WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Des interventions de l'onu au congo: regard sur le mandat de la monusco.

( Télécharger le fichier original )
par Ange-Marie SHERIA NKUNDAMWAMI
Université officielle de Bukavu - Licence en science administrative 2012
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

2.2Le mandat de novembre 1999

Au paragraphe 16 de sa première Résolution 1234 (1999), le Conseil de sécurité a prié le Secrétaire Général, notamment « de promouvoir le règlement pacifique du conflit, de faire des recommandations concernant le rôle que pourrait jouer l'ONU à cette fin, et de le tenir informé de la situation ».

Dans son préambule : « Considérant l'article 52 de la Charte de l'ONU relatif aux arrangements régionaux concernant les questions relatives au maintien de la paix et de la sécurité internationales dans le cadre d'une action régionale appropriée », l'Accord de cessez-le feu dispose en son article III, 11-a :

«Le Conseil de sécurité agissant conformément aux dispositions du chapitre VII de la Charte des Nations Unies et en collaboration avec l'OUA [...] et compte tenu de la situation particulière de la République Démocratique du Congo, lui confiera [à une force de maintien de la paix] le mandat de poursuivre tous les groupes armés en République Démocratique du Congo. A cet égard, le Conseil de sécurité des Nations Unies définira en conséquence le mandat de la force de maintien de la paix ».

Fort de cette disposition, le Conseil de Sécurité, s'inspirant du rapport n° 790 du

Secrétaire Général du 15 juillet 1999 sur le déploiement préliminaire des Nations Unies en RDC(10), a adopté la Résolution 1258 (1999) du 6 août 1999 qui, en son paragraphe 8, a autorisé le Secrétaire général à procéder pour une période de trois mois, au déploiement de 90 membres du personnel militaire de liaison des Nations Unies au maximum ainsi que du personnel civil, politique, humanitaire et administratif. Ce déploiement préliminaire constitue la phase 1 de la Mission des Nations Unies. Il a été effectif dans les capitales des Etats signataires et au quartier général provisoire de la Commission militaire mixte, Kinshasa, à partir du 23 septembre 1999.

Dans son rapport n° 1116 du 1er novembre 1999, agissant dans la logique du

Développement de la MONUC, le Secrétaire Général Kofi Annan envisageait, « sous réserve de nouveaux progrès dans le processus de paix, de soumettre au Conseil de sécurité un nouveau rapport contenant des recommandations et un projet de concept d'opérations 10 Dont le mandat n'est pas à confondre avec celui relatif au déploiement de la force de maintien de la paix de l'ONU. Le développement préliminaire devait s'étaler sur une période de trois mois, avec le mandat suivant :

a) "Etablir des contacts et assurer la liaison avec la Commission militaire et toutes les parties à l'Accord;

b) Aider la Commission militaire mixte et les parties à mettre les modalités d'applications de l'Accord;

c) Fournir une assistance technique, sur demande, à la Commission mixte;

d) Tenir le Secrétaire général informé de la situation sur terrain et aider à mettre au point un concept d'opération en vue de renforcer éventuellement le rôle de l'Organisation des Nations Unies dans l'application de l'Accord une fois qu'il aura été signé par toutes les parties.

e) Obtenir des parties des garanties de coopération et des assurances de sécurité en vue du déploiement éventuel d'observateurs militaires à l'intérieur du pays ". S/RES/1258 (1999), 6 août 1999, par. 8. » pour un déploiement plus large de troupes de maintien de la paix des Nations Unies »(11) au Congo.

Le mandat initial de la MONUC a été formulé en vertu du chapitre 8, paragraphe 8.2 de l'Annexe A à l'Accord de Lusaka qui stipule :

« Le mandat de la force des Nations Unies devra inclure les opérations de maintien et de rétablissement de la paix... »

.

Ce premier mandat conféra à la MONUC un rôle passif, celui de facilitateur.

Naturellement, il ne pouvait en être autrement car l'ONU était uniquement chargée d'aider les parties à appliquer leur Accord, d'en surveiller l'application et de coordonner l'aide humanitaire liée aux opérations de secours. A ce titre, son action se réduisait à une mission d'observation puisqu'en définitive, la résolution 1279 (1999) n'a fait, selon le Secrétaire Général, que concevoir le «concept d'opérations que proposait l'Organisation des Nations Unies pour aider les parties à appliquer l'Accord de Lusaka» en R.DC. Le précédent de la Mission d'observation des Nations Unies au Liberia (MONUL) aurait apparemment inspiré le Conseil de sécurité.

Par rapport au développement préliminaire tenant lieu de la phase I de la MONUC, le mandat de novembre 1999 passe donc pour une étape préparatoire à la deuxième phase(26) dans la perspective du déploiement complet d'une force des Nations Unies au Congo.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle