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Etude de la sécurité des biens et des personnes à  travers la presse ivoirienne. Cas de « Soir Info » de janvier 2003 à  mars 2004 (15 mois )

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par Konan Bertrand BRAUD
Université de Cocody Côte d'Ivoire - Diplôme d'études approfondies de psychologie option psychopathologie de la vie sociale 2004
  

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IV- PROPOSITIONS DE SOLUTIONS......18

BIBLIOGRAPHIE 21

CONCLUSION ...20

ANNEXES

INTRODUCTION

Dans le souci d'assurer l'épanouissement de leur population, les Etats modernes se donnent le mal nécessaire dans l'objectif d'améliorer le bien-être de celle-ci. Cela en créant ou en suscitant la création d'industries, d'hôpitaux, d'écoles, de routes et de bien d'autres équipements. Malheureusement le développement a pour corollaire l'insécurité d'autant plus que le développement d'un état ou d'une cité s'accompagne presque inéluctablement de celui du banditisme.

Cette situation n'est pas l'apanage des pays dits développés. La Côte d'Ivoire, à l'instar des autres pays en développement, n'est pas à l'abri de cette sorte de gangrène voire cancer des temps modernes avec surtout, pour ce pays, son fort taux d'immigration (26 % de sa population) et son relatif développement.

Pays phare de la zone ouest-africaine, la Côte d'Ivoire semble réunir les conditions favorables à la délinquance et à la criminalité. Ainsi, il ne se passe de jour sans que des faits relatifs à l'insécurité des biens et des personnes ne soient rapportés par les quotidiens ivoiriens. Le journal « Soir Info » en est une parfaite illustration. Le traitement de ces faits qualifiés de « divers » ou « méfaits » par le quotidien suscité constitue l'objet de notre étude.

Ce travail s'articulera autour de la charpente suivante. Après avoir posé le problème et exposé la méthode de recueil des données, nous présenterons et analyserons ces données et enfin nous proposons des solutions.

I- PROBLEMATIQUE

Il existe dans toutes les sociétés humaines une criminalité, c'est-à-dire un nombre variable d'actes commis en violation de prescription de la loi ou des normes régissant le fonctionnement d'un Etat. Ce qui pose le problème de sécurité. Ce concept (sécurité) d'origine latine se rapproche de la notion de sûreté, de confiance et de tranquillité.

La sécurité est la situation dans laquelle quelqu'un, quelque chose n'est exposé à aucun danger, à aucun risque d'agression physique, d'accident, de vol, de détérioration. La sécurité revêt donc un caractère très subjectif puisqu'il correspond en réalité, à un sentiment : celui d'être à l'abri du danger. Ce sentiment ne peut s'observer que dans le cadre de la relation entre l'individu et son environnement. En outre, ce sentiment qui est la résultante d'un ensemble de processus internes et externes constitue un puissant organisateur de la vie individuelle et collective. Nous nous accordons avec SILLAMY N. (1972) pour

définir la sécurité comme l'un des besoins fondamentaux de l'homme, la condition essentielle de sa santé mentale.

Pays essentiel dans la zone monétaire de l'Union ouest africaine (40 % du PIB de l'UEMOA ), la Côte d'Ivoire connaît avec acuité des problèmes de sécurité liés à cette position. Face à l'ampleur de cette situation, on assiste depuis plus d'une décennie à la floraison de sociétés de gardiennage, à la création de dos-d'âne dans les quartiers et de clôture, des portails en fer à l'entrée des différentes voies d'accès à certains quartiers. Quelques chiffres traduisent mieux ce fait. En effet, les chiffres du Ministère de la Sécurité montre l'ampleur de l'insécurité.

Tableau comparatif des statistiques criminelles 1996, 1997 et 1998 Source : Ministère de la Sécurité (Février 1999)

Désignation

Année 1996

Année 1997

Année 1998

Dossiers et Affaires traitées

80 496

107 811

228 530

Affaires Résolues

63 664

66 196

Non chiffrées

Nombres de personnes interpellées

11 271

75 420

84 797

Attaques des domiciles (zone d'Abidjan)

274

239

167

Attaques des Sociétés et Commerces (Zone d'Abidjan)

321

212

177

Vols de véhicules

2 569

2 961

3 879

Découvertes de Véhicules

2 067

1 644

2 500

Bandits abattus

69

123

64

Agents Tués en service commandé

05

06

02

Agents blessés en service commandé

05

04

01

Armes à feu saisies (toutes catégories)

203

561

551

Munitions saisies

12 709

3 176

14 274

Infractions sexuelles

216

627

633

Le tableau ci-dessus révèle d'inquiétants chiffres sur les divers cas d'atteintes physiques des personnes et des biens. Ces chiffres prouvent que l'insécurité gagne du terrain. Les attaques de domiciles, de sociétés et de commerces se multiplient. Toutefois, il ne faut pas passer sous silence certains délits qui touchent aux biens publics. En effet, les délits contre les biens publics sont de plus en plus fréquents depuis le déclenchement de la guerre que vit la Côte d'Ivoire depuis environ 20 mois.

L'insécurité touche tous les domaines sociaux :

? le secteur économique avec les entreprises qui sont victimes de braquages, l'Etat victime de fraude sur les timbres, les impôts, etc.

? le secteur sanitaire avec le manque de personnel et de matériel ;

? le secteur social avec les enfants qui ne respectent plus, la promiscuité qui poussent à vivre à plusieurs dizaines dans une ou deux pièces, les « maquis » qui gênent les citoyens avec leur sonorisation, les manifestations de rue souvent violentes avec leur cortège de blessés et de morts ;

? le secteur alimentaire ou hygiénique avec les ordures un peu partout et à côté

des aliments vendus, des aliments en bordure de route et non protégés.

Et comme si cette situation n'était pas assez alarmante, depuis le 24 décembre 1999, la Côte d'Ivoire vit dans une période d'insécurité socio militaire. Ainsi, plusieurs tentatives de coup d'Etat se sont suivies et depuis le 19 septembre 2002, le pays connaît l'expérience amère de la guerre avec ses conséquences directes (plusieurs centaines de morts, des blessés, des mutilés, des violés, des déplacés, des réfugiés, l'entrée massive d'armes dans le pays, des enfants soldats, des enlèvements, des braquages de banques ) et avec ses effets collatéraux (déplacés de guerre malhonnêtes commettant des délits ou victimes de sévices de la part de leurs hôtes, accroissement des charges pour beaucoup de familles, inadéquation des structures et des équipements inhérents à l'accroissement du nombre de personnes dans les villes sous contrôle gouvernemental et particulièrement à Abidjan.

Les problèmes de sécurité sont d'actualité et intéressent tout le monde. Les journaux, pour ne pas être en déphasage avec la société, rapportent les divers actes antisociaux relevés par le biais de leurs journalistes et correspondants à travers le pays. Les reportages du quotidien « Ivoir Soir » N°2559 du 25 août 1997 et N°2643 du 18 décembre 1997 portant respectivement sur un cas de pédophilie à Adjamé, sur l'agression d'un agent communal et le cas d'une jeune ayant charcuté son amant en sont une parfaite illustration.

Les faits d'insécurité sont légion également à l'intérieur du pays et la liste serait interminable si l'on fixait comme objectif de recenser tous les cas d'insécurité depuis les plus connus ou dangereux, oeuvres de « professionnels »,

aux « anonymes » tels les scènes de ménage et les faits insolites comme ceux de sorcellerie (mangeurs d'âmes).

Certains journaux ont connu un succès à travers les faits d'insécurité rapportés quotidiennement. Tel fut le cas du défunt « Ivoir Soir » relayé depuis sa disparition par le quotidien « Soir Info » qui consacre une page entière à sa rubrique « faits et méfaits ».

L'étude menée ici s'intéresse au problème de sécurité à travers les journaux, notre choix s'est porté naturellement sur le seul quotidien paraissant régulièrement et traitant de ces faits. Le choix de ce sujet et de ce quotidien découle de la volonté d'avoir un point de vue panoramique de la situation sur l'ensemble du territoire et de celle de voir sous quel angle les faits d'insécurité sont traités. Quels genres de faits rapporte-il ? Quelles informations donne-t-il sur les auteurs et les victimes de ces actes antisociaux ? Telles sont les interrogations qui font l'objet de nos préoccupations.

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote