WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Etude des facteurs entravant la bonne fréquentation des structures sanitaires en milieu rural. Cas du CMA de Kongso Bafoussam III

( Télécharger le fichier original )
par Clotide MAGNE
Ecole des infirmiers diplômés d'état. de Bafoussam - Diplôme d'infirmier d'état 2012
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Chapitre I : Problématique

Chapitre II : Méthodologie

Chapitre III : Présentation des résultats

Chapitre IV : Discussion et synthèse

Chapitre V : Conclusion, suggestions et propositions

Chapitre I : PROBLEMATIQUE

I-ENONCE DU PROBLEME

Depuis plus de deux décennies, il a été observé à travers certaines régions du monde que la fréquentation des structures de santé est de plus en plus faible. Ceci peut se vérifier à travers un nombre important de constats :

Une étude de IZANDENGERA ABINTEGENKE A. (2011) révèle que selon l'OMS le taux de fréquentation des structures sanitaires dans la plupart des villes asiatiques et africaines est relativement faible, posant ainsi un véritable problème de santé publique.

Les études évaluatives des programmes en Afrique subsaharienne effectuées par S.FALL et I.SECK(2009) ont montré que le faible accès et l'utilisation des structures de santé est redoutable. En zone rurale 70% des cas des maladies sont traitées à domicile contre 50% en milieu urbain.

En 2010 les études sur le système des soins de santé menée par Dr V. DEKYSER révèlent que le taux de fréquentation des districts sanitaires est très faible, 0,24% par an au MALI 0,34% au BURKINA-FASO ; 0,30% au BENIN, malgré la présence des infrastructures viables.

Au Mali (2009), une étude a montré que l'utilisation des services de santé en fin 2003 est de 0,23 contact par habitant et plus faible dans la zone de Mopti qui est de 0,16 contact.

Cette gangrène sanitaire est également entrain de s'enraciner au Cameroun.

Une étude menée par R. IKELLE (2007) sur la qualité de gestion et d'attractivité de l'hôpital de District de Bonassama à Douala révèle qu'entre 2002 et 2006 le taux de fréquentation oscillait entre 10 et 13%.

Selon APAD (2006) le taux de fréquentation des structures sanitaires s'élève à 0,3 contact par an et par habitant.

En Décembre 2010, une enquête effectuée par l'INS Cameroun montre qu'en 2009 les formations sanitaires ont reçu en moyenne 12 patients par jour dont 2 admis en hospitalisation. Les formations sanitaires implantées en zone urbaine ont reçu en moyenne 12 patients par jour contre 8 en milieu rural. Cette demande varie aussi selon la catégorie et le statut de la formation sanitaire. En effet, les Hôpitaux de District (HD) ont reçu en moyenne 22 patients par jour contre 8 dans les CMA et 6 au niveau des CSI. De cette même étude il ressort par ailleurs qu'en 2009 suivant la catégorie de la formation sanitaire, 33% des patients ont eu recours aux HD contre 21% aux CMA.

Selon la même source, l'analyse des résultats des différentes données recueillies dans plus de 79 pays du monde y compris le Haïti, Niger, Cote d'Ivoire et le Cameroun révèle de façon formelle que le taux de fréquentation des services de santé dans nos pays n'a jamais franchi le cap de 50%. Ainsi, nous l'avons aussi observé au cours de notre stage de santé communautaire (Janvier 2012) dans le District de santé de la Mifi en général et particulièrement au CMA de Kongso dans l'aire de santé de Kongso par Bamougoum, en analysant les données statistiques annuelles des années 2010 et 2011, qui affichent un taux de fréquentation du centre respectif de 6,3% et 4,5%.

Au vue de ces différentes informations relatives à la fréquentation des structures sanitaires, il est clair qu'au niveau mondial en général, africain en particulier et spécifiquement dans notre pays le Cameroun, bon nombre de structures de soin n'a jamais atteint le seuil recommandé par l'OMS (2000), qui est de 50% pour la fréquentation d'une structure de santé par la population d'une aire de santé.

En effet au cours de nos stages pratiques en santé communautaire, particulièrement au CMA de Kongso-Bamougoum, passant souvent la semaine avec un seul patient à l'hôpital, nous avons lors de nos multiples descentes dans la communauté développée des thèmes d'éducation dans les réunions, à la chefferie, dans les établissements scolaires. C'est ainsi que nous rencontrions de nombreux cas de maladies nous emmenant à nous entretenir avec ces malades sur l'importance de la fréquentation du centre de santé. Pendant ces séances d'éducation, nous avons constaté le désintéressement des uns et des autres. Préoccupé par cette situation, nous leur avons posé la question de savoir pourquoi leur communauté ne fréquentait pas le CMA?

La réponse fut que cette population est animée par plusieurs raisons les emmenant à ne pas fréquenter leur CMA.

Ce phénomène se présente ainsi comme un handicap majeur à l'évolution de cette structure de santé et c'est à partir de ce point que nous nous sommes proposé d'étudier les facteurs qui pourraient entraver la bonne fréquentation des structures sanitaires en milieu rural dans l'aire de santé de Kongso-Bamougoum.

Sachant que l'accès et la fréquentation des structures de santé est un déterminant clé permettant de juger l'état de santé de la population, il peut sans détour être accepté que la faible fréquentation de nos structures sanitaires constitue un problème de santé publique nécessitant une recherche scientifique active pour son dénouement.

Ce constat patent d'état des lieux en matière de fréquentation des structures sanitaires dans beaucoup de régions à travers le monde, l'Afrique et le Cameroun, est vraiment inadmissible et rétrograde au vue du plan d'action que l'OMS fixe pour nos pays dans les OMD et revêt l'importance du questionnement suivant :

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon