WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Problématique de gestion d'une aire protégée face aux pressions permanentes de la population riveraine. Cas du domaine de chasse et réserve de Bombo Lumene en RDC


par Don King Don King LUBUTA MPIA
Intitut supérieur des techniques appliquées Kinshasa - Ingénieur technicien en météorologie 2012
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, UNIVERSITAIRE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNIQUES APPLIQUEES

I.S.T.A / KINSHASA

SECTION : METEOROLOGIE

OPTION : ENVIRONNEMENT

B.P 6593 KIN 31

« PROBLEMATIQUE DE GESTION D'UNE AIRE PROTEGEE FACE AUX PRESSIONS PERMANENTES DE LA POPULATION RIVERAINE. Cas du DOMAINE DE CHASSE ET RESERVE DE BOMBO-LUMENE »

Don King LUBUTA MPIA

Travail de fin d'études présenté en vue

de l'obtention du Grade d'Ingénieur

Technicien en Météorologie.

Option : Environnement.

Directeur : Leonard IPOBA MENAKUNTIMA

Chef de Travaux

Année académique 2012-2013

I

EPIGRAPHIE

« L'environnement a de la fièvre et l'homme de part ses activités

en est le virus. »

RUCKELSHAVS

II

DEDICACE

A toi ma très chère mère, Henriette LUSAMBULU LUBONDO, qui avait tant rêvée vivre ce moment, mais dont le destin a jugé autrement, paix à ton âme !

A toi mon très cher père Nestor LUBUTA MBOKOSO, qui s'est dépassé pour faire de moi un de ces fruits rares et utiles à la société ;

A vous mes très chers frères et soeurs LUBUTA Beyou, Christelle, O'ntharine, Djodjo, Beni KONGA et Jeananie ; pour votre amour-soutient ;

Don King LUBUTA

III

REMERCIEMENTS

Au seuil de ce travail couronnant ainsi la fin de notre cycle de graduat en météorologie, Option Environnement, il est d'un devoir moral, d'exprimer notre reconnaissance envers tous ceux qui ont bien voulu nous aider pour sa réalisation. Qu'ils trouvent ici l'expression de notre gratitude.

Nos remerciements s'adressent d'abord au corps académique et scientifique de notre institution, qui s'est dévoués pour notre encadrement et formation, en nous dotant de connaissances rigides pour l'exercice de notre futur métier d'environnementaliste.

Nos remerciements vont singulièrement au Chef de Travaux Léonard IPOBA MENANKUTIMA, pour avoir accepté d'assurer la direction de ce travail en dépit de ses multiples occupations et tâches. Sa rigueur scientifique et ses pertinentes remarques et conseils nous a orienté dans l'élaboration de ce travail.

Nous tenons également à remercier les Chefs de Travaux de la Section Météorologie CIZUNGU MUSOLE et MAKUBIKWA MASONGE ainsi que les Assistants Soeur, Marie Madeleine AKONGA et DUKU EDJIAYE

A vous mes neveux et nièces, OKONGO Muyinga BOWI, Stephy BEKWA, La Joie TALANI et Nadine OKONGO,  pour vos encouragements et amour que vous n'avez cessé de témoigner envers votre frère ;

A vous ma Tante Marceline LUBUTA et mes oncles paternels Mbo Desco OKONGO, LUBUTA Charles et Pasco, Couple Nana et Nono MUNTUWANE LAC ainsi que BEKWA Zélé, puissent trouver ici, notre expression pour votre amour, encouragements, remarques et conseils ;

A vous, Cadres et Agents de la Direction Générale et du Domaine et Reserve de Chasse de Bombo Lumene à l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature « ICCN » pour vos appuis, données et encadrement ;

A vous tous, amis, connaissances et membres de la famille, nous vous remercions pour vos encouragements et conseils.

IV

Que le Dr Phd, Jo THOMPSON, Directeur Exécutif de Lukuru Foundation et Léopold BOSSEKOTA W'ATSHA, Président du Conseil d'Administration de l'Université Technologique Bel Campus, trouvent ici l'expression de notre gratitude et reconnaissance pour tout leur soutien.

Nous tenons également à remercier nos amis et camarades étudiants : Bernd PIDI, Gloire TSHITENGE, Alex KASONGA, Carlos KABAMBA, Alex MACHOZI, Serge MBAGIRA, Omer LUYADA, Alvine MAFOLO, Didier WEMBONDO, NSAMA MAMADOU, L'OR MAKENGO, Dany DIANZO et Glody LEMBESA pour qui, nous garderons un souvenir inoubliable pour les beaux moments passés ensemble à l'ISTA.

Que tous ceux qui, de loin ou de près ont contribué à la réalisation matérielle de ce travail trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.

Ir Don King LUBUTA MPIA

V

SIGLES ET ABREVIATIONS UTILISES

AP : Aire Protégée

ICCN : Institut Congolais pour la Conservation de la

Nature

BM : Banque Mondiale

GIZ : Coopération Internationale Allemande

DC : Domaine de Chasse

DCRBL : Domaine et Réserve de Bombo Lumene

PP : Poste de Patrouille

MCNET : Ministère de l'Environnement, Conservation de

la Nature et Tourisme

RDC : République Démocratique du Congo

D.G. : Direction Générale

PN : Parc National

LAB : Lutte Anti Braconnage

CoCoCongo : Coalition pour la Conservation au Congo

CoCosi : Comité de Coordination de Site

UICN  : Union Internationale pour la Conservation de

la Nature

WWF  : Fonds Mondial pour la Nature

PDR  : Plan Directeur de Recherche

CADIM  : Centre d'Action pour le Développement Inté-

gral de Mbankana

PNUE : Programme des Nations Unies pour l'Environ-

nement

OMD  : Objectif Millénaire pour le Développement

FAO : Organisation des Nations Unies pour l'Agri-

culture et l'Alimentation

INTRODUCTION GENERALE

A l'ère où l'humanité toute entière multiplie et mobilise les moyens, les énergies, les différentes stratégies et efforts pour comprendre et maitriser le changement et réchauffement climatique, en vue de lutter contre la dégradation de l'environnement, la pollution, la déforestation, la désertification, le braconnage, l'urbanisation, toutes dues à des activités anthropiques qui dérèglent l'équilibre écologique mondial tout en influençant défavorablement la santé humaine.

Cependant, nul n'ignore que l'anthroposphère de par sa vocation,  est appelée au maintien de la vie ainsi et d'assurer sa qualité sur la biosphère (surface de la terre).Mais de fois, à cause de l'augmentation géométrique de la population humaine par rapport à la croissance arithmétique de ses ressources biologiques, sa vocation s'avère être hypothéquée.

Ainsi, de par ses causes, des fortes pressions s'intensifient davantage sur l'intégrité de sa surface conservatrice tout en convertissant des millions de kilomètres de forêts en cultures mécanisées, ainsi qu'en braises.

Au regard des multiples pressions qui pèsent sur les écosystèmes forestiers de la planète, la République Démocratique du Congo située de part et d'autre de l'équateur et s'étageant au niveau de la mer à l'ouest, constitue le coeur biologique de l'Afrique humide et abrite également une grande diversité d'écosystèmes de zone sèche, subis des fortes pressions et menace à l'égard de la population autochtone.

De ce fait, le Domaine et Réserve de Chasse de Bombo Lumene, de part sa position géographique est loin de s'échapper à cette réalité envahissante (pressions et menaces) qui consiste à l'inhibition de sa capacité de régénération ainsi que de manager proprement la qualité de son environnement.

1. Etat de la question

Bon nombre d'auteurs ont parlé sur la gestion de Domaine et Réserve de Chasse de Bombo Lumene dans leurs études, travaux de recherche et cela d'une façon non exhaustive cadrant ainsi leurs pensées.

* Mathieu KAYUMBA LOSOSO1(*) dans son travail intitulé « étude écologique et phytosociologique de Bombo Lumene », met un accent particulier sur l'étude de la végétation, la distinction entre les différents types de tapis végétal ainsi que sur la méthodologie de la phytosociologie du domaine de chasse de Bombo Lumene. Pour lui, la végétation de Bombo Lumene occupe une place de choix de part son rôle joué et sa fréquence élevée dans le domaine de chasse. Ainsi donc il a fait des inventaires sur la concentration des espèces végétales tout en décrivant la structure et la physionomie des phytocenoses locales, afin de permettre une comparaison adéquate avec celle des autres territoires.

* Lucie MULUMBA MUSEMBO2(*), dans son travail intitulé «  la problématique de la conservation de la biodiversité animale dans la Réserve Naturelle de Bombo Lumene », avait pour principal attrait, l'évaluation des impacts des agents érosifs sur l'intégrité et le management du site. Elle analyse la stratégie palliative pour endiguer les facteurs responsables de la dégradation de l'environnement de la Réserve tout en préconisant l'augmentation de l'effectif des éco-gardes.

De nos jours, nul n'ignore que la gestion durable de cette aire protégée se centre sur l'implication des autorités locales ainsi que de la population autochtone dans la politique de gestion des écosystèmes.

Cependant, la problématique de la gestion d'aire protégée face à la pression permanente de la population riveraine, prône sur l'évaluation des actions qu'entreprennent la population locale sur l'écosystème forestier et vise l'identification des pressions qui érodent l'aire protégée.

2. Problématique

La République Démocratique du Congo est connue de part le monde à travers sa variété et riche biodiversité, caractérisée par une endémisme importante en biocénose (phyto-zoocenose).Près de vingt cinq million d'hectares, soit 10,47 % de l'étendue du territoire national sont destinés à la protection de la méga-biodiversité protégée à des titres divers (Parc National, Domaine de chasse et Réserve,...).

Par ailleurs l'état dans lequel vit et évolue ce réseau d'aires protégées de la RDC intrigue si bien l'attention d'un bon nombre de chercheurs, naturalistes évoluant dans Le secteur de l'environnement.

En effet, le Domaine de Chasse de Bombo Lumene subi une pression importante de la part de la population autochtone. Cette dernière, à travers ses activités champêtres et de chasse, détruit et dégrade cet écosystème pourtant reconnu comme Domaine Réservé.

Ce comportement anarchique a comme conséquence, la perte de la biodiversité de ce Site. C'est pourquoi, au regard de tout ce qui précède, nous nous posons les questions de savoir ce qu'il faut faire ou entreprendre pour que cette aire protégée puisse être sécurisée durablement ?

Par ailleurs, d'autres préoccupations rongent la gestion judicieuse de cette aire ; c'est ainsi que notre problématique se résume par ses quelques questions :

-le Domaine et Réserve de Bombo Lumene est elle gérée judicieusement ?

-existe-il réellement des pressions de la part de la population riveraine ?

-que peut-on préconiser comme remèdes d'une manière durable ?

-a quoi sont dues les pressions permanentes ?

-quels sont les acteurs implicables dans d'éventuelles résolutions  durables ?

-une solution d'implication pour une synergie s'avère-t-elle incontournable ?

3. Hypothèses du travail

Afin de répondre à toutes ces préoccupations fondamentales, nous avons essayé de formuler certaines hypothèses qui peuvent constituer une source de réflexion.

Ainsi, après réflexion et dans le cadre de notre étude, nous estimons que la gestion durable de cette aire protégée exige :

-l'implication de la population locale et riveraine dans le Management

du Domaine et Réserve de Bombo Lumene ;

-la matérialisation des limites réelles de ce Domaine ;

-le renforcement des capacités de surveillance de la Réserve ;

-la collaboration étroite entre la population locale et l'Iccn ;

-la vulgarisation et l'organisation des séances de formation en faveur

de tous les acteurs impliqués dans la gestion du Domaine ;

-la proposition des solutions alternatives.

Nous osons croire, qu'avec l'apport de notre contribution à travers cette étude, les autorités de l'ICCN auront de la matière à capitaliser afin de manager durablement cette aire protégée.

4. Objectifs

4.1. Objectif global

Cette étude se propose d'apporter notre contribution à dénicher et à réduire certaines pressions qu'exercent les populations environnantes sur le site de Bombo Lumene, tout en proposant certains remèdes par des stratégies et pistes de solutions, afin d'éradiquer les facteurs responsables de la dégradation de son environnement et cela d'une manière durable.

4.2. Objectifs spécifiques :

Ils consistent à :

-l'étude de différentes pressions qui érodent cette aire protégée ;

- l'évaluation des impacts de ces pressions sur cet écosystème.

5. Méthodes et Techniques

Afin d'aboutir au résultat escompté, nous avons utilisé les méthodes et techniques ci-après :

5.1. Méthodes

Dans le cadre de notre étude, nous avons utilisé les méthodes ci-dessous :

5.1.1. La méthode historique

Cette méthode nous a permis de situer tout d'abord avec précision le site de Bombo Lumene dans le temps et cela depuis sa création jusqu'à ce jour, afin de circonscrire le contexte de sa création par le législateur et de mieux analyser l'objectif lui assigné.

Elle nous a permis aussi de mieux retracer tous les maux relatifs à sa conservation et protection durable depuis son origine, afin de tenter de proposer certains remèdes utiles.

5.1.2. La méthode structuro-fonctionnelle

Nous avons usé de cette méthode, afin de connaitre les statuts et organes qui concerne le site et de savoir comment fonctionne ses structures pour un bon management efficace et efficiente.

5.1.3. La méthode documentaire

Cette méthode nous a été très indispensable, car elle nous a permis de consulter beaucoup d'ouvrages, tels que les Mémoires, les Revues, les Travaux de fin d'études, les Livres, etc...., ayant trait directement ou indirectement à notre sujet d'étude.

5.2. Techniques

En dehors des méthodes utilisées, un travail scientifique se concrétise

aussi par l'utilisation de certaines techniques. Pour notre étude, nous avons recouru aux techniques suivantes :

5.2.1. L'interview

Cette technique nous a permis de recueillir, par le dialogue et sondages, certaines données et témoignages inexistants dans les documents écrits. Grâce à elle, nous avons récolté des données utiles, indispensables et nécessaires au travers le personnel de terrain de notre site d'étude, ainsi qu'à l'I.C.C.N.

5.2.2. Technique d'observation

Cette technique nous a aidé à orienté notre étude en rapport avec les réalités observées et vécues par nous même car ayant effectué un stage de plusieurs semaines sur terrain.

6. Délimitation spatio-temporelle de l'étude

Tout travail scientifique est limité dans le temps et dans l'espace.

Concernant l'espace, nous avons opté de faire notre étude sur le Domaine de Chasse et Réserve de Bombo Lumene, site situé à plus de 130 Kilomètres de la Ville-Province de Kinshasa.

Sur le plan temporel, vu l'importance, le danger permanent sur la destruction des écosystèmes, la pérennité de l'objet ainsi que ses conséquences, nous avons jugé d'étendre notre étude depuis la création de la Réserve jusqu'à nos jours, afin de nous imprégner de la réalité du terrain, à partir de la documentation nous fournie et des témoignages recueillis sur terrain à travers nos enquêtes. En outre, en vue d'analyser les phénomènes pourtant présents, additifs et préoccupants, afin d'apporter notre modeste contribution, en proposant certains remèdes pour leurs éradication.

7. Intérêt et choix du sujet

Le choix de cette étude se justifie de par l'intensité des pressions qui pèsent sur l'intégrité de cette aire protégée résultant des activités anthropiques, qui risquent de faire disparaitre ce Domaine de la carte géographique des sites protégées.

Par ailleurs, l'intérêt de cette étude porte sur trois volets :

*scientifique : l'évaluation des activités anthropiques sur la reproduction, la

niche écologique, le comportement des animaux ainsi que sur la fréquence

de la biocénose ;

*économique : émettre des stratégies palliatives pour une gestion durable

de la réserve et domaine, afin de favoriser l'écotourisme;

*didactique : préconiser des solutions adéquates pour la sauvegarde et la

surveillance de l'étendue de l'aire et de le doter des engins nécessaires pour

les patrouilles, à travers notre apport documentaire.

8. Difficultés rencontrées

Comme dans tout travail de recherche, le présent travail est le fruit d'un sacrifice, car nous avons été aussi buté à certaines contraintes, telles que ;

-l'inaccessibilité dans certaines régions ou contrées suite à des conflits opposant les éco-gardes du Domaine de l'ICCN et la population riveraine ;

-l'insuffisance des moyens financiers pouvant nous permettre de faire des fréquentes navettes entre le Site et la Ville de Kinshasa distant de 135 Kilomètres ;

-la carence d'outils (Documentations ou ouvrages) relatifs à notre problématique ;

9. Subdivision du travail

Il y a lieu de noter pour le présent travail, hormis l'introduction générale et la conclusion générale, nous l'avons subdivisé en deux grandes parties :

-La première partie est consacrée à la revue de la littérature et, comprend en son sein deux chapitres :

*Le premier chapitre porte sur l'étude des certains concepts relatifs à la conservation de la biodiversité où nous abordons les thèmes comme la problématique, la gestion, la conservation, les aires protégées, les pressions démographiques, les populations riveraines ainsi que les Domaines de Chasse et Réserves Naturelles.

*Le deuxième chapitre porte sur la présentation proprement dite du Domaine et Réserve de Chasse de Bombo Lumene, notre site d'étude, où nous avons abordé son histoire, ses missions et organisation structurelle, sa situation géographique, topographique, pédologique et hydrographique, sa végétation, sa faune et ainsi que sa population.

- La deuxième partie, dont l'accent est focalisé sur la gestion proprement de la Réserve, se subdivise aussi en deux chapitres :

*Le Chapitre troisième traite sur l'état des lieux du site où les études sont faites sur les activités exercées par la population autochtone, les principales causes de la pression anthropique ainsi que ses conséquences.

*Le chapitre quatrième est focalisé sur la gestion durable de la Réserve de Bombo Lumene dans lequel nous proposons des solutions de rechange pour éviter la pression anthropique et va déboucher sur une approche biologique du Domaine.

PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITERATURE

CHAPITRE PREMIER : ETUDE DES CONCEPTS DE BASE

Ce chapitre parle des différents concepts de base et mots-clés utilisés dans ce travail. Il définit et étudie chaque concept.

1.1. Problématique

La problématique est l'approche ou la perspective théorique qu'on décide d'adopter pour traiter le problème posé par la question de départ. Elle est une manière d'interroger les phénomènes étudiés. Elle constitue une étape charnière de la recherche, entre la rupture et la construction.

La problématique met donc en avant les enjeux d'un sujet. Pour trouver une problématique, il faut analyser le sujet en détail. La Problématique est une tentative de définition.

Elle pourra se définir aussi comme étant ce qui prête à discussion, dont l'existence, la vérité, la certitude, la réussite est douteuse... (Aléatoire, douteux, Hypothétique, Equivoque, Suspect, Incertain)

La problématique est aussi l'art, la science de poser les problèmes (Questionnement) ; un ensemble des problèmes dont les éléments sont liés...3(*)

1.2. Gestion

 

Le management ou la gestion est l'ensemble des techniques d'organisation de ressources qui sont mises en oeuvre pour l'administration...4(*)

1.3. Gestion durable

La gestion durable est une des aspirations et stratégies mondiales de la conservation de la nature laquelle a pour vocation, de surmonter les problèmes d'un environnement qui se détériore et des ressources qui s'épuisent.

Ce concept fut utilisé pour la première fois au courant des années 1980 pour donné des jalons de ce que l'humanité peut faire pour satisfaire la capacité de la génération future de vivre aisément. Ainsi, pour nous éclairer davantage en matière de la gestion durable des ressources naturelles, la gestion durable est comprise à l'ère contemporaine comme étant une gestion qui répond aux besoins actuels sans pour au tant compromettre la capacité des générations futures. Elle vise l'utilisation rationnelle (parcimonie) des ressources naturelles tout en exploitant les ressources au rythme de leur reconstitution (de part leur manière de se reconstituer).

1.4. Conservation de la Nature

La conservation de la nature consiste en la protection des populations d'espèces animales et végétales, ainsi que la conservation de l'intégrité écologique de leurs habitats naturels ou de substitution (comme les haies, carrières, terrils, marres ou autres habitats façonnés par l'homme).

Son objectif est de maintenir les écosystèmes dans un bon état de conservation, et de prévenir ou de corriger les dégradations qu'ils pourraient subir.

Au sens strict, la restauration écologique a été définie par la

Society for Ecological Restoration International (S.E.R., 2002) comme « le processus d'assister l'auto-régénération des écosystèmes qui ont été dégradés, endommagés ou détruits ». Il s'agit donc d'une activité intentionnelle qui initie ou accélère le rétablissement d'un écosystème antérieur (ancien ou récent) par rapport à sa composition spécifique, sa structure communautaire, son fonctionnement écologique, la capacité de l'environnement physique à supporter sa biotope (ensemble des organismes vivants) et sa connectivité avec le paysage ambiant. Cela suppose et nécessite une bonne connaissance de l'écologie fonctionnelle et évolutive des écosystèmes ciblés, de l'histoire de la dégradation anthropique (due à l'homme) et, enfin, du choix d'un écosystème de référence pour guider la planification, la réalisation, le suivi et l'évaluation du projet de restauration (White et Walker, 1997 ; Egan et Howells, 2001).

La projection selon une trajectoire intentionnelle d'un écosystème vers le futur est nécessairement une probabilité plutôt qu'une certitude, mais elle améliore la chance qu'un écosystème restauré soit plus résistant et viable qu'un écosystème délaissé et abandonné ou un système « construit » qui aura été assemblé sans modèle de référence. La trajectoire sert de fondement à des objectifs de restauration ainsi qu'au développement d'un modèle de référence, suivant les réalités contemporaines. De ce point de vue, la restauration écologique est une tentative globale qui s'efforce d'embrasser les réalités et les tendances à la fois culturelles et environnementales, dans une perspective écologique plutôt que purement technique ou d'aménagement.

La restauration tend donc vers le retour d'un écosystème à sa trajectoire historique. Les conditions historiques sont de ce fait un point de départ idéal pour un plan de restauration. Néanmoins, restaurer à la lettre un écosystème du passé reste utopique. En effet, les écosystèmes restaurés ne peuvent jamais être des répliques statiques du passé, comme s'ils étaient des tableaux, des monuments ou des expositions de musée. Ils sont dynamiques et sujets à des altérations, à la suite de changements à long terme des conditions environnementales et en réponse à des événements aléatoires affectant leurs propres processus dynamiques.
Le terme de conservation ne bénéficie d'aucune définition dans la Convention de Rio alors que le mot y est très employé. Il n'existe pas de définition officielle et arrêtée de la conservation de la nature, mais les termes employés sont souvent les mêmes que ceux utilisés pour expliquer le développement durable.

La Stratégie globale pour l'environnement physique et la biodiversité parle ainsi de la conservation comme étant « la gestion de l'utilisation par l'homme de la nature permettant aux générations présentes de profiter des bénéfices durables, tout en maintenant son potentiel de répondre aux besoins et aspirations des générations futures».

Il est préférable d'employer plutôt l'expression "Protection de la nature". L'expression "Conservation de la nature" est le calque de l'expression anglaise « Nature conservation ».

1.5. Chasse

La chasse est l'ensemble de toutes les manoeuvres employées pour capturer ou abattre le gibier, pour le rechercher ou le poursuivre, en vue de sa capture ou de son abattage, pour notamment, d'en prélever les oeufs, les nids, les couvées, les jeunes5(*).

1.6. Aire Protégée

Sur le plan international, la définition d'aire protégée a été précisée au début des années 1990. On la retrouve dans la Convention sur la diversité biologique en 1992, où elle désigne : « toute zone géographiquement délimitée qui est désignée ou réglementée et gérée ; en vue d'atteindre des objectifs spécifiques de conservation ».

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN, 1994) définit une aire protégée comme étant « une portion de terre et/ou de mer vouée spécialement à la protection et au maintien de la diversité biologique, ainsi que des ressources naturelles et culturelles associées et gérées par des moyens efficaces, juridiques ou autres ».

Il y a lieu de noter que, parmi les Aires Protégées, nous avons les Parcs Nationaux, les Domaines et Réserves de Chasse, les Jardins Zoologiques et Botaniques, les Réserves Naturelles...

1.7. Pressions démographiques

La pression démographique est une collection d'actions, d'activités entre autres l'agriculture, le braconnage, la carbonisation, l'agropastoral... qu'entreprennent la population autochtone (riveraine)  sur une aire protégée ou aire géographique.

Il ya lieu de noter que les pressions démographiques sont des agents causaux de la dégradation de l'environnement naturel ainsi que du système climatique.

1.8. Populations riveraines

La population riveraine est conçue comme l'ensemble de la population villageoise qui occupe une bonne partie de l'aire protégée et laquelle développe et exerce ses activités aussi bien dans le domaine que dans la réserve naturelle pour des besoins alimentaires.

La population riveraine est un réseau des unités ménagères ou villageoises évoluant et contournant aussi bien la réserve que le domaine tout en exerçant certaines activités dans le site notamment l'agropastoral, la carbonisation, le braconnage, le pastoral...

1.9. Domaine de Chasse et Réserve Naturelle

D'après la loi n°82/002 du 28 mai 1982 portant régle-mentation de la chasse, un domaine et réserve de chasse est un sanctuaire naturel voué à la conservation de la diversité biologique et à la chasse réglementée de la faune par l'administrateur national de la chasse.

Le domaine de chasse et réserve naturelle est une étendue limitée d'un territoire, abritant une biocénose importante gérée comme telle dans le respect des principes écologiques et fondamentaux de vie de la diversité biologique. Ainsi donc, cette aire protégée comprend deux parties :

-Le Domaine de chasse : c'est une franche de l'aire protégée dominée par une savane arborescente ou herbeuse vouée à la conservation et la chasse réglementée des gibiers6(*) .

-La Réserve Naturelle: est une partie de l'aire protégée recouverte par une forêt primaire ainsi que par une forêt secondaire à strate arborescente, consacrée à la niche écologique de la faune, c'est à dire  de l'alimentation, la reproduction et la dormance, l'hibernation des espèces florales.

Une Reserve Naturelle peut aussi s définir comme étant une aire qui a pour objectif de maintenir des conditions naturelles nécessaires pour protéger les espèces ou communautés biologiques d'importance nationale7(*).

1.10. Braconnage

Le braconnage est une activité de chasse ou de pêche illicite (prohibée par la Loi) des espèces terrestres ou aquatiques perpétrées par les bandes armées, les militaires ou les populations locales en vue de la survivance ou le commerce8(*).

1.11. Anthropique

Du grec anthropos (homme).Elle est relative à l'activité humaine et qualifie tout élément provoqué directement ou indirectement par l'action de l'homme: érosion des sols, pollution par les pesticides des sols, relief des digues, ... .

En conclusion, ce chapitre relatif aux concepts de base permet aux lecteurs de se familiariser aux différents concepts liés à la conservation et à la protection de la biodiversité.

 
 

CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DU DOMAINE ET RESERVE

DE CHASSE DE BOMBO-LUMENE

Ce chapitre décrit notre site d'étude, qu'est le domaine et réserve de Bombo-Lumene .Il parle des aspects bio-physiques de ce site.

2.1. Historique, Missions et Organisation structurale

2.1.1. Historique et Mission

La Réserve Naturelle de Bombo Lumene fut créée par l'Arrêté n° 0021 du 10 Avril 1958 du Département de l'Agriculture. L'idée primaire était de créer un Parc touristique dans l'hinter land de la Ville de Kinshasa .Ainsi, la partie centrale fut concrétisée par la signature de l'arrêté n°021 du 16 Avril 1976.

Depuis sa création, le Domaine fut géré par la Direction des Eaux et Forêts du Département d'Agriculture. C'est en 1978, par l'Arrêté Ministériel n° 036 du 16 Juillet 1978 que sa gestion fut confiée à l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, I.C.C.N. en sigle.

L'objectif fut la protection de la biodiversité tant animale que végétale, la conservation du biotope et la recherche scientifique.

La mission du DCRBL peut se résumer en trois axes, à savoir :

*assurer la préservation de la biodiversité tant animale que végétale ;

*la surveillance de l'étendue de l'aire protégée (350.000ha) ;

*favoriser la recherche scientifique ainsi que l'écotourisme dans le respect de principes fondamentaux et écologiques des vies des êtres vivants.

2.1.2. Organisation structurale

Classé parmi les aires protégées les moins peuplées en effectif de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, le Domaine de Chasse et Réserve de Bombo Lumene regorge vingt quatre agents répartis en trois catégories appelées cadres, à savoir : administratif, technique et scientifique:

Le cadre technique est composé des éco-gardes, dont la mission principal est la sauvegarde, la protection et la conservation de la biodiversité de la Réserve. Ils sont dotés d'armes à feu et font des patrouilles.

Considéré comme étant le plus inondé du Domaine en raison de son effectif (19) et dont le rôle est d'assurer la surveillance de l'étendue de cette aire protégée tout en sauvegardant la vie aussi bien animale que végétale des convoitises des prédateurs : braconniers et populations riveraines ; ce cadre comprend :

-un Conservateur en Chef, Chef de site :

Il est chargé de la coordination de toutes les activités se déroulant dans l'aire protégée et rend compte à la Direction Générale (Directeur-Chef du Département Technique et Scientifique) de tous les problèmes managériaux ;

-un Conservateur Assistant

Assiste le chef de site dans ses fonctions tout en assumant son intérim en cas d'absence ou d'indisponibilité ;

-l'Officier Principal de Garde gère le personnel technique et est chargé des activités touristiques (accueil, logement, visite....ainsi que des activités sociales ;

-l'Opérateur radio est placé sous les ordres du Chef de Site, est chargé de la transmission et de la réception des messages à partir de la radio phonique ;

-l'officier de Garde et Sous-officier

L'officier de Garde et Sous-officier sont chargés de tenir la discipline au camp des Eco-gardes, tout en dirigeant les opérations paramilitaires.

-le Brigadier en Chef et Sous-brigadier

Le brigadier en chef et le sous-brigadier sont chargés du maintient de la paix ainsi que l'ordre au niveau du camp militaire.

-les Eco-gardes

Ceux-ci sont chargés d'assurer les opérations des patrouilles d'anti braconnage et de la prospection touristique sous l'égide du Chef de site ou Sous officier de garde.

Notons que dans le cadre administratif qui est composé essentiellement de l'administration, l'on rencontre le Secrétaire comptable qui s'occupe de la tenue et du secrétariat et de la tenue de la caisse de la Station c'est-à-dire perception des recettes et sorties de fonds.

Le cadre scientifique, est un cadre phare pour dire cardinal dans l'étude de l'évolution de la biocénose. Composé ainsi par un personnel appelé chercheur, il est chargé de la conservation communautaire et de la bio-monitoring au niveau du Domaine.

2.2. Situation géographique

La Station de Bombo Lumene est située à 120 Kilomètres du centre ville de Kinshasa sur le plateau des Batéké dans la Ville Province de Kinshasa. On y accède par la Nationale n°2 ou la Route Kinshasa-Bandundu.L'entrée au Domaine se fait à mi-chemin entre les Villages Dumi et Mbankana. Le Domaine est situé à l'extrême-Nord de la Commune de Maluku, Ville de Kinshasa et occupe une superficie d'environ 350.000 hectares.

Ainsi, l'Arrêté Ministériel n° 07 du 10 Février 1968 portant création du Domaine fixe ses limites d'après les Coordonnées suivantes :

- au Nord : la Route Kinshasa-Kenge, à partir de l'endroit où elle est traversée par la Rivière Bombo jusqu'à celui où elle est de nouveau traversée par la Rivière Lufimi ;

- à l'Est : de la Rivière Lufimi jusqu'à l'endroit où elle traverse la Route Kinshasa-Kenge en amont jusqu'à son affluent avec la Rivière Idiondo, limite Sud du Territoire de Kasangulu ;

- à l'Ouest : la Rivière Bombo, de la Route Kinshasa-Kenge jusqu'à son confluent avec la Rivière Muti-Mutiene et Mpili jusqu'à sa source méri-dionale ;

- au Sud : la limite sud du Territoire de Kasangulu

Le Domaine et Réserve de Bombo-Lumene a comme coordonnées géographiques suivantes :

Elles sont comprises entre 4°20'et 5°80' latitude Sud et 15°50'et 16°20' longitude Est, avec une altitude de 600m.

2.3. Situation climatique

La Ville de Kinshasa est située à 4°22'15'' de latitude Sud et 15°15'15'' de longitude Est ainsi que 445 m d'altitude. Le climat est du type AW4 selon la classification de KÖPPEN, avec 08 mois de saison de pluie de mi-septembre à mi-mai et 4 mois de saison sèche. Le Site de Bombo Lumene jouit de ce même type de climat étant dans la même circonscription.

2.3.1. Température

La température moyenne oscille autour de 25 et 26°C qui peut descendre de 22 à 19°C .La température du mois le plus froid est supérieur à 18°C alors que, la température nocturne du mois le plus chaud peut se situer autour de 23°C pour 2009.

La moyenne des températures les plus élevées a été observée au mois d'Octobre 2009 avec 30,2°C tandis que la moyenne des températures les plus basses a été enregistrée au mois de Juillet 2009 avec 22,8°C.

Tableau 1. Données des Températures moyennes mensuelles de 2003 à 2011 à Mbankana

Année/Mois

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juill.

Aout

Septem.

Octobr.

Novem.

Décem

Moy./an

2003

25,1

25,9

25,5

26,0

25,5

23,9

23,5

23,9

25 ,0

24,5

24,7

25,0

24,9

2004

25,1

25,7

25,8

25,8

25,7

24,0

23,8

24,0

24,8

24,9

25,2

25,0

25,0

2005

24,9

24,1

24,0

24,8

26,1

24,6

22,7

23,9

24,7

25,1

25,1

24,9

24,6

2006

25,1

23,4

25,1

24,2

24,7

23,5

23,2

24,2

24,8

24,3

24,7

25,5

24,4

2007

24,2

25,0

25,0

25,2

24,9

24,4

23,3

22,6

21,9

22,5

24,0

22,6

23,8

2008

23,1

22,9

23,4

24,8

24,6

23,9

24,0

24,9

25,9

26,1

27,2

26,6

24,8

2009

24,6

25,3

25,5

26,7

25,7

23,6

22,8

22,9

24,6

30,2

24,9

24,7

25,1

2010

24,9

26,1

25,9

26,6

26,1

24,6

24,0

24,0

25,1

25,8

25,3

25,6

25,3

2011

25,0

25,3

25,8

26,0

26,2

24,2

22,9

23,3

24,8

24,8

24,5

24,5

24,8

TOTAL

222,0

223,7

226,0

230,1

229,5

216,7

210,2

213,7

221,6

228,2

225,6

224,4

222,6

Moy.Mens

24,7

24,9

25,1

25,6

25,5

24,1

23,4

23,7

24,6

25,4

25,1

24,9

24,7

Source : Station Agro-Météorologique de Mbankana, 2011

Il se dégage du Tableau 1, que la température la plus basse a été enregistrée au mois de Septembre 2OO7 avec 21,9°C tandis que la température la plus élevée a été observée au mois d'Octobre 2009 avec 30,2°C.

La moyenne la plus élevée a été enregistrée en 2010 avec 25,3°C et la moyenne la plus basse a été enregistrée en 2007 avec 23,8°C.

2.3.2. Pluviométrie

Le calendrier de la pluviométrie est bimodal car le premier s'étend de Septembre à Décembre avec une inflation de pluviosité entre le mois de Décembre et de Mai alors que la seconde s'étend de Mars à mi-mai, suivie d'une grande saison sèche entre Juin et Septembre. Ainsi, la pluviométrie moyenne annuelle été de 1.577 mm. (PNUD, 1998).

Tableau 2. Le relevé pluviométrique (2003 à 2011) à Mbankana

Année/Mois

Janv.

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juill.

Aout

Septem.

Octobr.

Novem.

Décem

Moy./an

2003

171.5

146.1

206.0

346.8

150.3

56.0

0.5

13.5

988.0

271.8

349.3

305.5

176.3

2004

190.0

163.8

176.4

97.0

135.7

9.4

5.2

0.1

44.5

128.8

220.7

199.3

114.2

2005

15.6

169.8

109.5

141.0

24.5

11.8

28.8

6.0

6.3

431.5

304.5

266.6

126.3

2006

206.0

93.6

226.3

152.3

65.7

0.8

7.1

6.3

182.6

72.4

275.1

231.5

126.6

2007

170.6

139.0

175.0

268.1

76.5

24.7

293.1

11.5

150.5

303.7

286.5

272.0

180.9

2008

78.0

85.0

180.0

79.5

45.7

4.0

-

17.7

70.3

235.5

262.5

205.5

105.3

2009

264.9

164.2

105.6

203.1

165.6

31.7

-

-

26.1

44.5

125.1

144.0

106.2

2010

232.4

82.5

194.8

268.2

80.6

8.7

-

-

45.4

84.1

170.5

193.7

-

2011

371.4

175.8

147.1

153.6

174.8

12.2

-

-

81.3

165.4

298.4

134.4

-

TOTAL

1,700.4

1,219.8

1,520.7

1,709.6

919.4

159.3

334.7

55.1

1,595.0

1,737.7

2,292.6

1,952.5

936.0

Moy.Mens

188.9

135.5

169.0

190.0

102.2

17.7

37.2

6.1

177.2

193.1

254.7

216.9

140.07

Source : Station Agro-Météorologique de Mbankana, 2011

Le Tableau n° 2 nous renseigne qu'il a plu abondamment au mois de Novembre pour la période étudiée avec une moyenne mensuelle de 254,7 mm.

Il y a lieu de noter que, la hauteur des précipitations la plus élevée a été enregistrée en Octobre 2005 avec 431,50 mm d'eau. Les pluviométries basses ont été observées pendant les mois de Juin, Juillet et Aout ; ce qui caractérise la saison sèche.

La pluviosité moyenne annuelle varie entre 1.302 et 1.858mm et la température moyenne annuelle a oscillée autour de 24,6°C avec un minimum de 22,3°C (Mettelstat ; 2010).

2.3.3. L'Humidité

L'humidité relative de l'aire a atteint une moyenne générale de 79% entre 1986 et 1995, avec des moyennes des valeurs extrêmes qui s'établissaient comme suit :

- La moyenne des valeurs maximales : 84% entre Novembre et Mai avec une légère baisse en Février et Mars ;

- La moyenne des valeurs minimales : 71% essentiellement en

Septembre (Ministère du Plan ; 2005).

Malheureusement, elle a été enregistrée en 2006 une moyenne annuelle de 74,1% et que la moyenne maximale pour la même année a été de 93,8% et de 54,5% minimale.

Ainsi, pour illustrer cette assertion, nous vous présentons le Tableau n° 3 suivant afin que toute la situation prélevée, chiffre à l'appui, soit mieux comprise pour une meilleur interprétation des données en ayant comme sous-bassement, les éléments prélevés par la Mettelstat du Village Mbankana, situé non loin de notre Site d'étude.

Tableau 3. Données des humidités moyennes mensuelles 2004-2011

Année/Mois

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juill.

Aout

Septem.

Octobr.

Novem.

Décem

Moy./an

2004

97

97

97

97

97

93

90

91

95

97

96.6

97

95

2005

98

97

100

 

97

95

95

86

89

96

96

127

98

2006

97

96

94

96

96

94

98

91

90

96

95

95

95

2007

95

94

94

94

96

95

83

89

94

95

92

94

93

2008

70.8

85.0

180.0

79.5

45.7

4.0

-

17.7

70.3

235.5

262.5

205.5

105.3

2009

84

83

87

85

86

88

83

79

81

85

87

92

85

2010

91

90

85

85

81

83

81

80

80

83

85

85

84

2011

88

87

81

83

84

84

83

78

79

84

87

89

84

TOTAL

650

644

638

540

637

632

696

678

608

723

725.6

770

662

Moy.Mens

81.25

80.5

79.75

67.5

79.63

79

87

84.75

76

90.38

90.7

96.25

82.725

Source : Mettelstat Mbankana, 2011

2.4. Topographie et Relief

Nonobstant les potentialités en biodiversité qu'il abrite,

le Domaine de Bombo-Lumene se situe dans la partie plateau des Batéké avec une altitude équivalent à 637m, dont ses formations géologiques du type Kalaharien ont été soumises aux différents dépôts entre autres illuvions, colluvions, éluvions dans le bas fond des vallées. Ainsi, la succession collinaire a contribuée à la formation de la chaîne du sol, appelée « catena des sols », sols des sommets collinaires des pentes et des vallées où l'on y retrouve :

*les sols des pentes ou complexes colluvial ;

*les sols des fonds ou complexes illuvial.

2.5. Situation pédologique

Le sol du plateau des Batéké est principalement sablonneux, de couleur ocre et issue de l'altération de la roche Kalahari (VERMEULEN et LANATA, 2006).Le sol du Domaine et Réserve de Bombo Lumene est acidiphile. Selon la classification du sol du Congo, ce sont des sols à profil de type AC .Ces sols sont constitués par des sables fins avec une teneur en argile généralement inférieure à 20 pour cent. De plus, ces sols sont mélangés de part et d'autres et sont à tendance kaolinitique et ferralitique.

2.6. Végétation

Dans le Domaine et Réserve de Bombo-Lumene, en dehors d'autres types de formations rares, tels que celles forestières, à caractère savanicole et steppique, on y rencontre deux types de végétation phare, à savoir : les forêts galeries et les formations herbeuses.

a)Les forêts galeries :

Très discontinues, les forêts galeries sont constituées des arbustes, tels que l'hymenocardia-acida, le crossopteys, le febrifuga, le pteroco-mpus angolaise, l'albizzia, l'andianthifoy, les prosopics africaines, les coubretus négricans, le harungana madagascariens.... qui sont mêlés à certains arbres et longent les rivières Bombo et Lumene ainsi que leurs affluents.

b) les formations herbeuses :

Les forêts du type guinéo-congolais sont dominées par des nombreuses espèces de graminées. Elles constituent la formation la plus répandue du Domaine et se suivent aux sommets des collines environnantes, tandis que la végétation rupicole se retrouve dans les zones marécageuses.

Parmi les rares espèces de graminée, nous citons l'hyparhenia, la rufo, la diplandros, la fondetrio simple, la trimula, l'erognotis, la cheneusis et les hydropages.

Il y a lieu de noter aussi qu'il se développe près des cours d'eau d'autres espèces hydrophiles comme le pandamus et le cardellobum ainsi que les grandes herbes, telles que le chrotosperum, le spet ainsi que le ptemsurvolés.

2.7. Faune

En matière de la faune, le Domaine et Réserve de Bombo-Lumene possède une faune variée qui est propre aux savanes, telles que les Buffles, les hippopotames, les cobbes Défassa, les Guibs harnachés, les Sitatungas, les Céphalophes de Grim......

On y rencontre aussi une avifaune très alléchante composée des Outardes, Francolins communs, Pintades communes, Touracos géants, milans noirs......

2.8. Hydrographie

Le Domaine et Réserve de Bombo-Lumene tire son nom de deux rivières qui les baignent entre autres Bombo et Lumene. Le Domaine et Réserve de Bombo Lumene possède ainsi plusieurs potentialités aquatiques (poissons, pierres, escargots etc.), environnées de part et d'autre par une forêt de galerie qui offre à ces deux écosystèmes aquatiques une impressionnante beauté. Il est parcouru respectivement par les rivières LUFIMI et MUTI MUTIENE. Considérées comme étant des rivières-mères de la grande rivière Mai-ndombe qui est caractérisée par des profondeurs exagérées et fond garnie de grosses pierres. De plus, la rivière Bombo prend sa source dans le territoire de KIMVULA dans la province de Bas-Congo.

2.9. Population

Le Domaine et Réserve de Bombo Lumene est habité

essentielle par le peuple Teke, répartie dans les villages suivants :Balemo,Bu, Bakumi I et II ,Buantaba,Kie,Kikimi,Kingunu,Kinta,KintaKikintshui,Kiseki,Kisia,

KimwaKasa,Kivunda,Mbankana,Mbere,Mbiene,Mbui,Mutiutiene,Ngam,Ngabimi,Nsuni,Yoiso et Yuo.

Nous noterons que les perturbations anthropiques du Domaine et Réserve ont été occasionnées par les travaux lors de la construction de la ligne haute tension Inga-Shaba .Les autochtoctones pratiquent une agriculture de substance sur brûlis et utilisent certaines essences comme les hymenocardia ulmoides, harungana madagascariensis pour la fabrication des habitations.

Pour conclure, ce chapitre a présenté les potentialités intrinsèques de cette aire protégée. Si les activités anthropiques sont réglementées, cet écosystème, avec sa biodiversité fera la fierté et la beauté de notre pays.

DEUXIEME PARTIE : GESTION DE LA RESERVE

CHAPITRE TROISIEME : ETAT DES LIEUX DU SITE

Le chapitre référencié est focalisé sur les activités qui se déroulent et font dégrader notre Site d'étude tandis que notre préoc-cupation sera de focaliser les efforts sur les causes de ces pressions anthropiques sur base desquelles nous viserons nos recherches sur les conséquences qui peuvent en résulter. En effet, au regard des multiples pressions et menace qui pèsent sur l'intangibilité de sa surface conservatrice, notre préoccupation consistera aussi à faire la description et la quantification des différentes pressions qui s'y exercent lesquelles polluent l'environnement du Site de BOMBO-LUMENE.

3.1. Activités exercées par la population Autochtone

De part sa nature, la population aborigène de la partie périphérique de la ville de Kinshasa (plateau de Batéké) exerce plusieurs activités dans le domaine et réserve entre autres l'agriculture, le braconnage, la carbonisation etc. dans le but de pouvoir s'alimenter , se loger ainsi que de pouvoir se développer bien qu'une grande partie de la population s'adonne à l'agriculture à étendue restreinte (environ 1ha) .Il nous revient de souligner que la carbonisation occupe actuellement une place de choix en raison du revenu qu'elle entraine, laquelle permet aux exploitants de pouvoir se prendre en charge et amorcer leur développement aussi bien dans le plateau des Batéké en particulier et dans la ville de Kinshasa en général. A cause de cela (revenu), nombreux d'hectares des forêts des aires protégées sont convertis sauvagement et cela d'une manière systématique de part les paysans en quête du charbon de bois et en bois de chauffage ainsi que pour d'autres raisons.

3.1.1. Agriculture

L'agriculture à faible étendue fait partie des activités de subsistance exercées par la population locale des tributs Téké et HUMBU ainsi que les immigrés du plateau des Batéké (provenant de la ville de Kinshasa), pourtant reconnue (agriculture de subsistance) par le gouvernement de la RDC via l'institut congolais pour la conservation de la nature.

Par ailleurs, en raison de l'augmentation grandissante (géométriquement) de la population de la ville de Kinshasa par rapport aux maigres moyens de subsidence ,des terres cultivables et de ressources insuffisantes dont elle dispose, descend dans la partie rurale de la ville pour exercer les activités pastorales et agropastorales tout en influençant les autochtones à la spoliation et violation des limites des terres à exploiter. Ainsi, l'agriculture, faisant partie intégrante des activités phares pour le développement d'une nation, et conscient de cela, la population locale recours à l'exploitation systématique de la forêt dans le but de pouvoir survivre.

3.1.2. Braconnage

Autre fois, le Domaine de BOMBO LUMENE était classé parmi les aires protégées les plus giboyeuses d'Afrique en général et de la République Démocratique du Congo en particulier en vertu de sa variété en biodiversité. Le domaine de BOMBO LUMENE possédait un potentiel faunistique importante dans lequel, l'observation de certaines espèces telles que le panthera Leo (lion), le panthera perdus (léopard), le Lexodonta africana (éléphant) a déclaré l'éco-garde BAYO du Domaine de Bombo-Lumene était facile. Malheureusement, suite aux pressions anthropiques intenses qu'elle était soumise, la diversité biologique s'est amenuisé et été devenu inquiétant (dynamique régressive) .Ainsi, le braconnage qui se vit à BOMBO LUMENE est d'origine interne et externe.

Sur le plan interne, ce sont des villageois et les chefs coutumiers, eux même qui se livrent au braconnage tout en plaçant des pièges pour attraper les animaux pour leur alimentation et au fin du commerce.

Sur le plan externe, Lucie MULUMBA ancienne stagiaire au Domaine de Bombo-Lumene a décrit que ce genre de braconnage est perpétré essentiellement par les expatriés venant de la Ville de Kinshasa .Pour pallier à ces pressions, il est important si pas indispensable, de pourvoir doter le domaine en équipements nécessaires (armes, fusils, matraques, filets, lassos, motos, jeeps 4X4, valise satellitaire..) afin de lui permettre de lutter efficacement contre ce braconnage.

3. 1.3. Carbonisation

La carbonisation est l'action de réduire le bois en charbon. Le charbon de bois peut être produit à partir de n'importe quelle matière organique extrait d'humidité, comme le bois, la paille, la noix de coco, les sons de riz ou des os. Toujours est il que, le bois est la matière première la plus rependue et qui produit également les meilleurs résultats (FOLEY 1986). Le processus de la production des charbons de bois, commence bien évidemment avec la collecte du bois qui est alors haché en pièces après la construction d'un four de carbonisation en terre, en brique, en tonneaux ou en acier dans lequel on remplie 1 à 5 tonnes de bois coupés qui est allumée pour commencer le processus de carbonisation tout en prévoyant des ouvertures pour l'évacuation de la vapeur et fumée produites. Si ces émissions changent des couleurs, de plus en plus les ouvertures sont fermées pour assurer une pyrolyse de bonne qualité. Si le four est éteint, on l'ouvre et ramasse les charbons de bois pour les mettre dans des sacs. Notons que ce processus peut durer deux à trois semaines.

Pour réaliser ces opérations, deux types de matériels peuvent intervenir : manuel et mécanique dont le premier est très lent, mais couteux consistant à utiliser la machette pour découper les branches, la houe pour arranger la surface de la carbonisation, la bèche pour dégager la terre ainsi que la hache pour abattre les arbustes.

3.2. Causes de la pression anthropique

L'augmentation géométrique de la population occupant la partie plateau des Batéké par rapport à la quantité des subsidences qu'elle dispose, constitue un facteur prépondérant à sa paupérisation lequel est dû à la fois par la recherche des terres fertiles ainsi qu'à l'absence d'emploi. Bien que les Nations Unies incèrent la pauvreté parmi les objectifs millénaires du développement, les conditions dans lesquels évolue la population locale intrigue aussi bien les environnementalistes que des passionnés de la nature.  Outre ce qui précède, suite à la mauvaise condition de vie de la population, les autochtones se mettent à violer les limites et spolier les terres dans le but non seulement de s'auto-suffire mais également d'améliorer leurs condi-tions de vie (logement, santé, sécurité...).

Cette expansion démographique exerce une pression sur les terres forestières qui sont converties à l'agriculture itinérante ou autre. On estime que les forets tropicaux denses ont été déboisées au début des années 1980 à raison de 7,5 millions d'hectares par an soit 750.000 de kilomètres.

3.2.1. Recherche des terres fertiles

La recherche des terres fertiles fait partie des pressions majeurs, laquelle handicape la capacité de gestion du domaine et réserve de BOMBO LUMENE de part la conversion des centaines d'hectares des forêts en cultures mécanisées, braises etc.. de suite de la mauvaise gestion des terres accordées lors de la création de cet écosystème forestier. Ainsi, la population locale exerce illicitement certaines activités agricoles aussi bien dans le domaine que dans la réserve notamment, l'agriculture de business (à grande étendue) réalisée à l'aide d'un tracteur lequel occasionne la dégradation du sol et la perte importante de macrofaune (voir 0,1mm à 4mm) évoluant dans l'aire protégée. Par suite notamment de la pression démographie, les forêts sont de plus en plus convoitées, tant pour les matières premières que des multiples produits ainsi que l'énergie qu'elles procurent, parce qu'elles sont des réserve de terres fertiles.

Les causes immédiates de la dégradation des forêts tropicales résident dans la transformation des terres forestières en terres agricoles à travers le prélèvement des matières ligneuses comme sources d'énergie (dendro-énergie), d'exploitation industrielle insuffisamment planifiée.

3.2.2. Absence d'emploi

Outre la recherche des terres fertiles, l'absence d'emploi fait également partie des agents causaux de la dégradation et de la pollution édaphique de l'environnement du domaine et de la réserve. Ainsi, l'absence d'emploi caractérise quasiment la vie des habitants du plateau des BATEKE de part la carence d'emploi décent.

A cet effet de suite du manque d'emploi, les habitants de la partie rurale de la ville de Kinshasa (plateau des BATEKE)  se livrent aux activités de braconnage, de carbonisation, d'agropastorale ainsi que de l'agriculture de business dans le but de se déployer.

3.3. Conséquences

3.3.1. Violation des limites

La violation de limites est conçue comme une manoeuvre de l'occupation illégale de la superficie de l'aire protégée qui, très souvent, est occasionnée par la population locale suite à l'ignorance ou non des limites ainsi qu'à la mauvaise fois, laquelle conduit à la destruction de l'habitat faunique. A cet effet, de suite de l'augmentation démographique, la population aborigène revendique son droit foncier perdu lors de la création de cette aire protégée tout en s'installant illicitement dans la réserve (voir KINTA KISANKURU).Outre ce qui précède, la violation des limites est l'une des causes dangereuses pour l'avenir de la biodiversité de ce site entraine la dégradation de la flore, la carbonisation ainsi que le braconnage accru.

3.3.2. Spoliation des terres

La spoliation des terres est conçue comme une manoeuvre des opérations des ventes illicites de l'étendue vouée à la protection et à la préservation de la diversité biologique. Ainsi, les opérations sont générale-ment amorcés par les notables des villages lesquels octroient des superficies importantes des terres dans l'aire protégée aux privés moyennant l'argent et autre libéralité en nature. Bien qu'une grande partie de l'aire protégée (domaine) est sous le management des autorités de BOMBO LUMENE. Néanmoins des parties importante aussi bien du domaine que de la réserve sont vendus au regard de tous (villageois) dont cela entraine de fois de mécontentement des autochtones (DWALE).D'après la population locale (conférence CADIM MBANKANA 2012), les chefs coutumiers vendent des terres sans le consentement des gestionnaire de l'aire protégée de suite à la légèreté des autorités du domaine et la non surveillance régulière de l'aire protégée.

3.3.3. Dégradation de la flore

D'après la FAO, plus de dix-sept millions d'hectares des forets tropicales et des terrains boisés sont annuellement converties en plantations ou pour d'autres utilisations. Le chiffre comprend 7,3 millions d'hectares de forêts tropicales (6,1 millions d'hectare de forêt humide) et 3,8 millions d'hectares de terrains boisés ou verts et de savane .Chaque année, moins de dix pourcent des terrains déboisés sont replantés. Bien que la surface du terrain forestier protégée ou conservée soit en augmentation, l'avenir cause des problèmes quand aux pressions croissantes en faveur du développement et de l'exploitation.

Outre ce qui précède, des centaines d'étendues forestières (des forêts primaires et secondaires) sont défrichées pour des besoins divers entre autres l'alimentation, le logement ...entrainant ainsi la convection de l'afforestation à la savanisation. Il est cependant clair que, la consommation varie proportionnellement à la quantité démographique. La population locale se met à exploiter aussi bien clandestine que sauvagement les forêts dans le but de compenser l'écart existant avec la quantité de subsistance. Les forêts influencent donc fortement les paramètres physiques des masses d'air qui les environnent. Les transformations des superficies forestières engendrent ainsi des modifications de l'équilibre climatique aussi bien à l'échelle locale qu'aux échelles régionales et planétaires du fait de leur rôle important dans le cycle de l'eau.

3.3.4. Disparition de la faune

La population faunique du plateau des BATEKE se caractérise par une faune aussi bien ubiquiste qu'endémisme lesquels peuplent en permanence la partie rurale de la ville de Kinshasa (plateau de Batéké), mais, de suite à des fortes pressions qu'exercent la population locale sur l'aire protégée, la fréquence de la faune de cet écosystème se vit à l'état inquiétant.

En guise de conclusion, les pressions anthropiques sont si intenses, occasionnant la dégradation de ce patrimoine et la disparition de certaines espèces. C'est pourquoi les solutions doivent être trouvées afin de conserver ce Domaine.

CHAPITRE QUATRIEME : GESTION DURABLE DU DOMAINE ET

RESERVE DE BOMBO-LUMENE

Ce dernier chapitre portant sur la gestion durable de l'aire protégée consiste, à émettre des stratégies dans le but de promouvoir la gestion non seulement judicieuse mais également durable de l'écosystème forestier. Il vise en effet, la protection de l'étendue forestière dans le but d'éradiquer les différentes pressions, lesquelles érodent la santé du domaine et convertissent l'aire forestière en aire savanicole. Ainsi, eu égard de ce qui précède, ce chapitre constitue le pivot stratégique du management du domaine et de la Réserve naturelle de BOMBO LUMENE lequel s'accentue sur l'implication des parties prenantes notamment l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ainsi que la population aborigène, laquelle participe impérativement à la sauvegarde de la superficie de l'aire protégée appelée à une gestion participative qui se trouve être le est fruit de la sensibilisation et de la vulgarisation .

4.1. Solutions alternatives pour éviter la pression

anthropique

En République Démocratique du Congo (RDC), les populations rurales pauvres, dépendent des ressources forestières comme moyens d'existence. Un grand nombre des personnes tirent leurs emplois et leurs revenus de la forêt et des multiples valeurs dont beaucoup ne peuvent être fournies par aucune autre forme d'utilisation des terres. Cependant, il n'est plus à démontrer que la déforestation des écosystèmes forestiers en général et du plateau de Batéké en particulier conduit et contribue aussi au renforcement du réchauffement et changement climatique. Ainsi, les forêts qu'elles soient des régions tempérées, boréales ou tropicales, souffrent d'un grand nombre de problèmes, dont le plus grave est le déclin du biomasse ou de la phytomasse qui influent fortement sur la fréquence de la zoomasse et de la qualité de l'environnement, c'est-à-dire de l'air atmosphérique, laquelle est indispensable à l'épanouissement des organismes vivants aérobiques, non seulement pour amorcer la fermentation de la matière organique, mais aussi pour la respiration des organismes vivants aérobiques. La forêt en tant que mère nourricière biologique, fournie des biens et services en faveur de l'humanité en l'occurrence la production des matières ligneuse et non ligneuse, protection des versants et les recyclages des substances nutritives. Néanmoins, à l'ère actuelle, la forêt connait une connotation de centre de renforcement de l'ozone stratosphérique laquelle est, indispensable à la vie humaine.

Eu égard à ce qui précède, les Nations-Unies, via le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE, voir protocole de Kyoto et même le sommet de la Haye), pensent que la lutte contre le réchauffement et le changement climatique repose sur les plantations d'arbres qui seront destiné à fixer le dioxyde de carbone. Les forêts constituent les puits de carbone destinés à compenser les émissions de dioxyde de carbone qui proviennent des différentes activités anthropiques.

Un hectare de forêt tropicale stocke en moyenne 120 tonnes de carbone dans la biomasse aérienne et entre 30 à 90 tonnes pour un hectare de forêts tempérées (ARNOULP P, cité par MOTEZO ZONDE dans son travail de mémoire). Par conséquent, développer la forêt, réduirait l'effet de serre et parait bénéfique sur le plan écologique et social.

Ainsi donc, les solutions de rechange pour pallier aux pressions anthropique sont :

- la création d'une forêt artificielle dans les périphéries du Domaine ;

- la réalisation des micros-projets relatif à la zootechnique et à la pisciculture ;

- la collaboration étroite entre les acteurs de la conservation de l'ICCN (éco-gardes) et la population locale ;

- l'implication de la population locale dans la gestion de l'aire protégée ;

- le renforcement des capacités des acteurs de la conservation de la nature en matériel d'ordonnancement ;

4.1.1. Approche biologique

L'approche biologique est une des techniques stratégiques (résultat de nombreux sommets des Nations-Unies) prise lors des sommets des Nations-Unies aussi bien sur la désertification que sur le changement climatique pour pallier aux différentes modifications biologiques et physiques de l'environnement. Cette approche biologique vise la plantation des essences forestière à croissance rapide, dans le but de promouvoir la séquestration des carbones atmosphériques et de compenser les pertes par la déforestation des écosystèmes forestiers. Cette approche s'axe sur le choix des essences forestières à planter sur une superficie déboisée, en vue de contribuer à l'équilibre climatique (micro-climat).La création d'une forêt artificielle dans les périphéries du Domaine constitue l'une des stratégies et solutions prises pour pallier non seulement aux différentes pressions anthropiques dans le domaine et réserve naturelle. Mais également pour promouvoir l'exploitation des matières ligneuses et non ligneuses de ces essences artificielles.

4.1.1.1. Choix des Essences

Le choix des essences est une stratégie sélective et indispensable prise pour pallier aux problèmes de la carbonisation qui rongent une aire protégée .Cette technique sélective consiste à déterminer des essences forestières à croissance rapide lesquelles conviennent à la formation de la forêt artificielle de part leur utilité sur le plan écologique ainsi que leur taille. Il convient cependant de signaler que, le choix de ces espèces végétales constitue aussi bien le thermomètre qu'un indicateur de la pullulation des espèces forestières à croissance rapide de l'écosystème forestier, laquelle visera la production des produits forestiers ligneux ainsi que non ligneux.

Outre ce qui précède, le critère des espèces végétales constitue l'une des cuirasses stratégiques, non seulement dans le but de promouvoir la gestion durable des ressources naturelles d'une aire protégée, mais également pour l'épuration de l'air atmosphérique ainsi qu'à la lutte contre le réchauffement climatique. Parmi les essences sélectionnées, nous avons :

a)Acacia auriculiformis

L'Acacia auriculiformis A.Cunn ex Benth est une espèce originaire des régions côtières d'Australie tropicale et de la Nouvelle Guinée où elle est largement répandue dans les régions tropicales, humides et sub-humides de basse et moyenne altitude (zone à moins de 600 m d'altitude, à moins de mois de saison sèche et à plus de 1.200mm de lame d'eau). L'auriculiformis est une légumineuse mimosacée qui atteint la taille de 8 à 20 m de hauteur et peut également atteindre 30m dans des meilleurs sites. Le tronc de cette espèce est généralement sinueux et court, l'houppier est bien développé et le feuillage est dense.

L'auriculiformis pousse dans la plupart des sols y compris ceux les plus infertiles et qui a pour caractéristiques sylvicoles principales :

- la production des plantes relativement aisées et facilitées par une fructification abondante et précoce ;

- la sensibilité particulièrement des jeunes plantes à la concurrence herbacée ;

- la croissance initiale rapide et une bonne production en bois et une couverture du sol satisfaisante ;

- l'aptitude à rejeter des souches médiocres ;

Le bois d'Acacia auriculiformis présente de bonnes caractéristiques énergétiques, d'une utilisation principale de l'espèce pour la fourniture de bois de feu et de charbon de bois dont on signale l'utilisation pour la production des pâtes à papier au Bengale .Elle sert également à constituer des rideaux - abris et des plantations d'alignement. Cette espèce a été introduit avec succès au Benin, au Togo, au Nigeria et en République Démocratique du Congo, laquelle sur talus des routes et chemin de fer, empêche le glissement des terrains et convient également et parfois pour les mêmes objectifs que les graminées à racines superficielles.

b) Albizzia lebbeck (L) Benth

L'Albizzia lebbeck (d) est une espèce végétale qui appartient :

- à l'embranchement des spermatophytes ;

- au sous-embranchement angiosperme ;

- à la classe des légumineuses ;

- à la famille des mimosacées ;

- au genre Albizzia.

Ce dernier comprend plusieurs espèces parmi lesquels nous avons cités:

L'Albizzia cariaria, l'albizzia chinensis, l'Albizzia lebbeck, l'albizzia antunesiana (espèce de forêt claire au Katanga en République Démocratique du Congo). Il est encore un arbre susceptible d'atteindre 30 m d'hauteur et 1 m de diamètre et son écorce grise argentée et les jeunes rameaux sont verts - jaunâtres ou gris, alors que les feuilles ont des pétioles munies d'une glande vers la base et que ses fleurs ont des pédoncules filiformes à étamines et aux filets jaunes unies toutes en tube inclus.

Les gousses sont oblongues, aplaties, déhiscentes et arrondies au sommet, atteignant 30 cm de long et 4 cm de large.

L'albizzia lebbeck est une des espèces autotrophes laquelle fixe l'azote atmosphérique grâce à la symbiose avec les bactéries rhizobium (Ntambwe, K., 2003).

L'Albizzia lebbeck (L) Benth contribue à l'enrichissement du sol. Elle est d'ailleurs, recherchée dans des nombreuses régions du monde pour ses grandes qualités de régénération et de fertilisation du sol. Ainsi, il est utile si pas important, de signaler que ces feuilles et branches enrichissent le sol en éléments minéraux, notamment en éléments azotés.

Cette espèce autotrophe ubiquiste fournit une bonne qualité de bois, laquelle est intéressante pour la fabrication des braises, dont la valeur calorifique est estimée à 5200 kcal /kg. En outre, au Népal, au sud de l'Inde et aux Philippines, la plante est fortement utilisée pour la combustion. Le bois de cette espèce constitue un matériel judicieux pour la construction des maisons. Il aide pour les charpentes, la fabrication des meubles, la construction des clôtures etc. (Lema 1999).

Sur le plan médical, les propriétés astringentes sont reconnues de par la qualité et la dimension de leurs graines lesquelles sont quelquefois utilisées en médecine populaire comme anti-diarrhée (Ntambwe, K., 2003).

c) Cassia siamea

La cassia siamea lam est une légumineuse césalpiniacée originaire de l'Asie du Sud-Est, du Sud de l'Inde et de la Sri-Lanka, de la Thaïlande ainsi que de la Malaisie. Par ailleurs, elle est comprise comme une essence forestière, laquelle fait partie des arbres sempervirents de taille moyenne jusqu'à 18m de hauteur, dont le tronc est droit jusqu'à 30cm de diamètre et le houppier à feuillage dense et à branches verticales. Elle est aussi une espèce de plantes susceptibles d'évoluer au niveau moyen de la mer jusqu'à 600m d'altitude :

En tant qu'espèces de climat tropical ne tolérant pas les basses températures, il s'adapte généralement en région tropicale (souvent de basse altitude) et évolue dans une large gamme de climat des régions à climat des moussons.

La cassia siamea exige une pluviométrie moyenne annuelle de 1000 mm et plus, et la saison sèche de 4 à 5 mois laquelle, sous un climat plus sec, ne subsiste que là où l'humidité du sol reste importante (bord des cours d'eau).Toutefois, il convient et important de signaler que, la cassia possède une bonne croissance dans des sols riches en éléments minéraux profonds et bien drainés, tolère les sols à tendances latéritiques et calcaires s'ils sont bien drainés. Comme principales caractéristiques sylvicoles, pour la plupart des pays tropicaux, la Cassia siamea à été l'objet de l'utilisation au début du siècle, de nombreux boisements, pour la production de bois et pour le bois d'usage multiple, notamment dans plusieurs pays d'Afrique. La Cassia siamea a une croissance assez bonne, en l'occurrence 5m de hauteur à 3ans ,15m à 10 ans dans les bons sites, dont la productivité moyenne est de l'ordre de 15 stères /ha/an lorsque l'espèce est cultivée à des courtes rotations (5 à 10 ans selon la qualité du site) .

La Cassia siamea rejette bien des souches et aurait un rendement soutenu pendant 4 à 5 de rotation. En outre, l'enracinement est traçant et l'espèce est broutée par les animaux (herbivores) à l'état de jeunes plantes ; d'où, la nécessité de la protéger pendant les premières années de plantation (Ntambwe, K., 2003).

Concernant l'usage pratique, la Cassia siamea donne un bon bois de feu, bien que dégageant une bonne quantité de fumée. Outre ce qui précède ;

- il donne un bois à usages multiples, souvent utilisé comme poteau et piquet pour l'utilisation électrique ;

- la partie intérieure du bois est utilisée en ébénisterie et en marqueterie pour la fabrication des meubles, d'objets tournés ;

-dans les plantations de café et de cacaoyer, il est aussi servi comme arbre d'ombrage ;

-enfin, cette plante est cultivée comme arbre ornementale et d'avenue en bordure des routes (Ntambwe, K., 2003).

4.1.1.2. Production des Plantes en pépinière

La production des plantes est une technique efficace laquelle vise la plantation des jeunes plantes ( plantules)sélectionnées en pépinière dans le but de promouvoir la multiplication par stumps ( cfr les techniques de pépinière) .Ainsi donc, Il y a lieu de signaler que , cette production des plantes en pépinière repose aussi bien sur l'utilisation des graines des plantes que sur les plantules, lesquelles, destinées à faire partie intégrante de l'écosystème forestier artificiel, en vue de faciliter la production des produits forestiers ligneux et non ligneux. Bien qu'étant la production des plantules en pépinière, les pépiniéristes se servent des nombreux plastiques qualifiées (non troués), en l'occurrence les sachets en polyéthylène (pots) à l'intérieur desquels différent des matériaux sont agencés(sables mélangé avec l'engrais organique) et qui sont nécessaires pour la croissance judicieuse des plantules ,mais généralement, secondée par une technique phare dite d'arrosage qui est destinée à promouvoir l'irrigation des plantules dans le but d'intensifier la croissance des tiers.

4.1.1.3. Travaux de plantation

Les travaux de plantation est une collection des techniques et activités mises en oeuvres pour la préparation du terrain ainsi que pour favoriser la mise en place des plantules dans le site envisagé (écosystème artificiel) et cela afin de permettre une implantation judicieuse des plantules.

a) Préparation du terrain

La préparation du terrain fait partie des activités stratégiques et pionnières (qui interviennent en premier lieu) de la plantation des essences forestières à croissance rapide. Toute fois, il est important de noter que la préparation du terrain est une technique prépondérante ainsi qu'indispensable consistant à se débarrasser des herbes (désherbage) ainsi qu'à l'abattage des plantes dérisoires de par leurs tailles et rôles dans l'objectif d'assainir la superficie prédestinée à la plantation.

De ce qui précède, la préparation du terrain est un amas d'activités indispensables pour la mise en oeuvre des plantes dans l'écosystème forestier artificiel, laquelle comporte plusieurs activités notamment :

a- le fauchage : c'est une technique qui consiste à exterminer les plantes moins importantes ;

b- le désherbage : elle est également une technique judicieuse, mais qui consiste à éradiquer la terre des herbes ou des espèces adventives.

b) Mise en place des plantes

La mise en place des plantules est une technique agronomique secondaire mais importante qui vise la plantation des plantules dans le site envisagé. Cette mise en place des plantes s'axe et se repose sur la trouai son (faire des trous) dont les dimensions doivent être proportionnellement égales à celles du pot (20 à 30cm) dans le but de faciliter une croissance judicieuse et évolutive des plantules.

Eu égard à ce qui précède, la mise en place des plantes constitue des jalons contre le changement climatique, contribue au renforcement des conditions climatiques et facilite la gestion participative de l'aire protégée (conservation communautaire).Par ailleurs, il est utile si pas important, d'épingler pour une mise en place des plantules, que l'on procède de la manière suivante :

-faire un trou dont les dimensions sont au moins égale à deux fois celle du pot ;

-une fine couche de terre noire est décapée et déposée au fond du trou, si bien qu'en disposant la plante dessus, le collet se retrouve au même niveau que le sol afin de permettre ainsi aux racines ,de bien se développer avant de s'attaquer aux couches les plus dures ;

-le plastique du pot est déchiré et la motte de terre qui porte la jeune plante est placée dans le trou ;

-une autre quantité de terre noire est apportée et ajoutée bien que damée, pour combler le vide qui existe entre la motte du pot et la terre ajoutée.

c) Travaux d'entretien

Les travaux d'entretien est une collection des techniques concourant à la bio-monitoring (surveillance) des plantules du semis jusqu'à la maturité. Ces travaux d'entretien sont des techniques complémentaires de la production des plantes en pépinière, lesquels visent l'irrigation régulière des plantules en vue d'amorcer et promouvoir la croissance judicieuse des plantules. Par conséquent, les travaux d'entretien, sont des techniques qui visent tant la surveillance (phénologie) que l'encadrement effectif des plantules.

4.1.2. Approche Zootechnique

L'approche zootechnique est une stratégie prise également par la conférence des Nations-Unies sur la diversité biologique, pour assurer la gestion durable de la faune sauvage laquelle évolue dans les écosystèmes forestiers et cela dans le but de lutter contre le braconnage qui érode l'aire protégée de ce Domaine.

Cette technique zootechnique étudie les conditions et méthodes d'élevage et de reproduction des animaux domestiques, en vue de promouvoir une autosuffisance alimentaire.

Outre ce qui précède, la zootechnie s'intéresse particulièrement aux conditions d'élevage de la faune domestique, notamment : l'élevage du petit bétail, entre autres les caprins, porcins ainsi que l'élevage des poissons, notamment les clarias dans les étangs artificiels, dans le but de développer un esprit d'indépendance de la population locale face à l'exploitation intensive des ressources forestières en l'occurrence, la faune sauvage. De plus, l'approche zootechnique est une stratégie indispensable pour le management du domaine de BOMBO LUMENE, laquelle facilite la conservation communautaire de la diversité biologique de l'aire protégée.

4.1.2.1. Elevage du petit bétail

La création de l'élevage du petit bétail domestique, notamment des caprins et porcins est indispensable dans le but de favoriser la croissance judicieuse de la faune sauvage évoluant dans l'aire protégée de BOMBO LUMENE .Cet élevage de la faune domestique constitue une solution indispensable à la gestion durable de la zoocenose. Bien que le braconnage atteigne un taux considérable en République Démocratique du Congo, les organismes internationaux oeuvrant dans le secteur de l'environnement mobilisent des moyens et ressources énormes dans le but d'assurer la conservation de la faune, tout en développant des projets d'élevages des animaux domestiques, en vue de renforcer la préservation de la diversité biologique. Ainsi donc, l'élevage du petit bétail vise la distribution de la faune domestique à la population autochtone dans le but de renforcer la préservation de la nature dans le plateau des Batéké.

a) Elevage des caprins

L'élevage des caprins est une option zootechnique prépondérante prise pour pallier aux différentes pressions qui dégradent et érodent la santé de l'aire protégée de BOMBO-LUMENE en matière du management de la faune domestique. Ainsi, l'élevage et la section des caprins repose justement sur sa reproduction, sa taille ainsi que son influence sur la partie rurale de la ville province de Kinshasa.

b) Elevage des porcins

L'élevage des porcins est une solution éradicatrice prise pour contrer les agents causaux de la dégradation de l'environnement de l'aire protégée de BOMBO-LUMENE .Il convient cependant de noter que, l'élevage des porcins constitue une option zootechnique secondaire laquelle, intervient non seulement pour favoriser la gestion participative de l'aire protégée, mais également la conservation intégrale de la diversité biologique.

4.1.2.2. Pisciculture

En République Démocratique du Congo, la pisciculture connait depuis quelques années un regain d'activités, qui se heurte cependant à une difficulté, celle de pouvoir trouver des aliments équilibrés, nécessaires pour le développement rapide des poissons d'élevage. Le pisciculteur s'est mis en tète l'idée de produire des poissons de taille et de poids uniformes en qualité et quantité suffisante, afin de pallier à la carence protéique.

La pisciculture fait partie des techniques et stratégies évolutives nécessaires, laquelle vise la production des poissons par l'élevage dans des sanctuaires et écosystèmes aquatiques artificiels pour l'alimentation de la population locale. Elle poursuit cette activité dans le but de produire uniquement des poissons jusqu'à un certain calibre dit commercial en rapport avec le goût du consommateur.

Eu égard à ce qui précède, la pisciculture est une solution efficace qui participe et contribue au renforcement de la préservation de la diversité biologique. Ainsi, cette technique de la reproduction repose sur l'utilisation des fretins, lesquels facilitent une autosuffisance alimentaire tout en s'opposant à la consommation incompressible (autonome) qui caractérise la vie d'une grande partie de la population rurale.

4.2. Budgétisation

La budgétisation dans notre contexte, vise la quantification et le chiffrage des montants qu'entraine la consommation (achat) des unités de différentes approches. Ainsi, ces trois approches sont nécessaires, en vue d'épargner le Domaine de Bombo-Lumene des différentes pressions anthropiques.

4.2.1. Approche biologique

Afin de concrétiser les solutions proposées, le Budget de l'approche biologique se présente comme suit et relatif aux Essences forestières.

Tableau 4 : Budget de l'approche biologique(en USD)

ESSENCES

UNITE

NOMBRE

P.U/USD

P.T/ USD

Acacia auriculiformis (18 hectares)

plantule

79.992

2

160.1

Cassia siamea

(16hectares)

plantule

71.104

2

104.3

Albizzia lebbeck

(16 hectares)

plantule

71.104

1.5

106.6

Total

 

222.200

 

371.0

N.B. Le tableau ci dessous nous donne les prix par essences tel que vendu dans les

marchés de la République démocratique du Congo.

4.2.2. Approche zootechnique

Sur le plan faunique, un budget en ce qui concerne les ani-

maux domestiques peut se présenter quantitativement et qualitativement comme suit :

Tableau 5 : Budget de l'approche zootechnique caprine

LOCALITE

NOMBRE DE MENAGES

NOMBRE DE CHEVRES (Mâle et Femelle)

P.U.(USD)

P.T.(USD)

Mbankana

300

600

100

60.000

Buantaba

50

100

100

10.000

Muti Mutiene

250

500

100

50.000

TOTAL

600

1.200

 

120.000

Tableau 6 : Budget de l'approche zootechnique porcine

LOCALITE

NOMBRE DE MENAGES

NOMBRE DE PORCINS

(Mâle et Femelle)

P.U.(USD)

P.T.(USD)

Mbankana

300

600

80

48.000

Buantaba

50

100

80

8.000

Muti Mutiene

250

500

80

40.000

TOTAL

600

1.200

 

96.000

4.2.3. Approche Piscicole

La budgétisation de la pisciculture fait parti des straté-gies indispensables à la gestion des ressources halieutiques laquelle évitera la pression sur les organismes vivants aussi bien de la rivière BOMBO que celle de la LUMENE.

Ainsi, ce budget se présente de la manière suivante :

Tableau 7 : Budget de l'approche zootechnique piscicole

Localité

Nombre de ménages

Nombre de poissons

P.U. (USD)

P.T. (USD)

MBANKANA

BUANTABA

MUTI MUTIENE

300

50

250

15.000

2.500

12.500

2

2

2

30.000

5.000

25.000

TOTAL

600

30.000

 

60.000

4.2.4. Budgétisation Totale

Tableau 8 : Budget Total des différentes approches

Localités

Approches

Totaux

USD

Biologique

Caprine

Porcine

Piscicole

Mbankana

160,1

60.000

48.000

30.000

138.000,0

Buantaba

104,3

10.000

8.000

5.000

23.000,0

Muti Mutiene

106,6

50.000

40.000

25.000

115.000,0

Total

371,0

120.000

96.000

60.000

276.371,0

Source: Tableau fait par nous même

N.B. Les 50 hectares des essences prévues pour l'approche biologique con-

cernent toutes les localités.

4.3. Sources de financement

La création d'une couverture végétale artificielle et la mise en place des unités d'élevage dans les périphéries de la Réserve et Domaine de Chasse de Bombo Lumene passe par divers sources de financement, lesquels émanent du gouvernement central par le biais du Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme à travers son organe officiel de gestion des Aires Protégées, l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ainsi que des organismes internationaux qui, matérialiseraient la perspective de la création d'une forêt artificielle d'une cinquantaine d'hectares dans les environs de ce Domaine.

Ainsi, tous ces organes sont appelés à conjuguer beaucoup d'effort pour la recherche des financements auprès des bailleurs en vue de la sauvegarde des espèces et la survie durable du Domaine de Chasse et Réserve de Bombo Lumene et, anéantir ainsi les pressions anthropiques éventuelles.

4. 3.1. Le Gouvernement Central

Le Gouvernement central fait partie des acteurs majeurs qui participent impérativement à l'instauration d'une forêt artificielle dans l'hinterland de la ville de Kinshasa par l'entremise du ministère de l'Environnement Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT). La politique qu'a adopté le Ministère en cette matière de conservation se concrétise à travers les actions que mène sur terrain, l'organe de gestion qu'est l'ICCN.

En dotant la Station d'un corps paramilitaire et d'un matériel d'ordonnancement pour sa surveillance, l'ICCN s'appuie sur certaines actions d'envergure pour éradiquer tout ces phénomènes destructeurs de l'écosystème de Bombo Lumene.

Ainsi, la construction des maisons des éco-gardes, la dotation en véhicule pour les patrouilles..... sont des actes à encourager.

4.3.2. Les Organismes internationaux

Les organismes internationaux oeuvrant dans le secteur de l'environnement et de la gestion durable des ressources naturelles sont des partenaires du Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT) lesquels mobilisent des moyens colossaux , dans le but non seulement de soutenir les actions de la préservation des écosystèmes ,mais également de promouvoir la gestion judicieuse et durable de la biodiversité qu'abrite le réseau des aires protégée de la RDC en général et du domaine de Bombo-Lumene en particulier .Les organismes internationaux entre autre le Fond Mondial de la Nature ( WWF ), la Banque Mondiale ( BM ),la Coopération Technique Allemand ( GIZ ) ,l'Union Mondiale pour la Nature (UICN) , le Réseau des Aires Protégées d'Afrique Centrale ( RAPAC ) etc., aident et mobilisent des moyens importants pour soutenir l'Institut Congolais pour la Conservation de la nature dans ses activités de protection de la diversité biologique ainsi que de la création des forêts artificielles, tout en encourageant la conservation communautaire sous le financement des Organismes internationaux.

4.4. Synthèse sur les solutions alternatives.

A cet effet, en vue de schématiser les pressions anthropiques faisant l'objet de notre étude dans les villages avoisinants le Domaine, le tableau ci-dessous reflète mieux en résumé ce dont notre sujet a traité :

Tableau 9 : Impacts écologiques et solutions alternatives

Village

Activités

Causalité

Impacts Ecologiques

Solutions alternatives

Mbankana

-Braconnage -Carbonisation

- Pauvreté

-Insuffisance des

Eco-gardes

-Destruction des écosystèmes

-Disparition de la faune

-Violation des limites

-Promouvoir une agriculture durable

-Création des micro- projets relatif à la

sylviculture et pisciculture

Buantaba

-Agriculture de

business

Recherche des terres fertiles

-Disparition de micros faune.

-Modification de la structure du

sol.

-Dégradation du sol.

-Sensibilisation et vulgarisation des

limites du domaine.

- Promouvoir une agriculture durable

Muti Mutiene

-Braconnage

-Carbonisation

-Violation des

limites

-Manque des opéra-tions de lutte anti -braconnage.

-Insuffisance Eco-gardes

-Diminution de la faune.

-Déforestation

-Favoriser une gestion participative

- Sensibilisation et vulgarisation des

limites du domaine.

- Mener des actions policières

-Collaboration avec la Justice

Kinta Kisankuru

Violation des limites

-Légèreté de l'ICCN.

-Limites non signa-

lées

-Recherche des

nouvelles terres

-Disparition de l'habitat faunique

-Déforestation

-Migration de la faune

-Application de la gestion policière.

-Collaboration avec la Justice

-Vulgarisation des limites réelles

-Intensifier les patrouilles

DWALE

Spoliation des terres

Manque des opéra-tions sérieuses de bio-monitoring.

-Migration de la faune sauvage.

-Déforestation.

- Disparition de micros faune.

-Déloger la population locale.

- Application de la gestion policière.

-Collaboration avec la Justice

Source : Tableau fait par nous même

En conclusion, la gestion durable de ce Domaine et Réserve nécessite d'appliquer des stratégies viables ,en vue d'épargner cette aire protégée des pressions anthropiques.

CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATIONS

Cette étude consacrée à la gestion du domaine et Réserve de Bombo Lumene montre de quelle manière cette aire protégée est gérée.

La pression anthropique ne fait que dégrader davantage cet écosystème. C'est pourquoi, la gestion durable de la diversité biologique qu'abrite le Domaine et Réserve de Bombo Lumene est à la fois une ambition et une stratégie environnementale importante, lesquelles s'activent par l'implication de l'institution ayant en charge la gestion des aires protégées dans ses attributions, ainsi que la gestion participative des ressources naturelles avec la population riveraine. Ainsi, la gestion durable des ressources naturelle du domaine et Réserve naturelle de BOMBO LUMENE s'axe sur la dimension sociale du développement durable sans laquelle, la gestion durable des ressources ne serait qu'une utopie et entraine des pathologies environnementales, telles que le braconnage, la carbonisation, la spoliation des terres ainsi que l'agriculture sur brulis.

Au vu de ce qui précède, l'implication des organismes internationaux et plus particulièrement de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, dans les micro-projets relatif à la sylviculture, la pisciculture et à la création d'une forêt artificielle, constitue une cuirasse stratégique contre les pressions anthropiques qui érodent l'environnement du Domaine de chasse et Réserve naturelle de Bombo Lumene .C'est pourquoi, les actions suivantes seront menées, afin d'épargner le Domaine des pressions anthropiques :

-la concrétisation de la délimitation officielle du domaine avec l'appui des

ONGs et autres partenaires de l'Etat et de l'ICCN ;

-la dotation des éco-gardes en matériel d'ordonnancement ;

-l'organisation des patrouilles régulières ;

-le développement de l'éco-tourisme en vue de l'augmentation des recettes,

facteurs de tout développement ;

-la réhabilitation des installations météorologiques ;

- la création des élevages domestiques en faveur de la population environ-

nante ;

-l'encouragement d'une politique adéquate pour une gestion participative

avec la population riveraine.

BIBLIOGRAPHIE

A. Ouvrages

1. Centre Technique forestier tropical, Mémento de la forestière,

3 è Edition ; 1989

2. GUILLAIN, J., Zootechnie Générale, organisation et exploitation des élevages au Congo Belge, Tome 1, 273 pages, 1953

3. Anonyme. Mémento de l'Agronome 3e édition, 1604 pages, 1984

4. THIOMBO, T., Economie de l'environnement et des ressources naturelles, France, éd. L'harmattan, 347 pages, 2005

5. GUILLAUMIN et al, La vie des plantes, 1995

B. REVUES ET PUBLICATIONS

1. ICCN et UNESCO, La forêt tropicale africaine patrimoine à préserver

d'urgence, 1991

2. PNUE, La lutte contre la désertification, 1984

3. ICCN. : Magazine d'information générale sur l'Institut Congolais pour

la Conservation de la Nature, Léopard, 2008.

4. BINZANGI, K., La pauvreté et son impact sur la population, 1998.

5. WCS., La conservation en République Démocratique du Congo.

C.TRAVAUX DE FIN DE CYCLE ET MEMOIRES

1. KAYUMBA, L, Etude écologique et phytosociologique de Bombo

Lumene. DEA. Faculté des Sciences, Dpt de Biologie. UNIKIN, 2005.

2. MULUMBA, M., La Problématique de la conservation de la

Biodiversité animale dans la Reserve Naturelle de BOMBO LUMENE.

Mémoire, Faculté des Sciences ; UPN, 2003

1. NTAMBWE, Essai comparatif de la dynamique végétale des légumineuses

pérennes. (Cas de l'ISTA/NDOLO), Mémoire, ISTA/KINSHASA,2003

4. MUFWANKOLO, Projet de gestion durable des écosystèmes savanicoles

avec production agricole intégrée dans le plateau des BATEKE.

(Cas de MENKAO 4). Mémoire, ISTA/KINSHASA, 2012

D.NOTES DE COURS

1. MONSHENGO, J. « Gestion durable des ressources naturelles »,

ISTA/Kinshasa, Cours de G3 Environnement, 2013, inédit

2. DJENGO, F., « Développement durable », ISTA/Kinshasa, Cours de G3

Environnement, 2013, inédit

TABLE DES MATIERES

Epigraphie.........................................................................................................I

Dédicace...................... .......................................................................II

Remerciements................................................................................................IIISigles et Abréviations Utilisés...........................................................................V

Introduction Générale.....................................................................................1

Etat de la question............................................................................................1

Problématique...................................................................................................2

Hypothèse du travail ........................................................................................3

Objectifs ...........................................................................................................3

Méthode et Techniques ...................................................................................4

Délimitation spatio-temporelle de l'étude.........................................................5

Intérêt et choix du sujet ...................................................................................5

Difficultés rencontrées.......................................................................................6

Subdivision du travail.........................................................................................6

Partie I. Revue de la littérature.........................................................................8

Chapitre 1.Etude des concepts .......................................................................9

Chapitre 2. Présentation du Domaine et Reserve de Chasse

de BOMBO-LUMENE...............................................................14

Section 1.Historique, Missions et Organisation structurale.............................14

Section 2. Situation géographique...................................................................15

Section 3. Situation climatique.........................................................................16

Section 4.Topographie et Relief.......................................................................18

Section 5.Situation pédologique......................................................................19

Section 6.Végétation........................................................................................19

Section 7.Faune...............................................................................................20

Section 8.Hydrographie...................................................................................20

Section 9.Population........................................................................................20

Partie II. Gestion de la Reserve......................................................................21

Chapitre 3 : Etat des lieux du Site..................................................................22

Section1. Activités exercées par la population Autochtone............................22

1. Agriculture...................................................................................................22

2. Braconnage.................................................................................................23

3. Carbonisation..............................................................................................23

Section 2. Causes de la pression anthropique...............................................24

Section 3. Conséquences................................................................................25

Chapitre 4 : Gestion durable de l'Aire Protégée.............................................28

4.1. Solution alternatives pour éviter la pression anthropique......................28

4.2. Approche biologique................................................................................29 2.1. Choix des Essences.................................................................................30

2.2. Production des Plantes en pépinière.......................................................33

2.3. Travaux de plantation..............................................................................33

4.3. Approche Zootechnique...........................................................................35

4.4. Budgétisation...........................................................................................36

4.4.1. Approche biologique.............................................................................37

4.4.2. Approche zootechnique........................................................................37

4.4.3. Approche piscicole................................................................................38

4.5. Sources de financement..........................................................................38

5.1. Le Gouvernement Central.......................................................................39

5.2. Les Organismes internationaux...............................................................39

4.6. Synthèse sur les solutions alternatives...................................................40

CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATIONS......................................41

BIBLIOGRAPHIE..............................................................................................42

TABLE DES MATIERES....................................................................................44

LES ANNEXES..................................................................................................46

LES ANNEXES

FICHE -GUIDE D'ENTRETIEN N°01

I. AVEC LA POPULATION LOCALE

A. QUE REPROCHEZ-VOUS A L'ICCN, ECO-GARDES ET AU CONSERVATEUR ?

1........................................................................................................................

........................................................................................................................

2........................................................................................................................

.........................................................................................................................

3........................................................................................................................

.........................................................................................................................

4.................................................................................................................................................................................................................................................

5...................................................................................................................................................................................................................................................

6..................................................................................................................................................................................................................................................

7..................................................................................................................................................................................................................................................

8..................................................................................................................................................................................................................................................

9.................................................................................................................................................................................................................................................

B. QUELLES SONT LES SOLUTIONS QUE VOUS PRECONISEZ ?

1........................................................................................................................

........................................................................................................................

2........................................................................................................................

.........................................................................................................................

3........................................................................................................................

.........................................................................................................................

4.................................................................................................................................................................................................................................................

5...................................................................................................................................................................................................................................................

6..................................................................................................................................................................................................................................................

7..................................................................................................................................................................................................................................................

8..................................................................................................................................................................................................................................................

9.................................................................................................................................................................................................................................................

Le Stagiaire,

Don King LUBUTA

FICHE-GUIDE D'ENTRETIEN N° 02

II. AVEC LES ECO-GARDES ET CONSERVATEUR

1.QUE REPROCHEZ-VOUS AUX POPULATIONS RIVERAINNES ?

1........................................................................................................................

........................................................................................................................

2........................................................................................................................

.........................................................................................................................

3........................................................................................................................

.........................................................................................................................

4.................................................................................................................................................................................................................................................

5...................................................................................................................................................................................................................................................

6..................................................................................................................................................................................................................................................

7..................................................................................................................................................................................................................................................

8..................................................................................................................................................................................................................................................

9.................................................................................................................................................................................................................................................

2.QUELLES SONT LES SOLUTIONS QUE VOUS PRECONISEZ ?

1........................................................................................................................

........................................................................................................................

2........................................................................................................................

.........................................................................................................................

3........................................................................................................................

.........................................................................................................................

4.................................................................................................................................................................................................................................................

5...................................................................................................................................................................................................................................................

6..................................................................................................................................................................................................................................................

7..................................................................................................................................................................................................................................................

8..................................................................................................................................................................................................................................................

9.................................................................................................................................................................................................................................................

Le Stagiaire,

Don King LUBUTA

Photos : 1et2 : Eco-gardes du Site de Bombo-Lumene

Le Stagiaire Don King LUBUTA MPIA à Bombo Lumene

* 1 Mathieu KAYUMBA LOSOSO ; Etude écologique et phytosociologique de Bombo Lumene, D.E.A, UNIKIN, 2005 

* 2 Lucie MULUMBA MUSEMBO : la problématique de la conservation de la biodiversité animale dans la Réserve Naturelle de Bombo

Lumene ; Mémoire UPN ; 2003

* 3 Le Grand Robert de la langue française. Deuxième édition. Dictionnaires Le Robert, 1992.Vol 7, p. 784]

* 4 fr.wikipedia.org/wiki/Gestion

* 5 Loi n° 82-002 du 28 Mai 1982 portant règlementation de la chasse en RDC.

* 6Recueil des Textes juridiques en matière environnementale en RDC p. 5.

* 7 Revue Canopée n° 20

* 8 Revue Parcs et Réserves en RDC 2010 P. 10