur leur diffusion et de la sensibilité des espèces végétales ou animale qui les subiront. Dans le second, il intervient des mécanismes comme les réactions photochimiques, la formation des radicaux libres, les oxydations,... donnant naissance à des composés nouveaux. Des substances émises à la suite de combustion des énergies citées sont par exemple : le dioxyde de carbone (CO2) et le monoxyde de carbone (CO). Des concentrations élevées de ces gaz absorbent les rayonnements infrarouges du soleil et perturbent l'équilibre thermique de l'atmosphère ; ce qui à la longue, risque d'entraîner des changements climatiques importants. Il en découle donc des précipitations excessives qui à leur tour, affectent les récoltes ou provoquent des inondations. Par ailleurs, dans le temps humide, il se forme un brouillard qui fait l'abstraction aux flux lumineux diminuant ainsi l'intensité d'éclairage.

Toutefois, il existe aussi les conséquences sur les êtres vivants, on peut signaler par exemple que le monoxyde de carbone perturbe le transport de l'oxygène à travers l'organisme par la formation de la carboxyhémoglobine résultat de sa liaison avec l'hémoglobine. Contrairement à cette dernière, la carboxyhémoglobine n'a pas la propriété de fixer l'oxygène ni de la transporter des paumons.

I.6 NOTIONS SUR LE BUDGET DES MENAGES15

I.6.1 Définition

Avant de donner la définition, signalons que ce mot pend sa source au moyen âge « bougette )) qui signifie un porte monnaie que l'on pendait à la ceinture. Ce même terme fut repris par les anglais « budget )) et qui finalement est introduit en français en 1989.

15 Internet : www.wikipedia.com: les budgets des ménages F. Henri 1994 Paris

16 F. HENRI, op.cit

22

Par définition le budget est un élément comptable dressant l'ensemble des recettes et des dépenses provisionnelles d'un agent économique ou d'un ménage au cours d'un exercice comptable à venir. Il est une prévision éventuelle pour contrecarrer les risques de pertes au futur.

I.6.2 Considération du budget dans le ménage.

Le budget dans un ménage est une mesure très indispensable dans la condition où il aide d'une façon durable celui-ci à consolider très efficacement son mode de gestion envie de connaître exactement combien gagne-t-il et dépense-t-il à la fin de chaque mois, trimestre ou année. Signalons par ailleurs qu'un budget est exacte quand les prévisions affichées sont conformes aux réalisations c'est-à-dire qu'aucune dépense n'a été oubliée et aucun revenu n'a été sous estime : ce qui n'exclu pas l'erreur ni l'incertitude inhérente à un exercice de prévision.

I.6.3 Sortes et importances du budget

· Un budget peut être indicatif lorsqu'on fait une estimation dans l'incertitude c'est-à-dire la situation peut révéler des choses différentes. C'est un cas qui concerne les dépenses seulement.

· Un budget peut être impératif lorsqu'on s'interdit de dépenser à moins que celui-ci soit modifié à la hausse. Le budget regorge d'une très grande importance dans le ménage car son application procure une très grande expérience de la bonne gestion compte tenu de son rendement prévisionnel qu'il leur procure.

I.7 NOTIONS SUR L'EPARGNE16

Dans une acceptation plus large, elle désigne tout comportement qui fait appel à un sacrifice dans l'espoir d'obtenir un meilleur rendement futur. Toutefois, cette définition cache un certain nombre

23

des notions qu'il ne sera pas nécessaire d'aborder dans ce travail. Il s'agit des discordes théoriques relatives aux déterminations, aux conséquences sur l'économie globale et aux différentes façons de mesurer l'épargne d'une population dans un milieu donné.

I.7.1 Les épargnants et les formes d'épargnes

La première considération serait celle d'identifier les épargnants enfin d'appréhender la notion d'épargne. Ceux-ci sont ceux-là qui possèdent de leurs attributions, la gestion du ménage ou d'une entreprise donnée. L'argent épargné est employé sous deux formes :

· l'argent liquide : qui est disponible sous forme liquide (espèce, compte courant, compte rémunéré) : on parle alors de la thésaurisation.

· L'épargne investi qui est souvent affecté à : - Des placements (dans les comptes et titres). - Investissements (dans les moyens de production et les immobiliers, ...)

24

CHAPITRE DEUXIEME :

PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE DE
KARISIMBI

II.1. LA CREATION

La commune de KARISIMBI n'étant qu'une entité administrativement décentralisée, elle est issue d'un découpage territorial de l'ex Kivu en trois régions notamment : le Maniema, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ; sanctionné par l'ordonnance loi n° 88-031 du 20 juillet 1988.

Suite à ce découpage, la ville de Goma a été créée par l'ordonnance loi n° 88-176 du 15 novembre 1988 comme chef-lieu de la dynamique province, agro-pastorale du Nord-Kivu et ceci a entraîné la création des communes de Goma et de Karisimbi avec leurs quartiers respectifs comme l'a décrit la subdivision administrative sanctionnée par l'ordonnance n°89-127 du 22 mai 1989.

II.2. PRINCIPALES ACTIVITES ECONOMIQUES

A sa qualité d'une commune urbaine, elle regroupe plusieurs activités dont :

- Des entreprises commerciales ; - Une société tabacicole ;

- Des cybercafé ; - Des bijouteries ;

- Des grands magasins ; - Des dépôts relais de la Bralima

- Des dépôts des vivres ; - Des papeteries ;

- Des sociétés transport et des - Des coopératives financières ;

- Ménageries ; - Des alimentations ;

- Des sociétés étatiques ; - Des pharmacies ;

- Des ateliers ; - Des sociétés de gardiennage ;

- Des quincailleries ; - Des hôpitaux, dispensaires ;

- Des boulangeries ; - Des petits hôtels et bistrots.

25

II.3. LA REPARTITION DE LA POPULATION EN 2008

II.3.1. Statistique de la population

 

Hommes

Femmes

Garçons

Filles

Total

QUARTIER MURARA

6755

7511

9837

10918

35021

QUARTIER KAHEMBE

4364

5455

7972

9800

27591

QUARTIER MAJENGO

6695

7700

8465

9142

32002

QUARTIER VIRUNGA

9949

3086

3248

3315

19598

QUARTIER MABANGA N.

7724

8792

10160

12145

38824

QUARTIER MABANGA

SUD

18999

19864

20657

21630

81150

QUARTIER KASIKA

9393

9940

12001

12862

44196

QUARTIER KATOYI

11619

12747

17217

17788

59371

QUARTIER NDOSHO

6673

8936

15149

19079

49837

QUARTIER MUGUNGA

2028

2423

3724

4007

12179

QUARTIER BUJOVU

3046

3317

5020

6088

17471

Total de la commune

87245

89771

113450

126774

417 240

Source : Tableau élaboré par nous même à partir des données recueillies au bureau de l'Etat-civil de la Mairie de Goma.

De même que l'année précédente, ce sont toujours les filles qui priment sur les 3 autres catégories des personnes et que les femmes sont aussi plus nombreuses que les hommes. Les filles représentent 126 774 dans la commune de Karisimbi tandis que les garçons sont 113 450, 89 771 pour les femmes et 87 245 pour les hommes sur un total de 417 240 personnes habitant dans cette commune.

26

II.3.2. Statistique de naissance et de décès 2008

 

NAISSANCES
DECLAREES

DECES DECLARES

Ga

Fi

Total

H

F

Ga

Fi

Total

Q. MURARA

43

24

58

1

4

1

2

8

Q. KAHEMBE

15

27

42

2

1

2

1

6

Q. MAJENGO

21

18

39

1

4

-

1

6

Q. VIRUNGA

24

21

45

1

1

3

2

7

Q. MABANGA N.

33

27

60

2

6

2

4

14

Q. MABANGA SUD

29

27

56

3

2

-

3

8

Q. KASIKA

29

19

48

4

3

3

2

12

Q. KATOYI

27

24

51

2

3

1

5

11

Q. NDOSHO

11

12

23

1

2

1

-

4

Q. MUGUNGA

3

10

13

1

-

1

-

2

Q. BUJOVU

5

4

9

-

-

2

-

2

Total

231

213

444

18

26

16

20

80

Source : Tableau élaboré par nous même à partir des données
recueillies au bureau de l'Etat-civil de la Mairie de Goma.

1. Naissances déclarées

Le nombre de naissances des garçons prime sur le nombre des filles avec 231 naissances contre 213 naissances filles sur un total de 444 naissances.

2. Les décès

Le tableau nous montre que la majorité des décès sont des femmes pour cette année avec 26 femmes décédées sur 80 décès enregistrés, à la deuxième position viennent les filles avec 20 décès, 18 décès pour les hommes et en fin 16 pour les garçons.

27

II.4. ORGANISATION ADMINISTRATIVE

II.4.1. Division et subdivision administrative

Selon l'ordonnance n°89-127 de mars 1989, la commune de Karisimbi est subdivisée en 8 quartiers qui sont : Kahembe, Katoyi, Mabanga, Majengo, Mugunga, Murara, Ndosho et Virunga. Ces quartiers sont subdivisés à leur tour en cellules et ces dernières en avenues.

Cependant dans le cadre de résoudre l'épineux problème de surpopulation de certains quartiers, de rapprocher de base de leur administrés et de bien assurer la sécurité des personnes et leurs biens, le chef de l'exécutif provincial du Nord-Kivu a pris en date du 11 Novembre 1998 l'arrêté N°01/035/CAB/GP-NK/98 portant création des quartiers dans la ville de Goma, dont deux de la commune de Karisimbi ont été scindés en deux, il s'agit de :

- Mabanga, scindé en quartier Mabanga Nord et Sud ;

- Katoyi : découpé en quartier Kasika et Katoyi en date du 12 novembre 1998.

Il a signé l'arrêté n°01/035/CAB/GP-NK/98 portant création du quartier Bujovu qui englobe les cellules Byahi et Tyazo relevant respectivement de quartiers Majengo et Virunga. C'est ainsi que le nombre des quartiers de la commune de Karisimbi est passé de 8 à 11.

II.4.2. Délimitation des quartiers

1. Quartier BUJOVU

V' Au Nord : par le territoire de Nyiragongo ;

V' Au Sud : quartier Kahembe ;

V' A l'Est : le Rwanda;

V' A l'Ouest : par les quartiers Murara, Virunga et Majengo

28

2. Quartier KAHEMBE

V' Au Nord : Bujovu ;

V' Au Sud : Mapendo ;

V' A l'Est : Rwanda ;

V' A l'Ouest : Mikeno et Murara.

3. Quartier MABANGA-NORD : V' Au Nord : Majengo ;

V' Au Sud : Mabanga Sud ;

V' A l'Est : Murara et Virunga ; V' A l'Ouest : Kasika.

4. Quartier MABANGA-SUD :

V' Au Nord : Mabanga Nord, Le volcan ;

V' Au Sud : Kahembe ;

V' A l'Est : Bujovu ;

V' A l'Ouest : Katindo.

5. Quartier MAJENGO

V' Au Nord : territoire de Nyiragongo ; V' Au Sud : Mabanga Nord et Virunga ; V' A l'Est : Bujovu ;

V' A l'Ouest : Kasika et Katoyi.

6. Quartier KASIKA

V' Au Nord : Katoyi ;

V' Au Sud : Mabanga Sud ;

V' A l'Est : Mabanga Sud ;

V' A l'Ouest : Katindo et Himbi.

7. Quartier KATOYI

V' Au Nord : Ndosho et Chefferie de Bukume (Nyiragongo) ; V' Au Sud : Kasika ;

29

y' A l'Est : Majengo et chefferie de Bukumu ; y' A l'Ouest : Himbi.

8. Quartier MUGUNGA

y' Au Nord : Territoire de Masisi ;

y' Au Sud : QUARTIER Ndosho ;

y' A l'Est : Territoire de Nyiragongo ;

y' A l'Ouest : QUARTIER Lac vert.

9. Quartier MURARA

y' Au Nord : Virunga ;

y' Au Sud : Kahembe et le volcan ;

y' A l'Est : Bujovu ;

y' A l'Ouest : Mabanga Nord et Sud.

10. Quartier VIRUNGA

y' Au Nord : Majengo ;

y' Au Sud : Murara ;

y' A l'Est : Bujovu ;

y' A l'Ouest : Mabanga Sud.

II.4.3. Cellules et avenues

Outre les 11 quartiers, la commune de Karisimbi est mobilisée en 43 cellules et 226 avenues réparties comme suit :

1. Quartier BUJOVU

Ce quartier est mobilisé en 3 cellules et 12 avenues ci-dessous :

o Cellule de Byahi :

Av : Bunyenzo, Burenyera, Jolis bas, Hamka.

o Cellule Nyambande :

Av : Buheka, Gasiza, Gakuba, Nyambande.

o Cellule Tyazo :

Av : Cyirambo, Bireko, Basunga, Nyakagazi.

30

2. Quartier KAHEMBE

Le quartier est subdivisé en 5 cellules et 13 avenues:

o Cellule Birere Nord :

Av : Kanyamajunja et Bahizi ;

o Cellule Kasika :

Av: Mikundi I, Mikundi II.

o Cellule les Volcans

Av: kingi, Kihira, Rutshuru.

o Cellule Kalinda:

Av: 4 janvier, Le Rwindi et Lubero.

o Cellule Birere Sud:

Av: Kitovu, Butembo, Mont Hoyo

3. Quartier MABANGA NORD

Il est subdivisé en deux cellules et huit avenues ci-dessous :

o Cellule Salongo

Av: Salongo I, Salongo II, Salongo III;

o Cellule Osso:

Av: Lubango, Itebero, Katoyi I, Osso II et Kindu II

4. Quartier MABANGA SUD

Il est subdivisé en 3 cellules et 17 avenues ci-après:

o Cellule TMK:

Av: Kinshasa, Industrielle, Mukoto, Mushunganya, Ikobo et Kasimbi;

o Cellule Kakuru :

Av : Mutakato, Mulinga, Vitwaiki, Lowa et Ruyange.

o Cellule Roba :

Av : Mutongo, Ndalanga, Amani, Ntoto, Rutoboko et Circulaire.

31

5. Quartier KASIKA

Subdivisé en 3 cellules et 37 avenues ci-après :

o Cellule Konde :

Av : Mundey, Dikuta, Nyamaseka, Mulamba, Meumbi, Boketi, Mutshateha, Bobozo, Kibati, du fleuve, Mulezi, Kabengo, Kasika ;

o Cellule Katsambya :

Av : Mbati, Itala, Mont bleu, Bwisha, des géomètres, Rwindi, Kirumba, Lualaba, Luenge et nyakakima ;

o Cellule BOAD :

Av : Kilimanyoka, Katoyi, Bulende, Lwama, Lukweti, Luoti, Mwesso, Bamate, Ngelo, Bikindwe, Nyandondo, Kyambegho, Bakisi, des géomètres, Tongil.

6. Quartier KATOYI

Il est subdivisé en 4 cellules et 24 avenues ci-après :

o Cellule de Nyabushongo :

Av: Pinga, VitshumbiI, Vitshumbi II, Ruwisuma, Loashi, Makengele ;

o Cellule champ de tir:

Av: Muhanura, Bikukwe, Kilimanjaro II, des technicians, Bukonde, Mulangwe (du fleuve);

o Cellule de l'unité :

Av : Kasindi I, Kassindi II, des géomètres et Kilimanjaro I ;

o Cellule Kibwe :

Av : Bukohwa, kisibangi, Kasindi III, Maendeleo, Bitati, des plateaux.

7. Quartier MAJENGO

Il est subdivisé en 5 cellules et 21 avenues réparties de la manière suivante :

o Cellule Don Bosco :

Av : Kibinda, bakungu, Mulumba, Mulinde ;

32

o Cellule Umoja :

Butsitsi, Kavumu, Kimbilio, Bweza ;

o Cellule Kisima :

Av : Bugiti, de la paix, optigo ;

o Cellule Kimyanguge :

Av: Mahindule, sangiro, Mapinduzi, Kabasha, Tengeneza;

o Cellule Kisigari:

Av: Bwisha, Maendeleo, Kabasha et Kabingwa

8. Quartier MURARA

Il est subdivisé en 4 cellules et 32 avenues ci-après:

o Cellule Office Nord:

Av: Nyiragongo I, Haut-Congo, Coopérative, Nyamulagira, Lowa, Busimba, de la plaine II ;

o Cellule Office Sud :

Av : De la plaine I, du marché I, du collège, uélé, Bananier, Palmier, Rwenzori, Lac vert, Lac Kivu, du Commerce, Dallas ;

o Cellule CEPAC :

Av : loashi, Kabare, Pangi, Uvira, Kasavubu, Lumumba, Nyiragongo ;

o Cellule Anglicane :

Av : Murara, Mukosasenge, Bunia, Tshela, Ndurumo, Fikiri

9. Quartier VIRUNGA

Il est subdivisé en 4 cellules et 22 avenues ci-contre :

o Cellule Virunga Nord :

Av : Bigaruka, Muteberwa, Kagephar, Coin du marché ;

o Cellule Virunga Sud :

Av : Des aviateurs, Monigi, Kibati, Idjwi, des Alysées, Semliki, des sports, Du parc, Nyiragongo ;

o Cellule Kimbangu :

33

Av : Sabinyo, Muzindusi, De la lave, Osso I, Kindu I, Buhimba.

10. Quartier MUGUNGA

Il est subdivisé en 5 cellules et 14 avenues ci-après :

o Cellule Lutale :

Av : Centre arche, Lushagala, Rutanda ;

o Cellule Tulia :

Av : Croix-Rouge, Bunyatenge, Kasheke ;

o Cellule Kibirizi:

Av: 17 janvier, Hewa Bora;

o Cellule Ndali:

Av: Ndali, Rusayo, Du marché, Mushebere;

o Cellule Mulinde :

Av : N'djili, Bandahungwa, Des Archevêchés.

11. Quartier NDOSHO

Il est subdivisé en 5 cellules et 26 avenues :

o Cellule Munanira :

Av : Rulenga, Mitumba et Garamba, Kito, De la démocratie, Mutwanga ;

o Cellule des écoles :

Av : Kako, Mitimba, Carrière ;

o Cellule Ndebo :

Av : Itimbiri, Ubangi, Lualaba, Renge, Kiwandja, Kalima, Ngungu ;

o Cellule CAJED :

Av : Minova, Orphelinat, Kisani, Maendeleo, Lulua ;

o Cellule Okapi :

Av : Bugemba et Rwasama, Kasavubu, Kabasha et Muhabu.

34

CHAPITRE TROISIEME :

PRESENTATION DES DONNEES ET
INTERPRETATION DES RESULTATS

Cette partie du travail, comme son nom l'indique, se bornera sur la présentation des données. Les avis et réponses formulés par les enquêtés seront présentés sous forme chiffrée dans des tableaux accompagnés des commentaires y affèrent.

III.1 ORGANISATION DE LA RECHERCHE

Les données présentées dans ce travail ont été récoltées dans l'ensemble des quartiers de la commune de Karisimbi comme présentée dans le deuxième chapitre dans le but de :

- Connaître le budget moyen consacré à des ménages enquêtés. - Dégager la lourdeur de l'énergie dans celui-ci

- Constater l'écart qui existe entre le revenu des enquêtés et les charges qui leur sont incombés.

III.2 CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DES MENAGES

Etant donné que notre recherche a été consacrée dans ladite commune de Karisimbi, il nous a été obligé de tirer l'échantillon dans les onze quartiers qu'elle contient afin d'obtenir une taille de cent ménages comme souhaité.

III.2.1 Techniques de récoltés et d'analyse des données

Notre technique a été celle du questionnaire pour la récolté des

données du présent travail. Ce dernier nous a permis de connaitre les réalités qui se présente dans notre milieu d'étude auprès des différents responsables des ménages.

Notre questionnaire a été constitué de deux parties dont la première a été réservée à l'identification des ménages et la deuxième

35

aux questions proprement dites. Afin d'analyser les données recueillies, nous avons utilisé la demande suivante :

- le calcul de la moyenne par la méthode statistique

- le résume sous forme des tableaux les réalités observées.

- L'expression en pourcentage de résultats obtenu par l'analyse du contenu.

III.2.2 Présentation de l'échantillon

Pour le fait que nous ne pourrions pas avoir la possibilité d'atteindre tout le monde, il a été utile de déterminer l'échantillon afin de vérifier nos hypothèses. Le nombre retenu est de 100 et a été par la technique de l'échantillonnage accidentelle17. Cette technique nous a permis de déterminer les ménages en fonction de la présence de leur chef à la maison au moment de notre enquête. Ainsi, les résultats de nos enquêtes est le suivants :

17 KISANGANI E. initiation à la recherche scientifique, cours inédit G2 ISC-Goma, 2005-2006.

36

Tableau n° 1 : Identification des ménages

 

REPARTITION

Par sexe

Par âge

Par Etat civil

Par profession

Masculin

Féminin

Total

Moins de 25 ans

Entre 25 et 35 ans

Plus de 35 ans

Total

Célibataire

Marie

Vieux et / ou Divorcé

Total

Commerçant

Enseignant

Débrouillard

Fonctionnaire

Total

Effectif

51

49

100

6

52

42

100

6

84

10

100

20

14

47

19

100

Pourcentage

51

49

100

6

52

42

100

6

84

10

100

20

14

47

19

100

Source : nos enquêtes sur terrain (Question I à III).

De part l'observation dans le tableau ci-haut, nous constatons que le sexe, masculin a constitué le gros de nos enquêtés avec 51% tandis que les femmes ont participé à cette oeuvre en concurrence de 49%. Parlant de l'âge, ceux de 25 à 35 ans ont représenté 52%, suivis de plus de 35 ans avec 42% et enfin les moins de 25 ans pour 6%. En majorité notre population cible était mariée avec une représentativité de 84% mais avec 10% pour les veuf et / ou les divorcés et 6% pour le cas des célibataires. Selon les activités exercées pour la survie, la population qui a fait l'objet de notre enquête est plus débrouillarde avec 47%, commerçante 20%, fonctionnaire 19% et enfin 14% enseignante. La présence massive des femmes ici est justifiée par le fait que dans la plus part des ménages enquêtés ce sont elles qui gèrent les budgets des ménages et donc les informateurs privilégie, les hommes n'étant des que des simples locataires des ressources.

37

Tableau n° 2 : Analyse de la taille de ménages

Xi

ni

xi ni

1

1

1

2

4

8

3

8

24

4

15

60

5

12

60

6

11

66

7

21

147

8

12

96

9

4

36

10

8

80

11

2

22

12

2

24

Total

100

624

Source : nos enquêtes sur terrain (question If)

å xini 624

X

= å= = 6,24 6 persones

ni 100

La taille du ménage étant l'élément qui explique le nombre de personne vivant dans une même famille ou communauté donnée, il nous semble impérieux d'identifier la moyenne de têtes pouvant être répertoriées dans l'ensemble de ménages couvrant toute l'étendu de la commune de Karisimbi. En effet, en utilisant la formule statistique ci-dessus, nous avons pu dégager moyenne de 6 personnes. Ainsi, signalons que ce nombre sera d'application pour toutes les données reflétant les ménages que nous avons enquêté.

III.3. DETERMINATION DU REVENU MOYEN PAR MENAGE

Comme dit précédemment, il existe plusieurs éléments qui entrent en compte lors de la détermination du revenu d'un ménage. Dans notre travail nous avons fait allusion aux revenus mensuels proprement-dit, les autres revenus et les revenus étrangers (celui provenant des autres membres de la famille autre que le chef du ménage).

38

Tableau n° 3 : Revenu mensuel

xi

ni

Xi ni

200

15

3000

80

14

1120

100

9

900

500

4

2000

50

8

400

150

9

1350

120

6

720

300

7

2100

30

8

240

350

7

2450

60

2

120

70

3

210

180

2

360

320

1

320

0

5

0

Total

100

15290

Source : nos enquêtes

å xini 15290

X = =

100

å ni

152,9$

Alors que le revenu moyen par ménage dans la commune enquêtée doit être obtenu par association de plusieurs facteurs de revenus, à partir de ce chiffre nous constatons que le revenu provenant du travail habituel d'un chef de ménage interrogé, est en moyenne de 152,9$.

En outre les ménages ont parfois d'autres sources de revenu autre que le revenu habituel et ceux-ci contribuent à la couverture des charges imprévisibles et occasionnelles dans les proportions ci-après :

39

Tableau n° 5 : Autres revenu

xi

ni

Xini

300

2

600

200

4

800

60

4

240

30

16

480

800

1

800

50

10

500

70

3

210

80

16

1280

150

3

450

120

1

120

0

40

0

Total

100

5480

Source : nos enquêtes

å xini 5480

X = =

100

54,8$

ni

å

Ceci implique qu'en moyenne, chaque ménage a des revenus auxiliaires s'évaluant à 54,8$ par mois.

Tableau n° 6 : Revenu étrangers

Xi

ni

Xi ni

200

5

1000

90

2

180

50

14

700

300

4

1200

80

4

320

30

10

300

100

8

800

600

2

1200

70

3

210

150

8

1200

400

5

2000

400

2

800

140

1

140

0

24

0

Total

 

10050

Source : nos enquêtes

40

å xini 10050

X = =

100

å ni

100,50$

Mise à part ces deux sources des revenues dans les ménages, il existe d'autres revenus des personnes étrangères ou même appartenant au ménage.

Vu ces éléments qui composent le revenu dans le ménage pour assurer sa survie, nous dirons qu'en moyenne le revenu mensuel par ménage dans la commune de Karisimbi est issu de la formule suivante :

R = Revenu mensuel + autre revenu + revenu étranger

D'où R = 152,9$ + 54,8$ + 100,50$ = 308,2$

Il se dégage donc ici que le revenu moyen sensé d'être utilisé dans la dite commune est de 308,2$ par mois et par ménage ayant en moyenne la taille de 6 personnes.

III.4 ANALYSE DES DIFFERENTES CHARGES

Pour sa survie l'homme a toujours autour de lui un certain nombre de besoin dont il ne peut se passer et d'autres qu'il peut ou ne pas servir.

Les rubriques ayant attiré notre attention sont : l'alimentation, le loyer, les soins médicaux, les soins d'hygiène tels que l'habillement la scolarisation, le transport et la télécommunication, l'énergie couvrant à son tour l'électricité, le carburant, l'énergie thermique (bois de chauffage ou charbon de bois) et les autres dépenses occasionnelles liées aux loisirs ou autres. Les tableaux ci-dessous nous indiquent les besoins primaires :

41

Xi

ni

Xi ni

100

11

1100

150

16

2400

290

3

870

60

8

480

260

2

520

30

6

180

80

13

1040

200

7

1400

90

5

450

300

5

1500

40

9

360

70

7

490

50

5

250

400

1

400

130

2

260

Total

100

11700

Source : nos enquêtes

Tableau n° 7 : Loyer

xi

ni

Xi ni

15

12

180

10

12

120

60

2

120

30

7

210

20

17

340

40

1

40

25

1

25

50

3

150

0

45

0

Total

100

1185

Source : nos enquêtes

1 1,85$

:: xini 1185

X = =

ni 100

å

å xini 11700 1 17$

Tableau n° 9 : soins d'hygiène (habillement)

X = å = =

ni 100

Tableau n° 8 : soins médicaux

xi

ni

Xi ni

25

6

150

20

9

180

200

1

200

10

22

220

40

4

160

50

6

300

30

7

210

15

15

225

100

1

100

45

2

90

80

1

80

60

2

120

0

24

0

Total

100

2035

Source : nos enquêtes

xi

ni

Xi ni

40

7

280

45

1

45

20

13

260

100

7

700

30

12

360

10

12

120

200

3

600

50

5

250

15

9

135

20

6

120

35

5

175

16

1

16

80

3

240

60

3

180

70

4

280

90

1

90

47

1

47

0

7

0

Total

100

3898

: xini 2035

X = =

ni 100

å

20,35$ Source : nos enquêtes

:: xini 3898

X = =

ni 100

å

38,98$

Tableau n° 6 : Alimentation

42

Tableau n° 10 : Scolarisation

Tableau n° 11 : transport et télécommunication

Xi

ni

Xi ni

70

1

70

30

7

210

15

9

135

40

8

320

5

23

115

10

13

130

80

1

80

150

1

150

45

7

315

34

1

34

51

1

51

25

4

100

75

1

75

0

19

0

53

1

53

100

1

100

73

1

73

59

1

59

Total

100

2070

Source : nos enquêtes

xi

ni

Xi ni

20

4

80

160

3

480

70

2

140

300

5

1500

40

4

160

60

7

420

40

4

160

10

18

180

5

12

60

30

11

330

45

3

135

25

4

100

100

1

100

15

8

120

80

1

80

50

2

100

0

11

0

Total

100

4145

Source : nos enquêtes

: xini 2070

X = =

' xini 4145

20,70$ X = = = 4 1,45$

å

ni 100 ni 100

Il en revient de dire que l'ensemble de ces charges constitue la somme nécessaire pour assurer la survie d'un ménage en moyenne. En faisant la sommation de ces différentes charges nous constatons que le coût est le suivant :

117$ à l'alimentation ; 11,85$ au loyer ; 20,35$ aux soins médicaux ; 38,98$ aux soins d'hygiène ; 20,70$ à la scolarisation et 41,45$ au transport et télécommunication.

Cependant, il sied de signaler qu'il existe d'autres besoins auxiliaires dont la première cité dépend : c'est-à-dire que la vie ne peut pas avancer sans faire allusion à eux. Parmi ces besoins nous citons le besoin d'énergie pour la production de l'éclairage, de la chaleur et autres, les loisirs et autres dépenses auxiliaires.

43

Tableau n° 12 : Electricité Tableau n° 13 : Kérosène ou autres

xi

ni

Xi ni

4

8

32

1

4

4

3

8

24

2

3

6

6

5

30

15

3

45

5

9

45

15

5

75

9

4

36

10

1

10

6

5

30

8

2

16

0

43

0

Total

100

353

xi

ni

Xi ni

4

11

44

11

3

33

2

7

14

6

18

108

14

2

28

3

26

78

8

9

72

22

1

22

10

2

20

15

4

60

5

13

65

20

2

40

7

1

7

50

1

50

Total

100

641

Source : nos enquêtes Source : nos enquêtes

å nixi å nixi 644

353 = 6,41$

X= = = 3,53$ X = å =

ni 100

ni

å 100

Tableau n° 14 : Braise ou bois de chauffe

xi

ni

Xi ni

25

27

675

12

4

48

8

3

24

30

14

420

14

8

112

20

17

340

40

1

40

13

2

26

17

1

17

22

4

88

18

1

18

11

8

88

36

1

36

10

2

20

15

5

75

35

2

70

Total

100

2097

Tableau n° 15 : Autres dépenses liées à l'énergie

xi

5

60

38

112

20

35

30

32

8

0

Total

ni

4

1

1

1

1

1

2

3

2

84

100

Xi ni

20

60

38

112

20

35

60

96

16

0

457

Source : nos enquêtes

å nixi 457

X= =

ni 100

å

4,57$

Source : nos enquêtes

å nixi 2097

X = å = =

ni 100

20,97$

44

Tableau n° 16 : Autres dépenses auxiliaires (loisirs)

xi

ni

Xi ni

30

6

180

50

4

200

5

7

35

25

6

150

15

7

105

10

2

20

35

2

70

4

16

64

20

5

100

7

1

7

70

2

140

12

2

24

27

1

27

19

1

19

40

3

120

0

35

0

Total

100

1261

å nixi 1261

å

12,61$

X = =

ni 100

Charge total = 250,33$ + 48,09$ = 298,42$

Source : nos enquêtes

Nous déduisons dans les tableaux ci-dessus que les charges auxiliaires par ménages remontent en moyenne à :

Coût synthétique = Coût d'électricité + coût de Kérosène + coût de l'essence ou autres + coût facultatif + coût de la braise

Coût synthétique = 3,53$ + 6,41$ + 20,97$ + 4,57$ + 12,61$ = 48,09$.

D'où chaque ménage supporte par mois un coût variable moyen valant 48,09$ pour les besoins auxiliaire à la survie.

En effet, nous remarquons que le total charges supportées par un ménage dans ladite commune peut être calculé comme suit :

Charge total = Total coûts synthétiques

45

La charge mensuelle moyenne, mis à part les investissements durables et non durables, est de 298,42$ par ménage et par mois pour un ménage dont la taille moyenne est de 6 personnes.

Pour mieux expliquer la présence du coût de l'énergie dans le budget de ménage, nous partirons du schéma ci-après :

Consommation

Epargne

Soins médicaux

Alimentations (nutrition)

Soins d'hygiène (habillement)

Logement

Transport et télécommunication

Loisir

Braise ou bois de chauffe

Electricité Autres

Energie

Revenu brut Budget

Source : construit par nous-mêmes

Tableau n° 17 : Détermination de chargés liées à l'énergie.

Désignation

effectif

pourcentage

braise ou bois de chauffe

20,97$

59,10%

Electricité

3,53$

9,95%

Kérosène

6,41$

18,1%

Autres dépenses de l'énergie

4,57$

12,88%

total

35,48$

100%

pourcentage

 

braise ou bois de chauffe 20,97$

Électricité 3,53$ Kérosène 6,41$

Autres dépenses de l'énergie 4,57$

Source : nos enquêtes sur terrain Graphiquement les données sont telles que :

Alimentation 117$

Soins médicaux 20,35$

Soins d'hygiène 38,98$

Logement 11,85$

Transport et télécommunicat ion 41,45$

Loisirs 12,61$

Scolarisation 20,70$

Energie 35,48$

46

Il, sied de remarquer que la braise occupe la première place avec 20,97$ c'est-à-dire 59,10%, le Kérosène 6,36$ équivalent à 18,1%, les autres dépenses énergétique telle que le carburant pour le groupe électrogène ou pour véhicule de déplacement familial occupe la 3e place avec 4,57$ en raison de 12,88% ; et enfin, l'électricité la dernière place avec 3,53$ pour 9,95% du total de l'énergie.

Tableau N°18 : Classement des charges

Désignation

Effectif

Pourcentage

Alimentation

117$

39,21%

Soins médicaux

20,35$

6,82%

Soins d'hygiène

38,98$

13,06%

Logement

11,85$

3,97%

Transport et télécommunication

41,45$

13,89%

Loisirs

12,61$

4,23%

Scolarisation

20,70$

6,94%

Energie

35,48$

11,88%

Total

262,94$

100%

Source : construit par nous à partir de nos enquêtes Graphiquement ces résultats sont comme suit :

47

En faisant la lecture de ce tableau, nous trouvons que, le total des charges vaut 298,42$ en moyenne par mois et par ménage.

Dans le tableau ci-dessus, la nutrition occupe la première position avec 39,21%, le transport et télécommunication la 2ème avec 13,89%, les soins d'hygiène la troisième place avec 13,06%, l'énergie la quatrième place avec 11,88%, 6,94% pour la scolarisation, les soins médicaux ayant 6,82%, 4,23% pour les loisirs et autres dépenses auxiliaires comme des aides à la famille et à des particuliers, et enfin, 3,97% pour le logement.

Comme notre sujet l'indique, nous constatons que l'énergie à 11,88% du total du budget moyen par ménage.

Comme nous l'avons dit précédemment Revenu = Consommation+ Epargne.

De ce fait, nous dédisons ce qui suit :

R=308,2$ et C=298,42$ alors l'épargne peut être calculé de la manière suivante :

E = R- C =E= 308,2$ - 298,42$ = 9,78$.

Tableau n° 19 : Dégagement de l'épargne

Désignation

Effectif

Pourcentage

Consommation

298,42$

96,83%

Epargne

9,78$

3,17%

Revenu brut

308,2$

100%

Source : nos enquêtes

Ceci étant, nous remarquons que le ménage consomme la plus grande partie de son revenu en proportion de 96,83% tandis qu'ils n'épargnent que 3,17% de ce même revenu mensuel.

D'où en finalité le budget moyen d'un ménage est de 308,2$ par mois pour la taille moyenne de 6.

48

CONCLUSION

Nous voici au terme de notre travail qui a porté sur la part du coût de l'énergie dans le budget des ménages. Nous avons considéré ceux de la commune de Karisimbi

Rappelons en effet que nous sommes partie des questions ci-après :

- Quel est le budget moyen consacré à la gestion des ménages dans la commune de Karisimbi ?

- Quel est la part qu'occupe l'énergie dans le budget des ménages ?

Pour répondre à ces questions nous nous sommes proposé les réponses provisoires suivantes :

- nous estimons que l'énergie pèse lourdement sur les budgets des ménages dans la commune de Karisimbi et occupe jusqu'à 30% du revenu des ménages pour couvrir toutes les charges

- les ménages auraient des revenus insuffisants compte tenu du coût de vie actuelle.

Afin de vérifier les hypothèses, nous avons fait recours à un certain nombre des techniques et méthodes telles que statistique, documentaire, observation et interview par l'intermédiaire d'un questionnaire d'enquête. Nous avons essentiellement travail les données recueillies auprès de 100 ménages de la commune de Karisimbi.

