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Projet de création de la radio campus de l'université de Kinshasa, éléments de la grille des programmes et attente du public

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par Jean-Pierre MASUKESA KILUNDU FAMAS
Université de Kinshasa - Licence en communication et journalisme politique internationale 2010
  

Disponible en mode multipage

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In Memoriam

« A toi mon Regretté Père Joachim MASUKESA MINDANDA pour qui j'ai de remords pour n'avoir pas participé à mon couronnement comme Licencié, Grade selon toi, qui venait relever le défi face à tes moqueurs.»

Dédicace

« A ma très Chère Mère TANDU MBIMBI Caroline et à la Grande Soeur Germaine, qui représentent tout pour ma vie, à la FAMAS et à Toute sa Progéniture ; voici la Trajectoire que nous traçons pour chacun de vous car nous nous voulons une aiguille qui vous tire en fil. »

« A mon Epouse et à mes enfants selon la volonté Divine dont j'ignore encore l'horizon de provenance»;

Je dédie ce travail.

Epigraphe

« Rendre service à quelqu'un est le plus grand sacrifice que les humains se doivent tout en reconnaissant que l'avenir est parfois tributaire d'une manière ou d'une autre de ce qu'ils désirent faire aujourd'hui pour les autres. »

Hon. Joachim FAMAS M.K.

Avant-propos

Milles deux cent vingt-cinq jours soit cinq ans jour pour jour depuis nous sommes arrivés à l'Université de Kinshasa. Et enfin les glasses ont sonné pour que nous levions une autre option de notre vie. Nous en sommes fiers malgré les moments durs que nous avons vécus ; notre cursus a connu le haut et le bas comme tout combat humain sur terre. Bien que le plus grand rêve de notre vie n'est pas accompli mais nous restons sous le seuil du principe Napoléonien qui dit « vivre vaincu et sans gloire c'est mourir tous les jours ». Pour cela, nous savons que nous avons une mission à accomplir sur terre avant d'en quitter nous l'accomplirons de tout azimut. Dieu aidant, nous vaincrons. Et Dieu a dit tu ne mourras pas avant, tu vivras jusqu'à ce que tes ennemis verront ton élévation.

Parfaire ce cursus sans embuche ni jambage n'est premièrement que la volonté de Dieu et ensuite les efforts consentis et privations des quelques personnes qui, d'une manière ou d'une autre ont contribué pour la réussite de ce long trajet.

Que la Gloire, la Puissance et louange reviennent Au Seigneur notre Dieu ; sans qui nous serions incapables de tout. Il a été notre Pourvoyeur et Bouclier dans ce champs d'incertitude. Seigneur Dieu, nous te sommes infiniment reconnaissants.

Nous remercions toutes les autorités académiques notamment les professeurs, les Chefs de travaux et Assistants qui, depuis notre arrivée n'ont cessé de nous encadrer et ce sont battus dans une conjoncture tout à fait difficile à nous enseigner. Et aujourd'hui, nous voici sortir victorieux de l'Université comme étant des hommes utiles à la Société et de référence dont nous ne serions sans leurs sacrifices. Pour cela, Messieurs et Dames de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, de toutes catégories sociales, trouvez à travers ce travail la joie d'avoir fait du bon travail.

Nos spéciaux remerciements au Professeur Docteur Fulgence MUNGENGA KAWANDA pour qui nous avons une très grande considération vu sa taille scientifique. Il a accepté malgré ses multiples occupations ça et là à diriger ce mémoire dans un esprit d'apprentissage très laborieux et rigoureux.

Nos remerciements les plus distingués à vous tous que le Seigneur a établie pour siéger dans mon Jury, car ce n'est pas en vain qu'il vous a choisi ; il vous a envoyés accomplir une mission enfin que sa parole soit accomplie.

Toute notre gratitude à la FAMAS, notre Famille, qui s'est privée de fois, de notre présence pendant une longue période et qui a supporté toutes nos caprices pendant notre long séjour à l'université. Que Ya Patience et sa femme qui nous ont fait souffrir, que les Grandes Soeurs Germaine et Rolande, le grand Frère Roland, ma jumelle Liliane, Notre petit frère Emmanuel et nos petites Soeurs Mayi (Marlène), C'Arrive, Nsimba et Nzuzi puis enfin nos neveux et nièces trouvent à travers ce travail la joie d'avoir un Guide inspiré de Dieu.

A vous tous mes oncles, tantes, cousins, neveux et nièces, frères et soeurs pour vos encouragements et amour nous manifesté, nous pensons aux familles : KUKEMBILA., MBONGOPASI, KILUMA, NZEDI, TALIER, KANIANGI et KILUNGA, trouvez notre reconnaissance et notre sens de rapprochement.

Nous ne pouvons passer inaperçus les personnalités qui nous ont été chères durant tout le temps que nous avons mis sur le site de la Colline inspirée. Nous pensons ici à Argand MAKOKA avec qui nous avons marqué les premiers pas à l'UNIKIN qui, malheureusement n'a pu voir ce jour tant attendu ; nous pensons à Clément LUBENDELE, Florian FIMBO, Justin AVUNDO, Didier MAPENDO, Isabelle TSHIKAJI, Nicole KANYEBA, Philo, Angel Pili Pili ; Jeancy KISINA, Freddy NAKASILA et à toute la COSCIPAL notre gratitude.

Ne pas citer le nom du C.T. Delphin MAKELELE serait une ingratitude notoire pour nous, car de son concours nous avons eu à rédiger sans entrave tout ce travail pour lequel, de nombreux ont dépensé au prix de leurs sacrifices. Que Dieu bénit donc ce Grand Monsieur au coeur très généreux pour la confiance qu'il nous a faite en nous accueillant dans sa bureautique.

Reconnaissance obligée à Alliance Nyota KASUKU, qui a été, qui est et qui restera beaucoup pour moi.

Hon. Jean Pierre MASUKESA KILUNDU MUNENE FAMAS.

LISTE DES ABREVIATIONS

1. UNIKIN : Université de Kinshasa

2. RDC : République Démocratique du Congo

3. FAMAS : Famille Masukesa

4. CNPP : Centre Neuro-Psycho pathologique

5. GSMA : Groupe Scolaire de Mont Amba

6. ITM MA : Institut technique Médical de Mont Amba

7. ERAIFT : Ecole Régionale d'Aménagement Internationale des Forêts Tropicales

8. RCAM : Radio Campus Alma Mater

9. TSF : Téléphone sans fil

10. FM : Fréquence Modulée

11. CSA : Conseil Supérieur de l'Audiovisuel

12. UNPC : Union Nationale de la Presse Congolaise

13. TV : Télévision

14. ESP : Ecole de Santé Publique

15. UNAZA : Université nationale du Zaïre

16. UOC : Université Officielle du Congo

17. ULC : Université Libre du Congo

18. MPR : Mouvement Populaire de la Révolution

19. C.U.K : Cliniques Universitaires de Kinshasa 

20. ONATRA : Office national de transport

21. OTRACO : Office de Transport du Congo

22. USAID : Organisation Américaine pour l'Aide au Développement

23. UPN : Université Pédagogique Nationale

24. ISTM : Institut Supérieur des Techniques Médicales

25. CREN-K : Centre des Recherches Nucléaires de Kinshasa

26. ESU : Enseignement Supérieur et Universitaire

27. ULB : Université Libre de Bruxelles

28. Pr. : Professeur

29. SIC : Sciences de l'Information et de la Communication

30. FNRS : Fonds national de Recherche pour la Science

31. UNESCO : Organisation de Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture

32. USB : Unity System Basic

33. CD : Compact disque

INTRODUCTION GENERALE

O.I Problématique

A la veille du troisième millénaire, les médias occupent de plus en plus une place considérable dans tous les secteurs de la vie. Aucun milieu urbain ou rural soit-il se veut vivre sans média de quel forme soit-il. Car tous les hommes du monde entier connaissent actuellement le rôle incontournable que jouent ces autoroutes de l'information. Ceci est aussi tributaire du niveau culturel pour lequel chaque population cherche à atteindre le seuil minimum ou maximal.

Cette importance attachée à la radio s'explique par le fait que la radio et la télévision sont des supports d'enseignement, de formation, d'information, de publicité et de divertissement. Mais déjà à ce niveau il convient de comprendre qu'à l'heure de la prolifération médiatique comme nous la vivons en République Démocratique du Congo, les hommes de médias ne se consacrent plus au message mais plutôt au récepteur. Car, nous ne sommes plus à l'époque où le récepteur (public) était considéré comme passif et prêt à tout consommer. La forte concurrence et la capacité ont complètement changé cette donne. Actuellement l'objectif de la mesure de l'audience est d'assurer aux programmes proposés l'audience la plus large qui est de satisfaire au mieux les attentes du public.1(*)

Bien que l'essence même de la communication est l`intention que l'on dispose de transmettre un message à un public donné et que le niveau de réception et d'appréciation du message dépend de son contenu.2(*)

Dans un autre registre, certains théoriciens de l'information et de la communication ont le souci qu'il faut que la quantité des informations émises soit égale à la quantité reçue.3(*)Depuis les nuits de temps, la réflexion de l'homme n'est jamais arrivée à son terme ; elle est inachevée et continuelle ; car, elle ne peut s'arrêter que le jour où l'homme cesse d'exister.

Cependant, comme le souligne Daniel BOUGNOUX, « il n'y a pas d'information en soi. Toute information est étroitement relative au sujet connaissant, à la sensibilité de ses capteurs, à sa culture, à ses curiosités. (...). dans chaque cas, nous nous montrons sensibles aux seuls signaux que filtrent notre clôture informationnelle.4(*)

Dans sa grande réflexion, l'homme pense à établir une relation entre le passé, le présent et le futur. Il projette son regard dans le passé pour savoir ce qu'il avait fait jadis, comment y est-il parvenu ?

Lorsqu'il pense aux obstacles surmontés pour y arriver, il cherche en effet à améliorer sa situation présente.

Qu'à cela ne tienne, son désir insatiable de recherche et son incapacité à pouvoir arrêter son raisonnement lui soumet devant un impératif du futur.

Les obstacles rencontrés pour arriver au présent dans la réussite ou l'échec de ses objectifs du passé lui obligent à appréhender soit autrement, soit avec amélioration son futur. C'est alors qu'il sera appelé à tracer des perspectives pour son avenir.

C'est dans cette perspective que certains philosophes voient la vie comme un ensemble des prévisions que l'homme se fait pour bien aborder son lendemain. Pour ce, il en étudie les problèmes, les opportunités, les causes en amont, les contraintes, l'arbre à problème et entrevoit (propose des solutions tout en tenant compte des facteurs qui entrent en ligne pour la réalisation de solutions proposées.

Prévoir toutes ces activités revient à concevoir un projet. Et pour le cas échéant qui est le projet de création de la radio campus, concevoir un tel projet revient à identifier les problèmes auxquels cette radio vient trouver solution. C'est qui revient à dire que la réalisation de ce projet vient répondre à un certain nombre des préoccupations de son public qui est la communauté universitaire.

Ces attentes du public aideront certes les concepteurs de la grille des programmes à élaborer des émissions pouvant leur satisfaire.

Faire un projet c'est aussi rêver sur l'avenir. Et si nous devons abonder dans le même sens que le Cinéaste Réalisateur japonais qui dit que « l'homme a du génie lorsqu'il rêve ».5(*) Cela veut donc dire que le projet de création de la radio campus serait aussi le fruit du génie créateur ou du rêve de son initiateur malgré qu'il rencontre des difficultés pour sa réalisation.

Il est certes vrai que dans la plupart des pays en voie de développement la radio constitue le moyen de communication le plus accessible. A ce titre, elle est un puissant agent du changement et du développement. Mais comme partout ailleurs, dans le monde, son pouvoir et son influence dépendent de sa crédibilité et de son haut niveau de professionnalisme. Or, ces deniers critères sont tributaires de la grille des programmes conçue de la manière à répondre aux attentes de son public.

Par ailleurs, faire allusion à la création d'une station de radio, c'est aussi penser à la qualité du matériel qu'utilisera le journaliste pour la production de son travail. Car ça doit répondre naturellement aux critères professionnels.6(*)

Il ne suffit pas certes de concevoir un projet mais plutôt de planifier comment arriver à le concrétiser. Et aussi, la conception des projets dépend des problèmes qui se posent dans la société.

Cet état des choses nous conduit ainsi, à nous poser des questions de savoir pourquoi le projet de création de la radio n'est-il pas jusqu'alors concrétiser ?

Ou si le non réalisation de ce projet n'est pas dit à la non prise en compte de certains paramètres d'un projet notamment : la gestion de l'ouvrage, et aussi la non prise en compte des problèmes sociaux du milieu d'implantation lesquels déterminent l'élaboration de la grille de programmes ?

0.2. Hypothèse

L'émergence et la prolifération médiatique telles que vécues en République Démocratique du Congo met en exergue le public. Il devient très célèbre et roi sur qui, supplications, souplesse, et exigence obligent à adopter ou à faire sa volonté. La conception de grilles de programmes devient un véritable casse-tête pour les directeurs de programmes de stations de radios qui sont appelés à réajuster et concevoir leurs programmes ou leurs émissions par rapport à l'impératif de la satisfaction des besoins du public.

Or, avec la prolifération des organes médiatiques comme nous la vivons à Kinshasa, plusieurs hommes de médias ont diversifié (modifié) leurs grilles de programme pour qu'ils satisfassent leurs auditeurs. Cette mutation se fait pour s'attirer de la crédibilité et de l'audience au près de son public.

Comme nous l'avons dit précédemment, réaliser un projet tel que celui-ci, est fonction d'avoir enquêté sur les besoins fondamentaux du site universitaire à satisfaire. Parce que la conception même de la grille de programmes est tributaire du feed-back positif ou négatif obtenu lors de l'enquête. Parce qu'à la suite des travaux de Norbert WIENER avec sa cybernétique est décrit un schéma circulaire avec la notion de feed-back dans laquelle l'émetteur réajuste constamment son message en fonction de la réaction du destinataire (récepteur).

C'est pourquoi les professionnels de médias doivent déjà dans la conception de leur grille faire prévaloir des émissions qui cultivent les vertus de courage, d'objectivité, d'honnêteté et neutralité.

De nos jours, particulièrement dans un pays aussi étendu comme la République Démocratique du Congo, dans une université comme celle de Kinshasa, nous croyons que la radio et la télévision sont des véhicules irremplaçables pour l'information, la formation, l'éducation. Bref, l'encadrement du peuple, comme l'avait déclaré le président Mobutu pour le Zaïre.

Ainsi pour répondre à des questions que nous nous sommes posé dans la problématique, nous pouvons émettre des hypothèses selon lesquelles premièrement si ce projet n'est pas exécutoire jusqu'à présent, c'est suite à la non prise en compte des certains paramètres (étapes) qui conduisent à la matérialisation du projet.

Car le projet est une idée qu'on veut mettre en action mais pour la quelle il faut penser aux différentes étapes de la concrétisation et surtout de la réalisation. Pour cela, l'on devra penser premièrement à l'opportunité et aux faisabilités de cette idée. Deuxièmement, nous nous disons que les initiateurs n'ont pas tablé sur l'opportunité dans l'avant projet parce que c'est cette étape qui leur aurait permis d'identifier les problèmes ou les besoins à résoudre pour la communauté universitaire. C'est sur base de cette identification, enquête que l'on conçoive une grille des programmes capable de répondre aux besoins ou attentes du public cible. En second lieu, nous estimons qu'il y aurait un problème sur la gestion de ce projet qui fait que ce dernier soit inopérationnel jusqu'à nos jours.

0. 3. Choix et Intérêt du sujet

0.3.1. Choix du sujet

Choisissant les Sciences de l'Information et de la Communication ou le Journalisme pour option d'études, nous n'avons pas ignoré que les médias seraient notre entreprise et le milieu de la mise en application de toutes les théories journalistiques accumulées cinq ans durant.

A cet effet, nous avons jugé bon d'aborder un sujet qui, non seulement permet au journaliste de mettre en pratique les différentes théories mais qui lui donne aussi en tant que universitaire et connaisseur dans le domaine de la presse, la possibilité d'organiser ou de se créer sa propre entreprise.

Dans ce sens, nous disons qu'un tel choix, donne à l'étudiant qui sort de l'université le goût d'entrepreneur avec une vision tout à fait managériale. Cette vision est sans doute celle qui cadre avec la mission de l'université qui est celle de former les cadres de conception.

En outre, notre choix a été motivé par l'observation attentive à la société dans laquelle nous vivons ; à savoir la Société universitaire. Nous justifions cette observation par ces termes : depuis notre arrivé à l'Université de Kinshasa en 2006, l'on nous a parlé d'un projet de création de la radio télévision campus RTCAM. Une initiative qui à motivé notre choix dans le département en SIC et plus précisément parce que, nous félicitant d'avoir un centre d'expérimentation. Et la non concrétisation de ce projet jusqu'à notre sortie de l'université ne pouvait nous laissé indifférent ou insensible quant à ce.

0.3.2. Intérêt du Sujet.

Notre sujet porte en double intérêts : théorique et pratique.

Sur le plan théorique :

Notre travail constitue un apport au niveau de la connaissance parce que le projet ou la radio voire les différentes préoccupations comme nous les avons expliqué ici constitue une importante contribution sur les études qui seront menées dans ce domaine. Nous pouvons même dire que notre Mémoire constitue si pas un premier, mais un document de référence pour toute recherche concernant la Radio Campus. La grille de programme que nous proposons est le premier jalon que nous posons pour le Directeur de Programme car elle est fruit des enquêtes que nous avons menées.

Sur le plan pratique

Cette étude permet d'identifier les problèmes auxquels la communauté universitaire fait fasse. Le questionnaire que nous avons élaboré nous a permis de connaître les attentes du public universitaire. Sur base de tout ce qui précède, ce travail permettra au Directeur de programmes de la Radio Campus de prendre en compte les différentes préoccupations du public dans l'élaboration de la Grille de Programme de cette radio.

Il révèle par ailleurs, aux étudiants qui attendaient voir cet outil leur servir de matériel didactique les causes du retard mis dans son exécution.

Enfin ce travail s'inscrit dans le cadre d'amélioration de la qualité de productions des grilles de programmes des radios ou des médias audiovisuels congolais. Surtout sachant que c'est une station de radio qui voit le jour dans le milieu universitaire mais qui sans doute vient en compétition dans le concert des médias ou des radios émettant de Kinshasa.

O.4. Méthodes et Techniques

0.4.1. Méthodes

La méthode est une voie particulière en vue d'éclairer l'itinéraire de la réflexion permettant de saisir et de démontrer le soubassement du phénomène sous examen.7(*)

Pour bien mener notre étude, nous avons jugé d'employer l'ethnographie de la communication comme méthode. Et cela pour objectif de décrire minutieusement les groupes sociaux et « précisément de dégager ensemble les normes qui sous-tendent le fonctionnement des interactions dans une société donnée ».8(*)

Cette méthode nous a permis d'avoir une connaissance approfondie de la communauté universitaire au sein de laquelle nous développons le projet. C'est veut dire que c'est une meilleure approche pour nous d'aborder le public cible de la radio ainsi qu'une réelle perception de ses réalités et diagnostique de sa vie socioéconomique et culturelle.

Selon FERREOL et DEUBEL9(*) chaque société façonne à sa manière, consciemment ou non, la personnalité des individus qui la comprend, par un système éducatif, par ses institutions, par l'ensemble de ses modèles ou ses normes.

L'ethnographie est avant tout un travail de terrain (fieldwork) auprès de groupes sociaux restreints, de communautés ou d'institutions. Dans le cadre de son travail, l'ethnographe devra observer, noter ce qu'il voit, ce qui se passe, mais aussi interroger pour découvrir et comprendre.10(*)

La méthode ethnographique permet au chercheur en communication d'étudier un groupe, ses conduites, ses actions, ses habitudes et de les interpréter en contexte. Cette méthode repose sur une tradition théorique selon laquelle la signification sociale des phénomènes sociaux provient de sens qu'on leurs donne au cours de nos interactions.

0.4.2. Techniques :

Pour ce qui concerne les techniques, nous avons utilisé dans un premier temps la technique documentaire pour inventorier les écrits déjà existant, élaborés par les chercheurs qui ont mené leurs recherches dans ce domaine. Nous avons par ailleurs recouru à l'observation participative, à l'interview avec certaines autorités et certains responsables puis nous avons fini par l'enquête tout en élaborant un questionnaire pour recueillir des données empiriques sur notre étude pour nous conduire à une bonne définition de la radio Campus de l'Université de Kinshasa digne de son nom.

Nous avons ensuite clos cette étape par le focus group lequel nous a permis d'explorer les contours de l'objet de notre enquête. Car la discussion engagée entre les personnes prenant part au focus group a clarifié et précisé les opinions. Cette méthode a permis de relever les inhibitions des autres parce que le collectif donne plus de poids aux critiques que dans les entretiens individuels.

Selon Sylvain SHOMBA, cette technique permet d'évaluer des besoins, des attentes, des satisfactions ou de mieux comprendre les opinions, les motivations ou de comportements. Elle sert aussi à tester ou à faire émerger les nouvelles idées inattendues pour le chercheur.11(*)

0.5. Délimitation du travail

Comme tout travail ou toute étude scientifique, le thème sous examen est limité dans le temps et dans l'espace.

Sur le plan temporel nous avons observé le phénomène depuis notre arrivé à l'Université jusqu'à notre départ soit de l'année 2006 à 2010. Mais pour beaucoup d'autres détails, l'année académique 2009-2010 semble préoccupantes car des observations s'y réfèrent.

Sur le plan spatial, notre étude se limite à l'Université de Kinshasa. Ceci parce que tous les éléments évaluer ou pris en compte ne sont qu'issus du site universitaire du Campus de Kinshasa dit « Colline inspirée ».

0.6. Subdivision du Travail

Outre l'introduction générale et la conclusion, notre mémoire comporte trois chapitres ayant chacun deux sections.

Le premier chapitre est consacré aux considérations générales dont la première section trace un cadre conceptuel puis la seconde un cadre théorique.

Au deuxième chapitre, nous présentons notre milieu d'étude. Mais tout en consacrant la première section à la présentation d'une manière générale de l'Université et la seconde section à celle du Projet de la Radio Campus.

Le troisième chapitre enfin, présente les données de l'enquête et leur interprétation à la première section et puis le modèle d'une grille des programmes issu conçu à l'issu de l'enquête menée.

0.7. Plan du travail

Ce travail, outre son introduction générale et sa conclusion comporte trois chapitres ayant chacun deux sections. Ainsi nous présentons ce plan détaillé de la manière suivante :

CHAPITRE I. CONSIDERATIONS GENERALES

Section I. : Cadre Conceptuel

Section II : cadre Théorique

CHAPITRE II. : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

Section I. : Présentation générale de l'Université de Kinshasa

Section II. : Présentation du Projet de la Radio Campus et sa Localisation.

CHAPITRE III. : Analyse, Interprétation des Données et Proposition de la Grille de Programmes

Section I. : Enquête : Analyse et Interprétation des données

Section II. : Proposition de la grille des programmes.

CHAPITRE I.

CONSIDERATIONS GENERALES

Le chapitre premier consacré aux considérations générales se subdivise en deux sections dont la première définit les concepts de base figurant dans l'intitulé de notre thème sous examen ; et la deuxième quant à elle, trace le cadre théorique de ce travail tout en expliquant l'approche et les théories que nous avons exploitées et qui nous ont permis d'aborder avec lucidité ce sujet.

a. SECTION I.

CADRE CONCEPTUEL DU TRAVAIL

Dans le cadre conceptuel de ce travail nous tendons d'expliquer les termes ou concepts clés contenus dans l'intitulé de notre sujet. Et cela permet à nos lecteurs d'avoir une idée et la compréhension sur le fond de la matière que nous abordons tout au long des notre travail. Nous mettons en exergue les concepts : projet, radio campus, grille de programmes et attente du public.

i. I.I.1. Le Projet

Avant de définir le mot projet il nous semble impératif de saisir le sens qu'il peut revêtir. Le projet sera compris selon que l'on lui donne le sens français ou anglo-saxon.

Au sens français : la représentation de quelque chose que l'on pense atteindre, qu'on a l'intention de faire, ou alors simplement un travail préparatoire, une ébauche. Dans ce cas, seule la finalité est prise en compte, pas du tout les actions nécessaires à sa réalisation.

Au sens anglo-saxon : le projet (Project) : est un ensemble d'actions à réaliser pour atteindre un objectif défini dans le cadre d'une mission précise et qui comporte un début mais aussi une fin. Ici, l'important est avant tout la façon d'atteindre l'objectif.

Définition

Plusieurs définitions sont taillées pour comprendre le terme projet notamment nous retiendrons que :

On appelle projet, l'ensemble des actions à entreprendre afin de répondre à un besoin défini dans le délai fixé.

Un projet est une action temporelle avec un début et une fin, qui mobilise des ressources identifiées (humaines, matérielles et financières) durant sa réalisation, qui possède un coût et fait donc l'objet d'une budgétisation de moyen et d'un bilan indépendant de celui de l'entreprise. Les résultats attendus du projet sont ainsi des livrables.

Pour l'AFNOR (Association Française de Normalisation), le projet est une démarche spécifique, qui permet de structurer méthodiquement une réalité à venir. Cette définition est proche à celle des anglo-saxons.

Un projet, dès qu'il est suffisamment complexe et a des enjeux importants, consiste en un ensemble d'actions visant un résultat défini, connu et mesurable.

Le projet est limité dans le temps (le temps pour un projet est conçu comme un concept développé pour représenter la variation du monde : l'univers n'est jamais figé...) et comporte toujours une notion de nouveauté et de changement.

Caractéristiques d'un Projet12(*)

- La Complexité : Un projet est complexe mais pas forcement compliqué car il va faire à des ressources, des moyens, des compétences qui ne sont pas généralement placés sous la même autorité et qu'il va falloir coordonner pour atteindre un objectif unique.

- l'unicité : il n'existe pas deux projets identiques. Ils peuvent se ressembler, l'objectif peut être le même, mais il reste toujours des différences, dans les délais, dans l'environnement, dans le contexte de réalisation. Le fait même de vouloir recommencer ce qui a déjà été fait implique un profond changement : mettre en place une production de série par exemple, implique de nouvelles méthodes de gestion, d'autres organisateurs de travail. Le simplement déplacement géographique d'une réalisation peut entraîner de profondes modifications.

Enfin, même s'il est difficile de classer les projets, on peut saisir quelques distinctions qui peuvent permettre de mieux saisir l'étendue de la notion du projet :

- Le projet interne et externe : on parle ici de la destination. (Pour client ou non).

- Le Projet de développement ou de réalisation : le premier a pour but quelque chose de reproduction et le second un objet unique.

- Le projet technique et organisationnel : ici on les classe selon leurs objets.

Les étapes du projet comme les détaille MERISE13(*).

Pour qu'il soit géré dans un contexte de qualité, un projet doit suivre différentes phases au terme desquelles, des points de contrôle doivent être définis. Chaque étape fait l'objet d'un livrable et d'une validation à partir d'un document spécifique. Cela permet de maîtriser la conformité des livrables à la définition des besoins ainsi que de s'assurer de l'adéquation aux objectifs de coûts et de délai.

Ces étapes de validation, constituant une des tâches de la gestion de projet, permettent de déceler les non conformités au plus tôt et de s'adapter aux nouvelles contraintes dues aux aléas non prévus initialement. La maîtrise du temps alloué à chaque tâche est primordiale et l'analyse des risques est indispensable. En effet, au lancement du projet il existe beaucoup d'incertitudes, dans la mesure où les caractéristiques ne sont pas encore formalisées. Cela représente autant de risques pour le projet, qu'il faut essayer d'identifier afin de les anticiper. De cette manière, des moyens doivent être prévus d'une part pour prévenir l'apparition de ces risques mais également pour les corriger le cas échéant

A chaque étape, il peut être décidé d'arrêter le projet si la maîtrise d'ouvrage estime que les objectifs ne pourront pas être tenus.

Le terme de jalon (en anglais milestone, traduit parfois en pierre miliaire) est utilisé pour désigner les événements sensibles de la réalisation du projet nécessitant un contrôle. Chaque jalon permet de vérifier que les conditions nécessaires à la poursuite du projet sont réunies. On désigne par le terme d'échéancier (éventuellement jalonnement) l'enchaînement des dates des jalons.

On appelle « cycle de vie du projet » l'enchaînement dans le temps des étapes et des validations entre l'émergence du besoin et la livraison du produit. Le « cycle de vie de l'ouvrage » correspond aux étapes et aux livrables nécessaires à la réalisation de l'ouvrage.

Habituellement, on retrouve les phases ou les étapes suivantes (mais les appellations varient selon le contexte et les méthodes). C'est-à-dire que le projet peut être découpé de façon basique de la manière suivante :

1. Phase préparatoire ou Étude préliminaire (ou encore préalable dite aussi de faisabilité voire d'opportunité)

Cette phase permet de prendre conscience du projet, puis d'étudier l'objet du projet pour s'assurer que sa mise en oeuvre est pertinente et qu'il entre dans la stratégie de la société. Cette phase, généralement qualifiée d'Avant-Projet, doit se conclure par la mise au point de documents formalisant le projet et indiquant les conditions organisationnelles de déroulement du projet.

A ce stade, le but est de déterminer le périmètre du projet et sa faisabilité, c'est-à-dire de définir ce qui sera inclus dans les objectifs du projet, ce qui ne le sera pas et si le projet doit bien être lancé. D'une part, on estime si les bénéfices attendus seront en proportion des investissements engagés et du coût prévisionnel du projet. Pour de nombreux projets, on détermine ainsi le retour sur investissement escompté (ou plus exactement : payback) (il faut toutefois noter que tous les projets ne visent pas forcément à atteindre un profit financier : on peut lancer un projet dans le but d'améliorer le service aux usagers d'une administration, ou pour améliorer le climat social d'une entreprise - dans ces cas, le retour sur investissement n'est pas nécessairement quantitatif).
D'autre part, l'étude de faisabilité détermine également si l'organisation est bien en mesure de mener le projet à son terme. On cherche en particulier à savoir si elle dispose des compétences, des ressources et des fonds nécessaires.

2. Phase de Réalisation et contrôle ou fabrication:

Il s'agit de la phase opérationnelle de création de l'ouvrage. Elle est menée par la maîtrise d'oeuvre, en relation avec la maîtrise d'ouvrage. Cette phase commence par la réception du cahier des charges et se clôture par la livraison de l'ouvrage.

C'est lors de cette phase que le projet est réalisé ou fabriqué, c'est-à-dire que les tâches permettant de mettre en oeuvre le nouveau produit, bien ou service sont réalisées.
Dans les projets informatiques, c'est cette phase qui permet la construction du logiciel.
Pour contrôler l'avancement de ces tâches et le respect des délais on utilise des outils de gestion de projet notamment des logiciels qui permettent, en cas de retard ou dépassement des délais, de planifier à nouveau la suite du projet.
Dans cette phase sont également réalisés les tests : test unitaire, test d'intégration, test de performance.

Dès la mise à disposition ou la réception du livrable, il est nécessaire de procéder à des vérifications de manière à contrôler la conformité du résultat fabriqué avec la commande qui avait été passée lors des spécifications. Les contrôles s'effectuent sous forme de tests rigoureux à partir des cahiers de tests qui ont été préparés.

A l'issue de la phase de recette est signé un procès-verbal de réception définitive.

Selon la complexité du projet, des séquences de vérification globale peuvent s'avérer nécessaires. Lorsqu'il a été fait appel à une sous-traitance, la fin de la recette marque une étape importante car elle déclenche la période de garantie juridique pendant laquelle le demandeur peut se retourner contre son prestataire.

Le produit est mis à disposition du marché ou des utilisateurs, c'est ici qu'entre en action la politique de communication et d'une manière plus générale ce qu'on désigne par l'accompagnement du changement.

3. Phase de fin de projet ou de Suivi des performances et de la qualité

Les outils de suivi ont été établis dès la préparation du projet, en même temps qu'ont été définis les objectifs de performance et de qualité.

La conduite du projet est, en règle générale, confiée à un directeur de projet ou un coordinateur de projet, ou encore à un chef de projet. Ce responsable du projet rend compte à un comité de pilotage.

Il s'agit de la mise en production de l'ouvrage, c'est-à-dire s'assurer que l'ouvrage est conforme aux attentes des utilisateurs et faire en sorte que son " installation " et son utilisation se déroule correctement. Dans la mesure où la maîtrise d'oeuvre connaît le produit qu'elle a mis au point, il lui revient de l'installer

Ces trois phases sont également connues sous l'appellation « 3C » : cadrer, conduire, conclure.

ii. I.I.2. La Radio Campus

La radio campus est un organe de radiodiffusion de radiophonie émettant à partir d'un site universitaire et dont le public cible sont les membres de la communauté universitaire. Et donc, c'est une radio dont la grille des programmes répond à soixante quinze pourcent (75%) aux attentes de cette dernière.

La radio campus est une radio universitaire dont les membres de la communauté universitaire peuvent en être initiateurs ou partenaire. Plusieurs universités au monde possèdent à leur sein des radios à l'instar de radio de l'Université de Lille, de Lion, de Québec, Paris III, l'Université libre de Bruxelles, de Nantes.... Pour ces différentes radios les contextes et les missions se diffèrent selon leurs cahiers décharges et voeux.

Il serait peut être malaisé pour nous si nous ne devons que limiter notre explication à ce niveau. Parce que, définir un concept apocope comme radio, renvoie à un grand nombre des mots14(*) notamment : radiodiffusion, radiocommunication ou la radiophonie.

a. Radiodiffusion :

C'est la communication à usage public ; c'est un procédé qui fait allusion à la diffusion des programmes sonores et / ou visuels.

b. Radiocommunication :

Elle est un procédé correspondant à la télécommunication réalisée à l'aide d'ondes radioélectriques. De manière plus spécifique, le système de transmission des sons utilisant les propriétés des ondes radioélectriques constitue la radiophonie.

c. Radiophonie :

C'est un système de liaison téléphonique entre deux correspondants qui utilisent les ondes électromagnétiques.

Le radiotéléphone est plus spécifiquement le téléphone, placé dans une automobile et qui utilise le moyen de transmission de la radiodiffusion.

Mais il faut cependant noter qu' originellement la radiophonie était désignée par l'expression télégraphie sans fil, puis de téléphonie sans fil (T.S.F) ce qui correspondait au premiers usages de la radio : 1912, le propriété de redressement des cristaux découverts par l'américain creen l'adwhitier et le surcuit régénérateurs mis au point par l'ingénieur électricien l'américain Edwin Howard picard permit d'améliorer les matériel commercialisée dès 1915, la téléphonie sans fil avait progressé à un point tel qu'une communication fut établie entre la Virginie et l'Hawai et paris. La transmission des télégrammes internationaux, puis la transmission des messages téléphoniques. L'usage de la radio en tant qu'instrument de loisir ne date que de 1920 avec l'inauguration à PiHbourh de KDKA, la première station de radio aux Etats - unis, En 1922. WEAF et la première station de privée totalement financée par la publicité, et lancée à New-York.

Le point de départ scientifique de cette théorie et la des ondes radio exposée par l'anglais James Clerc Maxwell en 1864, et démontrée en pratique par l'allemand Heinrich Hertz en 1888.

En 1890, le français Edouard Branly invente un appareil pour détecter des ondes radio et pour le transformer en un. Courant électrique utilisable. et c'est en 1894, que l'italien Guglielmo Marconi réalise la première émission de signaux radio en utilisant l'éclateur de Hertz comme émetteur du cohéreur de Branly comme récepteurs.

L'utilisation des ondes courtes en 1923 pour les émissions des signaux sur des grandes distances, la compréhension de la propagation des ondes radio tout au tour de la terre, par la découverte de l'ionosphère ( zone électrisée de l'atmosphère située entre 130 et 320 Km d'altitude) qui réfléchit les ondes radio, la découverte de la modulation des fréquences en 1935, la mise au point de la radio par transistor en 1954 et les premières émissions en stéréophonie en 1961 constituent les principales étapes du développement de la technologie radiophonique. A partir des années 1980, la radiophonie intègre progressivement la technologie informatique. Mais alors actuelle, on ne peut comprendre la notion de radio sans informatique car, déjà la notion de Web radio l'illustre bien. Elle utilise la transmission par satellite pour la diffusion qui se font de plus en plus modulation des fréquences (FM) par des entreprises de radiophonie de moins men moins généralistes pour un public de plus en plus ciblé.

Les Fonctions de la Radio

Outres les fonctions ou missions traditionnelles de la radio à savoir informer, former (éduquer) et divertir, notre insistance cette fois sera axée dans la fonction de la socialisation de la radio.

Parler des fonctions de la radio, c'est faire voir le rôle qu'a joué et que continue à jouer la radio depuis sa création vers les années 1920 jusqu'à nos jours. Mais cet exercice est énorme à tel enseigne que le temps mis et le format exigés pour cette monographie ne nous permettrons pas de tout dire. Donc, loin de nous, l'idée de faire tout l'éventail de toute cette histoire qui renferme ces différents rôles. Nous en indiquons les principales fonctions tout en les situant dans leurs périodes respectives.15(*)

1. La période des premiers postes (1920 - 1930)

La fondation des premières stations émettrices de radio fut souvent le fait de producteurs de matériel radioélectrique voulant vulgariser leurs expériences et populariser leurs techniques en diffusant des concerts ou des nouvelles dans l'espoir de créer un nouveau marché pour leurs productions

Selon les pays, la liberté d'action fut complète ou, au contraire, l'intervention de l'Etat se manifesta sous des formes différentes.

2. La Période ou l'Ere de la Radiodiffusion (1930 - 1960)

Le changement dans les termes, vers 1930, est le signe d'une mutation : la TSF devient la radio. En même temps que la puissance des postes augmente, ils ont davantage d'auditeurs et la radio devient un moyen d'information et de propagande car elle accroît des dimensions internationales.

Vers les années 30, la radio joue double rôles : elle joue un rôle à dimension économique et un rôle politico-culturel.

a. Les dimensions économiques de la radio

La TSF sort de l'amateurisme et commence à se professionnaliser. D'abord au niveau de l'organisation des postes émetteurs : l'Etat est amené à intervenir pour la répartition des longueurs d'ondes fixées par des conférences internationales : Prague, en avril 1929 entre 27 pays, puis à Lucerne en mai - juin 1933 ; un troisième plan répartissant 140 longueurs d'ondes entre 372 stations fut adopté en 1939 à la conférence de Monteux où 31 pays furent représentés, mais il ne fut pas appliqué à cause de la guerre.

Les progrès de l'amplification permirent de moduler les courants de l'émetteur et d'améliorer ile son avec la mise au point de lampes hétérodynes et superhétérodynes. Ainsi la radio diffuse-t-elle davantage de musique, ce qui permet un accroissement indéfini des programmes. La fabrication des postes récepteurs moins coûteux entraîne une production en série qui, à son tour, fait baisser les prix des postes et attire de nouveaux acheteurs.

En se développant, la radio, tout d'abord activité complémentaire, définit des nouvelles professions, réalisateur, producteur, speaker, animateur, journaliste, ainsi que celles de réparateur et de vendeur de postes.

La publicité trouva un nouveau domaine d'activité dans la radiodiffusion ; en France, où la publicité commerciale était encore peu développée, M. Bleustein Blanchet commença ses activités publicitaires avec la radio. Par les effets de la publicité, des informations économiques, de l'attention portée aux livres et plus encore aux disques, par les modes qu'elle diffuse, la radio est un instrument du marché.

b. Le Rôle politique et culturel de la radio

En devenant l'affaire de professionnels, les programmes de radio se spécialisent et s'étendent sur presque toute la journée. Beaucoup d'émissions retransmettent des activités qui n'ont pas été conçues pour la radio, des concerts, des chansons, des pièces de théâtre, des conférences, des lectures d'extrait de livres ou des journaux ; mais peu, à peu, sous l'influence de la nouvelle technique, des genres nouveaux apparaissent : radio théâtre, feuilleton radiophoniques dont l'effet sur les auditeurs peut être saisissant.

Le rôle culturel de la radio est surtout souligné en Europe, plus de la moitié des programmes est généralement consacrée à la musique ; les émissions littéraires et historiques cherchent à diffuser le patrimoine culturel. La radio scolaire et, dans certains pays, les émissions religieuses contribuent aussi à renforcer le caractère culturel de la radio. Le divertissement (chansons, jeux, sketches) occupe la première place dans les stations commerciales qui cherchent à attirer les plus d'auditeurs, aux Etats-Unis et en France, dans les postes privés.

3. La radio des années 40 (période qualifiée de la guerre des ondes)16(*)

La guerre des ondes commença avant la deuxième guerre mondiale. Les japonais avaient utilisé la radio dans les parties de la Chine qu'ils avaient occupées depuis 1931 ; les Italiens cherchaient dans leurs émissions en langue arabe à soulever les populations d'Afrique du Nord, et notamment les Tunisiens, contre la France ou les Egyptiens, et même les habitants de l'Inde, contre les anglais. La guerre d'Espagne avait provoqué une propagande radiophonique de deux camps, chacun ayant ses postes diffusant à destination de l'étranger.

Pendant cette période, la radio fournit des informations qui sont soumises à la censure dans la plupart des pays belligérants : aussi les émissions étrangères sont-elles recherchées par les habitants des pays en guerre, surtout dans leur propre langue.

4. La radio à l'âge de la Télévision soit dans les années 1960 à 1990.17(*)

La radio d'implantation de la télévision aux Etats-Unis, en Angleterre, au Japon laissa croire pendant quelques temps à un déclin de la radio ; certes, celle-ci vit décroître son audience dans un premier temps (qui ne se place pas à la même date pour les différents pays) ; mais l'irruption de la télévision fut plutôt un défi qui obligea la radio à modifier ses habitudes et son style, profitant elle aussi du progrès technique. Tandis que la télévision se développait dans les sociétés industrialisées et, de là, dans d'autres pays où elle reproduit surtout les modèles culturels occidentaux, la radio s'implantait plus largement dans le Tiers Monde.

En Afrique noire, avec l'indépendance, les nouveaux Etats ont recueilli en héritage des installations techniques et aussi le monopole de la Radio ; même dans les anciennes colonies anglaises, où le régime de la BBC, moins étatisé, avait servi de modèle, la radiodiffusion passa rapidement sous le contrôle des gouvernements, s'inspirant du modèle français. La coopération technique fut assurée principalement par les Etats occidentaux et par des organismes internationaux : l'Unesco et Union Internationales des Télécommunications.

La radio joua un rôle primordial dans les mouvements politiques ou révolutionnaires affectant plusieurs Etats africains. Les installations; radiophoniques sont devenues un véritable enjeu essentiel dans les coups d'Etat ; ainsi un commando, le 23 mars 1970, s'empara du poste de radio à Brazza ville et annonça la déchéance du gouvernement Ngouabi, mais le chef de l'Etat congolais qui se trouvait en déplacement en Pointe-Noire, se servit de la station de radio de cette ville pour reprendre en main la situation.

La dépendance étroite des organismes des radiotélévisions à l'égard des autorités politiques donne à l'information radiodiffusée un caractère officieux ; le nom de la station traduit souvent un engagement politique : ainsi la Voix de la Révolution au Congo Brazzaville, au Centre-Afrique, au Burundi, la Voix du zaïre au Zaïre et la Voix du Renouveau en Haute-Volta.

De nombreux Etat africains ont voulu utilisé la radio pour revaloriser les cultures traditionnelles ; ainsi l'émission « Chansons de chez nous » à, radio-Mali, ou encore l'émission du Poï Kan Poï, créée en 1968, diffusée vendredi (jour de repos dans le monde musulman) mêlant l'information, musique traditionnelle, animation rurale et lecture du courrier...

Vers ces années, il faut aussi signaler que la radio est plus utilisée pour renforcer l'action gouvernementale. Mais elle reste aussi une force révolutionnaire. Exemple au Cuba, la radio avait déjà joué un rôle dans la lutte contre Battista. Après la prise du pouvoir par Fidèle Castro, la radio nationale devint instrument de Propagande et de développement culturel.

La radio en Asie aussi vers ces années joue un rôle important dans la vie politique ; la pise de l'immeuble par exemple de la radio au moment de la révolution à Téhéran, le 11 février 1979, a donné lieu à une violence bataille.

En Chine, la radio a joué un rôle important dans la révolution culturelle ; c'est par elle et par l'écoute collective que les Gardes rouges ont mobilisé les masses populaires. Le retard du développement de la télévision en Chine contribue à accroître le rôle de la radio.

5. La radio à la fin du XXIe Siècle

La radio à a fin du vingt et unième siècle reste le moyen d'information le plus diffusé dans le monde.

La législation des radios locales privées a été souvent modifiée ; depuis novembre 1994 le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a défini cinq catégories de radios privées et réglementé la publicité. ; les radios associatives représentaient moins de la moitié des quelques 1290 stations privées en 1994. Des radios FM ont développé des émissions de « libre antenne ».

L'effondrement du régime soviétique a entraîné une libéralisation des ondes souvent avec des participations étrangères. La radio avait été libéralisée à l'époque de Gorbatchev avec un Décret du 14 juillet 1990 préparant la fin du monopole de Gosteleradio et un nouvel organisme Radio télévision. Les républiques vers ces années prennent le contrôle des leurs radios.

En Afrique où les monopoles d'Etat bien que chancelant restent très souvent maintenus on peut noter la création des radios privées à Ouagadougou, à Abidjan, à Bamako, Dakar, en République sud-africaine et en république démocratique du Congo. Le développement des radios rurales diffusant en langues africaines et donnant la parole aux ruraux se manifestent dans plusieurs pays.

L'internationalisation de la radio s'est aussi accentuée. Les radios internationales représentent un service public souvent lié au Ministère des Affaires Etrangères.

Si la radio est parfois un instrument de révolte ou de libération, elle est surtout un moyen d'information et de divertissement, de vulgarisation, de socialisation, d'accompagnement à la vue quotidienne. Elle permet l'innovation dans le cas des radios plus communautaires privées ou publiques.

6. La radio aujourd'hui à l'Université de Kinshasa.

Aldo FALCONI affirme « qu'en Afrique, la radio est un « médium-roi », tout le monde l'écoute, car la tradition et la culture se transmettent avant tout par la parole. Elle accompagne la vie quotidienne quelque soit l'âge ou le niveau d'étude de l'auditeur. En outre, elle profite de deux avantages : c'est le seul moyen qui peut être « consommé » en, faisant autre chose et son coût reste faible ».18(*)

La radio qui émettra de la colline inspirée de l'université de Kinshasa permettra de:

- rendre l'Université visible et vivante en rendant compte des activités liées à ses missions fondamentales d'enseignement, de recherche, de sauvegarde et de développement des connaissances. Il s'agit d'assurer la visibilité de l'Université par la formation, l'information et la vulgarisation, et en même temps de permettre à l'université d'éclairer la société.

- développer des synergies entre l'Université et la société par des émissions radiophoniques à caractère technologique (recherche et développement), pédagogique (recyclage des enseignants du primaire, du secondaire et de l'enseignement supérieur et universitaire), social (hygiène publique et soins de santé primaires) et civique (éducation à la citoyenneté).

- Constituer une fenêtre médiatique et de vulgarisation des activités du P3.

- Favoriser la liberté de création des étudiants en les incitant à se regrouper dans des équipes de production, de rédaction et de réalisation, sous la supervision de leurs professeurs. Il s'agit d'apporter un appui à la formation en sciences de la communication.

- Valoriser des perspectives originales, à travers l'expertise locale (professeurs d'université, hommes et femmes d'expérience) pour une analyse constructive des questions d'actualité.

- Impliquer toutes les Facultés, tous les services et toutes les entités décentralisées de l'Université dans la production d'émissions de qualité.

- A l'Université de Kinshasa nous pouvons aussi accepté comme le souligne Che Guevara, la radio est d'une grande importance car, « elle explique, enseigne, excite, détermine... »19(*)

Bref, actuellement à l'université de Kinshasa, la radio devra jouer un rôle capital dans la socialisation, la vulgarisation, la sensibilisation de ses auditeurs. Elle permettra à la communauté universitaire de prendre conscience sur l'environnement auquel ils vivent. C'est-à-dire parler de son écologie, de la lutte contre les érosions, de l'entretien et réhabilitation des infrastructures, du danger qui en découle en cas de la négligence des conditions d'hygiènes appropriées ; de couroi de transmission pour se faire entendre à l'extérieur aussi.

iii. I.1.3. La grille des Programmes

C'est la répartition des programmes télévisés ou radiophoniques pour une saison selon un horaire régulier. Son organisation est verticale à la journée et horizontale à la semaine, au mois, à l'année. La grille des programmes est un outil stratégique d'une entreprise de télévision ou d'une station de radio. Car, la grille, eu égard au respect du cahier décharge, doit être conçue pour recueillir la plus forte audience et pour fidéliser la plus forte proportion du public tout en évitant de programmer des productions onéreuses au moment où ce public est rare.

Selon Michel SOUCHON la « programmation est l'art de la rencontre ». Elle consiste à favoriser la rencontre du public et des émissions. Cette rencontre doit cependant respecter un certain nombre des principes et utiliser quelques recettes techniques. Programmer c'est d'abord connaître son public. Et, pour le programmateur, la sociologie des habitudes de vie est une donnée fondamentale ; notamment l'horaire du travail, le temps de transport, les habitudes alimentaires (les heures de repas), les loisirs, etc. Cela permet non seulement de savoir combien des personnes peuvent écouter à un moment précis mais également leurs caractéristiques sociodémographiques.

Cette présence au foyer plus ou moins importante du public détermine pour les programmateurs un découpage de la journée. Or, pour la programmation il faut également gérer les entrées et les sorties de différentes couches de publics.

Un des moments clés à cet égard se situe dans l'avant soirée. Il s'agit d'attirer au fur et à mesure de plus en plus d'auditeurs sans perdre ceux qui sont déjà à l'écoute.

Selon les tranches horaires, on va trouver des durées de programmes différentes. La longue durée est de 90 minutes pour le prime time avec les fils cinéma, du sport ou des variétés ; des émissions plus courtes de 30 à 60 minutes dans la journée et la deuxième partie de la soirée.

Par ailleurs, le coût de programmes est fonction de l'importance de l'audience. En conséquence, les programmes les plus chers sont donc programmés en prime time.

Pour la télévision ou pour la radio, quelque soit le pays où l'on se trouve, on retrouve toujours le même type d'offre de programme c'est-à-dire : 30% d'information ; 35 % de Fiction, 15- 20 % de divertissement, 10 à 15 % Documentaire et culture.

Le théoricien J.M. VERNIER définit la grille des programmes comme « un document utilisé en audiovisuel, relevant un ensemble d'émissions ou des programmes d'une station visant à fidéliser l'audience ».20(*) Son contenu tient compte de plusieurs facteurs, notamment la diversité socioculturelle du public, les dispositifs budgétaires, l'équilibre des genres et les moyens de production.

Dans le domaine des médias, le programme est une émission ou un ensemble d'émissions diffusées par une station radio ou une chaîne de télévision.

Pour ce faire, B. LAMIZET et A. SILEM estiment que «le programme est une liste des émissions de radio et télévision pour une période donnée, donnant les informations sur les horaires, les sujets avec éventuellement une analyse critique, lorsque ces programmes sont la matière de la presse spécialisée.21(*)

iv. I.1.4. Attente du public

Le public, en écoutant les médias a le désir que ces derniers puissent répondre ou satisfaire leurs besoins. Ce sont au fait, des préoccupations que le public a et qui attend des programmes inclus dans les émissions ou rubriques des organes aux quels ils désirent être satisfaits.

Alors cela leur est présenté à travers un tableau appelé grille des programmes « qui est un document reprenant les différents éléments (rubriques ou émissions) qui seront diffusés).

b. SECTION II.

CADRE THEORIQUE

Dans la deuxième section de ce premier chapitre, il est question de présenter les théories et approches qui sont exploitées.

Nous savons qu'il serait aberrant qu'un chercheur parle de la communication sans toute fois faire référence à l'approche communicationnelle ou à la théorie dans laquelle il situe sa recherche.

Ne voulant pas faire l'ironie du sort, dans le cadre de cette étude, nous avons effleuré deux théories. Il s'agit de la théorie de l'Agenda setting et de celle de « Uses and gratifications » (usages et satisfactions). Et cela nous les avons utilisées dans une approche fonctionnaliste. L'usage de ces dernières n'est pas un hasard car, en prenant le fonctionnalisme comme paradigme fondamentale de cette étude, nous sommes convaincus que la conception, la matérialisation de la radio campus vient jouer un rôle spécifique dans le grand système qui est le Concert des médias Congolais (UNPC). Et cette mission ou cette fonction spécifique ou particulière de la Radio Campus dépendra d'un côté de la volonté des programmateurs de ses émissions et de l'autre, du souci de mettre en place le meilleur produit capable de satisfaire les besoins de son public.

i. I.2.1. Approche ou Paradigme utilisés

Le Paradigme ou Approche Fonctionnaliste

Le paradigme fonctionnaliste est l'ensemble des théories qui proposent une vision du fonctionnement général de la société. Il comprend des théories telles que : Le structuro-fonctionnaliste, la théorie des systèmes, et les modèles des échanges sociaux, la théorie des « uses and gratifications » des médias, la théorie de la fonction d'agenda, etc.

Le fonctionnalisme part d'un constat selon lequel les individus en tant que composantes de la société sont différents et tiraillés par des intérêts particuliers. Malgré cela, un ordre social émerge. Pour comprendre cette contradiction, les structuralistes affirment que ce sont les conséquences des actions individuelles qui produisent l'ordre social. Ceci, par le fait que la société possède son propre fonctionnement, sa dynamique qui tend vers l'équilibre. Elle paraît comme étant plus que la somme des éléments qui la constituent : individus et institutions sociales. D'où dans son fonctionnement, elle peut résister aux changements et perturbations issus des intérêts contradictoires de ces éléments grâce au processus d'homéostasie, et parvenir à l'équilibre social par son fonctionnement et l'interaction, voire l'interdépendance de ses éléments et par la conséquence voulue et voulue des actions individuelles.

La fatigue de chercheurs empiristes à rechercher des effets dans une attitude positiviste a orienté les études vers la recherche des « Uses and gratifications » des médias. La question de la recherche traditionnelle de ce que les médias font aux gens bascule pour celle de ce que les gens font des médias.

Il convient de noter que le fonctionnalisme, comme le rappelle Madeleine Grawitz, est né de la difficulté de saisir la cause dans l'étude sociologique des faits sociaux. En effet, poursuivant la volonté du père fondateur de la sociologie, Auguste Comte (1798 - 1855), d'appréhender les faits sociaux comme des choses, le positiviste-empiriste Emile Durkheim (1858-1917) propose d'expliquer les faits et les phénomènes sociaux en appliquant la règle selon laquelle la cause déterminante d'un fait social doit être cherchée parmi les faits sociaux précédents...

Cette difficulté a orienté, selon M. Grawitz (2001 : 424) certains sociologues vers l'interprétation des sociologiques par la notion de « fonction ». Le fonctionnalisme qui était partie prenante à la causalité se propose alors de remplacer la causalité par la fonctionnalité en répondant à la triple interrogation selon laquelle : est-ce que ça marche ? Pourquoi, Comment ? Certaines études aboutissent même à confondre empirisme et fonctionnalisme.

L'impact social des médias est une question centrale mais n'épuise pas le rôle des médias dans les sociétés. La théorie fonctionnaliste se tisse des concepts proposés par R. Merton. Pour lui, on se doit de distinguer les fonctions de la communication des masses et le but poursuivi par le communicateur dans la mesure où les deux peuvent ne pas correspondre.

Pour Merton, la théorie fonctionnaliste sert à interpréter les phénomènes en considérant leurs conséquences du point de vue des structures plus vastes dans lesquelles ils se trouvent impliqués. Exemple : une campagne médiatique qui a pour fonction de favoriser la mise en place d'une politique de santé, peut avoir d'autres implications.

Les utilisations des médias et les satisfactions que les utilisateurs, auditeurs, lecteurs retirent des émissions deviennent la, préoccupation. Les attentes, les demandes et les besoins du public retiennent l'attention des chercheurs.

Dans la ligne de ce paradigme qui perçoit la société comme une totalité organique dont les éléments s'expliquent par la fonction qu'ils remplissent, les chercheurs qui adhèrent à ce paradigme vont s'investir dans la détermination des « fonctions ou latentes » attribuables aux médias de masse : fonction d'information, fonction d'agenda, de divertissement, d'évasion, de renforcement des valeurs, etc. On reconnait aussi aux médias le disfonctionnement tel que l'apathie, d'invasion culturelle, la diminution de l'esprit critique, l'augmentation de conformisme social, la dépersonnalisation, etc.

La question fondamentale que le fonctionnalisme pose est : « Pourquoi et comment utilisons nous les médias ? »

La théorie fonctionnaliste donne la réponse. Nous utilisons les médias parce qu'ils nous offrent les équivalents fonctionnels à l'interaction humaine.

ii. I.2. 2. Théories Exploitées

- La théorie de l'Agenda Setting

En raison des contraintes spatio-temporelles, les directeurs de programmes des radios comme des télévisions sont butés à la pratique de la sélection sur l'ensemble des éléments à diffuser. Les médias à travers l'information, peuvent contribuer à influencer le récepteur en mettant en évidence tel événement plutôt que tel autre, telle déclaration plutôt que telle autre, telle émission plutôt que telle autre, telle fait plutôt que tel autre, et c'est ainsi qu'ils orientent leur attention.

En effet, le concept « Agenda setting » proposé par Marc Combes et Shaw en 1971, désigne précisément la façon dont les préoccupations des citoyens sont structurées par les médias, notamment par les médias d'information.22(*)

De ce fait, la théorie de l'Agenda selon WHITE consiste pour les hommes des médias d'établir l'ordre du jour, non seulement de ce qu'il faut mais surtout de c'est à quoi il faut penser. L'effet le pus important de la communication des masses serait le fait d'organiser mentalement le monde à notre place23(*)certains enjeux sans pour autant le dicter son opinion. Mais le développement antérieur de cette notion montre que les médias sont eux-mêmes dépendants d'autres facteurs ou acteurs sociaux tels que les téléspectateurs.24(*)

Il s'agit donc dans cette théorie de sélection des événements jugés d'importants par le concepteur des programmes télévisés ou audio. Comme conséquence, le journaliste ou le directeur de programmes privilégient certains faits ou analyses en rejetant d'autres dans l'ombre. Cette sélection est revendiquer par les journalistes comme leurs droits de profession mais aussi comme un danger car, il se peut que ces éléments programmés ne plaisent pas aux auditeurs.

Nous estimons que la théorie de l'agenda setting ou cette fonction s'applique bien à la façon dont fonctionnent les médias audiovisuels congolais notamment la radio. En effet, cette théorie qui est celle de l'opinion publique stipule que : « les médias définissent les calendriers des événements, voire même la hiérarchie des sujets dont on parle. Ils nous disent non pas ce qu'il faut penser mais c'est à quoi il faut penser ». 25(*)

Puis que ce sont les médias eux-mêmes qui élaborent les programmes à présenter, ils définissent ce qui à leurs yeux, semblent prioritaires et importants ; ce qui les intéressent. Ils diffusent les informations qu'ils choisissent et ne tiennent pas compte du public mais lui indique c'est à quoi il faut penser. Ce sont les choix de leurs sujets qui doivent faire l'objet de réflexion du public.

Dans les cités les gens ont compris : que si les médias ne dictent pas ce que l'on doit penser, ils gardent une ; grande capacité de mise sur agenda c'est-à-dire la présentation d'indiquer ce à quoi on doit penser.26(*)

- Théorie des « Uses and Gratifications ou celle des usages et satisfactions

Selon Philippe CABIN, la théorie des usages et satisfactions admet le caractère unificateur des mass médias mais écarte l'idée de manipulation. Les effets des médias sont donc mesurés en termes des besoins qui les remplacent.27(*)

Les enquêtes s'intéressent aux usages que font les consommateurs de différents genres de message et aux satisfactions qu'ils en tirent. Cette théorie part du principe selon lequel les médias informent, forment et distraient en suscitant des réactions au sein du public.

Dominique WOLTON affirme que l'usage et gratifications portent sur la variété des besoins, des orientations et des activités interprétatives repérables chez les membres d'un public qui diffèrent par leurs caractéristiques sociales ou individuelles. La convergence naissante entre la recherche sur les effets et les usages et gratifications peut renforcer la volonté de renaître la diversité des messages, des publics et des systèmes sociaux. Car, l'usage d'un type particulier des contenus par des catégories particulières d'individus dans des conditions particulières provoque un type d'effets puissant qui, en retour appelle un type particulier d'usage des médias et ainsi de suite, le tout forme une longue et interminable spirale des usages et des effets.28(*)

L'étude de ces changements impose des méthodes historiques originales et la prise en compte de tous les facteurs de cette évolution : le progrès scientifique et ses applications techniques, décisifs pour la naissance de la radio puis de la télévision et toujours restés déterminant depuis, les problèmes économiques liés à la production des appareillages, puis des programmes et ensuite à la concurrence entre les émetteurs, le statut juridique et les rapports avec les pouvoirs politiques ; le contenu des programmes dans la diversité des émissions et des formes d'expressions et leur contributions à ce que l'on a appelé la culture de masse29(*).

La rapidité des mises au point et les implantations et de la radio puis de la télévision surprend, dans nos sociétés contemporaines, habituées pour que les gazettes naissent de l'invention de Gutenberg ; en vingt ans l'invention de la TSF a conduit à la radiodiffusion publique moins de dix ans après ses premiers essais, la TV entrait en service.

L'effondrement du système soviétique et l'internationalisation croissante au niveau de la terre entière de la communication ont réduit la dimension politique de la radio et de la télévision et au contraire développé leur dimension économique en soumettant à la loi du marché non seulement leurs équipements, mais aussi leurs programmes, faisant éclater les cloisons entre le public et le privé, entre le politique, l'économie et le culturel. La tension est grande de rendre la télévision ou la radio un véritable outil responsable des changements constatés dans les comportements et les mentalités des hommes d'aujourd'hui.30(*)

Conclusion Partielle

Le premier chapitre de ce travail est à la fois un cadre théorique et conceptuel. C'est-à-dire il présente premièrement (donc en Section I les concepts de base qui constituent l'intitulé du sujet notamment les concepts projet, radio, grille de programmes et attente du public.

Dans la seconde Section, nous traçons un cadre théorique en inscrivant notre étude dans le champ communicationnel. Une définition de l'approche et des théories nous ont semblé indispensable. Dans le cadre d'approche paradigmatique, nous avons circonscrit cette étude à partir d'une approche fonctionnaliste (voir le Paradigme Linéaire de EKAMBO Duasenga).

Pour les théories, nous ne sommes pas sortis de notre paradigme, nous avons ainsi utilisé les théories des usages et gratifications et de l'Agenda Setting que Philippe Cabin définit comme les théories fonctionnalistes.

CHAPITRE II.

PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

Choisissant ici l'Université de Kinshasa pour notre milieu d'étude, nous nous trouvons dans l'obligation de présenter à nos lecteurs le site. En cela, outre sa situation géographique, il nous paraît utile de présenté l'UNIKIN dans ses différentes facettes avec des problèmes auxquelles elle est butée.

Ce chapitre comprend ainsi deux sections dont le premier fait la présentation d'une manière générale de l'université (avec différents problèmes auxquels elle est confrontée) et la seconde quant à elle présente le Projet de la Radio Campus.

c. SECTION I.

PRESENTATION DE L'UNIVERSITE DE KINSHASA

i. II.1.1 Situation géographique

Tout en reconnaissant les dimensions relatives et subjectives qui, souvent, précèdent et/ou accompagnent un choix, dans le contexte précis de cette étude, nous avons privilégié les luttes qui frappent tout le monde de façon évidente dès le premier regard c'est-à-dire ce qui a eu le temps de s'installer dans la conscience collective et qui ont façonné un portrait ou donnée d'une figure de site de l'Université de Kinshasa.

Elle est aussi un site non seulement constitué des facultés mais aussi des résidences et clubs pour professeurs et étudiants, des complexes sportifs et commerciaux, des homes d'étudiants et des restaurants universitaires qui sont à nos jours inopérationnels, mais aussi des entités décentralisées dont : les cliniques universitaires de Kinshasa, le Centre Neuro-psycho pathologique, l'Institut Technique Médical Mont-Amba / ITM-M.A et l'Ecole de Santé Publique et le Groupe Scolaire de Mont-Amba (GSMA).

L'université de Kinshasa forme par sa configuration, une véritable cité « des Savants » avec des édifices académiques et confessionnelle

Au plan géographique, cette cité de savants occupe une superficie de 270 Hectares, perchée sur la colline dite « inspirée » du Mont Amba dans la commune de Lemba, au sud Ouest de la ville de Kinshasa.

De nos jours, ce site est de plus en plus envahi de construction périphérique, des bois anarchiques, sans respect des normes d'urbanisme qui s'étendent aussi bien à l'Est qu'à l'Ouest de l'Université. Cette dernière est limitée, de part et d'autre, par les communes de Matete et de Mont Ngafula, le quartier Kindele, Mbanza Lemba, Tchad,Mandela et Lemmba Himbu.

L'université est aussi actuellement une colline qui est menacée de part et d'autre par des érosions qui exposent le site à une catastrophe si l'on n'y prend pas garde. Car, pendant cette présentation, L'université de Kinshasa compte une trentaine des têtes d'érosion.

ii. II. I. 2. Historique

Du point de vue historique, l'Université Lovanium aujourd'hui Université de Kinshasa avait été créée en 1954 sur un mode extrêmement élitiste et strictement européen par des courants coloniaux du catholicisme belge. Elle avait pour vocation de devenir la plus grande université catholique africaine. Au départ, elle a démarré avec 33 jeunes étudiants dont 12 en pré-université générale, 10 en psychologie, 5 en médecine et pharmacie, 4 en sciences politiques, économiques et sociales et 2 Agronomie contre plus au moins 26 000 étudiants actuellement.31(*)

Cette université naissante était issue du Centre Universitaire de Kisantu et elle s'était affiliée à la fédération internationale des universités catholiques. Malgré cette affiliation, l'Université Lovanium était ouverte à tout le monde sans discrimination religieuse. Dans le formulaire d'inscription, aucune référence d'appartenance à une religion n'était renseignée.

Elle est restée une université gérée par les catholiques de 1954 à 1971.A partir de cette année où, le régime politique du Président Mobutu va procéder à sa nationalisation qui aboutira à la création de l'Université Nationale du Zaïre (UNAZA).

Devenue la propriété de l'Etat congolais, l'université Lovanium devient ipso facto un Campus de l'UNAZA, à l'instar de l'Université Officielle du Congo (UOC), actuellement Université de Lubumbashi et de l'Université Libre du Congo (ULC), aujourd'hui Université de Kisangani.

Cette centralisation à outrance sentait un arrière goût politique, car le pouvoir voulait avoir une main mise sur les universités pour en maîtriser les clivages et les enjeux idéologiques.

En 1981, le Comité Central du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR, Parti-Etat, suggère une décentralisation de trois universités en vue de d'assouplir leur fonctionnement. La réforme qui s'en suivie mettre fin à l'existence de l'Unaza ainsi que l'existence de trois campus et celles-ci redeviendront trois universités publiques autonomes. Ainsi, le Campus universitaire de Kinshasa s'appellera désormais Université de Kinshasa et compte 10 facultés à savoir : la faculté de Droit, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, la faculté des sciences Sociales politiques et administratives, la faculté d'Economie et de Gestion, la Faculté de Sciences Exactes, la faculté Polytechnique, la faculté des Sciences Agronomiques, la faculté de psychologie et des sciences de l'Education, la faculté de Pharmacie et la Faculté de Médecine.

Nous ne perdrons pas de vues pour signaler qu'au moment de notre étude, l'Université de Kinshasa compte 12 facultés. Parce qu'il y a deux jeunes facultés qui viennent de voir le jour à savoir la Faculté de Médecine Vétérinaire et la Faculté de Géologie, Pétrole et Gaz.32(*)

A l'histoire de l'Université de Kinshasa s'associe étroitement celle de ses entités décentralisées33(*) que sont:

- les Cliniques Universitaires, fondées en 1957 par l'université de Lovanium, actuelle Université de Kinshasa, les Cliniques universitaires de Kinshasa (C.U.K) ont bénéficié par leurs infrastructures en bâtiment, de trois édifices hérités du site construit par l'Office National des Transports (ONATRA, ex OTRACO) ainsi que les ailes construites par l'Université elle-même. De leur existence, les cliniques universitaires de Kinshasa ont été placées sous l'autorité scientifique de la Faculté de Médecine, mais ayant une autonomie de gestion et dépendant pour ce faire, directement du Conseil d'Administration de l'université de Lovanium ;

- un Centre Neuro-psychopathologique de l'Université de Kinshasa (CNPP/UNIKIN), est implanté sur le site de l'université de Kinshasa, dans sa partie orientale. Il est délimité au nord ouest par l'Institut Supérieur des Techniques médicales: au sud par l'ERAIFT, le Centre Hospitalier du Mont Amba et l'Ecole de Santé publique, à l'Est par le Quartier Livulu. C'est le 02 janvie1973 que le CNPP / UNIKIN a été inauguré avec une capacité de 420 lits (145 actuellement disponibles).

Sa construction sur le site universitaire était dite suite au déplacement vers Kinkole du Centre Psychiatrique de NGALIEMA ;

- L'Institut Technique Médical du Mont-Amba (ITM/M.A): Cette école infirmière de l'université Lovanium qui s'est appelée successivement "Ecole d'Infirmière du Campus", puis "Institut Techniques de Mont -Amba a ouvert ses portes aux premiers élèves en octobre 1957 ;

- L'Ecole de Santé Publique (ESP): la création d'une école de santé publique en République Démocratique du Congo a été motivée par le souci de doter le pays d'un personnel ayant la capacité de diriger avec compétence non seulement les zones de santé mais aussi les services et programmes du Ministère de la Santé.

Après avoir fait un constat amer dans le secteur de la santé, les autorités du pays avaient accepté que ce soit initié, au sein du département de santé publique de la Faculté de Médecine de l'Université de Kinshasa, le projet: "Ecole de santé publique". Ce projet a vu sa concrétisation le 28 août 1984 avec l'appui de l'USAID et d'un consortium d'universités américaines coordonné par l'Université de Tulane. Ce projet ainsi concrétisé a démarré ses activités de formations au cours de l'année académique 1986-1987 ;

- Le groupe Scolaire de Mont-Amba (GSMA): est une entité décentralisée de l'université de Kinshasa, son école d'application. En 1959, sur initiative personnelle d'une dame Professeur à la Faculté des Sciences de l'éducation, l'école a commencé dans un salon. Elle s'est chargée d'encadrer les enfants des professeurs expatriés oeuvrant à l'Université ;

- L'Intendance Générale ;

Une autre Institution qui va bientôt voir le jour sur le site de l'Université de Kinshasa et qui mérite d'être signalé c'est l'ERAIFT (Ecole Régionale d'aménagement international de Forêts Tropicales), .....

A l'UNIKIN actuellement, la capacité d'accueil est déplorable et toutes les conditions reconnues à une grande université se sont complètement dégradées. Bon gré, malgré cela, elle survit ; et ce n'est pas son principal mérite, car elle accueille un nombre croissant d'étudiants fournissant au fil du temps et jusqu'alors sa principale source de financement. Elle demeure avec l'université de Lubumbashi la référence des dizaines d'universités apparues dans les années 1990-2000. Qui sont pour la plupart démunies du corps professoral et doivent donc mobiliser les professeurs de ces deux universités historiques qui réalisent ainsi des activités dites extramuros qui arrondissent considérablement les fins de mois et entretiennent parfois la réputation des universités confessionnelles concurrentes.

A l'instar de l'ensemble des administrations et services publics de la RDC, l'université à charge des usagers, relève désormais d'une réalité hybride, ni vraiment publique, ni vraiment privatisée. Encore dirigée par une génération proche ou ayant presque atteint l'âge de la retraite, quasi dépourvue de bon laboratoires et centres de recherche, de financement public ou de bibliothèques, les rites académiques y ont conservé une vigueur toute démonstrative mais l'entretien rhétorique d'un corporatisme académique fort daté ne cache plus du tout le cocktail d'effets pervers, d'aucuns diront des dérives semble miner l'existence même d'une université publique orpheline d'Etat sans pour autant en hypothéquer l'existence.

C'est là le paradoxe de pareilles institutions qui d'ailleurs, ne se privent pas de forces autocritiques, subissent un discrédit populaire massif, mais restent attractives pour des milliers de jeunes issus d'un enseignement secondaire en piteux état lui aussi.

L'Unikin reste par ailleurs un espace politique majeur, tant parce que les chevauchements de rôle des personnels universitaires et politiques sont nombreux et profonds, qu'en raison de la turbulence politiquement redoutée d'une jeunesse frustrée.

En effet, l'histoire de l'Université Congolaise a connu de haut et de bas. Si la période allant de la création aux années 1970 a été prospère à tout point de vue, celle allant de 1971, année de la création de l'Université Nationale du Zaïre (UPN actuelle), s'est accompagnée d'un cortège de pesanteurs qui n'a fait que miner et ruiner l'université congolaise. Outre cette histoire, il y a lieu de nous poser la question si aujourd'hui encore, l'université de Kinshasa mérite d'être regardée comme un site académique ayant une histoire qui l'a toujours caractérisée ou si au contraire, elle est devenue à l'instar de la société congolaise toute entière Qui l'a engendrée une simple colline d'enjeux et de luttes ?

Nous savons que cette interrogation peut paraître absurde dans la mesure où tout espace académique demeure un lieu de luttes, c'est-à-dire un lieu de divergences théorique ou d'écoles souvent alimentées par un esprit novateur de perpétuelle remise en question. Mais dans ce cadre précis, nous nous livrons à l'interprétation de la sociologie des idéologies véhiculées à travers des phénomènes sociaux vécus sur le site de l'université de Kinshasa, et lesquels constituent des problèmes majeurs qui peuvent être dévoilés au public externe à travers la radio. Cela constitue également des préoccupations ou attentes du public universitaire qui attendent trouver solution.

Dans cet environnement social, les pensionnaires se livrent à des luttes d'une autre nature qui compromettent la vie universitaire. Ces rivalités se déchaînent autour de ce que Sylvain SHOMBA qualifie de quête d'hégémonie identitaire et de quête de survie.34(*)

L'Université de Kinshasa déjà en crise, voit son personnel et ses étudiants, de par leurs comportements, contribuer au renforcement de celle-ci. Elle souffre donc, ses plusieurs maux sociaux qui justifient le sens euphémique accolé au terme « colline inspirée ou d'enjeux » sans oublier sons sens propre qui fait percher l'Unikin par rapport au reste de l'étendue de la capitale du pays. C'est justement cette colline des problèmes ou à problèmes qui se donne pour un objet d'étude en vue de proposer des pistes de solution efficaces à travers l'installation d'une station de radio. Nous savons qu'il y a certes, plusieurs maux quoi rongent d'une manière ou d'une autre la colline inspirée, il est difficile pour nous l`étendre notre vision sur tout mais nous en épinglons quelques uns vu les contraintes temporelles.

L'observation et la lecture de la vie quotidienne menée en milieu universitaire nous ont permis de relever quelques problèmes ou maux qui engendrent différentes luttes au sein de l'université de Kinshasa. Cela permet de bien saisir le fonctionnement de cette grande institution d'enseignement de la RDC actuelle à travers le dysfonctionnement de plus en plus chronique, des rapports humains minés par divers clivages installés dans la conscience collective des étudiants et des membres du corps du personnel.

iii. II. 1.3. Les différents Problèmes ou maux qui sévissent l'UNIKIN

La situation de l'université de Kinshasa comme l'évoquer si haut est considérée comme une pathologie sociale propre aux pensionnaires de l'Unikin. Et si cette dernière fait le reflet de la RDC, l'évocation de maux tire sa source dans la crise, dans l'anxiété, dans l'incertitude... vis-à-vis duquel, seule l'adhésion à un groupe identitaire permet de s'aménager des garanties sécuritaires au plan professionnel, moral et politique.

C'est pourquoi animé par des sentiments de marasme, de crainte d'être terrassé, d'angoisse et d'insignifiance, des nombreux prestataires de l'université de Kinshasa, surtout parmi les moins performants ou encore parmi ceux qui sont relégués dans les rangs secondaires d'après les statuts légaux, se montrent-ils particulièrement actifs dans l'entretien des initiatives ségrégationnistes. Mais la culture universitaire est avant tout un construit culturel commun aux membres de la communauté universitaire. Elle est sécrétée et vécue par une élite ; un terme qui vient du verbe élire qui, s'il faut rappeler signifie « choisir ». De manière expressive, élite désigne ce qui émerge dans une corporation socioprofessionnelle par exemple, est meilleur, celui qui est digne d'être choisi, le plus distingué.

Les élites sont ainsi les personnes qui occupent le premier rang et qui de ce fait, assument des responsabilités plus grandes que les autres dans la société. Elles sont appelées à conduire une transformation positives de la vie de la collectivité.

La culture est universitaire est élitiste en ce sens qu'elle pose, entre autres, la science comme valeur référentielle de base de la vie en société, en vue de consacrer le règne de l'excellence, du débat d'idées, de la créativité, de l'inventivité, de la fécondité scientifique et de l'esprit critique.35(*) L'excellence ne se décrète pas comme elle n'est pas colée aux titres académiques, elle est une obligation, mieux un programme de vie.

Aujourd'hui, un phénomène nouveau s'observe également dans l'univers universitaire de Kinshasa ou même de la RDC. C'est comme si les fleuves remontent vers leurs sources au point qu'à l'université, ce mouvement s'opère en sens inverse, car dans leur entendement, les moins aptes scientifiquement refusent dans leur chute, de sombrer seuls, car ce faisant, ils n'auraient personne pour voler à leur rescousse.

C'est de cette façon que la rationalisation de l'échec à une session d'examens, les velléités d'établissement d'équivalence entre les membres du personnel administratif et ceux du personnel académique et scientifique, la banalisation du statut de professeur par les chefs de travaux et Assistants, la suspicion de la réussite académique des filles et « des enfants d'abord » ne laissent planer aucun doute qu'il y a des maux de plusieurs natures à l'université de Kinshasa.

Nous pouvons catégoriser ces différents problèmes selon quatre (4) ordres.

· Les problèmes d'ordre académiques.

L'Université de Kinshasa, bien que la plus ancienne et se disant modèle des toutes les autres institutions universitaires de la République, est loin de s'affirmer parmi celles-ci car beaucoup de choses sur le plan organisationnel académique restent à faire ou même doivent être revues.

Les quelques problèmes que nous relevons ici ne sont pas de nature à nuire sur la réputation de l'université mais bien au contraire de la conduire à s'améliorer enfin de s'affirmer comme telle.

Parmi ces problèmes nous avons notamment :

- le manque d'organisation dans son administration dont le désordre n'est pas à démontrer depuis l'inscription d'un étudiant jusqu'à sa délibération pour le passage des promotions. L'étudiant rencontre autant d'embuches que possibles notamment en ce qui concerne cette inscription ; le paiement des frais qu'il fait au pris de sacrifice ; l'affiche de son nom sur différentes listes qui lui poseront autant des problèmes ; les enrôlements auxquels il devra faire face qui sont même au nombre infini par année et pour chaque travail (T.P., Examens ; IIè session, Stage, lettre de recherche,) ; la non précision de l'agent signataire des documents académiques (relevés des c ôtes, cartes d'étudiants, attestations, etc....) et leurs livraisons qui ne sont pas précisées ;

- la réussite et la nomination des assistants par le phénomène enfant d'abord et le parrainage au lieu du mérite ;

- le manque des locaux pour la plupart des promotions du deuxième cycle dont les cas les plus visibles sont ceux des facultés des lettres et Droits où les locaux sont cédés aux locateurs privilégiés de l'ISTM ;

- le manque de professeurs et de la politique de la relève ;

- le non respect du calendrier académique ;

- L'institutionnalisation du recours (délibération jusqu'à la 3e session).

- La révision à la baisse de critères de délibération au jury ;

- Le non respect par l'autorité académique des propositions de décisions arrêtées en conseil de faculté ;

- L'initiative et la présidence avec prompte par les étudiants des cérémonies de collation des grades académiques (seconde session, session de février) ;

- le manque de financement des centres de recherche, des facultés et des laboratoires, surtout des bibliothèques documentées (voir le département de communication à la faculté des lettres);

- la tolérance du cumul du corps professoral incapable d'assurer un bon enseignement aux étudiants ;

- la banalisation avec toutes ses retombées du français langue de l'enseignement et de recherche ;

- l'impunité ;

· Problèmes d'ordre politique

L'université a été et continue d'être outrageusement politisée tant dans sa conception que dans la gestion ; des reformes intempestives des textes ont réduit sensiblement les libertés académiques et les conditions de vie du personnel comme celle des étudiants n'ont fait que se détériorer.36(*)

Nous n'entrons pas dans la pure politique de l'université mais effleurons quelques problèmes les plus récurrents et que nous vivons nous en tant que membre de la communauté universitaire (observateur-participatif) et aussi ayant des informations par divers entretiens que nous avons eu avec quelques autorités académiques, puis suite à de consultation d'ouvrages37(*).

Ces derniers sont notamment :

- La politisation à grande échelle du milieu universitaire que l'on croirait apolitique parce que faisant briller la science au détriment des spéculations qu'on peut qualifier de la politique par le fait d'accepter des idéologies venant du pouvoir au lieu que la science soit pour éclairer ce pouvoir ;

- L'assistance de la bipolarité politique à l'université dont un pôle est pour le soutien du pouvoir et un autre camp qui se retrouve pas se rallie d'une manière ou d'une autre à l'opposition ; avec une minorité presque non identifiable pouvant n'être que derrière la science qu'ils défendent ;

- le manque d'une prise en charge complète du personnel de l'université par l'Etat ;

- l'intimidation, le chantage surtout à l'installation des nouveaux responsables ;

- l'intimidation utilisée comme arme des représailles à toute action de revendication des étudiants, légitime soit-elle ;

- une filature, du reste non professionnelle qui débouche souvent sur des incriminations injustes ;

- le trafic d'influence, (réseau parallèle de pouvoir) ;

- l'inertie, la léthargie ;

- la sublimation de l'accession au détriment de l'essentiel ; la gestion à la tête de client ;

- le phénomène avocat du diable ;

- l'opposition à priori ;

- l'impunité

- les raccourcies, etc.

Et pour nous de constater que ces enjeux ou attitudes voire comportements se résument par la quête d'hégémonie identitaire ethno-politique qui permet selon nous d'assurer la carrière et la survie quelle qu'en soient les tribulations aux membres de son groupe ethnique. Biensûr que pour certains ils se diront que toute situation résulte d'un contexte où sévit la pauvreté et ses conséquences ne peuvent qu'être perceptibles et dévastatrices.

Certes un peuple qui croupit pendant des longues années dans un état de dénuement, d'indigence, de paupérisation ou de misère revoit ses prétentions à la baisse. Il s'accommode au strict nécessaire et se contente d'assurer sa survie.

Problèmes d'ordre environnementaux ou écologiques

Les infrastructures de l'Unikin conçues pour accueillir plus au moins 5000 étudiants en reçoivent actuellement plus de 26000. Le développement de l'Unikin au plan des infrastructures n'a pas suivi l'expansion démographique des étudiants faute de budget et de mauvaise gestion de ceux qui passent à la tête de cet établissement.

Ces bâtiments ont été construits entre les années 1952 et 1972, mais depuis plus de 35 ans, ils n'ont plus été entretenus. C'est pour quoi la plupart se trouve dans un état de délabrement très avancé.

Le circuit et le matériel électrique datant aussi de plusieurs années sont devenus très vétustes. Situation qui provoque des coupures intempestives de l'électricité sur le site.

L'alimentation en eau potable est devenue très difficile suite au délabrement des tuyaux datant de plusieurs décennies ; certaines chambres des homes et habitation aux Plateaux des professeurs et étudiants n'ont pas ou ne reçoivent plus d'eau potable depuis plus de cinq ans.

Outre cette situation, il faut signaler l'envahissement de l'espace par des kiosques qui jonchent presque tout l'espace ; à l'intérieur des facultés ce sont des cafétérias, des photocopieuses ainsi que des cybercafés des privés qui s'inondent ; la présence des sachets partout par manque soit des poubelles soit par manque d'une bonne politique d'évacuation d'immondices.

Dans cette liste s'ajoute le danger que court le site universitaire avec la présence de plus de 30 têtes d'érosion dont les plus dangereuses sont celles de l'Ecole de santé publique, des Homes 10, 20, 30, d'en face du Plateau des étudiants, de celle située sur la route de l'Ouest à l'entrée de Cogelos et de celle de la route de l'Est au niveau du Guest House...

Il conviendrait également de signaler l'envahissement du site plus précisément par derrière le CREN-K, le Home 80, et l'Ecole Primaire du Groupe scolaire de Mont-Amba par des groupes de prière qui d'une manière ou d'une autre aggravent des érosions et polluent l'environnement.

Nous ajoutons sur cette liste qui, d'ailleurs n'est pas exhaustive les faits comme :

- la transformation du paysage du site universitaire en un marché ou en un dépotoir incontrôlable, dévastateur de l'écologie et de la salubrité ;

- Le manque de restaurants pour étudiants ;

- Le non encouragement de peu d'étudiants qui s'adonnent aux travaux de jardinage ;

- La coupe désordonnée des bois ou arbres sur le site pouvant servir à la soutenance du sol et à son équilibre ;

- Le manque de politique de reboisement et de plantage des pantes antiérosives ; etc.

· Problèmes d'ordre Socio-économiques

Socialement, l'Université de Kinshasa reste centrale tant sont rares les familles kinoises qui n'entretiennent pas un rapport fut-il imaginaire avec l'institution universitaire. Alors qu'il n'existe plus aucun marché du travail susceptible de sanctionner concrètement des titres certifiant des compétences, le diplôme universitaire est demeuré longtemps un signe de distinction, une occupation valorisante, une promesse, un privilège, un possible pour une jeunesse obstinément urbaine qui s'épuisent à conquérir ces titres formels alors même qu'elle participe pleinement par ailleurs à l'invention d'une société informelle bricolée, par de multiples et surprenants arrangements dont les logiques sont fort étrangères à l'académique.38(*)

Il importe de retenir que le site de l'Université de Kinshasa est miné par divers maux lesquels nous qualifions d'une double quête à savoir : la quête hégémonique identitaire et la quête de survie.39(*)

Ses prédateurs renforcent consciemment ou non la crise des rapports humains et de l'Institution. Des clivages de plusieurs ordres existent. Nous en épinglons quelques uns de ces maux :

ü L'opposition d'état d'esprit entre étudiants et étudiantes sur la réussite miracle des étudiantes ; la quelle s'explique par la vente de leur charme, (phénomène point-sexuellement transmissible) ;

ü Des mutualités à base tribale fonctionnant sous couvert d'associations culturelles opposent les étudiants de l'Unikin que l'on croit former un groupe homogène ;

ü La discrimination des sciences sociales et humaines au profit des sciences techno-économiques parla pouvoirs publics et les institutions internationales en rapport avec les financements de leurs recherches ;

ü La quête de survie expose de nombreux étudiants, des filles particulièrement aux enjeux et dangers de la sexualité du temps présent ;

ü La récurrence de la violence estudiantine servant d'expression qui consiste à sauvegarder, à tout prix, les intérêts du groupe au détriment de ceux de l'institution ;

ü Le petit commerce tente de nombreux étudiants dont le rêve se transforme souvent en cauchemar ;

ü La fragilité du lien maître-disciple face à l'instinct de survie ;

ü Effectif très croissant des études dont les critères de recrutement ne sont pas respectés.

ü Nombre insuffisant de locaux dont certains sont d'ailleurs attribué à l'ISTM, (cas des locaux de la faculté des Lettres et sciences Agronomiques).

ü La capacité d'accueil est actuellement déplorable et toutes les conditions reconnues à une grande université se sont complètement dégradées ;

ü Le manque de bibliothèque spécifique, de laboratoire ou des matériels et même de centres de recherche appropriés ; des manques des bourses d'études, de manque d'un moyen de communication adéquat; Situation qui met la rumeur à l'avant plan de l'information.

Mais la culture universitaire est avant tout un construit culturel commun aux membres de la communauté universitaire.

Ces divers clivages et maux ouvrent la voie à de luttes incessantes et stériles. Elles étouffent aussi bien l'esprit, les énergies, la cohésion que l'élan au fonctionnement normal de l'université qui devrait jouer son rôle de locomotive et de Levin de la société nationale et servir pourtant de modèle

Néanmoins cette université n'est pas condamnée à jamais ; c'est-à-dire dépourvue de toute capacité de se remettre en question pour améliorer son blason longtemps terni. Car comme pour tous les périples, celui au quel nous convions l'élite congolaise commence tout d'abord par un engagement sincère et personnel ; cet engagement ne peut se développer dans la masse ni dans les cabinets publics.

Il naît et s'épanouit au coeur de l'institution universitaire. Cette situation persistera et ira en s'accentuant tant qu'effort d'assainissement ne sera pas déployé dans l'univers de l'Université de Kinshasa. Cette situation est encouragée dans le court, moyen et long terme. Il sera porté notamment sur :

· La dédramatisation du spectre et de clivage par l'organisation des ateliers, séminaires et de campagne de sensibilisation sur les méfaits de cet esprit en milieu universitaire.

· La réaffirmation de la vocation nationale des universités publiques, particulièrement l'Unikin surtout qu'on assiste à la profération des universités privées et communautaires dans tout le pays.

· La restitution de la liberté académique à l`université académique notamment le droits pour celle-ci de se choisir ses dirigeants à travers les élections démocratiques et transparentes ;

· Le débarassement de l'université des effectifs pléthoriques de son personnel administratif, technique, ouvrier et estudiantin, sans omettre certains éléments du personnel scientifique et académique moins ou non performants ;

· La prise en compte du cahier des charges par le gouvernement zen vue de stabiliser et de déstresser le personnel et les étudiants ;

· La réaffirmation de l'esprit de textes régissant le personnel de l'enseignement supérieur et universitaire par des sanctions proportionnelles aux torts causés à l'Institut ou à autrui ;

· Le renforcement de l'exigence de recrutement, de rendement et de promotion en vue de favoriser l'émergence de l'excellence et de la confiance en soi, capable de libérer chacun de l'emprise des groupes identitaires grégaires et sans lendemain. Comme on le sait, l'estime de soi prend naissance dans le sentiment de sa propre compétence, de son adéquation à des tâches que l'on a à accomplir et aux objectifs que l'on s'est fixé.40(*)

Dans l'attente de cet assainissement, il importe de retenir que plusieurs enjeux justifient l'état d'esprit tourné vers cette lutte de tout genre.

Parmi ces enjeux, les plus importants à cette époque caractérisée par une conjoncture difficile figure la gestion du personnel et des avantages sociaux lesquels drainent un grand nombre dans l'informelle (logement, affectation, prime...), la nomination des autorités académiques, les élections de représentants à tous les niveaux etc.

· Problèmes budgétaires

Un autre problème se pose sur le plan budgétaire. L'Université de Kinshasa à l'époque de Lovanium bénéficiait des subsides de l'Etat et de l'autofinance pour son fonctionnement. L'Etat était très attentif à la qualité d'enseignement dispensé dans son prestigieux établissement. En 1968 par exemple, pour une capacité d'accueil de 5000 étudiants, l'intervention de l'Etat congolais au titre de budget de fonctionnement était de son ensemble de 5.927.452 Z (11.854.864$) en Recettes et 4.820617 Z (9.641.234$) en dépenses. Le taux de parité étant fixé à 1 Z = 2$.

Grace au génie créateur de ses responsables, dont le plus en vue a sans doute été Mgr. Luc GILLON, Lovanium a connu la prospérité par la création de nombreuses unités de plroduction destinées à assurer le bien-être à la communauté universitaire et à rendre service à la société, notamment :

- Les cliniques universitaires ;

- L'Imprimerie et la Librairie ;

- La Zootechnie ;

- La Pyrotechnie ;

- Le Garage ; (actuelle Intendance Générale) ;

- L'IRES.

De cette splendeur du passé, l'Université de Kinshasa depuis 1971 est plongée comme tant d'autres secteurs de la vie nationale dans un contexte socio-économique peu réjouissant.

Voici par exemple le tableau que nous dressons pour le budget de l'année académique 2008-2009 :

- En décembre 2009, pour une capacité d'accueil de plus 25.000 étudiants, l'intervention de l'Etat au budget de fonctionnement de l'université se chiffre à 2.600.000 (2.889 $) soit 1.000.000 Fc (1.100$) entre 2004 et 2006 et 1.600.000 Fc (1770$) en 2006.

Ainsi privée de sa source principale de financement pour son fonctionnement, l'Université de Kinshasa ne dépend pratiquement plus que des recettes qu'elle génère sur place notamment par l'autofinancement issu de frais d'études, frais d'inscription au rôle, minerval, vente cartes d'étudiants, vente de documents académiques dans les facultés, entérinement des diplômes, location des infrastructures, etc.

· Les problèmes d'ordre administratif 

Le Secrétariat Général Administratif est membre du Comité de gestion de l'Université de Kinshasa qui est chargé de la gestion du personnel, des oeuvres estudiantines, de l'entretien et de la maintenance des infrastructures et de l'entretien de l'environnement

Par rapport à ce secteur, nous relevons les problèmes41(*) liés à:

- la maîtrise des effectifs : pour celui-ci, nous disons que l'effectif au moment de notre enquête se présente de la manière suivante :

1. Etudiants : 25000

2. Agents administratifs, techniques et ouvriers : 1996

3. Professeurs : 623 (Professeurs ATG : 03) + autres personnel académiques à savoir les Scientifiques : 969 soit un total de 1595

4. Total des personnels identifiés à l'université de Kinshasa est de 27.884 pour l'année académique 2009-2010.

- à la relève : dans le fonctionnement de l'Université ce problème de la relève se pose avec acuité aussi bien pour le personnel enseignant qu'administratif

- à la statistique des décès : les statistiques ici couvrent la période de 1981 à mai 2010, soit à peu près 30 ans. trois catégories pour ce, sont prises en compte à savoir le personnel académique : 96 ; le personnel scientifique : 68 ; personnel administratif et technique : 270. il sied pour nous de signaler que de toute cette longue période, celle allant de 2005 à 2010 est la plus critique avec une croissance en mortalité parce que l'année 2005 présente un effectif total de décès de 32 ; 2008 : 28 et 2009 : 26.

- la mauvaise gestion des oeuvres estudiantines : ici nous relevons le fait que les étudiants sont de fois dupés et même escroqués par la cellule de gestion chargée de la gérance de ce service car les étudiants ne sont pas logés au moment opportun et sont délogés tôt dans des très mauvaises conditions.

iv. II.1.4. Mission de l'Université de Kinshasa

L'Université de Kinshasa est dotée d'un triple mission, à savoir :

- L'enseignement ou la formation de l'élite : l'université de Kinshasa, reconnue comme « l'Université Mère » a formé depuis sa création des milliers des cadres universitaires et cela, dans tous les domaines de la vie nationale. On les retrouve dans toutes les institutions de la République.

- La recherche scientifique : l'université de Kinshasa compte toute une panoplie des publications scientifiques dans tous les domaines. Des thèses de Doctorat, d'agrégation et beaucoup de découvertes locales, lesquelles sont l'oeuvre de l'élite formée à l'UNIKIN. Une démonstration a été faite dernièrement lors des journées d'Expo des oeuvres de l'esprit organisées par le Ministère de l'ESU du 09 au 12 juin 2010.

- Le service à rendre à la nation : Les cadres diplômés de l'Université de Kinshasa contribuent effectivement au développement de notre pays. Nous l'avons déjà dit si haut qu'on trouve les cadres formés de l'Unikin dans toutes les institutions du pays.

v. II.1.5. Hymne de l'Université de Kinshasa.

Comme toute institution qui se veut respectueuse, la grande institution universitaire de la RDC à savoir l'UNIKIN a également son hymne qui chante son désir. Nous le reprenons ici :

« Que se dissipent les nuages

Que se termine le mauvais temps

Le soleil brille, le soleil chante

Et du haut de la colline, le regard peut embrasser,

Le chemin à parcourir, la route du progrès

Marche couvert de probité, de paix, de justice

Scientia, splendet et conscientia est ton idéal

Tu poursuivras la vérité en usant de vérité

Scentia, splendet et conscientia est ton idéal

Porte haut le flambeau sacré qui éclaire ton peuple

Scientia, splendet et conscientia est ton idéal. »

vi. II.1.6. Liste des différents recteurs de l'UNIKIN de 1954 à 2010

Voici à travers cette liste les différents recteurs qui se sont succédés à la tête de notre Alma Mater de l'université Lovanium à l'Université de Kinshasa.

NOMS

PERIODICITES

TITRES

1.

R.P. SCHURMANS

DU 15 Janv.1954 -12 Oct.1954

Recteur

2.

Mgr. Luc GILLON

1954 -1967

Recteur

3.

Mgr. Tharcisse TSHIBANGU

1967 - 1971

Recteur

4.

Pr. ELUNGU Pene ELUNGU

De Nov.1971 - Sept.1972

V- Recteur

5.

Me LOKWA ILWALOMA

Du 22 sept. 1972 - août 1975

V- recteur

6.

MPASE NSELENGE

D'août 1975 - déc.1977

V-Recteur

7.

Pr. VUNDWAWE te PEMAKO

De déc. 1977 - sept.1979

V-Recteur

8.

R.P. Léon de Saint

D'oct.1979 - sept 1981

V-Recteur

9.

R. Pasteur Charles HEIN

De sept.1981 - nov. 1982

V- Recteur

10.

Pr. BOKONGA EKANGA

De nov. 1982 - sept ; 1983

Recteur

11.

Pr. MPEYE NYANGO d

De 1983 - août 1986

Recteur

12.

Pr. BINGOTO MANDOKO na MPEYA

1986 - à oct.1989

recteur

13.

Pr. BOGUO MAKELI

D'oct. 1989 à avril 1991

Recteur

14.

Pr. LOMBEYA BASONGO

D'avril 1991 - nov. 1993

Recteur

15.

Pr. LWABEYA MESU'A KABWA

De nov. 1991 à mai 1993

Recteur : a.i.

16.

Pr. PINDI MBESA KIFU

De mai 1993 à mai 1995

Recteur : a.i.

17.

Pr. LUMPUNGU KAMANDA

De juin à nov. 1996

Recteur a.i.

18.

Pr. TAMBA VEMBA

De nov. 1996 à juillet 1997

Recteur a.i.

19.

Pr. TSAKALA MUNIKENGI

De juillet 1997 à mai 2000

Recteur : a.i.

20.

Pr. MPEYE NYANGO

De mai 2000 à juillet 2001

Recteur : a.i.

21.

Pr. NDELO-di-MPANZU

Du juillet 2001 à mars 2005

Recteur

22.

Pr. LUTUTALA MUMPASI

de mars 2005 à janvier 2009

Recteur

23.

Pr. KIKA MAVUNGA

De févr. 2009 à février 2010

Recteur a.i.

24.

J.B. LABANA LASAY'ABAR

De févr. 2010 à nos jours

Recteur a.i.

Source : le Journal de L'ERUDIT, Revue mensuelle de l'UNIKIN, pp.12-13.

De tous ces problèmes qui sévissent l'université de Kinshasa s'ajoute celui de manque d'un outil de communication puissant et immédiat pouvant permettre à la communauté universitaire de lancer son cri d'alarme et de manifester son ras-le-bol aux tiers et autorités du pouvoir public ; voire même au sein de la communauté elle-même.

d. SECTION II.

PRESENTATION DU PROJET DE LA RADIO CAMPUS

i. II.2.1. Description du projet

- Historique du projet

Le Projet de la Radio est l'une des trois activités d'un vaste Projet dénommé « Activité Kin 11 » qui a commencé en 2004, sous P2, comme projet d'appui didactique à la formation en sciences de la communication. Il s'agissait alors d'un laboratoire des Sciences de la communication comportant trois phases: la mise en place d'une salle informatique servant d'atelier de langue, puis d'une station de radio et, enfin, de télévision. L'activité a permis déjà d'atteindre certains résultats : l'édification d'un pylône de 30 m, l'aménagement des locaux pour la salle informatique, l'acquisition d'une partie des équipements de la radio (commandés et livrés), la commande d'une partie des équipements de la télévision (commandés mais non encore livrés), et l'installation de la salle informatique servant d'atelier des médias, qui est opérationnelle.

Le projet s'est déployé, au départ, sans partenaire du côté belge ; conduit, côté congolais, par le Pr Willy Bongo Pasi, Doyen Honoraire de la Faculté des Lettres de l'UNIKIN. En novembre 2006, le Pr Marie-Soleil Frère, du Département des Sciences de l'Information et de la Communication de l'ULB a accepté d'assurer ce rôle et une première mission d'expertise à Kinshasa a été effectuée en janvier 2007 par Philippe Delchambre, technicien du Département. Suite à cette mission, l'ULB a souhaité que le projet soit redimensionné : la priorité sera donnée à l'installation de la radio, la télévision pouvant venir dans un second temps ; le pylône érigé devait être expertisé afin de garantir ses conditions de stabilité ; un projet prévoyant conjointement l'implantation de la radio et la formation des personnels amenés à l'animer est donc proposé au P3. Une seconde mission a été menée par l'ULB en février 2008 afin de jeter les bases du présent dossier d'instruction. En mars 2008, le rapport d'expertise du pylône a révélé de graves défauts de stabilité et a recommandé la reprise des travaux.

- Contexte du projet

Le campus de l'Unikin est relativement éloigné du centre ville, isolé, et la communauté universitaire ne dispose pas, à ce jour, de médias qui puissent refléter et dynamiser la vie de la communauté. L'implantation d'une radio sur le campus s'avère donc utile afin de permettre :

- susciter une échange d'information au sein de la communauté universitaire ;

- disséminer les découvertes et communiquer les résultats de la recherche ;

- organiser des séminaires et des cours à distance, ainsi que partager le savoir,

- mettre à disposition des étudiants en communication un laboratoire audio-visuel leur permettant d'avoir une approche pratique des médias.

Le développement du site Internet de l'Université peut ensuite offrir un prolongement à cette action visant à accroître la visibilité de la production et de l'activité universitaires. Enfin, dans un contexte de forte prépondérance des médias audiovisuels, le projet vise à doter l'Université d'un système de télédiffusion et de matériels de production audio-visuels. De plus, au regard des objectifs du programme et des résultats attendus, l'activité Kin 11 doit contribuer à la recherche scientifique, aider à la relève académique et améliorer le service à la société.

- Objectifs du projet

Objectif général

L'activité Kin 11 poursuit l'objectif général suivant : promouvoir les moyens de diffusion et de vulgarisation au sein de l'Unikin afin de permettre une meilleure circulation des informations et des savoirs et de dynamiser la vie de la communauté universitaire.

Cet objectif général sera atteint en 4 phases :

Mise en place d'une station de radio FM ;

Contribution au développement du site Web de l'Université en développant des contenus multimédias (entre autre des vidéogrammes à placer en;

La mise en place d'une station de télévision UHF ;

Contribution au développement d'activités d'édition.

Pour des raisons de faisabilité pratique, de compétences disponibles et de moyens financiers, la priorité sera accordée, dans le cadre du P3, à la mise en place de la radio de campus et des produits multimédias pour le site web. Les volets « télévision » et « activités d'édition » pourront être mis en oeuvre ultérieurement si des moyens financiers complémentaires sont trouvés auprès d'autres partenaires de l'Unikin.

Objectifs spécifiques

Rendre l'Université visible et vivante en rendant compte des activités liées à ses missions fondamentales d'enseignement, de recherche, de sauvegarde et de développement des connaissances. Il s'agit d'assurer la visibilité de l'Université par la formation, l'information et la vulgarisation, et en même temps de permettre à l'université d'éclairer la société.

Développer des synergies entre l'Université et la société par des émissions radiophoniques à caractère technologique (recherche et développement), pédagogique (recyclage des enseignants du primaire, du secondaire et de l'enseignement supérieur et universitaire), social (hygiène publique et soins de santé primaires) et civique (éducation à la citoyenneté).

Constituer une fenêtre médiatique et de vulgarisation des activités du P3.

Favoriser la liberté de création des étudiants en les incitant à se regrouper dans des équipes de production, de rédaction et de réalisation, sous la supervision de leurs professeurs. Il s'agit d'apporter un appui à la formation en sciences de la communication.

Valoriser des perspectives originales, à travers l'expertise locale (professeurs d'université, hommes et femmes d'expérience) pour une analyse constructive des questions d'actualité.

Impliquer toutes les Facultés, tous les services et toutes les entités décentralisées de l'Université dans la production d'émissions de qualité.

- Activités

Phase 1 : (2008-2009)

Elaborer et adopter les statuts de la radio campus de l'UNIKIN ;

Elaborer le plan d'installation technique de la radio dans les locaux identifiés (travaux d'infrastructure et identification des équipements) ;

Elaborer l'organigramme, le cahier de charges et le règlement d'ordre intérieur de la radio ;

Identifier un prestataire de service local capable de mettre en oeuvre le chantier d'installation ;

Procéder au recrutement du Chef d'antenne permanent de la radio ;

Procéder aux acquisitions des matériels complémentaires nécessaires ;

Procéder au recrutement du technicien de la radio ;

Procéder à la sélection des animateurs d'antenne et producteurs (personnes morales et physiques de l'Université et de l'extérieur) ;

Mettre en place et exécuter un programme de formation des ressources humaines engagées dans le projet (recyclage du chef d'antenne; formation du technicien, initiations des producteurs et animateurs) ;

Initier des dispositifs de promotion de la radio ainsi que des mécanismes de sondage permettant d'interroger la communauté universitaire et l'auditoire sur le type de radio universitaire attendu.

Elaborer une grille de programme cohérente et réaliste fondée, idéalement, sur la répartition suivante :

Magazines (20 %)

Informations générales et actualités (20 %)

Développement des synergies entre l'Université et la société (20 %)

Divertissement et choix musicaux variés de qualité (40 %)

Ouvrir l'antenne radiophonique

Développer des synergies par un partenariat avec d'autres stations de radio pour des échanges et des co-productions.

- Investissement

1. Aménagement des locaux (peinture, éclairage, fenêtres, portes, isolation des studios, baie vitrée...) ;

2. Protection des locaux (grilles anti-vol) et sécurisation du matériel ;

3. Aménagement des studios (construction, insonorisation, câblage, éclairage...) ;

4. Raccordement antenne d'émission - émetteur ;

5. Ventilation

6. Mobilier (entre autres, rayonnage) ;

7. Alimentation énergétique (Groupe électrogène, panneaux photovoltaïque, batteries, etc.) ;

8. Quatre ordinateurs complets avec logiciels de montage sonore (avec onduleurs) ;

9. 10 enregistreurs portables (équipement pour reportages radio) ;

10. Matériel de studio (micros, casques...) ;

11. Matériel d'acquisition et de mixage audio (console, lecteurs CD, lecteur cassettes...)

12. 1 imprimante ;

13. Consommables ;

14. Aménagement ligne électrique directe ;

15. 1 ordinateur pour le secrétariat.

Phase 2

1. 1 serveur pour connexion Intranet (diffusion des programmes radio et autres contenus) ;

2. 8 caméscopes avec mémoire flash ;

3. 4 ordinateurs de montage d'édition (avec onduleurs) ;

4. 8 micros de reportage ;

5. 4 appareils photo numériques ;

6. Une table de mixage vidéo (console)

7. Climatisation (si nécessaire) ;

8. Groupe électrogène (si nécessaire)

9. 1 scanner

- Fonctionnement

Phase 1

1. Formation et recyclage du personnel

2. Frais de production et de réalisation pour les pigistes et stagiaires (étudiants vacataires)

3. Salaires pour le chef d'antenne, le responsable technique et informatique et la secrétaire-comptable

4. Primes pour le personnel

5. Transports pour missions de reportage

6. Frais de communications téléphoniques

7. Matériels d'entretien et de maintenance (locaux, studios et équipements)

8. Travaux d'entretien et de maintenance (locaux, studios et équipements)

9. Fournitures de bureau

10. Consommables (clés USB, cassettes audio, CD, DVD, CD-ROM, disquettes)

11. Connexion intranet pour 1 machine

Phase 2

1. Connexion Internet et Intranet

2. Formation et recyclage des producteurs et réalisateurs

3. Primes pour le personnel

4. Entretien et maintenance (serveur)

5. Fournitures de bureau

6. Consommables (clés USB, cassettes audio, CD, DVD, CD-ROM, disquettes)

- Groupes cibles / bénéficiaires

La communauté universitaire : enseignants, chercheurs, étudiants et agents non seulement de l'Université de Kinshasa, mais également d'autres institutions de la place.

La société : toute la population environnante et particulièrement l'auditoire intéressé par les programmes d'information, d'éducation et de vulgarisation ;

- Gestion (organigramme) et coordination du projet ainsi que les responsabilités

Le problème de la gestion des chaînes ou des stations de radios en RDC pose d'énormes difficultés à tel enseigne que dans le début des années 1990, année qui souleva un vent de changement et qui suscita beaucoup d'espoir en RDC, et dans le reste de l'Afrique notamment avec l'émergence de la presse libéralisée42(*) ; Kayembe M. dit que la promesse faite par le Chef de l'Etat de l'époque Mzée L. D. KABILA pour le fonctionnement de la presse n'avait pas bien abouti aussi longtemps que le chèque d'1 millions des dollars américains qu'il a alloué à la presse étaient départagé par les éditeurs qui avaient mal interprété ce geste.43(*)

Les responsables de l'activité sont:

À l'UNIKIN : Pr Willy Bongo Pasi (Doyen de la Faculté des Lettres).

À l'ULB : Pr Marie-Soleil Frère (Chercheur qualifié du FNRS au Département d' INFOCOM).

Les organes de la radio et de la télévision sont:

Le Conseil de l'audiovisuel

Le Comité directeur

Le Conseil de l'Audiovisuel est composé de 10 membres nommés par le Recteur :

Le Recteur ou son représentant;

Le Coordonnateur du P3;

Le Responsable de l'Activité (Unikin) ;

Le Responsable de l'Activité ou son représentant (ULB) ;

Le Chef du Département des Sciences de la Communication ;

Le Chef d'Antenne de la radio (sans voix délibérative)

1 représentant des étudiants;

1 représentant de l'Ecole de Santé publique;

1 représentant de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education;

1 représentant de la Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives;

Le Comité Directeur se compose de:

Le Responsable de l'Activité;

Le Chef d'Antenne de la radio;

Le Responsable technique et informatique de la Radio;

La Secrétaire-comptable

Le responsable de l'activité s'occupe de la coopération interuniversitaire, des projets d'enseignement et de recherche ainsi que du suivi des investissements. Il coordonne et supervise les activités d'installation de la radio (Phase 1) et la mise en oeuvre des phases ultérieures (Phase 2, 3 et 4).

Le Chef d'antenne de la radio et le responsable technique et informatique sont les permanents du projet : ils suivent son évolution quotidienne, prennent les décisions au niveau technique et opérationnel, garantissent la bonne utilisation des infrastructures et du matériel. Le Chef d'antenne de la radio remplace le responsable de l'activité en cas d'absence ou d'empêchement. Ils organisent et gèrent les activités de la radio : ressources humaines, production et diffusion des émissions, administration, finances, budget, équipements, programmation...

Deux collaborateurs travaillent sous la supervision du chef d'antenne :

- le responsable technique et informatique,

- la secrétaire-comptable.

ii. II.2.2. ORGANIGRAMME DE LA RADIO CAMPUS

Actuellement l'organigramme de la radio Campus Unikin avant son fonctionnement se présente de la manière suivante :

Le Conseil d'Administration

Le Recteur

Le Responsable de la Radio

Le Chef d'Antenne

Le Responsable technique et informatique

Secrétaire - comptable

iii. II.2.3. Philosophie de la radio Campus Alma Mater

Mais pour quel genre de radio prônons-nous à l'Université de Kinshasa?

Certes, selon nous, c'est une radio comme le dit Marie Soleil Frère : « Pour qu'un média joue normalement son rôle de quatrième pouvoir, il doit être neutre, indépendant du pouvoir parce qu'il est avant tout un gage de modération, de sécurité et de liberté. Mais nous savons que le monde politique a horreur du « neutre » parce que, de son point de vue, tout est perçu à travers leurs rapports de force. En tout temps et en tout lieu, la politique a toujours cherché à contrôler la presse.44(*)

iv. II.2.4. Localisation des Installations

Les installations de la Radio Alma Mater sont situées au premier niveau de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines pour les uns et celle de Droit pour les autres. Elles sont dans le Couloir de l'Aile Gauche du premier niveau de ce dit bâtiment. Il y a pour ce, 8 locaux qui seront répartis en différentes pièces.

v. II.2.5. Fiche Signalétique de la Radio :

Nom de l'Organe : Radio Campus Unikin

N° du Nouveau Registre Commercial :

Initiateurs : UNIKIN

Nom : UNIKIN

Fonction :

Date de naissance :

Adresse : UNIKIN

Siège Administratif de la Station : UNIKIN

Périodicité :

Zone de Couverture : Kinshasa et ses environs

Date de création : 2004

Date du Début d'émission :

Date d'Octroi de Licence d'Exploitation :

Public Cible estimé : 10.000.000

Puissance de l'Emetteur : 1000 W

Centre d'Emission : Unikin

Ressources Humaines :

Fréquence : 107.6 Mhz

Objet Social : UNIKIN

Ligne éditoriale :

Conclusion Partielle

Le chapitre II de notre étude a porté sur la présentation du milieu d'étude. Pour ce faire, nous avons présenté premièrement l'Université de Kinshasa tout en nous attelant sur les différents maux qui sévissent cette institution universitaire. Et ensuite, nous avons eu à présenter le projet de la radio Campus comme il se présente au moment de notre étude.

Concernant les maux, nous épinglé notamment que l'Université de Kinshasa est présentement rongé par des maux d'ordre académique, politique, environnemental, socio-économique et budgétaire ; outre cet aspect, nous avons présenté la mission de l'Université, son Hymne et la liste des différents Recteurs qui se sont succédés depuis sa création jusqu'à ce jour.

A en croire les premiers étudiants de cette colline inspirée, Lovanium, comme l'indique son nom, avait vocation à être et, sans aucun doute, à demeurer durablement un « un petit Louvain », bien tenu en main et dirigé, si l'on peut dire, de main de maître par son vénérable parrain. Dans cette approche il n'y a pas que du mal aussi ; on peut y exceller déceler une exigence de l'excellence, sans la quelle il n'y a pas de bonne ni de grande université. Il faut reconnaître poursuit-il, aux premiers responsables du Congo indépendant une passion lucide pour l'Université, conscients qu'ils étaient des tâches gigantesques qui se dressaient sur la route de notre développement et des énormes besoins en cadres de haut niveau qui ne tarderaient pas à se faire sentir.

Au delà de ces témoignages, cette histoire politico-intellectuelle et sociale de décideurs « non-universitaires » chargés de promouvoir la formation et la recherche à l'université reste encore largement à écrire ». 45(*)

Dans la deuxième Section, nous avons présenté comment le projet est conçu et la constitution de son Organigramme.

CHAPITRE III.

ENQUETE, ANALYSE, INTERPRETATION DES DONNEES ET PROPOSITION DELA GRILLE DES PROGRAMMES

Dans le chapitre troisième, nous présentons da,ns un premier temps l'enquête, des données recueillies et leur interprétation puis dans la deuxième section nous proposons sur base de cette enquête une grille de programmes.

e. SECTION I.

f. PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES DE L'ENQUETE

i. III. I. 0. Introduction

Si en la date du 08 mars 2010, le Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, le Professeur Léonard MASHAKO MASAMBA a adressé une correspondance qualifiée de « feuille de route » reprenant 19 points dit « dossier urgent » au Recteur de l'Université de Kinshasa et que parmi ces points il y a inscrit celui relatif à la réactivation du dossier de la Radio Université ainsi que sa réhabilitation comme patrimoine relevant de l'Université de Kinshasa, il y a lieu certes de croire et de comprendre que besoin y a dans ce secteur. Cela veut au claire dire qu'il ya des problèmes qui se déroulent sur le site et qui nécessitent à tout pris la présence d'un média ; à l'occurrence d'une radio.

Pour que ce média, à savoir la radio campus vienne jouer normalement son rôle conforme aux attentes de son public, et pour que le Directeur des programmes de cette radio qui verra le jour sur le site élabore une bonne grille des programmes, capable de satisfaire l'intérêt de son public, nous avons mené pour ce faire une enquête, laquelle nous a permis de desceller les besoins réels de la communauté universitaire et de celle environnante.

A travers l'enquête sur terrain, nous avons visé à relevé les attentes des potentiels auditeurs de la Radio Unikin. Ceci en vue de savoir quel genre de grille des programmes élaborer pour qu'ils en restent fidèles.

Nous utilisons ainsi les tableaux statistiques pour présenter les résultats de notre enquête. Et comme le soulignent P. BOREY et T. THIOMBIANO, « les tableaux statistiques réalisent une première synthétisation des données. »

ii. III. I. 1. L'enquête sur terrain

iii. III.I. 1.1. Description du terrain d'enquête

Notre enquête a été menée premièrement sur le site universitaire puis dans les quartiers périphériques de cette même institution notamment Mbanza-Lemba, Kindele, Livulu et Tchad. Par ailleurs, quelques entretiens avec les parents qui sont d'autres communes ont eu lieu pour avoir leurs points de vue sur une éventuelle radio de l'université de Kinshasa.

iv. III.I.1.2. L'échantillonnage

PINTO R. et GRAWITZ M. exposent le mobile qui ont nécessité l'élaboration de ces techniques en ces termes : « le sondage est né d'une impossibilité pratique : d'interroger individuellement toute une population à la quelle on s'intéresse et d'une possibilité statistique de « décrire le tout par la partie ».

Impossibilité pratique, en effet un recensement complet entraîne une organisation matérielle et des faits importants, les résultats sont très longs à exploiter et à publier. Ce concept évoque la portion de la population totale qui sera réellement enquêtée et qui permettra par extension de dégager les caractéristiques de l'ensemble de la population.46(*)

Quant à ce qui nous concerne, nous avons prélevé un échantillon de 200 personnes composés des étudiants, des enseignants, administratifs et autres. La population ciblée se justifiez du fait que les trois premières catégories constituent la communauté universitaire, donc, ayant un niveau ou une culture médiatique élevée. Mais aussi, et surtout c'est parce que nous voudrions bien des réponses qualitatives pouvant servir à l'élaboration de la grille des programmes à laquelle elles devront rester fidèles.

Echantillonner, c'est choisir un nombre limité d'individus, d'objets ou d'éléments dont l'observation permet de tirer des conclusions voire des influences applicables à la population actuelle où le choix a été fait.47(*)

v. III.I.1.3. Le Questionnaire d'enquête

Les fiches d'enquête distribuent contiennent deux types de questions : les questions ouvertes et les questions fermées.

Madeleine GRAWITZ estime que « le questionnaire est un moyen de communication essentielle entre l'enquêteur et l'enquêté. Il est un outil par lequel le double de l'interview doit être atteint : d'une part motiver et inciter l'enquêté à parler, d'autre part obtenir adéquate pour les enquêteurs ».48(*)Le recours à ces deux types de questions permet à la fois de saisir libre cours à l'esprit des personnes interrogées de contribuer selon la convenance de certaines questions et aussi de limiter son action à des réponses types.

Le questionnaire se subdivise en deux parties : les questions d'identification (sexe, niveau d'études, fonction) et celles concernant leurs attentes.

Pour obtenir des réponses objectives, franches et de qualité, nous avons pris le soin de constituer notre échantillon à nonante pour cent (90%) des membres de la communauté universitaire dont le niveau d'instruction varie entre G3, L2 et Dr. Cela avec comme fonction étudiant, enseignant ou administratif. Ainsi donc, le modèle de ce questionnaire sera mis en annexe.

vi. III.I.1.4. La Période de l'enquête

L'enquête a été menée sur le site universitaire du Campus de Kinshasa. Les fiches d'enquête ont été distribuées et récoltées du mois de Juin au mois de Septembre 2010. Dans ce labs de temps, les fiches données aux personnes sus indiquées, nous ont été remises dûment remplies.

vii. III.I.2. Présentation des résultats.

Les données recueillies constituent une base importante pour bien analyser la question qui nous concerne. Il importe de les présenter à l'état brut et ensuite de les analyser pour aboutir à des résultats escomptés. Ainsi, P. BOREY et F. TRIOMBIANO définissent la statistique comme un « ensemble des données chiffrées portant sur un sujet déterminé et le plus souvent rassembler sous forme des tableaux.49(*)

Cet avis est également encouragé par MILES Et HUBERMAN qui proposent de concevoir des formats de présentation des données qualitatives qui soient plus agréables qu'un simple texte narratif en prenant la forme des tables synthétiques (tableaux, matrices, diagrammes) ou des figures illustrant, par exemple, les liens entre des événements, des concepts.50(*)

viii. III.I.2.1. Caractéristiques de l'échantillon

Nous exposons ci-dessous les caractéristiques de l'échantillon selon les trois variables suivantes : le sexe, le niveau d'étude et la fonction.

a. Le Sexe des enquêtés

Nous présentons ici dans le tableau l'effectif des enquêtés selon le sexe.

Tableau 1 Répartition des enquêtés selon leur sexe

Sexe

Effectif

Pourcentage

Masculin

120

60%

Féminin

80

40%

Total

200

100%

Source : enquête sur terrain

Le tableau ci haut nous indique que l'échantillon qui a fait l'objet de notre enquête est réparti en deux sexes : le féminin et le masculin. Nous remarquons sur ce, que : parmi nos enquêtés, il y a prédominance du sexe masculin sur le féminin. Le masculin domine avec un effectif de 120 sur 200 soit 60% par rapport au féminin avec 80 / 200 soit 40%.

b. Le Niveau d'étude des enquêtés

Les enquêtés se trouvent dans différents niveaux d'études ou différents cycles d'études universitaires surtout. Nous avons enquêté les étudiants, les enseignants, les administratifs et les autres. Parmi ces derniers, nous avons des enquêtés du cycle de graduat, de licence, des doctorats et même quelques autres (D6, D4, A3, A2...) qui font aussi membres des auditeurs de la Radio Campus ; mais bien sûr qui ne représentent pas grand-chose dans notre enquête.

Tableau 2. Répartition des enquêtés selon le niveau d'études

Niveau d'études

Effectif

Pourcentage

Docteurs

15

7,5%

Licenciés

100

50%

Graduats

80

40%

Autres

05

2,5%

Total

200

100%

Source : Enquête Op cit.

Le tableau ci-dessus indique que sur un total de 200 enquêtés, 100 sujets/ 200 soit 50% de ces derniers sont du deuxième cycle c'est-à-dire de Licence ; 80 ou 40% sont du cycle de Graduat ; 15 enquêtés soit 7,5% sont des Docteurs et enfin 5 enquêtés soit 2,5% sont des D6 ou non.

Il y a ici prédominance des Licenciés du fait que nous nous sommes basés sur l'intérêt qu'accordent cette catégorie à l'information et la qualité des réponses attendues.

c. La Profession ou la Fonction des enquêtés

Nous répartissons ici nos enquêtés selon leurs fonctions.

Tableau 3 Répartition des Enquêtés selon la fonction

Fonction

Effectif

Pourcentage

Enseignants

50

25%

Etudiants

120

60%

Administratifs

20

10%

Autres

10

5%

Total

200

100%

Source : Enquête op cit.

Le tableau ci-dessus montre que sur 200 sujets enquêtés, 50 sujets ou 25 % sont enseignants (Professeurs, chefs de travaux et assistants) ; 120 sujets soit 60% sont des étudiants (du premier et du deuxième cycle) ; 20 sujets soit 10% sont des administratifs ; 10 sujets soit 5% sont des corps soit médical, soit policier ou autre.

ix. III.I.3. Présentation des données de l'enquête ou Dépouillement du questionnaire proprement dit.

Après l'exploitation des variables des enquêtés, nous dépouillons notre questionnaire question par question tout en présentant dans les tableaux les résultats issus de l'enquête. Ce sont donc des réponses des enquêtés.

x. III.I.3.1. L'Habitude à suivre la radio

L'habitude à suivre la radio se résume à deux niveaux d'appréciation « oui et non ». Le tableau ci-dessous nous indique le degré de ce suivi par rapport à nos enquêtés.

Tableau 4 : habitude ou non sur le suivi de la radio

Réponse

Effectif

pourcentage

Oui

190

95%

Non

10

5%

Total

200

100%

Source : idem

Lire le tableau ci-dessus fait remarquer que 190 sur 200 de nos enquêtés sont favorables et suivent régulièrement la radio, tandis que 10 sujets soit 5 % des enquêtés n'ont pas l'habitude de suivre la radio. Selon eux ils se disent faute du temps et de manque de moyens pour disposer des postes récepteurs.

xi. III.I.3.2. Importance d'une radio à l'Université de Kinshasa

Tableau 4. Opinion des enquêtés sur l'importance d'une radio à l'Université de Kinshasa.

Réponses

Effectif

Pourcentage

Oui

200

100%

Non

0

0%

Total

200

100%

Source : enquête Op.cit.

Le tableau ci haut nous montre l'opinion des enquêtés sur l'importance de disposer d'une radio à l'université de Kinshasa.

A l'issu du dépouillement de nos fiches d'enquête, il s'avère que les 200 sujets enquêtés, comme l'indiquent le tableau disent qu'il est important d'avoir une radio sur le site et aucun enquêté d'entre eux soit 0% n'est contre cette proposition. Donc, personne n'a dit non. Même ceux qui n'ont pas l'habitude de suivre la radio éprouvent le besoin d'avoir au sein de l'université de Kinshasa un média pouvant leur servir de moyen d'information.

xii. III.I.3.3. Service de la radio

La radio qui doit voir le jour dans la colline inspirée de Monseigneur Luc Gillon vient pour résoudre un certain nombre des besoins de la communauté universitaire. Ces besoins multiples et le tableau ci-après nous identifient les différents besoins ; bien sûr que la liste présentée n'est pas exhaustive.

Tableau 6. Répartition des opinions des enquêtés sur le service à rendre de la Radio Campus

Opinion des Enquêtés

Effectif

Pourcentage

A informer sur l'actualité nationale et internationale

-

-

A informer le public interne et externe de ce qui se passe à l'Unikin

-

-

A promouvoir la culture universitaire (l'excellence)

-

-

De laboratoire pour le département des SIC

-

-

Toutes ces réponses sont bonnes

200

100%

Total

200

100%

Source : enquête Op.cit.

La lecture de ce tableau révèle que les besoins ou services comme les énumérés sont tous capitaux et d'ailleurs énormes qui attendent la réalisation ou la mise sur pied de l'ouvrage tant attendu ; à savoir la radio. Ce qui veut dire que les 200 sujets enquêtés sur 200 soit les 100% pensent que la radio campus servira à tous les besoins résumés dans les points repris sur ce tableau voir même pour les points non inscrits.

xiii. III. 2.2.4. Opinion des enquêtés pour savoir si la radio créée à l'Unikin va répondre oui ou non aux besoins et attentes de son public (auditeurs).

Tableau 7. Répartition des opinions selon que la radio va Oui ou Non satisfaire ses auditeurs.

Opinions

Effectif

Pourcentage

Oui

196

98%

Non

4

2%

Total

200

100%

Source : enquête op.cit.

Le tableau ci-dessus montre que sur un total de 200 sujets enquêtés soit 100 %, 98% soit 196 sont d'avis que la radio va répondre tant peu soit-il aux besoins de ses auditeurs. Et 4 sujets soit 2% ont dit qu'ils ne voient pas à quels besoins la radio va-t-elle répondre bien qu'ils ont émis le voeu que l'université possède une radio.

xiv. III.I.3.5. La radio Campus permettra à :

Tableau 8. Expressions des enquêtés sur ce à quoi permettra la Radio Campus

Expressions proposées

Effectif

pourcentage

1

A créer l'emploi

26

13%

2

A échanger les expériences avec les autres à l'intérieur et à l'extérieur de l'Unikin

24

12%

3

A communiquer avec les parents et les membres externes

28

14%

4

A donner l'information aux étudiants

103

51,5%

5

A l'éducation de la communauté universitaire et environnante

12

6%

6

A la socialisation de ses auditeurs

4

2%

7

Autres.........

3

1,5%

 

Total

200

100%

Source : Enquête Op.cit.

Quant nous lisons ce tableau, nous constatons que 26 sujets enquêtés soit 13 % estiment que la radio créée à l'université de Kinshasa permettra à la création d'emploi ; 24 sujets soit 12 % croient que cette radio permettra d'échanger avec les autres membres internes comme externes, les expériences diverses vécues dans différents milieux universitaires ; 28 enquêtés soit 14 % qui espèrent voir cette radio leur servir ou leur permettre de communiquer avec les parents et le monde externe ; 103 enquêtés soit 51,5 % pensent que la radio permettra à donner les in formations aux étudiants et à toute la communauté universitaire ; 12 sujets enquêtés soit 6% pour eux, la radio permettra à l'éducation du public universitaire et des tous les auditeurs de celle-ci ; 4 enquêtés disent que la radio permettra à la socialisation et les 3 derniers ont donné leurs propres raisons notamment à la distraction, à donner le point de vu du rectorat, et le dictat du ministre de l'ESU.

xv. III.I.3.6. Ce dont de quoi la radio parlera

A travers cette question nous avons voulu savoir de quoi concrètement voudraient les auditeurs de la radio campus que cette dernière leur parle. Ils se sont exprimés de la manière reprise sur le tableau ci-après.

Tableau 9. Voeux des enquêtés sur ce dont la radio leur parlera

 

Voeux

Effectif

Pourcentage

1

Des études

-

-

2

Des étudiants et des étudiantes

7

3,5%

3

Des professeurs

1

0,5%

4

Des recherches scientifiques et publications

-

-

5

Des enseignements

16

8%

6

Du fonctionnement de l'Université

-

-

7

De l'environnement de l'Université

-

-

8

De la politique du pays

9

4,5%

9

De l'administration de l'Unikin

-

-

10

Autres ou tout ça

167

83,5%

 

Total

200

100%

Source : enquête Op.cit.

Le tableau ci haut indique les voeux des futurs auditeurs de la radio Unikin. Nous constatons que 7 sujets enquêtés seulement ont soutenu l'idée selon la quelle ils veulent que la radio leur parle des étudiants, des étudiantes et de leur vie ; 1 enquêté soit 0,5 % veut qu'on lui parle des professeurs ; 16 enquêtés soit 8 % veulent que la radio leur parle des enseignements ; 9 sujets enquêtés soit 4,5 % veulent que la radio leur parle de la politique du pays. 167 sujets sur 200 soit 83,5 % eux, estiment que tout ce qui est proposé est bon pour être diffusé par la radio.

xvi. III.I.3.7. de la thématique des émissions

Selon la catégorisation des travaux de l'UNESCO, « les émissions d'un média sont regroupées en cinq (5) types ».51(*) Il y a ainsi :

1) les émissions ou les programmes culturels, qui visent essentiellement à stimuler la curiosité artistique et/ou intellectuelle des auditeurs ;

2) les émissions ou programmes d'information (actualités), qui visent à donner un renseignement ou un événement à la connaissance des auditeurs sur la gestion de la cité et ses faits d'actualité.

3) Les programmes éducatifs, qui visent essentiellement à instruire et dans lequel l'élément pédagogique est fondamental, c'est-à-dire l'apprentissage est l'élément central.

4) Les programmes des variétés musicales et de divertissement qui visent à divertir, à distraire le public. Ici l'élément récréatif est dominant.

5) Les programmes de sports, qui visent ou présentent les compétitions et les activités sportives aux auditeurs.

Lucien SFEZ estime lui que « les individus ont une utilisation différentielle du contenu des médias, laquelle est liée à leur insertion sociale qui est la source de gratification ou de leur satisfaction.52(*)

Le tableau ci-après nous décrit la préférence des programmes des émissions par les enquêtés.

Tableau 10. Préférence thématique des émissions par les enquêtés

Programmes préférés

Effectif

Pourcentage

1

Programme ou Emissions culturels

27

13,5%

2

Programme d'informations

145

72,5%

3

Programmes éducatifs

14

7%

4

Programmes de variétés musicales

5

2,5%

5

Programmes de sport

9

4,5%

6

Tous ces programmes

200

100%

7

Autres

0

0%

 

Total

200

100%

Source : enquête Op.cit.

A la question de savoir quelles sont les émissions préférées, le tableau ci-haut nous montre qu'au départ, c'est le programme d'informations qui est le plus préféré par nos enquêtés avec un nombre de 145 sujets enquêtés soit 72,5%. Ceci s'explique par le fait que qu'à travers l'information, la personne peut modifier son comportement ou sa façon de voir les choses, suivi des programmes culturels avec 27 enquêtés soit 13,5% ; suivi des programmes éducatif dont les enquêtés se sont exprimés à 14 soit 4,5% se sont prononcé, et enfin le programme des variétés musicales qui a suscité la curiosité de 5 enquêtés seulement soit 2,5%.

Outre cela, le tableau nous indique par ailleurs que malgré ces préférences distincts, tous les enquêtés se sont mis d'accord pour que la radio prennent en compte tous ces programmes. Ils se sont exprimés à 100% soit les 200 ont ensuite opté pour tous les programmes.

xvii. III.I.3.8. points de vue des enquêtés sur les heures de diffusion des informations.

Nous indiquons les différents points de vues partagés par les enquêtés au sujet des heures de diffusion des journaux parlés ou des informations.

Tableau 11 Points de vues sur les moments de diffusion des informations.

Points de vue sur la tranche de diffusion

Effectif

pourcentage

1

6H00; 12H00; 18H00 ; 22H00

15

7,5%

2

5H00 ; 13H00 ; 17H00 ; 21H00

10

5%

3

6H30 ; 12H30 ; 19H00, 23H00

17

8,5%

4

6H00 ; 13H00 ; 19 ; 21H00

138

69%

5

En continue

20

10%

 

Total

200

100%

Source : enquêté Op.cit.

A remarquer les différents points de vue des enquêtés sera les heures de diffusion, le tableau ci-haut montre que 15 sujets enquêtés soit 7,5% veulent la 1ère tranche ; 10 enquêtés soit 5% veulent la deuxième tranche ; 17 enquêtés soit 8,5% prônent pour la 3ème tranche de diffusion ; tandis que 138 sujets enquêtés veulent que la diffusion se fasse selon la 4ème tranche et enfin 20 enquêtés soit 10% qui selon la diffusion doit être en continu à l'instar de la RFI.

Nous constatons par là qu'il y a une suprématie sur la 4ème tranche. Nombreux sont ceux qui souhaitent que la diffusion des informations se fasse à 6 h00', à 13h00', à 19h00' et une rediffusion à 21h00'.

Certes le programmateur devra tenir compte du « prime time » dans sa programmation.

xviii. III.I.3.9. Les langues de production et diffusion des émissions

Selon les langues de production ou de diffusion des émissions. Il  ressort des catégories suivants : la diffusion en Français seulement, la diffusion en Français et Anglais ; le Français et les langues nationales ; la diffusion en langues nationales seulement ; la diffusion en Anglais et langues nationales ; en Français + Anglais + langues nationales ; en Français + Anglais + langues nationales + autres.

Tableau 12. Répartition des enquêtés selon la préférence des langues

Langues préférées

Effectif

pourcentage

1

Le français seulement

46

23%

2

Français et Anglais

11

5,5%

3

Français + les langues nationales

58

29%

4

Les langues nationales seulement

3

1,5%

5

Anglais +langues nationales

0

0%

6

Français + Anglais + langues nationales

65

32,5%

7.

Français + anglais + langues nationales + autres

17

8,5%

 

Total

200

100%

Source : Enquête Op.cit.

Le tableau ci-haut indique que parmi les langues de production et de diffusions d'émissions de la Radio campus, 46 enquêtés 23% préfèrent que la langue de diffusion sera seulement le Français ; 11 sujets enquêtés soit 5,5% estiment qu'il soit bon de diffuser en Français et Anglais seulement, Tandis que 65 enquêtés soit 32,5%. préfèrent que les langues de production ou d'émission soient le Français + l'Anglais + les langues nationales, 3 sujets enquêtés soit 1,5% jugent bon que cela ne soient diffusées qu'en langues nationales ; Aucune personne par conséquent ne préfère que la diffusion se fasse en Anglais et langues nationales ; 58 sujets enquêtés soit 29% soutiennent pour une diffusion qui reprend le Français, l'Anglais et les langues nationales ; enfin, 17 enquêtés sur 200 ou 8,5% préfèrent que les langues de diffusion soient très nombreuses donc le Français, l'Anglais, les langues nationales plus autres langues.

xix. III.I.3.10. De la contribution des enquêtés au fonctionnement de la Radio Campus Unikin

La communauté universitaire où sera érigé la Radio Campus est invité à contribuer tantôt d'une manière, tantôt d'une autre pour le fonctionnement de la radio. Cette contribution peut être financière, par la production d'émissions, par l'assistance techniques, comme informateur c'est-à-dire journaliste ou correspondant voir collaborateur ou comme autre membre.

Le tableau ci-après, nous détaille cette situation selon les enquêtés.

Tableau 13. Répartition des enquêtés selon leur voeux de contribution

Contribution

Effectif

Pourcentage

1

Production d'émissions

74

37%

2

Cotisation volontaire

8

4%

3

Assistance technique

28

14%

4

Comme informateur

8

40%

5

Autres

10

5%

 

Total

200

100%

Source : enquête Op.cit.

Concernant la contribution, le tableau nous montre que 74 enquêtés soit 37% déclarent contribuer par la production des émissions ; 8 seulement soit 4% ont manifesté le désir de faire de cotisation volontaire pour contribuer au fonctionnement de la radio ; 28 enquêtés ou 14% souscrivent pour une assistance technique ; 80 enquêtés ou 40% préfèrent contribuer tout en étant informateur c'est-à-dire comme journaliste, correspondant ou collaborateur voire comme envoyé spécial ; ensuite 10 enquêtés ou 5% contribueront autrement. Ont-ils donné leur position.

xx. III.I. 4. Interprétation des Résultats

Dans cette partie de notre étude, nous interprétons d'une manière globale les résultats de notre enquête selon les différents aspects et indicateurs que nous avons examinés. Parmi ces aspects ou indicateurs nous avons : l'importance ou le rôle que va jouer le radio, la thématique des émissions, les heures des diffusions et la contribution de membres de la communauté universitaire.1

III. I.4. 1. L'importance ou rôle que va jouer la radio

Selon Voyenne, vivre en société, c'est communiquer. Un groupe peut, à la rigueur se passer d'échanges des biens matériels, mais s'ils n'échangent pas des renseignements, des idées, des émotions, c'est le lien social lui-même qui disparaît : il n'y a plus rien de commun entre les membres de ce groupe et, par conséquent, plus de communauté car, c'est cet échange qui conditionne son existence, sa survie et son action.53(*)

et pour nous de renchérir comme l'avait déclaré le Feu Président Mobutu, « la radio et la télévision sont des véhicules irremplaçables pour l'information, la formation, l'éducation. Bref, l'encadrement du peuple ».54(*)

En faisant appel à cet aspect, nous nous trouvons aux questions3 ; 4 et 5 ou tableaux 6,7 et8. Figurant dans la feuille de route dite » dossier urgent » que le Ministre de l'Entreprises a remis au recteur de l' université de Kinshasa, la radio à l' université de Kinshasa n'est plus qu'une nécessité car elle vient répondre à un certain nombre des besoins notamment servir de média pour la communauté universitaire afin de leur permettre : d'outil d' information, de promotion des prouesses de la colline inspirée, de changement d' expériences es avec les autres ; de communication avec les membres internes et externes, d'éducation et de socialisation des ses auditeurs. Elle permettra à la communauté universitaire de faire entendrez sa voix aux autres membres de la société congolaise notamment les autorités politico- administratives du pays. La radio campus servira par ailleurs au débat citoyen. Elle sera un espace par lequel la rationalité de la science va briller.

III.I.4.2. Aspect thématique

Thématiquement si nous devons interpréter ces résultats, nous nous conférons aux tableaux 9 te 10 lesquels nous donnent les préférences des émissions des enquêtés.

Après avoir parcouru tous ces tableaux, nos enquêtés soutiennent à la majorité des émissions du genre informatif, éducatif, culturel, variété musicale voire même sport.

Si bien que le tableau reprend le point 6par quel tous les enquêtés se sont exprimés dans l'unanimité. Mais avant cela, nous avons constaté que 145 enquêtés soit 72 °/°se sont manifestés pour le programme informatif ; 27 sujets enquêtés soit 13,5 ° /° qui soutiennent pour des émissions culturelles ou le programme culturel ; 14 enquêtés sqoit7 °/° qui ont voulu que le programme éducatif soit prépondérant ;5 enquêtés soit 2,5 °/° eux parlent du programme de la variété musicale et 9 enquêtés soit 4,5 °/° qui soutiennent ou qui prennent pour le programme sportif.

III.I.4.3 Aspect de diffusion (Heures et langues) et contribution des enquêtés.

Du point de vu de la temporalité de diffusion, le tableau 11 l'indique bien que nos enquêtés se sont plus manifestés pour une triple diffusion par jour et une possibilité de rediffusion.

La diffusion se fera à 6Hoo',13Hoo'et à 19Hoo'. Le journal de19Hoo' peut être rediffusé à 21Hoo'. En suite les avis de ceux qui ont émis les voeux d'une diffusion en continu pourrait aussi être bien étudié pour rencontrer l'assentiment des directeurs et programmes qui établiront la grille des programmes de la radio.

Sur le plan linguistique, la référence est faite au tableau 12 à travers lequel 65 enquêtés estiment que les émissions ou les informations diffusées en radio campus les seront en Français et en langues nationales, tandis qu'un nombre important aussi (58 enquêtés) soit 29°/° qui prétendent et soutiennent qu'outre le Français et les langues nationales, la prise en compte de la langue anglaise est très importante surtout pour une radio qu' émet dans cette phase de la mondialisation ; une autre catégorie est celle qui représente 46 enquêtés soit 23 °/°. Pour elle, seule la langue française étant donné que c'est la langue officielle et la langue d'enseignement et d'administration. La catégorie estime que tous ou la cible première de cette radio c'est la communauté universitaire qui a pour première langue le français, le radio ne peut que produire et diffuser les émissions qu'en français. Pour 17 enquêtés soit 8,5 °/°, on doit adjoindre à cette liste des langues déjà reconnues par la majorité ou le 29 °/° d'autres langues aussi influentes comme : le chinois, le russe, l'espagnol, le portugais, l'arabe...

Une question épineuse dans la programmation des émissions c'est aussi celle de la langue. Or, en RDC, la question de l'analphabétisme en appelle à celle de la langue de la presse. Le développement de la presse africaine doit prendre toujours en compte l'aspect linguistique parce que la compréhension des messages ou des informations diffusées par ces médias sont tributaires de ces langues locales55(*).

Enfin, trois grandes contributions sont retenues pour les enquêtés ; il s'agit des enquêtés regroupés à 80 soit 40°/° qui comptent contribuer comme informateurs, 74 soit 37 °/° désirent contribuer en produisant des émissions et 28 soit 14 °/° se sont exprimés pour une assistance technique. Les 8 ont opté pour la contribution volontaire et enfin 10 ont choisi contribué autrement.

g. SECTION II.

CONCEPTION ET PROPOSITION D'UNE GRILLE DES PROGRAMMES

i. III.2.1. Contexte de conception de la Grille des Programmes

S'il y a de la mer à boire dans le fonctionnement d'une entreprise de presse, surtout audiovisuelle, le casse-tête se trouve dans la conception de la grille des programmes. Ce travail de longue allène donne du fil à retordre au Directeur des programmes car, c'est un travail qui est tributaire des enquêtes ; et donc des attentes du public cible. Certes, cela doit nécessairement concorder avec le format et le statut de la chaîne ou de la station qui doit voir le jour.

La Radio Campus qui voit le jour dans le milieu universitaire se veut non seulement concurrente mais aussi et surtout excellente. Il vient pour faire la différence étant donné qu'elle émettra de l'université ; qui est le foyer de la lumière et le modèle de la société congolaise de part sa triple mission.

Comme l'a dit Michel SOUCHON la « programmation est l'art de la rencontre ». Elle consiste à favoriser la rencontre du public et des émissions. Cette rencontre doit cependant respecter un certain nombre des principes et utiliser quelques recettes techniques. Programmer c'est d'abord connaître son public. Et, pour le programmateur, la sociologie des habitudes de vie est une donnée fondamentale ; notamment l'horaire du travail, le temps de transport, les habitudes alimentaires (les heures de repas), les loisirs, etc. Cela permet non seulement de savoir combien des personnes peuvent écouter à un moment précis mais également leurs caractéristiques sociodémographiques.

Pour ce faire, B. LAMIZET et A. SILEM estiment que «le programme est une liste des émissions de radio et télévision pour une période donnée, donnant les informations sur les horaires, les sujets avec éventuellement une analyse critique, lorsque ces programmes sont la matière de la presse spécialisée.56(*)

Nous présentons pour ainsi dire, la maquette de la grille des programmes et une grille des programmes type que nous avons conçues à l'issue des enquêtes menées au prêt de la Communauté Universitaire et cela par rapport à la recommandation générale des grilles de programmes à savoir celle qui veut que : pour la télévision ou pour la radio, quelque soit le pays où l'on se trouve, on retrouve toujours le même type d'offre de programme c'est-à-dire : 30% d'information ; 35 % de Fiction, 15- 20 % de divertissement, 10 à 15 % Documentaire et culture.

ii. III.2.2. La Maquette de la Grille des Programmes

Dans la maquette de la grille des programmes nous présentons les différentes rubriques dans leurs emplacements sur la grille.

Heures

LUNDI

MARDI

MERCREDI

JEUDI

VENDREDI

SAMEDI

DIMANCHE

5H00

Emission Relig.

Emission Relig.

Emission Relig.

Emission Relig.

Emission Relig.

Emission Relig.

Emission Relig.

5H20

Emission. Polit.

Emission. Polit.

Emission. Polit.

Emission. Polit.

Science

Société

Emission. Polit.

5H50

Emission Educ.

Emission Educ.

Emission Educ.

Emission Educ.

Emission Educ.

Emission Educ.

Emission Educ.

5H57

Hymne - Unikin

Hymne - Unikin

Hymne - Unikin

Hymne - Unikin

Hymne - Unikin

Hymne - Unikin

Hymne - Unikin

6H00

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

6H10

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

6H20

SOCIETE

SOCIETE

SOCIETE

SOCIETE

SOCIETE

SOCIETE

SOCIETE

6h30

Emission Ecôn.

Droit / Justice

Science

Politique

Emission. Cult.

Economie

 

7H00

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

 

7H05

Science

Société

Société

Société

Science

Education

 

7H30

Info - Anglais

Info - Anglais

Info - Anglais

Info - Anglais

Info - Anglais

Info - Anglais

Info - Anglais

7H40

DETENTE

DETENTE

DETENTE

DETENTE

DETENTE

DETENTE

 

8H00

Flash

Flash

Flash

Flash

Flash

Flash

 

8H05

Société

Société

Société

Société

Société

Société

 

8H30

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

 

8H50

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

 

9H00

Science

Politique

Environnement

Education

Science

Science

 

9H45

Droit/ justice

Education

Politique

Science

Santé

 

Education

10H00

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

10H05

Droit/ justice

Education

Politique

Science

Santé

 

Education

10H15

Santé

Culture

Santé

Santé

Société

Culture

Science

11H00

Actu. Internat.

Actu. Internat.

Actu. Internat.

Actu. Internat.

Actu. Internat.

Actu. Internat.

Actu. Internat.

11H10

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

11H15

Droit /justice

Société

 

Détente

Détente

 

Politique

11H55

Musique/Détente

Musique/Détente

Musique/Détente

Musique/Détente

Musique/Détente

Musique/Détente

Musique/Détente

12H00

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

12H05

Education

Education

Education

Education

Education

Education

Education

12H25

Culture

Culture

 
 
 
 

Culture

12H55

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

13H00

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

INFOS

13H10

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

13H20

Science

Droit / Justice

Santé

Politique

Politique

Culture

Société

13H50

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

14H20

Environnement

Education

 

Environnement

Education

 

Environnement

14H50

Société

 

Economie

Société

Economie

 

Infos

15H35

Société

 
 
 

Société

 
 

16H00

Infos

Infos

Infos

Infos

Infos

Infos

Infos

16H03

Environnement

Société

Société

Environnement

Société

Sport

 

16H50

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

17H00

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

17H10

Education

Economie

Science

Economie

Education

Sport

 

17H40

Science

Société

Science

Education

Société

Sport

 

18H00

Culture

Culture

Culture

Culture

Droit /Justice

Infos

 

18H55

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

19H00

Infos

Infos

Infos

Infos

Infos

Infos

Infos

19H10

Education

 
 
 

Science

Education

 

20H00

Détente

Politique

Loisir / Détente

Société

Détente- Loisir

Politique

Politique

20H45

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

21H00

Info - Rdf.

Info - Rdf.

Info - Rdf.

Info - Rdf.

Info - Rdf.

Info - Rdf.

Info - Rdf.

21H10

Politique

Détente

Détente

Détente

Santé

Détente

Société

22H00

Science

Economie

Science

Société

Droit / Justice

Côté Rose

Côté Rose

22H20

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

22H30

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

Infos-Anglais

22H40

Pub

Pub

Pub

Pub

Pub

Pub

Pub

22H50

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

23H00

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Source : Conception Famas à l'issue des enquêtes menées.

iii. III.2.3 Proposition d'une Grille de Programmes Type

Nous avons essayé toute fois ici à travers les enquêtes menées de proposer certaines émissions par rapport à chaque rubrique. Mais du moins, nous avons la philosophie de chaque émission que nous avons proposée. Néanmoins, nous reconnaissons l'imperfection de l'oeuvre humaine et avons déjà pensé à laisser des espaces vides certes, pour traduire cette faiblesse pour dire que nous n'étions pas capables de tout réfléchir. Mais c'est aussi et surtout pour permettre à tous ceux, lors de l'enquête, se sont décidés de contribuer par la production des émissions.

Heures

LUNDI

MARDI

MERCREDI

JEUDI

VENDREDI

SAMEDI

DIMANCHE

5H00

A l'écoute du Seigneur

A l'écoute du Seigneur

A l'écoute du Seigneur

A l'écoute du Seigneur

A l'écoute du Seigneur

A l'écoute du Seigneur

A l'écoute du Seigneur

5H20

Les enjeux de l'heure

Les enjeux de l'heure

Les enjeux de l'heure

Les enjeux de l'heure

Les enjeux de l'heure

Les enjeux de l'heure

Les enjeux de l'heure

5H50

Our second langage

Our second langage

Our second langage

Our second langage

Our second langage

Our second langage

Our second langage

5H57

Hymne de l'Alma Mater

Hymne de l'Alma Mater

Hymne de l'Alma Mater

Hymne de l'Alma Mater

Hymne de l'Alma Mater

Hymne de l'Alma Mater

Hymne de l'Alma Mater

6H00

Le Journal

Le Journal

Le Journal

Le Journal

Le Journal

Le Journal

Le Journal

6H10

Pub

Pub

Pub

Pub

Pub

Pub

Pub

6H20

Echos des Facultés

Echos des Facultés

Echos des Facultés

Echos des Facultés

Echos des Facultés

Echos des Facultés

A

L'Ecoute

Du

Seigneur

6h30

Où va le Congo

Etat de droit

Eureka

Le Débat

Mon pays

Coup d'oeil Aux voisins

7H00

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

7H05

Eureka

Echos du Rectorat

Echos des étudiants

Que pensent les autres

Entretien

Merci Professeur

7H30

Infos - Anglais

Infos - Anglais

Infos - Anglais

Infos - Anglais

Infos - Anglais

Infos - Anglais

Infos - Anglais

7H40

Animation matinale

Camarades - E

Animation matinale camarades - E

Animation matinale camarades - E

Animation matinale camarades - E

Animation matinale camarades - E

Animation matinale camarades - E

A

L'Ecoute

Du

Seigneur

8H00

Flash info

Flash info

Flash info

Flash info

Flash info

Flash info

8H05

Animation - camarade E

Animation - camarade E

Animation - camarade E

Animation - camarade E

Animation - camarade E

Animation - camarade E

8H30

Détente -Musicale

Détente -Musicale

Détente -Musicale

Détente -Musicale

Détente -Musicale

Détente -Musicale

8H50

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

9H00

Les Campus congolaises et les NTIC

Culture Politique

La colline Inspirée

Kokoumbo

Entretien

Eureka

9H45

Droit et Société

A nous l'avenir

Le Monde et la RDC

Les SIC en RDC

Prévention

 

Mondialisation

10H00

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

10H05

Droit et Société

A nous l'avenir

Le Monde et la RDC

Les SIC en RDC

Prévention

 

Mondialisation

10H15

Ma santé

Culture Universitaire

Médecine Congolaise

Ma santé

Camarades- E

Culture universitaire

Magister Dixit

11H00

Actualité Internationale

Actualité Internationale

Actualité Internationale

Actualité Internationale

Actualité Internationale

Actualité Internationale

Actualité Internationale

11H10

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

11H15

Cassation Toge Noire

La femme congolaise

 

A nous l'avenir

A nous l'Avenir

 

Le monde et la RDC

11H55

Folklore

Folklore

Folklore

Folklore

Folklore

Folklore

Folklore

12H00

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

Bulletin

12H05

Merci Prof.

Merci Prof.

Merci Prof.

Merci Prof.

Merci Prof.

Merci Prof.

Merci Prof.

12H25

Mondialisation

Mondialisation

 
 
 
 

Ma voix

12H55

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

13H00

Journal

Journal

Journal

Journal

Journal

Journal

Journal

13H10

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

13H20

Magister Dixit

Etat de Droit

Médecine congolaise

L'invité

L'invité (RDF)

Mon pays

Le Cinquantenaire

13H50

Détente / Anima

Détente / On est ensemble

Détente / A nous l'antenne

Détente musicale/ Ndombolo

Détente musicale/ Ndombolo

Détente musicale/ Ndombolo

La femme congolaise

14H20

Découvrons l'Unikin

Paix et Développement

 

Découvrons l'Unikin

Paix et Développement

 

Découvrons l'Unikin

14H50

Que pensent les autres

 

Forum Economique

Que pensent les autres

Forum Economique

 

Les Chevaliers

15H35

La Congolité

 
 
 

La Congolité

 
 

16H00

Flash - info

Flash - info

Flash - info

Flash - info

Flash - info

Samedi Sport

L'Invité

16H03

Unikin-environnement

La Reconstruction

Nos auditeurs

Unikin - Environnement

Nos Auditeurs

Samedi Sport

Echos des Etudiants

16H50

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

17H00

Infos - anglais

Infos - anglais

Infos - anglais

Infos - anglais

Infos - anglais

Infos - anglais

Infos - anglais

17H10

Scientia Splendet

Coup d'oeil aux Voisins

Eureka

Coup d'oeil aux Voisins

Scientia Splendet

Samedi Sport

Entretien

17H40

Entretien

Echos de la Diaspora

L'Entretien

Our second Langage

Echos de la Diaspora

Samedi Sport

Mon Pays

18H00

Ma voix

Ma voix

Ma voix

Ma voix

Cassation Toge Noire

Les Chevaliers

Ma voix

18H55

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

Hymne

19H00

Journal -Infos

Journal -Infos

Journal -Infos

Journal -Infos

Journal -Infos

Journal -Infos

Journal -Infos

19H10

A nous l'avenir

 
 
 

Les SIC en RDC

Kokoumbo

Kokoumbo

20H00

Les amis de la Rcam

Le Débat

Théâtre

Echos des Etudiants

Théâtre

Le Débat

Le Débat

20H45

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

21H00

Infos français (RDF)

Infos français (RDF)

Infos français (RDF)

Infos français (RDF)

Infos français (RDF)

Infos français (RDF)

Infos français (RDF)

21H10

Le Monde et la RDC (P.E.)

Les amis de la RCam

Les amis de la RCam

Les amis de la RCam

Prévention

Les amis de la RCam

Les amis de la RCam -Dédicace

22H00

L'entretien

Où va le Congo ?

L'Entretien

La Femme Congolaise

L'Etat de Droit

Pop Week-end

Dédicace

22H20

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

22H30

Infos -anglais

Infos -anglais

Infos -anglais

Infos -anglais

Infos -anglais

Infos -anglais

Infos -anglais

22H40

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

Pub.

22H50

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

Détente

23H00

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Hymne + Fin

Source : Conception Famas à l'issue des enquêtes menées.

Légende

 

: Infos

 

: Détente

 

: Publicité

 

: Emissions

 

: Hymne

 

:Pas d'émissions

iv. III. 2.4. Conclusion Partielle

Au troisième chapitre il était question pour nous de mener une enquête pour savoir les différentes préoccupations ou besoins du public universitaire à l'issue de laquelle nous devrions proposer une grille des programmes. Situation qui nous a conduit à subdivisé ce chapitre à deux sections dont la première a présenté l'enquête et la seconde présente la grille conçue.

Dans la première section, nous avons présenté notre terrain d'étude (d'enquête), la population cible enquêtée, l'analyse des données de l'enquête et son interprétation.

Tandis que dans la seconde, nous avons présenté d'abord la maquette d'une grille des programmes bien sûre avec prise en compte de la recommandation internationale de la conception des grilles des programmes qui veut que chaque grille de programmes sous quel cieux soit-elle conçue doit reprendre toujours le même type d'offre de programme c'est-à-dire : 30% d'information ; 35 % de Fiction, 15- 20 % de divertissement, 10 à 15 % Documentaire et culture.

CONCLUSION GENERALE

A la fin de notre cycle universitaire, il nous est recommandé d'élaborer un mémoire sanctionnant notre fin d'études et nous permettant l'obtention du Diplôme de Licence.

Pour remplir ce devoir académique de notre part, nous avons choisi parler d'un sujet que d'aucuns peuvent juger banal mais pour laquelle d'autres saisissent la quintessence. Notre mémoire intitulé « Projet de création de la Radio Campus Unikin : élément de grille des programmes et attentes du Public ». Notre problématique était de savoir pourquoi jusque là le projet de la création de la radio Campus de l'Unikin ne peut -il pas être opérationnel ?

A cette question, nous avons émis l'hypothèse selon laquelle c'est le non prise en compte ou le manque de respect des étapes ou des paramètres d'un projet qui serait à la base de cette situation. Parmi ces paramètres il y a notamment l'enquête du terrain qui favorise la conception de la grille des programmes et la gestion du projet.

Quant à nous, pour bien mener notre étude, nous avons jugé d'employer l'ethnographie de la communication comme méthode et l'interview, les entretiens, le questionnaire, le focus group comme techniques pour recueillir des données empiriques susceptibles de nous aider à élaborer une bonne grille des programmes capables de satisfaire nos auditeurs qui sont premièrement la communauté universitaire.

Notre choix a été motivé par le souci de répondre à ces nombreux étudiants du Département de SIC qui attendaient bien faire leurs pratique voire même leur carrière en cette radio télévision les causes de cette non mise en exécution du projet. Enfin ce travail s'inscrit dans le cadre d'amélioration de la qualité de productions des grilles de programmes des radios ou des médias audiovisuels congolais.

Vu les contraintes temporelles et spatiales, nous avons subdivisé le travail en trois chapitres dont le premier est essentiellement un cadre conceptuel et théorique parce qu' expliquant premièrement les concepts de base figurant dans l'intitulé du thème sous examen et démontrant ensuite les débouchées communicationnelles empruntées quant à ce ; le deuxième chapitre, présente le milieu d'étude qui est l'Université de Kinshasa et le Projet de création de la Radio Campus ; enfin le troisième chapitre est le noeud de l'étude à travers lequel nous évaluons les besoins de la communauté universitaire de posséder un moyen de communication à savoir la radio.

De tout ce qui précède, nous avons remarqué que le besoin est imminent pour l'Université de Kinshasa d'avoir un moyen de communication audiovisuel à l'occurrence la radio enfin de réduire le déficit communicationnel.

Après la vérification de notre hypothèse du départ, nous confirmons que nous avons tablé dans le bon sens car l'intérêt que les membres de la communauté universitaire ont accordé à notre enquête nous témoigne de cela et certaines déclarations des autorités et personnalités ont prouvé à suffisance combien il y a eu des querelles pour la gestion de cette radio ; situation qui avait découragé les partenaires Belges qui sont les financiers. Mais à l'ère actuelle, avec le nouveau Comité mis en place, l'on est censé de redéfinir le Projet pour son éventuelle mis en application. Cette fois-ci en prenant en compte tous les paramètres possibles. Déjà les émetteurs qui sont remis aux membres du nouveau Comité de pilotage du projet soulagent les coeurs impatients et apportent de l'espoir à toute la communauté universitaire et kinoise qui attendent voir le jour cette radio dans un délai le plus court. De notre part, c'est d'ici le mois de juin prochain que nous comptons apaiser vos esprits.57(*)

Le souci majeur pour nous, c'est de mettre sur pieds un document pouvant servir de référence pour des études y afférentes.

Nous sommes certains que les imperfections s'y sont glissées certes, mais nous n'avons qu'ouvert une brèche pour que des études plus étendues et approfondies soient menées.

BIBLIOGRAPHIE

I. Dictionnaires et Encyclopédies

1. AFITEP, Dictionnaire de management des projets, 4e édition, Paris, AFNOR, 2000.

2. EHRAD W., Dictionnaire Critique de la communication, Tome I, Paris, P.U.F.

3. LAMIZET B., et SILEM A., Dictionnaire encyclopédique des sciences de l'information et de la communication, Ellipses, Ed. Marketing, S.A, 1997.

4. SFEZ L., Dictionnaire de la Communication, Tome II, Paris, P.U.F., 1993.

II. Ouvrages

5. FALCONI, A., Histoire de la Communication, Médiaspaul, Kinshasa, 2004.

6. ANTOINE, J., L'opinion technique d'enquête par sondage, Paris, 1969.

7. BAYLON, C. et MIGNOT B., La communication, Parc, Nathan, II è éd. Université, 1998.

8. BOUGNOUX, D., Introduction aux sciences de la communication, La Découverte, Coll. Repères, Paris, 1998.

9. Breton, Ph. et Proulx, S., L'Explosion de la communication, la Découverte, Paris, 2006.

10. CABIN P., La communication, Etat de savoirs, Paris, P.U.F., 3è éd., 2003.

11. CHAUCHAT, H., L'Enquête en Psychosociale, Paris, P.U.F, 1985.

12. DERVILLE G., Le pouvoir des médias : mythes ou réalités, Presses universitaires de Grenoble, 2005.

13. FERREOL et DEUBEL P., Méthodologie des sciences sociales, Ed., Arman Colin, Paris, 1993.

14. FRERE, M.S., (dir.), « Afrique Centrale-Médias et conflit, vecteurs de guerre ou acteurs de paix, Paris, Institut Panos Paris et GRIP, 2005.

15. GRAWITZ, M., Méthodes de sciences sociales, Paris, Dalloz, 1984.

16. KAYEMBE, A., Situation des Médias en RDC, Paris, Institut Panos Paris & DFID, 2004.

17. LOHISSE J., La communication de la transmission, Ed. De Boeck, Université de Bruxelles, 2006.

18. MILES, B.M. et HUBERMAN, M.A., Analyse des données qualitatives, Paris, De Boeck, 2003.

19. MUBANGI B., G., Le Système social et stratégies d'acteurs en Afrique, L'Harmattan, Paris, 2005.

20. NDAYWEL è Nziem, I., (dir.) L'Université dans le devenir de l'Afrique, un demi-siècle de présence au Congo - Zaïre, L'Harmattan, Paris, 2007.

21. PIERRE ALBERT et A., J., TUDESQ, Histoire de la radiotélévision, 5ème éd., Que sais-je, Paris, 1997.

22. Pierre Albert, Histoire de la radio, Ed. le Seuil, Paris, 1997.

23. RIEFFEL R., Les médias et leurs effets, Ed. Cahiers français, Paris, 1992.

24. SHOMBA K., S., L'Université de Kinshasa, un site académique ou une colline d'enjeux de lutte ? pour une sociologie de l'université congolaise, M.E.S., Kinshasa, 2008.

25. SHOMBA KINYAMBA S., Méthodologie de la recherche scientifique, Ed. M.E.S., Kinshasa, 2006.

26. VERNIER, J.M., Programmation télévisuelle, Paris, P.U.F, 1993.

27. SHANON, C. et WEAVER, W., Les Théories mathématiques de l'information, 1985.

28. WINKIN, Yves, Anthropologie de la Communication, de la théorie au terrain, Paris, le Seuil, 2001.

29. WOLTON D., A la recherche du public, Paris, Hermès, 1993.

III. Articles et autres Publications

30. MWABILA MALELA, C., « Mouvements et enjeux sociaux à la lumière de l'hypothèse de la raison », in M.E.S., n° spécial, Kinshasa, Août, 2002, p.14

31. MASUKESA KILUNDU P., Perception des Médias congolais par les Cadres de l'Université de Kinshasa, T.F.C., UNIKIN, 2008, 75 Pages, Inédits.

32. MOBUTU SESEKO,

33. SOUCHON Michel et De THOVERON, Travaux de l'UNESCO (rapportés), Paris, Ed. L'Harmattan, 1999, p73.

34. MUBANGI BETUK'ANI, G., « Le parcours de la presse congolaise et le rôle de l'oralité comme relais de l'information en Afrique », in Les enjeux de l'information et de la communication, 2007, en ligne, http// www. u.grenoble 3.fr/les enjeux /2007/mubangi, consulté les 20 et 23 juillet 2010.

35. KURUSAWA, Les 7 samouraïs, Film réalisé à Tokyo, 1998.

IV. WEBOGRAPHIE

36. http://www.commencamarche.net/contents/merise/concintro.php3, consulté le 5 juin 2010 à 22 h30.

37. http://www.panosparis.org consulté le 13 août 2010 à 16H30.

38. www.hirondelle.org, consulté le 22 octobre 2010 à 17H00.

ANNEXES

TABLES DES MATIRES

In Memoriam 1

Dédicace 2

Epigraphe 3

Avant-propos 4

LISTE DES ABREVIATIONS 6

INTRODUCTION GENERALE 7

O.I Problématique 7

0.2. Hypothèse 10

0. 3. Choix et Intérêt du sujet 11

O.4. Méthodes et Techniques 12

0.5. Délimitation du travail 14

0.6. Subdivision du Travail 14

0.7. Plan du travail 15

CHAPITRE I. 16

CONSIDERATION GENERALES 16

SECTION I. 16

CADRE CONCEPTUEL DU TRAVAIL 16

I.I.1. Le Projet 16

I.I.2. La Radio Campus 21

I.1.3. La grille des Programmes 29

I.1.4. Attente du public 31

SECTION II. 32

CADRE THEORIQUE 32

I.2.1. Approche ou Paradigme utilisés 32

I.2. 2. Théories Exploitées 35

Conclusion Partielle 38

CHAPITRE II. 39

PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 39

SECTION I. 39

PRESENTATION DE L'UNIVERSITE DE KINSHASA 39

II.1.1 Situation géographique 39

II. I. 2. Historique 40

II. 1.3. Les différents Problèmes ou maux qui sévissent l'UNIKIN 44

II.1.4. Mission de l'Université de Kinshasa 55

II.1.5. Hymne de l'Université de Kinshasa. 55

II.1.6. Liste des différents recteurs de l'UNIKIN de 1954 à 2010 56

SECTION II. 58

PRESENTATION DU PROJET DE LA RADIO CAMPUS 58

II.2.1. Description du projet 58

II.2.2. Organigramme du Projet de la RCam 67

II.2.3. Philosophie de la radio Campus Alma Mater 68

II.2.4. Localisation des Installations 68

II.2.5. Fiche Signalétique de la Radio : 68

Conclusion Partielle 69

CHAPITRE III. 71

ENQUETE, ANALYSE, INTERPRETATION DES DONNEES ET PROPOSITION DELA GRILLE DESPROGRAMMES 71

SECTION I. 71

PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES DE L'ENQUETE 71

III. I. 0. Introduction 71

III. I. 1. L'enquête sur terrain 72

III.I. 1.1. Description du terrain d'enquête 72

III.I.1.2. L'échantillonnage 72

III.I.1.3. Le Questionnaire d'enquête 73

III.I.1.4. La Période de l'enquête 73

III.I.2. Présentation des résultats. 73

III.I.2.1. Caractéristiques de l'échantillon 74

III.I.3. Présentation des données de l'enquête ou Dépouillement du questionnaire proprement dit. 75

III.I.3.1. L'Habitude à suivre la radio 76

III.I.3.2. Importance d'une radio à l'université de Kinshasa 76

III.I.3.3. Service de la radio 77

III. 2.2.4. Opinion des enquêtés pour savoir si la radio créée à l'Unikin va répondre oui ou non aux besoins et attentes de son public (auditeurs). 77

III.I.3.6. Ce dont de quoi la radio parlera 79

III.I.3.8. points de vue des enquêtés sur les heures de diffusion des informations. 81

III.I.3.9. Les langues de production et diffusion des émissions 82

III.I. 4. Interprétation des Résultats 85

III.I.4.2. Aspect thématique 86

SECTION II. 88

CONCEPTION ET PROPOSITION D'UNE GRILLE DES PROGRAMMES 88

III.2.1. contexte de conception de la Grille des Programmes 88

III.2.2. La Maquette de la Grille des Programmes 90

III.2.3 Proposition d'une Grille de Programmes Type 93

III. 2.4. Conclusion Partielle 99

CONCLUSION GENERALE 100

BIBLIOGRAPHIE 102

ANNEXES 105

TABLES DES MATIRES 106

* 1 WOLTON D., A la recherche du public, Paris, Hermès, 1993, p.11

* 2 EHRAD W., Dictionnaire Critique de la communication, Tome I, Paris, P.U.F., p. 163

* 3 SHANON, C. et WEAVER, W., Les Théories mathématiques de l'information, 1985, p.56.

* 4 BOUGNOUX, D., Introduction aux sciences de la communication, La Découverte, Coll. Repères, Paris, 1998, p.47.

* 5 KURUSAWA, Cinéaste réalisateur du Film Les 7 samouraïs, Tokyo, 1998, p.28

* 6 Pierre A. et A. J. TUDESQ, Histoire de la radio, Ed. le Seuil, Paris, 1997, p.65

* 7 SHOMBA K., Méthodologie de la recherche scientifique, Ed. M.E.S., Kinshasa, 2006, p.34

* 8 BAYLON, C. et MIGNOT B., La communication, Parc, Nathan, II è éd. Université, 1998, p.257

* 9 FERREOL et DEUBEL P., Méthodologie des sciences sociales, Ed., Arman Colin, Paris, 1993, p.13

* 10 WINKIN, Y., Anthropologie de la Communication, de la théorie au terrain, Paris, le Seuil, 2001, p.136.

* 11 SHOMBA K., Op.cit., p.87

* 12 AFITEP, Dictionnaire de management des projet, 4e édition, Paris, AFNOR, 2000.

* 13 http://www.commencamarche.net/contents/merise/concintro.php3, consulté le 5 juin 2010 à 22 h30

* 14 LAMIET B., et SILEM A., Dictionnaire encyclopédique des sciences de l'information met de la communication, Ellipses, Ed. Marketing, S.A, 1997, p. 140

* 15 PIERRE A., Histoire de la radiotélévision, 5ème éd., Que sais-je, Paris, 1997, p.25

* 16 PIEERE A., idem. pp. 41-42.

* 17 PIEERE ALBERT, ibidem. pp. 110-115.

* 18 FALCONI, A. Histoire de la Communication, Médiaspaul, Kinshasa, 2004, p.129.

* 19 Che Guevara, cité par Pierre A. et. Tudesq, A. J, Histoire de la Radiotélévision, P.U.F., Que-sais-je, 1997, p.114.

* 20 VERNIER, J.M., La Programmation télévisuelle, cité par L. SFEZ, Dictionnaire critique de la Communication, Tome II, Paris, P.U.F, 1993, pp. 1032-1034.

* 21 LAMIZET B.et SILEM A., Dictionnaire encyclopédique des Sciences de l'information et de la Communication, Paris, Ellipses, 1997, p.452.

* 22 DERVILLE G., Le pouvoir des médias : mythes ou réalités, Presses universitaires de Grenoble, 2005, p.45

* 23 WHITE, cité par LOHISSE J., La communication de la transmission, Ed. De Boeck, Université de Bruxelles, 2006, p.54

* 24 CABIN P., La communication, Etat de savoirs, Paris, P.U.F., 3è éd., 2003, p.295

* 25 RIEFFEL R., Les médias et leurs effets, Ed. Cahiers français, Paris, 1992, p.84

* 26 Breton, Ph. et Proulx, S., L'Explosion de la communication, la Découverte, Paris, 2006, p.67.

* 27 CABIN P., Op.cit., p.294

* 28 WOLTON D., A la recherche du public, Paris, Hermès, 1993, p.289

* 29 PIERRE A. et TUDESQ, A., J., Histoire de la radio télévision, P.U.F., Que-sais-je ?, Paris, 1996, pp 5-6

* 30 PIERRE A. et TUDESQ, A., J., Op.cit, p. 124

* 31 Journal de l'ERUDIT de l'Université de Kinshasa, n° spécial cinquantenaire de la RDC 30 juin 2010, Août 2010.

* 32 Entretien avec le Service académique du Secrétariat général académique du 20 Août 2010.

* 33 Le Journal de l'ERUDIT, Op.cit., p. 15.

* 34 SHOMBA, K., L'Université de Kinshasa, Op. cit., p.15

* 35 MWABILA MALELA, C., « Mouvements et enjeux sociaux à la lumière de l'hypothèse de la raison », in M.E.S., n° spécial, Kinshasa, Août, 2002, p.14

* 36 SHOMBA K., S., L'Université de Kinshasa, un site académique ou une colline d'enjeux de lutte ? pour une sociologie de l'université congolaise, M.E.S., Kinshasa, 2008, p.12

* 37 SHOMBA K., S., L'Université de Kinshasa..., Op.cit, pp 270-271

* 38 SHOMBA, K., S., Op.cit., p.34

* 39 SHOMBA, Op.cit. Pp281-282

* 40 SHOMBA K., S., op.cit., pp. 269-270

* 41 Direction du Personnel, Secrétariat Administratif UNIKIN, entretien du 16 juillet 2010.

* 42 Institut Panos Paris, République Démocratique du Congo : Les Médias pour la paix, n°2, 2004, p.8.

* 43 KAYEMBE, A., Situation des Médias en RDC, Paris, Institut Panos Paris & DFID, 2004, p.45.

* 44 FRERE, Marie-Soleil, (dir.), Afrique Centrale-Médias et conflit, vecteurs de guerre ou acteurs de paix, Paris : Institut Panos Paris et GRIP, 2005, p. 23.

* 45 ELIKIA MBOKOLO, dans le préface de l'Université dans le devenir de l'Afrique, un demi-siècle de présence au Congo-Zaïre, dirigé par Isidore NDAYWEL è Nziem, L'Harmattan, Paris, 2007, p.11.

* 46 ANTOINE, J., cité par SHOMBA, L'opinion technique d'enquête par sondage, Paris, 1969, p.203.

* 47 CHAUCHAT, H., L'Enquête en Psychosociale, Paris, P.U.F, 1985, p.76

* 48 GRAWITZ, M. Méthodes de sciences sociales, Paris, Dalloz, 1984, p.742.

* 49 BOREY P. et TRIOMBIANO F., Op.cit, p.10.

* 50 MILES, B.M. et HUBERMAN, M.A., Analyse des données qualitatives, Paris, De Boeck, 2003, p.425.

* 51 SOUCHON Michel et De THOVERON, Travaux de l'UNESCO (rapportés), Paris, Ed. L'Harmattan, 1999, p73.

* 52 SFEZ, L., Dictionnaire de la Communication, Tome II, Paris, P.U.F., 1993, p. 1003.

* 53 VOYENNE, B., cité par MUBANGI B., G., Le Système social et stratégies d'acteurs en Afrique, L'Harmattan, Paris, 2005, p.42.

* 54 MOBUTU SESEKO, » Bilan et perspectives », discours prononcé à l'occasion de la prestation de son serment constitutionnel, Kinshasa, le 05 décembre 1984, « inédits ».

* 55 MUBANGI BETUK'ANI, G., « Le parcours de la presse congolaise et le rôle de l'oralité comme relais de l'information en Afrique », in les enjeux de l'information et de la communication, 2007, en ligne, http// www. u.grenoble 3.fr/les enjeux /2007/mubangi, consulté les 20 et 23 juillet 2010.

* 56 LAMIZET, B., Op.cit., p.536.

* 57 Assurance faite par le nouveau responsable de la Radio campus Alma Mater lors de l'entretien du 16 Octobre 2010 à l'UNIKIN.






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