A l'issus des analyses, nous avons conclus que : y' Le budget consacré à la gestion du ménage est de 308,2$ par mois en moyenne et par ménage et ceci pour un ménage ayant comme taille 6.

L'énergie occupe le taux de 11,88% de l'ensemble du budget des charges d'un ménage ; d'où elle occupe la quatrième place après l'alimentation 39,21%, le transport et télécommunication 13,89% et les soins d'hygiène 13,06%. Disons donc qu'elle occupe 11,51% du revenu but du ménage.

49

V' le revenu moyen perçu par habitant est supérieur à la moyenne des charges qu'il supporte c'est-à-dire que l'écart est de 9,78$ que chaque ménage épargne à la fin de chaque mois en raison de 3,17% de son revenu mensuel moyen soit 5,% pour ce qui est de nos enquêtés.

En effet, ces résultats nous ont permis d'affirmer notre première hypothèse mais aussi de nuancer la deuxième.

Ne prétendant pas avoir épuisé ce thème sous tous ses aspects, nous invitons les prochains chercheurs de nous emboiter les pas sous tel ou tel autre aspect.

50

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages

1. Adolphe TOMASINO, Alain PENIGAD et Michel FAYE, physique re, Paris 1884

2. BERNIER R et SIMON initiation à la macroéconomie, éd. DUHOD, paris 1998

3. DUCK J. Géographie du monde et économie, éd. Sait Paul Kinshasa.

4. MILTON FREIDMAN prix et théories économiques

5. Ronger P., Manuel de sociologie, éd. Africa 1, Lubumbashi, 1980

II. Dictionnaire, lexiques et encyclop edie

6. B. GUERRIEU Dictionnaire d'analyse économique, éd. La découverte, paris 1996-1997.

7. J. CAPUl et O. GRANIER, Dictionnaire des sciences sociales, hotier Paris 1999.

8. Larousse, enxyclipedia universalis 1985.

9. Le Robert pour tous, Paris 1999

10. ROHMER B. et Ali cité par Larousse, encyclopédie universalisas Paris 1985

III. Travaux de fins des cycles

11. MWAMINI MANGAZA, Etude sur le coût de consommation d'énergie par les ménages à Gama TFC inédit ISC 2005.

IV. Notes de cours

12. KISANGANI E. initiation à la recherche scientifique, cours inédit G2 ISC-Goma, 2005-2006.

13. SENZIRA P. Cours de compté nationale Inédit L1 ISC/Goma 20062007

14. SENZIRA P. op.cit cours d'écopol inédit G1/ UNIGOM 2003-2004.

V. Internet

15. Internet : www.wikipedia.com: les budgets des ménages F. Henri 1994 Paris

51

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE i

REMERCIEMENTS iii

ABREVIATIONS ET SIGLES iv

0. INTRODUCTION 1

0.1. ETAT DE LA QUESTION 1

0.2. PROBLEMATIQUE 1

0.3 HYPOTHESES 2

0.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET 3

0.5 DELIMITATION DU SUJET 3

0.6 METHODES ET TECHNIQUES UTILISEES 3

CHAPITRE PREMIER : 5

GENERALITE SUR LE CADRE THEORIQUE 5

I.1 NOTIONS SUR LA CONSOMMATION 5

I.1.1 Structure 5

I.1.2 Définition 5

I.1.3 Sortes de consommation 6

I.2 NOTIONS SUR LE REVENU 7

I.2.1 Le salaire 8

I.2.2 Intérêt 9

I.2.2 La rente 9

I.2.4 Le profit 10

I.3 NOTIONS SUR LE COÛT 10

I.3.1 Le coût variable 11

I.3.2 Le coût fixe 11

1.3.3 Le coût total 11

I.3.4 Le coût marginal 11

I.3.5 Coût synthétique 12

I.3.6 Coût de vie 12

I.3.7 Coût de l'homme 12

I.4 NOTIONS SUR LE MENAGE 12

I.5 NOTIONS SUR L'ENERGIE 13

I.5.1 Historique 13

I.5.2 Définition 14

I.5.3 Différentes sources d'énergie 14

I.5.4 Les aspects socio-économique et écologique de différentes formes

d'énergie 19

I.6.1 Définition 21

I.6.2 Considération du budget dans le ménage. 22

I.6.3 Sortes et importances du budget 22

I.7 NOTIONS SUR L'EPARGNE 22

I.7.1 Les épargnants et les formes d'épargnes 23

CHAPITRE DEUXIEME : 24

PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE DE KARISIMBI 24

II.1. LA CREATION 24

II.2. PRINCIPALES ACTIVITES ECONOMIQUES 24

II.3. LA REPARTITION DE LA POPULATION EN 2008 25

II.3.1. Statistique de la population 25

II.3.2. Statistique de naissance et de décès 2008 26

52

II.4. ORGANISATION ADMINISTRATIVE 27

II.4.1. Division et subdivision administrative 27

II.4.2. Délimitation des quartiers 27

II.4.3. Cellules et avenues 29

CHAPITRE TROISIEME : 34

PRESENTATION DES DONNEES ET INTERPRETATION DES

RESULTATS 34

III.1 ORGANISATION DE LA RECHERCHE 34

III.2 CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DES MENAGES 34

III.2.1 Techniques de récoltés et d'analyse des données 34

III.3. DETERMINATION DU REVENU MOYEN PAR MENAGE 37

III.4 ANALYSE DES DIFFERENTES CHARGES 40

CONCLUSION 48

BIBLIOGRAPHIE 50

TABLE DES MATIERES 51






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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams